Ce qui fait que l'ancien bandagiste renieLe comptoir dont le faste alléchait les passants,C'est son jardin d'Auteuil où, veufs de tout encens,Les zinnias ont l'air d'être en tôle vernie.C'est là qu'il vient—le soir—goûter l'air aromalEt, dans sarocking-chair, en veston de flanelle,Aspirer les senteurs qu'épanchent sur GrenelleLes fabriques de suif et de noir animal.Bien que libre-penseur et franc-maçon, il jugeLe dieu propice qui lui donna ce refugeOù se meurt un cyprin emmy la pièce d'eau;Où, dans la tour mauresque aux lanternes chinoises,—Tout en lui préparant du sirop de framboises—Sa «Demoiselle» chante un couplet de Nadaud.
Ce qui fait que l'ancien bandagiste renie
Le comptoir dont le faste alléchait les passants,
C'est son jardin d'Auteuil où, veufs de tout encens,
Les zinnias ont l'air d'être en tôle vernie.
C'est là qu'il vient—le soir—goûter l'air aromal
Et, dans sarocking-chair, en veston de flanelle,
Aspirer les senteurs qu'épanchent sur Grenelle
Les fabriques de suif et de noir animal.
Bien que libre-penseur et franc-maçon, il juge
Le dieu propice qui lui donna ce refuge
Où se meurt un cyprin emmy la pièce d'eau;
Où, dans la tour mauresque aux lanternes chinoises,
—Tout en lui préparant du sirop de framboises—
Sa «Demoiselle» chante un couplet de Nadaud.