[9]Nord, arr. Dunkerque.[10]Nord, arr. Hazebrouck.[11]Nord, arr. Dunkerque.[12]Belgique, Fl. occ., arr. Furnes, à 38 kil. de Bruges.[13]Nord, arr. Dunkerque.[14]Thérouanne et Aire sont situés dans le Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer.[15]Pas-de-Calais, arr. Béthune, c. Lillers.[16]Amé, comte de Genève, figure sur les montres de l'host de Bouvines, dans la bataille du comte de Savoie: «Amé, comte de Genève, 6 chev. bann., 3 bach., 3 esc. bann. comptez comme bach., 252 esc.» Bibl. imp., De Camps, portef. 83, fo344 vo.[17]«Hue, vidame de Chalon, 4(bach.), 20 esc.» De Camps, portef. 83, fo225.[18]«Humbert, seigneur de Villars, bann., 3 bann., 6 bach., 82 esc.; venu de Montroyal en Montagne.» De Camps, portef. 83, fo334 vo.[19]«Agot des Baus et Guy de Groullée, chev. bann., venus en la guerre du roy pour M. le dauphin de Vienne avec 7 autres bann., 4 bach., 3 esc. bann., 179 esc.» De Camps, 83, fo345.[20]Aujourd'hui Bohain-en-Vermandois, Aisne, arr. Saint-Quentin.[21]Le Cateau, Nord, arr. Cambrai.[22]Nord, arr. Cambrai, c. le Cateau.[23]La Selle, affluent de la rive droite de l'Escaut, prend sa source au sud du Cateau dans une vallée appelée Fons-Selle, et se jette dans l'Escaut à Denain.[24]Nord, arr. Avesnes, c. Landrecies.[25]Les noms de ces deux chevaliers figurent précisément à la suite l'un de l'autre sur les montres de la bataille de Raoul, comte d'Eu, lieutenant ès frontières de Flandre, du 9 mars au 1eroctobre 1340: «Pierre, seign. de Bailleul en Caux, bann., 2 bach., 4 esc.—Guillaume de Briauté bach. et 3 esc.» De Camps, portef. 83, fo317.[26]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[27]Aujourd'hui hameau de la comm. de Romeries, Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[28]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[29]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[30]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[31]Ibid.[32]Calaumes désigne sans doute la Chapelle Callome, dépendance de Bermerain, qui figure encore sur la carte de Cassini.[33]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[34]Ibid.[35]Nord, arr. Cambrai, c. Carnières.[36]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[37]Ibid.[38]Ibid.[39]Ibid.[40]Nord, arr. et c. Valenciennes.[41]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[42]Aujourd'hui Preux-au-Sart, Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[43]Ibid.[44]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[45]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[46]Ibid.[47]Aujourd'hui Saint-Vaast-la-Valleé, Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[48]Aujourd'hui Louvignies-lès-Bavai, sur un affluent du Honneau ou Hongneau.[49]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[50]Aujourd'hui lieu-dit de la comm. du Preux-au-Sart.[51]Le Honneau ou Hongneau est un petit cours d'eau sorti de la forêt de Mormal, qui se jette dans la Haine, affluent de la rive droite de l'Escaut.[52]Froissart dit que cette incursion poussée jusque dans le Bavaisis fut faite par l'avant-garde de l'armée du duc de Normandie, et que l'un des chefs de cette avant-garde était Thibaud de Moreuil. Les montres conservées par De Camps confirment sur ce point le témoignage du chroniqueur; mais tandis que Froissart semble mettre la chevauchée dont il s'agit avant l'attaque contre Valenciennes, c'est-à-dire en juin 1340, les montres la placent après cette attaque, puisqu'elles la reportent au mois de juillet. «Gens d'armes qui servirent Thibaut de Moreuil en la chevauchée de Bavai en Hainautou mois de juillet1340: Enguerran, sire de Coucy, bann., 1 bann., 11 bach., 59 esc.; Raoul Flamenc, seigneur de Canny, chev. bann., 2 bach., 19 esc.; Mathieu d'Espineuses bach. 3 esc.» De Camps, portef. 83, fo346.[53]Nord, arr. Valenciennes, sur l'Escaut.[54]Nord, arr. Avesnes, sur la Sambre.[55]Ibid.[56]Nord, arr. et c. Valenciennes, sur l'Écaillon.[57]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes, sur la Selle.[58]Ibid.[59]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain, dans une île formée par la Selle.[60]Nord, arr. Cambrai, sur la Selle.[61]Au quatorzième siècle, la forêt de Mormal, située sur la rive gauche de la Sambre, s'étendait depuis Landrecies au sud jusque près de Bavai au nord; elle avait pour limite à l'ouest la voie romaine, dite Chaussée Brunehaut, du Cateau à Bavai.[62]A l'host des frontières de Flandre, du 9 mars 1339 au 1eroctobre 1340, dans la bataille des maréchaux de France figurent: «Robert de Pinquigny, chev. bann., 2 chev. bach. et 12 esc.; venu de Fluy lès Pinquigny (Fluy, Somme, arr. Amiens, c. Molliens-Vidame); Regnaut et Jean de Pinquigny et 8 esc.» De Camps, portef. 83. fo320 vo.[63]Le personnage désigné ici par le titre de vicomte des Quesnes est Guillaume des Quesnes, vicomte de Poix, qui figure aussi avec son fils Renaud des Quesnes à l'host de Flandre de 1339 à 1340: «Guillaume des Quesnes, vicomte de Pois, chev. bann., 2 bach., 11 esc.; venu de Quesnes (auj. le Quesne, Somme, arr. Amiens, c. Hornoy). De Camps, 83, fo337 vo.—«Regnaut des Quesnes, bach., 27 esc.» fo323.[64]A l'host des frontières de Flandre de 1339 à 1340, parmi les écuyers de la bataille des maréchaux de France, figure: «le Borgne de Rivery, 1 esc.; venu de Rivery près d'Amiens.» De Camps, 83, fo327.[65]«Pons Cornillon de la Balme fut fait chevalierdevant le Quesnoy le 7 juin.» Ibid., fo334.[66]Aujourd'hui Pont-à-Felaines, lieu-dit de la commune de Famars.[67]Nord, arr. et c. Valenciennes.[68]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[69]Ibid.[70]Nord, arr. et c. Valenciennes.[71]Artrielétait sans doute une dépendance d'Artre, comme Angriel est une dépendance d'Angre et Sebourquiel une dépendance de Sebourg; mais ce hameau a disparu. Un terrain vague, situé près d'Artre, s'appelle encore aujourd'huile Triez; peut-être conserve-t-il le souvenir de l'Artriel de Froissart (note communiquée par M. Caffiaux).[72]Nord, arr. et c. Valenciennes.[73]Ibid.[74]Ibid.[75]Ibid.[76]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[77]Aujourd'hui hameau de la commune de Havay, Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Pâturages.[78]Rombies-et-Marchipont, Nord, arr. et c. Valenciennes.[79]Uintiel, Untiel, Ontiel, Ointiel est l'ancien nom de la rivière qui s'appelle maintenant la Rhonelle, affluent de la rive droite de l'Escaut, qui se jette dans ce fleuve à Valenciennes.[80]Nord. arr. et c. Valenciennes, entre la Rhonelle et l'Écaillon.[81]Nord, arr. Valenciennes, au confluent de l'Escaut et de la Hayne.[82]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Boussu.[83]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Dour.[84]Nord, arr. et c. Valenciennes, sur la petite Honnelle.[85]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Dour.[86]Les Français se mirent en marche pour attaquer Valenciennes dans les premiers jours de mai 1340. Par acte daté du 2 mai 1340, Raoul, comte d'Eu, connétable de France, mande aux bourgeois de Valenciennes qu'ils n'aient point à soutenir les Anglais ni leurs alliés contre le roi de France (Orig. parch., Archives du Nord). La principale attaque dirigée contre cette ville dut avoir lieu le 22 mai, jour où il y eut du côté des Français une promotion de chevaliers: «Loys de Tournon fait chevalier nouveldevant Valenciennes, le 22 mai.» De Camps, portef. 83, fo334.[87]Le Mont de Castres (mons castrorum) est le nom de la colline sur laquelle est bâti Famars. Au quatrième siècle, après la ruine de Bavai, les Romains y avaient construit une enceinte fortifiée dont quelques débris subsistent encore.[88]Nord, arr. et c. Valenciennes.[89]Ibid.[90]Aujourd'hui Trith-Saint-Léger, Nord, arr. et c. Valenciennes.[91]Ibid.[92]Ibid.[93]Le pont jeté en cet endroit sur l'Escaut, pour relier Famars à la rive gauche du fleuve, avait donné son nom à un village aujourd'hui détruit; la tradition faisait remonter aux Romains la construction de ce pont.[94]On appelle encoremarais de Bourlainun lieu-dit de la banlieue de Valenciennes, près de l'Escaut, du côté de la porte de Cambrai.[95]Lemarais d'Infierfigure aussi comme lieu-dit sur les relevés du cadastre; mais il est plus rapproché de Trith que Bourlain (Note de M. Caffiaux).[96]Boucicaut figure sur les montres de l'host de Bouvines dans la bataille du roi parmi les bacheliers: «Pour M. Boucicaut et 3 escuiers; venu de Poitou.» De Camps, 83, fo404 vo.[97]Au lieu de Guillaume Blondel, le ms. de Rome mentionne Gui Poteron.[98]Gui (et non Jacques) de Surgères figure à l'host de Bouvines dans la bataille du roi de Navarre: «Guy de Surgières, bann., 6 bach., 37 esc.» De Camps, 83, fo335 vo.[99]Heurtebise est indiqué sur la carte de Cassini comme un écart de Trith-Saint-Léger, près de la chaussée de Bouchain à Valenciennes.[100]Nord, arr. et c. Valenciennes.[101]Ibid.[102]D'après la première et la troisième rédaction, les Valenciennois vainqueurs à Saint-Vaast étaient commandés par Gérard de Verchin, sénéchal de Hainaut.[103]Anzin est à 2 kil. N. O. de Valenciennes, sur la route de cette ville à Lille.[104]Aujourd'hui Saint-Vaast-là-Haut, lieu-dit de la banlieue de Valenciennes. Saint-Vaast, Beaurepaire et la Tasnerie étaient trois seigneuries dépendantes de cette ville.[105]A la place du bois d'Aubry s'élève aujourd'hui le village appelé Petite-Forêt-de-Raismes, érigé en commune en 1801.[106]Abbaye de femmes de l'ordre de Cîteaux située sur le territoire de la paroisse de Maing, près de l'ancienne route de Valenciennes à Cambrai.[107]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain sur la Selle.[108]Nord, arr. et c. Valenciennes.[109]Ibid., sur l'Écaillon.[110]Nord, arr. et c. Cambrai, sur l'Escaut, à 3 kil. N. E. de Cambrai.[111]Le château d'Escaudœuvres fut pris avant le 3 juin 1340. Par une charte datée du 3 juin 1340, le duc de Normandie mande, du château d'Escaudœuvres, aux bourgeois de Valenciennes, de ne point servir le comte de Hainaut ni son oncle le seigneur de Beaumont, qui s'étaient joints aux Anglais pour nuire au royaume de France (Orig. parch., aux Archives du Nord).[112]Nord, arr. et c. Douai.[113]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain. Une moitié de ce village tenait, comme on le verra plus bas, pour les Hainuyers, l'autre moitié pour les Français.[114]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[115]Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.[116]Ibid.[117]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[118]Nord, arr. et c. Douai.[119]Hameau de la commune d'Alnes, Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.[120]Nord, arr. et c. Douai. Le nom de cette seigneurie s'écrivait autrefois Mauny; elle appartenait à l'illustre famille de ce nom.[121]Nord, arr. et c. Douai.[122]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[123]Hameau de la commune de Lourches.[124]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[125]Aujourd'hui Neuville-sur-l'Escaut, Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[126]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[127]Nord, arr. Douai, c. Arleux.[128]Ibid.[129]Nord, arr. et c. Douai.[130]Ibid.[131]La forteresse de la Malmaison située dans la commune d'Ors (Nord, arr. Cambrai, c. le Cateau), sur la rive gauche de la Sambre, appartenait en effet aux évêques de Cambrai; mais en 1340 Sohier de Gand en était capitaine et il avait sous ses ordres 20 écuyers pour le roi de France. (De Camps, 83, fo458 vo.)[132]Au Cateau, Jean de Honnecourt était châtelain pour le roi de France. De Camps, 83, fo458.[133]Nord, arr. Cambrai, c. Carnières.[134]Aisne, arr. Saint-Quentin, c. Bohain.[135]Cf. Jean le Bel, chap. xxxv, t. I, p. 171 à 173.[136]La prise de Thun-l'Evêque eut lieu dans le courant du mois de juin 1340. Des lettres d'amortissement de 20 livres de rente sans justice et forteresse, délivrées pour la fondation d'une chapelle à «Gieffroy de Gienville», clerc et conseiller du roi, sont datées denoz tentes, après la prise du chastel de Thun, l'an 1340 au mois de juing. Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, fo117, p. 137.[137]Jean de Maubuisson figure à l'host de Bouvines, parmi lesbacheliers sous les maréchaux: «Jean de Maubuisson et 1 escuier venu de Montigny lez Gisors.» De Camps, portef. 83, fo366.[138]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVI, t. I, p. 171 à 173.[139]L'Écluse, en flamand Sluis, ville et port de mer des Pays-Bas, dans la Flandre hollandaise, prov. Zeeland, arr. Middelburg.[140]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. et c. Bruges.[141]L'île de Kadzand fait aujourd'hui partie des Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, c. l'Écluse (Sluis).[142]Édouard III s'embarqua à Orwell le 23 juin, veille de la fête de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste; et la bataille navale de l'Écluse se livra le jour même de la fête, le 24 juin: «....sub spe cœlestis auxilii, écrit Édouard III à l'archevêque de Canterbury, et justitiæ nostræ fiducia, dictum portum navigio venientes, invenimus dictam classem, et hostes nostros ibidem paratissimos ad prælium, in multitudine copiosa quibusin festo Nativitatis Sancti Johannis Baptistæ proxime præterito, ipse, spes nostra, Christus Deus, per conflictum fortem et validum, nos prævalere concessit, facta strage non modica dictorum hostium, capta etiam quodammodo tota classe, cum læsione gentis nostræ non modica respective.» Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1129.[143]Sandwich, dans le comté de Kent, un des cinq ports.[144]Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, c. l'Écluse (Sluis).[145]Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, chef-lieu de canton.[146]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. et c. Bruges.[147]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. Furnes, chef-lieu de canton.[148]Hue Quieret, seigneur de Tours en Vimeu, mourut des blessures reçues dans le combat. Nicolas Behuchet fut, dit-on, pendu au mât de son vaisseau par l'ordre d'Édouard III. Philippe de Valois amortit en avril 1344 quinze livres tournois de rente à Gonfreville-l'Orcher, à la requête de frère Pierre le Marchant, du tiers ordre de Saint-François, «clerc de nostre amé et feal conseillerNicolas BeuchetJADISchevalier, en recompense des bons et agreables services que nous fist le dit Pierre en noz guerres de la mer en la compaignie du dit chevalier.» Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ74, p. 154, fo93.La marine normande fut longtemps à se relever de ce désastre. En février 1342, Philippe de Valois amortit cent livres de terre pour la fondation d'un hôpital: «comme les bourgois et les habitanz de la ville de Leure en Normandie (Seine-Inférieure, comm. le Havre),pour compassion de plusieurs du dit pais, qui onc de nostre armée de la mer avoient esté navrez et mehaigniezsi griement qu'il ne povoient ne ne pourront jamais gaigner leurs vivres....» JJ74, p. 694, fo418.[149]La belle église d'Aardenburg, dédiée sous l'invocation de Notre-Dame, était célèbre dans toute la Flandre au moyen âge comme but de pèlerinage.[150]Louis d'Espagne, comte de Talmont, fut capitaine souverain à Lille du 16 avril au 27 septembre 1340. De Camps, portef. 83, fo310 vo.[151]Hue Quieret, chevalier et conseiller du roi, son amiral en la mer, fut capitaine de Douai du 28 octobre au 6 décembre 1339. De Camps, 83, fo311. Nicole de Wasiers paraît avoir succédé à Hue Quieret comme capitaine de Douai sous le gouvernement de Godemar du Fay, du 28 octobre 1339 au 27 septembre 1340. De Camps, 83, fo312.[152]Jean de Traynel,chevalier le roi, fut établi du 2 février au 12 juillet 1340, capitaine à Aire et ès frontières d'Artois avec 2 bacheliers et 28 écuyers sous sa bannière, et sous ses ordres 25 chevaliers bacheliers. De Camps, 83, fos315 et 316.[153]Robert de Wavrin, sire de Saint-Venant, fut établi, du 30 octobre 1339 au 27 septembre 1340, capitaine de Saint-Venant, avec 5 chevaliers et 40 écuyers sous sa bannière, et sous ses ordres 7 chevaliers bacheliers. De Camps, 83, fos314 et 315.[154]Godemar du Fay, sire de Bouchon (Somme, arr. Amiens, c. Picquigny), gouverneur de Tournésis, fut capitaine général ès villes de Lille et de Tournay et sur les frontières de Flandre et de Hainaut, du 18 octobre 1339 au 1eroctobre 1340. De Camps, 83, fo308 vo.[155]Jean de Vienne, chevalier banneret, fut commis à la garde de Mortagne, du 29 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, avec 6 chevaliers bacheliers et 44 écuyers. De Camps, 83, fo313.[156]Jean, sire de Wastines, chevalier bachelier, fut préposé à la défense de Saint-Amand en 1339 et 1340 avec Jean de Verdebourc, Baudouin de Loc, Baudouin de Hasebrouck et 23 écuyers. Ibid.[157]Froissart se trompe en rapportant ce fait au pontificat de Clément VI qui ne succéda à Benoît XII qu'en 1342.[158]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVII, t. I, p. 175 à 177.[159]«Gens d'armes qui furentà Tournay sous le gouvernement de Raoul, comte d'Eu, connestable de France, estably lieutenant du roy sur toutes les frontières de Flandres et de Hainaut, du 23 octobre 1339 jusques au 2 décembre qu'il donna congé à ses dites gens d'armes.» De Camps, 83, fo396 vo.[160]«Raoul, comte de Guines, chev. bann. et 14 esc.» De Camps, 83, fo307.[161]Gaston de Foix n'est pas mentionné dans les montres comme ayant tenu garnison à Tournay, mais il commandait une des batailles de l'host de Bouvines: «La bataille Gaston, comte de Foix. Le dit comte de Foix, 32 chev. bann., 31 bach., 23 esc. bann., 671 esc., 7 sergens d'armes, 12 menestrels et 4 mareschaux pour chascun menestrel.» De Camps, 83, fos343 voet 344.[162]Host de Bouvines en 1340. Bataille du roi: «Amé de Poitiers, banneret, 3 bach., 62 esc.» De Camps, 83, fo346.[163]A l'host des frontières de Flandre, du 9 mars 1339 au 1eroctobre 1340, dans la bataille de Raoul, comte d'Eu, figure: «Gieffroy de Charny, bach. et 6 esc.; venu de Pierrepont sous Vezelay.» De Camps, 83, fo317.[164]Parmi les gens d'armes qui ont servi à Douai sous Godemar du Fay, du 18 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, figure: «Girart de Montfaucon, chev. bach., avec 9 esc.» De Camps, 83, fo309 vo.[165]Mathieu de Trie et Robert Bertran avaient à l'host de Flandre du 2 mars 1339 le commandement d'une bataille ditebataille des maréchaux de France: «Mathieu de Trie, mareschal de France, bann., 17 chev. bach. et 180 esc.; Robert Bertran, sire de Briquebec, mareschal de France, bann. et 16 esc.» De Camps, 83, fo320 vo.[166]Du 27 octobre 1339 au 27 septembre 1340 «jusques au departement de l'ost de Bovines, Jean de Mortaigne, seigneur de Landas, chev. bach., fut establi capitaine de Marchaines (Marchiennes) avec 12 esc.» De Camps, 83, fo346.[167]A l'host de Bouvines, dans la bataille du comte d'Alençon, figure «Jourdain de Loubert, seneschal de Poitou, chev. bann., 14 bach., 65 esc.» De Camps, 83, fo337 vo.[168]Jean de Cayeu, chev. bann., 12 esc.; venu de Senarpont (Somme, arr. Amiens, c. Oisemont). Ibid., fos307 et 317.[169]A l'host de Bouvines, dans la bataille du duc de Normandie, figure «Jean, sire de Chastillon, chev. bann., 9 bach. et 56 esc.; venu de Marigny lès Chasteau Thierry.» Ibid., fo396.[170]Parmi les gens d'armes qui servirent à Tournay sous Raoul, comte d'Eu, du 28 octobre au 2 décembre 1339, figure «Guillaume de Mello et 8 esc.» Ibid., fo306 vo.[171]A l'host de Bouvines, dans la bataille du comte d'Alençon, figure «Jean de Neelle, seigneur d'Auffemont, chev. bann., 5 bach., 32 esc.» Ibid., fo338.[172]Robert de Wavrin, sire de Saint-Venant.[173]On litBresequesdans le ms. B 6; mais il s'agit sans doute ici d'Eustache, seigneur de Creseques, chevalier banneret d'Artois, qui servit à l'host de Bouvines, dans la bataille d'Eude, duc de Bourgogne et comte d'Artois. De Camps, 83, fo330 vo.[174]La porte de Saint-Martin était au midi de Tournay, non loin du chemin de Lille et de Douai, situé un peu plus à l'ouest.[175]Le Pont-à-Rieux est aujourd'hui un hameau de la commune de Saint-Maur, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Antoing, à 5 kil. de Tournay.[176]Le Pire est aujourd'hui un hameau de Montroeul-au-Bois, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Leuze, à 12 kil. de Tournay.[177]La porte de Valenciennes était située à l'est de Tournay, sur la rive gauche de l'Escaut, à l'endroit où ce fleuve entre dans la ville.[178]Entre Édouard III au midi et le duc de Brabant à l'est, le comte de Hainaut était campé par conséquent au sud-est.[179]La porte de Sainte-Fontaine était à l'ouest de Tournay, du côté de Courtrai, sur la rive gauche de l'Escaut.[180]La porte des Marvis était située au nord-est de Tournay, sur la rive droite de l'Escaut.[181]Nord, arr. Douai.[182]Nord, arr. Douai, c. Orchies.[183]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux.[184]Nord, arr. Lille.[185]Nord, arr. Lille. Par acte daté du Moncel lez Pont-Sainte-Maxence en octobre 1340, Philippe de Valois donne aux religieux, frères et sœurs de l'hôpital de Notre-Dameemprès Seclin «tant pour leurs maisons qui ont esté arses et leurs biens gastez par noz anemis, comme pour certaines autres causes, trois muis de blé, deux muis d'aveine et douze solz parisis ou environ de rente annuelle, en quoy le dit hospital estoit tenuz à nous par an.» Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, p. 39, fo32 vo.[186]Nord, arr. et c. Lille.[187]Nord, arr. de Lille, sur la Marcq. Abbaye d'hommes de l'ordre de Saint-Augustin, au diocèse de Tournay.[188]Nord, arr. Lille, c. Cysoing.[189]Nord, arr. Douai.[190]Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.[191]Raches ou Pont-à-Raches, Nord, arr. et c. Douai.[192]Pas-de-Calais, arr. Béthune.[193]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand. Abbaye de Bénédictins au diocèse d'Arras.[194]Vicoigne, aujourd'hui hameau de la commune de Raismes, Nord, arr. Valenciennes. Abbaye de l'ordre de Prémontré au diocèse d'Arras.[195]L'abbé Godefroi, dont il est ici question, est Godefroi II de Bavai, né à Cambrai, promu abbé en 1312, mort en 1344. Une épitaphe rapportée dans leGallia christianacélèbre le courage de l'abbé Godefroi.[196]Bernard Jourdain, sire de Lille (auj. l'Isle-en-Jourdain-Gers, Gers, arr. Lombez.)[197]Pierre Raymond Ier, comte de Comminges.[198]Roger Bernard, comte de Périgord.[199]Arnaud de la Vie, sire de Villemur.[200]Jean de la Baume, vicomte de Tallard.[201]Arnaud d'Euze, vicomte de Caraman.[202]Peut-être Amauri, vicomte de Lautrec, seigneur de Montredon.[203]Lot-et-Garonne, arr. et c. Marmande.[204]Lot-et-Garonne, arr. Villeneuve-sur-Lot.[205]Gironde, arr. Bazas.[206]Civrac-de-Dordogne, Gironde, arr. Libourne, c. Pujols.[207]La Réole était au pouvoir du roi de France dès 1339. Le 6 janvier de cette année, Jean, roi de Bohême, lieutenant du roi en langue d'oc, accorde aux consuls et habitants de la Réole, contrairement à la coutume de Bazas, en récompense de leur fidélité, le privilége de pouvoir disposer par testament de leurs biens immeubles. Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, p. 227, fo179.—En 1341, Thibaud de Barbazan, écuyer banneret, était capitaine, et Guillaume de la Baume, chevalier banneret, châtelain de la Réole avec 10 écuyers. De Camps, 83, fo288 vo.[208]Aujourd'hui hameau de la commune du Change, Dordogne, arr. Périgueux, c. Savignac-les-Églises.[209]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVIII, t. I, p. 181 à 186.[210]Voici, d'après les montres, la liste des batailles dont se composa l'host de Bouvines du 9 mars au 1eroctobre 1340: bataille de Raoul, comte d'Eu, connétable de France;—bataille de Robert Bertran et de Mathieu de Trie, maréchaux de France;—bataille de Louis, comte de Flandre, de Nevers et de Réthel;—bataille d'Eude, duc de Bourgogne, comte d'Artois et comte palatin de Bourgogne, sire de Salins;—bataille du duc de Normandie, lieutenant du roi de France;—bataille du roi de Navarre;—bataille du comte d'Alençon;—bataille de Jean, comte d'Armagnac;—bataille de Gaston, comte de Foix;—bataille d'Amé, comte de Savoie;—bataille d'Adolphe, évêque de Liége;—bataille du roi de France. De Camps, portef. 83, fos316 à 406.[211]Philippe de Valois convoqua ses gens d'armes à Arras en juillet 1340 (De Camps, 83, fo296), et les congédia le 27 septembre de la même année (Ibid., fo346); il était près du prieuré de Saint-André (auj. Saint-André, Nord, arr. et c. Lille) le 30 juillet, date de sa réponse à une provocation qui lui avait été adressée le 26 juillet par Édouard III de Chin-lez-Tournay (auj. hameau de Romegnies-Chin, Belgique, à 6 kil. de Tournay). Voyez Rymer,Fœdera, t. II, pars ii, p. 1131 et 1132. Le roi de France paraît avoir passé partie du mois d'août à Douai (Actum et datumin exercitu nostro prope Duacumanno Domini 1340, menseaugusti. JJ73, p. 48, fo40). Plusieurs chartes datées du Pont de Bouvines sont du mois de septembre (Actum et datumin tentoriis nostris prope pontem de Bovinis, anno Domini 1340, menseseptembris. JJ73, p. 247, fo193 vo.)[212]La Marcq, issue des bois de Phalempin à 15 kil. de Lille, traverse des marais auxquels elle sert de décharge, et, après un cours d'environ 5 myriamètres, se jette dans la Deule à Marquette.[213]Nord, arr. Lille, c. Cysoing.[214]Nord, arr. Lille, c. Lannoy.[215]Nord, arr. Valenciennes, c. Bruille-Saint-Amand.Le Crousagedu texte est peut-être la Croisette, hameau de Saint-Amand-les-Eaux.[216]A l'host de Bouvines, dans la bataille d'Eude, duc de Bourgogne figure: «Jean de Froulois, bann., 2 bach., 11 esc.» De Camps, portef. 83, fo330.[217]Pont-à-Tressin est encore aujourd'hui le nom d'un hameau de la commune de Tressin.[218]«Host de Bouvines en 1340. La bataille Adolf evesque du Liége: le dit evesque, 7 chev. bann., 73 bach., 420 esc.» De Camps, portef. 83, fo344 vo. Il faut prendre garde de confondre les seigneurs de Baileu (les mss. de Froissart écrivent Bailleul) avec les seigneurs de Baillœul en Hainaut ou de Bailleul en Normandie. La seigneurie de Baileu est aujourd'hui un hameau de la commune de Walcourt, Belgique, prov. Namur, arr. Philippeville. Morialmé, dont Robert de Baileu était seigneur, fait aussi partie du canton de Walcourt.[219]Nord, arr. Lille, c. Lannoy.[220]Jacques de Forvie, écuyer, était le second fils de Stockar de Forvie le Vieux; il se maria à Isabeau, fille de Pierre de Surice, bourgeois de Namur. Hemricourt,Miroir des Nobles, éd. de Jalheau, p. 143.[221]D'après les montres conservées par De Camps, Jean de Vienne, et non Édouard de Beaujeu, fut capitaine de Mortagne, du 29 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, avec 6 chevaliers bacheliers et 44 écuyers. De Camps, portef. 83, fo313.Le château de Mortagne, bâti au confluent de l'Escaut et de la Scarpe, résidence habituelle des châtelains de Tournay, fut cédé en 1313 avec la châtellenie de Tournay à Philippe le Bel.[222]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux.[223]Aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux, sur la rive gauche de la Scarpe, affluent de la rive gauche de l'Escaut.[224]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux, sur la rive gauche de la Scarpe.[225]Il s'agit ici sans doute du seigneur de Saint-Georges-de-Reneins, Rhône, arr. Villefranche-sur-Saône, c. Belleville-sur-Saône.[226]Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, à 7 kil. de Tournay.[227]Aujourd'hui hameau de Wasmes-Audemez, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Péruwelz.[228]Comme nous l'avons dit plus haut, Jean, sire de Wastines, fut établi gardien de Saint-Amand, du 23 octobre 1339 au 1eroctobre 1340.[229]Le sénéchal de Carcassonne, dont il est ici question, s'appelait Jean de la Roche; il figure sur les montres de l'host de Bouvines en 1340 avec cette mention: «Jean de la Roche, chevalier, seneschal de Carcassonne, banneret, 2 chevaliers bacheliers, 102 escuiers.» De Camps, portef. 83, fo352. Jean de la Roche, seigneur de Castanet (Haute-Garonne), était marié à Guillemine de Roussillon.[230]Nord, arr. Douai, sur la rive gauche de la Scarpe et de la Rache et sur la route de Bouchain à Orchies. Abbaye de Bénédictins au diocèse d'Arras. Depuis la dispersion de l'host de Buironfosse, le 28 octobre 1339 jusqu'à la dispersion de l'host de Bouvines, le 27 septembre 1340, «Jean de Mortagne, seigneur de Landas, chevalier bachelier, fut establi capitaine de Marchiennes avec 12 escuiers.» De Camps, 83, fo346 vo.[231]A l'host de Bouvines en 1340, parmi les bacheliers sous les maréchaux de France, figure: «Amé de Warnans, chev. bach. et 25 esc.; venu de Warnans entre Aix et le Liége.» Aujourd'hui Warnant-Dreye, Belgique, prov. Liége.[232]Belgique, prov. Brabant, arr. Nivelles.[233]Belgique, prov. Anvers, arr. Malines.[234]A l'host de Bouvines en 1340, dans la bataille de Raoul, comte d'Eu, figure «Charles, seigneur de Montmorency, banneret, 1 bachelier, 11 escuiers.» De Camps, 83, fo335.[235]Somme, arr. Amiens, c. Sains. Aucun chevalier banneret, seigneur de Saint-Sauflieu, n'est mentionné sur les montres de l'host de Bouvines en 1340; on n'y voit figurer que Gaucher de Saint-Sauflieu, écuyer, et Raoul, dit Herpin, de Saint-Sauflieu, aussi écuyer, fait chevalier le 23 mai. Comme Gaucher et Raoul dit Herpin de Saint-Sauflieu servaient sous la bannière de Rogue, sire de Hangest, ce dernier est sans doute «le grand baron» dont parle Froissart; et il n'est pas étonnant qu'on le trouve à côté de Charles, seigneur de Montmorency, dont il était l'oncle par son mariage avec Isabeau de Montmorency, fille de Mathieu IV. «Rogue, sire de Hangest, chev. bann., 4 bach. et 29 esc.; venu de Maigneville en la comté de Bar. De sa compagnie.... Gaucher de Saint-Sauflieu.... Harpin de Saint-Sauflieu et Martel du Hamel faits chevaliers nouvels le 23 jour de may.» De Camps, 83, fo396 vo.[236]Cf. Jean le Bel, chap. xxxix, t. I, p. 187 à 194.[237]Nord, arr. Dunkerque.[238]Ibid.[239]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. Ypres.[240]Ibid.[241]Ibid.[242]Pas-de-Calais, arr. et c. Saint-Omer.[243]Aujourd'hui Cauchy, hameau de la commune d'Ecques, Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer, c. Aire-sur-la-Lys.[244]C'est par erreur que Froissart appelleBéraudle comte dauphin d'Auvergne, qui prit part à l'expédition de Bouvines; Béraud Ierne succéda à Jean, dit Dauphinet, son père, qu'en 1351. «Jean, comte de Clermont, dalphin d'Auvergne, pour li escuier banneret, 7 bach., 1 esc. bann., 56 esc.—Pour l'accroissement des gages du dit comte qui le 11 jour de juillet fut fait chevalier, de Beraut de Marqueil (Mercœur), esc. bann. fait chevalier le 27 d'aoust.» De Camps, 83, fo351.[245]6 écuyers bannerets de langue d'oc furent faits chevaliers, 32 écuyers aussi de langue d'oc furent faits chevaliers nouveaux «devant Saint-Omerle 25 juillet.» De Camps, 83, fo343. Nous aurions ainsi une date précise si nous étions certains que l'engagement devant Saint-Omer qui donna lieu à cette promotion de chevaliers est le même que celui dont parle Froissart.Au milieu de la nuit qui suit ce désastre, tous les Flamands campés dans la vallée de Cassel se réveillent comme pris de panique, se lèvent en toute hâte et après avoir plié bagages, reprennent le chemin de leur pays, malgré les représentations de Henri de Flandre et de Robert d'Artois, qui vont rejoindre Édouard III et l'armée anglo-allemande devant Tournay. P. 78, 79, 255, 256.Dans une dépêche d'Édouard III datée de Bruges le 9 juillet et adressée au prochain Parlement qui doit se réunir à Westminster, le roi d'Angleterre annonce qu'il se dispose à aller bientôt (aux environs de la Madeleine, le 22 juillet) assiéger Tournay avec la plus grande partie de ses forces «où il y auera cent mill homes de Flaundres armez;et mounseur Robert d'Artoys vers Seint Omer od cynquante mill, outre touz nos alliez et lour poair.» Dès le 26 juillet, Édouard III était campé «à Chyn (auj. hameau de Ramegnies-Chin, Belgique, à 6 kil. de Tournay), sur les champs de lez Tournay.» Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1130 et 1131. Les Flamands de Robert d'Artois durent arriver à peu près en même temps devant Saint-Omer; la date de leur défaite le 25 juillet est donc très-probable.[246]Belgique, prov. Hainaut, arr. et c. Tournay, à 7 kil. de cette ville.[247]Parmi les chevaliers bacheliers qui servirent ès parties de Thiérache sous Gautier duc d'Athènes en vertu de lettres du 6 septembre 1339 figure: «Loys d'Aigimont, 1 bachelier, 8 escuiers.» De Camps, 83, fo305 vo.La trêve fut en effet signée dans l'église d'Esplechin le lundi 25 septembre 1340. Les négociateurs furent de la part du roi de France: Jean roi de Bohême et comte de Luxembourg, Adolphe évêque de Liége, Raoul duc de Lorraine, Amé comte de Savoie, Jean comte d'Armagnac;—de la part du roi d'Angleterre: le duc de Brabant, le duc de Gueldre, le marquis de Juliers, le comte de Hainaut et Jean de Hainaut sire de Beaumont. Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1135.[248]Le 27 septembre 1340, congé général fut donné aux gens d'armes de l'host de Bouvines «excepté à aucuns qui en garnison demeurèrent à Tournay, le siége des ennemis estant devant la ville, lesquels ont pris gages jusques au 1eroctobre 1340 par grace du roi.» De Camps, 83, fo350.Le 13 octobre 1340, Philippe de Valois était à l'abbaye de Moncel (auj. hameau de Pont-Point, Oise, arr. Senlis, c. Pont-Sainte-Maxence), ainsi que l'atteste une charte où il accorde aux religieuses, abbesse et couvent du dit lieu «le droit de prendre annuellement vint milliers de fagos en la vente ou ès ventes d'aucun ou d'aucuns marcheans de la forest de Halate.» Arch. de l'Empire, Sect. hist., JJ73, p. 157, fo129 vo.[249]Cf. Jean le Bel, chap.XLVI, t. I, p. 225 à 236.[250]Les chefs du parti de Montfort étaient, outre Hervé de Léon, le seigneur de Pont-l'Abbé (Finistère, arr. Quimper), Geffroi de Malestroit (Morbihan, arr. Ploërmel), Tanneguy du Châtel (la terre et seigneurie du Châtel était située dans l'ancien diocèse de Saint-Pol-de-Léon), Henri de Kaër (fief situé sur le territoire de Vannes), Yvon de Trésiguidy (Finistère, arr. Châteaulin, hameau de la commune de Pleuben), Hervé seigneur de Névez (Finistère, arr. Quimperlé, c. Pont-Aven), Alain de Kerlévénan (Morbihan, arr. Vannes, hameau de la commune de Sarzeau); on voit que les principaux partisans de Montfort appartenaient à la Bretagne bretonnante.[251]Jean le Bel et Froissart donnent à ce chevalier le prénom deGarnier; les historiens de Bretagne l'appellent Gautier.[252]La maison de Spinefort était une «noble et ancienne maison de Bretagne, au diocèse de Vannes, en la paroisse de Languidic (Morbihan, arr. Lorient, c. Hennebont), à peu de distance de Hennebont.» Voy.Les vies des saints de la Bretagne, par Albert le Grand, éd. de M. Miorcec de Kerdannet, p. 38 et 39.[253]Morbihan, arr. Lorient.[254]Aujourd'hui hameau de la commune de Priziac, Morbihan, arr. Napoléonville, c. le Faouët.[255]Aujourd'hui hameau de la commune de Sarzeau, Morbihan, arr. Vannes.
[9]Nord, arr. Dunkerque.[10]Nord, arr. Hazebrouck.[11]Nord, arr. Dunkerque.[12]Belgique, Fl. occ., arr. Furnes, à 38 kil. de Bruges.[13]Nord, arr. Dunkerque.[14]Thérouanne et Aire sont situés dans le Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer.[15]Pas-de-Calais, arr. Béthune, c. Lillers.[16]Amé, comte de Genève, figure sur les montres de l'host de Bouvines, dans la bataille du comte de Savoie: «Amé, comte de Genève, 6 chev. bann., 3 bach., 3 esc. bann. comptez comme bach., 252 esc.» Bibl. imp., De Camps, portef. 83, fo344 vo.[17]«Hue, vidame de Chalon, 4(bach.), 20 esc.» De Camps, portef. 83, fo225.[18]«Humbert, seigneur de Villars, bann., 3 bann., 6 bach., 82 esc.; venu de Montroyal en Montagne.» De Camps, portef. 83, fo334 vo.[19]«Agot des Baus et Guy de Groullée, chev. bann., venus en la guerre du roy pour M. le dauphin de Vienne avec 7 autres bann., 4 bach., 3 esc. bann., 179 esc.» De Camps, 83, fo345.[20]Aujourd'hui Bohain-en-Vermandois, Aisne, arr. Saint-Quentin.[21]Le Cateau, Nord, arr. Cambrai.[22]Nord, arr. Cambrai, c. le Cateau.[23]La Selle, affluent de la rive droite de l'Escaut, prend sa source au sud du Cateau dans une vallée appelée Fons-Selle, et se jette dans l'Escaut à Denain.[24]Nord, arr. Avesnes, c. Landrecies.[25]Les noms de ces deux chevaliers figurent précisément à la suite l'un de l'autre sur les montres de la bataille de Raoul, comte d'Eu, lieutenant ès frontières de Flandre, du 9 mars au 1eroctobre 1340: «Pierre, seign. de Bailleul en Caux, bann., 2 bach., 4 esc.—Guillaume de Briauté bach. et 3 esc.» De Camps, portef. 83, fo317.[26]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[27]Aujourd'hui hameau de la comm. de Romeries, Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[28]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[29]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[30]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.[31]Ibid.[32]Calaumes désigne sans doute la Chapelle Callome, dépendance de Bermerain, qui figure encore sur la carte de Cassini.[33]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[34]Ibid.[35]Nord, arr. Cambrai, c. Carnières.[36]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[37]Ibid.[38]Ibid.[39]Ibid.[40]Nord, arr. et c. Valenciennes.[41]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[42]Aujourd'hui Preux-au-Sart, Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[43]Ibid.[44]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[45]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[46]Ibid.[47]Aujourd'hui Saint-Vaast-la-Valleé, Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[48]Aujourd'hui Louvignies-lès-Bavai, sur un affluent du Honneau ou Hongneau.[49]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.[50]Aujourd'hui lieu-dit de la comm. du Preux-au-Sart.[51]Le Honneau ou Hongneau est un petit cours d'eau sorti de la forêt de Mormal, qui se jette dans la Haine, affluent de la rive droite de l'Escaut.[52]Froissart dit que cette incursion poussée jusque dans le Bavaisis fut faite par l'avant-garde de l'armée du duc de Normandie, et que l'un des chefs de cette avant-garde était Thibaud de Moreuil. Les montres conservées par De Camps confirment sur ce point le témoignage du chroniqueur; mais tandis que Froissart semble mettre la chevauchée dont il s'agit avant l'attaque contre Valenciennes, c'est-à-dire en juin 1340, les montres la placent après cette attaque, puisqu'elles la reportent au mois de juillet. «Gens d'armes qui servirent Thibaut de Moreuil en la chevauchée de Bavai en Hainautou mois de juillet1340: Enguerran, sire de Coucy, bann., 1 bann., 11 bach., 59 esc.; Raoul Flamenc, seigneur de Canny, chev. bann., 2 bach., 19 esc.; Mathieu d'Espineuses bach. 3 esc.» De Camps, portef. 83, fo346.[53]Nord, arr. Valenciennes, sur l'Escaut.[54]Nord, arr. Avesnes, sur la Sambre.[55]Ibid.[56]Nord, arr. et c. Valenciennes, sur l'Écaillon.[57]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes, sur la Selle.[58]Ibid.[59]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain, dans une île formée par la Selle.[60]Nord, arr. Cambrai, sur la Selle.[61]Au quatorzième siècle, la forêt de Mormal, située sur la rive gauche de la Sambre, s'étendait depuis Landrecies au sud jusque près de Bavai au nord; elle avait pour limite à l'ouest la voie romaine, dite Chaussée Brunehaut, du Cateau à Bavai.[62]A l'host des frontières de Flandre, du 9 mars 1339 au 1eroctobre 1340, dans la bataille des maréchaux de France figurent: «Robert de Pinquigny, chev. bann., 2 chev. bach. et 12 esc.; venu de Fluy lès Pinquigny (Fluy, Somme, arr. Amiens, c. Molliens-Vidame); Regnaut et Jean de Pinquigny et 8 esc.» De Camps, portef. 83. fo320 vo.[63]Le personnage désigné ici par le titre de vicomte des Quesnes est Guillaume des Quesnes, vicomte de Poix, qui figure aussi avec son fils Renaud des Quesnes à l'host de Flandre de 1339 à 1340: «Guillaume des Quesnes, vicomte de Pois, chev. bann., 2 bach., 11 esc.; venu de Quesnes (auj. le Quesne, Somme, arr. Amiens, c. Hornoy). De Camps, 83, fo337 vo.—«Regnaut des Quesnes, bach., 27 esc.» fo323.[64]A l'host des frontières de Flandre de 1339 à 1340, parmi les écuyers de la bataille des maréchaux de France, figure: «le Borgne de Rivery, 1 esc.; venu de Rivery près d'Amiens.» De Camps, 83, fo327.[65]«Pons Cornillon de la Balme fut fait chevalierdevant le Quesnoy le 7 juin.» Ibid., fo334.[66]Aujourd'hui Pont-à-Felaines, lieu-dit de la commune de Famars.[67]Nord, arr. et c. Valenciennes.[68]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[69]Ibid.[70]Nord, arr. et c. Valenciennes.[71]Artrielétait sans doute une dépendance d'Artre, comme Angriel est une dépendance d'Angre et Sebourquiel une dépendance de Sebourg; mais ce hameau a disparu. Un terrain vague, situé près d'Artre, s'appelle encore aujourd'huile Triez; peut-être conserve-t-il le souvenir de l'Artriel de Froissart (note communiquée par M. Caffiaux).[72]Nord, arr. et c. Valenciennes.[73]Ibid.[74]Ibid.[75]Ibid.[76]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.[77]Aujourd'hui hameau de la commune de Havay, Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Pâturages.[78]Rombies-et-Marchipont, Nord, arr. et c. Valenciennes.[79]Uintiel, Untiel, Ontiel, Ointiel est l'ancien nom de la rivière qui s'appelle maintenant la Rhonelle, affluent de la rive droite de l'Escaut, qui se jette dans ce fleuve à Valenciennes.[80]Nord. arr. et c. Valenciennes, entre la Rhonelle et l'Écaillon.[81]Nord, arr. Valenciennes, au confluent de l'Escaut et de la Hayne.[82]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Boussu.[83]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Dour.[84]Nord, arr. et c. Valenciennes, sur la petite Honnelle.[85]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Dour.[86]Les Français se mirent en marche pour attaquer Valenciennes dans les premiers jours de mai 1340. Par acte daté du 2 mai 1340, Raoul, comte d'Eu, connétable de France, mande aux bourgeois de Valenciennes qu'ils n'aient point à soutenir les Anglais ni leurs alliés contre le roi de France (Orig. parch., Archives du Nord). La principale attaque dirigée contre cette ville dut avoir lieu le 22 mai, jour où il y eut du côté des Français une promotion de chevaliers: «Loys de Tournon fait chevalier nouveldevant Valenciennes, le 22 mai.» De Camps, portef. 83, fo334.[87]Le Mont de Castres (mons castrorum) est le nom de la colline sur laquelle est bâti Famars. Au quatrième siècle, après la ruine de Bavai, les Romains y avaient construit une enceinte fortifiée dont quelques débris subsistent encore.[88]Nord, arr. et c. Valenciennes.[89]Ibid.[90]Aujourd'hui Trith-Saint-Léger, Nord, arr. et c. Valenciennes.[91]Ibid.[92]Ibid.[93]Le pont jeté en cet endroit sur l'Escaut, pour relier Famars à la rive gauche du fleuve, avait donné son nom à un village aujourd'hui détruit; la tradition faisait remonter aux Romains la construction de ce pont.[94]On appelle encoremarais de Bourlainun lieu-dit de la banlieue de Valenciennes, près de l'Escaut, du côté de la porte de Cambrai.[95]Lemarais d'Infierfigure aussi comme lieu-dit sur les relevés du cadastre; mais il est plus rapproché de Trith que Bourlain (Note de M. Caffiaux).[96]Boucicaut figure sur les montres de l'host de Bouvines dans la bataille du roi parmi les bacheliers: «Pour M. Boucicaut et 3 escuiers; venu de Poitou.» De Camps, 83, fo404 vo.[97]Au lieu de Guillaume Blondel, le ms. de Rome mentionne Gui Poteron.[98]Gui (et non Jacques) de Surgères figure à l'host de Bouvines dans la bataille du roi de Navarre: «Guy de Surgières, bann., 6 bach., 37 esc.» De Camps, 83, fo335 vo.[99]Heurtebise est indiqué sur la carte de Cassini comme un écart de Trith-Saint-Léger, près de la chaussée de Bouchain à Valenciennes.[100]Nord, arr. et c. Valenciennes.[101]Ibid.[102]D'après la première et la troisième rédaction, les Valenciennois vainqueurs à Saint-Vaast étaient commandés par Gérard de Verchin, sénéchal de Hainaut.[103]Anzin est à 2 kil. N. O. de Valenciennes, sur la route de cette ville à Lille.[104]Aujourd'hui Saint-Vaast-là-Haut, lieu-dit de la banlieue de Valenciennes. Saint-Vaast, Beaurepaire et la Tasnerie étaient trois seigneuries dépendantes de cette ville.[105]A la place du bois d'Aubry s'élève aujourd'hui le village appelé Petite-Forêt-de-Raismes, érigé en commune en 1801.[106]Abbaye de femmes de l'ordre de Cîteaux située sur le territoire de la paroisse de Maing, près de l'ancienne route de Valenciennes à Cambrai.[107]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain sur la Selle.[108]Nord, arr. et c. Valenciennes.[109]Ibid., sur l'Écaillon.[110]Nord, arr. et c. Cambrai, sur l'Escaut, à 3 kil. N. E. de Cambrai.[111]Le château d'Escaudœuvres fut pris avant le 3 juin 1340. Par une charte datée du 3 juin 1340, le duc de Normandie mande, du château d'Escaudœuvres, aux bourgeois de Valenciennes, de ne point servir le comte de Hainaut ni son oncle le seigneur de Beaumont, qui s'étaient joints aux Anglais pour nuire au royaume de France (Orig. parch., aux Archives du Nord).[112]Nord, arr. et c. Douai.[113]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain. Une moitié de ce village tenait, comme on le verra plus bas, pour les Hainuyers, l'autre moitié pour les Français.[114]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[115]Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.[116]Ibid.[117]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[118]Nord, arr. et c. Douai.[119]Hameau de la commune d'Alnes, Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.[120]Nord, arr. et c. Douai. Le nom de cette seigneurie s'écrivait autrefois Mauny; elle appartenait à l'illustre famille de ce nom.[121]Nord, arr. et c. Douai.[122]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[123]Hameau de la commune de Lourches.[124]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[125]Aujourd'hui Neuville-sur-l'Escaut, Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[126]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.[127]Nord, arr. Douai, c. Arleux.[128]Ibid.[129]Nord, arr. et c. Douai.[130]Ibid.[131]La forteresse de la Malmaison située dans la commune d'Ors (Nord, arr. Cambrai, c. le Cateau), sur la rive gauche de la Sambre, appartenait en effet aux évêques de Cambrai; mais en 1340 Sohier de Gand en était capitaine et il avait sous ses ordres 20 écuyers pour le roi de France. (De Camps, 83, fo458 vo.)[132]Au Cateau, Jean de Honnecourt était châtelain pour le roi de France. De Camps, 83, fo458.[133]Nord, arr. Cambrai, c. Carnières.[134]Aisne, arr. Saint-Quentin, c. Bohain.[135]Cf. Jean le Bel, chap. xxxv, t. I, p. 171 à 173.[136]La prise de Thun-l'Evêque eut lieu dans le courant du mois de juin 1340. Des lettres d'amortissement de 20 livres de rente sans justice et forteresse, délivrées pour la fondation d'une chapelle à «Gieffroy de Gienville», clerc et conseiller du roi, sont datées denoz tentes, après la prise du chastel de Thun, l'an 1340 au mois de juing. Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, fo117, p. 137.[137]Jean de Maubuisson figure à l'host de Bouvines, parmi lesbacheliers sous les maréchaux: «Jean de Maubuisson et 1 escuier venu de Montigny lez Gisors.» De Camps, portef. 83, fo366.[138]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVI, t. I, p. 171 à 173.[139]L'Écluse, en flamand Sluis, ville et port de mer des Pays-Bas, dans la Flandre hollandaise, prov. Zeeland, arr. Middelburg.[140]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. et c. Bruges.[141]L'île de Kadzand fait aujourd'hui partie des Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, c. l'Écluse (Sluis).[142]Édouard III s'embarqua à Orwell le 23 juin, veille de la fête de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste; et la bataille navale de l'Écluse se livra le jour même de la fête, le 24 juin: «....sub spe cœlestis auxilii, écrit Édouard III à l'archevêque de Canterbury, et justitiæ nostræ fiducia, dictum portum navigio venientes, invenimus dictam classem, et hostes nostros ibidem paratissimos ad prælium, in multitudine copiosa quibusin festo Nativitatis Sancti Johannis Baptistæ proxime præterito, ipse, spes nostra, Christus Deus, per conflictum fortem et validum, nos prævalere concessit, facta strage non modica dictorum hostium, capta etiam quodammodo tota classe, cum læsione gentis nostræ non modica respective.» Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1129.[143]Sandwich, dans le comté de Kent, un des cinq ports.[144]Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, c. l'Écluse (Sluis).[145]Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, chef-lieu de canton.[146]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. et c. Bruges.[147]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. Furnes, chef-lieu de canton.[148]Hue Quieret, seigneur de Tours en Vimeu, mourut des blessures reçues dans le combat. Nicolas Behuchet fut, dit-on, pendu au mât de son vaisseau par l'ordre d'Édouard III. Philippe de Valois amortit en avril 1344 quinze livres tournois de rente à Gonfreville-l'Orcher, à la requête de frère Pierre le Marchant, du tiers ordre de Saint-François, «clerc de nostre amé et feal conseillerNicolas BeuchetJADISchevalier, en recompense des bons et agreables services que nous fist le dit Pierre en noz guerres de la mer en la compaignie du dit chevalier.» Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ74, p. 154, fo93.La marine normande fut longtemps à se relever de ce désastre. En février 1342, Philippe de Valois amortit cent livres de terre pour la fondation d'un hôpital: «comme les bourgois et les habitanz de la ville de Leure en Normandie (Seine-Inférieure, comm. le Havre),pour compassion de plusieurs du dit pais, qui onc de nostre armée de la mer avoient esté navrez et mehaigniezsi griement qu'il ne povoient ne ne pourront jamais gaigner leurs vivres....» JJ74, p. 694, fo418.[149]La belle église d'Aardenburg, dédiée sous l'invocation de Notre-Dame, était célèbre dans toute la Flandre au moyen âge comme but de pèlerinage.[150]Louis d'Espagne, comte de Talmont, fut capitaine souverain à Lille du 16 avril au 27 septembre 1340. De Camps, portef. 83, fo310 vo.[151]Hue Quieret, chevalier et conseiller du roi, son amiral en la mer, fut capitaine de Douai du 28 octobre au 6 décembre 1339. De Camps, 83, fo311. Nicole de Wasiers paraît avoir succédé à Hue Quieret comme capitaine de Douai sous le gouvernement de Godemar du Fay, du 28 octobre 1339 au 27 septembre 1340. De Camps, 83, fo312.[152]Jean de Traynel,chevalier le roi, fut établi du 2 février au 12 juillet 1340, capitaine à Aire et ès frontières d'Artois avec 2 bacheliers et 28 écuyers sous sa bannière, et sous ses ordres 25 chevaliers bacheliers. De Camps, 83, fos315 et 316.[153]Robert de Wavrin, sire de Saint-Venant, fut établi, du 30 octobre 1339 au 27 septembre 1340, capitaine de Saint-Venant, avec 5 chevaliers et 40 écuyers sous sa bannière, et sous ses ordres 7 chevaliers bacheliers. De Camps, 83, fos314 et 315.[154]Godemar du Fay, sire de Bouchon (Somme, arr. Amiens, c. Picquigny), gouverneur de Tournésis, fut capitaine général ès villes de Lille et de Tournay et sur les frontières de Flandre et de Hainaut, du 18 octobre 1339 au 1eroctobre 1340. De Camps, 83, fo308 vo.[155]Jean de Vienne, chevalier banneret, fut commis à la garde de Mortagne, du 29 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, avec 6 chevaliers bacheliers et 44 écuyers. De Camps, 83, fo313.[156]Jean, sire de Wastines, chevalier bachelier, fut préposé à la défense de Saint-Amand en 1339 et 1340 avec Jean de Verdebourc, Baudouin de Loc, Baudouin de Hasebrouck et 23 écuyers. Ibid.[157]Froissart se trompe en rapportant ce fait au pontificat de Clément VI qui ne succéda à Benoît XII qu'en 1342.[158]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVII, t. I, p. 175 à 177.[159]«Gens d'armes qui furentà Tournay sous le gouvernement de Raoul, comte d'Eu, connestable de France, estably lieutenant du roy sur toutes les frontières de Flandres et de Hainaut, du 23 octobre 1339 jusques au 2 décembre qu'il donna congé à ses dites gens d'armes.» De Camps, 83, fo396 vo.[160]«Raoul, comte de Guines, chev. bann. et 14 esc.» De Camps, 83, fo307.[161]Gaston de Foix n'est pas mentionné dans les montres comme ayant tenu garnison à Tournay, mais il commandait une des batailles de l'host de Bouvines: «La bataille Gaston, comte de Foix. Le dit comte de Foix, 32 chev. bann., 31 bach., 23 esc. bann., 671 esc., 7 sergens d'armes, 12 menestrels et 4 mareschaux pour chascun menestrel.» De Camps, 83, fos343 voet 344.[162]Host de Bouvines en 1340. Bataille du roi: «Amé de Poitiers, banneret, 3 bach., 62 esc.» De Camps, 83, fo346.[163]A l'host des frontières de Flandre, du 9 mars 1339 au 1eroctobre 1340, dans la bataille de Raoul, comte d'Eu, figure: «Gieffroy de Charny, bach. et 6 esc.; venu de Pierrepont sous Vezelay.» De Camps, 83, fo317.[164]Parmi les gens d'armes qui ont servi à Douai sous Godemar du Fay, du 18 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, figure: «Girart de Montfaucon, chev. bach., avec 9 esc.» De Camps, 83, fo309 vo.[165]Mathieu de Trie et Robert Bertran avaient à l'host de Flandre du 2 mars 1339 le commandement d'une bataille ditebataille des maréchaux de France: «Mathieu de Trie, mareschal de France, bann., 17 chev. bach. et 180 esc.; Robert Bertran, sire de Briquebec, mareschal de France, bann. et 16 esc.» De Camps, 83, fo320 vo.[166]Du 27 octobre 1339 au 27 septembre 1340 «jusques au departement de l'ost de Bovines, Jean de Mortaigne, seigneur de Landas, chev. bach., fut establi capitaine de Marchaines (Marchiennes) avec 12 esc.» De Camps, 83, fo346.[167]A l'host de Bouvines, dans la bataille du comte d'Alençon, figure «Jourdain de Loubert, seneschal de Poitou, chev. bann., 14 bach., 65 esc.» De Camps, 83, fo337 vo.[168]Jean de Cayeu, chev. bann., 12 esc.; venu de Senarpont (Somme, arr. Amiens, c. Oisemont). Ibid., fos307 et 317.[169]A l'host de Bouvines, dans la bataille du duc de Normandie, figure «Jean, sire de Chastillon, chev. bann., 9 bach. et 56 esc.; venu de Marigny lès Chasteau Thierry.» Ibid., fo396.[170]Parmi les gens d'armes qui servirent à Tournay sous Raoul, comte d'Eu, du 28 octobre au 2 décembre 1339, figure «Guillaume de Mello et 8 esc.» Ibid., fo306 vo.[171]A l'host de Bouvines, dans la bataille du comte d'Alençon, figure «Jean de Neelle, seigneur d'Auffemont, chev. bann., 5 bach., 32 esc.» Ibid., fo338.[172]Robert de Wavrin, sire de Saint-Venant.[173]On litBresequesdans le ms. B 6; mais il s'agit sans doute ici d'Eustache, seigneur de Creseques, chevalier banneret d'Artois, qui servit à l'host de Bouvines, dans la bataille d'Eude, duc de Bourgogne et comte d'Artois. De Camps, 83, fo330 vo.[174]La porte de Saint-Martin était au midi de Tournay, non loin du chemin de Lille et de Douai, situé un peu plus à l'ouest.[175]Le Pont-à-Rieux est aujourd'hui un hameau de la commune de Saint-Maur, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Antoing, à 5 kil. de Tournay.[176]Le Pire est aujourd'hui un hameau de Montroeul-au-Bois, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Leuze, à 12 kil. de Tournay.[177]La porte de Valenciennes était située à l'est de Tournay, sur la rive gauche de l'Escaut, à l'endroit où ce fleuve entre dans la ville.[178]Entre Édouard III au midi et le duc de Brabant à l'est, le comte de Hainaut était campé par conséquent au sud-est.[179]La porte de Sainte-Fontaine était à l'ouest de Tournay, du côté de Courtrai, sur la rive gauche de l'Escaut.[180]La porte des Marvis était située au nord-est de Tournay, sur la rive droite de l'Escaut.[181]Nord, arr. Douai.[182]Nord, arr. Douai, c. Orchies.[183]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux.[184]Nord, arr. Lille.[185]Nord, arr. Lille. Par acte daté du Moncel lez Pont-Sainte-Maxence en octobre 1340, Philippe de Valois donne aux religieux, frères et sœurs de l'hôpital de Notre-Dameemprès Seclin «tant pour leurs maisons qui ont esté arses et leurs biens gastez par noz anemis, comme pour certaines autres causes, trois muis de blé, deux muis d'aveine et douze solz parisis ou environ de rente annuelle, en quoy le dit hospital estoit tenuz à nous par an.» Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, p. 39, fo32 vo.[186]Nord, arr. et c. Lille.[187]Nord, arr. de Lille, sur la Marcq. Abbaye d'hommes de l'ordre de Saint-Augustin, au diocèse de Tournay.[188]Nord, arr. Lille, c. Cysoing.[189]Nord, arr. Douai.[190]Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.[191]Raches ou Pont-à-Raches, Nord, arr. et c. Douai.[192]Pas-de-Calais, arr. Béthune.[193]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand. Abbaye de Bénédictins au diocèse d'Arras.[194]Vicoigne, aujourd'hui hameau de la commune de Raismes, Nord, arr. Valenciennes. Abbaye de l'ordre de Prémontré au diocèse d'Arras.[195]L'abbé Godefroi, dont il est ici question, est Godefroi II de Bavai, né à Cambrai, promu abbé en 1312, mort en 1344. Une épitaphe rapportée dans leGallia christianacélèbre le courage de l'abbé Godefroi.[196]Bernard Jourdain, sire de Lille (auj. l'Isle-en-Jourdain-Gers, Gers, arr. Lombez.)[197]Pierre Raymond Ier, comte de Comminges.[198]Roger Bernard, comte de Périgord.[199]Arnaud de la Vie, sire de Villemur.[200]Jean de la Baume, vicomte de Tallard.[201]Arnaud d'Euze, vicomte de Caraman.[202]Peut-être Amauri, vicomte de Lautrec, seigneur de Montredon.[203]Lot-et-Garonne, arr. et c. Marmande.[204]Lot-et-Garonne, arr. Villeneuve-sur-Lot.[205]Gironde, arr. Bazas.[206]Civrac-de-Dordogne, Gironde, arr. Libourne, c. Pujols.[207]La Réole était au pouvoir du roi de France dès 1339. Le 6 janvier de cette année, Jean, roi de Bohême, lieutenant du roi en langue d'oc, accorde aux consuls et habitants de la Réole, contrairement à la coutume de Bazas, en récompense de leur fidélité, le privilége de pouvoir disposer par testament de leurs biens immeubles. Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, p. 227, fo179.—En 1341, Thibaud de Barbazan, écuyer banneret, était capitaine, et Guillaume de la Baume, chevalier banneret, châtelain de la Réole avec 10 écuyers. De Camps, 83, fo288 vo.[208]Aujourd'hui hameau de la commune du Change, Dordogne, arr. Périgueux, c. Savignac-les-Églises.[209]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVIII, t. I, p. 181 à 186.[210]Voici, d'après les montres, la liste des batailles dont se composa l'host de Bouvines du 9 mars au 1eroctobre 1340: bataille de Raoul, comte d'Eu, connétable de France;—bataille de Robert Bertran et de Mathieu de Trie, maréchaux de France;—bataille de Louis, comte de Flandre, de Nevers et de Réthel;—bataille d'Eude, duc de Bourgogne, comte d'Artois et comte palatin de Bourgogne, sire de Salins;—bataille du duc de Normandie, lieutenant du roi de France;—bataille du roi de Navarre;—bataille du comte d'Alençon;—bataille de Jean, comte d'Armagnac;—bataille de Gaston, comte de Foix;—bataille d'Amé, comte de Savoie;—bataille d'Adolphe, évêque de Liége;—bataille du roi de France. De Camps, portef. 83, fos316 à 406.[211]Philippe de Valois convoqua ses gens d'armes à Arras en juillet 1340 (De Camps, 83, fo296), et les congédia le 27 septembre de la même année (Ibid., fo346); il était près du prieuré de Saint-André (auj. Saint-André, Nord, arr. et c. Lille) le 30 juillet, date de sa réponse à une provocation qui lui avait été adressée le 26 juillet par Édouard III de Chin-lez-Tournay (auj. hameau de Romegnies-Chin, Belgique, à 6 kil. de Tournay). Voyez Rymer,Fœdera, t. II, pars ii, p. 1131 et 1132. Le roi de France paraît avoir passé partie du mois d'août à Douai (Actum et datumin exercitu nostro prope Duacumanno Domini 1340, menseaugusti. JJ73, p. 48, fo40). Plusieurs chartes datées du Pont de Bouvines sont du mois de septembre (Actum et datumin tentoriis nostris prope pontem de Bovinis, anno Domini 1340, menseseptembris. JJ73, p. 247, fo193 vo.)[212]La Marcq, issue des bois de Phalempin à 15 kil. de Lille, traverse des marais auxquels elle sert de décharge, et, après un cours d'environ 5 myriamètres, se jette dans la Deule à Marquette.[213]Nord, arr. Lille, c. Cysoing.[214]Nord, arr. Lille, c. Lannoy.[215]Nord, arr. Valenciennes, c. Bruille-Saint-Amand.Le Crousagedu texte est peut-être la Croisette, hameau de Saint-Amand-les-Eaux.[216]A l'host de Bouvines, dans la bataille d'Eude, duc de Bourgogne figure: «Jean de Froulois, bann., 2 bach., 11 esc.» De Camps, portef. 83, fo330.[217]Pont-à-Tressin est encore aujourd'hui le nom d'un hameau de la commune de Tressin.[218]«Host de Bouvines en 1340. La bataille Adolf evesque du Liége: le dit evesque, 7 chev. bann., 73 bach., 420 esc.» De Camps, portef. 83, fo344 vo. Il faut prendre garde de confondre les seigneurs de Baileu (les mss. de Froissart écrivent Bailleul) avec les seigneurs de Baillœul en Hainaut ou de Bailleul en Normandie. La seigneurie de Baileu est aujourd'hui un hameau de la commune de Walcourt, Belgique, prov. Namur, arr. Philippeville. Morialmé, dont Robert de Baileu était seigneur, fait aussi partie du canton de Walcourt.[219]Nord, arr. Lille, c. Lannoy.[220]Jacques de Forvie, écuyer, était le second fils de Stockar de Forvie le Vieux; il se maria à Isabeau, fille de Pierre de Surice, bourgeois de Namur. Hemricourt,Miroir des Nobles, éd. de Jalheau, p. 143.[221]D'après les montres conservées par De Camps, Jean de Vienne, et non Édouard de Beaujeu, fut capitaine de Mortagne, du 29 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, avec 6 chevaliers bacheliers et 44 écuyers. De Camps, portef. 83, fo313.Le château de Mortagne, bâti au confluent de l'Escaut et de la Scarpe, résidence habituelle des châtelains de Tournay, fut cédé en 1313 avec la châtellenie de Tournay à Philippe le Bel.[222]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux.[223]Aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux, sur la rive gauche de la Scarpe, affluent de la rive gauche de l'Escaut.[224]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux, sur la rive gauche de la Scarpe.[225]Il s'agit ici sans doute du seigneur de Saint-Georges-de-Reneins, Rhône, arr. Villefranche-sur-Saône, c. Belleville-sur-Saône.[226]Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, à 7 kil. de Tournay.[227]Aujourd'hui hameau de Wasmes-Audemez, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Péruwelz.[228]Comme nous l'avons dit plus haut, Jean, sire de Wastines, fut établi gardien de Saint-Amand, du 23 octobre 1339 au 1eroctobre 1340.[229]Le sénéchal de Carcassonne, dont il est ici question, s'appelait Jean de la Roche; il figure sur les montres de l'host de Bouvines en 1340 avec cette mention: «Jean de la Roche, chevalier, seneschal de Carcassonne, banneret, 2 chevaliers bacheliers, 102 escuiers.» De Camps, portef. 83, fo352. Jean de la Roche, seigneur de Castanet (Haute-Garonne), était marié à Guillemine de Roussillon.[230]Nord, arr. Douai, sur la rive gauche de la Scarpe et de la Rache et sur la route de Bouchain à Orchies. Abbaye de Bénédictins au diocèse d'Arras. Depuis la dispersion de l'host de Buironfosse, le 28 octobre 1339 jusqu'à la dispersion de l'host de Bouvines, le 27 septembre 1340, «Jean de Mortagne, seigneur de Landas, chevalier bachelier, fut establi capitaine de Marchiennes avec 12 escuiers.» De Camps, 83, fo346 vo.[231]A l'host de Bouvines en 1340, parmi les bacheliers sous les maréchaux de France, figure: «Amé de Warnans, chev. bach. et 25 esc.; venu de Warnans entre Aix et le Liége.» Aujourd'hui Warnant-Dreye, Belgique, prov. Liége.[232]Belgique, prov. Brabant, arr. Nivelles.[233]Belgique, prov. Anvers, arr. Malines.[234]A l'host de Bouvines en 1340, dans la bataille de Raoul, comte d'Eu, figure «Charles, seigneur de Montmorency, banneret, 1 bachelier, 11 escuiers.» De Camps, 83, fo335.[235]Somme, arr. Amiens, c. Sains. Aucun chevalier banneret, seigneur de Saint-Sauflieu, n'est mentionné sur les montres de l'host de Bouvines en 1340; on n'y voit figurer que Gaucher de Saint-Sauflieu, écuyer, et Raoul, dit Herpin, de Saint-Sauflieu, aussi écuyer, fait chevalier le 23 mai. Comme Gaucher et Raoul dit Herpin de Saint-Sauflieu servaient sous la bannière de Rogue, sire de Hangest, ce dernier est sans doute «le grand baron» dont parle Froissart; et il n'est pas étonnant qu'on le trouve à côté de Charles, seigneur de Montmorency, dont il était l'oncle par son mariage avec Isabeau de Montmorency, fille de Mathieu IV. «Rogue, sire de Hangest, chev. bann., 4 bach. et 29 esc.; venu de Maigneville en la comté de Bar. De sa compagnie.... Gaucher de Saint-Sauflieu.... Harpin de Saint-Sauflieu et Martel du Hamel faits chevaliers nouvels le 23 jour de may.» De Camps, 83, fo396 vo.[236]Cf. Jean le Bel, chap. xxxix, t. I, p. 187 à 194.[237]Nord, arr. Dunkerque.[238]Ibid.[239]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. Ypres.[240]Ibid.[241]Ibid.[242]Pas-de-Calais, arr. et c. Saint-Omer.[243]Aujourd'hui Cauchy, hameau de la commune d'Ecques, Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer, c. Aire-sur-la-Lys.[244]C'est par erreur que Froissart appelleBéraudle comte dauphin d'Auvergne, qui prit part à l'expédition de Bouvines; Béraud Ierne succéda à Jean, dit Dauphinet, son père, qu'en 1351. «Jean, comte de Clermont, dalphin d'Auvergne, pour li escuier banneret, 7 bach., 1 esc. bann., 56 esc.—Pour l'accroissement des gages du dit comte qui le 11 jour de juillet fut fait chevalier, de Beraut de Marqueil (Mercœur), esc. bann. fait chevalier le 27 d'aoust.» De Camps, 83, fo351.[245]6 écuyers bannerets de langue d'oc furent faits chevaliers, 32 écuyers aussi de langue d'oc furent faits chevaliers nouveaux «devant Saint-Omerle 25 juillet.» De Camps, 83, fo343. Nous aurions ainsi une date précise si nous étions certains que l'engagement devant Saint-Omer qui donna lieu à cette promotion de chevaliers est le même que celui dont parle Froissart.Au milieu de la nuit qui suit ce désastre, tous les Flamands campés dans la vallée de Cassel se réveillent comme pris de panique, se lèvent en toute hâte et après avoir plié bagages, reprennent le chemin de leur pays, malgré les représentations de Henri de Flandre et de Robert d'Artois, qui vont rejoindre Édouard III et l'armée anglo-allemande devant Tournay. P. 78, 79, 255, 256.Dans une dépêche d'Édouard III datée de Bruges le 9 juillet et adressée au prochain Parlement qui doit se réunir à Westminster, le roi d'Angleterre annonce qu'il se dispose à aller bientôt (aux environs de la Madeleine, le 22 juillet) assiéger Tournay avec la plus grande partie de ses forces «où il y auera cent mill homes de Flaundres armez;et mounseur Robert d'Artoys vers Seint Omer od cynquante mill, outre touz nos alliez et lour poair.» Dès le 26 juillet, Édouard III était campé «à Chyn (auj. hameau de Ramegnies-Chin, Belgique, à 6 kil. de Tournay), sur les champs de lez Tournay.» Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1130 et 1131. Les Flamands de Robert d'Artois durent arriver à peu près en même temps devant Saint-Omer; la date de leur défaite le 25 juillet est donc très-probable.[246]Belgique, prov. Hainaut, arr. et c. Tournay, à 7 kil. de cette ville.[247]Parmi les chevaliers bacheliers qui servirent ès parties de Thiérache sous Gautier duc d'Athènes en vertu de lettres du 6 septembre 1339 figure: «Loys d'Aigimont, 1 bachelier, 8 escuiers.» De Camps, 83, fo305 vo.La trêve fut en effet signée dans l'église d'Esplechin le lundi 25 septembre 1340. Les négociateurs furent de la part du roi de France: Jean roi de Bohême et comte de Luxembourg, Adolphe évêque de Liége, Raoul duc de Lorraine, Amé comte de Savoie, Jean comte d'Armagnac;—de la part du roi d'Angleterre: le duc de Brabant, le duc de Gueldre, le marquis de Juliers, le comte de Hainaut et Jean de Hainaut sire de Beaumont. Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1135.[248]Le 27 septembre 1340, congé général fut donné aux gens d'armes de l'host de Bouvines «excepté à aucuns qui en garnison demeurèrent à Tournay, le siége des ennemis estant devant la ville, lesquels ont pris gages jusques au 1eroctobre 1340 par grace du roi.» De Camps, 83, fo350.Le 13 octobre 1340, Philippe de Valois était à l'abbaye de Moncel (auj. hameau de Pont-Point, Oise, arr. Senlis, c. Pont-Sainte-Maxence), ainsi que l'atteste une charte où il accorde aux religieuses, abbesse et couvent du dit lieu «le droit de prendre annuellement vint milliers de fagos en la vente ou ès ventes d'aucun ou d'aucuns marcheans de la forest de Halate.» Arch. de l'Empire, Sect. hist., JJ73, p. 157, fo129 vo.[249]Cf. Jean le Bel, chap.XLVI, t. I, p. 225 à 236.[250]Les chefs du parti de Montfort étaient, outre Hervé de Léon, le seigneur de Pont-l'Abbé (Finistère, arr. Quimper), Geffroi de Malestroit (Morbihan, arr. Ploërmel), Tanneguy du Châtel (la terre et seigneurie du Châtel était située dans l'ancien diocèse de Saint-Pol-de-Léon), Henri de Kaër (fief situé sur le territoire de Vannes), Yvon de Trésiguidy (Finistère, arr. Châteaulin, hameau de la commune de Pleuben), Hervé seigneur de Névez (Finistère, arr. Quimperlé, c. Pont-Aven), Alain de Kerlévénan (Morbihan, arr. Vannes, hameau de la commune de Sarzeau); on voit que les principaux partisans de Montfort appartenaient à la Bretagne bretonnante.[251]Jean le Bel et Froissart donnent à ce chevalier le prénom deGarnier; les historiens de Bretagne l'appellent Gautier.[252]La maison de Spinefort était une «noble et ancienne maison de Bretagne, au diocèse de Vannes, en la paroisse de Languidic (Morbihan, arr. Lorient, c. Hennebont), à peu de distance de Hennebont.» Voy.Les vies des saints de la Bretagne, par Albert le Grand, éd. de M. Miorcec de Kerdannet, p. 38 et 39.[253]Morbihan, arr. Lorient.[254]Aujourd'hui hameau de la commune de Priziac, Morbihan, arr. Napoléonville, c. le Faouët.[255]Aujourd'hui hameau de la commune de Sarzeau, Morbihan, arr. Vannes.
[9]Nord, arr. Dunkerque.
[10]Nord, arr. Hazebrouck.
[11]Nord, arr. Dunkerque.
[12]Belgique, Fl. occ., arr. Furnes, à 38 kil. de Bruges.
[13]Nord, arr. Dunkerque.
[14]Thérouanne et Aire sont situés dans le Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer.
[15]Pas-de-Calais, arr. Béthune, c. Lillers.
[16]Amé, comte de Genève, figure sur les montres de l'host de Bouvines, dans la bataille du comte de Savoie: «Amé, comte de Genève, 6 chev. bann., 3 bach., 3 esc. bann. comptez comme bach., 252 esc.» Bibl. imp., De Camps, portef. 83, fo344 vo.
[17]«Hue, vidame de Chalon, 4(bach.), 20 esc.» De Camps, portef. 83, fo225.
[18]«Humbert, seigneur de Villars, bann., 3 bann., 6 bach., 82 esc.; venu de Montroyal en Montagne.» De Camps, portef. 83, fo334 vo.
[19]«Agot des Baus et Guy de Groullée, chev. bann., venus en la guerre du roy pour M. le dauphin de Vienne avec 7 autres bann., 4 bach., 3 esc. bann., 179 esc.» De Camps, 83, fo345.
[20]Aujourd'hui Bohain-en-Vermandois, Aisne, arr. Saint-Quentin.
[21]Le Cateau, Nord, arr. Cambrai.
[22]Nord, arr. Cambrai, c. le Cateau.
[23]La Selle, affluent de la rive droite de l'Escaut, prend sa source au sud du Cateau dans une vallée appelée Fons-Selle, et se jette dans l'Escaut à Denain.
[24]Nord, arr. Avesnes, c. Landrecies.
[25]Les noms de ces deux chevaliers figurent précisément à la suite l'un de l'autre sur les montres de la bataille de Raoul, comte d'Eu, lieutenant ès frontières de Flandre, du 9 mars au 1eroctobre 1340: «Pierre, seign. de Bailleul en Caux, bann., 2 bach., 4 esc.—Guillaume de Briauté bach. et 3 esc.» De Camps, portef. 83, fo317.
[26]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.
[27]Aujourd'hui hameau de la comm. de Romeries, Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.
[28]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.
[29]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.
[30]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes.
[31]Ibid.
[32]Calaumes désigne sans doute la Chapelle Callome, dépendance de Bermerain, qui figure encore sur la carte de Cassini.
[33]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.
[34]Ibid.
[35]Nord, arr. Cambrai, c. Carnières.
[36]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.
[37]Ibid.
[38]Ibid.
[39]Ibid.
[40]Nord, arr. et c. Valenciennes.
[41]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.
[42]Aujourd'hui Preux-au-Sart, Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.
[43]Ibid.
[44]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.
[45]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.
[46]Ibid.
[47]Aujourd'hui Saint-Vaast-la-Valleé, Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.
[48]Aujourd'hui Louvignies-lès-Bavai, sur un affluent du Honneau ou Hongneau.
[49]Nord, arr. Avesnes, c. Bavai.
[50]Aujourd'hui lieu-dit de la comm. du Preux-au-Sart.
[51]Le Honneau ou Hongneau est un petit cours d'eau sorti de la forêt de Mormal, qui se jette dans la Haine, affluent de la rive droite de l'Escaut.
[52]Froissart dit que cette incursion poussée jusque dans le Bavaisis fut faite par l'avant-garde de l'armée du duc de Normandie, et que l'un des chefs de cette avant-garde était Thibaud de Moreuil. Les montres conservées par De Camps confirment sur ce point le témoignage du chroniqueur; mais tandis que Froissart semble mettre la chevauchée dont il s'agit avant l'attaque contre Valenciennes, c'est-à-dire en juin 1340, les montres la placent après cette attaque, puisqu'elles la reportent au mois de juillet. «Gens d'armes qui servirent Thibaut de Moreuil en la chevauchée de Bavai en Hainautou mois de juillet1340: Enguerran, sire de Coucy, bann., 1 bann., 11 bach., 59 esc.; Raoul Flamenc, seigneur de Canny, chev. bann., 2 bach., 19 esc.; Mathieu d'Espineuses bach. 3 esc.» De Camps, portef. 83, fo346.
[53]Nord, arr. Valenciennes, sur l'Escaut.
[54]Nord, arr. Avesnes, sur la Sambre.
[55]Ibid.
[56]Nord, arr. et c. Valenciennes, sur l'Écaillon.
[57]Nord, arr. Cambrai, c. Solesmes, sur la Selle.
[58]Ibid.
[59]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain, dans une île formée par la Selle.
[60]Nord, arr. Cambrai, sur la Selle.
[61]Au quatorzième siècle, la forêt de Mormal, située sur la rive gauche de la Sambre, s'étendait depuis Landrecies au sud jusque près de Bavai au nord; elle avait pour limite à l'ouest la voie romaine, dite Chaussée Brunehaut, du Cateau à Bavai.
[62]A l'host des frontières de Flandre, du 9 mars 1339 au 1eroctobre 1340, dans la bataille des maréchaux de France figurent: «Robert de Pinquigny, chev. bann., 2 chev. bach. et 12 esc.; venu de Fluy lès Pinquigny (Fluy, Somme, arr. Amiens, c. Molliens-Vidame); Regnaut et Jean de Pinquigny et 8 esc.» De Camps, portef. 83. fo320 vo.
[63]Le personnage désigné ici par le titre de vicomte des Quesnes est Guillaume des Quesnes, vicomte de Poix, qui figure aussi avec son fils Renaud des Quesnes à l'host de Flandre de 1339 à 1340: «Guillaume des Quesnes, vicomte de Pois, chev. bann., 2 bach., 11 esc.; venu de Quesnes (auj. le Quesne, Somme, arr. Amiens, c. Hornoy). De Camps, 83, fo337 vo.—«Regnaut des Quesnes, bach., 27 esc.» fo323.
[64]A l'host des frontières de Flandre de 1339 à 1340, parmi les écuyers de la bataille des maréchaux de France, figure: «le Borgne de Rivery, 1 esc.; venu de Rivery près d'Amiens.» De Camps, 83, fo327.
[65]«Pons Cornillon de la Balme fut fait chevalierdevant le Quesnoy le 7 juin.» Ibid., fo334.
[66]Aujourd'hui Pont-à-Felaines, lieu-dit de la commune de Famars.
[67]Nord, arr. et c. Valenciennes.
[68]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.
[69]Ibid.
[70]Nord, arr. et c. Valenciennes.
[71]Artrielétait sans doute une dépendance d'Artre, comme Angriel est une dépendance d'Angre et Sebourquiel une dépendance de Sebourg; mais ce hameau a disparu. Un terrain vague, situé près d'Artre, s'appelle encore aujourd'huile Triez; peut-être conserve-t-il le souvenir de l'Artriel de Froissart (note communiquée par M. Caffiaux).
[72]Nord, arr. et c. Valenciennes.
[73]Ibid.
[74]Ibid.
[75]Ibid.
[76]Nord, arr. Avesnes, c. le Quesnoy.
[77]Aujourd'hui hameau de la commune de Havay, Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Pâturages.
[78]Rombies-et-Marchipont, Nord, arr. et c. Valenciennes.
[79]Uintiel, Untiel, Ontiel, Ointiel est l'ancien nom de la rivière qui s'appelle maintenant la Rhonelle, affluent de la rive droite de l'Escaut, qui se jette dans ce fleuve à Valenciennes.
[80]Nord. arr. et c. Valenciennes, entre la Rhonelle et l'Écaillon.
[81]Nord, arr. Valenciennes, au confluent de l'Escaut et de la Hayne.
[82]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Boussu.
[83]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Dour.
[84]Nord, arr. et c. Valenciennes, sur la petite Honnelle.
[85]Belgique, prov. Hainaut, arr. Mons, c. Dour.
[86]Les Français se mirent en marche pour attaquer Valenciennes dans les premiers jours de mai 1340. Par acte daté du 2 mai 1340, Raoul, comte d'Eu, connétable de France, mande aux bourgeois de Valenciennes qu'ils n'aient point à soutenir les Anglais ni leurs alliés contre le roi de France (Orig. parch., Archives du Nord). La principale attaque dirigée contre cette ville dut avoir lieu le 22 mai, jour où il y eut du côté des Français une promotion de chevaliers: «Loys de Tournon fait chevalier nouveldevant Valenciennes, le 22 mai.» De Camps, portef. 83, fo334.
[87]Le Mont de Castres (mons castrorum) est le nom de la colline sur laquelle est bâti Famars. Au quatrième siècle, après la ruine de Bavai, les Romains y avaient construit une enceinte fortifiée dont quelques débris subsistent encore.
[88]Nord, arr. et c. Valenciennes.
[89]Ibid.
[90]Aujourd'hui Trith-Saint-Léger, Nord, arr. et c. Valenciennes.
[91]Ibid.
[92]Ibid.
[93]Le pont jeté en cet endroit sur l'Escaut, pour relier Famars à la rive gauche du fleuve, avait donné son nom à un village aujourd'hui détruit; la tradition faisait remonter aux Romains la construction de ce pont.
[94]On appelle encoremarais de Bourlainun lieu-dit de la banlieue de Valenciennes, près de l'Escaut, du côté de la porte de Cambrai.
[95]Lemarais d'Infierfigure aussi comme lieu-dit sur les relevés du cadastre; mais il est plus rapproché de Trith que Bourlain (Note de M. Caffiaux).
[96]Boucicaut figure sur les montres de l'host de Bouvines dans la bataille du roi parmi les bacheliers: «Pour M. Boucicaut et 3 escuiers; venu de Poitou.» De Camps, 83, fo404 vo.
[97]Au lieu de Guillaume Blondel, le ms. de Rome mentionne Gui Poteron.
[98]Gui (et non Jacques) de Surgères figure à l'host de Bouvines dans la bataille du roi de Navarre: «Guy de Surgières, bann., 6 bach., 37 esc.» De Camps, 83, fo335 vo.
[99]Heurtebise est indiqué sur la carte de Cassini comme un écart de Trith-Saint-Léger, près de la chaussée de Bouchain à Valenciennes.
[100]Nord, arr. et c. Valenciennes.
[101]Ibid.
[102]D'après la première et la troisième rédaction, les Valenciennois vainqueurs à Saint-Vaast étaient commandés par Gérard de Verchin, sénéchal de Hainaut.
[103]Anzin est à 2 kil. N. O. de Valenciennes, sur la route de cette ville à Lille.
[104]Aujourd'hui Saint-Vaast-là-Haut, lieu-dit de la banlieue de Valenciennes. Saint-Vaast, Beaurepaire et la Tasnerie étaient trois seigneuries dépendantes de cette ville.
[105]A la place du bois d'Aubry s'élève aujourd'hui le village appelé Petite-Forêt-de-Raismes, érigé en commune en 1801.
[106]Abbaye de femmes de l'ordre de Cîteaux située sur le territoire de la paroisse de Maing, près de l'ancienne route de Valenciennes à Cambrai.
[107]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain sur la Selle.
[108]Nord, arr. et c. Valenciennes.
[109]Ibid., sur l'Écaillon.
[110]Nord, arr. et c. Cambrai, sur l'Escaut, à 3 kil. N. E. de Cambrai.
[111]Le château d'Escaudœuvres fut pris avant le 3 juin 1340. Par une charte datée du 3 juin 1340, le duc de Normandie mande, du château d'Escaudœuvres, aux bourgeois de Valenciennes, de ne point servir le comte de Hainaut ni son oncle le seigneur de Beaumont, qui s'étaient joints aux Anglais pour nuire au royaume de France (Orig. parch., aux Archives du Nord).
[112]Nord, arr. et c. Douai.
[113]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain. Une moitié de ce village tenait, comme on le verra plus bas, pour les Hainuyers, l'autre moitié pour les Français.
[114]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.
[115]Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.
[116]Ibid.
[117]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.
[118]Nord, arr. et c. Douai.
[119]Hameau de la commune d'Alnes, Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.
[120]Nord, arr. et c. Douai. Le nom de cette seigneurie s'écrivait autrefois Mauny; elle appartenait à l'illustre famille de ce nom.
[121]Nord, arr. et c. Douai.
[122]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.
[123]Hameau de la commune de Lourches.
[124]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.
[125]Aujourd'hui Neuville-sur-l'Escaut, Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.
[126]Nord, arr. Valenciennes, c. Bouchain.
[127]Nord, arr. Douai, c. Arleux.
[128]Ibid.
[129]Nord, arr. et c. Douai.
[130]Ibid.
[131]La forteresse de la Malmaison située dans la commune d'Ors (Nord, arr. Cambrai, c. le Cateau), sur la rive gauche de la Sambre, appartenait en effet aux évêques de Cambrai; mais en 1340 Sohier de Gand en était capitaine et il avait sous ses ordres 20 écuyers pour le roi de France. (De Camps, 83, fo458 vo.)
[132]Au Cateau, Jean de Honnecourt était châtelain pour le roi de France. De Camps, 83, fo458.
[133]Nord, arr. Cambrai, c. Carnières.
[134]Aisne, arr. Saint-Quentin, c. Bohain.
[135]Cf. Jean le Bel, chap. xxxv, t. I, p. 171 à 173.
[136]La prise de Thun-l'Evêque eut lieu dans le courant du mois de juin 1340. Des lettres d'amortissement de 20 livres de rente sans justice et forteresse, délivrées pour la fondation d'une chapelle à «Gieffroy de Gienville», clerc et conseiller du roi, sont datées denoz tentes, après la prise du chastel de Thun, l'an 1340 au mois de juing. Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, fo117, p. 137.
[137]Jean de Maubuisson figure à l'host de Bouvines, parmi lesbacheliers sous les maréchaux: «Jean de Maubuisson et 1 escuier venu de Montigny lez Gisors.» De Camps, portef. 83, fo366.
[138]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVI, t. I, p. 171 à 173.
[139]L'Écluse, en flamand Sluis, ville et port de mer des Pays-Bas, dans la Flandre hollandaise, prov. Zeeland, arr. Middelburg.
[140]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. et c. Bruges.
[141]L'île de Kadzand fait aujourd'hui partie des Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, c. l'Écluse (Sluis).
[142]Édouard III s'embarqua à Orwell le 23 juin, veille de la fête de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste; et la bataille navale de l'Écluse se livra le jour même de la fête, le 24 juin: «....sub spe cœlestis auxilii, écrit Édouard III à l'archevêque de Canterbury, et justitiæ nostræ fiducia, dictum portum navigio venientes, invenimus dictam classem, et hostes nostros ibidem paratissimos ad prælium, in multitudine copiosa quibusin festo Nativitatis Sancti Johannis Baptistæ proxime præterito, ipse, spes nostra, Christus Deus, per conflictum fortem et validum, nos prævalere concessit, facta strage non modica dictorum hostium, capta etiam quodammodo tota classe, cum læsione gentis nostræ non modica respective.» Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1129.
[143]Sandwich, dans le comté de Kent, un des cinq ports.
[144]Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, c. l'Écluse (Sluis).
[145]Pays-Bas, prov. Zeeland, arr. Middelburg, chef-lieu de canton.
[146]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. et c. Bruges.
[147]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. Furnes, chef-lieu de canton.
[148]Hue Quieret, seigneur de Tours en Vimeu, mourut des blessures reçues dans le combat. Nicolas Behuchet fut, dit-on, pendu au mât de son vaisseau par l'ordre d'Édouard III. Philippe de Valois amortit en avril 1344 quinze livres tournois de rente à Gonfreville-l'Orcher, à la requête de frère Pierre le Marchant, du tiers ordre de Saint-François, «clerc de nostre amé et feal conseillerNicolas BeuchetJADISchevalier, en recompense des bons et agreables services que nous fist le dit Pierre en noz guerres de la mer en la compaignie du dit chevalier.» Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ74, p. 154, fo93.
La marine normande fut longtemps à se relever de ce désastre. En février 1342, Philippe de Valois amortit cent livres de terre pour la fondation d'un hôpital: «comme les bourgois et les habitanz de la ville de Leure en Normandie (Seine-Inférieure, comm. le Havre),pour compassion de plusieurs du dit pais, qui onc de nostre armée de la mer avoient esté navrez et mehaigniezsi griement qu'il ne povoient ne ne pourront jamais gaigner leurs vivres....» JJ74, p. 694, fo418.
[149]La belle église d'Aardenburg, dédiée sous l'invocation de Notre-Dame, était célèbre dans toute la Flandre au moyen âge comme but de pèlerinage.
[150]Louis d'Espagne, comte de Talmont, fut capitaine souverain à Lille du 16 avril au 27 septembre 1340. De Camps, portef. 83, fo310 vo.
[151]Hue Quieret, chevalier et conseiller du roi, son amiral en la mer, fut capitaine de Douai du 28 octobre au 6 décembre 1339. De Camps, 83, fo311. Nicole de Wasiers paraît avoir succédé à Hue Quieret comme capitaine de Douai sous le gouvernement de Godemar du Fay, du 28 octobre 1339 au 27 septembre 1340. De Camps, 83, fo312.
[152]Jean de Traynel,chevalier le roi, fut établi du 2 février au 12 juillet 1340, capitaine à Aire et ès frontières d'Artois avec 2 bacheliers et 28 écuyers sous sa bannière, et sous ses ordres 25 chevaliers bacheliers. De Camps, 83, fos315 et 316.
[153]Robert de Wavrin, sire de Saint-Venant, fut établi, du 30 octobre 1339 au 27 septembre 1340, capitaine de Saint-Venant, avec 5 chevaliers et 40 écuyers sous sa bannière, et sous ses ordres 7 chevaliers bacheliers. De Camps, 83, fos314 et 315.
[154]Godemar du Fay, sire de Bouchon (Somme, arr. Amiens, c. Picquigny), gouverneur de Tournésis, fut capitaine général ès villes de Lille et de Tournay et sur les frontières de Flandre et de Hainaut, du 18 octobre 1339 au 1eroctobre 1340. De Camps, 83, fo308 vo.
[155]Jean de Vienne, chevalier banneret, fut commis à la garde de Mortagne, du 29 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, avec 6 chevaliers bacheliers et 44 écuyers. De Camps, 83, fo313.
[156]Jean, sire de Wastines, chevalier bachelier, fut préposé à la défense de Saint-Amand en 1339 et 1340 avec Jean de Verdebourc, Baudouin de Loc, Baudouin de Hasebrouck et 23 écuyers. Ibid.
[157]Froissart se trompe en rapportant ce fait au pontificat de Clément VI qui ne succéda à Benoît XII qu'en 1342.
[158]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVII, t. I, p. 175 à 177.
[159]«Gens d'armes qui furentà Tournay sous le gouvernement de Raoul, comte d'Eu, connestable de France, estably lieutenant du roy sur toutes les frontières de Flandres et de Hainaut, du 23 octobre 1339 jusques au 2 décembre qu'il donna congé à ses dites gens d'armes.» De Camps, 83, fo396 vo.
[160]«Raoul, comte de Guines, chev. bann. et 14 esc.» De Camps, 83, fo307.
[161]Gaston de Foix n'est pas mentionné dans les montres comme ayant tenu garnison à Tournay, mais il commandait une des batailles de l'host de Bouvines: «La bataille Gaston, comte de Foix. Le dit comte de Foix, 32 chev. bann., 31 bach., 23 esc. bann., 671 esc., 7 sergens d'armes, 12 menestrels et 4 mareschaux pour chascun menestrel.» De Camps, 83, fos343 voet 344.
[162]Host de Bouvines en 1340. Bataille du roi: «Amé de Poitiers, banneret, 3 bach., 62 esc.» De Camps, 83, fo346.
[163]A l'host des frontières de Flandre, du 9 mars 1339 au 1eroctobre 1340, dans la bataille de Raoul, comte d'Eu, figure: «Gieffroy de Charny, bach. et 6 esc.; venu de Pierrepont sous Vezelay.» De Camps, 83, fo317.
[164]Parmi les gens d'armes qui ont servi à Douai sous Godemar du Fay, du 18 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, figure: «Girart de Montfaucon, chev. bach., avec 9 esc.» De Camps, 83, fo309 vo.
[165]Mathieu de Trie et Robert Bertran avaient à l'host de Flandre du 2 mars 1339 le commandement d'une bataille ditebataille des maréchaux de France: «Mathieu de Trie, mareschal de France, bann., 17 chev. bach. et 180 esc.; Robert Bertran, sire de Briquebec, mareschal de France, bann. et 16 esc.» De Camps, 83, fo320 vo.
[166]Du 27 octobre 1339 au 27 septembre 1340 «jusques au departement de l'ost de Bovines, Jean de Mortaigne, seigneur de Landas, chev. bach., fut establi capitaine de Marchaines (Marchiennes) avec 12 esc.» De Camps, 83, fo346.
[167]A l'host de Bouvines, dans la bataille du comte d'Alençon, figure «Jourdain de Loubert, seneschal de Poitou, chev. bann., 14 bach., 65 esc.» De Camps, 83, fo337 vo.
[168]Jean de Cayeu, chev. bann., 12 esc.; venu de Senarpont (Somme, arr. Amiens, c. Oisemont). Ibid., fos307 et 317.
[169]A l'host de Bouvines, dans la bataille du duc de Normandie, figure «Jean, sire de Chastillon, chev. bann., 9 bach. et 56 esc.; venu de Marigny lès Chasteau Thierry.» Ibid., fo396.
[170]Parmi les gens d'armes qui servirent à Tournay sous Raoul, comte d'Eu, du 28 octobre au 2 décembre 1339, figure «Guillaume de Mello et 8 esc.» Ibid., fo306 vo.
[171]A l'host de Bouvines, dans la bataille du comte d'Alençon, figure «Jean de Neelle, seigneur d'Auffemont, chev. bann., 5 bach., 32 esc.» Ibid., fo338.
[172]Robert de Wavrin, sire de Saint-Venant.
[173]On litBresequesdans le ms. B 6; mais il s'agit sans doute ici d'Eustache, seigneur de Creseques, chevalier banneret d'Artois, qui servit à l'host de Bouvines, dans la bataille d'Eude, duc de Bourgogne et comte d'Artois. De Camps, 83, fo330 vo.
[174]La porte de Saint-Martin était au midi de Tournay, non loin du chemin de Lille et de Douai, situé un peu plus à l'ouest.
[175]Le Pont-à-Rieux est aujourd'hui un hameau de la commune de Saint-Maur, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Antoing, à 5 kil. de Tournay.
[176]Le Pire est aujourd'hui un hameau de Montroeul-au-Bois, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Leuze, à 12 kil. de Tournay.
[177]La porte de Valenciennes était située à l'est de Tournay, sur la rive gauche de l'Escaut, à l'endroit où ce fleuve entre dans la ville.
[178]Entre Édouard III au midi et le duc de Brabant à l'est, le comte de Hainaut était campé par conséquent au sud-est.
[179]La porte de Sainte-Fontaine était à l'ouest de Tournay, du côté de Courtrai, sur la rive gauche de l'Escaut.
[180]La porte des Marvis était située au nord-est de Tournay, sur la rive droite de l'Escaut.
[181]Nord, arr. Douai.
[182]Nord, arr. Douai, c. Orchies.
[183]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux.
[184]Nord, arr. Lille.
[185]Nord, arr. Lille. Par acte daté du Moncel lez Pont-Sainte-Maxence en octobre 1340, Philippe de Valois donne aux religieux, frères et sœurs de l'hôpital de Notre-Dameemprès Seclin «tant pour leurs maisons qui ont esté arses et leurs biens gastez par noz anemis, comme pour certaines autres causes, trois muis de blé, deux muis d'aveine et douze solz parisis ou environ de rente annuelle, en quoy le dit hospital estoit tenuz à nous par an.» Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, p. 39, fo32 vo.
[186]Nord, arr. et c. Lille.
[187]Nord, arr. de Lille, sur la Marcq. Abbaye d'hommes de l'ordre de Saint-Augustin, au diocèse de Tournay.
[188]Nord, arr. Lille, c. Cysoing.
[189]Nord, arr. Douai.
[190]Nord, arr. Douai, c. Marchiennes.
[191]Raches ou Pont-à-Raches, Nord, arr. et c. Douai.
[192]Pas-de-Calais, arr. Béthune.
[193]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand. Abbaye de Bénédictins au diocèse d'Arras.
[194]Vicoigne, aujourd'hui hameau de la commune de Raismes, Nord, arr. Valenciennes. Abbaye de l'ordre de Prémontré au diocèse d'Arras.
[195]L'abbé Godefroi, dont il est ici question, est Godefroi II de Bavai, né à Cambrai, promu abbé en 1312, mort en 1344. Une épitaphe rapportée dans leGallia christianacélèbre le courage de l'abbé Godefroi.
[196]Bernard Jourdain, sire de Lille (auj. l'Isle-en-Jourdain-Gers, Gers, arr. Lombez.)
[197]Pierre Raymond Ier, comte de Comminges.
[198]Roger Bernard, comte de Périgord.
[199]Arnaud de la Vie, sire de Villemur.
[200]Jean de la Baume, vicomte de Tallard.
[201]Arnaud d'Euze, vicomte de Caraman.
[202]Peut-être Amauri, vicomte de Lautrec, seigneur de Montredon.
[203]Lot-et-Garonne, arr. et c. Marmande.
[204]Lot-et-Garonne, arr. Villeneuve-sur-Lot.
[205]Gironde, arr. Bazas.
[206]Civrac-de-Dordogne, Gironde, arr. Libourne, c. Pujols.
[207]La Réole était au pouvoir du roi de France dès 1339. Le 6 janvier de cette année, Jean, roi de Bohême, lieutenant du roi en langue d'oc, accorde aux consuls et habitants de la Réole, contrairement à la coutume de Bazas, en récompense de leur fidélité, le privilége de pouvoir disposer par testament de leurs biens immeubles. Arch. de l'Empire, sect. hist., JJ73, p. 227, fo179.—En 1341, Thibaud de Barbazan, écuyer banneret, était capitaine, et Guillaume de la Baume, chevalier banneret, châtelain de la Réole avec 10 écuyers. De Camps, 83, fo288 vo.
[208]Aujourd'hui hameau de la commune du Change, Dordogne, arr. Périgueux, c. Savignac-les-Églises.
[209]Cf. Jean le Bel, chap.XXXVIII, t. I, p. 181 à 186.
[210]Voici, d'après les montres, la liste des batailles dont se composa l'host de Bouvines du 9 mars au 1eroctobre 1340: bataille de Raoul, comte d'Eu, connétable de France;—bataille de Robert Bertran et de Mathieu de Trie, maréchaux de France;—bataille de Louis, comte de Flandre, de Nevers et de Réthel;—bataille d'Eude, duc de Bourgogne, comte d'Artois et comte palatin de Bourgogne, sire de Salins;—bataille du duc de Normandie, lieutenant du roi de France;—bataille du roi de Navarre;—bataille du comte d'Alençon;—bataille de Jean, comte d'Armagnac;—bataille de Gaston, comte de Foix;—bataille d'Amé, comte de Savoie;—bataille d'Adolphe, évêque de Liége;—bataille du roi de France. De Camps, portef. 83, fos316 à 406.
[211]Philippe de Valois convoqua ses gens d'armes à Arras en juillet 1340 (De Camps, 83, fo296), et les congédia le 27 septembre de la même année (Ibid., fo346); il était près du prieuré de Saint-André (auj. Saint-André, Nord, arr. et c. Lille) le 30 juillet, date de sa réponse à une provocation qui lui avait été adressée le 26 juillet par Édouard III de Chin-lez-Tournay (auj. hameau de Romegnies-Chin, Belgique, à 6 kil. de Tournay). Voyez Rymer,Fœdera, t. II, pars ii, p. 1131 et 1132. Le roi de France paraît avoir passé partie du mois d'août à Douai (Actum et datumin exercitu nostro prope Duacumanno Domini 1340, menseaugusti. JJ73, p. 48, fo40). Plusieurs chartes datées du Pont de Bouvines sont du mois de septembre (Actum et datumin tentoriis nostris prope pontem de Bovinis, anno Domini 1340, menseseptembris. JJ73, p. 247, fo193 vo.)
[212]La Marcq, issue des bois de Phalempin à 15 kil. de Lille, traverse des marais auxquels elle sert de décharge, et, après un cours d'environ 5 myriamètres, se jette dans la Deule à Marquette.
[213]Nord, arr. Lille, c. Cysoing.
[214]Nord, arr. Lille, c. Lannoy.
[215]Nord, arr. Valenciennes, c. Bruille-Saint-Amand.Le Crousagedu texte est peut-être la Croisette, hameau de Saint-Amand-les-Eaux.
[216]A l'host de Bouvines, dans la bataille d'Eude, duc de Bourgogne figure: «Jean de Froulois, bann., 2 bach., 11 esc.» De Camps, portef. 83, fo330.
[217]Pont-à-Tressin est encore aujourd'hui le nom d'un hameau de la commune de Tressin.
[218]«Host de Bouvines en 1340. La bataille Adolf evesque du Liége: le dit evesque, 7 chev. bann., 73 bach., 420 esc.» De Camps, portef. 83, fo344 vo. Il faut prendre garde de confondre les seigneurs de Baileu (les mss. de Froissart écrivent Bailleul) avec les seigneurs de Baillœul en Hainaut ou de Bailleul en Normandie. La seigneurie de Baileu est aujourd'hui un hameau de la commune de Walcourt, Belgique, prov. Namur, arr. Philippeville. Morialmé, dont Robert de Baileu était seigneur, fait aussi partie du canton de Walcourt.
[219]Nord, arr. Lille, c. Lannoy.
[220]Jacques de Forvie, écuyer, était le second fils de Stockar de Forvie le Vieux; il se maria à Isabeau, fille de Pierre de Surice, bourgeois de Namur. Hemricourt,Miroir des Nobles, éd. de Jalheau, p. 143.
[221]D'après les montres conservées par De Camps, Jean de Vienne, et non Édouard de Beaujeu, fut capitaine de Mortagne, du 29 octobre 1339 au 1eroctobre 1340, avec 6 chevaliers bacheliers et 44 écuyers. De Camps, portef. 83, fo313.
Le château de Mortagne, bâti au confluent de l'Escaut et de la Scarpe, résidence habituelle des châtelains de Tournay, fut cédé en 1313 avec la châtellenie de Tournay à Philippe le Bel.
[222]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux.
[223]Aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux, sur la rive gauche de la Scarpe, affluent de la rive gauche de l'Escaut.
[224]Nord, arr. Valenciennes, c. Saint-Amand-les-Eaux, sur la rive gauche de la Scarpe.
[225]Il s'agit ici sans doute du seigneur de Saint-Georges-de-Reneins, Rhône, arr. Villefranche-sur-Saône, c. Belleville-sur-Saône.
[226]Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, à 7 kil. de Tournay.
[227]Aujourd'hui hameau de Wasmes-Audemez, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Péruwelz.
[228]Comme nous l'avons dit plus haut, Jean, sire de Wastines, fut établi gardien de Saint-Amand, du 23 octobre 1339 au 1eroctobre 1340.
[229]Le sénéchal de Carcassonne, dont il est ici question, s'appelait Jean de la Roche; il figure sur les montres de l'host de Bouvines en 1340 avec cette mention: «Jean de la Roche, chevalier, seneschal de Carcassonne, banneret, 2 chevaliers bacheliers, 102 escuiers.» De Camps, portef. 83, fo352. Jean de la Roche, seigneur de Castanet (Haute-Garonne), était marié à Guillemine de Roussillon.
[230]Nord, arr. Douai, sur la rive gauche de la Scarpe et de la Rache et sur la route de Bouchain à Orchies. Abbaye de Bénédictins au diocèse d'Arras. Depuis la dispersion de l'host de Buironfosse, le 28 octobre 1339 jusqu'à la dispersion de l'host de Bouvines, le 27 septembre 1340, «Jean de Mortagne, seigneur de Landas, chevalier bachelier, fut establi capitaine de Marchiennes avec 12 escuiers.» De Camps, 83, fo346 vo.
[231]A l'host de Bouvines en 1340, parmi les bacheliers sous les maréchaux de France, figure: «Amé de Warnans, chev. bach. et 25 esc.; venu de Warnans entre Aix et le Liége.» Aujourd'hui Warnant-Dreye, Belgique, prov. Liége.
[232]Belgique, prov. Brabant, arr. Nivelles.
[233]Belgique, prov. Anvers, arr. Malines.
[234]A l'host de Bouvines en 1340, dans la bataille de Raoul, comte d'Eu, figure «Charles, seigneur de Montmorency, banneret, 1 bachelier, 11 escuiers.» De Camps, 83, fo335.
[235]Somme, arr. Amiens, c. Sains. Aucun chevalier banneret, seigneur de Saint-Sauflieu, n'est mentionné sur les montres de l'host de Bouvines en 1340; on n'y voit figurer que Gaucher de Saint-Sauflieu, écuyer, et Raoul, dit Herpin, de Saint-Sauflieu, aussi écuyer, fait chevalier le 23 mai. Comme Gaucher et Raoul dit Herpin de Saint-Sauflieu servaient sous la bannière de Rogue, sire de Hangest, ce dernier est sans doute «le grand baron» dont parle Froissart; et il n'est pas étonnant qu'on le trouve à côté de Charles, seigneur de Montmorency, dont il était l'oncle par son mariage avec Isabeau de Montmorency, fille de Mathieu IV. «Rogue, sire de Hangest, chev. bann., 4 bach. et 29 esc.; venu de Maigneville en la comté de Bar. De sa compagnie.... Gaucher de Saint-Sauflieu.... Harpin de Saint-Sauflieu et Martel du Hamel faits chevaliers nouvels le 23 jour de may.» De Camps, 83, fo396 vo.
[236]Cf. Jean le Bel, chap. xxxix, t. I, p. 187 à 194.
[237]Nord, arr. Dunkerque.
[238]Ibid.
[239]Belgique, prov. Flandre occidentale, arr. Ypres.
[240]Ibid.
[241]Ibid.
[242]Pas-de-Calais, arr. et c. Saint-Omer.
[243]Aujourd'hui Cauchy, hameau de la commune d'Ecques, Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer, c. Aire-sur-la-Lys.
[244]C'est par erreur que Froissart appelleBéraudle comte dauphin d'Auvergne, qui prit part à l'expédition de Bouvines; Béraud Ierne succéda à Jean, dit Dauphinet, son père, qu'en 1351. «Jean, comte de Clermont, dalphin d'Auvergne, pour li escuier banneret, 7 bach., 1 esc. bann., 56 esc.—Pour l'accroissement des gages du dit comte qui le 11 jour de juillet fut fait chevalier, de Beraut de Marqueil (Mercœur), esc. bann. fait chevalier le 27 d'aoust.» De Camps, 83, fo351.
[245]6 écuyers bannerets de langue d'oc furent faits chevaliers, 32 écuyers aussi de langue d'oc furent faits chevaliers nouveaux «devant Saint-Omerle 25 juillet.» De Camps, 83, fo343. Nous aurions ainsi une date précise si nous étions certains que l'engagement devant Saint-Omer qui donna lieu à cette promotion de chevaliers est le même que celui dont parle Froissart.
Au milieu de la nuit qui suit ce désastre, tous les Flamands campés dans la vallée de Cassel se réveillent comme pris de panique, se lèvent en toute hâte et après avoir plié bagages, reprennent le chemin de leur pays, malgré les représentations de Henri de Flandre et de Robert d'Artois, qui vont rejoindre Édouard III et l'armée anglo-allemande devant Tournay. P. 78, 79, 255, 256.
Dans une dépêche d'Édouard III datée de Bruges le 9 juillet et adressée au prochain Parlement qui doit se réunir à Westminster, le roi d'Angleterre annonce qu'il se dispose à aller bientôt (aux environs de la Madeleine, le 22 juillet) assiéger Tournay avec la plus grande partie de ses forces «où il y auera cent mill homes de Flaundres armez;et mounseur Robert d'Artoys vers Seint Omer od cynquante mill, outre touz nos alliez et lour poair.» Dès le 26 juillet, Édouard III était campé «à Chyn (auj. hameau de Ramegnies-Chin, Belgique, à 6 kil. de Tournay), sur les champs de lez Tournay.» Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1130 et 1131. Les Flamands de Robert d'Artois durent arriver à peu près en même temps devant Saint-Omer; la date de leur défaite le 25 juillet est donc très-probable.
[246]Belgique, prov. Hainaut, arr. et c. Tournay, à 7 kil. de cette ville.
[247]Parmi les chevaliers bacheliers qui servirent ès parties de Thiérache sous Gautier duc d'Athènes en vertu de lettres du 6 septembre 1339 figure: «Loys d'Aigimont, 1 bachelier, 8 escuiers.» De Camps, 83, fo305 vo.
La trêve fut en effet signée dans l'église d'Esplechin le lundi 25 septembre 1340. Les négociateurs furent de la part du roi de France: Jean roi de Bohême et comte de Luxembourg, Adolphe évêque de Liége, Raoul duc de Lorraine, Amé comte de Savoie, Jean comte d'Armagnac;—de la part du roi d'Angleterre: le duc de Brabant, le duc de Gueldre, le marquis de Juliers, le comte de Hainaut et Jean de Hainaut sire de Beaumont. Rymer,Fœdera, vol. II, p. 1135.
[248]Le 27 septembre 1340, congé général fut donné aux gens d'armes de l'host de Bouvines «excepté à aucuns qui en garnison demeurèrent à Tournay, le siége des ennemis estant devant la ville, lesquels ont pris gages jusques au 1eroctobre 1340 par grace du roi.» De Camps, 83, fo350.
Le 13 octobre 1340, Philippe de Valois était à l'abbaye de Moncel (auj. hameau de Pont-Point, Oise, arr. Senlis, c. Pont-Sainte-Maxence), ainsi que l'atteste une charte où il accorde aux religieuses, abbesse et couvent du dit lieu «le droit de prendre annuellement vint milliers de fagos en la vente ou ès ventes d'aucun ou d'aucuns marcheans de la forest de Halate.» Arch. de l'Empire, Sect. hist., JJ73, p. 157, fo129 vo.
[249]Cf. Jean le Bel, chap.XLVI, t. I, p. 225 à 236.
[250]Les chefs du parti de Montfort étaient, outre Hervé de Léon, le seigneur de Pont-l'Abbé (Finistère, arr. Quimper), Geffroi de Malestroit (Morbihan, arr. Ploërmel), Tanneguy du Châtel (la terre et seigneurie du Châtel était située dans l'ancien diocèse de Saint-Pol-de-Léon), Henri de Kaër (fief situé sur le territoire de Vannes), Yvon de Trésiguidy (Finistère, arr. Châteaulin, hameau de la commune de Pleuben), Hervé seigneur de Névez (Finistère, arr. Quimperlé, c. Pont-Aven), Alain de Kerlévénan (Morbihan, arr. Vannes, hameau de la commune de Sarzeau); on voit que les principaux partisans de Montfort appartenaient à la Bretagne bretonnante.
[251]Jean le Bel et Froissart donnent à ce chevalier le prénom deGarnier; les historiens de Bretagne l'appellent Gautier.
[252]La maison de Spinefort était une «noble et ancienne maison de Bretagne, au diocèse de Vannes, en la paroisse de Languidic (Morbihan, arr. Lorient, c. Hennebont), à peu de distance de Hennebont.» Voy.Les vies des saints de la Bretagne, par Albert le Grand, éd. de M. Miorcec de Kerdannet, p. 38 et 39.
[253]Morbihan, arr. Lorient.
[254]Aujourd'hui hameau de la commune de Priziac, Morbihan, arr. Napoléonville, c. le Faouët.
[255]Aujourd'hui hameau de la commune de Sarzeau, Morbihan, arr. Vannes.