Chapter 3

[39]Il n'y a que les choses humaines exposées dans leur vérité, c'est-à-dire avec leur grandeur, leur variété, leur inépuisable fécondité, qui aient le droit de retenir le lecteur et qui le retiennent en effet. Si l'écrivain paraît une fois, il ennuie ou fait sourire de pitié les lecteurs sérieux.—ThierstoSte. Beuve,Lundis, iii. 195. Comme l'a dit Taine, la disparition du style, c'est la perfection du style.—Faguet,Revue Politique, lii. 67.

[39]Il n'y a que les choses humaines exposées dans leur vérité, c'est-à-dire avec leur grandeur, leur variété, leur inépuisable fécondité, qui aient le droit de retenir le lecteur et qui le retiennent en effet. Si l'écrivain paraît une fois, il ennuie ou fait sourire de pitié les lecteurs sérieux.—ThierstoSte. Beuve,Lundis, iii. 195. Comme l'a dit Taine, la disparition du style, c'est la perfection du style.—Faguet,Revue Politique, lii. 67.

[40]Ne m'applaudissez pas; ce n'est pas moi qui vous parle; c'est l'histoire qui parle par ma bouche.—Revue Historique, xli. 278.

[40]Ne m'applaudissez pas; ce n'est pas moi qui vous parle; c'est l'histoire qui parle par ma bouche.—Revue Historique, xli. 278.

[41]Das Evangelium trat als Geschichte in die Welt, nicht als Dogma—wurde als Geschichte in der christlichen Kirche deponirt.—Rothe,Kirchengeschichte, ii. p. x. Das Christenthum ist nicht der Herr Christus, sondern dieser macht es. Es ist sein Werk, und zwar ein Werk das er stets unter der Arbeit hat.—Er selbst, Christus der Herr, bleibt der er ist in alle Zukunft, dagegen liegt es ausdrücklich im Begriffe seines Werks, des Christenthums, dass es nicht so bleibt wie es anhebt.—Rothe,Allgemeine kirchliche Zeitschrift, 1864, 299. Diess Werk, weil es dem Wesen der Geschichte zufolge eine Entwickelung ist, muss über Stufen hinweggehen, die einander ablösen, und von denen jede folgende neue immer nur unter der Zertrümmerung der ihr vorangehenden Platz greifen kann.—Rothe,Ib.April 19, 1865. Je grösser ein geschichtliches Princip ist, desto langsamer und über mehr Stufen hinweg entfaltet es seinen Gehalt; desto langlebiger ist es aber ebendeshalb auch in diesen seinen unaufhörlichen Abwandelungen.—Rothe,Stille Stunden, 301. Der christliche Glaube geht nicht von der Anerkennung abstracter Lehrwahrheiten aus, sondern von der Anerkennung einer Reihe von Thatsachen, die in der Erscheinung Jesu ihren Mittelpunkt haben.—Nitzsch,Dogmengeschichte, i. 17. Der Gedankengang der evangelischen Erzählung gibt darum auch eine vollständige Darstellung der christlichen Lehre in ihren wesentlichen Grundzügen; aber er gibt sie im allseitigen lebendigen Zusammenhange mit der Geschichte der christlichen Offenbarung, und nicht in einer theoretisch zusammenhängenden Folgenreihevon ethischen und dogmatischen Lehrsätzen.—Deutinger,Reich Gottes, i. p. v.

[41]Das Evangelium trat als Geschichte in die Welt, nicht als Dogma—wurde als Geschichte in der christlichen Kirche deponirt.—Rothe,Kirchengeschichte, ii. p. x. Das Christenthum ist nicht der Herr Christus, sondern dieser macht es. Es ist sein Werk, und zwar ein Werk das er stets unter der Arbeit hat.—Er selbst, Christus der Herr, bleibt der er ist in alle Zukunft, dagegen liegt es ausdrücklich im Begriffe seines Werks, des Christenthums, dass es nicht so bleibt wie es anhebt.—Rothe,Allgemeine kirchliche Zeitschrift, 1864, 299. Diess Werk, weil es dem Wesen der Geschichte zufolge eine Entwickelung ist, muss über Stufen hinweggehen, die einander ablösen, und von denen jede folgende neue immer nur unter der Zertrümmerung der ihr vorangehenden Platz greifen kann.—Rothe,Ib.April 19, 1865. Je grösser ein geschichtliches Princip ist, desto langsamer und über mehr Stufen hinweg entfaltet es seinen Gehalt; desto langlebiger ist es aber ebendeshalb auch in diesen seinen unaufhörlichen Abwandelungen.—Rothe,Stille Stunden, 301. Der christliche Glaube geht nicht von der Anerkennung abstracter Lehrwahrheiten aus, sondern von der Anerkennung einer Reihe von Thatsachen, die in der Erscheinung Jesu ihren Mittelpunkt haben.—Nitzsch,Dogmengeschichte, i. 17. Der Gedankengang der evangelischen Erzählung gibt darum auch eine vollständige Darstellung der christlichen Lehre in ihren wesentlichen Grundzügen; aber er gibt sie im allseitigen lebendigen Zusammenhange mit der Geschichte der christlichen Offenbarung, und nicht in einer theoretisch zusammenhängenden Folgenreihevon ethischen und dogmatischen Lehrsätzen.—Deutinger,Reich Gottes, i. p. v.

[42]L'Univers ne doit pas estre considéré seulement dans ce qu'il est; pour le bien connoître, il faut le voir aussi dans ce qu'il doit estre. C'est cet avenir surtout qui a été le grand objet de Dieu dans la création, et c'est pour cet avenir seul que le présent existe.—D'Houteville,Essai sur la Providence, 273. La Providence emploie les siècles à élever toujours un plus grand nombre de familles et d'individus à ces biens de la liberté et de l'égalité légitimes que, dans l'enfance des sociétés, la force avait rendus le privilège de quelques-uns.—Guizot,Gouvernement de la France, 1820, 9. La marche de la Providence n'est pas assujettie à d'étroites limites; elle ne s'inquiète pas de tirer aujourd'hui la conséquence du principe qu'elle a posé hier; elle la tirera dans des siècles, quand l'heure sera venue; et pour raisonner lentement selon nous, sa logique n'est pas moins sûre.—Guizot,Histoire de la Civilisation, 20. Der Keim fortschreitender Entwicklung ist, auch auf göttlichem Geheisse, der Menschheit eingepflanzt. Die Weltgeschichte ist der blosse Ausdruck einer vorbestimmten Entwicklung.—A. Humboldt, January 2, 1842,Im Neuen Reich, 1872, i. 197. Das historisch grosse ist religiös gross; es ist die Gottheit selbst, die sich offenbart.—Raumer, April 1807,Erinnerungen, i. 85.

[42]L'Univers ne doit pas estre considéré seulement dans ce qu'il est; pour le bien connoître, il faut le voir aussi dans ce qu'il doit estre. C'est cet avenir surtout qui a été le grand objet de Dieu dans la création, et c'est pour cet avenir seul que le présent existe.—D'Houteville,Essai sur la Providence, 273. La Providence emploie les siècles à élever toujours un plus grand nombre de familles et d'individus à ces biens de la liberté et de l'égalité légitimes que, dans l'enfance des sociétés, la force avait rendus le privilège de quelques-uns.—Guizot,Gouvernement de la France, 1820, 9. La marche de la Providence n'est pas assujettie à d'étroites limites; elle ne s'inquiète pas de tirer aujourd'hui la conséquence du principe qu'elle a posé hier; elle la tirera dans des siècles, quand l'heure sera venue; et pour raisonner lentement selon nous, sa logique n'est pas moins sûre.—Guizot,Histoire de la Civilisation, 20. Der Keim fortschreitender Entwicklung ist, auch auf göttlichem Geheisse, der Menschheit eingepflanzt. Die Weltgeschichte ist der blosse Ausdruck einer vorbestimmten Entwicklung.—A. Humboldt, January 2, 1842,Im Neuen Reich, 1872, i. 197. Das historisch grosse ist religiös gross; es ist die Gottheit selbst, die sich offenbart.—Raumer, April 1807,Erinnerungen, i. 85.

[43]Je suis arrivé à l'âge où je suis, à travers bien des évènements différents, mais avec une seule cause, celle de la liberté régulière.—Tocqueville, May 1, 1852,Œuvres Inédites, ii. 185. Me trouvant dans unpays où la religion et le libéralisme sont d'accord, j'avais respiré.—J'exprimais ce sentiment, il y a plus de vingt ans, dans l'avant-propos de laDémocratie. Je l'éprouve aujourd'hui aussi vivement que si j'étais encore jeune, et je ne sais s'il y a une seule pensée qui ait été plus constamment présente à mon esprit.—August 5, 1857,Œuvres, vi. 395. Il n'y a que la liberté (j'entends la modérée et la régulière) et la religion, qui, par un effort combiné, puissent soulever les hommes au-dessus du bourbier où l'égalité démocratique les plonge naturellement.—December 1, 1852,Œuvres, vii. 295. L'un de mes rêves, le principal en entrant dans la vie politique, était de travailler à concilier l'esprit libéral et l'esprit de religion, la société nouvelle et l'église.—November 15, 1843,Œuvres Inédites, ii. 121. La véritable grandeur de l'homme n'est que dans l'accord du sentiment libéral et du sentiment religieux.—September 17, 1853,Œuvres Inédites, ii. 228. Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir.—Ancien Régime, 248. Je regarde, ainsi que je l'ai toujours fait, la liberté comme le premier des biens; je vois toujours en elle l'une des sources les plus fécondes des vertus mâles et des actions grandes. Il n'y a pas de tranquillité ni de bien-être qui puisse me tenir lieu d'elle.—January 7, 1856,Mme. Swetchine, i. 452. La liberté a un faux air d'aristocratie; en donnant pleine carrière aux facultés humaines, en encourageant le travail et l'économie, elle fait ressortir les supériorités naturelles ou acquises.—Laboulaye,L'État et ses Limites, 154. Dire que la liberté n'est pointpar elle-même, qu'elle dépend d'une situation, d'une opportunité, c'est lui assigner une valeur négative. La liberté n'est pas dès qu'on la subordonne. Elle n'est pas un principe purement négatif, un simple élément de contrôle et de critique. Elle est le principe actif, créateur organisateur par excellence. Elle est le moteur et la règle, la source de toute vie, et le principe de l'ordre. Elle est, en un mot, le nom que prend la conscience souveraine, lorsque, se posant en face du monde social et politique, elle émerge du moi pour modeler les sociétés sur les données de la raison.—Brisson,Revue Nationale, xxiii. 214. Le droit, dans l'histoire, est le développement progressif de la liberté, sous la loi de la raison.—Lerminier,Philosophie du Droit, i. 211. En prouvant par les leçons de l'histoire que la liberté fait vivre les peuples et que le despotisme les tue, en montrant que l'expiation suit la faute et que la fortune finit d'ordinaire par se ranger du côté de la vertu, Montesquieu n'est ni moins moral ni moins religieux que Bossuet.—Laboulaye,Œuvres de Montesquieu, ii. 109. Je ne comprendrais pas qu'une nation ne plaçât pas les libertés politiques au premier rang, parce que c'est des libertés politiques que doivent découler toutes les autres.—Thiers,Discours, x. 8,March28, 1865. Nous sommes arrivés à une époque où la liberté est le but sérieux de tous, où le reste n'est plus qu'une question de moyens.—J. Lebeau,Observations sur le Pouvoir Royal: Liége, 1830, p. 10. Le libéralisme, ayant la prétention de se fonder uniquement sur les principes de la raison, croitd'ordinaire n'avoir pas besoin de tradition. Là est son erreur. L'erreur de l'école libérale est d'avoir trop cru qu'il est facile de créer la liberté par la réflexion, et de n'avoir pas vu qu'un établissement n'est solide que quand il a des racines historiques.—Renan, 1858,Nouvelle Revue, lxxix. 596. Le respect des individus et des droits existants est autant au-dessus du bonheur de tous, qu'un intérêt moral surpasse un intérêt purement temporel.—Renan, 1858,Ib.lxxix. 597. Die Rechte gelten nichts, wo es sich handelt um das Recht, und das Recht der Freiheit kann nie verjähren, weil es die Quelle alles Rechtes selbst ist.—C. Frantz,Ueber die Freiheit, 110. Wir erfahren hienieden nie die ganze Wahrheit: wir geniessen nie die ganze Freiheit.—Reuss,Reden, 56. Le gouvernement constitutionnel, comme tout gouvernement libre, présente et doit présenter un état de lutte permanent. La liberté est la perpétuité de la lutte.—De Serre.Broglie,Nouvelles Études, 243. The experiment of free government is not one which can be tried once for all. Every generation must try it for itself. As each new generation starts up to the responsibilities of manhood, there is, as it were, a new launch of Liberty, and its voyage of experiment begins afresh.—Winthrop,Addresses, 163. L'histoire perd son véritable caractère du moment que la liberté en a disparu; elle devient une sorte de physique sociale. C'est l'élément personnel de l'histoire qui en fait la réalité.—Vacherot,Revue des Deux Mondes, 1869, iv. 215. Demander la liberté pour soi et la refuser aux autres, c'est la définitiondu despotisme.—Laboulaye, December 4, 1874. Les causes justes profitent de tout, des bonnes intentions comme des mauvaises, des calculs personnels comme des dévouemens courageux, de la démence, enfin, comme de la raison.—B. Constant,Les Cent Jours, ii. 29. Sie ist die Kunst, das Gute der schon weit gediehenen Civilisation zu sichern.—Baltisch,Politische Freiheit, 9. In einem Volke, welches sich zur bürgerlichen Gesellschaft, überhaupt zum Bewusstseyn der Unendlichkeit des Freien—entwickelt hat, ist nur die constitutionelle Monarchie möglich.—Hegel'sPhilosophie des Rechts, § 137,Hegel und Preussen, 1841, 31. Freiheit ist das höchste Gut. Alles andere ist nur das Mittel dazu: gut falls es ein Mittel dazu ist, übel falls es dieselbe hemmt.—Fichte,Werke, iv. 403. You are not to inquire how your trade may be increased, nor how you are to become a great and powerful people, but how your liberties can be secured. For liberty ought to be the direct end of your government.—Patrick Henry, 1788.Wirt,Life of Henry, 272.

[43]Je suis arrivé à l'âge où je suis, à travers bien des évènements différents, mais avec une seule cause, celle de la liberté régulière.—Tocqueville, May 1, 1852,Œuvres Inédites, ii. 185. Me trouvant dans unpays où la religion et le libéralisme sont d'accord, j'avais respiré.—J'exprimais ce sentiment, il y a plus de vingt ans, dans l'avant-propos de laDémocratie. Je l'éprouve aujourd'hui aussi vivement que si j'étais encore jeune, et je ne sais s'il y a une seule pensée qui ait été plus constamment présente à mon esprit.—August 5, 1857,Œuvres, vi. 395. Il n'y a que la liberté (j'entends la modérée et la régulière) et la religion, qui, par un effort combiné, puissent soulever les hommes au-dessus du bourbier où l'égalité démocratique les plonge naturellement.—December 1, 1852,Œuvres, vii. 295. L'un de mes rêves, le principal en entrant dans la vie politique, était de travailler à concilier l'esprit libéral et l'esprit de religion, la société nouvelle et l'église.—November 15, 1843,Œuvres Inédites, ii. 121. La véritable grandeur de l'homme n'est que dans l'accord du sentiment libéral et du sentiment religieux.—September 17, 1853,Œuvres Inédites, ii. 228. Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir.—Ancien Régime, 248. Je regarde, ainsi que je l'ai toujours fait, la liberté comme le premier des biens; je vois toujours en elle l'une des sources les plus fécondes des vertus mâles et des actions grandes. Il n'y a pas de tranquillité ni de bien-être qui puisse me tenir lieu d'elle.—January 7, 1856,Mme. Swetchine, i. 452. La liberté a un faux air d'aristocratie; en donnant pleine carrière aux facultés humaines, en encourageant le travail et l'économie, elle fait ressortir les supériorités naturelles ou acquises.—Laboulaye,L'État et ses Limites, 154. Dire que la liberté n'est pointpar elle-même, qu'elle dépend d'une situation, d'une opportunité, c'est lui assigner une valeur négative. La liberté n'est pas dès qu'on la subordonne. Elle n'est pas un principe purement négatif, un simple élément de contrôle et de critique. Elle est le principe actif, créateur organisateur par excellence. Elle est le moteur et la règle, la source de toute vie, et le principe de l'ordre. Elle est, en un mot, le nom que prend la conscience souveraine, lorsque, se posant en face du monde social et politique, elle émerge du moi pour modeler les sociétés sur les données de la raison.—Brisson,Revue Nationale, xxiii. 214. Le droit, dans l'histoire, est le développement progressif de la liberté, sous la loi de la raison.—Lerminier,Philosophie du Droit, i. 211. En prouvant par les leçons de l'histoire que la liberté fait vivre les peuples et que le despotisme les tue, en montrant que l'expiation suit la faute et que la fortune finit d'ordinaire par se ranger du côté de la vertu, Montesquieu n'est ni moins moral ni moins religieux que Bossuet.—Laboulaye,Œuvres de Montesquieu, ii. 109. Je ne comprendrais pas qu'une nation ne plaçât pas les libertés politiques au premier rang, parce que c'est des libertés politiques que doivent découler toutes les autres.—Thiers,Discours, x. 8,March28, 1865. Nous sommes arrivés à une époque où la liberté est le but sérieux de tous, où le reste n'est plus qu'une question de moyens.—J. Lebeau,Observations sur le Pouvoir Royal: Liége, 1830, p. 10. Le libéralisme, ayant la prétention de se fonder uniquement sur les principes de la raison, croitd'ordinaire n'avoir pas besoin de tradition. Là est son erreur. L'erreur de l'école libérale est d'avoir trop cru qu'il est facile de créer la liberté par la réflexion, et de n'avoir pas vu qu'un établissement n'est solide que quand il a des racines historiques.—Renan, 1858,Nouvelle Revue, lxxix. 596. Le respect des individus et des droits existants est autant au-dessus du bonheur de tous, qu'un intérêt moral surpasse un intérêt purement temporel.—Renan, 1858,Ib.lxxix. 597. Die Rechte gelten nichts, wo es sich handelt um das Recht, und das Recht der Freiheit kann nie verjähren, weil es die Quelle alles Rechtes selbst ist.—C. Frantz,Ueber die Freiheit, 110. Wir erfahren hienieden nie die ganze Wahrheit: wir geniessen nie die ganze Freiheit.—Reuss,Reden, 56. Le gouvernement constitutionnel, comme tout gouvernement libre, présente et doit présenter un état de lutte permanent. La liberté est la perpétuité de la lutte.—De Serre.Broglie,Nouvelles Études, 243. The experiment of free government is not one which can be tried once for all. Every generation must try it for itself. As each new generation starts up to the responsibilities of manhood, there is, as it were, a new launch of Liberty, and its voyage of experiment begins afresh.—Winthrop,Addresses, 163. L'histoire perd son véritable caractère du moment que la liberté en a disparu; elle devient une sorte de physique sociale. C'est l'élément personnel de l'histoire qui en fait la réalité.—Vacherot,Revue des Deux Mondes, 1869, iv. 215. Demander la liberté pour soi et la refuser aux autres, c'est la définitiondu despotisme.—Laboulaye, December 4, 1874. Les causes justes profitent de tout, des bonnes intentions comme des mauvaises, des calculs personnels comme des dévouemens courageux, de la démence, enfin, comme de la raison.—B. Constant,Les Cent Jours, ii. 29. Sie ist die Kunst, das Gute der schon weit gediehenen Civilisation zu sichern.—Baltisch,Politische Freiheit, 9. In einem Volke, welches sich zur bürgerlichen Gesellschaft, überhaupt zum Bewusstseyn der Unendlichkeit des Freien—entwickelt hat, ist nur die constitutionelle Monarchie möglich.—Hegel'sPhilosophie des Rechts, § 137,Hegel und Preussen, 1841, 31. Freiheit ist das höchste Gut. Alles andere ist nur das Mittel dazu: gut falls es ein Mittel dazu ist, übel falls es dieselbe hemmt.—Fichte,Werke, iv. 403. You are not to inquire how your trade may be increased, nor how you are to become a great and powerful people, but how your liberties can be secured. For liberty ought to be the direct end of your government.—Patrick Henry, 1788.Wirt,Life of Henry, 272.

[44]Historiæ ipsius præter delectationem utilitas nulla est, quam ut religionis Christianæ veritas demonstretur, quod aliter quam per historiam fieri non potest.—Leibniz,Opera, ed. Dutens, vi. 297. The study of Modern History is, next to Theology itself, and only next in so far as Theology rests on a divine revelation, the most thoroughly religious training that the mind can receive. It is no paradox to say that Modern History, including Medieval History in the term, is co-extensive in its field of view, in its habitsof criticism, in the persons of its most famous students, with Ecclesiastical History.—Stubbs,Lectures, 9. Je regarde donc l'étude de l'histoire comme l'étude de la providence.—L'histoire est vraiment une seconde philosophie.—Si Dieu ne parle pas toujours, il agit toujours en Dieu.—D'Aguesseau,Œuvres, xv. 34, 31, 35. Für diejenigen, welche das Wesen der menschlichen Freiheit erkannt haben, bildet die denkende Betrachtung der Weltgeschichte, besonders des christlichen Weltalters, die höchste, und umfassendste Theodicee.—Vatke,Die Menschliche Freiheit, 1841, 516. La théologie, que l'on regarde volontiers comme la plus étroite et la plus stérile des sciences, en est, au contraire, la plus étendue et la plus féconde. Elle confine à toutes les études et touche à toutes les questions. Elle renferme tous les éléments d'une instruction libérale.—Scherer,Mélanges, 522. The belief that the course of events and the agency of man are subject to the laws of a divine order, which it is alike impossible for any one either fully to comprehend or effectually to resist—this belief is the ground of all our hope for the future destinies of mankind.—Thirlwall,Remains, iii. 282. A true religion must consist of ideas and facts both; not of ideas alone without facts, for then it would be mere philosophy; nor of facts alone without ideas, of which those facts are the symbols, or out of which they are grounded; for then it would be mere history.—Coleridge,Table Talk, 144. It certainly appears strange that the men most conversant with the order of the visible universe should soonest suspect it empty of directingmind; and, on the other hand, that humanistic, moral and historical studies—which first open the terrible problems of suffering and grief, and contain all the reputed provocatives of denial and despair—should confirm, and enlarge rather than disturb, the prepossessions of natural piety.—Martineau,Essays, i. 122. Die Religion hat nur dann eine Bedeutung für den Menschen, wenn er in der Geschichte einen Punkt findet, dem er sich völlig unbedingt hingeben kann.—Steffens,Christliche Religionsphilosophie, 440, 1839. Wir erkennen darin nur eine Thätigkeit des zu seinem ächten und wahren Leben, zu seinem verlornen, objectiven Selbstverständnisse sich zurücksehnenden christlichen Geistes unserer Zeit, einen Ausdruck für das Bedürfniss desselben, sich aus den unwahren und unächten Verkleidungen, womit ihn der moderne, subjective Geschmack der letzten Entwicklungsphase des theologischen Bewusstseyns umhüllt hat, zu seiner historischen allein wahren und ursprünglichen Gestalt wiederzugebären, zu derjenigen Bedeutung zurückzukehren, die ihm in dem Bewusstseyn der Geschichte allein zukommt und deren Verständniss in dem wogenden luxuriösen Leben der modernen Theologie längst untergegangen ist.—Georgii,Zeitschrift für Hist. Theologie, ix. 5, 1839.

[44]Historiæ ipsius præter delectationem utilitas nulla est, quam ut religionis Christianæ veritas demonstretur, quod aliter quam per historiam fieri non potest.—Leibniz,Opera, ed. Dutens, vi. 297. The study of Modern History is, next to Theology itself, and only next in so far as Theology rests on a divine revelation, the most thoroughly religious training that the mind can receive. It is no paradox to say that Modern History, including Medieval History in the term, is co-extensive in its field of view, in its habitsof criticism, in the persons of its most famous students, with Ecclesiastical History.—Stubbs,Lectures, 9. Je regarde donc l'étude de l'histoire comme l'étude de la providence.—L'histoire est vraiment une seconde philosophie.—Si Dieu ne parle pas toujours, il agit toujours en Dieu.—D'Aguesseau,Œuvres, xv. 34, 31, 35. Für diejenigen, welche das Wesen der menschlichen Freiheit erkannt haben, bildet die denkende Betrachtung der Weltgeschichte, besonders des christlichen Weltalters, die höchste, und umfassendste Theodicee.—Vatke,Die Menschliche Freiheit, 1841, 516. La théologie, que l'on regarde volontiers comme la plus étroite et la plus stérile des sciences, en est, au contraire, la plus étendue et la plus féconde. Elle confine à toutes les études et touche à toutes les questions. Elle renferme tous les éléments d'une instruction libérale.—Scherer,Mélanges, 522. The belief that the course of events and the agency of man are subject to the laws of a divine order, which it is alike impossible for any one either fully to comprehend or effectually to resist—this belief is the ground of all our hope for the future destinies of mankind.—Thirlwall,Remains, iii. 282. A true religion must consist of ideas and facts both; not of ideas alone without facts, for then it would be mere philosophy; nor of facts alone without ideas, of which those facts are the symbols, or out of which they are grounded; for then it would be mere history.—Coleridge,Table Talk, 144. It certainly appears strange that the men most conversant with the order of the visible universe should soonest suspect it empty of directingmind; and, on the other hand, that humanistic, moral and historical studies—which first open the terrible problems of suffering and grief, and contain all the reputed provocatives of denial and despair—should confirm, and enlarge rather than disturb, the prepossessions of natural piety.—Martineau,Essays, i. 122. Die Religion hat nur dann eine Bedeutung für den Menschen, wenn er in der Geschichte einen Punkt findet, dem er sich völlig unbedingt hingeben kann.—Steffens,Christliche Religionsphilosophie, 440, 1839. Wir erkennen darin nur eine Thätigkeit des zu seinem ächten und wahren Leben, zu seinem verlornen, objectiven Selbstverständnisse sich zurücksehnenden christlichen Geistes unserer Zeit, einen Ausdruck für das Bedürfniss desselben, sich aus den unwahren und unächten Verkleidungen, womit ihn der moderne, subjective Geschmack der letzten Entwicklungsphase des theologischen Bewusstseyns umhüllt hat, zu seiner historischen allein wahren und ursprünglichen Gestalt wiederzugebären, zu derjenigen Bedeutung zurückzukehren, die ihm in dem Bewusstseyn der Geschichte allein zukommt und deren Verständniss in dem wogenden luxuriösen Leben der modernen Theologie längst untergegangen ist.—Georgii,Zeitschrift für Hist. Theologie, ix. 5, 1839.

[45]Liberty, in fact, means just so far as it is realised, the right man in the right place.—Seeley,Lectures and Essays, 109.

[45]Liberty, in fact, means just so far as it is realised, the right man in the right place.—Seeley,Lectures and Essays, 109.

[46]In diesem Sinne ist Freiheit und sich entwickelnde moralische Vernunft und Gewissen gleichbedeutend. In diesem Sinne ist der Mensch frei, sobald sich dasGewissen in ihm entwickelt.—Scheidler,Ersch und Gruber, xlix. 20. Aus der unendlichen und ewigen Geltung der menschlichen Persönlichkeit vor Gott, aus der Vorstellung von der in Gott freien Persönlichkeit, folgt auch der Anspruch auf das Recht derselben in der weltlichen Sphäre, auf bürgerliche und politische Freiheit, auf Gewissen und Religionsfreiheit, auf freie wissenschaftliche Forschung u.s.w., und namentlich die Forderung dass niemand lediglich zum Mittel für andere diene.—Martensen,Christliche Ethik, i. 50.

[46]In diesem Sinne ist Freiheit und sich entwickelnde moralische Vernunft und Gewissen gleichbedeutend. In diesem Sinne ist der Mensch frei, sobald sich dasGewissen in ihm entwickelt.—Scheidler,Ersch und Gruber, xlix. 20. Aus der unendlichen und ewigen Geltung der menschlichen Persönlichkeit vor Gott, aus der Vorstellung von der in Gott freien Persönlichkeit, folgt auch der Anspruch auf das Recht derselben in der weltlichen Sphäre, auf bürgerliche und politische Freiheit, auf Gewissen und Religionsfreiheit, auf freie wissenschaftliche Forschung u.s.w., und namentlich die Forderung dass niemand lediglich zum Mittel für andere diene.—Martensen,Christliche Ethik, i. 50.

[47]Es giebt angeborne Menschenrechte, weil es angeborne Menschenpflichten giebt.—Wolff,Naturrecht;Lœper,Einleitung zu Faust, lvii.

[47]Es giebt angeborne Menschenrechte, weil es angeborne Menschenpflichten giebt.—Wolff,Naturrecht;Lœper,Einleitung zu Faust, lvii.

[48]La constitution de l'état reste jusqu'à un certain point à notre discrétion. La constitution de la société ne dépend pas de nous; elle est donnée par la force des choses, et si l'on veut élever le langage, elle est l'œuvre de la Providence.—Rémusat,Revue des Deux Mondes, 1861, v. 795.

[48]La constitution de l'état reste jusqu'à un certain point à notre discrétion. La constitution de la société ne dépend pas de nous; elle est donnée par la force des choses, et si l'on veut élever le langage, elle est l'œuvre de la Providence.—Rémusat,Revue des Deux Mondes, 1861, v. 795.

[49]Die Freiheit ist bekanntlich kein Geschenk der Götter, sondern ein Gut das jedes Volk sich selbst verdankt und das nur bei dem erforderlichen Mass moralischer Kraft und Würdigkeit gedeiht.—Ihering,Geist des Römischen Rechts, ii. 290. Liberty, in the very nature of it, absolutely requires and even supposes, that people be able to govern themselves in those respects in which they are free; otherwise their wickedness will be in proportion to their liberty, and this greatest of blessings will become a curse.—Butler,Sermons, 331. In each degree and eachvariety of public development there are corresponding institutions, best answering the public needs; and what is meat to one is poison to another. Freedom is for those who are fit for it.—Parkman,Canada, 396. Die Freiheit ist die Wurzel einer neuen Schöpfung in der Schöpfung.—Sederholm,Die ewigen Thatsachen, 86.

[49]Die Freiheit ist bekanntlich kein Geschenk der Götter, sondern ein Gut das jedes Volk sich selbst verdankt und das nur bei dem erforderlichen Mass moralischer Kraft und Würdigkeit gedeiht.—Ihering,Geist des Römischen Rechts, ii. 290. Liberty, in the very nature of it, absolutely requires and even supposes, that people be able to govern themselves in those respects in which they are free; otherwise their wickedness will be in proportion to their liberty, and this greatest of blessings will become a curse.—Butler,Sermons, 331. In each degree and eachvariety of public development there are corresponding institutions, best answering the public needs; and what is meat to one is poison to another. Freedom is for those who are fit for it.—Parkman,Canada, 396. Die Freiheit ist die Wurzel einer neuen Schöpfung in der Schöpfung.—Sederholm,Die ewigen Thatsachen, 86.

[50]La liberté politique, qui n'est qu'une complexité plus grande, de plus en plus grande, dans le gouvernement d'un peuple, à mesure que le peuple lui-même contient un plus grand nombre de forces diverses ayant droit et de vivre et de participer à la chose publique, est un fait de civilisation qui s'impose lentement à une société organisée, mais qui n'apparaît point comme un principe à une société qui s'organise.—Faguet,Revue des Deux Mondes, 1889, ii. 942.

[50]La liberté politique, qui n'est qu'une complexité plus grande, de plus en plus grande, dans le gouvernement d'un peuple, à mesure que le peuple lui-même contient un plus grand nombre de forces diverses ayant droit et de vivre et de participer à la chose publique, est un fait de civilisation qui s'impose lentement à une société organisée, mais qui n'apparaît point comme un principe à une société qui s'organise.—Faguet,Revue des Deux Mondes, 1889, ii. 942.

[51]Il y a bien un droit du plus sage, mais non pas un droit du plus fort.—La justice est le droit du plus faible.—Joubert,Pensées, i. 355, 358.

[51]Il y a bien un droit du plus sage, mais non pas un droit du plus fort.—La justice est le droit du plus faible.—Joubert,Pensées, i. 355, 358.

[52]Nicht durch ein pflanzenähnliches Wachsthum, nicht aus den dunklen Gründen der Volksempfindung, sondern durch den männlichen Willen, durch die Ueberzeugung, durch die That, durch den Kampf entsteht, behauptet, entwickelt sich das Recht. Sein historisches Werden ist ein bewusstes, im hellen Mittagslicht der Erkenntniss und der Gesetzgebung.—Rundschau, Nov. 1893, 313. Nicht das Normale, Zahme, sondern das Abnorme, Wilde, bildet überall die Grundlage und den Anfang einer neuen Ordnung.—Lasaulx,Philosophie der Geschichte, 143.

[52]Nicht durch ein pflanzenähnliches Wachsthum, nicht aus den dunklen Gründen der Volksempfindung, sondern durch den männlichen Willen, durch die Ueberzeugung, durch die That, durch den Kampf entsteht, behauptet, entwickelt sich das Recht. Sein historisches Werden ist ein bewusstes, im hellen Mittagslicht der Erkenntniss und der Gesetzgebung.—Rundschau, Nov. 1893, 313. Nicht das Normale, Zahme, sondern das Abnorme, Wilde, bildet überall die Grundlage und den Anfang einer neuen Ordnung.—Lasaulx,Philosophie der Geschichte, 143.

[53]Um den Sieg zu vervollständigen, erübrigte daszweite Stadium oder die Aufgabe: die Berechtigung der Mehrheit nach allen Seiten hin zur gleichen Berechtigung aller zu erweitern, d.h. bis zur Gleichstellung aller Bekenntnisse im Kirchenrecht, aller Völker im Völkerrecht, aller Staatsbürger im Staatsrecht und aller socialen Interessen im Gesellschaftsrecht fortzuführen.—A. Schmidt,Züricher Monatschrift, i. 68.

[53]Um den Sieg zu vervollständigen, erübrigte daszweite Stadium oder die Aufgabe: die Berechtigung der Mehrheit nach allen Seiten hin zur gleichen Berechtigung aller zu erweitern, d.h. bis zur Gleichstellung aller Bekenntnisse im Kirchenrecht, aller Völker im Völkerrecht, aller Staatsbürger im Staatsrecht und aller socialen Interessen im Gesellschaftsrecht fortzuführen.—A. Schmidt,Züricher Monatschrift, i. 68.

[54]Notre histoire ne nous enseignait nullement la liberté. Le jour où la France voulut être libre, elle eut tout à créer, tout à inventer dans cet ordre de faits.—Cependant il faut marcher, l'avenir appelle les peuples. Quand on n'a point pour cela l'impulsion du passé, il faut bien se confier à la raison.—Dupont White,Revue des Deux Mondes, 1861, vi. 191. Le peuple français a peu de goût pour le développement graduel des institutions. Il ignore son histoire, il ne s'y reconnaît pas, elle n'a pas laissé de trace dans sa conscience.—Scherer,Études Critiques, i. 100. Durch die Revolution befreiten sich die Franzosen von ihrer Geschichte.—Rosenkranz,Aus einem Tagebuch, 199.

[54]Notre histoire ne nous enseignait nullement la liberté. Le jour où la France voulut être libre, elle eut tout à créer, tout à inventer dans cet ordre de faits.—Cependant il faut marcher, l'avenir appelle les peuples. Quand on n'a point pour cela l'impulsion du passé, il faut bien se confier à la raison.—Dupont White,Revue des Deux Mondes, 1861, vi. 191. Le peuple français a peu de goût pour le développement graduel des institutions. Il ignore son histoire, il ne s'y reconnaît pas, elle n'a pas laissé de trace dans sa conscience.—Scherer,Études Critiques, i. 100. Durch die Revolution befreiten sich die Franzosen von ihrer Geschichte.—Rosenkranz,Aus einem Tagebuch, 199.

[55]The discovery of the comparative method in philology, in mythology—let me add in politics and history and the whole range of human thought—marks a stage in the progress of the human mind at least as great and memorable as the revival of Greek and Latin learning.—Freeman,Historical Essays, iv. 301. The diffusion of a critical spirit in history and literature is affecting the criticism of the Bible in our own day in a manner not unlike the burst of intellectual life in the fifteenth and sixteenth centuries.—Jowett,Essaysand Reviews, 346. As the revival of literature in the sixteenth century produced the Reformation, so the growth of the critical spirit, and the change that has come over mental science, and the mere increase of knowledge of all kinds, threaten now a revolution less external but not less profound.—Haddan,Replies, 348.

[55]The discovery of the comparative method in philology, in mythology—let me add in politics and history and the whole range of human thought—marks a stage in the progress of the human mind at least as great and memorable as the revival of Greek and Latin learning.—Freeman,Historical Essays, iv. 301. The diffusion of a critical spirit in history and literature is affecting the criticism of the Bible in our own day in a manner not unlike the burst of intellectual life in the fifteenth and sixteenth centuries.—Jowett,Essaysand Reviews, 346. As the revival of literature in the sixteenth century produced the Reformation, so the growth of the critical spirit, and the change that has come over mental science, and the mere increase of knowledge of all kinds, threaten now a revolution less external but not less profound.—Haddan,Replies, 348.

[56]In his just contempt and detestation of the crimes and follies of the Revolutionists, he suffers himself to forget that the revolution itself is a process of the Divine Providence, and that as the folly of men is the wisdom of God, so are their iniquities instruments of His goodness.—Coleridge,Biographia Literaria, ii. 240. In other parts of the world, the idea of revolutions in government is, by a mournful and indissoluble association, connected with the idea of wars, and all the calamities attendant on wars. But happy experience teaches us to view such revolutions in a very different light—to consider them only as progressive steps in improving the knowledge of government, and increasing the happiness of society and mankind.—J. Wilson, November 26, 1787,Works, iii. 293. La Révolution, c'est-à-dire l'œuvre des siècles, ou, si vous voulez, le renouvellement progressif de la société, ou encore, sa nouvelle constitution.—Rémusat,Correspondance, October 11, 1818. A ses yeux loin d'avoir rompu le cours naturel des évènements, ni la Révolution d'Angleterre, ni la nôtre, n'ont rien dit, rien fait, qui n'eût été dit, souhaité, fait, ou tenté cent fois avant leur explosion. “Il faut en ceci,” dit-il, “tout accorder à leurs adversaires, les surpassermême en sévérité, ne regarder à leurs accusations que pour y ajouter, s'ils en oublient; et puis les sommer de dresser, à leur tour, le compte des erreurs, des crimes, et des maux de ces temps et de ces pouvoirs qu'ils ont pris sous leur garde.”—Revue de Paris, xvi. 303, on Guizot. Quant aux nouveautés mises en œuvre par la Révolution Française on les retrouve une à une, en remontant d'âge en âge, chez les philosophes du XVIIIesiècle, chez les grands penseurs du XVIe, chez certains Pères d'Église et jusque dans la République de Platon.—En présence de cette belle continuité de l'histoire, qui ne fait pas plus de sauts que la nature, devant cette solidarité nécessaire des révolutions avec le passé qu'elles brisent.—Krantz,Revue Politique, xxxiii. 264. L'esprit du XIXesiècle est de comprendre et de juger les choses du passé. Notre œuvre est d'expliquer ce que le XVIIIesiècle avait mission de nier.—Vacherot,De la Démocratie, pref., 28.

[56]In his just contempt and detestation of the crimes and follies of the Revolutionists, he suffers himself to forget that the revolution itself is a process of the Divine Providence, and that as the folly of men is the wisdom of God, so are their iniquities instruments of His goodness.—Coleridge,Biographia Literaria, ii. 240. In other parts of the world, the idea of revolutions in government is, by a mournful and indissoluble association, connected with the idea of wars, and all the calamities attendant on wars. But happy experience teaches us to view such revolutions in a very different light—to consider them only as progressive steps in improving the knowledge of government, and increasing the happiness of society and mankind.—J. Wilson, November 26, 1787,Works, iii. 293. La Révolution, c'est-à-dire l'œuvre des siècles, ou, si vous voulez, le renouvellement progressif de la société, ou encore, sa nouvelle constitution.—Rémusat,Correspondance, October 11, 1818. A ses yeux loin d'avoir rompu le cours naturel des évènements, ni la Révolution d'Angleterre, ni la nôtre, n'ont rien dit, rien fait, qui n'eût été dit, souhaité, fait, ou tenté cent fois avant leur explosion. “Il faut en ceci,” dit-il, “tout accorder à leurs adversaires, les surpassermême en sévérité, ne regarder à leurs accusations que pour y ajouter, s'ils en oublient; et puis les sommer de dresser, à leur tour, le compte des erreurs, des crimes, et des maux de ces temps et de ces pouvoirs qu'ils ont pris sous leur garde.”—Revue de Paris, xvi. 303, on Guizot. Quant aux nouveautés mises en œuvre par la Révolution Française on les retrouve une à une, en remontant d'âge en âge, chez les philosophes du XVIIIesiècle, chez les grands penseurs du XVIe, chez certains Pères d'Église et jusque dans la République de Platon.—En présence de cette belle continuité de l'histoire, qui ne fait pas plus de sauts que la nature, devant cette solidarité nécessaire des révolutions avec le passé qu'elles brisent.—Krantz,Revue Politique, xxxiii. 264. L'esprit du XIXesiècle est de comprendre et de juger les choses du passé. Notre œuvre est d'expliquer ce que le XVIIIesiècle avait mission de nier.—Vacherot,De la Démocratie, pref., 28.

[57]La commission recherchera, dans toutes les parties des archives pontificales, les pièces relatives à l'abus que les papes ont fait de leur ministère spirituel contre l'autorité des souverains et la tranquillité des peuples.—Daunou,Instructions, Jan. 3, 1811.Laborde,Inventaires, p. cxii.

[57]La commission recherchera, dans toutes les parties des archives pontificales, les pièces relatives à l'abus que les papes ont fait de leur ministère spirituel contre l'autorité des souverains et la tranquillité des peuples.—Daunou,Instructions, Jan. 3, 1811.Laborde,Inventaires, p. cxii.

[58]Aucun des historiens remarquables de cette époque n'avait senti encore le besoin de chercher les faits hors des livres imprimés, aux sources primitives, la plupart inédites alors, aux manuscrits de nos bibliothèques, aux documents de nos archives.—Michelet,Histoire de France, 1869, i. 2.

[58]Aucun des historiens remarquables de cette époque n'avait senti encore le besoin de chercher les faits hors des livres imprimés, aux sources primitives, la plupart inédites alors, aux manuscrits de nos bibliothèques, aux documents de nos archives.—Michelet,Histoire de France, 1869, i. 2.

[59]Doch besteht eine Grenze, wo die Geschichteaufhört und das Archiv anfängt, und die von der Geschichtschreibung nicht überschritten werden sollte.Unsere Zeit, 1866, ii. 635. Il faut avertir nos jeunes historiens à la fois de la nécessité inéluctable du document et, d'autre part, du danger qu'il présente.—M. Hanotaux.

[59]Doch besteht eine Grenze, wo die Geschichteaufhört und das Archiv anfängt, und die von der Geschichtschreibung nicht überschritten werden sollte.Unsere Zeit, 1866, ii. 635. Il faut avertir nos jeunes historiens à la fois de la nécessité inéluctable du document et, d'autre part, du danger qu'il présente.—M. Hanotaux.

[60]This process consists in determining with documentary proofs, and by minute investigations duly set forth, the literal, precise, and positive inferences to be drawn at the present day from every authentic statement, without regard to commonly received notions, to sweeping generalities, or to possible consequences.—Harrisse,Discovery of America, 1892, p. vi. Perhaps the time has not yet come for synthetic labours in the sphere of History. It may be that the student of the Past must still content himself with critical inquiries.—Ib.p. v. Few scholars are critics, few critics are philosophers, and few philosophers look with equal care on both sides of a question.—W. S. LandorinHolyoake'sAgitator's Life, ii. 15. Introduire dans l'histoire, et sans tenir compte des passions politiques et religieuses, le doute méthodique que Descartes, le premier, appliqua à l'étude de la philosophie, n'est-ce pas là une excellente méthode? n'est-ce pas même la meilleure?—Chantelauze,Correspondant, 1883, i. 129. La critique historique ne sera jamais populaire. Comme elle est de toutes les sciences la plus délicate, la plus déliée, elle n'a de crédit qu'auprès des esprits cultivés.—Cherbuliez,Revue des Deux Mondes, xcvii. 517. Nun liefert aber die Kritik, wenn sie rechter Art ist, immer nur einzelne Data, gleichsam die Atomedes Thatbestandes, und jede Kombination, jede Zusammenfassung und Schlussfolgerung, ohne die es doch einmal nicht abgeht, ist ein subjektiver Akt des Forschers. Demnach blieb Waitz, bei der eigenen Arbeit wie bei jener der anderen, immer höchst mistrauisch gegen jedes Résumé, jede Definition, jedes abschliessende Wort.—Sybel,Historische Zeitschrift, lvi. 484. Mit blosser Kritik wird darin nichts ausgerichtet, denn die ist nur eine Vorarbeit, welche da aufhört wo die echte historische Kunst anfängt.—Lasaulx,Philosophie der Künste, 212.

[60]This process consists in determining with documentary proofs, and by minute investigations duly set forth, the literal, precise, and positive inferences to be drawn at the present day from every authentic statement, without regard to commonly received notions, to sweeping generalities, or to possible consequences.—Harrisse,Discovery of America, 1892, p. vi. Perhaps the time has not yet come for synthetic labours in the sphere of History. It may be that the student of the Past must still content himself with critical inquiries.—Ib.p. v. Few scholars are critics, few critics are philosophers, and few philosophers look with equal care on both sides of a question.—W. S. LandorinHolyoake'sAgitator's Life, ii. 15. Introduire dans l'histoire, et sans tenir compte des passions politiques et religieuses, le doute méthodique que Descartes, le premier, appliqua à l'étude de la philosophie, n'est-ce pas là une excellente méthode? n'est-ce pas même la meilleure?—Chantelauze,Correspondant, 1883, i. 129. La critique historique ne sera jamais populaire. Comme elle est de toutes les sciences la plus délicate, la plus déliée, elle n'a de crédit qu'auprès des esprits cultivés.—Cherbuliez,Revue des Deux Mondes, xcvii. 517. Nun liefert aber die Kritik, wenn sie rechter Art ist, immer nur einzelne Data, gleichsam die Atomedes Thatbestandes, und jede Kombination, jede Zusammenfassung und Schlussfolgerung, ohne die es doch einmal nicht abgeht, ist ein subjektiver Akt des Forschers. Demnach blieb Waitz, bei der eigenen Arbeit wie bei jener der anderen, immer höchst mistrauisch gegen jedes Résumé, jede Definition, jedes abschliessende Wort.—Sybel,Historische Zeitschrift, lvi. 484. Mit blosser Kritik wird darin nichts ausgerichtet, denn die ist nur eine Vorarbeit, welche da aufhört wo die echte historische Kunst anfängt.—Lasaulx,Philosophie der Künste, 212.

[61]The only case in which such extraneous matters can be fairly called in is when facts are stated resting on testimony; then it is not only just, but it is necessary for the sake of truth, to inquire into the habits of mind of him by whom they are adduced.—Babbage,Bridgewater Treatise, p. xiv.

[61]The only case in which such extraneous matters can be fairly called in is when facts are stated resting on testimony; then it is not only just, but it is necessary for the sake of truth, to inquire into the habits of mind of him by whom they are adduced.—Babbage,Bridgewater Treatise, p. xiv.

[62]There is no part of our knowledge which it is more useful to obtain at first hand—to go to the fountain-head for—than our knowledge of History.—J. S. Mill,Inaugural Address, 34. The only sound intellects are those which, in the first instance, set their standard of proof high.—J. S. Mill,Examination of Hamilton's Philosophy, 525.

[62]There is no part of our knowledge which it is more useful to obtain at first hand—to go to the fountain-head for—than our knowledge of History.—J. S. Mill,Inaugural Address, 34. The only sound intellects are those which, in the first instance, set their standard of proof high.—J. S. Mill,Examination of Hamilton's Philosophy, 525.

[63]There are so few men mentally capable of seeing both sides of a question; so few with consciences sensitively alive to the obligation of seeing both sides; so few placed under conditions either of circumstance or temper, which admit of their seeing both sides.—Greg,Political Problems, 1870, 173. Il n'y a que les Allemands qui sachent être aussi complètement objectifs.Ils se dédoublent, pour ainsi dire, en deux hommes, l'un qui a des principes très arrêtés et des passions très vives, l'autre qui sait voir et observer comme s'il n'en avait point.—Laveleye,Revue des Deux Mondes, 1868, i. 431. L'écrivain qui penche trop dans le sens où il incline, et qui ne se défie pas de ses qualités presque autant que ses défauts, cet écrivain tourne à la manière.—Scherer,Mélanges, 484. Il faut faire volte-face, et vivement, franchement, tourner le dos au moyen âge, à ce passé morbide, qui, même quand il n'agit pas, influe terriblement par la contagion de la mort. Il ne faut ni combattre, ni critiquer, mais oublier. Oublions et marchons!—Michelet,La Bible de l'Humanité, 483. It has excited surprise that Thucydides should speak of Antiphon, the traitor to the democracy, and the employer of assassins, as “a man inferior in virtue to none of his contemporaries.” But neither here nor elsewhere does Thucydides pass moral judgments.—Jowett,Thucydides, ii. 501.

[63]There are so few men mentally capable of seeing both sides of a question; so few with consciences sensitively alive to the obligation of seeing both sides; so few placed under conditions either of circumstance or temper, which admit of their seeing both sides.—Greg,Political Problems, 1870, 173. Il n'y a que les Allemands qui sachent être aussi complètement objectifs.Ils se dédoublent, pour ainsi dire, en deux hommes, l'un qui a des principes très arrêtés et des passions très vives, l'autre qui sait voir et observer comme s'il n'en avait point.—Laveleye,Revue des Deux Mondes, 1868, i. 431. L'écrivain qui penche trop dans le sens où il incline, et qui ne se défie pas de ses qualités presque autant que ses défauts, cet écrivain tourne à la manière.—Scherer,Mélanges, 484. Il faut faire volte-face, et vivement, franchement, tourner le dos au moyen âge, à ce passé morbide, qui, même quand il n'agit pas, influe terriblement par la contagion de la mort. Il ne faut ni combattre, ni critiquer, mais oublier. Oublions et marchons!—Michelet,La Bible de l'Humanité, 483. It has excited surprise that Thucydides should speak of Antiphon, the traitor to the democracy, and the employer of assassins, as “a man inferior in virtue to none of his contemporaries.” But neither here nor elsewhere does Thucydides pass moral judgments.—Jowett,Thucydides, ii. 501.

[64]Non theologi provinciam suscepimus; scimus enim quantum hoc ingenii nostri tenuitatem superet: ideo sufficit nobis τὸ ὅτι fideliter ex antiquis auctoribus retulisse.—Morinus,De Pœnitentia, ix. 10.—Il faut avouer que la religion chrétienne a quelque chose d'étonnant! C'est parce que vous y êtes né, dira-t-on. Tant s'en faut, je me roidis contre par cette raison-là même, de peur que cette prévention ne me suborne.—Pascal,Pensées, XVI., 7.—I was fond of Fleury for a reason which I express in the advertisement; because it presented a sort of photograph of ecclesiastical history without any comment upon it.In the event, that simple representation of the early centuries had a good deal to do with unsettling me.—Newman,Apologia, 152.—Nur was sich vor dem Richterstuhl einer ächten, unbefangenen, nicht durch die Brille einer philosophischen oder dogmatischen Schule stehenden Wissenschaft als wahr bewährt, kann zur Erbauung, Belehrung und Warnung tüchtig seyn.—Neander,Kirchengeschichte, i. p. vii. Wie weit bei katholischen Publicisten bei der Annahme der Ansicht von der Staatsanstalt apologetische Gesichtspunkte massgebend gewesen sind, mag dahingestellt bleiben. Der Historiker darf sich jedoch nie durch apologetische Zwecke leiten lassen; sein einziges Ziel soll die Ergründungder Wahrheit sein.—Pastor,Geschichte der Päbste, ii. 545. Church history falsely written is a school of vainglory, hatred, and uncharitableness; truly written, it is a discipline of humility, of charity, of mutual love.—Sir W. Hamilton,Discussions, 506. The more trophies and crowns of honour the Church of former ages can be shown to have won in the service of her adorable head, the more tokens her history can be brought to furnish of his powerful presence in her midst, the more will we be pleased and rejoice, Protestant though we be.—Nevin,Mercersburg Review, 1851, 168. S'il est une chose à laquelle j'ai donné tous mes soins, c'est à ne pas laisser influencer mes jugements par les opinions politiques ou religieuses; que si j'ai quelquefois péché par quelque excès, c'est par la bienveillance pour les œuvres de ceux qui pensent autrement que moi.—Monod,R. Hist., xvi. 184. Nous n'avons nul intérêt à faire parler l'histoireen faveur de nos propres opinions. C'est son droit imprescriptible que le narrateur reproduise tous les faits sans aucune réticence et range toutes les évolutions dans leur ordre naturel. Notre récit restera complètement en dehors des préoccupations de la dogmatique et des déclamations de la polémique. Plus les questions auxquelles nous aurons à toucher agitent et passionnent de nos jours les esprits, plus il est du devoir de l'historien de s'effacer devant les faits qu'il veut faire connaître.—Reuss,Nouvelle Revue de Théologie, vi. 193, 1860. To love truth for truth's sake is the principal part of human perfection in this world, and the seed plot of all other virtues.—Locke,Letter to Collins. Il n'est plus possible aujourd'hui à l'historien d'être national dans le sens étroit du mot. Son patriotisme à lui c'est l'amour de la vérité. Il n'est pas l'homme d'une race ou d'un pays, il est l'homme de tous les pays, il parle au nom de la civilisation générale.—Lanfrey,Hist. de Nap., iii. 2, 1870. Juger avec les parties de soi-même qui sont le moins des formes du tempérament, et le plus des facultés pénétrées et modelées par l'expérience, par l'étude, par l'investigation, par le non-moi.—Faguet,R. de Paris, i. 151. Aucun critique n'est aussi impersonnel que lui, aussi libre de parti pris et d'opinions préconçues, aussi objectif.—Il ne mêle ou parait mêler à ses appréciations ni inclinations personnelles de goût ou d'humeur, ou théories d'aucune sorte.—G. Monod, of Faguet,Revue Historique, xlii. 417. On dirait qu'il a peur, en généralisant ses observations, en systématisant ses connaissances, de mêler de lui-même aux choses.—Je lis tout un volumede M. Faguet, sans penser une fois à M. Faguet: je ne vois que les originaux qu'il montre.—J'envisage toujours une réalité objective, jamais l'idée de M. Faguet, jamais la doctrine de M. Faguet.—Lanson,Revue Politique, 1894, i. 98.

[64]Non theologi provinciam suscepimus; scimus enim quantum hoc ingenii nostri tenuitatem superet: ideo sufficit nobis τὸ ὅτι fideliter ex antiquis auctoribus retulisse.—Morinus,De Pœnitentia, ix. 10.—Il faut avouer que la religion chrétienne a quelque chose d'étonnant! C'est parce que vous y êtes né, dira-t-on. Tant s'en faut, je me roidis contre par cette raison-là même, de peur que cette prévention ne me suborne.—Pascal,Pensées, XVI., 7.—I was fond of Fleury for a reason which I express in the advertisement; because it presented a sort of photograph of ecclesiastical history without any comment upon it.In the event, that simple representation of the early centuries had a good deal to do with unsettling me.—Newman,Apologia, 152.—Nur was sich vor dem Richterstuhl einer ächten, unbefangenen, nicht durch die Brille einer philosophischen oder dogmatischen Schule stehenden Wissenschaft als wahr bewährt, kann zur Erbauung, Belehrung und Warnung tüchtig seyn.—Neander,Kirchengeschichte, i. p. vii. Wie weit bei katholischen Publicisten bei der Annahme der Ansicht von der Staatsanstalt apologetische Gesichtspunkte massgebend gewesen sind, mag dahingestellt bleiben. Der Historiker darf sich jedoch nie durch apologetische Zwecke leiten lassen; sein einziges Ziel soll die Ergründungder Wahrheit sein.—Pastor,Geschichte der Päbste, ii. 545. Church history falsely written is a school of vainglory, hatred, and uncharitableness; truly written, it is a discipline of humility, of charity, of mutual love.—Sir W. Hamilton,Discussions, 506. The more trophies and crowns of honour the Church of former ages can be shown to have won in the service of her adorable head, the more tokens her history can be brought to furnish of his powerful presence in her midst, the more will we be pleased and rejoice, Protestant though we be.—Nevin,Mercersburg Review, 1851, 168. S'il est une chose à laquelle j'ai donné tous mes soins, c'est à ne pas laisser influencer mes jugements par les opinions politiques ou religieuses; que si j'ai quelquefois péché par quelque excès, c'est par la bienveillance pour les œuvres de ceux qui pensent autrement que moi.—Monod,R. Hist., xvi. 184. Nous n'avons nul intérêt à faire parler l'histoireen faveur de nos propres opinions. C'est son droit imprescriptible que le narrateur reproduise tous les faits sans aucune réticence et range toutes les évolutions dans leur ordre naturel. Notre récit restera complètement en dehors des préoccupations de la dogmatique et des déclamations de la polémique. Plus les questions auxquelles nous aurons à toucher agitent et passionnent de nos jours les esprits, plus il est du devoir de l'historien de s'effacer devant les faits qu'il veut faire connaître.—Reuss,Nouvelle Revue de Théologie, vi. 193, 1860. To love truth for truth's sake is the principal part of human perfection in this world, and the seed plot of all other virtues.—Locke,Letter to Collins. Il n'est plus possible aujourd'hui à l'historien d'être national dans le sens étroit du mot. Son patriotisme à lui c'est l'amour de la vérité. Il n'est pas l'homme d'une race ou d'un pays, il est l'homme de tous les pays, il parle au nom de la civilisation générale.—Lanfrey,Hist. de Nap., iii. 2, 1870. Juger avec les parties de soi-même qui sont le moins des formes du tempérament, et le plus des facultés pénétrées et modelées par l'expérience, par l'étude, par l'investigation, par le non-moi.—Faguet,R. de Paris, i. 151. Aucun critique n'est aussi impersonnel que lui, aussi libre de parti pris et d'opinions préconçues, aussi objectif.—Il ne mêle ou parait mêler à ses appréciations ni inclinations personnelles de goût ou d'humeur, ou théories d'aucune sorte.—G. Monod, of Faguet,Revue Historique, xlii. 417. On dirait qu'il a peur, en généralisant ses observations, en systématisant ses connaissances, de mêler de lui-même aux choses.—Je lis tout un volumede M. Faguet, sans penser une fois à M. Faguet: je ne vois que les originaux qu'il montre.—J'envisage toujours une réalité objective, jamais l'idée de M. Faguet, jamais la doctrine de M. Faguet.—Lanson,Revue Politique, 1894, i. 98.

[65]It should teach us to disentangle principles first from parties, and again from one another; first of all as showing how imperfectly all parties represent their own principles, and then how the principles themselves are a mingled tissue.—Arnold,Modern History, 184. I find it a good rule, when I am contemplating a person from whom I want to learn, always to look out for his strength, being confident that the weakness will discover itself.—Maurice,Essays, 305. We may seek for agreement somewhere with our neighbours, using that as a point of departure for the sake of argument. It is this latter course that I wish here to explain and defend. The method is simple enough, though not yet very familiar.—It aims at conciliation; it proceeds by making the best of our opponent's case, instead of taking him at his worst.—The most interesting part of every disputed question only begins to appear when the rival ideals admit each other's right to exist.—A. Sidgwick,Distinction and the Criticism of Beliefs, 1892, 211. That cruel reticence in the breasts of wise men which makes them always hide their deeper thought.—Ruskin,Sesame and Lilies, i. 16. Je offener wir die einzelnen Wahrheiten des Sozialismus anerkennen, desto erfolgreicher können wir seine fundamentalen Unwahrheiten widerlegen.—Roscher,Deutsche Vierteljahrschrift, 1849, i. 177.

[65]It should teach us to disentangle principles first from parties, and again from one another; first of all as showing how imperfectly all parties represent their own principles, and then how the principles themselves are a mingled tissue.—Arnold,Modern History, 184. I find it a good rule, when I am contemplating a person from whom I want to learn, always to look out for his strength, being confident that the weakness will discover itself.—Maurice,Essays, 305. We may seek for agreement somewhere with our neighbours, using that as a point of departure for the sake of argument. It is this latter course that I wish here to explain and defend. The method is simple enough, though not yet very familiar.—It aims at conciliation; it proceeds by making the best of our opponent's case, instead of taking him at his worst.—The most interesting part of every disputed question only begins to appear when the rival ideals admit each other's right to exist.—A. Sidgwick,Distinction and the Criticism of Beliefs, 1892, 211. That cruel reticence in the breasts of wise men which makes them always hide their deeper thought.—Ruskin,Sesame and Lilies, i. 16. Je offener wir die einzelnen Wahrheiten des Sozialismus anerkennen, desto erfolgreicher können wir seine fundamentalen Unwahrheiten widerlegen.—Roscher,Deutsche Vierteljahrschrift, 1849, i. 177.

[66]Dann habe ihn die Wahrnehmung, dass manche Angaben in den historischen Romanen Walter Scott's, mit den gleichzeitigen Quellen im Widerspruch standen, “mit Erstaunen” erfüllt, und ihn zu dem Entschlusse gebracht, auf das Gewissenhafteste an der Ueberlieferung der Quellen festzuhalten.—Sybel,Gedächtnissrede auf Ranke.Akad. der Wissenschaften, 1887, p. 6. Sich frei zu halten von allem Widerschein der Gegenwart, sogar, soweit das menschenmöglich, von dem der eignen subjectiven Meinung in den Dingen des Staates, der Kirche und der Gesellschaft.—A. Dove,Im Neuen Reich, 1875, ii. 967. Wir sind durchaus nicht für die leblose und schemenartige Darstellungsweise der Ranke'schen Schule eingenommen; es wird uns immer kühl bis ans Herz heran, wenn wir derartige Schilderungen der Reformation und der Revolution lesen, welche so ganz im kühlen Element des Pragmatismus sich bewegen und dabei so ganz Undinenhaft sind und keine Seele haben.—Wir lassen es uns lieber gefallen, dass die Männer der Geschichte hier und dort gehofmeistert werden, als dass sie uns mit Glasaugen ansehen, so meisterhaft immer die Kunst sein mag die sie ihnen eingesetzt hat.—Gottschall,Unsere Zeit, 1866, ii. 636, 637. A vivre avec des diplomates, il leur a pris des qualités qui sont un défaut chez un historien. L'historien n'est pas un témoin, c'est un juge; c'est à lui d'accuser et de condamner au nom du passé opprimé et dans l'intérêt de l'avenir.—LaboulayeonRanke.Débats, January 12, 1852.

[66]Dann habe ihn die Wahrnehmung, dass manche Angaben in den historischen Romanen Walter Scott's, mit den gleichzeitigen Quellen im Widerspruch standen, “mit Erstaunen” erfüllt, und ihn zu dem Entschlusse gebracht, auf das Gewissenhafteste an der Ueberlieferung der Quellen festzuhalten.—Sybel,Gedächtnissrede auf Ranke.Akad. der Wissenschaften, 1887, p. 6. Sich frei zu halten von allem Widerschein der Gegenwart, sogar, soweit das menschenmöglich, von dem der eignen subjectiven Meinung in den Dingen des Staates, der Kirche und der Gesellschaft.—A. Dove,Im Neuen Reich, 1875, ii. 967. Wir sind durchaus nicht für die leblose und schemenartige Darstellungsweise der Ranke'schen Schule eingenommen; es wird uns immer kühl bis ans Herz heran, wenn wir derartige Schilderungen der Reformation und der Revolution lesen, welche so ganz im kühlen Element des Pragmatismus sich bewegen und dabei so ganz Undinenhaft sind und keine Seele haben.—Wir lassen es uns lieber gefallen, dass die Männer der Geschichte hier und dort gehofmeistert werden, als dass sie uns mit Glasaugen ansehen, so meisterhaft immer die Kunst sein mag die sie ihnen eingesetzt hat.—Gottschall,Unsere Zeit, 1866, ii. 636, 637. A vivre avec des diplomates, il leur a pris des qualités qui sont un défaut chez un historien. L'historien n'est pas un témoin, c'est un juge; c'est à lui d'accuser et de condamner au nom du passé opprimé et dans l'intérêt de l'avenir.—LaboulayeonRanke.Débats, January 12, 1852.

[67]Un théologien qui a composé une éloquente histoire de la Réformation, rencontrant à Berlin un illustre historien qui, lui aussi, a raconté Luther et le XVIesiècle, l'embrassa avec effusion en le traitant de confrère. “Ah! permettez,” lui répondit l'autre en se dégageant, “il y a une grande différence entre nous: vous êtes avant tout chrétien, et je suis avant tout historien.”—Cherbuliez,Revue des Deux Mondes, 1872, i. 537.

[67]Un théologien qui a composé une éloquente histoire de la Réformation, rencontrant à Berlin un illustre historien qui, lui aussi, a raconté Luther et le XVIesiècle, l'embrassa avec effusion en le traitant de confrère. “Ah! permettez,” lui répondit l'autre en se dégageant, “il y a une grande différence entre nous: vous êtes avant tout chrétien, et je suis avant tout historien.”—Cherbuliez,Revue des Deux Mondes, 1872, i. 537.

[68]Nackte Wahrheit ohne allen Schmuck; gründliche Erforschung des Einzelnen; das Uebrige, Gott befohlen.—Werke, xxxiv. 24. Ce ne sont pas les théories qui doivent nous servir de base dans la recherche des faits, mais ce sont les faits qui doivent nous servir de base pour la composition des théories.—Vincent,Nouvelle Revue de Théologie, 1859, ii. 252.

[68]Nackte Wahrheit ohne allen Schmuck; gründliche Erforschung des Einzelnen; das Uebrige, Gott befohlen.—Werke, xxxiv. 24. Ce ne sont pas les théories qui doivent nous servir de base dans la recherche des faits, mais ce sont les faits qui doivent nous servir de base pour la composition des théories.—Vincent,Nouvelle Revue de Théologie, 1859, ii. 252.

[69]Die zwanglose Anordnungs—die leichte und leise Andeutungskunst des grossen Historikers voll zu würdigen, hinderte ihn in früherer Zeit sein Bedürfniss nach scharfer begrifflicher Ordnung und Ausführung, später, und in immer zunehmenden Grade, sein Sinn für strenge Sachlichkeit, und genaue Erforschung der ursächlichen Zusammenhänge, noch mehr aber regte sich seine geradherzige Offenheit seine männliche Ehrlichkeit, wenn er hinter den fein verstrichenen Farben der Rankeschen Erzählungsbilder die gedeckte Haltung des klugen Diplomaten zu entdecken glaubte.—Haym,Duncker's Leben, 437. The ground of criticism is indeed, in my opinion, nothing else but distinct attention, which every reader should endeavour to be master of.—Hare,Dec., 1736,Warburton's Works, xiv. 98. Wenn die Quellenkritik so verstanden wird, als sei sie der Nachweis, wie ein Autor den andern benutzt hat, so ist das nur ein gelegentliches Mittel—eins unter anderen—ihre Aufgabe, den Nachweis der Richtigkeit zu lösen oder vorzubereiten.—Droysen,Historik, 18.

[69]Die zwanglose Anordnungs—die leichte und leise Andeutungskunst des grossen Historikers voll zu würdigen, hinderte ihn in früherer Zeit sein Bedürfniss nach scharfer begrifflicher Ordnung und Ausführung, später, und in immer zunehmenden Grade, sein Sinn für strenge Sachlichkeit, und genaue Erforschung der ursächlichen Zusammenhänge, noch mehr aber regte sich seine geradherzige Offenheit seine männliche Ehrlichkeit, wenn er hinter den fein verstrichenen Farben der Rankeschen Erzählungsbilder die gedeckte Haltung des klugen Diplomaten zu entdecken glaubte.—Haym,Duncker's Leben, 437. The ground of criticism is indeed, in my opinion, nothing else but distinct attention, which every reader should endeavour to be master of.—Hare,Dec., 1736,Warburton's Works, xiv. 98. Wenn die Quellenkritik so verstanden wird, als sei sie der Nachweis, wie ein Autor den andern benutzt hat, so ist das nur ein gelegentliches Mittel—eins unter anderen—ihre Aufgabe, den Nachweis der Richtigkeit zu lösen oder vorzubereiten.—Droysen,Historik, 18.

[70]L'esprit scientifique n'est autre en soi que l'instinct du travail et de la patience, le sentiment de l'ordre, de la réalité et de la mesure.—Papillon,R. des Deux Mondes, 1873, v. 704. Non seulement les sciences, mais toutes les institutions humaines s'organisent de même, et sous l'empire des mêmes idées régulatrices.—Cournot,Idées Fondamentales, i. 4. There is no branch of human work whose constant laws have not close analogy with those which govern every other mode of man's exertion. But more than this, exactly as we reduce to greater simplicity and surety any one group of these practical laws, we shall find them passing the mere condition of connection or analogy, and becoming the actual expression of some ultimate nerve or fibre of the mighty laws which govern the moral world.—Ruskin,Seven Lamps, 4. The sum total of all intellectual excellence is good sense and method. When these have passed into the instinctive readiness of habit, when the wheel revolves so rapidly that we cannot see it revolve at all, then we call the combination genius. But in all modes alike, and in all professions, the two sole component parts, even of genius, are good sense and method.—Coleridge,June, 1814,Mem. of Coleorton, ii. 172. Si l'exercice d'un art nous empêche d'en apprendre unautre, il n'en est pas ainsi dans les sciences: la connoissance d'une vérité nous aide à en decouvrir une autre.—Toutes les sciences sont tellement liées ensemble qu'il est bien plus facile de les apprendre toutes à la fois que d'en apprendre une seule en la détachant des autres.—Il ne doit songer qu'à augmenter les lumières naturelles de sa raison, non pour résoudre telle ou telle difficulté de l'école, mais pour que dans chaque circonstance de la vie son intelligence montre d'avance à sa volonté le parti qu'elle doit prendre.—Descartes,Œuvres Choisies, 300, 301.Règles pour la Direction de l'Esprit.La connaissance de la méthode qui a guidé l'homme de génie n'est pas moins utile au progrès de la science et même à sa propre gloire, que ses découvertes.—Laplace,Système du Monde, ii. 371. On ne fait rien sans idées préconçues, il faut avoir seulement la sagesse de ne croire à leurs déductions qu'autant que l'expérience les confirme. Les idées préconçues, soumises au contrôle sévère de l'expérimentation, sont la flamme vivante des sciences d'observation; les idées fixes en sont le danger.—Pasteur, inHistoire d'un Savant, 284. Douter des vérités humaines, c'est ouvrir la porte aux découvertes; en faire des articles de foi, c'est la fermer.—Dumas,Discours, i. 123.

[70]L'esprit scientifique n'est autre en soi que l'instinct du travail et de la patience, le sentiment de l'ordre, de la réalité et de la mesure.—Papillon,R. des Deux Mondes, 1873, v. 704. Non seulement les sciences, mais toutes les institutions humaines s'organisent de même, et sous l'empire des mêmes idées régulatrices.—Cournot,Idées Fondamentales, i. 4. There is no branch of human work whose constant laws have not close analogy with those which govern every other mode of man's exertion. But more than this, exactly as we reduce to greater simplicity and surety any one group of these practical laws, we shall find them passing the mere condition of connection or analogy, and becoming the actual expression of some ultimate nerve or fibre of the mighty laws which govern the moral world.—Ruskin,Seven Lamps, 4. The sum total of all intellectual excellence is good sense and method. When these have passed into the instinctive readiness of habit, when the wheel revolves so rapidly that we cannot see it revolve at all, then we call the combination genius. But in all modes alike, and in all professions, the two sole component parts, even of genius, are good sense and method.—Coleridge,June, 1814,Mem. of Coleorton, ii. 172. Si l'exercice d'un art nous empêche d'en apprendre unautre, il n'en est pas ainsi dans les sciences: la connoissance d'une vérité nous aide à en decouvrir une autre.—Toutes les sciences sont tellement liées ensemble qu'il est bien plus facile de les apprendre toutes à la fois que d'en apprendre une seule en la détachant des autres.—Il ne doit songer qu'à augmenter les lumières naturelles de sa raison, non pour résoudre telle ou telle difficulté de l'école, mais pour que dans chaque circonstance de la vie son intelligence montre d'avance à sa volonté le parti qu'elle doit prendre.—Descartes,Œuvres Choisies, 300, 301.Règles pour la Direction de l'Esprit.La connaissance de la méthode qui a guidé l'homme de génie n'est pas moins utile au progrès de la science et même à sa propre gloire, que ses découvertes.—Laplace,Système du Monde, ii. 371. On ne fait rien sans idées préconçues, il faut avoir seulement la sagesse de ne croire à leurs déductions qu'autant que l'expérience les confirme. Les idées préconçues, soumises au contrôle sévère de l'expérimentation, sont la flamme vivante des sciences d'observation; les idées fixes en sont le danger.—Pasteur, inHistoire d'un Savant, 284. Douter des vérités humaines, c'est ouvrir la porte aux découvertes; en faire des articles de foi, c'est la fermer.—Dumas,Discours, i. 123.


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