George Sand, à son tour, avait quitté Venise; le 29 juillet, elle était à Milan, puis elle traversait la Suisse; elle arrivait à Paris vers le 10 août,--avec Pagello.--Alfred de Musset, qu'elle avait prévenu depuis longtemps, l'attendait et leur premier soin fut de se revoir. C'est par le livre de madame Arvède Barine20qu'il faut connaître cette période de leur existence: brouilles et raccommodements se succèdent sans interruption, compliqués par la présence de Pagello devenu jaloux. Joignez enfin que tout le bruit fait autour d'eux déchire le bandeau brutalement: ils comprennent combien leur situation est fausse et ridicule.
Après un de ces orages, Alfred de Musset, n'y pouvant plus tenir, envoie ce billet à George Sand: «Je vais mettre une seconde fois la mer et la montagne entre nous; si Dieu le permet, je reverrai ma mère, mais je ne reverrai jamais la France.»
En même temps, il écrivait à Buloz:
«Lundi, 18 [août 1834].
»Mon ami, ma mère me donne de quoi aller aux Pyrénées, et je vais partir. Dites-moi si vous croyez pouvoir, quand je serai là-bas, m'envoyer quelque argent. J'y vais pour travailler; je vous donnerai d'abord les vers que je vous ai promis, vous aurez ensuite et bientôt mon roman. Je m'engagerai, si vous voulez, à un dédit pour une époque que vous fixerez, et à laquelle vous recevrez le manuscrit entier, à moins de maladie grave, auquel cas, tout vous sera fidèlement rendu. Répondez-moi un mot ou venez me voir si vous avez le temps. Mais tout de suite, car je ne serai pas ici vendredi.
»T. à v.
»ALFRdDE MUSSET.»
Il devait aller à Toulouse pour voir son oncle, M. Desherbiers, alors sous-préfet à Lavaur; de là aux Pyrénées, puis à Cadix. En conséquence de quoi, il partit pour... Bade. Nous avons de nouveau recours au passeport:
Vu au Ministère des affaires étrangères. Paris, 20 août 1834.Vu pour Francfort et les bords du Rhin. Paris, 20 août 1834. Préfecture de police.Vu à la légation de Bade. Paris, 21 août 1834.Vu à la légation des villes libres d'Allemagne. Paris, 21 août 1834.Vu pour les eaux de Bade. Strasbourg, 28 août 1834.Baden, 30 August 183.--(ILLISIBLE.)
D'autre part, George Sand s'était réfugiée à Nohant; elle y était déjà installée le 31 août, seule, ayant eu la sagesse de laisser Pagello à Paris. Et entre Nohant et Bade recommença une nouvelle correspondance encore plus passionnée que celle entre Paris et Venise21; et pendant ce temps-là Pagello, resté seul à Paris, inconnu, se lamentait de son isolement.--Voici ce qu'il écrivait à Alfred Tattet:
»Parigi, 6 settembre 1834.
»Mio caro Alfredo,
»Il vostro povero amico è a Parigi.--Ho domandato di voi alla vostra casa, mi fu detto che siete alla campagna. Se avessi tempo, sarei venuto a darvi un bacio, ma come sono qui per poco ve lo mando in questo foglio. Non so quanti giorni ancora resterò a Parigi.--Voi sapete che io son obbligato di obbedire alla mia piccola borsa, e questa mi comanda di già la partenza.--Addio.--Se potrò vedervi a Parigi, sarò fortunato; se non potrò, mandatemi un bacio anche voi in un pezzello di carta. Hôtel d'Orléans, n° 17, rue des Petits-Augustins.--Addio, mio buono, mio sincero amico, addio.
»Vo affmoamico,
»PIETRO PAGELLO.»
TRADUCTION
«Paris, 6 septembre 1834,
»Mon cher Alfred,
»Votre pauvre ami est à Paris.--Je suis allé chez vous demander de vos nouvelles; on m'a dit que vous étiez à la campagne. Si j'avais eu le temps, je serais allé vous embrasser, mais comme je suis ici pour peu, je vous embrasse par cette feuille. Je ne sais combien de jours encore je resterai à Paris; vous savez que je suis obligé d'obéir à ma petite bourse, et celle-ci me commande déjà le départ.--Adieu.--Si je puis vous voir à Paris, je serai heureux; si je ne puis, envoyez-moi un baiser, vous aussi, sur un petit bout de papier. Hôtel d'Orléans, n° 17, rue des Petits-Augustins.--Adieu, mon bon, mon sincère ami, adieu.
»Votre très affectionné ami,
»PIERRE PAGELLO.»
Alfred de Musset, dansUne Bonne Fortune, raconte un des incidents de son séjour à Bade22. Après un mois de promenades et de distractions variées, entremêlées de travail, Alfred de Musset songea au retour; son amour, qu'il pensait calmer par l'absence, n'avait fait que s'exalter. Le 10 octobre, il passe à Strasbourg, et dès son arrivée à Paris, le 13, il écrit à George Sand, encore à Nohant: «Mon amour, me voilà ici; tu m'as écrit une lettre bien triste, mon pauvre ange, et j'arrive bien triste aussi. Tu veux bien que nous nous voyions! Et moi, si je le veux!...» Quelques jours après, George Sand venait le rejoindre.
Pagello n'était pas encore parti, mais ce double retour le décida bien vite à reprendre le chemin de Venise, non sans avoir adressé une lettre d'adieu à son ami Alfred Tattet, en lui recommandant le silence:
MONSIEUR ALFRED TATTET
Rue Grange-Batelière, n° 13, Paris.
«Parigi, 23 ottobre 1834.
»Mio buon amico,
»Prima di partire vi mando un bacio ancora. Vi congiuro di non dar parola giammai del mio amore con la George.--Non voglio vendette.--Parto colla sicurezza d'aver agito in uomo onesto.--Questo mi fa dimenticare la mia sofferenza e la mia povertà.--Addio, mio angelo.--Vi scriverò da Venezia.--Addio, addio.
»PIETRO PAGELLO.»
TRADUCTION
«Paris, 23 octobre 1834.
»Mon bon ami,
»Avant de partir, je vous envoie encore un baiser. Je vous conjure de ne souiller jamais mot de mon amour avec la George.--Je ne veux pas de vengeances23.--Je pars avec la certitude d'avoir agi en honnête homme.--Ceci me fait oublier ma souffrance et ma pauvreté.--Adieu, mon ange.--Je vous écrirai de Venise.--Adieu, adieu.
»PIERRE PAGELLO.»
Alfred Tattet avait dissuadé Musset de revoir George Sand; d'où, brouille entre les deux amis: Musset convenait bien, en son for intérieur, qu'il avait tort, mais ne voulait pas qu'on le lui dît. George Sand, ne connaissant pas encore les raisons invoquées par Tattet, voulut dissiper ce nuage:
«Mardi, 28 octobre 1834.
»Mon cher Tattet,
»J'apprends que j'ai été la cause indirecte et très involontaire d'un différend entre vous et Alfred. Je serais bien fâchée de savoir deux vieux amis désunis par rapport à moi. J'espère bien que cela ne sera pas.
»Dans tous les cas, je vous prie de venir me voir; après l'intérêt que vous m'avez témoigné, j'ai lieu d'être surprise et affligée de votre oubli. Je désire causer avec vous et vous attends à votre premier retour à Paris. Toujours quai Malaquais, 19.
»GEORGE SAND.»
«Quand vous serez ici24, écrivez-moi un mot, je vous donnerai rendez-vous, car je suis souvent dehors ou enfermée.»
Mais à peine les deux amants se sont-ils revus qu'ils ne peuvent plus eux-mêmes s'entendre:
GEORGE SAND À ALFRED DE MUSSET
«N'ai-je pas prévu que tu souffrirais de ce passé qui t'exaltait comme un beau poème tant que je me refusais à toi et qui ne te paraît plus qu'un cauchemar à présent que tu me ressaisis?»
ALFRED DE MUSSET À GEORGE SAND
«Ne pense pas au passé! Non, non! Ne compare pas! Ne réfléchis pas! Je t'aime comme on n'a jamais aimé!»
Les crises se succèdent avec rapidité: ils s'adorent le matin et se disent des injures le soir, pour retomber le lendemain dans les bras l'un de l'autre. C'est la phase de leurs amours la plus tourmentée, la plus poignante: à la lecture de ce que madame Arvède Barine publie de leurs lettres, on se demande comment ils n'y ont pas laissé tous deux leur raison.
Alfred de Musset a la fièvre et George Sand veut prendre un déguisement pour venir le soigner chez sa mère: «Si je peux me lever, j'irai te voir», lui répond-il.
Le 8 novembre, Alfred de Musset provoque en duel Gustave Planche qui a mal parlé de George Sand; Planche lui fait des excuses, et, le 12 novembre, Musset écrit à son ami Tattet:
«Mon cher ami,
»Tout est fini.--Si par hasard on vous faisait quelques questions (comme il est possible qu'on vous soupçonne de m'avoir parlé); si enfin peut-être on allait vous voir, pour vous demander à vous-même si vous ne m'avez pas vu, répondez purement que non, que vous ne m'avez pas vu et soyez sûr que notre secret commun est bien gardé de ma part.--J'irai vous voir bientôt.
»À vous de cœur.
»ALFRED DE MUSSET.»
Puis il va dans la Côte-d'Or, à Montbard, chez l'un de ses parents. Quelques jours après, le «pauvre vieux lierre» est revenu où il s'attache.
Le 25 novembre, George Sand écrit à Sainte-Beuve que Musset ne veut plus la voir25; son exaltation touche à la folie: la rupture paraît complète. Le 15 décembre, George Sand est à Nohant; et le 13 janvier 1835, elle adresse cette lettre à Alfred Tattet:
«Monsieur,
»Il y a des opérations qui sont fort bien faites et qui font honneur à l'habileté du chirurgien, mais qui n'empêchent pas la maladie de revenir. En raison de cette possibilité, Alfred est redevenu mon amant; comme je présume qu'il sera bien aise de vous voir chez moi, je vous engage à venir dîner avec nous au premier jour de liberté que vous aurez. Puisse l'oubli que je fais de mon offense ramener l'amitié entre nous.
»Adieu, mon cher Tattet.
»Tout à vous,
»GEORGE SAND.»
Combien le ton de ce billet diffère de celui du 28 octobre 1834!... C'est que Musset avait parlé et raconté à George Sand, dans un moment d'expansion, que son ami Tattet avait fait de son mieux pour empêcher leur rapprochement: de là, colère de la maîtresse contre le gêneur, et, charmée de prendre sa revanche, elle tient à la lui faire savoir.
Peu après, se produit un incident qui remet Pagello en scène, et sur lequel nous n'avons pas d'autre renseignement que cette lettre écrite par George Sand à Alfred Tattet:
«14 février 1835.
»Monsieur,
»J'ai une affaire indispensable à terminer avec vous. Il s'agit d'une affaire d'argent, dans laquelle je suis compromise d'honneur aux yeux de Pierre Pagello. J'ai besoin d'une attestation de vous, et vous êtes trop galant homme pour me la refuser. Je sais que vous m'êtes extrêmement hostile et j'ai peu sujet de vous bénir. Mais soyez sûr que j'ai trop le sentiment des convenances pour vous en faire des reproches et que jamais aucune vengeance de ma part ne cherchera à vous atteindre. Ayez donc, monsieur, la bonté de recevoir chez vous quatre tableaux qui appartiennent à Pierre Pagello et que je m'étais chargé de vendre. Voyant qu'il avait besoin d'argent et sachant, par l'avis d'un expert, que les tableaux ne valaient rien, je lui en donnai la somme de deux mille francs et j'y ajoutai le procédé de lui cacher le secours que [je] lui apportais. Je lui ai remis mille francs en argent et le tins quitte d'une somme plus forte qu'il me devait. Je crus devoir ces ménagements à sa position fâcheuse et délicate à Paris. Aujourd'hui, Pierre Pagello, averti par un de mes amis, me fait un grand crime de cette action et pense que je l'ai faite à dessein de la divulguer et d'avilir son nom; d'abord, en racontant l'histoire telle qu'elle est, je n'ai point sujet de l'avilir; ensuite, je ne l'ai racontée qu'à Alfred qui vous l'a redite, à vous seul. Voulez-vous avoir la bonté, monsieur, de rendre témoignage de ma discrétion, lorsque vous écrirez à Pierre Pagello?
»En second lieu, cette personne insinue que je pourrais bien m'être défaite des tableaux à mon avantage, afin de me donner en même temps les gants d'une générosité singulière. Elle ajoute que, s'ils sont entre mes mainsen effet, elle espère que vous voudrez bien les recevoir, afin de les lui renvoyer ou de les lui faire vendre. Je fais porter les tableaux chez vous; voulez-vous bien en accuser réception à Pierre Pagello? J'espère que oui. Vous avez pensé que le sentiment d'équité vous forçait à vous faire le bourreau d'une âme criminelle. Je ne savais pas que vous eussiez l'âme aussi austère et le bras aussi ferme. J'en souffre, mais je vous en estime d'autant plus, monsieur, et à cause de cela, je pense que vous me laverez de l'accusation de friponnerie, car, si votre amour de la vérité vous a commandé de me nuire, il doit vous commander de me réhabiliter sous les rapports par où je le mérite.
»Veuillez m'honorer d'un mot de réponse. J'ai l'honneur de vous saluer.
»GEORGE SAND.»
Cependant tous deux sont moralement à bout de forces; ils ne peuvent plus se voir sans se quereller et n'ont pas le courage de se quitter. C'est George Sand qui se reprend la première; le 6 mars, elle écrit à Boucoiran: «Aidez-moi à partir aujourd'hui.» Et le lendemain, Musset, venant au rendez-vous, trouve la maison vide:
À MONSIEUR BOUCOIRAN26
Passage Choiseul, 28.
«Monsieur,
»Je sors de chez madame Sand et on m'apprend qu'elle est à Nohant. Ayez la bonté de me dire si cette nouvelle est vraie. Comme vous avez vu madame Sand ce matin, vous avez pu savoir quelles étaient ses intentions, et, si elle ne devait partir que demain, vous pourriez peut-être me dire si vous croyez qu'elle ait quelques raisons pour désirer de ne point me voir avant son départ. Je n'ai pas besoin d'ajouter que dans le cas où cela serait, je respecterais ses volontés.
»ALFRED DE MUSSET.»
Cette fois, c'était fini et bien fini. Ce fut une détente, un soulagement:
GEORGE SAND À BOUCOIRAN
«9 mars 1835.
»Je suis très calme, j'ai fait ce que je devais faire. La seule chose qui me tourmente, c'est la santé d'Alfred.»
Pendant un mois environ, elle fut en proie à une sorte de maladie de langueur, puis le calme vint réellement, et bientôt l'indifférence.
Chez Musset, au contraire, l'apaisement parut se faire tout de suite, mais ce n'était qu'une apparence trompeuse:
J'ai vu le temps où ma jeunesseSur mes lèvres était sans cessePrête à chanter comme un oiseauMais j'ai souffert un dur martyreEt le moins que j'en pourrais dire,Si je l'essayais sur ma lyreLa briserait comme un roseau27...
J'ai vu le temps où ma jeunesseSur mes lèvres était sans cessePrête à chanter comme un oiseauMais j'ai souffert un dur martyreEt le moins que j'en pourrais dire,Si je l'essayais sur ma lyreLa briserait comme un roseau27...
J'ai vu le temps où ma jeunesse
Sur mes lèvres était sans cesse
Prête à chanter comme un oiseau
Mais j'ai souffert un dur martyre
Et le moins que j'en pourrais dire,
Si je l'essayais sur ma lyre
La briserait comme un roseau27...
Le 21 juillet, il écrivait à son fidèle ami:
MONSIEUR ALFRED TATTET
À Baden, poste restante.
«Votre lettre, mon cher Alfred, est arrivée comme je n'étais pas à Paris, ce qui l'ait que ma réponse est en retard de quelques jours. Pour répondre d'abord à votre question sur ce qui regarde madame... (Affaire personnelle à Alfred Tattet)... je crois que ce que je puis vous dire de mieux, c'est qu'il y a tantôt huit ou neuf mois, j'étais où vous êtes, aussi triste que vous, logé peut-être dans la chambre où vous êtes, passant la journée à maudire le plus beau, le plus bleu ciel du monde et toutes les verdures possibles. Je dessinais de mémoire le portrait de mon infidèle; je vivais d'ennuis, de cigares et de pertes à la roulette. Je croyais que c'en était fait de moi pour toujours, que je n'en reviendrais jamais. Hélas! hélas! comme j'en suis revenu! Comme les cheveux m'ont repoussé sur la tête, le courage dans le ventre, l'indifférence dans le cœur, par-dessus le marché! Hélas! à mon retour, je me portais on ne peut mieux; et si je vous disais que le bon temps, c'est peut-être celui où on est chauve, désolé et pleurant!... Vous en viendrez là, mon ami. Je vous plains aujourd'hui bien sincèrement parce que vous souffrez. Quand vous serez guéri, vous n'en serez pas fâché, soyez-en sûr. Tout ce qui fait vivre est bon et sain. Je vous promets de vous tenir au courant de tout ce que je pourrai savoir.
»Je travaille à force. Combien de temps comptez-vous rester à Baden? Adieu, je suis à vous.
»ALFRED DE MUSSET.»
Hélas! non, Alfred de Musset «n'en était pas revenu...» Quelque chose s'était brisé en lui, laissant une plaie qui saigna jusqu'à sa mort.
Le 15 janvier 1859, commençait dans laRevue des Deux Mondesla publication deElle et Lui. Comment expliquer cet ouvrage?
Ce n'est pas une réponse à laConfession d'un Enfant du siècle: nous avons donné la preuve que Musset, avant de l'écrire, avait l'autorisation de George Sand. Pourquoi ce silence de vingt-trois années si laConfessionétait une accusation mensongère? Pourquoi n'avoir parlé que si tard, quand Musset n'était plus là pour la réplique?
Après leur rupture, Musset avait continué d'écrire à George Sand, à des intervalles plus ou moins longs; une correspondance d'un nouveau genre, tout amicale, s'était établie entre eux.
GEORGE SAND À ALFRED DE MUSSET
[1836.]
«Avec les gens qu'on n'aime ni n'estime, on peut avoir des exigences et ne pas se donner la peine de les motiver. De moi à toi, il n'en sera jamais ainsi, et je ne te demanderai jamais rien sans savoir de toi-même à quel point tu approuves ma demande.»
Pendant l'hiver de 1837, George Sand vient passer quelques jours à Paris; ils se retrouvent et ont «six heures d'intimité fraternelle, après lesquelles il ne faudra jamais se mettre à douter l'un de l'autre, fût-on dix ans sans se voir et sans s'écrire».
«Tu peux disposer de moi comme d'un ami et compter que je ferai avec joie tout ce qui te sera agréable», répond-elle, le 19 avril 1838, à Musset qui lui avait recommandé quelqu'un.
La même année ou l'année suivante, Musset impose silence à Alfred Tattet, qui avait raconté divers incidents du voyage à Venise:
«J'apprends, mon cher Alfred, que vous avez manqué plusieurs fois à la parole que vous m'aviez donnée de garder le silence sur tout ce qui s'est passé en Italie. Cela m'a fait beaucoup de peine, d'abord pour vous, qui manquez ainsi à votre promesse, et ensuite pour moi, qui ai cru, pendant plus de quatre ans, avoir un véritable ami.
»T. à v.
»ALFdDE MUSSET.»
M. de Spoelberch de Lovenjoul, dans son récent travail, cite les lettres qu'«Elle» et «Lui» échangèrent en 1840 à propos de leur correspondance passée.
Dans les premiers jours de 1841, nouvelle rencontre des deux anciens amants, qui inspire à Alfred de Musset sonSouvenir28.
Au commencement de l'année 1844 Paul de Musset visite l'Italie et son frère lui rappelle l'ancien amour dans les stances qu'il lui dédie29.
En 1854, George Sand, pour repousser les attaques de laBiographiede Mirecourt, adresse une lettre au journalle Mousquetaire30: «Je ne défendrai pas ici M. de Musset des offenses que vous lui faites. Il est de force à se défendre lui-même, et il ne s'agit que de moi pour le moment. C'est pourquoi je me borne à vous dire que je n'ai jamais confié à personne ce que vous croyez savoir de sa conduite à mon égard et que, par conséquent, vous avez été induit en erreur par quelqu'un qui a inventé ces faits. Vous dites qu'après le voyage en Italie, je n'ai jamais revu M. de Musset. Vous vous trompez, je l'ai beaucoup revu et je ne l'ai jamais revu sans lui serrer la main...»
Donc, malgré toutes ces bonnes relations d'amitié, vingt mois après la mort d'Alfred de Musset,Elle et Luiparut, d'abord dans laRevue des Deux Mondes, puis en volume. Grand tapage au profit de Buloz, mais scandale énorme et qui retomba sur l'auteur. Quelques amis de George Sand, qui détestaient Alfred de Musset et avaient toujours essayé de lui nuire, furent seuls à approuver, avec les ennemis personnels du poète; le blâme fut général et il suffit de lire les journaux de l'époque pour s'en assurer.
Paul de Musset prit, comme il le devait, la défense d'Alfred. Sans rien dire à personne, il envoyaLui et ElleauMagasin de Librairie, dirigé par Charpentier, l'éditeur de son frère31; ce fut par cette revue que madame de Musset mère apprit l'existence d'une réponse:
À MONSIEUR PAUL DE MUSSET
«Dimanche, 10 avril 1859.
»Si tu avais pris la peine, mon cher Paul, de m'écrire pour me donner tes raisons, comme tu l'as fait dans ta lettre d'hier, je n'aurais pas été si vivement impressionnée de cette nouvelle inattendue et je m'y serais probablement rendue comme je le fais aujourd'hui. Puisque la chose est faite, et sans remède, je m'y soumets, tout en regrettant amèrement de n'en avoir rien su d'avance. Je trouve ta première partie brillante de style, d'intérêt et d'esprit; on ne dira toujours pas de ceci que c'est ennuyeux, comme on l'a dit de l'autre. Les portraits sont de main de maître et d'une ressemblance vivante.
»Mais j'en reviens à mes inquiétudes. Je crois que tu te fais une foule d'ennemis irréconciliables. Tous ces personnages existent encore; sous leurs sobriquets, ils ne pourront manquer de se reconnaître. D'ailleurs, la dame les y aidera. C'est là vraiment la plus forte objection que j'ai toujours eue pour cette publication qui, dans ma prévision, t'attirera une foule de désagréments. Si ce n'était cette crainte, je ne pourrais m'empêcher d'être électrisée par des pages si belles et si bien écrites. Il y en a plusieurs d'étonnantes; mais si j'avais été consultée, je t'aurais engagé à ne pas oublier la scène étrange qui s'est passée entre elle et moi à l'occasion du départ pour l'Italie.
»Je t'ai raconté cent fois qu'avant de partir, ton frère m'avait demandé mon consentement à ce triste voyage et que je l'avais obstinément refusé; enfin, voyant mon désespoir, il s'était jeté à mes genoux en me disant: «Ne pleure pas, ma mère. Si l'un de nous deux doit pleurer, ce ne sera pas toi.» Ce sont ses propres paroles. Tu comprends que je ne les ai jamais oubliées; il s'en alla, après m'avoir rassurée, et déclara à la dame qu'il ne pouvait pas partir, qu'il ne pouvait affliger sa mère. Le bon fils! Que fit cette femme? À neuf heures du soir, elle prit un fiacre et se fit conduire à ma porte. On vint m'avertir que quelqu'un me demandait en bas; je descendis, me faisant suivre d'un domestique et n'y comprenant rien. Je montai dans cette voiture, voyant une femme seule. C'était elle. Alors elle employa toute l'éloquence dont elle était maîtresse à me décider à lui confier mon fils, me répétant qu'elle l'aimerait comme une mère, qu'elle le soignerait mieux que moi. Que sais-je? La sirène m'arracha mon consentement. Je lui cédai, tout en larmes et à contre-cœur, caril avait une mère prudente, bien qu'elle ait osé dire le contraire dansElle et Lui.
»Cette scène a son prix, et je suis fâchée qu'elle ne se trouve pas dans ton récit véridique. Vois si tu peux l'introduire en parlant des regrets qu'il laissa derrière lui dans sa famille.
»Adieu, mon cher fils. Je suis peinée de t'avoir affligé par ma lettre. Le sort en est jeté, nous verrons ce que l'avenir nous garde.
»Je t'embrasse et t'aime tendrement.
»EDMÉE.»
Certes, Paul de Musset eut raison de répondre; nous blâmons seulement la manière. On ne riposte pas à un pamphlet par un autre pamphlet; on ne réfute pas des faits dénaturés dans un sens en les dénaturant dans le sens contraire. Selon nous, le mieux eût été d'opposer des documents certains à ces histoires plus ou moins travesties; de publier, en un mot, la correspondance même des deux amants:--nous en revenons toujours là!--Paul de Musset pouvait le faire. George Sand, ayant les originaux, se croyait à l'abri de cette réplique: elle ignorait qu'Alfred de Musset, aussitôt après leur rupture définitive, avait confié ses lettres à madame Caroline Jaubert, et que celle-ci en avait pris la copie exacte32.
Lui et Ellene fit qu'augmenter le tapage; deux camps se formèrent et l'encre coula à flots. Nous ne prétendons pas écrire l'histoire de cette guerre; nous ne voulons plus que citer deux lettres inédites, la première et la dernière de celles que Paul de Musset recueillit en cette occasion et dont il forma tout un dossier.
AUGUSTINE BROHAN À PAUL DE MUSSET
«Avenue de Saint-Cloud, 28 mai 1859.
»Je viens de lireLui et Elle, puisElle et Lui. Cela, monsieur, vous sera sans doute fort indifférent d'avoir mon avis; mais votre esprit généreux comprendra que j'aie voulu vous le donner.
»Si vous vous souvenez de mon nom, vous vous souviendrez aussi que, pendant de longues années, notre grand poète, votre frère, m'appelait sonamie, et ami, véritablement, je l'étais. Simplement, sans que cela fût la suite ou le commencement d'un autre voyage du cœur, il lui avait plu de se plaindre à moi de ces horribles souffrances qui avaient aigri et changé sa nature première, parce qu'il avait compris quelle sympathie il y avait dans mon âme pour sa pauvre âme brisée. Souvent il m'a dit que s'il y avait un remède pour le sauver de cette incurable maladie qui le minait, c'est moi qui le saurais trouver. Mais hélas! quels que fussent mes efforts, le besoin d'oublier le replongeait dans les étourdissements qu'il recherchait. D'ailleurs, là où votre affection échouait, il n'y avait plus de remède.
»Quand la mort, cruelle pour nous qui le perdions, est venue le délivrer, le seul regret qu'on peut raisonnablement avoir était de ne plus rien pouvoir pour lui; qui donc aurait pu jamais supposer qu'on eût à le venger? Il n'est pas besoin de vous dire quel dégoût (il n'est pas non plus besoin d'être femme pour l'éprouver) quel dégoût, dis-je, prend à la gorge en lisant ce pamphlet d'Elle et Lui!...
«Assurément, mon intention n'est point de faire de grandes phrases, mais comment parler posément de cette audacieuse calomnie qui a tenté de ternir la mémoire illustre d'un génie et d'un cœur comme celui que nous pleurons!
»Je ne voulais, monsieur, que vous dire bonnement que votre réponse a déchargé ma colère, dont j'étouffais. Je voulais vous remercier d'avoir remis dans mon cœur, fidèle au souvenir, les mots, les idées, lesairs ressemblantsdu cher mort. Vous m'avez donné de profondes joies et je vous devais de vous en dire ma reconnaissance.
»Alfred de Musset, vous l'avez bien voulu dire vous-même, appartient à la jeunesse, à ce qui souffre, à ce qui aime, et j'ai été jeune en son temps. J'ai souffert,--qui n'a pas souffert?--et j'aime un bel enfant qui est le mien, à qui j'apprends à épeler dans ces belles poésies sorties du cœur du poète et qui devaient le protéger contre tous, quand encore on n'aurait pas eu l'honneur d'être aimée de lui.
»Recevez, monsieur, mes compliments les meilleurs et les plus empressés sur la noble façon dont vous avez rempli la tâche que tout esprit honnête voudrait avoir à remplir.
»BROHAN.»
Si véhémente que puisse paraître cette lettre, aujourd'hui que les esprits sont calmés, elle n'égale pas en violencela Correspondance littéraire,le Journal des Débats,la Revue contemporaine, etc.
PHILARÈTE CHASLES À MADAME CHODZKO
«29 avril 1861.
»Vous devinez avec la grâce et la sûreté du coup d'œil les plus charmantes, chère madame, tout ce qui peut m'être cher et précieux. Il n'y a pas d'être plus noblement doué ni que je vénère plus que madame Dudevant. C'est le premier écrivain de cette époque, et si Dieu lui avait donné un peu plus de faiblesse, c'est-à-dire un peu plus d'amour, et avec ce don un peu plus d'indulgence (l'amour n'est que pardon), elle ne serait peut-être pas un peintre aussi incomparable. Elle n'aurait pas non plus commis les deux seules erreurs graves de sa vie, de parler de ses ancêtres féminins dans ses Mémoires et d'Alfred de Musset dans son livre. Deux malheurs que l'honnête homme a pu se permettre, mais quela femme, si elle eût été plus terriblement femme, n'aurait pas admis, alors même que le vilain monstre pécuniaire et corrupteur qui lui a soufflé ces crimes contre la délicatesse d'âme, l'eût encore plus violemment entraînée à les commettre.
»Mais il faut accepter ce que Dieu nous donne, la cerise avec son poison et l'ananas avec son ivresse et le soleil de l'Inde avec la fièvre. Il y a chez George Sand un génie de peinture, une grandeur de sentiment, une largeur chaude de style artistique, rares chez les génies les plus rares, qui mêlés à une probité et à une équité superbes, en font un des plus beaux honneurs de notre France actuelle.
»Je serai très heureux qu'elle veuille bien agréer mon humble hommage et je vous remercie bien cordialement d'une entremise qui me rend, certes, notre grand homme plus favorable...
»Mille tendres et très respectueux remerciements.
»PHILARÈTE CHASLES.»
Et maintenant que nous avons apporté notre part de témoignages, quand donnera-t-on la parole aux deux héros eux-mêmes pour confesser toute la vérité?
MAURICE CLOUARD
1833
20 et 25 Juin.--Le Temps. Critique deUn Spectacle dans un Fauteuil, par A. G. (2 art.).
11 Juillet.--Journal des Débats. Crit. deValentine, par C. R. (Cuvillier-Fleury).
28 Juillet.--Journal des Débats. Crit. deUn Spectacle dans un Fauteuilet desContes d'Espagne et d'Italie, par J. S.
LELIA, PAR G. SAND. Paris. Dupuis et Tenré. 1833. 2 vol. in-8°.
7 Août.--Bagatelle. Crit. deLelia, par Lottin de Laval.
9 Août.--Europe Littéraire. La Vie Littéraire, autrefois et aujourd'hui, par C. de Feuillide.
15 Août.--Revue des Deux-Mondes. Crit. deLelia, par G. Planche.
22 Août.--Europe Littéraire. Crit. deLelia, par C. de Feuillide.
24 Août.--Le Figaro. Il ou Elle (Sur le duel Planche-De Feuillide).
30 Août.--Écho de la Jeune France. Le Duel de G. Planche et de C. de Feuillide.
1 Septembre.--Le Petit Poucet. Le Duel de G. Planche et de C. de Feuillide.
1 Septembre.--Journal des Débats. Crit. deLelia, par C. R. (Cuvillier-Fleury).
29 Septembre.--Le National. Article par Sainte-Beuve.
4 Novembre.--Journal des Débats. Sur G. Sand, à propos d'Indiana, par J. J. (Janin).
29 Novembre.--Journal des Débats. G. Sand et lesHeures du Soir, par J. J. (Janin).
1834
24 Mars.--Journal des Débats. G. Sand, à propos deValentine, par J. J. (Janin).
15 Mai.--Revue des Deux Mondes. 1re Lettre d'un Voyageur, par G. Sand.
15 Juillet.--Revue des Deux-Mondes. 2e Lettre d'un Voyageur, par G. Sand.
15 Septembre.--Revue des Deux-Mondes. 3e Lettre d'un Voyageur, par G. Sand.
1er Octobre.--Journal des Femmes. Crit. deUn Spectacle dans un Fauteuil, par Mme Cl. Robert.
1er Octobre.--Revue des Deux-Mondes. Crit. deJacques, par G. Planche.
15 Octobre.--Revue des Deux-Mondes. 4e Lettre d'un Voyageur, par G. Sand.
1835
1er Janvier.--Revue des Deux-Mondes. Une bonne Fortune, par Alf. de Musset.
15 Janvier.--Revue des Deux-Mondes. 5e Lettre d'un Voyageur, par G. Sand.
15 Juin.--Revue des Deux-Mondes. La Nuit de Mai, par Alf. de Musset.
15 Juillet.--Mercure de France. Quelques gens de lettres dans leur intérieur, par une Contemporaine (Mme Ida Saint-Elme).
15 Septembre.--Revue des Deux Mondes. Fragment de la Confession d'un Enfant du Siècle, par Alf. de Musset.
1er Décembre.--Revue des Deux-Mondes. La Nuit de Décembre, par Alf. de Musset.
1836
CONFESSION D'UN ENFANT DU SIÈCLE, PAR ALF. DE MUSSET. Paris. Bonnaire. 1836. 2 vol. in-8°.
15 Février.--Revue des Deux-Mondes. Crit. deLa Confession, par Sainte-Beuve.
21 Février.--Chronique de Paris. Crit. deLa Confession, par C. A. (Chaudesaignes).
1er Mars.--Revue des Deux-Mondes. Lettre à Lamartine, par Alf. de Musset.
10 Mars.--Petit Courrier des Dames. Crit. et Extr. deLa Confession, n. s.
15 Mars.--Mercure de France. Crit. deLa Confession, par S. H. Berthoudt.
15 Juin.--Écho de la Jeune France. Crit. deLa Confession, n. s.
1er Juillet.--Revue des Deux-Mondes. Portrait de. G. Sand gravé sur acier par Calamatta, d'après Eugène Delacroix.
15 Août.--Revue des Deux-Mondes. La Nuit d'Août, par Alf. de Musset.
CRITIQUES ET PORTRAITS LITTÉRAIRES, PAR SAINTE-BEUVE. Paris. Renduel, 1832-1836. 3 vol. in-8°. Tome II. p. 283. LesNuits, laConfessionet lesLettres d'un Voyageur.
10 Octobre.--Petit Courrier des Dames. Note et Extr. deLa Nuit d'Août.
1837
LETTRES SUR LES ÉCRIVAINS FRANÇAIS, PAR VAN ENGELGOM (Jules Lecomte). Bruxelles. 1837. 1 vol. in-18, p. 35. Pourquoi, au théâtre, A. de Musset fuyait à la vue de G. Sand.
10 Mars.--Fronde. Crit. deLa Confession, n. s.
LETTRES D'UN VOYAGEUR, PAR G. SAND. Paris. Souverain. 1837. 2 vol. in-8°.
1839
LE POÈTE DÉCHU, PAR ALFRED DE MUSSET. Œuvre inédite.
1840
CONFESSION D'UN ENFANT DU SIÈCLE, PAR ALF. DE MUSSET. Paris. Charpentier, 1840. 1 vol. in-12.
1841
LES ÉCRIVAINS MODERNES DE LA FRANCE, PAR CHAUDESAIGNES. Paris. Gosselin. 1841. 1 vol. in-12--p. 88. Analyse deLa Confession. (Reproduction, avec quelques changements, de l'art. de laChronique de Parisdu 21 Février 1836).
15 Février.--Revue des Deux-Mondes. Souvenir, poésie par Alf. de Musset.
1844
1er Avril.--Revue des Deux-Mondes. À mon frère revenant d'Italie, stances, par A. de Musset--Le Constitutionnel du 6 Avril en publie un extrait.
1846
18 Janvier.--L'Artiste. Alf. de Musset, G. Sand et le Voyage en Italie, lesNuitspar H. Vermot. Fragm. d'une Lettre de G. Sand.
1848
21-24 Juin.--Petit-fils du Père Duchène. Note sur le Pamphlet: Intrigues et Amours de G. Sand (par Brault, in-8°).
1850
1er Juillet.--L'Artiste. Parallèle du talent de Musset et de celui de G. Sand.
1853
PORTRAITS À LA PLUME, PAR CLÉMENT DE RIS. Paris. Didier. 1853. 1 vol. in-12--p. 30. Crit. deLa Confession.
1854
ALFRED DE MUSSET, PAR EUGÈNE DE MIRECOURT. Paris. Roret. 1854. 1 vol. in-32.
GEORGE SAND, PAR EUGÈNE DE MIRECOURT. Paris. Roret. 1854. 1 vol. in-32.
15 Février.--Le Mousquetaire. Lettre de G. Sand à propos de laBiographiede Mirecourt.
12 Mars.--Le Mousquetaire. Crit. deLa Confessionpar A. Dumas.
HISTOIRE DE MA VIE, PAR G. SAND. Paris. Lecou. 1854-1855. 20 vol. in-8°--Tome XVII, p. 219-233, Le Voyage en Italie.
1857
10 Mai.--Gazette de Paris. SurLa Confession, par Ph. Audebrand.
9 Juin.--Les Contemporains. Comment écrivaient A. de Musset et G. Sand, par Mirecourt.
1858
3 Juillet.--L'Artiste. Alf. de Musset et G. Sand.
1859
ELLE ET LUI, PAR G. SAND. Revue des Deux-Mondes, 15 Janvier, 1er et 15 Février, 15 Mars.
ELLE ET LUI, PAR G. SAND. Paris. Hachette. 1859. 1 vol. in-12.
LUI ET ELLE, PAR PAUL DE MUSSET. Magasin de Librairie, 10 et 25 Avril, 10 Mai.
LUI, PAR MME L. COLET. Messager de Paris, du 23 août au 16 septembre (22 feuilletons).
3 Mars.--Journal des Débats, Crit. deElle et Lui, par Prevost Paradol.
5 Avril.--Correspondance Littéraire. Crit. deElle et Lui, par Lud. Lalanne.
11 Avril.--La Mode. Crit. deElle et Lui, par U. Guttinguer.
15 Avril.--Revue Anecdotique. SurElle et Lui,Lui et Elle, clef des personnages.
20 Avril et 5 Mai.--Correspondance Littéraire. Crit. deLui et Elle, par Lud. Lalanne.
21 Mai.--L'Illustration. Crit. deElle et Lui.
24 Mai.--Le Siècle. Crit. deElle et Lui,Lui et Elle, par T. Delord.
7 Juin.--Gazette de France. Crit. deElle et Lui.
15 Juin.--Le Pays. Crit. deElle et Lui,Lui et Elle, par Barbey d'Aurevilly.
25 Juillet.--Le Correspondant. Crit. deElle et Lui,Lui et Elle, par A. de Pontmartin.
15 Août.--Revue Contemporaine. Confessions de deux Enfants du Siècle, par H. Babou.
18 Août.--Revue de l'Instruction publique. Crit. deElle et Lui, par A. Claveau.
15 Octobre.--Revue des Deux-Mondes. Préface de Jean de la Roche, par G. Sand.
1er Novembre.--Revue Anecdotique. À propos deLui, extrait du Causeur.
25 Novembre.--Correspondance Littéraire. La Préface deJean de la Rocheet A. de Musset.
27 Novembre.--Journal des Débats. Crit. deLui, par Cuvillier-Fleury.
10 Décembre.--Magasin de Librairie. Crit. deLui, par T. Delord.
L'ANNÉE LITTÉRAIRE, PAR VAPEREAU. Année 1859. Paris. Hachette. 1 vol. in-12--p. 63. À propos deElle et Lui--p. 91. SurLui et Elle--p. 94. SurLui.
1860
LUI ET ELLE, PAR PAUL DE MUSSET. Paris. Charpentier. 1860. 1 vol. in-12.
LUI, PAR MME L. COLET. Paris. Bourdilliat. 1860. 1 vol. in-12.
EUX, DRAME CONTEMPORAIN, PAR MOI [A. Doinet]. Caen, Legost-Clerisse. 1860. 1 vol. in-12.
EUX ET ELLES, PAR M. DE LESCURE. Paris. Poulet-Malassis et De Broise. 1860. 1 vol. in-12.
1er Janvier.--Revue Anecdotique. Note surEux, pseudonyme de l'auteur.
Janvier.--Bentley's quarterly review, Étude sur G. Sand.
25 Janvier.--Correspondance Littéraire. Crit. deLui et Elle, par. Lud. Lalanne.
14 Février.--Le Gaulois. Les Amours d'un poète, idylle en 4 colonnes, par A. Delatouche.
19 Février.--Le Gaulois. Note relative aux Amours d'un Poète.
JEAN DE LA ROCHE, PAR G. SAND. Paris. Hachette. 1860. 1 vol. in-12.
1er Mars.--Revue Anecdotique. Stances surLui, par Andréa P.
25 Mars.--Correspondance Littéraire. À propos des vers d'Andréa P.
1er Avril.--Revue Anecdotique. Note sur le livre de M. de Lescure.
ANNÉE LITTÉRAIRE ET DRAMATIQUE, PAR A. VAPERTEAU. 3e année, 1860. Paris. Hachette. 1 vol. in-12--p. 145. Des clefs de roman, à propos deJean de la Roche.
1861
1er Octobre.--Revue Anecdotique. Clef des personnages deLui.
1862
ALFRED DE MUSSET, PAR ADOLPHE PERREAU. Paris. Poulet-Malassis. 1862. 1 vol. in-12--p. 21 à 40. Alf. de Musset et G. Sand, lesNuits, etc.
LA NUIT DE MAI, PAR ALF. DE MUSSET. Traduction en vers latins par M. Eugène Beaufrère. Nîmes. Imp. Lafare et Attenoux. 1862. Br. in-8°.
1863
LES MORTS VONT VITE, PAR ALEXANDRE DUMAS. Paris. M. Levy. 1863. 2 vol. in-12. Tome II, p. 109, 135, 163. SurLa Confession, etc...
1864
19 Mars.--Nouvelle Revue de Paris. Crit. deElle et Lui.
ALFRED DE MUSSET DEVANT LA JEUNESSE, PAR LISSAGARAY. Paris. Cournol. 1864. Br. in-8°--p. 15. SurLa Confession, etc...
19 Mars.--Petite Revue. Réfutation de la conférence de M. Lissagaray, par Pincebourde.
8 Mai.--Le Temps. Réfutation de la conférence de M. Lissagaray, par H. de Lagardie.
1865
LES POÉSIES D'A. DE MUSSET, PAR CH. BIGOT, conférence. Nevers. Tous les libraires. 1865. Br. in-8°--p. 7. Alfred de Musset et G. Sand, désespoir du poète trahi.
17 Juin.--Petite Revue. Deux sonnets surChattertonà Alf. de Vigny par G. Sand et Alf. de Musset. Lettre de Ratisbonne à ce sujet33. Reproduit dans: Gazette Anecdotique, 28 février 1877--Les Annales, 18 Décembre 1887.
1866
1er Avril.--Revue du XIXe siècle. La littéraire de 1830.
ŒUVRES D'ALFRED DE MUSSET. Édition dédiée aux Amis du poète avec une Notice biographique par son frère. Paris. Charpentier. 1865-1866. 10 vol. in-4°--Tome X, p. 19 à 27. Le Voyage en Italie, lesNuits, laConfession--p. 32-33, sur lePoète déchu, leSouvenir.
1er Décembre.--Revue du XIXe Siècle. A. de Musset et G. Sand, d'ap. Pierre Leroux.
1869
PORTRAITS CONTEMPORAINS, PAR SAINTE-BEUVE. Nouvelle édition. Paris. C. Levy. 1869. 5 vol. in-12--Tome 1, p. 516. Lettre de G. Sand à Sainte-Beuve.
THE NIGHT IN OCTOBER, translated from the French of Alfred de Musset by Aunt Jane. Paris. Plon. 1869. Br. in-8°.
1873
LES COULISSES DU PASSÉ, PAR P. FOUCHER. Paris. Dentu. 1873. 1 vol. in 12-p. 282. Le désespoir d'A. de Musset.--p. 371. A. de Musset et G. Sand dans lesPortraitsde Sainte-Beuve.
11 Mars.--Le Corsaire. Sonnet à G. Sand: «Telle de l'Angelus» par A. de Musset.--Reproduit dans: Le Constitutionnel. 12 janvier 1881. Le Figaro, 15 janvier 1881. Gaulois, 19 août 1896, etc.
1875
ALFRED DE MUSSET, PAR H. SECRÉTAN. Lauzanne, Impr. Howard Delisle. 1875. 1 vol. in-8°--p. 68. Georges Sand et A. de Musset; fragments de trois lettres de G. Sand à Sainte-Beuve.
LES NUITS D'ALF. DE MUSSET, fragments. Musique de A. de Massa. Paris. Durand Schoenewerck et Cie 1875. Gr. in-8°. titre lithographie par L. Denis34.
1876
31 Mars.--Gazette Anecdotique. Crit. deLuipar G. d'Heilly.
CONFESSION D'UN ENFANT DU SIÈCLE, PAR ALF. DE MUSSET, orné de 1 portrait et 1 Eau Forte. Paris. Charpentier. 1870. 1 vol. in-32.
ROMANCIERS CONTEMPORAINS, PAR MARIUS TOPIN. Paris. Charpentier. 1876. 1 vol. in-12.--p. 31, surLui et Elle, Elle et Lui.
1877
BIOGRAPHIE D'A. DE MUSSET, PAR PAUL DE MUSSET. Paris. Charpentier. 1877. 1 vol. in-12-Voir p. 118, 125 à 132, 139, 144 et 260.
14 Avril.--L'Homme Libre. Lettre d'Alf. de Musset à G. Sand, et Stances à G. Sand: «Porte la vie...» par Alf. de Musset. Stances reproduites dans: Annales Politiques et littéraires, 19 Avril 1891.--Observateur Français. 31 Avril 1891.--Courrier de Londres et de l'Europe. 26 Avril 1891.--Gazette Anecdotique, 15 Mai 1891.--Le Jour. 11 Mai 1891.--Simple Revue, 1 Juillet 1894.-Pages d'Art et de Sciences (Bruxelles), décembre 1894. etc...
ALFRED DE MUSSET VON PAUL LINDAU. Berlin. A. Hoffmann. 1877. 1 vol in-8°-p. 118 et suiv.: A. de Musset et G. Sand, lesLettres d'un Voyageur. Lui et Elle, Elle et Lui, Lui, etc.
1878
15 Mars.--Revue des Deux-Mondes. SurElle et Lui, par d'Haussonville.
CATALOGUE DE LETTRES AUTOGRAPHES comprenant les Correspondances de P. Chasles, G. Planche et Sauvage. Vente, rue des Bons-Enfants, le 28 Juin 1878. Paris. G. Charavay, 1878. Br. in-8°-n° 141 et 142. Lettres d'Alf. de Musset à G. Planche et réponse de celui-ci, 8 et 10 Nov. 1834.--Provocation en duel à propos de G. Sand et excuses.
Sept.-Oct.--The North American Review. Musset et G. Sand, par T. S. Perry.
LUI ET ELLE, PAR PAUL DE MUSSET, avec deux dessins de Rochegrosse. Paris. Charpentier. 1878. 1 vol. in-32.
1er Novembre.--Revue des Deux-Mondes. Après la lecture d'Indiana, stances, par A. de Musset.
1879
7 Février.--Revue du XIXe Siècle. À propos de l'édition in-32 deLui et Elle, par Ch. Rigot.
SAINTE-BEUVE ET SES INCONNUS, PAR A. PONS. Paris. Ollendorff. 1879. 1 vol. in-12--p. 115 à 121. A. de Musset et G. Sand, leur correspondance, extraits, etc.
ALF. DE MUSSET. SPOWDIEDZ' DZIECIECIA WIEKU przklad L. Kaczynskiej. Warszawa. Nakladem Radakcyl Przegladu Tygodniowego. 1879. 3 vol. in-16. Traduction de la Confession d'un Enfant du Siècle.
1880
THE POET AND THE MUSE, being a version of A. de Musset's: La Nuit de Mai, la Nuit d'Août and la Nuit d'Octobre, with an Introduction by Walter Herries Pollock. London. Richard Bentley son. 1880. 1 vol. in-12.
A. DE MUSSET. LA CONFESION DE UN HIJO DEL SIGLO, traduccion de R. G. Madrid, Imprenta de la Gaceta Universal. 1880. 1 vol. in-12.
UN AMOUR DE MUSSET, PAR AUGUSTE MARIN, comédie en 1 acte en vers. Paris. Dentu. 1880. 1 vol. in-12--Les deux personnages de cette pièce, représentée pour la 1re fois à Marseille, sur le théâtre du Gymnase le 13 Janvier 1880, sont G. Sand et A. de Musset--Voir année 1895.
Septembre.--Temple Bar Magazine. (Londres). Alf. de Musset, n. s.
1881
15 Janvier.--Gazette Anecdotique. Note relative à la Correspondance de G. Sand et d'A. de Musset.
1. Février.--The Fortnightly Review (Londres). Tennyson et Musset, par A. C. Swinburn--p. 137 et suiv.: G. Sand, laConfession, etc.
1 Avril.--Revue Bordelaise. Un mot sur A. de Musset et G. Sand.
1 Mai.--Illustrazione Italiana (Milan). Le Dr Pagello et G. Sand à Venise.
DOCUMENTS LITTÉRAIRES PAR ÉMILE ZOLA. Paris. Charpentier. 1881. 1 vol. in-12--Voir p. 101, 207, 224, 276.
28 Octobre.--Le Parlement. Note inédite de P. de Musset surElle et Lui.
1882
26 Avril.--Le Figaro. Lettre de G. Sand où il s'agit de Musset.
28 Avril.--Le Figaro. Lettre d'A. de Musset à G. Sand (déjà publiée dans l'Homme-Libre, 1877).
25 Juillet.--Intermédiaire des Chercheurs. Clef partielle deElle et Lui.
15 Août.--Revue des Deux-Mondes. Crit. deElle et Lui,Lui et Elle,Lui, par Max. Ducamp.
3 Septembre.--Le Figaro. Stances à G. Sand; «Te voilà revenu», par A. de Musset, art. de Racot (Extrait des Souvenirs de Max. Ducamp). Reproduit dans Gazette de France, 1882.--Saint-Raphaël-Revue, 28 Juin 1896.
19-20 Septembre.--République Française. G. Sand et sa Correspondance, par A. Leroy.
14 Octobre.--Le Figaro. Lettre de G. Sand à Mirecourt (déjà publiée dans le Mousquetaire, 1854).
LAS NOCHES DE ALFREDO DE MUSSET, version castellana en verso per Guillermo Belmonte. Madrid. 1882. 1 vol. in-32.
CORRESPONDANCE DE G. SAND, 1812-1876. Paris. G. Levy. 1882. 6 vol. in-12--Voir principalement les tomes II et III.
SOUVENIRS LITTÉRAIRES, PAR MAXIME DUCAMP. Paris. Hachette. 1882-1883. 2 vol. in-8°--Voir tome II, p. 339 et suiv., 348, 360.
1883
25 Février.--Intermédiaire des Chercheurs. Sur la clef deElle et Lui.
4 Mai.--Le Gaulois. SurElle et Lui, Lui et Elle.
10 Mai.--Intermédiaire des Chercheurs. Serenata a G. Sand, par P. Pagello.
1885
VOLUPTÉ, PAR SAINTE-BEUVE. IIe Edition. Paris, Charpentier. 1885. 1 vol. in-12--p. 399. Lettre de G. Sand à Sainte-Beuve.
LES CONFESSIONS, PAR ARSÈNE HOUSSAYE. Paris. Dentu. 1885. 4 vol. in-8° (voir 1891)--Tome I, p. 271 à 283. Tome II. p. 1 à 37.
1886
CATALOGUE DE LETTRES AUTOGRAPHES, vente du Lundi 10 Mai 1886, Hôtel Drouot. Paris. Eug. Charavay. Br. in-8°--n° 226. Lettre de G. Sand à Pagello et analyse de cette lettre.
30 Juin.--Gazette Anecdotique. p. 272. Analyse de la lettre de G. Sand à Pagello.
1887
ÉDITIONS ORIGINALES DES ROMANTIQUES, PAR L. DERÔME. Paris. Rouveyre. 1887. 2 vol. in-8°--Voir tome I p. 63-64.
3 Mai (21 Avril).--Rouskya Kourier (Moscou). Alf. de Musset et G. Sand.
Octobre.--Annales de l'Est, n°4.--Alf. de Musset à Bade, parE. Krantz, lettres inédites.
1888
ALF. DE MUSSET À BADE, PAR ÉMILE KRANTZ, avec lettres inédites. Extrait des Annales de l'Est. Nancy. Impr. Berger-Levrault. 1888. Br. in-8°.
3 Mars.--Gil-Blas. G. Sand et A. de Musset, par A. Silvestre.
15 Juillet.--Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg. A. de Musset et G. Sand en Italie, par A. Houssaye.
1889
27 Avril.--Le Figaro. G. Sand, A. de Musset et Mme de Belgiojoso, par A. Houssaye.
10 Juin.--Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg. Dialogue des Morts et Vivants, par Alceste.
1891
LES CONFESSIONS, PAR ARS. HOUSSAYE, tomes V et VI. Paris. Dentu. 1891. 2 vol. in-8°--Voir tome V, p. 168.
19 Avril.--Annales Politiques et Littéraires. A. de Musset et G. Sand, d'après M. Brisson.
CONFESSION D'UN ENFANT DU SIÈCLE, PAR A. DE MUSSET. Dix compositions de P. Jazet gravées à l'eau forte par Abot. Paris. Ancienne Maison Quantin, May et Malleroz. 1891. 1 vol. in-4°.
1892
ÉTUDES ET RÉCITS SUR A. DE MUSSET, PAR MME DE JANZÉ. Paris. Plon. 1892. 1 vol. in-12--p. 26 à 43. G. Sand et A. de Musset.
6 Mars.--Le Soir (Bruxelles).--Sur la Correspondance de Musset et de Sand.
5 Mai.--La Dépêche (Toulouse). Les femmes d'A. de Musset, par Pierre et Paul.
12 Septembre.--Morning Post (Londres). A. de Musset et G. Sand, d'ap. Max. Ducamp.
15 Octobre.--Revue Politique et Littéraire (Revue Bleue). G. Sand et A. de Musset, par F. Grenier, avec extraits de leurs lettres.
20 Novembre. Intermédiaire des Chercheurs. La Correspondance Sand et Musset, par le Dr Cabanes.
THE CONFESSION OF A CHILD OF THE CENTURY, BY A. DE MUSSET. Translated by Kendall Warren. Chicago. C. H. Sergel and C°. 1892. 1 vol. in-12.
21 Novembre.--L'Éclair. La Correspondance de Musset et de G. Sand.
22 Novembre.--Morning Post (Londres). Sur la Correspondance Musset-Sand.
25 Novembre.--L'Estafette. À propos de l'article du Dr Cabanes dans l'Intermédiaire.
8 Décembre.--Indépendance Belge. L'affaire de la Correspondance Sand-Musset, d'ap. le Dr Cabanes.
15 Avril 1892 à 15 Janvier 1893. Université Catholique. LesConfessionsde Saint-Augustin, J.-J. Rousseau et A. de Musset, par C. Douais (8 articles).
1893
2 Janvier.--Le Gaulois. Sur la Correspondance Sand-Musset, par H. Lapauze.
5 Janvier.--El Correo (Madrid). La Correspondance Sand-Musset.
8 Février.--L'Univers, Crit. du Cours de M. Benoist.
8 Février.--Courrier de l'Ain. Sur le Cours de M. Benoist, réplique à l'Univers, par F. A.
15 et 22 Février.--Le Figaro. La Correspondance de G. Sand et Sainte-Beuve, par le Vicomte de Spoelberch de Lovenjoul.
18 Février. Écho de Paris. Influence de G. Sand sur A. de Musset, par A. Silvestre.
22. Février.--L'Evénement. Les amours de G. Sand.
Mars.--The Nineteenth Century (Londres)--p. 529. A. de Musset et G. Sand, par L. Katscher.
ALFRED DE MUSSET, PAR MME ARVÈDE BARINE. Paris. Hachette. 1893. 1 vol. in-12--p. 57 à 90. A. de Musset et G. Sand, extraits de leur Correspondance-p. 94 et 134.
29 Mai.--The Oriental Advertiser (Constantinople). Les Amoureux célèbres, G. Sand, Mme de Bolgiojoso et A. de Musset. La Correspondance d'A. de Musset et de G. Sand.
3 Juin.--Le Gaulois. Des romans à clefs, par P. Roche.
15 Juin.--Monde Thermal. A. de Musset et G. Sand, d'ap. Mme Barine, par Saint-Herem.
24 Juin.--Le Siècle. Deux ancêtres, G. Sand et A. de Musset, par Charley.
26 Juin.--Gazette de France. A. de Musset et G. Sand d'ap. Mme Barine, par E. Biré.
15 Juillet.--Le Téléphone. G. Sand et A. de Musset d'ap. Mme Barine, par E. Trolliet.
21 Juillet.--Le Temps. Crit. du livre de Mme Barine, par A. Bossert.
28 Août.--Moniteur Universel. G. Sand, Musset et Pagello, d'après Mme Barine, par R. Doumic.
21 Septembre. Le Gaulois. A. de Musset et G. Sand, d'ap. Mme Barine, par A. Filon.
31 Décembre.--Le Figaro. Sur les portraits de G. de Sand, dessinés par A. de Musset.
1894
11 et 12 Février. Le Gaulois. Sur la Correspondance Sand-Musset.
17 Février.--Irish Times (Dublin). Crit. de la Conférence de M. Guilgault, sur G. Sand et laNuit de Mai.
31 Mars.--L'Etoile Belge (Bruxelles). Sur la Correspondance Sand-Musset.
LES LUNDIS D'UN CHERCHEUR, PAR LE VTE DE SPOELBERCH DE LOVENJOUL. Paris. G. Levy. 1894, 1 vol. in-12--p. 149 à 180. Les lettres inédites de G. Sand.
17 Août.--Le Gaulois. Quand publiera-ton la Correspondance Sand-Musset?
ALFRED DE MUSSET AF SVEN SODERMANN. Stockolm. 1894, 1 vol. in-8º--p. 98. A. de Musset, G. Sand, Voyage en Italie, lesNuits,Lettres d'un Voyageur,Elle et Lui,Lui et Elle, etc.--p. 112. Stances à G. Sand «Te voilà revenu».
2 Décembre.--Courrier de l'Aisne. A. de Musset et G. Sand en Italie, par A. Houssaye.
15 Décembre.--Revue de Paris. Une amitié romanesque, G. Sand et Mme d'Agoult, par S. Rocheblave.
ALFRED DE MUSSET, PAR A. CLAVEAU. Paris. Lecène et Oudin. 1894. 1 vol. in-8º--p. 37 à 52, La Crise, G. Sand, lesNuits.
1895
12 Janvier.--Le Gaulois. Sur la Correspondance Sand-Musset, sa publication, par H. Lapauze.
Mars.--Magasin Littéraire. Quatrain à G. Planche, par A. de Musset.
1 Mai.--Nouvelle Revue. Deux lettres inédites de G. Sand à Sainte-Beuve, par Ch. de Lomenie.
ANONYME. UN AMOUR DE POÈTE. Un acte, en vers. Collection de l'impressario. 1895. Br. in-16--Cette pièce, qui a pour auteurs MM. Léon d'Agenais et Roger Dubled, est à 2 personnages, G. Sand et A. de Musset. Elle a été représentée en janvier 1896 au Théâtre Mondain de la Cité d'Antin.--C'est la réimpression textuelle, sans aucun changement de UN AMOUR DE MUSSET par Auguste Marin, 1880.
1896
A. DE MUSSET. LES NUITS ET SOUVENIRS. Un portrait d'ap. David d'Angers et 17 vignettes d'ap. A. Gerardin. Paris. Pelletan. 1896. 1 vol. in-8º.
24 Janvier.--Le Siècle. Crit. deUn Amour de Poète, pièce en 1 acte.
23 Février.--Journal des Débats. Crit. de l'étude de M. Sven Sodermann sur A. de Musset (1894).
25 Mars.--Illustrazione Populare (Milan).
19 Avril.--L'Estafette. Projet de M. Rocheblave de publier la Correspondance Sand-Musset.
1 Mai et 1 Juin.--Cosmopolis. La Véritable Histoire d'Elle et de Lui, par le Vicomte de Spoelberch de Lovenjoul (2 art.)35.
25 Mai.--Paris. SurElle et Lui,Lui et Elle, à propos de l'art. de Cosmopolis.
30 Mai.--Le Gaulois. Crit. de l'art. de Cosmopolis, par A. Galdemar.
1 Juin.--La Gironde (Bordeaux).
3 Juin.--Le Radical (Marseille).
4 Juin.--Le Courrier de l'Aisne (Laon).
6 Juin.--L'Écho du Nord (Lille). Analyse et Extr. de la Lettre de G. Sand à Pagello.
13 Juin.--Revue Encyclopédique, p. 420. Les lettres de Musset et de G. Sand, d'ap. l'art. de Cosmopolis.
10 Mai à 28 Juin.--Saint Raphael-Revue. Alfred de Musset, par Jean Morin, 8 articles. Voir les n° des 17 Mai, 21 et 28 Juin.
8 Juillet.--Journal de Genève.
15 Juillet.--Revue d'Histoire littéraire de France.
15 Juillet.--La Vie Contemporaine, p. 139. Les Amantes lyriques, par E. Besnus.
19 Juillet.--Le Monde Artiste, p. 454. Crit. de l'art. de Cosmopolis, Extraits de Lettres.
19 Juillet.--Neue freie Presse (Vienne). Sie und Er, Elle et Lui, par W.
1er Août.--Revue Hebdomadaire. Un roman vécu à trois personnages, G. Sand, A. de Musset et le Dr Pagello, par le Dr Cabanès.
1er août.--Paris.
2 août.--L'Évènement. Des lettres, Musset et G. Sand, par Maxime Rude.
2 Août.--Le Voltaire. Histoire d'amour, par Raoul Deberdt.
5 Août.--Gil Blas. Musset et G. Sand, par Gabriel Seguy.
6 Août.--Gaulois. Les Femmes de Musset, par H. Lapauze.
9 Août.--Eclair. Elle, Lui et l'Autre, d'ap. le Dr Cabanès.
9-10 Août.--Précurseur (Anvers). Musset et G. Sand. Extr. de Paris.
11 Août.--Paris. Les petits Papiers, par Caribert.
13 Août.--Journal des Débats. Sur Musset, à propos de l'art. du Dr Cabanès, par Ed. Rod.
14 Août.--Le Gaulois. A. de Musset et G. Sand, lettres inédites, d'ap. la Revue de Paris, par H. Lapauze.
15 Août.--Revue de Paris. Alfred de Musset et G. Sand, Notes et documents inédits, par M. Clouard.
15 Août.--Journal de Rouen. Supplément. Sur Musset, par Ed. Rod, extrait du Journal des Débats.
15 Août.--Daily Telegraph (Londres). Note sur l'art. de la Revue de Paris.
16 Août.--Écho de la Semaine. Les Femmes de Musset, par H. Lapauze.
16 Août.--Progrès de la Côte d'Or (Dijon). Pagello et G. Sand, par Jacques de la Beaune.
16 Août.--Annales Politiques et Littéraires. À propos de récents articles sur Musset et G. Sand.
17 Août.--Le Journal. Viols de tombes, par J. Richepin.
17 Août.--Journal des Débats. Crit. de l'art, de la Revue de Paris.
19 Août.--Le Précurseur (Anvers). Sur Musset. Extrait du Journal des Débats.
19 Août.--Le Patriote (Le Mans). Vieux Cancans, par Eug. Lautier.
19 Août.--République Libérale (Arras). 2 Crit. sur l'art, de la Revue de Paris, l'une par P. Lebeau, l'autre non signée.
20 Août.--L'Événement. Liaisons et Passions, par P. Pascal.
21 Août.--Écho de l'Indre (Le Châtre). Lettre parisienne, par Andhré Bouché.
22 Août.--Le Gaulois. Sur Musset, Sand et Pagello, par Solidor.