ANECDOTES,Reparties, Traits singuliers, &c.

ANECDOTES,Reparties, Traits singuliers, &c.

ILétoit très-ordinaire au Barreau, jusqu'au milieu du dix-septieme siecle, de dire avec emphase des choses triviales, & de surcharger les causes d'une foule de citations étrangeres. C'est cette affectation que Racine a si bien jouée dans sa Comédie desPlaideurs; l'Intimé qui est dans cette Piece l'habile Avocat, commence ainsi son plaidoyer;

Messieurs, tout ce qui peut effrayer un coupable;Tout ce que les mortels ont de plus redoutable, &c.

C'est une Parodie de l'Exorde de Cicéronpro Quintio. Un Avocat en plaidant pour un Pâtissier contre un Boulanger,s'étoit servi du même Exorde, & c'est ce qui donna lieu à la plaisanterie de Racine. Le plaidoyer de Petit-Jean est une critique des Orateurs qui s'égaroient dans des dissertations étrangeres à leur sujet.

Ce défaut est beaucoup plus ancien que le Barreau françois. Martial s'en plaint dans une jolie Epigramme.Lib. VI, Ep. 19.

Non de vi, neque cæde, nec veneno,Sed lis est mihi de tribus capellis.Vicini queror has abesse furto.Hoc Judex sibi postulat probari.Tu Cannas, Mithridaticumque bellumEt perjuria Punici furoris,Et Syllas, Mariosque, MutiosqueMagnâ voce sonas, manuque totâ.Jam dic, Postume, de tribus capellis.

Non de vi, neque cæde, nec veneno,Sed lis est mihi de tribus capellis.Vicini queror has abesse furto.Hoc Judex sibi postulat probari.Tu Cannas, Mithridaticumque bellumEt perjuria Punici furoris,Et Syllas, Mariosque, MutiosqueMagnâ voce sonas, manuque totâ.Jam dic, Postume, de tribus capellis.

Non de vi, neque cæde, nec veneno,

Sed lis est mihi de tribus capellis.

Vicini queror has abesse furto.

Hoc Judex sibi postulat probari.

Tu Cannas, Mithridaticumque bellum

Et perjuria Punici furoris,

Et Syllas, Mariosque, Mutiosque

Magnâ voce sonas, manuque totâ.

Jam dic, Postume, de tribus capellis.

On ne sera peut-être pas fâché de voir de quelle maniere M. de la Monnoie a rendu cette Epigramme.

Pour trois moutons qu'on m'avoit prisJ'avois un Procès au Bailliage.Gui, le phénix des beaux esprits,Plaidoit ma cause & faisoit rage.Quand il eut dit un mot du fait,Pour exagérer le forfait,Il cita la Fable & l'Histoire,Les Aristotes, les Platons.Gui, laissez-là tout ce grimoireEt revenez à vos moutons.

Pour trois moutons qu'on m'avoit prisJ'avois un Procès au Bailliage.Gui, le phénix des beaux esprits,Plaidoit ma cause & faisoit rage.Quand il eut dit un mot du fait,Pour exagérer le forfait,Il cita la Fable & l'Histoire,Les Aristotes, les Platons.Gui, laissez-là tout ce grimoireEt revenez à vos moutons.

Pour trois moutons qu'on m'avoit pris

J'avois un Procès au Bailliage.

Gui, le phénix des beaux esprits,

Plaidoit ma cause & faisoit rage.

Quand il eut dit un mot du fait,

Pour exagérer le forfait,

Il cita la Fable & l'Histoire,

Les Aristotes, les Platons.

Gui, laissez-là tout ce grimoire

Et revenez à vos moutons.

Un Avocat, homme d'esprit, fit sentir le même ridicule à son Adversaire, qui dans une affaire où il s'agissoit d'un mur mitoyen, parloit de la guerre de Troye & du Scamandre; il l'interrompit, en disant: la Cour observera que ma Partie ne s'appelle pas Scamandre, mais Michault.

Le Premier Président du Parlement de Paris demanda un jour à MeMontauban, Avocat, s'il seroit long:Oui, Monsieur,répondit-il;du moins, reprit le Magistrat,vous êtes de bonne foi. Racine a encore fait usage de ce trait dans lesPlaideurs.

Un Avocat, qui défend une cause, se voit souvent dans la nécessité d'employer toutes sortes de moyens, parce que chaque Juge a son principe, bon ou mauvais, suivant lequel il se décide. Dumont, célebre Avocat, persuadé de cette vérité, plaidoit un jour à la Grand'Chambre, & mêloit à des moyens victorieux, d'autres moyens foibles ou captieux. Après l'Audience le Premier Président lui en fit des reproches: M. le Président, lui répondit-il, un tel moyen est pour M. un tel; cet autre, pour M. un tel. Après quelques séances l'affaire fut jugée, & MeDumont gagna sa cause. Le Premier Président l'appella, & lui dit: MeDumont, vos paquets ont été rendus à leur adresse.

Un Premier Président demandoit à MeLanglois, pourquoi il se chargeoit souvent de mauvaises causes: Monsieur, lui répondit l'Avocat, j'en ai tant perdu de bonnes que je ne sçais plus lesquelles prendre.

Un Avocat célebre s'étoit chargé de défendre des Bateleurs & Farceurs, qui avoient un procès; le Premier Président lui marqua de la surprise de ce qu'il plaidoit pour de telles gens: Monsieur, répondit l'Avocat, j'ai cru que puisque la Cour avoit bien voulu leur donner audience, je pouvois plaider pour eux.

Un Magistrat de beaucoup de réputation qui, par timidité ou par défaut de mémoire, n'avoit jamais pu venir à bout de prononcer de suite un discours, interrompit un jour un Avocat qui plaidoit devant lui; l'Avocat, piqué, luidit malignement: vous m'interrompez, Monsieur, quoique vous sçachiez bien la peine qu'il y a de parler en public.

Un Avocat, dont le plaidoyer paroissoit trop étendu pour la cause qu'il défendoit, avoit reçu ordre du Premier Président d'abréger; mais celui-ci, sans rien retrancher, répondit d'un ton ferme, que tout ce qu'il disoit étoit essentiel. Le Président espérant enfin le faire taire, lui dit; la Cour vous ordonne de conclure: hé bien, repartit l'Avocat, je conclus à ce que la Cour m'entende.

M. Fourcroy, Avocat célebre, plaidoit: les Juges prévenus que sa cause étoit mauvaise, se leverent pour aller aux opinions; dans le tems qu'ils opinoient, l'Avocat crioit de tems en tems,M. le Président: à la fin ce Magistrat se tourna, & lui dit, d'un ton fort sec, que voulez-vous, Avocat? je demandeacte à la Cour, répondit l'Avocat, du refus qu'elle fait de m'entendre, afin que je puisse me justifier envers ma Partie, qui est à cent lieues d'ici. Cette demande frappa les Juges: ils reprirent leurs places pour donner audience à l'Avocat, qui, ramassant tout ce qu'il avoit de force & de feu, plaida avec tant d'éloquence qu'il gagna la cause.

Dans la cause d'un Grand-Chantre, à qui quelques Chanoines, dont il avoit troublé le sommeil pendant l'office, vouloient contester la police du Chœur; l'Avocat qui plaidoit pour le Chantre, s'apperçut que les Juges se livroient eux-mêmes au sommeil; il feignit alors d'apostropher les Chanoines, ses Adversaires, & cria d'une voix forte:quoi, Messieurs, vous dormirez, & il ne me sera pas permis de vous rappeller à vos fonctions?L'apostrophe eut un double effet, elle réveilla l'Auditoire, & l'Avocat gagna sa cause.

Un Avocat de Toulouse, nommé Adam, faisoit les harangues que devoit prononcer un Président. Cet Avocat fut obligé de faire un voyage à Paris: pendant son absence, le Président eut une harangue à faire, qu'il composa le mieux qu'il put; comme il la prononçoit, un Conseiller qui le vit embarrassé cita ces paroles de la Genese,Adam, ubi es?Adam, où es-tu?

Un Avocat au Parlement de Grenoble, qui plaidoit contre les Religieux de la grande Chartreuse, commença ainsi: Messieurs, je parle contre les pauvres Religieux du desert S. Bruno, Marquis de Mirebel, Comtes d'Entremont, Barons de Vaurex & Seigneurs de beaucoup d'autres lieux.

M. B...., Avocat à ...., possédoit une petite terre, voisine d'une autrequi appartenoit au Procureur Général du Parlement de B.... Pendant le cours d'une vacance, l'Avocat profitant des droits du voisinage, alla rendre une visite au Magistrat, qu'il trouva dans son cabinet; après les premiers complimens il s'assit & continua la conversation. Au bout de quelque tems il mit son chapeau sur sa tête & se permit d'user de la liberté de la campagne; mais M. le Procureur Général crut que c'étoit une licence, & voulant la lui faire sentir:les tems sont bien changés, lui dit-il doctoralement;les Avocats autrefois ne s'asseyoient ni ne se couvroient en présence d'un Procureur Général. Vous m'étonnez beaucoup, Monsieur, reprit vivement M. B...vous parlez, sans doute, d'un tems où les Avocats n'avoient ni cul ni tête. Cette plaisanterie désarma la morgue campagnarde du Magistrat: en effet, plusieurs Souverains auroient invité MeCharles Dumoulin à s'asseoir devant eux, & ils n'auroient pas cru déroger à leur dignité.

Un Avocat du siecle dernier, chargé de défendre la cause d'un homme sur le compte duquel on vouloit mettre un enfant, se jettoit dans des digressions étrangeres à son sujet: le Juge ne cessoit de lui dire, au fait, venez au fait, un mot du fait; l'Avocat impatienté de la leçon, termina brusquement son plaidoyer: en disant; le fait est un enfant fait, celui qu'on dit l'avoir fait, nie le fait: voilà le fait.

Pé Fournier étoit borgne: plaidant un jour, il mit ses lunettes pour lire une piece, & dit, Messieurs, je ne produirai rien qui ne soit nécessaire; l'Avocat adverse lui répliqua, commencez donc par retrancher un des verres de vos lunettes. Cette plaisanterie déconcerta Pé Fournier.

Un Avocat assez mal bâti & fortlaid, plaidoit contre une Bourgeoise; c'étoit une cause sommaire, & qu'il chargeoit de beaucoup de moyens inutiles. La Bourgeoise perdant patience, interrompit l'Avocat: Messieurs, dit-elle, voici le fait en peu de mots; je m'engage de donner au Tapissier, qui est ma Partie, une somme pour une Tapisserie de Flandre, à personnages bien dessinés, beaux comme M. le Président, (c'étoit effectivement un bel homme) il veut m'en livrer une où il y a des personnages croqués, mal bâtis, comme l'Avocat de ma Partie: ne suis-je pas dispensée d'exécuter la convention? Cette comparaison, qui étoit très-claire, déconcerta l'Avocat adverse, & la Bourgeoise gagna sa cause.

Il est d'usage de donner un conseil aux criminels avant de les condamner. Un Avocat devenu le conseil d'un filou, surpris a dérober des bourses dans uneAudience du Parlement, le tire à l'écart; il lui demande s'il étoit vrai qu'il eût coupé la bourse à quelqu'un? Il est vrai, Monsieur, dit le voleur; mais.... tais-toi, reprit l'Avocat, le meilleur conseil que je puisse te donner est de t'en aller au plus vîte. Le Voleur, trouvant l'avis fort bon, gagne l'escalier le plus proche & disparoît. L'Avocat se présente au Barreau; les Juges lui demandent s'il n'a rien à dire pour la défense du criminel: Messieurs, dit-il, ce pauvre malheureux m'a avoué son crime; mais comme j'étois nommé son conseil, j'ai cru devoir lui conseiller de prendre la fuite. Ce fut un sujet de risée; mais il n'y avoit rien à dire à l'Avocat.

M. V...., Avocat, arrivant dans la grande Salle du Palais, vit un nombre de personnes assemblées & un certain brouhaha: il demanda le sujet de ce tumulte, & on lui répondit que c'étoità l'occasion d'un voleur qu'on venoit d'arrêter en flagrant délit: tant mieux, dit M. V...., il faut faire un exemple & punir sévérement ce coquin-là; il lui convient bien de venir au Palais voler sans robe.

Le Maréchal de ...... menoit des Dames à l'Opera, mais toutes les loges avoient été retenues; comme il en vit une remplie par un domestique, qui la gardoit pour un Abbé, il obligea ce domestique de sortir, & fit entrer sa compagnie dans la loge. L'Abbé arriva peu de tems après avec des Dames, & fut piqué, comme on le pense bien, de cette violence. Force lui fut néanmoins de céder pour le moment; mais le lendemain il fit assigner son rival devant le Tribunal des Maréchaux de France; & plaidant lui-même sa cause, dit »qu'il étoit bien malheureux d'être obligé de se plaindre de l'un d'entr'eux, qui de sa vie n'avoit pris que sa loge,« &demanda justice: le Président lui répondit, »vous venez de vous la faire«.

Dans le tems que l'habit de velours étoit regardé comme un habillement de luxe, M. D...., Avocat, en avoit commandé un à son Tailleur; celui-ci le fit & le lui apporta; mais M. D..... trouvant quelques défauts à l'habit, voulut forcer le Tailleur à le reprendre & le fit assigner au Châtelet: M. D.... plaida lui-même sa cause, & dit qu'il avoit à la vérité commandé l'habit de velours, mais que le Tailleur devoit le garder à ses frais, puisque l'habit ne lui alloit pas; là-dessus le Lieutenant Civil prononça, & dit, nous donnons acte à M. D.... que l'habit de velours ne lui va pas; mais comme il l'a commandé, il est condamné à le payer.

Un Avocat disoit d'un de ses Confreres, qui passoit pour très-ignorant,vous voyez un tel, il n'y a pas d'Avocat plus cher que lui, il ne donneroit pas un bon conseil pour cent pistoles.

Un jeune Avocat, qui plaidoit une affaire criminelle, dit naïvement, Messieurs, le jour de la querelle fut une belle nuit.

Topenot, Procureur aux Consuls, plaidoit d'une façon naïve & tout-à-fait singuliere. Il défendoit un jour un Maquignon, que l'on vouloit forcer de reprendre un cheval: Messieurs, disoit Topenot, quand nous avons vendu notre cheval il étoit en très-bon état, il étoit gros & gras; aujourd'hui comment veut-on que nous le reprennions, on nous l'a ramené comme unEcce homo, parce qu'on lui a fait faire trop de chemin & qu'on l'a fait courir à ventre déboutonné. Après tout, nous ne vous en imposons pas, il est là-bas dans la cour, il n'y a qu'à le faire monter & comparoîtreen personne. Mais, lui dit-on, gardez le cheval à l'écurie une quinzaine de jours, il sera bientôt refait. Ah! Messieurs; dit Topenot, ce que l'on demande n'est pas raisonnable, & ma Partie n'est pas en état de garder pendant quinze jours à l'écurie un cheval qui resteroit là les bras croisés à ne rien faire.

Deux Huissiers nouvellement reçus, & qui n'avoient encore guere fait de procès-verbaux, furent chargés d'une contrainte contre un Village, pour le recouvrement d'un reste de Taille; ils eurent affaire à des gens qui prirent mal la chose, & ils furent battus de la maniere la plus complette. Ils ne manquerent pas d'en dresser un grand procès-verbal, & d'exagérer les excès commis contre des membres de la Justice; lesquels assassins, disoient-ils, en nous outrageant & excédant, prenoient Dieu depuis la tête jusqu'aux pieds, & proféroienttous les blasphêmes imaginables contre ledit Dieu, soutenant que nous étions des coquins, des fripons, des scélérats & des voleurs, ce que nous affirmons véritable; en foi de quoi, &c. Ces Huissiers furent admonestés pour leur ignorance.

L'Avocat d'une Veuve, qui avoit un procès de famille qui duroit depuis quatre-vingts ans, dit un jour en plaidant devant M. le Premier Président de Verdun: Messieurs, les Parties adverses qui jouissent injustement du bien de nos pupilles, prétendent que la longueur de leur oppression est pour eux un titre légitime, & que nous ayant accoutumés à notre misere, ils sont en droit de nous la faire toujours souffrir. Il y a près d'un siecle que nous avons intenté action contr'eux; & vous n'en douterez point, quand je vous aurai fait voir par des certificats incontestables que mon aïeul, mon pere & moi, nous sommes mortsà la poursuite de ce procès......Avocat, interrompit le Premier Président,Dieu veuille avoir votre ame, & fit appeller une autre cause.

Une bonne Dame, choquée de ce que les Ecclésiastiques familiarisés avec les cérémonies lugubres des enterremens, n'y paroissoient pas fort tristes, & rient même quelquefois, s'ils croient en avoir sujet, parce queab assuetis non fit passio, déclara par son testament, que si quelque Ecclésiastique rioit à son convoi, elle entendoit ne rien payer de la somme qu'elle destinoit à leur rétribution, laquelle appartiendroit à l'exclusion de ceux qui riroient, à ceux qui ne riroient pas. Le frere de la Testatrice fit lecture au Clergé convoqué de la volonté de sa sœur, après sa mort. Cette disposition, loin d'inspirer le sérieux, ne donna que plus d'envie de rire, & il n'y eut pas un Prêtre de ceux qui y assisterent, qui, en se regardant, pût seconformer au vœu de la défunte. Sur ce fondement, le frere se crut en droit de refuser les honoraires au Clergé assistant; l'affaire fut portée à l'Audience, & l'Avocat de l'héritier eut beau faire valoir la sagesse de la disposition testamentaire, celui du Clergé lui répondit qu'il étoit impossible d'envisager le zele hypocrite d'un frere, héritier d'une succession opulente, sans en rire, qu'ainsi il falloit mettre la disposition aurang des dispositions non écrites. Le Clergé gagna sa cause, & on n'eut point d'égard au testament.

La premiere représentation d'Adelaïde du Guesclin fut sifflée dès le premier acte, & quelques années après à la reprise de cette Piece, les endroits qui avoient été le plus sifflés furent ceux qui exciterent le plus de battemens de mains; là-dessus M. de Voltaire dit, vous me demanderez peut-être auquel des deux jugemens je me tiens, je vousrépondrai ce que dit un Avocat Vénitien aux sérénissimes Sénateurs devant lesquels il plaidoit;Il mese passato, le vostre Excellenze hanno judicato cosi, & questo mese nella medesima causa hanno judicato tutto l'contrario & sempre ben. Vos Excellences, le mois passé, jugerent de cette façon; & ce mois-ci, dans la même cause, ils ont jugé tout le contraire, & toujours à merveille.

NOTES:[1]Regles pour former un Avocat, chap. 13.[2]Racine, Edit. de 1736, pag. 254.[3]Voyez le Dictionnaire de Richelet, au motFripon.[4]Ce témoin n'est point parent ni allié, mais seulement fils de la premiere femme du beau-frere de l'Appellante.[5]Ce fait est constaté par le Certificat du Curé & des principaux habitans de Vanvres, qui attestent même,que pendant six ans que cet âne a appartenu à un autre habitant, qu'aucun ne s'en est jamais plaint, ni entendu qu'il ait fait de malice dans le pays. Voyez le Certificat à la fin du Mémoire.[6]Il demeure contre les Gobelins.[7]Il est resté deux mois chez Leclerc, & n'en est sorti qu'à la caution juratoire de son maître, à qui on demande aujourd'hui 1200 livres de rançon, & 60 livres pour deux mois de nourriture.[8]Voyez le Certificat du sieur Nepveux à la fin du Mémoire.[9]Il s'est depuis restraint à une somme de 1200 liv.[10]Suivant ce rapport, on voit que la femme Leclerc étoit pour lors guérie, & qu'il n'y avoit plus que la cicatrice.[11]Loix Civiles, tom. 2, l. 2, tit. 8, nomb. 10.Videtoute la section.[12]§. 5 de la Loi II du tit. 2 du livre 9. Si Quad paup. fec. dic ss.[13]Liv.I, §. 6, L.L.Si quadrup. paup. fec. dic.[14]Il lui échappa d'appeler le Sieur ... brutal, enragé, villain fils de Marchand de vin.[15]L'Abbé de Marigny.[16]Tout le monde sçait que M. le Trésorier de la Sainte Chapelle jouit des honneurs & de plusieurs des droits de l'Episcopat.[17]Nota.Ce Chapelain n'avoit en rien excédé ses droits, puisque ce sont les Chapelains qui font l'Office, donnent la bénédiction à l'Enfant de Chœur pour commencer les Complies; les Chanoines s'abstenant de tous ces détails.[18]Le Trésorier seulement peut procéder juridiquement à l'expulsion des Chapelains & des Clercs. Il a aussi droit de visite chez les Chanoines, lesquels lui sont subordonnés.[19]Cette distinction & les exemples qui l'appuyent sont présentés pour raisonner en Jurisconsulte, & sans qu'on puisse ni qu'on doive en inférer rien de contraire au respect profond dû à l'autorité spirituelle.[20]La Bulle de la Croisade permet, en Espagne, de manger le samedi, moyennant une petite redevance, les extrêmités des animaux.[21]Argou, liv. 4, ch. 18.[22]Lettres Patentes du 4 Décembre 1402, de Janvier 1518, de Mars 1559. Déclaration du 16 Avril 1641, registrée le 24 Avril 1641. Arrêts des 19 Novembre 1548, 10 Décembre 1588, 22 Mai 1633, 10 Septembre 1668.[23]Le Carnaval de Venise.[24]Siecle de Louis XIV, tom. 2, p. 7, édit de 1753.[25]Mémoire de la Demoiselle Mazarelli, pages 7, 8, 9, 10 & 11.

NOTES:[1]Regles pour former un Avocat, chap. 13.[2]Racine, Edit. de 1736, pag. 254.[3]Voyez le Dictionnaire de Richelet, au motFripon.[4]Ce témoin n'est point parent ni allié, mais seulement fils de la premiere femme du beau-frere de l'Appellante.[5]Ce fait est constaté par le Certificat du Curé & des principaux habitans de Vanvres, qui attestent même,que pendant six ans que cet âne a appartenu à un autre habitant, qu'aucun ne s'en est jamais plaint, ni entendu qu'il ait fait de malice dans le pays. Voyez le Certificat à la fin du Mémoire.[6]Il demeure contre les Gobelins.[7]Il est resté deux mois chez Leclerc, & n'en est sorti qu'à la caution juratoire de son maître, à qui on demande aujourd'hui 1200 livres de rançon, & 60 livres pour deux mois de nourriture.[8]Voyez le Certificat du sieur Nepveux à la fin du Mémoire.[9]Il s'est depuis restraint à une somme de 1200 liv.[10]Suivant ce rapport, on voit que la femme Leclerc étoit pour lors guérie, & qu'il n'y avoit plus que la cicatrice.[11]Loix Civiles, tom. 2, l. 2, tit. 8, nomb. 10.Videtoute la section.[12]§. 5 de la Loi II du tit. 2 du livre 9. Si Quad paup. fec. dic ss.[13]Liv.I, §. 6, L.L.Si quadrup. paup. fec. dic.[14]Il lui échappa d'appeler le Sieur ... brutal, enragé, villain fils de Marchand de vin.[15]L'Abbé de Marigny.[16]Tout le monde sçait que M. le Trésorier de la Sainte Chapelle jouit des honneurs & de plusieurs des droits de l'Episcopat.[17]Nota.Ce Chapelain n'avoit en rien excédé ses droits, puisque ce sont les Chapelains qui font l'Office, donnent la bénédiction à l'Enfant de Chœur pour commencer les Complies; les Chanoines s'abstenant de tous ces détails.[18]Le Trésorier seulement peut procéder juridiquement à l'expulsion des Chapelains & des Clercs. Il a aussi droit de visite chez les Chanoines, lesquels lui sont subordonnés.[19]Cette distinction & les exemples qui l'appuyent sont présentés pour raisonner en Jurisconsulte, & sans qu'on puisse ni qu'on doive en inférer rien de contraire au respect profond dû à l'autorité spirituelle.[20]La Bulle de la Croisade permet, en Espagne, de manger le samedi, moyennant une petite redevance, les extrêmités des animaux.[21]Argou, liv. 4, ch. 18.[22]Lettres Patentes du 4 Décembre 1402, de Janvier 1518, de Mars 1559. Déclaration du 16 Avril 1641, registrée le 24 Avril 1641. Arrêts des 19 Novembre 1548, 10 Décembre 1588, 22 Mai 1633, 10 Septembre 1668.[23]Le Carnaval de Venise.[24]Siecle de Louis XIV, tom. 2, p. 7, édit de 1753.[25]Mémoire de la Demoiselle Mazarelli, pages 7, 8, 9, 10 & 11.

NOTES:[1]Regles pour former un Avocat, chap. 13.[2]Racine, Edit. de 1736, pag. 254.[3]Voyez le Dictionnaire de Richelet, au motFripon.[4]Ce témoin n'est point parent ni allié, mais seulement fils de la premiere femme du beau-frere de l'Appellante.[5]Ce fait est constaté par le Certificat du Curé & des principaux habitans de Vanvres, qui attestent même,que pendant six ans que cet âne a appartenu à un autre habitant, qu'aucun ne s'en est jamais plaint, ni entendu qu'il ait fait de malice dans le pays. Voyez le Certificat à la fin du Mémoire.

[1]Regles pour former un Avocat, chap. 13.

[2]Racine, Edit. de 1736, pag. 254.

[3]Voyez le Dictionnaire de Richelet, au motFripon.

[4]Ce témoin n'est point parent ni allié, mais seulement fils de la premiere femme du beau-frere de l'Appellante.

[5]Ce fait est constaté par le Certificat du Curé & des principaux habitans de Vanvres, qui attestent même,que pendant six ans que cet âne a appartenu à un autre habitant, qu'aucun ne s'en est jamais plaint, ni entendu qu'il ait fait de malice dans le pays. Voyez le Certificat à la fin du Mémoire.

[6]Il demeure contre les Gobelins.[7]Il est resté deux mois chez Leclerc, & n'en est sorti qu'à la caution juratoire de son maître, à qui on demande aujourd'hui 1200 livres de rançon, & 60 livres pour deux mois de nourriture.[8]Voyez le Certificat du sieur Nepveux à la fin du Mémoire.[9]Il s'est depuis restraint à une somme de 1200 liv.[10]Suivant ce rapport, on voit que la femme Leclerc étoit pour lors guérie, & qu'il n'y avoit plus que la cicatrice.[11]Loix Civiles, tom. 2, l. 2, tit. 8, nomb. 10.Videtoute la section.[12]§. 5 de la Loi II du tit. 2 du livre 9. Si Quad paup. fec. dic ss.[13]Liv.I, §. 6, L.L.Si quadrup. paup. fec. dic.[14]Il lui échappa d'appeler le Sieur ... brutal, enragé, villain fils de Marchand de vin.[15]L'Abbé de Marigny.[16]Tout le monde sçait que M. le Trésorier de la Sainte Chapelle jouit des honneurs & de plusieurs des droits de l'Episcopat.[17]Nota.Ce Chapelain n'avoit en rien excédé ses droits, puisque ce sont les Chapelains qui font l'Office, donnent la bénédiction à l'Enfant de Chœur pour commencer les Complies; les Chanoines s'abstenant de tous ces détails.[18]Le Trésorier seulement peut procéder juridiquement à l'expulsion des Chapelains & des Clercs. Il a aussi droit de visite chez les Chanoines, lesquels lui sont subordonnés.[19]Cette distinction & les exemples qui l'appuyent sont présentés pour raisonner en Jurisconsulte, & sans qu'on puisse ni qu'on doive en inférer rien de contraire au respect profond dû à l'autorité spirituelle.[20]La Bulle de la Croisade permet, en Espagne, de manger le samedi, moyennant une petite redevance, les extrêmités des animaux.[21]Argou, liv. 4, ch. 18.[22]Lettres Patentes du 4 Décembre 1402, de Janvier 1518, de Mars 1559. Déclaration du 16 Avril 1641, registrée le 24 Avril 1641. Arrêts des 19 Novembre 1548, 10 Décembre 1588, 22 Mai 1633, 10 Septembre 1668.[23]Le Carnaval de Venise.[24]Siecle de Louis XIV, tom. 2, p. 7, édit de 1753.[25]Mémoire de la Demoiselle Mazarelli, pages 7, 8, 9, 10 & 11.

[6]Il demeure contre les Gobelins.

[7]Il est resté deux mois chez Leclerc, & n'en est sorti qu'à la caution juratoire de son maître, à qui on demande aujourd'hui 1200 livres de rançon, & 60 livres pour deux mois de nourriture.

[8]Voyez le Certificat du sieur Nepveux à la fin du Mémoire.

[9]Il s'est depuis restraint à une somme de 1200 liv.

[10]Suivant ce rapport, on voit que la femme Leclerc étoit pour lors guérie, & qu'il n'y avoit plus que la cicatrice.

[11]Loix Civiles, tom. 2, l. 2, tit. 8, nomb. 10.Videtoute la section.

[12]§. 5 de la Loi II du tit. 2 du livre 9. Si Quad paup. fec. dic ss.

[13]Liv.I, §. 6, L.L.Si quadrup. paup. fec. dic.

[14]Il lui échappa d'appeler le Sieur ... brutal, enragé, villain fils de Marchand de vin.

[15]L'Abbé de Marigny.

[16]Tout le monde sçait que M. le Trésorier de la Sainte Chapelle jouit des honneurs & de plusieurs des droits de l'Episcopat.

[17]Nota.Ce Chapelain n'avoit en rien excédé ses droits, puisque ce sont les Chapelains qui font l'Office, donnent la bénédiction à l'Enfant de Chœur pour commencer les Complies; les Chanoines s'abstenant de tous ces détails.

[18]Le Trésorier seulement peut procéder juridiquement à l'expulsion des Chapelains & des Clercs. Il a aussi droit de visite chez les Chanoines, lesquels lui sont subordonnés.

[19]Cette distinction & les exemples qui l'appuyent sont présentés pour raisonner en Jurisconsulte, & sans qu'on puisse ni qu'on doive en inférer rien de contraire au respect profond dû à l'autorité spirituelle.

[20]La Bulle de la Croisade permet, en Espagne, de manger le samedi, moyennant une petite redevance, les extrêmités des animaux.

[21]Argou, liv. 4, ch. 18.

[22]Lettres Patentes du 4 Décembre 1402, de Janvier 1518, de Mars 1559. Déclaration du 16 Avril 1641, registrée le 24 Avril 1641. Arrêts des 19 Novembre 1548, 10 Décembre 1588, 22 Mai 1633, 10 Septembre 1668.

[23]Le Carnaval de Venise.

[24]Siecle de Louis XIV, tom. 2, p. 7, édit de 1753.

[25]Mémoire de la Demoiselle Mazarelli, pages 7, 8, 9, 10 & 11.

FIN.


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