Chapter 6

La Grèce préhistorique est en effet cent fois plus digne d’attention que tout l’Orient. Et plus on remonte les siècles, plus l’intérêt s’accroît. D’où viennent les premiers habitants de l’Archipel ? Ont-ils passé d’Europe en Asie, ou d’Asie en Europe, ou n’ont-ils pas passé du tout, l’effondrement du plateau égéen les ayant brusquement séparés les uns des autres ? Pourquoi ces traces de totémisme que Lang a mises en lumière, ces poils et ces écailles qui subsistent chez les Olympiens ? Les Olympiens eux-mêmes furent-ils des hommes divinisés ou des principes abstraits ? Trouvera-t-on dans les fouilles de Cnossos des traces de Zeus en personne ? D’où vient la première civilisation égéenne ? Où les décorateurs pélagiques des vieilles poteries ont-ils pris leurs idées sur l’évolution des espèces ? Est-il bien exact que pour eux le poulpe soit la première esquisse de la créature humaine ? Que sont les héros d’Homère à ces morts mystérieux qu’on a retrouvés à Mycènes, masqués d’or et bardés d’or ? Voilà des questions qui, ce me semble,passent en intérêt toutes celles qu’on peut se poser sur Aménophis et Téglathphalasar. Il faut malheureusement recourir à de nombreux, onéreux et difficultueux ouvrages pour les étudier. On tâchera toujours de lire dans une bibliothèque publique :Ilios, ville et pays des Troyens, de Schliemann (Didot), ainsi queMycènes, du même, et, quand elles auront paru, lesFouilles de Crète, d’Evans.

Avec la Grèce historique, nous entrons dans l’océan d’érudition. Sous peine d’être submergé, il faut se hisser sur la hauteur. Le mieux serait de se contenter d’un « manuel » pour l’ensemble, de façon à réserver un peu de temps pour ce qu’on voudrait voir plus à fond. Quoi, un simple manuel, quand nous avons une excellente traduction de l’Histoire grecque, de Curtius (5 volumes, Leroux) ? Mon Dieu oui, à moins qu’on ne veuille s’adonner complètement à l’hellénisme. D’autant que, pour les origines justement, Curtius n’est plus dans le mouvement ; on ne considère plus la Grèce d’Asie comme la mère de la Grèce d’Europe. Je préfère conseiller des livres spéciaux tels que lesPhéniciens et l’Odyssée, de Victor Bérard (Colin), encore que le côté original de la primitive Hellas y semble trop sacrifié à l’influence phénicienne. Celle-ci dominait sans doute dans le bassin méditerranéen quand les Grecs le redécouvrirent après la guerre de Troie. Mais bien longtemps auparavant, ils l’avaientexploré dans tous les sens. Et qui sait si l’Hercule tyrien n’est pas lui-même la personnification de ce très ancien mouvement hellénique ? L’identité des deux noms sacrés Héraklès et Melkart quand on les lit de droite à gauche et de gauche à droite, est encore une énigme irrésolue, leur sens est satisfaisant dans les deux langues ; sont-ce donc les Grecs qui ont lu de travers le nom phénicien, ou les Phéniciens qui ont déchiffré à rebours le nom hellène ? L’Oracle de Delphes seul pourrait résoudre ce problème boustrophédonien. Comme on lira sans doute le gros volume de M. Bérard dans une bibliothèque publique, on en profitera pour demander laScience socialede 1891 et 1892 où M. Philippe Champault a publié des études sur les Achéens (les Héros d’Homère), qui me semblent remarquables.

Peut-être l’époque la plus étonnante, la plus héroïque de l’histoire grecque est-elle son expansion des neuvième, huitième et septième siècles. Malheureusement l’histoire de toutes ces brillantes cités, Milet, Olbia, Sybaris, Massalia, nous est presque inconnue. A la rigueur on peut sauter d’Achille à Miltiade. Les guerres médiques qu’on connaît déjà par Hérodote (il y a un livre de M. Hauvette justement surHérodote, historien des guerres médiques, Hachette), on pourra les voir dans Curtius. Mais mieux encore serait de les lire dans l’Histoire des Perses, de M. de Gobineau. On est tellement habitué à juger Salamine dupoint de vue occidental qu’on est tout désorienté quand on la considère du haut du trône d’or que Xerxès s’était fait dresser sur la plage de Phalère. Le soubresaut est bon. On peut, tout en restant fidèle à la divine Hellas, ne pas être injuste pour les nobles Perses et leur roi déconcertant. L’homme qui s’éprend de la beauté d’un arbre jusqu’à passer des bracelets d’or à ses branches n’est pas le premier venu.

La traduction de l’Histoire de la guerre du Péloponnèse, deThucydide, est très aisée à avoir (1 volume, Garnier ; 2 volumes, Charpentier ; 3 volumes, Didot). Celle de l’Anabase, deXénophon, aussi (Charpentier ou Hachette). Arrien, Ctésias, Polybe se trouvent dans le « Panthéon littéraire » (Delagrave) qui, en 3 volumes, donnent tous les grands historiens grecs, saufPlutarque, mais lesVies illustresont été souvent traduites (par Pierron, Charpentier ; par Riccard, Garnier ; par Talbot, Hachette, 4 volumes). La traduction d’Amyot serait assurément plus savoureuse, mais elle est encombrante à l’excès (à moins alors d’imiter le bonhomme Chrysale « hormis un gros Plutarque à mettre mes rabats »). On sait enfin, ceci pour les érudits, que tous les historiens grecs ont été traduits en latin dans la collection Didot.

Une fois ces œuvres classiques lues, ce qui sera peu long et point désagréable, celles de Thucydide et Xénophon se lisant comme des romansde Dumas, et celles de Plutarque comme desEssais, de Macaulay, on pourra voir ce que pensent des mêmes sujets les histoires modernes. Si on a le temps, Curtius et Droysen (8 volumes, Leroux), sinon un simple résumé permettant alors, soit de considérer quelques figures isolées,Alcibiade, avec Henri Houssaye (Perrin), ouAspasie, avec Becq de Fouquières, soit d’étudier des points spéciaux, par exemple le progrès des sciences, avec Paul Tannery :Pour servir à l’histoire de la science hellène(Alcan), ou laMédecine grecque entre Homère et Hippocrate, avec Daremberg, ou la stratégie navale, avec Jurien de la Gravière (laMarine des Anciens, 2 volumes, lesCampagnes d’Alexandre, 4 volumes, laMarine des Ptolémées, 2 volumes, Plon).

Sur certains points, philosophie, religion, littérature, arts, on devra pousser plus loin. L’Hellade est notre mère, et rien d’elle ne doit nous être étranger. Mais qu’on ne se laisse pas recouvrir par le flot des livres ; il faudrait plusieurs vies pour lire tout ce qui mériterait d’être lu. Certains ouvrages sont classiques : l’Histoire de la littérature grecque, d’Alfred et Maurice Croiset (6 volumes, Fontemoing), laPhilosophie des Grecs, d’E. Zeller (3 volumes, Hachette) ; j’en reparlerai à propos d’Homère et de Platon, plus tard. Sur la religion, avant tout, il faut lire et relire laCité antique, de Fustel de Coulanges (1 volume, Hachette) ; quelque excessif que puisseêtre au fond le point de vue, il est indispensable de secouer les idées que se faisaient nos pères du monde antique pour se placer au centre de l’enclos sacré. Une fois le culte des mânes bien compris, on pourra lire les auteurs qui firent ou qui font encore autorité dans leur partie : Alfred Maury pour lesReligions de la Grèce antiqueen général (2 volumes), Bouché-Leclercq pour laDivination(4 volumes, Leroux), et l’Astrologie(1 volume,id.), J. Girard pour l’Évolution du sentiment religieux d’Homère à Eschyle(1 volume, Hachette), Havet pour leChristianisme et ses origines(les 2 premiers volumes surtout, Calmann-Lévy).

Plus particulièrement, qu’on explore à fond le domaine de l’art grec. L’Hellade est plus dans ses artistes que dans ses archontes. Entre une photographie des ruines de l’Acropole et les 20 volumes de l’Histoire grecque, de Grote, il n’y a pas à hésiter une seconde. Qu’on se procure donc lesEssais sur l’art, de Taine (Hachette), leParthénon et le Génie grec, de Boutmy (Colin), l’Histoire de la sculpture grecque, de Collignon (2 gros volumes, Didot), ou la grandeHistoire de l’art dans l’antiquité, de Perrot et Chipiez (8 volumes parus, Hachette) ; en dépit de longueurs fâcheuses, c’est un très solide monument ; les restitutions des temples chaldéens de Chipiez sont de vraies réussites. Si l’on reculait devant tous ces gros in-4o, on trouveraitde clairs résumés dans les livres de la collection Quantin (Bibliothèque de l’enseignement des beaux-arts).

Comme historiens latins, j’ai citéTite-LiveetTacite, mais sans cacher que bien d’autres noms pourraient leur être joints. La Bibliothèque latine de Didot contient en 4 volumes (à deux colonnes, il est vrai) tous les historiens latins qu’on devrait connaître : 1oSalluste, César (en plus Florus et Velleius Paterculus) ; 2oSuétone (en plus l’Histoire auguste) ; 3oTacite ; 4oTite-Live. On trouve des éditions plus maniables de ces grands historiens, sauf Tite-Live, chez Charpentier, et de Tite-Live et Tacite, chez Hachette. Je ne reviens pas sur ce que j’ai dit du texte latin à préférer aux traductions. Quel Nisard pourra jamais traduire leTitus dimisit Berenicem invitus invitam, de Suétone, ou leDignus imperare nisi imperasset, de Tacite ?

Même lus en latin, ces quatre in-8olaisseront de suffisants loisirs qu’on pourra employer à contempler sous toutes ses faces « le pompeux édifice de la grandeur romaine » pour rappeler le mot de Montesquieu. Il serait bon ici de lire justement lesConsidérations sur la grandeur et la décadence des Romains, ainsi que leDiscours sur l’Histoire universelle, ces deux chefs-d’œuvre ne vont guère l’un sans l’autre. Ensuite, on frappera à la porte des savants modernes. Des sept ans de notre période, si l’on a consacré un an àl’Orient et trois à la Grèce, il restera trois ans encore pour Rome. C’est suffisant pour lire non certes tout ce qui existe d’important sur S. P. Q. R. (en Allemagne il paraît chaque année plus de cent travaux rien que sur le Sénat romain), mais quelques études particulières auxquelles on s’intéressera de préférence. Comme guide, l’Histoire romaine, de Mommsen (8 volumes, Flammarion), pour la Royauté et la République, encore que le parti pris têtu du vieux Teuton pour la plèbe contre le patriciat soit bien fatigant, et pour l’Empire, l’Histoire des Romains, de Victor Duruy (7 gros volumes, Hachette). Ainsi bien appuyé sur ces quatre bases, Bossuet, Montesquieu, Mommsen et Duruy, on peut aller de l’avant.

D’abord, on étudiera de près la question de l’accaparement des richesses qui est le nœud de l’histoire romaine. Ici des livres spéciaux comme lesChevaliers romains, de Belot (Hachette), ou lesManieurs d’argent, de Deloume (Fontemoing) seront nécessaires. Si on recule devant leur docte appareil, qu’on lise du moins ce qui a rapport à l’antiquité dans lesLois de la civilisation et de la décadence, de Brooks Adams (traduction Dietrich, 1 volume, Alcan) ; je ne crois pas que la conception ploutocratique de l’histoire ait été mieux exprimée que là. Si on prend goût à ce côté de l’histoire, on n’aura, pour continuer, que l’embarras du choix.La Politique et le commerce des peuples dans l’antiquité, d’Heeren (7 volumes,Plon) est un peu démodée, mais l’Économie politique des Romains, de Dureau de la Malle, se consulte encore et l’Histoire de l’esclavage dans l’antiquité, de Wallon (3 volumes, Hachette), reste d’une lecture agréable. Pour le droit public et privé, rien de mieux que leManuel des antiquités romaines, de Mommsen et Marquardt (Leroux) ; mais hélas il compte 17 gros volumes. Ce « manuel » n’est maniable que pour des dieux hindous à bras multiples. Celui dePhilologie classique, de Th. Reinach (1 volume, Lahure) du moins est pratique ; il suffira même à beaucoup d’érudits qui ne recourront que dans des cas particuliers au «colosseum» des savants allemands, ou à celui de nos savants à nous, leDictionnaire des antiquités grecques et romaines, de Daremberg et Saglio (33 fascicules parus, environ la moitié de l’œuvre, Hachette).

Mais tout cela est bien austère, et notre but est plutôt d’aider ceux qu’un excès d’érudition pourrait rebuter. Ceux-ci préféreront des récits pittoresques ou de captivantes biographies. Les vaincus de Rome, notamment, n’ont pas eu à se plaindre des érudits contemporains. Que n’a-t-on pas écrit sur un simple épisode des guerres puniques, le passage des Alpes par Annibal ! C’est un sujet favori pour académiciens de province. Pour aucun d’eux la leçonacutumà substituer àacetumn’a aujourd’hui de mystère.Annibaln’a pas d’ailleurs que des monographies de détails ;il a de grandes histoires en plusieurs volumes, celle par exemple du colonel Hennebert (3 volumes, Plon). Th. Reinach a publié un fort volume surMithridate Eupator(Plon), et Camille Jullian a consacré une très belle étude àVercingétorix(Hachette). Quant aux Romains eux-mêmes, l’Histoire de César, de Napoléon III, n’est nullement méprisable, ni l’Antonin le Pieux et son temps, de Lacour-Gayet (Fontemoing), ni l’Église et l’empire romain au quatrième siècle, du duc de Broglie (Perrin, 6 volumes), ni les études sur le même temps, d’Amédée Thierry (3 volumes, Perrin). Sur la vie à Rome, je n’ose rappeler leVoyage d’un Gaulois à Rome, de Dezobry, ou l’Histoire romaine à Rome, d’Ampère, qui ont plus vieilli encore que leJeune Anacharsisde l’abbé Barthélemy ; mais je citerai volontiers plusieurs ouvrages qui n’ont pas cru devoir sacrifier à cette mode de fiction un peu naïve. Par exemple les restitutions faites par nos savants ou nos « prix de Rome », du Palatin, du Forum, de Pompéi, de la villa d’Hadrien ; les ouvrages sur les villes romaines de Provence, d’Afrique ou d’Illyrie, lesPromenades archéologiques, de Gaston Boissier, lesExcursions archéologiques, de Diehl, etc.

Des trois années que j’affecte à l’antiquité latine, il siéra d’en réserver une aux origines du christianisme. La question reste pour nous brûlante, alors que la civilisation romaine n’est plusque cendres froides. Le christianisme est-il fils du seul judaïsme, comme parfois incline à le croire la tradition, ou du seul hellénisme, comme s’est efforcé de le prouver Havet dans leChristianisme et ses origines, ou des deux, comme on l’admet le plus souvent pour concilier tout le monde ? Et dans sa constitution originaire, le grand rôle revient-il à Jésus, ou à saint Paul ? Et à quel moment l’esprit juif a-t-il fait place dans l’Église à l’esprit gréco-romain ? Questions délicates et passionnantes. On voudra sans doute lire ici le pour et le contre. Qu’on le fasse sans appréhension. Les bonnes âmes timorées peuvent se dire d’avance qu’en ces matières n’est convaincu que qui doit l’être. Au « tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé, » correspond un « tu ne m’interrogerais pas si tu ne m’avais déjà abandonné ». Qui sait d’ailleurs quels contre-coups peuvent avoir ces enfants prodigues et fils rebelles que sont nos livres ? Le Père Gratry disait que laVie de Jésus, de Renan, avait ramené à la foi beaucoup d’âmes. Elle donnera, si on la lit, d’ailleurs envie de relire les Évangiles eux-mêmes ensuite, et la comparaison recélera quelque surprise. Quel que soit le charme de son style, Renan « dégringole », comme disent les peintres, quand on le met à côté de saint Marc ou de saint Jean.

Les autres volumes desOrigines du Christianisme, de Renan, seront à lire plus encore. Certainschapitres sont admirables, et il est si facile de rectifier ce qu’a d’excessif la sympathie du dilettante pour « le malheureux jeune homme » que fut Néron. Au surplus, si quelqu’un avait besoin d’antidote, il trouvera tant de pharmacies qui en regorgent ! Peut-être aucun livre n’a provoqué plus de réponses que laVie de Jésus, leur énoncé tient des colonnes entières du Lorenz. D’autres opiniâtres ont suivi pas à pas les volumes suivants. Les livres de l’abbé Fouard qui a traité le même sujet que Renan sont très estimables. Il paraît même que, sur certains points, l’opinion traditionnelle a repris force en science, par exemple sur la date exacte de l’Apocalypse. D’autre part beaucoup de hardiesses, qui avaient fait scandale au début, sont aujourd’hui couramment admises dans les séminaires.

Mais, au fond, comme toutes ces petites chicanes d’érudition sont indifférentes au grand événement historique ! Que le christianisme soit l’aboutissant de la grande civilisation païenne, la merveille n’en est que plus forte. Et qu’il se soit dégagé de son milieu originaire pour se créer un milieu différent, l’évolution n’en est que plus étonnante. Latins et Grecs avaient en horreur les Juifs, qui étaient déjà maîtres de la situation, couvrant la voix de Cicéron en plein Forum (voir leDe Flacco) et dominant toutes les cités du monde romain (voir Strabon). Si un hiérophante subtil avait voulu créer une religionnouvelle, il aurait pu confier sa fortune à toutes les races, sauf à la juive. Il est probable que les persécutions n’ont eu lieu que parce que les premiers chrétiens étaient juifs ou crus juifs, et qu’elles ont cessé quand on s’est aperçu que les vrais Juifs étaient au contraire les pires haïsseurs des chrétiens.

Tout cela est fort intéressant, et sur les persécutions notamment, on pourra lire les histoires parallèles et assez antithétiques d’Aubé et de Paul Allard. Sur l’évolution intérieure de l’Église, d’après le caractère métaphysique de la patrologie grecque d’abord et ensuite le caractère juridique et politique de la patrologie latine, les idées de Sumner Maine ont été souvent reprises. Je n’ai garde d’oublier les admirables travaux d’érudition de l’abbé Duchesne sur l’Église des premiers siècles. Au point de vue protestant, l’Histoire, de M. E. de Pressensé, a maintenant un peu passé, mais les articles de M. Vollet dans laGrande Encyclopédiesont au courant. Parallèlement à la montée du christianisme, on considérera la descente du paganisme, avec laReligion à Rome sous les Sévères, de Jean Réville (Leroux, épuisé), laReligion romaine d’Auguste à Antonin, et laFin du paganisme, de Gaston Boissier (Hachette).

Tout ceci fait à première vue un énorme amas de volumes. Mais réparti sur sept années, la montagne s’abaisse en chaîne de collines : 25, laGenèse, Renan, Lenormant, Vigouroux, Loisy, cela ne fait guère qu’un volume par mois ; 26, Hérodote, Maspéro, Schliemann, Bérard, Gobineau, pas davantage ; 27, Thucydide, Curtius, Fustel de Coulanges, Taine, Collignon, Perrot et Chipiez, un peu plus, mais il y a des illustrations ! 28, Xénophon, Arrien, Droysen, Tannery, Jurien de la Gravière, toujours un volume par mois environ ; 29, Plutarque, Bossuet, Montesquieu, Mommsen et Reinach, un peu plus ; 30, Tite-Live, Duruy, Jullian, Gaston Boissier, davantage à cause des gros volumes de Duruy ; 31, Tacite, Renan, Havet, Aubé, Allard, Duchesne, davantage aussi à cause de Renan, mais en vérité on peut y tenir.

Je résume donc, en ne prenant que l’indispensable, le second septain, un seul auteur par série, trois auteurs par an :


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