Les Aquilons et l'Oranger.De fougeux Aquilons une troupe emportéeContre un noble Oranger éxhaloit ses fureursIls soufflerent en vain, leur rage mutinéeDe l'arbre aux fruits dorés n'ôta que quelques fleurs.
Les Aquilons et l'Oranger.De fougeux Aquilons une troupe emportéeContre un noble Oranger éxhaloit ses fureursIls soufflerent en vain, leur rage mutinéeDe l'arbre aux fruits dorés n'ôta que quelques fleurs.
De fougeux Aquilons une troupe emportée
Contre un noble Oranger éxhaloit ses fureurs
Ils soufflerent en vain, leur rage mutinée
De l'arbre aux fruits dorés n'ôta que quelques fleurs.
MADRIGALDu tumulte, du bruit, des vaines passionsFuyons l'eclat trompeur: à leurs impressionsPréférons les douceurs de ce sejour paisible,Disoit un jourAristeà la tendreDélos.Soit, repart celle-ci; mais las! ce doux reposN'est que le pis-aller d'une ame trop sensible.
MADRIGALDu tumulte, du bruit, des vaines passionsFuyons l'eclat trompeur: à leurs impressionsPréférons les douceurs de ce sejour paisible,Disoit un jourAristeà la tendreDélos.Soit, repart celle-ci; mais las! ce doux reposN'est que le pis-aller d'une ame trop sensible.
Du tumulte, du bruit, des vaines passions
Fuyons l'eclat trompeur: à leurs impressions
Préférons les douceurs de ce sejour paisible,
Disoit un jourAristeà la tendreDélos.
Soit, repart celle-ci; mais las! ce doux repos
N'est que le pis-aller d'une ame trop sensible.
QUATRAINTelle que ce ruisseau qui promene son ondeDans des lieux ecartés loin du bruit et du mondeJe veux pour peu d'amis éxister desormaisC'est loin des faux plaisirs que l'on trouve les vrais.
QUATRAINTelle que ce ruisseau qui promene son ondeDans des lieux ecartés loin du bruit et du mondeJe veux pour peu d'amis éxister desormaisC'est loin des faux plaisirs que l'on trouve les vrais.
Telle que ce ruisseau qui promene son onde
Dans des lieux ecartés loin du bruit et du monde
Je veux pour peu d'amis éxister desormais
C'est loin des faux plaisirs que l'on trouve les vrais.
REVERIE SUR UNE LECTURE.Aux froids climats de l'ourse, et dans ceux du midi,L'homme toujours le même est vain, foible, et crédule,Sa devise est partoutSottise et Ridicule.Le célébre Chinois, le François étourdiDe la raison encore n'ont que le crepusculeJadis au seul hazard donnant tout jugement,Par les effets cuisans du fer rougi qui bruleOn croyoit discerner le foible et l'innocent;A Siam aujourd'hui pareille erreur circule,Et l'on voit même esprit sous une autre formule:Quand quelque fait obscur tient le juge en suspensOn fait aux yeux de tous à chaque contendantD'Esculape avaler purgative pillule,Celui dont l'estomac répugne à pareil metsEst réputé coupable et paye tous les frais.Du pauvre genre-humain telles sont les annales:Rome porta le deuil de l'honneur des vestales,Du Saint Pere à présent, elle baise l'ergot:Plus gais, non plus sensés dans ce siécle falotNous choisissons au moins l'erreur la plus jolie:De l'inquisition, le bal, la comédieRemplacent parmi nous le terrible fagot;Notre légéreté détruit la barbarieMais nous n'avons encore que changé de folie.
REVERIE SUR UNE LECTURE.Aux froids climats de l'ourse, et dans ceux du midi,L'homme toujours le même est vain, foible, et crédule,Sa devise est partoutSottise et Ridicule.Le célébre Chinois, le François étourdiDe la raison encore n'ont que le crepusculeJadis au seul hazard donnant tout jugement,Par les effets cuisans du fer rougi qui bruleOn croyoit discerner le foible et l'innocent;A Siam aujourd'hui pareille erreur circule,Et l'on voit même esprit sous une autre formule:Quand quelque fait obscur tient le juge en suspensOn fait aux yeux de tous à chaque contendantD'Esculape avaler purgative pillule,Celui dont l'estomac répugne à pareil metsEst réputé coupable et paye tous les frais.Du pauvre genre-humain telles sont les annales:Rome porta le deuil de l'honneur des vestales,Du Saint Pere à présent, elle baise l'ergot:Plus gais, non plus sensés dans ce siécle falotNous choisissons au moins l'erreur la plus jolie:De l'inquisition, le bal, la comédieRemplacent parmi nous le terrible fagot;Notre légéreté détruit la barbarieMais nous n'avons encore que changé de folie.
Aux froids climats de l'ourse, et dans ceux du midi,
L'homme toujours le même est vain, foible, et crédule,
Sa devise est partoutSottise et Ridicule.
Le célébre Chinois, le François étourdi
De la raison encore n'ont que le crepuscule
Jadis au seul hazard donnant tout jugement,
Par les effets cuisans du fer rougi qui brule
On croyoit discerner le foible et l'innocent;
A Siam aujourd'hui pareille erreur circule,
Et l'on voit même esprit sous une autre formule:
Quand quelque fait obscur tient le juge en suspens
On fait aux yeux de tous à chaque contendant
D'Esculape avaler purgative pillule,
Celui dont l'estomac répugne à pareil mets
Est réputé coupable et paye tous les frais.
Du pauvre genre-humain telles sont les annales:
Rome porta le deuil de l'honneur des vestales,
Du Saint Pere à présent, elle baise l'ergot:
Plus gais, non plus sensés dans ce siécle falot
Nous choisissons au moins l'erreur la plus jolie:
De l'inquisition, le bal, la comédie
Remplacent parmi nous le terrible fagot;
Notre légéreté détruit la barbarie
Mais nous n'avons encore que changé de folie.
ENVOI A MON MARI.Tandis, mon cher, que tes travauxMe procurent ce doux repos.Et cette heureuse insoucianceBut incertain de l'opulence;Mon ame l'abeille imitantAux pays d'esprit élancéeCueille les fleurs de la penséeEt les remet aux sentiment.Mais helas! dans ce vaste champEn vain je cherche la sagesse,Près de moi certain Dieu friponMe fait quitter l'école deZenonPour le charme de la tendresse;"L'homme est crée pour être bonEt non savant, dit il, qu'il aime,Du bonheur c'est le vrai systême"Je sens, ma foi, qu'il a raison.
ENVOI A MON MARI.Tandis, mon cher, que tes travauxMe procurent ce doux repos.Et cette heureuse insoucianceBut incertain de l'opulence;Mon ame l'abeille imitantAux pays d'esprit élancéeCueille les fleurs de la penséeEt les remet aux sentiment.Mais helas! dans ce vaste champEn vain je cherche la sagesse,Près de moi certain Dieu friponMe fait quitter l'école deZenonPour le charme de la tendresse;"L'homme est crée pour être bonEt non savant, dit il, qu'il aime,Du bonheur c'est le vrai systême"Je sens, ma foi, qu'il a raison.
Tandis, mon cher, que tes travaux
Me procurent ce doux repos.
Et cette heureuse insouciance
But incertain de l'opulence;
Mon ame l'abeille imitant
Aux pays d'esprit élancée
Cueille les fleurs de la pensée
Et les remet aux sentiment.
Mais helas! dans ce vaste champ
En vain je cherche la sagesse,
Près de moi certain Dieu fripon
Me fait quitter l'école deZenon
Pour le charme de la tendresse;
"L'homme est crée pour être bon
Et non savant, dit il, qu'il aime,
Du bonheur c'est le vrai systême"
Je sens, ma foi, qu'il a raison.
De la terre dans laquelle j'habitois, adressée à un homme très respectable que j'appellois mon Papa.
Que vous êtes aimable, mon cher Papa, de me demander une description de ma solitude. Votre imagination est gênée de ne pouvoir se la peindre. Vous voulez faire deCourcellesune seconde étoile du matin, et y lier avec moi un de ces commerces d'ames réservés aux favoris de Brama. Votre idée ne me perdra plus de vue, j'en ferai mon génie tutélaire. Je croirai à chaque instant sentir sa présence, ah! elle ne peut trop tôt arriver, montrons lui donc le chemin.
Quittant votre cité Rhémoise,Ville si fertil en bons Vins,En gras moutons, en bons humains,Après huit fois trois mille toisesToujours suivant le grand chemin,On découvre enfin le villageOù se trouve notre hermitage.Là rien aux yeux du voyageurNe presente objet de surprise,Petit ruisseau, des maisons, une EgliseTout à côté la hutte du Pasteur;Car ces Messieurs pour quelques Patenôtres.Pour un surplis, pour un vêtement noirEn ce monde un peu plus qu'en l'autreOnt droit près du bon dieu d'établir leur manoir.
Quittant votre cité Rhémoise,Ville si fertil en bons Vins,En gras moutons, en bons humains,Après huit fois trois mille toisesToujours suivant le grand chemin,On découvre enfin le villageOù se trouve notre hermitage.Là rien aux yeux du voyageurNe presente objet de surprise,Petit ruisseau, des maisons, une EgliseTout à côté la hutte du Pasteur;Car ces Messieurs pour quelques Patenôtres.Pour un surplis, pour un vêtement noirEn ce monde un peu plus qu'en l'autreOnt droit près du bon dieu d'établir leur manoir.
Quittant votre cité Rhémoise,
Ville si fertil en bons Vins,
En gras moutons, en bons humains,
Après huit fois trois mille toises
Toujours suivant le grand chemin,
On découvre enfin le village
Où se trouve notre hermitage.
Là rien aux yeux du voyageur
Ne presente objet de surprise,
Petit ruisseau, des maisons, une Eglise
Tout à côté la hutte du Pasteur;
Car ces Messieurs pour quelques Patenôtres.
Pour un surplis, pour un vêtement noir
En ce monde un peu plus qu'en l'autre
Ont droit près du bon dieu d'établir leur manoir.
Ce début n'est pas fort seduisant; aussi ne vous ai-je rien promis de merveilleux. Je pourrois cependant pour embellir ma narration me perdre dans de brillantes descriptions, et commencer par celle de notre clocher; mais malheureusement nous n'en avons point; car je ne crois pas que l'on puisse appeller de ce nom l'endroit presque souterrain où logent trois mauvaises cloches. Elles m'étourdissent par fois au point que sans leur baptême, je les enverrois aux enfers sonner les diners dePlutonet deProserpine.
On apperçoit près de l'Eglise, entre elle et le curé, une petite fenêtre grillée, ceci est une vraie curiosité; c'est un sépulcre bâti parSaladin d'Anglure, ancien Seigneur deCourcellesil vivoit du tems des croisades, et donna comme les autres dans la manie du siécle. Il ne fut pas plus heureux que ses confreres. Son sort fut d'être prisonnier du vaillant Saladin dont il conserva le surnom. Sa captivité l'ennuyant, il fit vœu, si elle finissoit bientôt, de bàtir dans sa Seigneurie un sépulcre, et un calvaire à même distance l'un de l'autre qu'ils le sont à Jérusalum. C'est aussi ce qu'il fit.
Quand par une aventure heureuse,Des fers du VaillantSaladinIl revint chez lui sauf et sain;Mais la chronique scandaleuseQui daube toujours le prochain,Et ne se repâit que de blamePretend que trop tôt pour Madame,Et trop tard pour le PelerinDans son Châtel il s'en revint.Ce fut, dit on, le lendemain,La veille, ou le jour que la Dame,Croyant son mari très beninParti pour la gloire éternelleVenoit de contracter une hymenée nouvelle.
Quand par une aventure heureuse,Des fers du VaillantSaladinIl revint chez lui sauf et sain;Mais la chronique scandaleuseQui daube toujours le prochain,Et ne se repâit que de blamePretend que trop tôt pour Madame,Et trop tard pour le PelerinDans son Châtel il s'en revint.Ce fut, dit on, le lendemain,La veille, ou le jour que la Dame,Croyant son mari très beninParti pour la gloire éternelleVenoit de contracter une hymenée nouvelle.
Quand par une aventure heureuse,
Des fers du VaillantSaladin
Il revint chez lui sauf et sain;
Mais la chronique scandaleuse
Qui daube toujours le prochain,
Et ne se repâit que de blame
Pretend que trop tôt pour Madame,
Et trop tard pour le Pelerin
Dans son Châtel il s'en revint.
Ce fut, dit on, le lendemain,
La veille, ou le jour que la Dame,
Croyant son mari très benin
Parti pour la gloire éternelle
Venoit de contracter une hymenée nouvelle.
La tradition étoit en balance sur ces trois dates; mais la malignité humaine a donné la préférence à la derniére, ensorte qu'il paroit trés sur que l'Epoux n'arriva que le lendemain.
Quel affront pour un chef couronné de lauriers!Tel est pourtant le sort des plus fameux guerriers;Ceux d'aujourd'hui n'en font que rireMais ceux du tems passé mettoient la chose au pis,Ils n'avoient pas l'esprit de direNous sommes quitte, et bons amis.
Quel affront pour un chef couronné de lauriers!Tel est pourtant le sort des plus fameux guerriers;Ceux d'aujourd'hui n'en font que rireMais ceux du tems passé mettoient la chose au pis,Ils n'avoient pas l'esprit de direNous sommes quitte, et bons amis.
Quel affront pour un chef couronné de lauriers!
Tel est pourtant le sort des plus fameux guerriers;
Ceux d'aujourd'hui n'en font que rire
Mais ceux du tems passé mettoient la chose au pis,
Ils n'avoient pas l'esprit de dire
Nous sommes quitte, et bons amis.
Pendant que vous êtes en train de visiter nos antiquités courcelloises, il me prend envie de vous faire entrer dans notre réduit.
Quoique du titre de château,Pompeusement on le decore,Ne vous figurez pas qu'il soit vaste ni beau.Tel que ces Grands que l'on honorePour les vertus de leurs ayeuxPour tout mérite il n'a comme euxQu'un nom qui se conserve encore.
Quoique du titre de château,Pompeusement on le decore,Ne vous figurez pas qu'il soit vaste ni beau.Tel que ces Grands que l'on honorePour les vertus de leurs ayeuxPour tout mérite il n'a comme euxQu'un nom qui se conserve encore.
Quoique du titre de château,
Pompeusement on le decore,
Ne vous figurez pas qu'il soit vaste ni beau.
Tel que ces Grands que l'on honore
Pour les vertus de leurs ayeux
Pour tout mérite il n'a comme eux
Qu'un nom qui se conserve encore.
Ainsi pour vous en former une juste idée, ne cherchez votre modéle ni dans les romans, ni dans les miracles de féerie. Ce n'est pas même un vieux château fort, comme il en éxiste encore quelques uns dàns nos entours.
Point, on n'y voit fossé ni bastionNi demi-lune ni Dongeon,Ni beaux dehors de structure nouvelle,Mais bien une antique TourelleFlanquant d'assez, vieux bâtimensDont elle est l'unique ornement.
Point, on n'y voit fossé ni bastionNi demi-lune ni Dongeon,Ni beaux dehors de structure nouvelle,Mais bien une antique TourelleFlanquant d'assez, vieux bâtimensDont elle est l'unique ornement.
Point, on n'y voit fossé ni bastion
Ni demi-lune ni Dongeon,
Ni beaux dehors de structure nouvelle,
Mais bien une antique Tourelle
Flanquant d'assez, vieux bâtimens
Dont elle est l'unique ornement.
Un Poëte de nos cantons a dit assez plaisamment en parlant de ceci.
Sur les bords de la Vesle est un château charmantN'allez pas chicaner, Lecteur impertinent)(Le bâtiment à part, la Dame qui l'habitePar ses rares vertus en fait tout le mérite.Vous verrez tout-à l'heure s'il avoit raison.
Sur les bords de la Vesle est un château charmantN'allez pas chicaner, Lecteur impertinent)(Le bâtiment à part, la Dame qui l'habitePar ses rares vertus en fait tout le mérite.Vous verrez tout-à l'heure s'il avoit raison.
Sur les bords de la Vesle est un château charmant
N'allez pas chicaner, Lecteur impertinent)
(Le bâtiment à part, la Dame qui l'habite
Par ses rares vertus en fait tout le mérite.
Vous verrez tout-à l'heure s'il avoit raison.
Je ne m'arrêterai point à vous peindre la ferme quoi qu'elle tienne au château, ni l'attirail des animaux de toute espèce qu'elle renferme.
Ces spectacles vraiment rustiquesOffrent pourtant plus de plaisirsA des regards philosophiques,Que ce que l'art et les desirsDe notre insatiable espèceInventent tous les jours aidés par la mollesse.
Ces spectacles vraiment rustiquesOffrent pourtant plus de plaisirsA des regards philosophiques,Que ce que l'art et les desirsDe notre insatiable espèceInventent tous les jours aidés par la mollesse.
Ces spectacles vraiment rustiques
Offrent pourtant plus de plaisirs
A des regards philosophiques,
Que ce que l'art et les desirs
De notre insatiable espèce
Inventent tous les jours aidés par la mollesse.
Je vous ferai entrer tout de suite dans une grande cour de gazon où effectivement je voudrois bien vous voir. Deux manieses de Perrons y conduisent, l'un aux appartemens, l'autre à la cuisine. Commençons par ce dernier quoique ce ne soit pas trop la coutume.
Là chaque jour, tant bien que mal,On apprete deux fois un repas très frugal,Mais que l'appétit assaisonne.Loin, bien loin, ces bruyans festins,Toujours suivis des médecinsOù le poison dans cent ragoûts foisonneNous aimons mieux peu de mets bien choisisDe la Santé, moins de plats, plus de ris.
Là chaque jour, tant bien que mal,On apprete deux fois un repas très frugal,Mais que l'appétit assaisonne.Loin, bien loin, ces bruyans festins,Toujours suivis des médecinsOù le poison dans cent ragoûts foisonneNous aimons mieux peu de mets bien choisisDe la Santé, moins de plats, plus de ris.
Là chaque jour, tant bien que mal,
On apprete deux fois un repas très frugal,
Mais que l'appétit assaisonne.
Loin, bien loin, ces bruyans festins,
Toujours suivis des médecins
Où le poison dans cent ragoûts foisonne
Nous aimons mieux peu de mets bien choisis
De la Santé, moins de plats, plus de ris.
Voilà notre devise, mon cher Papa, je crois qu'elle est aussi la vôtre; notre réz de chaussée consiste en cuisine, office, salle à manger, chambre et cabinets, rien de tout cela n'est ni élegant ni commode.
Nos devanciers fort bonnes gensN'entendoient rien aux ornemensEt leurs désirs ne passoient guéreLes bornes du seul necessaire.
Nos devanciers fort bonnes gensN'entendoient rien aux ornemensEt leurs désirs ne passoient guéreLes bornes du seul necessaire.
Nos devanciers fort bonnes gens
N'entendoient rien aux ornemens
Et leurs désirs ne passoient guére
Les bornes du seul necessaire.
Ils étoient plus heureux et plus sages que nous, car la vraie sagesse n'est autre chose que la modération des desirs. D'après cette definition on pourroit, je crois, loger tout notre siécle aux petites maisons. Ce qu'il y a de plus agréable dans la notre est la vuë du grand chemin.
De ce chemin où chacun trotteOù nous voyons soirs et matinsPasser toute espece d'humains;Tantôt la gent portant calote,Et tantôt de jeunes plumets,Les rusés disciples d'IgnacePuis ceux de la grace efficace,Des piétons, des cabrioletsTant d'Etres à deux pieds, sots, et colifichets,Enfin cent sortes d'équipagesEt mille sortes de visages.
De ce chemin où chacun trotteOù nous voyons soirs et matinsPasser toute espece d'humains;Tantôt la gent portant calote,Et tantôt de jeunes plumets,Les rusés disciples d'IgnacePuis ceux de la grace efficace,Des piétons, des cabrioletsTant d'Etres à deux pieds, sots, et colifichets,Enfin cent sortes d'équipagesEt mille sortes de visages.
De ce chemin où chacun trotte
Où nous voyons soirs et matins
Passer toute espece d'humains;
Tantôt la gent portant calote,
Et tantôt de jeunes plumets,
Les rusés disciples d'Ignace
Puis ceux de la grace efficace,
Des piétons, des cabriolets
Tant d'Etres à deux pieds, sots, et colifichets,
Enfin cent sortes d'équipages
Et mille sortes de visages.
Ce tableau mouvant est par fois fort récréatif, il me paroit assez plaisant d'y juger les gens sur la mine, et de deviner leur motif, et le sujet de leurs courses.
Mais, Papa, qu'il est consolantVoyant leurs soins et leur inquiétudeDe jouir du repos constantQu'on goute dans la solitude.
Mais, Papa, qu'il est consolantVoyant leurs soins et leur inquiétudeDe jouir du repos constantQu'on goute dans la solitude.
Mais, Papa, qu'il est consolant
Voyant leurs soins et leur inquiétude
De jouir du repos constant
Qu'on goute dans la solitude.
A dire vrai, le spectacle du grand chemin, est celui qui m'occupe le moins; j'aime mille fois mieux nos promenades champêtres; avant de yous y conduire, il faut en historien fidelle vous rendre compte de notre chaumiére.
Vous croyez peut-être trouver un premier étage au dessus de la façade dont je vous ai parlé? Point du tout. Ne vous ai-je pas dit que nos péres préferoient l'utile à l'agréable: aussi ont ils mieux aimé construire de grands greniers que de jolis appartemens; mais en revanche ils out jetté quantité de petites mansardes sur un autre côté du logis. Ce dernier donne sur un verger qui fait mes délices, il est précédé d'un petit parterre, et finit par un bois charmant.
Une onde toujours claire et pureY vient accorder souo murmureAu son mélodieux de mille et mille oiseauxQue cachent en tous tems nos jeunes arbrisseaux.
Une onde toujours claire et pureY vient accorder souo murmureAu son mélodieux de mille et mille oiseauxQue cachent en tous tems nos jeunes arbrisseaux.
Une onde toujours claire et pure
Y vient accorder souo murmure
Au son mélodieux de mille et mille oiseaux
Que cachent en tous tems nos jeunes arbrisseaux.
C'est là que votre fille se plait à rêver à vous, mon cher Papa, c'est dans ce réduit agréable qu'elle s'occupe tour à tour de morale et de tendresse.
Epictete, Pope, Zénon.
EtSocrate, et surtout l'ingenieuxPlaton,Viennent dans ces lieux solitairesMe prêter le secours de leurs doctes lumiéres:Mais plus souvent la sœur de l'enfant de CyprisEcartant sans respect cette foule de sagesOccupe seule mes espritsEn y gravant de mes amisLes trop séduisantes images.
EtSocrate, et surtout l'ingenieuxPlaton,Viennent dans ces lieux solitairesMe prêter le secours de leurs doctes lumiéres:Mais plus souvent la sœur de l'enfant de CyprisEcartant sans respect cette foule de sages
EtSocrate, et surtout l'ingenieuxPlaton,
Viennent dans ces lieux solitaires
Me prêter le secours de leurs doctes lumiéres:
Mais plus souvent la sœur de l'enfant de Cypris
Ecartant sans respect cette foule de sages
Occupe seule mes espritsEn y gravant de mes amisLes trop séduisantes images.
Occupe seule mes esprits
En y gravant de mes amis
Les trop séduisantes images.
Je n'entreprendrai pas de vous peindre nos autres promenades, elles sont toutes charmantes; un paysage coupé, quantité de petits bosquets, mille jolis chemins, nous procurent naturellement des beautés auxquelles l'art ne sauroit atteindre.
La Vesle borde nos prairiesSur sa rive toujours fleurieRegne un doux air de bergerieDangereux pour les tendres cœurs.Là, qui se sent l'ame attendrieS'il craint de l'amour les erreursDoit vite quitter la partie.
La Vesle borde nos prairiesSur sa rive toujours fleurieRegne un doux air de bergerieDangereux pour les tendres cœurs.Là, qui se sent l'ame attendrieS'il craint de l'amour les erreursDoit vite quitter la partie.
La Vesle borde nos prairies
Sur sa rive toujours fleurie
Regne un doux air de bergerie
Dangereux pour les tendres cœurs.
Là, qui se sent l'ame attendrie
S'il craint de l'amour les erreurs
Doit vite quitter la partie.
Quittons la donc, mon cher Papa; aussi bien ai-je seulement oublié de vous montrer la plus piéce de l'hermitage. C'est un canal superbe. Il a cent vingt toises de long sur douze de large, une eau courante et crystalline en rend la surface toujours brillante, cest la digne embléme d'un cœur ami, jugez si cette vuë me fait penser à vous.
De grands potagers terminent l'enclos de la maison. Si j'étois méchante je continuerois ma description, et ne vous ferois pas grace d'une laitue, mais je me contenteraide vous dire que le ciel fit sans doute ce canton pour des Etres broutans. Si les Israëlites en eussent mangé jadis, ils n'auroient ni regretté l'Egypte ni desiré la terre promise.
Voilà mon cher Papa une assez mauvaize esquisse du pays Courcellois.
L'air m'en seroit plus doux et le ciel plus sereinSi quelque jour, moins intraitableEt se laissant flechir, le farouche DestinY conduisoit cetriotant aimableQue j'aime, et chérirai sans finMais las! j'y perds tout mon latin,Et ce que de mieux je puis faireEst d'espérer et de me taire
L'air m'en seroit plus doux et le ciel plus sereinSi quelque jour, moins intraitableEt se laissant flechir, le farouche DestinY conduisoit cetriotant aimableQue j'aime, et chérirai sans finMais las! j'y perds tout mon latin,Et ce que de mieux je puis faireEst d'espérer et de me taire
L'air m'en seroit plus doux et le ciel plus serein
Si quelque jour, moins intraitable
Et se laissant flechir, le farouche Destin
Y conduisoit cetriotant aimable
Que j'aime, et chérirai sans fin
Mais las! j'y perds tout mon latin,
Et ce que de mieux je puis faire
Est d'espérer et de me taire
I should have stopt here, and finished my present correspondence with you by leaving your mind harmonized with the above sweet stanzas ofMadame des Jardins, but that it may seem strange, to give a specimen of one French Lady's literary talents, without acknowledging, that this kingdom abounds with many, of infinite merit.—While England can boast only of about half a dozen women, who will immortalize their names by their works, France can produce half an hundred, admired throughout Europe, for their wit, genius, and elegant compositions.—Were I to recite the names and writings only of female authors of eminence, which France has produced, since the time of the first, and most unfortunateHeloise, who died in 1079, down toMadame Riccoboni, now living, it would fill a volume. We have, however, aCarter, and aBarbauld, not less celebrated for their learning and genius than for their private virtues; and I think it may, with more truth be said of women, than of men, that the more knowledge, the more virtue; the more understanding, the less courage. Why then is theplume elevated to the head? and what must the present mode of female education and manners end in, but in more ignorance, dissipation, debauchery and luxury? and, at length, in national ruin. Thus it was atRome, the mistress of the world; they became fond of the most vicious men, and such as meant to enslave them, who corrupted their hearts, by humouring and gratifying their follies, and encouraging, on all sides, idleness and dissolute manners, blinded byCæsar's complaisance; from hisalmsmen, they became hisbondmen; he charmed them in order to enslave them. When the tragedy ofTereuswas acted atRome,Ciceroobserved, what plaudits the audience gave with their hands at some severe strokes in it against tyranny; but he very justly lamented, that they employed their hands,only in the Theatre, not in defending that liberty which they seemed so fond of.
I.
If you travel post, when you approach the town, or bourg where you intend to lie, ask the post-boy, which house he recommends as the best? and never go to that, if there is any other.—Be previously informed what other inns there are in the same place. If you go according to the post-boy's recommendation, the aubergiste gives him two or three livres, which he makes you pay the next morning. I know but one auberge betweenMarseillesandParis, where this is not a constant practice, and that is atVermanton, five leagues fromAuxerre, where every English traveller will find a decent landlord,Monsieur Brunier,a St. Nicolas; good entertainment, and no imposition, and consequently an inn where no post-boy will drive, if he can avoid it.
II.
If you take your own horses, they must be provided with head-pieces, and halters; the French stables never furnish any such things; and your servant must take care that theGarçon d'Ecuriedoes not buckle them so tight, that the horses cannot take a full bite, this being a common practice, to save hay.
III.
If theGarçon d'Ecuriedoes not bring the halters properly rolled up, when he puts your horses to, he ought to have nothing given him, because they are so constantly accustomed to do it, that they cannot forget it,but in hopes you may too.
IV.
Direct your servant, not only to see your horses watered, and corn given them, but tostand bywhile they eat it: this is often necessary in England, and always in France.
V.
If you eat at thetable d'Hote, the price is fixed, and you cannot be imposed upon. If you eat in your own chamber, and order your own dinner or supper, it is as necessary to make a previous bargain with your host for it, as it would be to bargain with an itinerant Jew for a gold watch; theconscienceandhonourof aFrench Aubergiste, and a travelling Jew, are always to be considered alike; and it is very remarkable, that the publicans in France, are the only people who receive strangers with a cool indifference! and where this indifference is most shewn, there is most reason to be cautious.
VI.
Be careful that your sheets are well aired, otherwise you will find them often, not only damp, but perfectly wet.—Frenchmen in general do not consider wet or damp sheets dangerous, I am sure FrenchAubergistesdo not.
VII.
Young men who travel into France with a view of gaining the language, should always eat at thetable d'Hote.—There is generally at these tables, an officer, or a priest, and though there may be none but people of a middling degree, they will shew every kind of attention and preference to a stranger.
VIII.
It is necessary to carry your own pillows with you; in some inns they have them; but in villages,bourgs, &c. none are to be had.
IX.
In the wine provinces, at all thetable d'Hotes, they always provide the common wine, as we do small beer; wine is never paid for separately, unless it is of a quality above thevin du Pays; and when you call for better, know the pricebeforeyou drink it.
X.
When fine cambrick handkerchiefs, &c. are given to be washed, take care they are not trimmed round two inches narrower, to make borders toMadame la Blanchisseuse'snight caps: this is a littledouceurwhich they think themselves entitled to, from my LordAnglois, whom they are sure istres riche, and consequently ought to be plundered by the poor.
XI.
Whenever you want honest information, get it from a French officer, or a priest, provided they are on thewrongside of forty; but in general, avoid all acquaintance with either, on therightside of thirty.
XII.
Where you propose to stay any time, be very cautious with whom you make an acquaintance, as there are always a number of officious forward Frenchmen, and English adventurers, ready to offer you their services, from whom you will find it very difficult to disengage yourself, after you have found more agreeable company.—Frenchmen of real fashion, are very circumspect, and will notfall in love with youat first sight; but a designing knave will exercise every species of flattery, in order to fix himself upon you for his dinner, or what else he can get, and will be with you before you are up, and after you are in bed.
XIII.
Wherever there is any cabinet of curiosities, medals, pictures, &c. to be seen, never make any scruple to send a card, desiring permission to view them; the request is flattering to a Frenchman, and you will never be refused; and besides this you will in all probability thereby gain a valuable acquaintance.—It is generally men of sense and philosophy, who make such collections, and you will find the collector of them, perhaps, the most pleasing part of the cabinet.
XIV.
Take it as a maxim, unalterable as the laws of the Medes and Persians, that whenever you are invited to a supper atParis,Lyons, or any of the great cities, where alittletrifling play commences before supper, thatgreat playis intended after supper; and that you are the marked pigeon to be plucked. Always rememberLord Chesterfield'sadvice to his son: "If you play with men, know withwhomyou play; if with women, forwhat:" and don't think yourself the more secure, because you see at the same table some of your own countrymen, though they are Lords or Ladies; aLondongambler would have no chance in aParisianparty.
XV.
Dress is an essential and most important consideration with every body in France. A Frenchman never appears till his hair is well combed and powdered, however slovenly he may be in other respects.—Not being able to submit every day to this ceremony, the servant to a gentleman of fashion at whose house I visited inMarseilles, having forgot my name described me to his master, as the gentleman whose hair wastoujours mal frise.—Dress is a foolish thing, saysLord Chesterfield; yet it is a foolish thing not to be well dressed.
XVI.
You cannot dine, or visit after dinner, in an undress frock, or without a bag to your hair; the hairen queue, or a little cape to your coat, would be considered an unpardonable liberty. Military men have an advantage above all others in point of dress, in France; a regimental or military coat carries a man with abonne graceinto all companies, with or without a bag to his hair; it is of all others the properest dress for a stranger in France, on many accounts.
XVII.
In France it is not customary to drink to persons at table, nor to drink wine after dinner: when the dessert is taken away, so is the wine;—an excellent custom, and worthy of being observed by all nations.
XVIII.
It is wrong to be led into any kind of conversation, but what is absolutely necessary, with the common, or indeed the middling class of people in France. They never fail availing themselves of the least condescension in a stranger, to ask a number of impertinent questions, and to conclude, you answer them civilly, that they are your equals.—Sentiment and bashfulness are not to be met with, but among people of rank in France: to be free and easy, is the etiquette of the country; and some kinds of that free and easy manner, are highly offensive to strangers, and particularly to a shy Englishman.
XIX.
When well-bred people flatter strangers, they seldom direct their flattery to the object they mean to compliment, but to one of their own country:—As, what abonne gracethe English have, says one to the other, in a whisper loud enough to be heard by the whole company, who all give a nod of consent; yet in their hearts they do not love the English of all other nations, and therefore conclude, that the English in their hearts do not love them.
XX.
No gentleman, priest, or servant, male or female, ever gives any notice by knocking before they enter the bed-chamber, or apartment of ladies or gentlemen.—The post-man opens it, to bring your letters; the capuchin, to ask alms; and the gentleman to make his visit. There is no privacy, but by securing your door by a key or a bolt; and when any of the middling class of people have got possession of your apartment, particularly of a stranger, it is very difficult to get them out.
XXI.
There is not on earth, perhaps, so curious and inquisitive a people as the lower class of French: noise seems to be one of their greatest delights. If a ragged boy does but beat a drum or sound a trumpet, he brings all who hear it about him, with the utmost speed, and most impatient curiosity.—As my monkey rode postillion, in a red jacket laced with silver, I was obliged to make him dismount, when I passed thro' a town of any size: the people gathered so rapidly about me atMoret, three leagues fromFontainbleau, while I stopped only to buy a loaf, that I verily believe every man, woman, and child, except the sick and aged, were paying their respects to my little groom; all infinitely delighted; for none offered the least degree of rudeness.
XXII.
The French never give coffee, tea, or any refreshment, except upon particular occasions, to their morning or evening visitors.
XXIII.
When the weather is cold, the fire small, and a large company, some young Frenchman shuts the whole circle from receiving any benefit from it, by placing himself just before it, laying his sword genteely over his left knee, and flattering himself, while all the company wish him at the devil, that the ladies are admiring his legs: when he has gratified his vanity, or is thoroughly warm, he sits down, or goes, and another takes his place. I have seen this abominable ill-breeding kept up by a set ofaccomplishedyoung fops for two hours together, in exceeding cold weather. This custom has been transplanted lately into England.
XXIV.
Jealousy is scarce known in France; by the time the first child is born, an indifference generally takes place: the husband and wife have their separate acquaintance, and pursue their separateamusements, undisturbed by domestic squabbles: when they meet in the evening, it is with perfect good humour, and in general, perfect good breeding.—When an English wife plays truant, she soon becomes abandoned: it is not so with the French; they preserve appearances and proper decorum, because they are seldom attached to any particular man. While they are at their toilet, they receive the visits of their male acquaintance, and he must be a man of uncommon discernment, who finds out whom it is she prefers at that time.—In the southern parts of France, the women are in general veryfreeandeasyindeed.
XXV.
It is seldom that virgins are seduced in France; the married women are the objects of the men of gallantry. The seduction of a young girl is punished with death; and when they fall, it is generally into the arms of their confessor,—and that is seldom disclosed. Auricular confession is big with many mischiefs, as well as much good. Where the penitent and the confessor happen both to be young, he makes her confess not only all her sins, but sinful thoughts, and then, I fear he knows more than his prudence can absolvedecently, and even when the confessor is old, the penitent may not be out of danger.
XXVI.
Never ask a Frenchman his age; no question whatever can be more offensive to him, nor will he ever give you a direct, though he may a civil answer.—Lewisthe XVth was always asking every man about him, his age. A King may take that liberty, and even then, it always gives pain.—Lewisthe XIVth said toComte de Grammont, "Je sais votre age, l'Eveque de Senlis qui a 84 ans, m'a donne pour epoque, que vous avez etudie ensemble dans la meme classe."Cet Eveque, Sire, (replied theComte,) n'accuse pas juste, car ni lui, ni moi n'avons jamais Etudie.—Before I knew how offensive this question was to a Frenchman, I have had many equivocal answers,—such as,O! mon dieu, as old as the town, or, I thank God, I am in good health, &c.
XXVII.
A modern French author says, that the French language is not capable of thejeux de mots.Les jeux de mots, are not, says he, in the geniusde notre langue, qui est grave, de serieuse. Perhaps it maybe so; but the language, and the men, are then so different, that I thought quite otherwise,—though the following beautiful specimen of the seriousness of the language ought, in some measure; to justify his remark:
Un seul est frappé, & tous sont delivrés,Dieu frappe sons fils innocent, pour l'amourDes hommes coupables, & pardonne aux hommesCoupables, pour l'amour de son fils innocent.
Un seul est frappé, & tous sont delivrés,Dieu frappe sons fils innocent, pour l'amourDes hommes coupables, & pardonne aux hommesCoupables, pour l'amour de son fils innocent.
Un seul est frappé, & tous sont delivrés,
Dieu frappe sons fils innocent, pour l'amour
Des hommes coupables, & pardonne aux hommes
Coupables, pour l'amour de son fils innocent.
XXVIII.
All English women, as well as women of other nations, prefer France to their own country; because in France there is much less restraint on their actions, than there is, (should I not say, than therewas?) in England. All Englishmen, however, who have young and beautiful wives, should, if they are not indifferent about their conduct, avoid a trip toParis, &c. tho' it be but for "a six weeks tour." She must be good and wise too, if six weeks does not corrupt her mind and debauch her morals, and that too by her own sex, which is infinitely the most dangerous company. A French woman is as great an adept at laughing an English-woman into all contempt of fidelity to her husband, as married English-women are in general, in preparing them during their first pregnancy, for the touch of a man-midwife,—and both from the same motive;i.e.to do, as they have done, and bring all the sex upon a level.
XXIX.
The French will not allow their language to be so difficult to speak properly, as the English language; and perhaps they are in the right; for how often do we meet with Englishmen who speak French perfectly? how seldom do we hear a Frenchman speak English without betraying his country by his pronunciation? It is not so with the Spaniards; I conversed with two Spaniards who were never twenty miles fromBarcelona, that spoke English perfectly well.—How, for instance, shall a Frenchman who cannot pronounce the English, be able to understand, (great as the difference is) what I mean when I saythe sun is an hour high? May he not equally suppose that I saidthe sun is in our eye?
XXX.
When you make an agreement with anaubergistewhere you intend to lie, take care to include beds, rooms, &c. or he will charge separately for these articles.
XXXI.
After all, it must be confessed, thatMons. Dessein's a l'Hotel d'AngleterreatCalais, is not only the first inn strangers of fashion generally go to, but that it is also the first and best inn in France.Desseinis the decoy-duck, and ought to have a salary from the French government: he is always sure of a good one from the English.
XXXII.
In frontier or garrison towns, where they have a right to examine your baggage, a twenty-foursolspiece, and assuring the officer that you are a gentleman, and not a merchant, will carry you through without delay.
XXXIII.
Those who travel post should, before they set out, put up in parcels the money for the number of horses they use for one post, two posts, and a postet demi, adding to each parcel, that which is intended to be given to the driver, or drivers, who are intitled by the King's ordinance to fivesolsa post; and if they behave ill, they should be given no more; when they are civil, ten or twelvesolsa post is sufficient. If these packets are not prepared, and properly marked, the traveller, especially if he is not well acquainted with the money, cannot count it out while the horses are changing, from the number of beggars which surround the carriage and who will take no denial.
XXXIV.
People of rank and condition, either going to, or coming from the continent, by writing toPeter Fector, Esq; atDover, will find him a man of property and character, on whom they may depend.
LASTLY,
Valetudinarians, or men of a certain age, who travel into the southern parts of France, Spain, or Italy, should never omit to wear either a callico or fine flannel waistcoat under their shirts: strange as it may seem to say so, this precaution is more necessary in the south of France, than in England. In May last it was so hot atLyons, on the side of the streets the sun shone on, and so cold on the shady side, that both were intolerable. The air is much morevifand penetrating in hot climates, than in cold. A dead dog, thrown into the streets of Madrid at night, will not have a bit of flesh upon his bones after it has been exposed to that keen air twenty-four hours.
FINIS.
List of possible typos and transcriber changes:
Ltr. 34 para. 2: monnments [monuments?]
Several inscriptions were blurred or missing in this source. Educated guesses were made in a few cases.
Ltr. 36: This is what was visible to the transcriber:
L DOMIT. DOMITIANIEX TRIERARCHI CLASS. GERM.D PECCO****A VALENTINA MCO*****ENTISSIMA.
L DOMIT. DOMITIANIEX TRIERARCHI CLASS. GERM.D PECCO****A VALENTINA MCO*****ENTISSIMA.
L DOMIT. DOMITIANI
EX TRIERARCHI CLASS. GERM.
D PECCO****A VALENTINA M
CO*****ENTISSIMA.
Some characters blurred or missing. The full transcription was entered from other sources.
Some of this looks wrong--e.g. the third line should probably begin P F, rather than PE--but it matches the text as printed.
Ltr. 52 para. 2: Typo: that [than?]
Ltr. 54 para. 3: Typo: hundry [hungry?]