[288]Jean de Bourbon, Ierdu nom, comte de la Marche, fils de Jacques de Bourbon blessé mortellement à la bataille de Brignais, et de Jeanne de Châtillon-Saint-Pol, était le cousin germain de Blanche de Bourbon, fille de Pierre Ier, frère aîné de Jacques de Bourbon. Anselme,Hist. généal., I, 298, 300, 319.[289]Antoine, sire de Beaujeu, fils d’Édouard, sire de Beaujeu, tué au combat d’Ardres en 1351, et de Marie du Thil, passa à Montpellier, en faisant route pour l’Espagne, le 13 janvier 1366; mais l’auteur de la chronique romane l’a sans doute confondu avec son oncle Louis auquel il donne à tort le titre de seigneur de Beaujeu qu’Antoine seul avait le droit de porter: «Item, aXIIIdel dich mes (de janvier 1366), passet a Montpellier M. Loys, senhor de Beljoc, en Bergonha, am sa companha, e segui los autres.»Thalamus parvus, p. 370.—Le sire de Beaujeu retourna en Espagne trois ans plus tard et, avant de partir pour ce pays, fit son second testament daté de Beaujeu le 12 mai 1369.Arch. Nat., P. 13681, nº 1586;Musée des Archives, p. 220 à 223.[290]Arnoul, sire d’Audrehem, l’un des premiers protecteurs de du Guesclin qu’il avait pu apprécier dès la fin de 1353, pendant qu’il était lieutenant du roi Jean en basse Normandie (Hist. de du Guesclin, p. 118 et 119), avait été envoyé en Languedoc vers le mois de janvier 1361 (voyez plus haut, p.XXXII,note 127), en compagnie de Robert, dit Moreau, sire de Fiennes, connétable de France, avec le titre de capitaine de la Langue d’Oc (dom Vaissete,Hist. de Languedoc, IV, 314), de capitaine général dans toute la Langue d’Oc (Ibid., Preuves, 276), enfin de lieutenant du roi ès parties de Langue d’Oc (Arch. Nat., JJ93, nº 216). Le 23 juillet 1362, de concert avec Henri, comte de Trastamare, il avait passé à Clermont en Auvergne avec les principaux routiers un traité tendant à faire évacuer le royaume par les Compagnies (voyez p.XXIII,note 97). Le 13 août 1362, il avait été nommé par le roi Jean lieutenant général en toute la Langue d’Oc (Arch. Nat., JJ93, nº 241), et depuis lors il n’avait cessé de lutter avec plus de courage que de succès contre les bandes qui infestaient le midi. Le sire d’Audrehem, aussi modeste que brave, dut contribuer plus peut-être que personne à faire charger du Guesclin d’une entreprise aussi difficile que la conduite des Compagnies en Espagne.[291]Pierre de Villaines, chevalier, dit le Bègue, qui tirait son nom du fief de Villaines (Seine-et-Oise, arr. Pontoise, c. Écouen), mentionné dès le mois de mai 1360 comme sénéchal de Carcassonne et de Béziers (Arch. Nat., JJ91, nº 302), paraît avoir conservé cette charge jusque vers la fin de 1362. Créé chambellan du dauphin, duc de Normandie, il guerroyait dans les premiers mois de 1363 aux environs de Falaise où il fut fait prisonnier (Ibid., JJ92, nº 208). Là sans doute il connut du Guesclin, qui l’entraîna en Espagne où il devint comte de Ribadeo.[292]Adam de Villiers, dit le Bègue, seigneur de Villiers-le-Bel, de Vitry en Brie et de la Tour de Chaumont. Le Bègue de Villiers fit montre à Pontorson le 1erfévrier 1356 (n. st.) avec cinq écuyers et donna quittance au même lieu le 11 avril suivant (Bibl. Nat., Titres originaux, au motVilliers). Adam servait sous son frère aîné Pierre de Villiers, capitaine de Pontorson, et c’est alors sans doute que les deux frères eurent l’occasion d’apprécier Bertrand, et se lièrent avec le chevalier breton. Par acte daté d’Avignon le 26 janvier 1366, Pierre de Villiers, qualifié «officier procureur de Bertrand de Clesquin, comte de Longueville et seigneur de la Roche Tesson», donna quittance au trésorier du pape de trente-deux florins (Arch. Nat., L377, d’après Arch. du Vatican, Miscell., boîte 222, nº 3).[293]Auj. Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, à 7 kil. de Tournay.[294]Auj. dép. de Vasmes-Audemez, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Péruwelz.[295]Jean de Neuville était le neveu d’Arnoul, sire d’Audrehem, et après la prise de son oncle à Poitiers, il exerça par intérim l’office de maréchal de France de 1356 à 1360.Arch. Nat., JJ86, nº 283; JJ90, nos101 et 232; JJ95, nº 11.[296]Bailleul, Berguette, Saint-Venant, sont des localités situées dans la même région que Valenciennes, et Froissart a pris soin de mentionner les chevaliers qui portent ces noms, parce qu’ils étaient ses compatriotes.[297]Les Compagnies touchèrent à Perpignan ce qu’on peut appeler leur solde d’entrée en campagne ou du moins un à-compte sur cette solde; mais il arriva qu’après avoir reçu l’argent, quelques-unes de ces bandes n’eurent rien de plus pressé que de revenir sur leurs pas et de rentrer en France: «... alie certe Societates,que pagamentum, ut dicebatur, ceperantin Perpigniaco, retrocedebant in regno Francie(24 décembre 1365).»Arch. Nat., K49, nº 5, fº 8 vº.[298]Ces Compagnies s’avançaient vers l’Espagne par bandes isolées et se comportaient partout où elles passaient comme si elles avaient été déjà en pays ennemi. C’est ainsi que Robert Briquet occupa entre le 5 et le 8 novembre le fort de Belesgar près de Montpellier; «Item, a V de novembre, Robert Briquet, capitani d’una autra companha de Bretos, pres lo fort de Belesgar et aqui estet entro aVIIIde dezembre.»Thalamus parvus, p. 369.—Quelques jours auparavant, le 1ernovembre, c’étaient G. d’Aignay, Aufret de Guébriant et Henri de Dinan qui passaient devant Montpellier à la tête de Compagnies bretonnes; le 13, d’autres Bretons occupaient Aigremont (Gard, arr. Alais, c. Ledignan) et y restaient plusieurs jours; le 18, c’était le Gascon Bras de Fer, lieutenant du bour de Caupène (Gers, arr. Condom, c. Nogaro), qui mettait au pillage les environs de Montpellier (Ibid.); le 3 décembre, c’était le Limousin qui entrait dans cette ville et s’y arrêtait deux jours; le 6 décembre, apparaissait Robert Lescot avec une compagnie d’Anglais (Ibid., p. 370); le 9, c’était le tour du seigneur d’Aubeterre, capitaine d’une bande d’Anglo-gascons; le 18, c’étaient le vicomte de Lomagne et un chevalier d’Auvergne, nommé Jean de la Roche, qui se logeaient à Saint-Martin-de-Londres (Hérault, arr. Montpellier); enfin, du 7 au 10 janvier 1366, l’Anglo-gascon Raynaud de Vignolles et les Bretons Eon Budes et Thibaud du Pont venaient camper entre les Matelles et Montarnaud. Les dernières bandes, composées d’Allemands et de Bretons, dont le chroniqueur de Montpellier nous ait signalé le passage, s’écoulèrent les 18 et 19 février 1366 (Ibid., p. 371).[299]Pierre IV, roi d’Aragon, contribua aussi bien que le comte de Trastamare au payement de la solde des Compagnies: «Et alèrent jusques à Barsalonne, et par le tresorier du roy Henry furent paiez... Et après eurent un aultre paiement à Sarragosse dont il ne vouldrent partir jusquez à ce que de tout le temps passé eussent esté paiez,et le furent par le roy d’Aragonet messire Bertran.»Arch. Nat., sect. jud., X1a1475, fº 176.—Par un traité conclu à Monzon le vendredi saint 31 mars 1363, Pierre IV et le comte de Trastamare s’étaient engagés à détrôner don Pèdre à frais communs et à se partager la Castille (Arch. génér. d’Aragon, legajo de Autografos, appendice G). Mérimée,Histoire de don Pèdre Ier, éd. de 1874, p. 346, 545 et 546.—Dans un festin que Pierre IV offrit aux chefs des Compagnies à Barcelone le 1erjanvier 1366, du Guesclin s’assit à la droite du roi, qui avait à sa gauche l’infant Raymond Berenger, son oncle (Chronique de Pedro IV rédigée par lui-même en catalan et publiée par Carbonell,Chroniques de Espanya, p. 196). Pour payer les mercenaires français, le roi d’Aragon fut obligé de vendre ses biens patrimoniaux par acte daté de Saragosse le 12 mars 1366 (Archiv. génér. d’Aragon, reg. 1213, p. 42 et suiv.), car il lui fallut ajouter aux 100 000 florins qu’il avait promis aux chefs des Compagnies un supplément de 20 000 florins. Mérimée,Hist. de don Pèdre, p. 411.[300]Ce Fernand de Castro était le frère de la célèbre Inez de Castro, surnomméePort du Héron, dont les tragiques aventures, racontées avec une naïveté pleine de saveur par l’excellent chroniqueur portugais Fernan Lopes, sont devenues de bonne heure une sorte de légende romanesque où les poëtes de tous les pays, à l’exemple de Camoëns, ont aimé à puiser des inspirations. Quelques-unes des plus belles pages de la chronique de Fernan Lopes ont été traduites par M. Ferdinand Denis (Chroniques chevaleresques de l’Espagne et du Portugal, Paris, 1839, in-8, I, 107 à 165). Quoiqu’en dise Froissart, don Fernand de Castro n’accompagna pas don Pèdre dans sa retraite sur Séville; il se trouvait alors en Galice dont il était gouverneur pour le roi de Castille.[301]Ce titre de femme ne peut s’appliquer ni à Blanche de Bourbon, épouse légitime de don Pèdre, morte en 1361, ni à la fameuse doña Maria de Padilla, la principale concubine du roi de Castille. Dans son testament écrit à Séville pendant l’hiver de 1362, don Pèdre désigne, il est vrai, doña Maria comme sa femme, mais on sait que l’heureuse rivale de Blanche de Bourbon n’avait survécu que quelques mois à cette infortunée princesse. Lorsqu’il rédigea son testament, don Pèdre entretenait quatre maîtresses, Mari Ortiz, Mari Alfon de Fermosilla, Juana Garcia de Sotomayor et Urraca Alfon Carrillo; il fit à la première un legs de 2000 doubles castillanes, aux trois autres un legs de 1000 doubles seulement, à la condition qu’elles entreraient en religion toutes les quatre après la mort de leur bienfaiteur, jaloux jusque dans la mort. Si don Pèdre n’emmena qu’une femme avec lui en 1366 dans sa retraite sur Séville, ce fut sans doute Mari Ortiz qui paraît avoir été une sorte de sultane favorite.[302]Constance devait épouser plus tard Jean de Gand, duc de Lancastre, fils d’Édouard III.[303]Isabelle fut mariée dans la suite à Edmond, duc d’Yorck, frère du duc de Lancastre.[304]Le 28 mars 1366, veille du dimanche des Rameaux, don Pèdre, qui se trouvait alors à Burgos, avait fait charger ce qu’il avait de plus précieux sur des mules et s’était sauvé précipitamment avec les infantes ses filles, n’ayant pour toute escorte que les six cents cavaliers maures qui composaient sa garde. Il avait gagné Tolède, d’où il n’avait pas tardé à reculer jusqu’à Séville. Ayant fait venir dans cette ville tout l’or et l’argent monnayés qu’il gardait dans le château d’Almodovar del Rio, il l’avait fait embarquer sur une galère et avait chargé Martin Yanez de se rendre avec ce trésor à Tavira, en Portugal; mais le propre amiral de don Pèdre, le Génois Boccanegra, s’étant mis à la poursuite de Martin Yanez, captura le trésor, qu’il s’empressa de livrer à don Henri, pour se concilier les bonnes grâces de son nouveau maître. Ce trésor s’élevait à trente-six quintaux d’or, sans compter une quantité considérable de pierreries. Boccanegra reçut comme salaire de sa trahison la riche seigneurie d’Otiel. Salazar,Casa de Lara, t. II, lib. XII. Mérimée,Hist. de don Pèdre, p. 486.[305]Don Pèdre ne s’embarqua point pour se rendre en Galice; il prit la voie de terre et essaya d’abord de chercher un refuge en Portugal. Presque assiégé dans l’Alcazar de Séville par ses sujets ameutés contre lui, il monta à cheval et sortit pour ainsi dire furtivement de la capitale de l’Andalousie avec les deux infantes et une fille naturelle de don Henri son rival, surnommé doña Léonor des Lions. Il était suivi du maître d’Alcantara, Martin Lopez, de son chancelier et de deux cents cavaliers seulement. Repoussé par le roi de Portugal Pierre Ier, le monarque fugitif n’eut d’autre parti à prendre que de gagner la Galice où commandait en maître don Fernand de Castro qui lui était entièrement dévoué.[306]Gomez Carillo était camarero mayor du prétendant don Henri, comte de Trastamare.[307]Don Diego Garcia de Padilla, frère de doña Maria de Padilla, grand maître de Calatrava sous don Pèdre. Pero Lopez de Ayala (Cronica del rey don Pedro, p. 410) confirme sur ce point le témoignage de Froissart.[308]Don Garcia Alvarez de Tolède, grand maître de Santiago, laissé par don Pèdre dans Tolède avec 600 hommes d’armes, s’empressa de livrer, après un semblant de résistance, cette ville à don Henri et résigna son office en faveur de Gonzalo Mexia, vieux serviteur du prétendant, moyennant quoi il fut gratifié de deux domaines considérables et d’une grosse somme d’argent.[309]Le comte de Trastamare et ses auxiliaires avaient occupé successivement Borja, Calahorra, où don Henri s’était fait proclamer roi de Castille, Briviesca, enfin Burgos où le prétendant avait été couronné en grande pompe dans le monastère de las Huelgas le jour de Pâques 5 avril 1366.[310]Don Sanche fut fait comte d’Albuquerque (Espagne, province d’Estramadure, sur la frontière de Portugal). Il recueillit ainsi l’important héritage de don Juan d’Albuquerque qui, depuis la mort du fils de ce célèbre capitaine, avait été réuni au domaine royal de Castille.[311]Don Tello reçut le titre de seigneur de Biscaye et fut en outre pourvu du fief de Castaneda.[312]Tous les érudits prétendent, sur la foi d’Ayala, que don Henri donna alors à Bertrand du Guesclin le titre de comte de Trastamare et la seigneurie de Molina avec d’immenses domaines (Buchon,Chroniques de Froissart, éd. du Panthéon, I, 506, note 5; Mérimée,Hist. de don Pèdre, p. 421). Cette assertion n’est pas tout à fait exacte. Le titre qui fut alors conféré au comte de Longueville est celui de duc, non de comte, de Trastamare (Arch. Nat., J381, nº 7; L377, d’après Arch. du Vatican, Miscellanea, arm. XV, caps. 2, nº 22;Thalamus parvus, p. 382). Quant au duché de Molina, Bertrand n’en fut investi, du moins à perpétuité et à titre héréditaire, que par acte daté de Séville le 4 mai 1369 (dom Morice,Preuves de l’histoire de Bretagne, I, 1628 à 1631). D’après Ayala, Hugh de Calverly, chef des bandes anglo-gasconnes, fut fait comte de Carrion (auj. Carrion-de-los-Condes, Espagne, prov. Léon, à 64 kil. O. de Burgos), et le comte de Denia, qui commandait les auxiliaires aragonais, devint marquis de Villena (Espagne, prov. Murcie, à 64 kil. N. N. E. de Murcie et à 88 kil. S. O. de Valence). Le nouveau marquis eut en partage tous les biens qui avaient composé la dot de la comtesse de Trastamare.[313]Le licenciement des Compagnies eut lieu vers le mois de mai 1366, après l’entrée de don Henri à Séville où le trésor de don Pèdre livré par l’amiral Boccanegra fournit les moyens de payer la solde de ces bandes: «Et de là alèrent à Burges (Burgos) où ilz entrèrent et orent grant finance, tant des Sarrazins que Chrestians que des Juis. Et avoient juré et promis non faire guerre à messire Bertran ne au roy Henry jusquez un an après leur retour. Et après avoient prise Tolète (Tolède) et y orent grant finance. Après,prindrent Sebille(Séville)où ilz trouvèrent le tresor du roi Pietre, dont ils furent paiez,POUR EULX RETOURNER.»Arch. Nat., X1a1475, fº 176.[314]Ayala (p. 422), d’accord sur ce point avec Froissart, dit que don Henri garda à son service Bertrand du Guesclin et Hugh de Calverly ainsi que quinze cents lances choisies surtout parmi les bandes françaises et bretonnes. Le sire d’Audrehem resta aussi en Espagne.[315]Lorsque Bertrand était parti pour l’Espagne à la fin de 1365, Olivier de Mauny, alors capitaine de Carentan pour le comte de Longueville, n’avait pas accompagné son cousin. Olivier de Mauny, seigneur de Lesnen (fief situé en Saint-Thual, Ille-et-Vilaine, arr. Saint-Malo, c. Tinténiac), n’arriva en Languedoc que vers le milieu de 1366. Il passa devant Montpellier le premier juin de cette année et, après avoir mis au pillage tous les environs de cette ville récemment cédée au roi de Navarre, se remit en route, le 5, dans la direction d’Agde: «Item, le primier jorn de junh (1366), M. Olivier de Mauni et M. G. Boten (il faut sans doute lire: Geffroi Budes, d’Uzel, Côtes-du-Nord, arr. Loudéac, le même qui déposa le 17 septembre 1371 dans l’enquête pour la canonisation de Charles de Blois; dom Morice,Preuves, II, 10), cavaliers de Bretanha, capitanis d’alcunas grans companhas, am las dichas companhas se alojeron als barris deis Augustis et en los autres de Montpellier et à Castel Nou et en los autres luocs entorn Montpellier, et estant aqui gasteron motas tozelieyras et motas sivadieyras et autres camps de Montpellier et dels dichs autres luocs, et y feron motz autres mals, e puoys a V jorns del dich mes, s’en desalotjeron et aneron s’en en Agades (Agde, Hérault, arr. Béziers), per seguir las autras companhas.»Thalamus parvus, p. 372.—Olivier de Mauny se rendait en Aragon où il allait prendre possession du poste de capitaine et châtelain de Borja (Aragon, sur la Huccha, à 25 kil. S. E. de Taraçona, à la limite de l’Aragon et de la Navarre), que venait de lui confier son cousin Bertrand nommé par Pierre IV comte de Borja, en récompense de ses services. En 1375, du Guesclin vendit ce comté à l’archevêque de Saragosse, moyennant le prix de 27 000 florins d’or (communication de M. le marquis de Santa Coloma).[316]La relation de Lopez de Ayala diffère un peu de celle de Froissart. Le chroniqueur espagnol prétend que don Pèdre se rendit d’abord de Santiago à la Corogne où il reçut le sire de Poyane et un autre chevalier gascon députés par le prince de Galles pour l’inviter à se rendre dans ses États d’Aquitaine. De la Corogne le roi détrôné de Castille gagna Saint-Sébastien et de là Bayonne. Arrivé dans cette dernière ville, il fit savoir son arrivée au prince et, sans attendre que celui-ci vînt à sa rencontre, alla au-devant de lui jusqu’au Cap Breton (auj. Landes, arr. Dax, c. Saint-Vincent-de-Tyrosse). Quelques jours après l’entrevue de Capbreton, le prince d’Aquitaine, don Pèdre et Charles, roi de Navarre, se donnèrent rendez-vous à Bayonne, et ce ne fut qu’après cette conférence que l’ex-roi de Castille alla lui-même à Bordeaux. Froissart, qui se trouvait alors dans cette ville à la cour du prince, devait, selon la judicieuse remarque de Buchon, être mieux informé de ces détails que Lopez de Ayala attaché au service personnel de don Henri de Trastamare.[317]Don Pèdre n’avait emporté que trente-six mille doubles; la plus forte partie de son trésor et ses joyaux, confiés à Martin Yanez et saisis par l’amiral Boccanegra, étaient devenus, comme nous l’avons dit plus haut, la proie de don Henri de Trastamare.[318]Roncevaux ou Roncesvalles, vallée et port ou passage situé en Navarre, sur le versant espagnol des Pyrénées, entre Pampelune et Saint-Jean-Pied-de-Port. Roland, chef de l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne, y fut vaincu par les Sarrasins et y périt le 15 août 778.[319]«Nos igitur Petrus, rex Castellæ et Legionis, Carolus, rex Navarræ et Edwardus, princeps Aquitaniæ, supradicti, convenientes in unumin civitate Baionensi.» Rymer, III, 800.—Cette citation prouve que les conférences préliminaires, où le prince d’Aquitaine, les rois de Castille et de Navarre s’entendirent sur les conditions de leur alliance, se tinrent, comme le dit Froissart, à Bayonne; mais le traité lui-même ne fut rédigé et signé par les plénipotentiaires des trois contractants qu’à Libourne, dans le couvent des Frères Mineurs du dit lieu, le 23 septembre 1366.Ibid., 800 à 807.[320]Le traité porte200 000florins d’or vieux: «El rey don Pedro pagara al rey de Navarradozientas vezes mil florines de oro.» Rymer, III, 801, 1recol., I. 21 et 22.[321]Espagne, prov. Burgos, sur l’Ebre, à 88 kil. E. de Burgos.[322]Espagne, prov. Alava, à 240 kil. E. N. E. de Vittoria. Ayala dit que don Pèdre s’engagea à céder au roi de Navarre la province de Guipuzcoa (cap. Saint-Sébastien) et celle de Logroño.[323]Basses-Pyrénées, arr. Mauléon. Don Pèdre s’engageait, d’un autre côté, à céder au prince d’Aquitaine une partie de la Biscaye, particulièrement les ports de mer et le château d’Ordiales; il se reconnaissait en outre le débiteur du prince pour une somme de 550 000 florins d’or au coin de Florence. Cette somme et 56 000 florins, avancés par le prince et payés au roi de Navarre, devaient être remboursés dans le délai d’un an. Les jeunes infantes, filles de Marie de Padilla, ainsi que les femmes et les enfants des seigneurs castillans émigrés, demeureraient en otage à Bordeaux jusqu’au payement intégral de cette dette. Rymer, III, 802, 703. Ayala, p. 433.[324]Vers le milieu de 1366, don Henri de Trastamare avait dépêché ce Mathieu de Gournay à Lisbonne pour obtenir du roi de Portugal qu’il demeurât neutre dans la lutte qui allait s’ouvrir. Vicomte de Santarem,Quadro de relações politicas, III, 26, d’après Mérimée, p. 439.[325]Il y a tout lieu de croire, malgré l’assertion de Froissart, que du Guesclin ne se rendit pas de sa personne auprès du roi de France à la fin de 1366.[326]Le 10 octobre 1363, don Henri de Trastamare s’était obligé parletraité de Benifar, de livrer à Pierre IV, roi d’Aragon, le royaume de Murcie et en outre dix villes importantes des deux Castilles, Requena, Moya, Otiel, Canyet, Cuenca, Molina, Medina Celi, Almazan, Soria, Agreda. Sommé vers le milieu de 1366 de mettre ce traité à exécution (Arch. génér. d’Aragon, reg. 1293Secretorum, p. 127), le rival de don Pèdre, pour s’assurer l’alliance de Pierre IV dans la lutte qui allait s’ouvrir, avait consenti à céder au roi d’Aragon le royaume de Murcie.[327]La somme que le roi d’Angleterre mit à la disposition de son fils fut prélevée sur une des échéances de la rançon du roi Jean. Le 1ermars 1366, Édouard III, confirmant un acte en date du 13 décembre 1363, assigna à son fils aîné Édouard, prince de Galles, 60 000 écus d’or à prendre sur le premier payement du second million dû par le roi de France,ou qui premièrement se doit faire du second million(Rymer, III, 787). Par acte daté d’Ax (Ax-sur-Ariége, Ariége, arr. Foix), le 29 janvier 1367 (n. st.), Édouard, prince d’Aquitaine et de Galles, donna procuration à Jean des Roches, sénéchal de Bigorre, pour recevoir en son lieu et place 30 000 francs sur la rançon du roi Jean (Arch. Nat., J642, nº 27).[328]C’est Arnaud d’Espagne qui était alors sénéchal de Carcassonne.[329]Le sénéchal de Beaucaire et de Nîmes s’appelait Gui de Prohins.[330]Aimeri de Lara, vicomte de Narbonne, à qui Froissart donne par erreur le titre de comte, amiral de France du 28 octobre 1369 à février 1373, mourut en 1382 et fut enterré à l’abbaye de Fontfroide, au diocèse de Narbonne (auj. château de la commune de Narbonne). Anselme,Histoire généal., VII, 759, 760.[331]Olivier de Mauny, avant d’aller prendre possession de son poste de capitaine de Borja pour Bertrand du Guesclin, s’était mis à la poursuite des Compagnies anglo-gasconnes, et était accouru au secours de Louis, duc d’Anjou, frère du roi de France et son lieutenant en Languedoc, dont ces bandes avaient envahi le gouvernement. Le 13 août 1366, Olivier, à la tête de ses Bretons renforcés des gens d’armes du duc d’Anjou et des arbalétriers de la commune de Toulouse, attaqua l’une de ces bandes retranchée derrière les palissades de Montech (Tarn-et-Garonne, arr. Castelsarrasin, à 12 kil. S. O. de Montauban), la mit en déroute, lui tua cent hommes, fit quatre-vingt prisonniers et captura cinq cents chevaux «Item en aquel an meteys (1366), a xiii d’aost, los gens d’armas de mossenhor Olivier de Mauni et de la comuna de Tholoza, aneron armatz combattre una companha d’Angles que era en los barris de Montuoch, en Tolzan, e los desconfiron si que n’i ac entornLXXXpres e c mortz et entorn vccavalguaduras prezas: els autres fugiron.»Thalamus parvus, p. 372.[332]Charles V s’étant plaint au roi d’Angleterre, précisément à l’occasion de l’affaire de Montauban, de ce que les Compagnies s’autorisaient du prince d’Aquitaine pour faire guerre au royaume de France, Édouard III adressa à son fils aîné une lettre assez sévère où on lit ce qui suit: «Et les dites gentz d’armes et Compaignies, requis paravant (le combat livré devant Montauban) par les gentz de nostre dit frère (le roi de France) par quoi et par qui et en quel noun il venoient faire guerre en la terre de nostre dit frère, respondirent que c’estoit de par vous et pur vous et en vostre noun, et que de ce il avoient voz lettres et mandement: lesquelles choses seroient, se il est ainsi, contre la paix et alliances, à grant deshonour et esclaundre de nous et de nostre estat, et aussi de vous et de noz filz, prelatz et autres gentz de nostre roialme, et nous desplairoit très durement, ne ne pourriens en nulle manère ces choses par dissimulacion passer, sans y mettre remède.» Rymer, III, 808.[333]En 1368, ce Robert Ceni ou Cheni fut fait prisonnier dans l’abbaye fortifiée d’Olivet (auj. lieu-dit de la commune de Saint-Julien-sur-Cher, Loir-et-Cher, arr. de Romorantin, c. Menetou-sur-Cher, sur la rive gauche du Cher), par Louis de Sancerre, Gui le Baveux et le gouverneur de Blois. Robert Cheni eut la tête tranchée ainsi que tous les routiers placés sous ses ordres.Bibl. Nat., ms. fr. nº 4987, fº 87 vº.[334]La lettre du roi d’Angleterre, dont nous venons de citer un fragment, mentionne en outre parmi les chefs de ces bandes Rocamadour, le bour Camus, Garciot du Castel et un routier nommé Frère Darrère, que dom Vaissete appelle Fierderrière.Hist. du Languedoc, IV, 332.[335]Le combat n’eut pas lieu au pied des remparts de Montauban, comme le raconte Froissart, mais à la Villedieu (Tarn-et-Garonne, arr. Castelsarrasin, c. Montech), à 12 kil. à l’ouest de Montauban. «Et l’endemain (14 août 1366), ledit seneschal (de Toulouse) et ses gentz chevauchèrent après les dites gentz d’armes et compaignesjusqes près d’une ville appelée la Ville Dieu, près de Montauban, en la terre et obeissance de nostre dit frère, et illoec s’arrestèrent les dites gentz d’armes et Compaignes et se mistrent en arroy de combattre...» Rymer, III, 808, col. 1.[336]La défaite fut amenée par la défection d’une bande de routiers à la solde du duc d’Anjou qui, après avoir promis de rester simples spectateurs du combat, prirent parti pour les Anglo-gascons, aussitôt que l’action fut engagée et chargèrent en queue les Français. «Deux centz combattantz anglais, qui avoient au commencement esté avecques les gentz de nostre dit frère (le roi de France) et s’estoient retraitz, parceq’il disoient qu’il ne se combatroient point encontre les ditz gentz d’armes et Compaignes, parceq’il estoient de leur alliance et serement, et q’il venoient de vostre principauté (c’est Édouard III qui écrit au prince d’Aquitaine), corurent par darrère sur les gentz de nostre dit frère, et adonc furent les gentz de nostre dit frère desconfiz et pris et mors une partie.» Rymer, III, 808, col. 2.—L’auteur de la chronique romane de Montpellier dit, de son côté, que Gui d’Azay, sénéchal de Toulouse, Arnaud d’Espagne, sénéchal de Carcassonne, le bour de Béarn, les vicomtes de Narbonne et de Caraman et beaucoup d’autres vaillants hommes «y foron nafratz et apreyzonatz per la tracion de IIchomes d’armas angles loscals anavon am los Frances; els Frances, cofizan se d’els, los avian meses en l’arieregarda, e quant venc al combatre, els feriron sus los Frances.»Thalamus parvus, p. 372.[337]Ce Robert d’Aubeterre appartenait sans doute à la même famille que Guardia Raymond, sire d’Aubeterre, qui avait été comme nous l’avons dit plus haut, le principal condottière des Compagnies anglo-gasconnes emmenées en Espagne par Bertrand du Guesclin, à moins que Froissart n’ait fait confusion et n’ait voulu désigner le sire d’Aubeterre lui-même. Il est certain que celui-ci alla rejoindre le prince de Galles sous les ordres duquel il combattit à Najera: «Toutes les debtes d’Aubeterre furent confisquéez, car le sire estoit juré messire Bertran et se tourna contre lui.Oultre, il fu depuis ou royaulme de France avec les Compaignes.»Arch. Nat., sect. jud., X1a1475, fº 176.[338]Urbain V, l’un des papes les plus grands et les plus saints qui aient régi la chrétienté, combattait alors les Compagnies sans trêve ni merci et lançait contre elles à coups redoublés les foudres apostoliques. Par une bulle datée d’Avignon le 2 mai 1366 et adressée à l’archevêque de Toulouse, il venait d’excommunier et de frapper des plus terribles anathèmes les bandes de pillards cantonnées en France et spécialement dans le Languedoc (Arch. Nat., L312, nº 9). S’il fallait en croire le duc d’Anjou dans les instructions qu’il remit en 1376 à ses ambassadeurs auprès de don Henri, roi de Castille, l’affaire de la Villedieu aurait coûté plus de trois millions au royaume de France.[339]Silvestre Budes, fils de Guillaume Budes et de Jeanne du Guesclin, seigneur d’Uzel (auj. Uzel-près-l’Oust, Côtes-du-Nord, arr. Loudéac), était le cousin de Bertrand du Guesclin dont, s’il faut en croire d’Argentré, il porta la bannière à la bataille de Najera. Il était frère de Geffroi Budes dont nous avons eu déjà l’occasion de parler.[340]Cet Alain de Lakonet ou de Lakouet était sans doute le frère de Yon ou Yvon de Lacouet, «chevalier de Bretaigne», dont Olivier de Mauny se porta garant vis-à-vis du roi de France le 26 avril 1368.Arch. Nat., J621, nº 72.[341]Par acte daté de Westminster le 20 octobre 1366, Édouard III mande à deux de ses sergents d’armer dans les ports de Plymouth, de Dartmouth, de Weymouth et de Fowey, vingt navires destinés à transporter en Aquitaine Jean, duc de Lancastre, avec des hommes d’armes et des archers (Rymer, III, 810). Le départ d’Angleterre de Jean de Gand dut avoir lieu peu après le 2 novembre, jour où le roi son père lui accorda un sauf-conduit (Ibid., 812). Cf. p.LXXVIII,note 278.[342]Jayme II, roi de Majorque, père de Jayme dont il est question dans ce passage de Froissart, avait été détrôné par Pierre IV, roi d’Aragon, dit le Cérémonieux, qui avait réuni le royaume de Majorque à l’Aragon par un acte solennel du 29 mars 1344. Dans une campagne entreprise pour reconquérir ses États, Jayme II fut blessé grièvement et mourut des suites de ses blessures le 25 octobre 1349. Pour subvenir aux frais de cette dernière et malheureuse tentative, il avait vendu au roi de France, le 18 avril 1349, pour 120 000 écus d’or, tout ce qui lui restait de son royaume, c’est-à-dire les seigneuries de Montpellier et de Lattes (Hérault, arr. et c. Montpellier). Sa veuve Yolande, qui continuait de s’intituler reine de Majorque, se remaria à Othon, duc de Brunswick, et celui-ci autorisa sa femme, le 20 novembre 1353, à traiter avec le roi de France au sujet de 1000 livres de rente viagère qu’elle réclamait du dit roi pour son douaire (Arch. Nat., J598, nº 21). Jayme, fils de Jayme II, qui prit part à l’expédition du prince de Galles en Espagne, était le troisième mari de Jeanne I de Naples, petite-fille de Robert, roi de Naples, qu’il avait épousée le 14 décembre 1362. Jeanne avait succédé comme reine de Naples à Robert son aïeul mort le 19 janvier 1343.[343]Pour se rendre de Guyenne en Castille, il n’y avait au quatorzième siècle qu’une seule route où une armée pût s’engager avec de la cavalerie; c’était celle qui, passant par Saint-Jean-Pied-de-Port, longe la fameuse vallée de Roncevaux, et qui, après avoir franchi la cime des Pyrénées par un col élevé, suit le cours de l’Arga pour venir déboucher sur Pampelune.[344]Mathe d’Armagnac, seconde femme de Bernard Ezy et mère d’Arnaud Amanieu, sire d’Albret, vicomte de Tartas, fille de Bernard VI, comte d’Armagnac et de sa première femme Isabelle d’Albret, était l’aînée des deux sœurs de Jean I, comte d’Armagnac. Par conséquent, Arnaud Amanieu, sire d’Albret, qui figure dans ce récit, était bien, comme le dit Froissart, le neveu du comte d’Armagnac. Anselme,Hist. généal., III, 415, VI, 209.[345]Le mécontentement du sire d’Albret avait une cause moins chevaleresque que celle qui est indiquée ici par le secrétaire de la reine d’Angleterre, alors l’un des hôtes et des historiographes de la cour de Bordeaux. Arnaud Amanieu avait été gratifié d’une rente annuelle de 1000 livres sterling, équivalant à 6000 francs d’or, sur la cassette d’Édouard III, mais cette rente était si mal payée, qu’à la fin de 1368, on devait au titulaire dix ans d’arrérages, soit 60 000 francs. Le 4 mai 1368, Charles V maria Marguerite de Bourbon, l’une des sœurs cadettes de sa femme, au sire d’Albret et, le 19 novembre suivant, il s’engagea à verser entre les mains de son nouveau beau-frère les 60 000 francs d’arrérages dus par le roi d’Angleterre, et en outre à lui servir la rente annuelle de 6000 francs promise, mais non payée, par Édouard III: c’est en reconnaissance de ces deux actes si profondément politiques qu’Arnaud Amanieu se décida, vers la fin de cette année, à porter appel devant le Parlement de Paris de ses démêlés avec le prince d’Aquitaine, en d’autres termes, à fournir au roi de France, qui était prêt, un prétexte pour se faire attaquer et pour poursuivre, sous les apparences d’une guerre défensive, la revanche de Poitiers et de Brétigny.Arch. Nat., JJ99, nº 345.CHRONIQUES DE FROISSART[346]Ms. A 7, fº 224 vº.—Mss. B 1, t. II, fº 146, B 3 et 4 (lacune).[347]Ms. B 4, fº 221.—Ms. B 1, t. II (lacune).[348]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[349]Ms. B 4.—Ms. B 1, t. II, fº 146 vº (lacune).[350]Ms. B 4, fº 221 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 147 (lacune).[351]Ms. B 3, fº 236.—Ms. B 1, t. II, fº 147 vº (lacune).[352]Arch. Nat., J638, nº 1.—Ms. B 1, t. II, fº 148 (lacune).[353]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1 (lacune).[354]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).[355]Arch. Nat., J638, nº 1.—Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).[356]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1: «renderont.»—Ms. B 3, fº 236: «appartiendront.»[357]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).[358]Arch. Nat., J638, nº 3.—Ms. B 1, t. II, fº 149 (lacune).[359]Ms. A 8, fº 220 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 150: «durer.»[360]Ms. B 4, fº 237.—Ms. B 1: «sursurrons.»[361]Ms. A 8, fº 220 vº.—Ms. B 1: «durer.»[362]Ms. A 8, fº 220 vº.—Ms. B 1: «parolles.»[363]Ms. B 4, fº 223 vº.—Ms. B 1: «qu’il.»[364]Ms. A 8, fº 220 vº.—Mss. B: «les.»[365]Ms. B 4, fº 223 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 150 vº (lacune).[366]Ms. B 3, fº 237 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).[367]Ms. B 3.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).[368]Ms. B 4, fº 225.—Ms. B 1, t. II, fº 152 (lacune).[369]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[370]Ms. A 8, fº 222 vº.—Mss. B (lacune).[371]Ms. B 4, fº 225 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 153 (lacune).[372]Arch. Nat., J639, nº 15.[373]Ms. B 3, fº 240.—Ms. B 1, t. II, fº 154 (lacune).[374]Ms. B 4, fº 226 vº.—Ms. B 1 (lacune).[375]Arch. Nat., J639, nº 15.[376]Arch. Nat., J639, nº 15.[377]Ms. B 4, fº 226 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 154 vº (lacune).[378]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[379]Arch. Nat., J639, nº 15.—Ms. B 1: «juridition.» Fº 155 vº.[380]Ms. A 8, fº 225 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 156 vº: «expressions.»[381]Arch. Nat., J639, nº 11.[382]Ms. B 4, fº 228.—Ms. B 1, t. II, fº 156 vº (lacune).[383]Arch. Nat., J639, nº 11—Ms. B 1, t. II, fº 157: «personellement.»[384]Ms. B 4, fº 228 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 157 (lacune).[385]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[386]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[387]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[388]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[389]Ms. B 3, fº 242.—Ms. B 1, t. II, fº 157 vº (lacune).[390]Arch. Nat., J639, nº 11.[391]Ms. B 4, fº 229 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 158 vº (lacune).[392]Arch. Nat., J639, nº 11.[393]Ms. A 8, fº 227 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 159 (lacune).[394]Ms. A 8, fº 227 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 159: «aggrevant.»[395]Ms. A 8, fº 227 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 159 vº: «pays commun.»—Ms. B 4, fº 230: «paix commun.»[396]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[397]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[398]Ms. B 4, fº 230.—Ms. B 1, t. II, fº 160 vº (lacune).[399]Ms. B 3, fº 244.—Mss. B 1 et B 4: «Humainne.»[400]Tous les manuscrits de Froissart et même le texte original du protocole (Arch. Nat., J638, nº 16bis) portent: «qui», que nous n’en considérons pas moins comme une mauvaise leçon.[401]Ms. B 4, fº 234 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 166 vº (lacune).[402]Ms. B 4, fº 235.—Ms. B 1, t. II, fº 167 (lacune).[403]Ms. B 4, fº 235.—Ms. B 1, t. II, fº 167 (lacune).[404]Ms. A 8, fº 236.—Ms. B 1, t. II, fº 170 (lacune).[405]Ms. A 8.—Ms. B 1: «de Brie et sires des foires de Campagne.»[406]Ms. A 8.—Ms. B 1: «contes d’Auvergne, se traist par droite succession à.»[407]Ms. B 4, fº 242.—Ms. B 1, t. II, fº 177 (lacune).[408]Ms. A 8, fº 242 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 178 vº (lacune).[409]Ms. B 4, fº 244 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 180 vº (lacune).[410]Ms. A 8, fº 245 vº.—Mss. B: «eurent li contes d’Auçoirre et li viscontes de Byaumont et messires Bauduins d’Anekins.» Ms. B 1, fº 183.[411]Ms. B 4, fº 246 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 183 (lacune).[412]Ms. A 3, fº 246.—Ms. B 1, t. II, fº 183 vº: «il le prenderont.»[413]Ms. A 8.—Ms. B 1: «l’emporteront.»[414]Ms. B 4, fº 246 vº.—Ms. B 1: «poent.»[415]Ms. B 4.—Ms. B 1: «se.»[416]Ms. A 8, fº 246 vº.—Ms. B 1: «le devoit.»[417]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[418]Ms. B 3, fº 259 vº.—Ms. B 1 (lacune).[419]Ms. A 17, fº 311: «Baudouin d’Annequins.» Baudouin d’Annequin était maître des arbalétriers.[420]Ms. B 4, fº 247.—Ms. B 1, t. II, fº 184 (lacune).[421]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[422]Ms. B 4, fº 247 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 184 vº (lacune).[423]Ms. B 3, fº 261 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 186 vº (lacune).[424]Ms. B 4, fº 248 vº.—Ms. B 1 (lacune).[425]Ms. B 4.—Ms. B 1, t. II, fº 187 vº (lacune).[426]Ms. A 8, fº 249.—Mss. B: «estoient demoret.»Mauvaise leçon.[427]Ms. A 2.—Mss. B: «quatorzime.» Ms. B 1, t. II, fº 187 vº.[428]Ms. d’Amiens.—Mss. B et A (lacune).[429]Ms. B 4, fº 253 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 193 vº (lacune).[430]Ms. B4, fº 254.—Ms. B 1, t. II, fº 194 vº (lacune).[431]Ms. B 4, fº 256.—Ms. B 1, t. II, fº 197 (lacune).[432]Ms. B 4, fº 256.—Ms. B 1, t. II, fº 197 (lacune).[433]Ms. B 3, fº 269 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).[434]Ms. A 8, fº 257.—Mss. B (lacune).[435]Ms. B 4, fº 256 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 197 (lacune).[436]Ms. B 4, fº 257.—Ms. B 1, t. II, fº 198 vº (lacune).[437]Ms. B 4, fº 258 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 201 (lacune).[438]Ms. A 8, fº 260.—Mss. B (lacune).[439]Ms. B 4, fº 260.—Ms. B 1, t. II, fº 203 (lacune).[440]Ms. B 4, fº 260.—Ms. B 1, t. II, fº 203 vº (lacune).[441]Ms. B 4, fº 260 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 204 (lacune).[442]Ms. B 4, fº 261.—Ms. B 1, t. II, fº 204 vº (lacune).[443]Ms. B 4, fº 261.—Ms. B 1, t. II, fº 204 vº (lacune).[444]Ms. A 8, fº 263.—Mss. B (lacune).[445]Ms. B 3, fº 275 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).[446]Ms. B 3, fº 275 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).[447]Ms. B 3, fº 276.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).[448]Ms. B 4, fº 262 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 207 (lacune).[449]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[450]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[451]Ms. B 4, fº 263 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 208 vº (lacune).[452]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[453]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[454]Ms. B 4, fº 264.—Ms. B 1, t. II, fº 208 vº (lacune).[455]Ms. A 8, fº 266 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 210 (lacune).[456]Ms. B 4, fº 265.—Ms. B 1, t. II: «vo.»[457]Ms. B 4.—Ms. B 1, t. II, fº 210 vº (lacune).[458]Ms. A 8, fº 267.—Mss. B: «et.»[459]Ms. A 8, fº 267 vº.—Mss. B (lacune).[460]Ms. A 8, fº 267 vº.—Mss. B (lacune).[461]Ms. A 8, fº 268.—Mss. B (lacune).[462]Ms. A 8.—Mss. B (lacune).[463]Ms. B 4, fº 266.—Ms. B 1, t. II, fº 212 (lacune).[464]Ms. B 4, fº 266 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 212 vº (lacune).[465]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[466]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[467]Ms. A 8, fº 268 vº.—Mss. B (lacune).[468]Ms. A 8, fº 268 vº.—Mss. B (lacune).[469]Ms. B 4, fº 267 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 214 (lacune).[470]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).[471]Ms. B 3, fº 281.—Mss. B 1 et 3 (lacune).[472]Ms. A 8, fº 269 vº.—Mss. B (lacune).[473]Ms. B 4, fº 268.—Ms. B 1, t. II, fº 215 (lacune).[474]Ms. B 4, fº 268 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 216 (lacune).[475]Ms. B 4, fº 270.—Ms. B 1, t. II, fº 217 vº (lacune).
[288]Jean de Bourbon, Ierdu nom, comte de la Marche, fils de Jacques de Bourbon blessé mortellement à la bataille de Brignais, et de Jeanne de Châtillon-Saint-Pol, était le cousin germain de Blanche de Bourbon, fille de Pierre Ier, frère aîné de Jacques de Bourbon. Anselme,Hist. généal., I, 298, 300, 319.
[289]Antoine, sire de Beaujeu, fils d’Édouard, sire de Beaujeu, tué au combat d’Ardres en 1351, et de Marie du Thil, passa à Montpellier, en faisant route pour l’Espagne, le 13 janvier 1366; mais l’auteur de la chronique romane l’a sans doute confondu avec son oncle Louis auquel il donne à tort le titre de seigneur de Beaujeu qu’Antoine seul avait le droit de porter: «Item, aXIIIdel dich mes (de janvier 1366), passet a Montpellier M. Loys, senhor de Beljoc, en Bergonha, am sa companha, e segui los autres.»Thalamus parvus, p. 370.—Le sire de Beaujeu retourna en Espagne trois ans plus tard et, avant de partir pour ce pays, fit son second testament daté de Beaujeu le 12 mai 1369.Arch. Nat., P. 13681, nº 1586;Musée des Archives, p. 220 à 223.
[290]Arnoul, sire d’Audrehem, l’un des premiers protecteurs de du Guesclin qu’il avait pu apprécier dès la fin de 1353, pendant qu’il était lieutenant du roi Jean en basse Normandie (Hist. de du Guesclin, p. 118 et 119), avait été envoyé en Languedoc vers le mois de janvier 1361 (voyez plus haut, p.XXXII,note 127), en compagnie de Robert, dit Moreau, sire de Fiennes, connétable de France, avec le titre de capitaine de la Langue d’Oc (dom Vaissete,Hist. de Languedoc, IV, 314), de capitaine général dans toute la Langue d’Oc (Ibid., Preuves, 276), enfin de lieutenant du roi ès parties de Langue d’Oc (Arch. Nat., JJ93, nº 216). Le 23 juillet 1362, de concert avec Henri, comte de Trastamare, il avait passé à Clermont en Auvergne avec les principaux routiers un traité tendant à faire évacuer le royaume par les Compagnies (voyez p.XXIII,note 97). Le 13 août 1362, il avait été nommé par le roi Jean lieutenant général en toute la Langue d’Oc (Arch. Nat., JJ93, nº 241), et depuis lors il n’avait cessé de lutter avec plus de courage que de succès contre les bandes qui infestaient le midi. Le sire d’Audrehem, aussi modeste que brave, dut contribuer plus peut-être que personne à faire charger du Guesclin d’une entreprise aussi difficile que la conduite des Compagnies en Espagne.
[291]Pierre de Villaines, chevalier, dit le Bègue, qui tirait son nom du fief de Villaines (Seine-et-Oise, arr. Pontoise, c. Écouen), mentionné dès le mois de mai 1360 comme sénéchal de Carcassonne et de Béziers (Arch. Nat., JJ91, nº 302), paraît avoir conservé cette charge jusque vers la fin de 1362. Créé chambellan du dauphin, duc de Normandie, il guerroyait dans les premiers mois de 1363 aux environs de Falaise où il fut fait prisonnier (Ibid., JJ92, nº 208). Là sans doute il connut du Guesclin, qui l’entraîna en Espagne où il devint comte de Ribadeo.
[292]Adam de Villiers, dit le Bègue, seigneur de Villiers-le-Bel, de Vitry en Brie et de la Tour de Chaumont. Le Bègue de Villiers fit montre à Pontorson le 1erfévrier 1356 (n. st.) avec cinq écuyers et donna quittance au même lieu le 11 avril suivant (Bibl. Nat., Titres originaux, au motVilliers). Adam servait sous son frère aîné Pierre de Villiers, capitaine de Pontorson, et c’est alors sans doute que les deux frères eurent l’occasion d’apprécier Bertrand, et se lièrent avec le chevalier breton. Par acte daté d’Avignon le 26 janvier 1366, Pierre de Villiers, qualifié «officier procureur de Bertrand de Clesquin, comte de Longueville et seigneur de la Roche Tesson», donna quittance au trésorier du pape de trente-deux florins (Arch. Nat., L377, d’après Arch. du Vatican, Miscell., boîte 222, nº 3).
[293]Auj. Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, à 7 kil. de Tournay.
[294]Auj. dép. de Vasmes-Audemez, Belgique, prov. Hainaut, arr. Tournay, c. Péruwelz.
[295]Jean de Neuville était le neveu d’Arnoul, sire d’Audrehem, et après la prise de son oncle à Poitiers, il exerça par intérim l’office de maréchal de France de 1356 à 1360.Arch. Nat., JJ86, nº 283; JJ90, nos101 et 232; JJ95, nº 11.
[296]Bailleul, Berguette, Saint-Venant, sont des localités situées dans la même région que Valenciennes, et Froissart a pris soin de mentionner les chevaliers qui portent ces noms, parce qu’ils étaient ses compatriotes.
[297]Les Compagnies touchèrent à Perpignan ce qu’on peut appeler leur solde d’entrée en campagne ou du moins un à-compte sur cette solde; mais il arriva qu’après avoir reçu l’argent, quelques-unes de ces bandes n’eurent rien de plus pressé que de revenir sur leurs pas et de rentrer en France: «... alie certe Societates,que pagamentum, ut dicebatur, ceperantin Perpigniaco, retrocedebant in regno Francie(24 décembre 1365).»Arch. Nat., K49, nº 5, fº 8 vº.
[298]Ces Compagnies s’avançaient vers l’Espagne par bandes isolées et se comportaient partout où elles passaient comme si elles avaient été déjà en pays ennemi. C’est ainsi que Robert Briquet occupa entre le 5 et le 8 novembre le fort de Belesgar près de Montpellier; «Item, a V de novembre, Robert Briquet, capitani d’una autra companha de Bretos, pres lo fort de Belesgar et aqui estet entro aVIIIde dezembre.»Thalamus parvus, p. 369.—Quelques jours auparavant, le 1ernovembre, c’étaient G. d’Aignay, Aufret de Guébriant et Henri de Dinan qui passaient devant Montpellier à la tête de Compagnies bretonnes; le 13, d’autres Bretons occupaient Aigremont (Gard, arr. Alais, c. Ledignan) et y restaient plusieurs jours; le 18, c’était le Gascon Bras de Fer, lieutenant du bour de Caupène (Gers, arr. Condom, c. Nogaro), qui mettait au pillage les environs de Montpellier (Ibid.); le 3 décembre, c’était le Limousin qui entrait dans cette ville et s’y arrêtait deux jours; le 6 décembre, apparaissait Robert Lescot avec une compagnie d’Anglais (Ibid., p. 370); le 9, c’était le tour du seigneur d’Aubeterre, capitaine d’une bande d’Anglo-gascons; le 18, c’étaient le vicomte de Lomagne et un chevalier d’Auvergne, nommé Jean de la Roche, qui se logeaient à Saint-Martin-de-Londres (Hérault, arr. Montpellier); enfin, du 7 au 10 janvier 1366, l’Anglo-gascon Raynaud de Vignolles et les Bretons Eon Budes et Thibaud du Pont venaient camper entre les Matelles et Montarnaud. Les dernières bandes, composées d’Allemands et de Bretons, dont le chroniqueur de Montpellier nous ait signalé le passage, s’écoulèrent les 18 et 19 février 1366 (Ibid., p. 371).
[299]Pierre IV, roi d’Aragon, contribua aussi bien que le comte de Trastamare au payement de la solde des Compagnies: «Et alèrent jusques à Barsalonne, et par le tresorier du roy Henry furent paiez... Et après eurent un aultre paiement à Sarragosse dont il ne vouldrent partir jusquez à ce que de tout le temps passé eussent esté paiez,et le furent par le roy d’Aragonet messire Bertran.»Arch. Nat., sect. jud., X1a1475, fº 176.—Par un traité conclu à Monzon le vendredi saint 31 mars 1363, Pierre IV et le comte de Trastamare s’étaient engagés à détrôner don Pèdre à frais communs et à se partager la Castille (Arch. génér. d’Aragon, legajo de Autografos, appendice G). Mérimée,Histoire de don Pèdre Ier, éd. de 1874, p. 346, 545 et 546.—Dans un festin que Pierre IV offrit aux chefs des Compagnies à Barcelone le 1erjanvier 1366, du Guesclin s’assit à la droite du roi, qui avait à sa gauche l’infant Raymond Berenger, son oncle (Chronique de Pedro IV rédigée par lui-même en catalan et publiée par Carbonell,Chroniques de Espanya, p. 196). Pour payer les mercenaires français, le roi d’Aragon fut obligé de vendre ses biens patrimoniaux par acte daté de Saragosse le 12 mars 1366 (Archiv. génér. d’Aragon, reg. 1213, p. 42 et suiv.), car il lui fallut ajouter aux 100 000 florins qu’il avait promis aux chefs des Compagnies un supplément de 20 000 florins. Mérimée,Hist. de don Pèdre, p. 411.
[300]Ce Fernand de Castro était le frère de la célèbre Inez de Castro, surnomméePort du Héron, dont les tragiques aventures, racontées avec une naïveté pleine de saveur par l’excellent chroniqueur portugais Fernan Lopes, sont devenues de bonne heure une sorte de légende romanesque où les poëtes de tous les pays, à l’exemple de Camoëns, ont aimé à puiser des inspirations. Quelques-unes des plus belles pages de la chronique de Fernan Lopes ont été traduites par M. Ferdinand Denis (Chroniques chevaleresques de l’Espagne et du Portugal, Paris, 1839, in-8, I, 107 à 165). Quoiqu’en dise Froissart, don Fernand de Castro n’accompagna pas don Pèdre dans sa retraite sur Séville; il se trouvait alors en Galice dont il était gouverneur pour le roi de Castille.
[301]Ce titre de femme ne peut s’appliquer ni à Blanche de Bourbon, épouse légitime de don Pèdre, morte en 1361, ni à la fameuse doña Maria de Padilla, la principale concubine du roi de Castille. Dans son testament écrit à Séville pendant l’hiver de 1362, don Pèdre désigne, il est vrai, doña Maria comme sa femme, mais on sait que l’heureuse rivale de Blanche de Bourbon n’avait survécu que quelques mois à cette infortunée princesse. Lorsqu’il rédigea son testament, don Pèdre entretenait quatre maîtresses, Mari Ortiz, Mari Alfon de Fermosilla, Juana Garcia de Sotomayor et Urraca Alfon Carrillo; il fit à la première un legs de 2000 doubles castillanes, aux trois autres un legs de 1000 doubles seulement, à la condition qu’elles entreraient en religion toutes les quatre après la mort de leur bienfaiteur, jaloux jusque dans la mort. Si don Pèdre n’emmena qu’une femme avec lui en 1366 dans sa retraite sur Séville, ce fut sans doute Mari Ortiz qui paraît avoir été une sorte de sultane favorite.
[302]Constance devait épouser plus tard Jean de Gand, duc de Lancastre, fils d’Édouard III.
[303]Isabelle fut mariée dans la suite à Edmond, duc d’Yorck, frère du duc de Lancastre.
[304]Le 28 mars 1366, veille du dimanche des Rameaux, don Pèdre, qui se trouvait alors à Burgos, avait fait charger ce qu’il avait de plus précieux sur des mules et s’était sauvé précipitamment avec les infantes ses filles, n’ayant pour toute escorte que les six cents cavaliers maures qui composaient sa garde. Il avait gagné Tolède, d’où il n’avait pas tardé à reculer jusqu’à Séville. Ayant fait venir dans cette ville tout l’or et l’argent monnayés qu’il gardait dans le château d’Almodovar del Rio, il l’avait fait embarquer sur une galère et avait chargé Martin Yanez de se rendre avec ce trésor à Tavira, en Portugal; mais le propre amiral de don Pèdre, le Génois Boccanegra, s’étant mis à la poursuite de Martin Yanez, captura le trésor, qu’il s’empressa de livrer à don Henri, pour se concilier les bonnes grâces de son nouveau maître. Ce trésor s’élevait à trente-six quintaux d’or, sans compter une quantité considérable de pierreries. Boccanegra reçut comme salaire de sa trahison la riche seigneurie d’Otiel. Salazar,Casa de Lara, t. II, lib. XII. Mérimée,Hist. de don Pèdre, p. 486.
[305]Don Pèdre ne s’embarqua point pour se rendre en Galice; il prit la voie de terre et essaya d’abord de chercher un refuge en Portugal. Presque assiégé dans l’Alcazar de Séville par ses sujets ameutés contre lui, il monta à cheval et sortit pour ainsi dire furtivement de la capitale de l’Andalousie avec les deux infantes et une fille naturelle de don Henri son rival, surnommé doña Léonor des Lions. Il était suivi du maître d’Alcantara, Martin Lopez, de son chancelier et de deux cents cavaliers seulement. Repoussé par le roi de Portugal Pierre Ier, le monarque fugitif n’eut d’autre parti à prendre que de gagner la Galice où commandait en maître don Fernand de Castro qui lui était entièrement dévoué.
[306]Gomez Carillo était camarero mayor du prétendant don Henri, comte de Trastamare.
[307]Don Diego Garcia de Padilla, frère de doña Maria de Padilla, grand maître de Calatrava sous don Pèdre. Pero Lopez de Ayala (Cronica del rey don Pedro, p. 410) confirme sur ce point le témoignage de Froissart.
[308]Don Garcia Alvarez de Tolède, grand maître de Santiago, laissé par don Pèdre dans Tolède avec 600 hommes d’armes, s’empressa de livrer, après un semblant de résistance, cette ville à don Henri et résigna son office en faveur de Gonzalo Mexia, vieux serviteur du prétendant, moyennant quoi il fut gratifié de deux domaines considérables et d’une grosse somme d’argent.
[309]Le comte de Trastamare et ses auxiliaires avaient occupé successivement Borja, Calahorra, où don Henri s’était fait proclamer roi de Castille, Briviesca, enfin Burgos où le prétendant avait été couronné en grande pompe dans le monastère de las Huelgas le jour de Pâques 5 avril 1366.
[310]Don Sanche fut fait comte d’Albuquerque (Espagne, province d’Estramadure, sur la frontière de Portugal). Il recueillit ainsi l’important héritage de don Juan d’Albuquerque qui, depuis la mort du fils de ce célèbre capitaine, avait été réuni au domaine royal de Castille.
[311]Don Tello reçut le titre de seigneur de Biscaye et fut en outre pourvu du fief de Castaneda.
[312]Tous les érudits prétendent, sur la foi d’Ayala, que don Henri donna alors à Bertrand du Guesclin le titre de comte de Trastamare et la seigneurie de Molina avec d’immenses domaines (Buchon,Chroniques de Froissart, éd. du Panthéon, I, 506, note 5; Mérimée,Hist. de don Pèdre, p. 421). Cette assertion n’est pas tout à fait exacte. Le titre qui fut alors conféré au comte de Longueville est celui de duc, non de comte, de Trastamare (Arch. Nat., J381, nº 7; L377, d’après Arch. du Vatican, Miscellanea, arm. XV, caps. 2, nº 22;Thalamus parvus, p. 382). Quant au duché de Molina, Bertrand n’en fut investi, du moins à perpétuité et à titre héréditaire, que par acte daté de Séville le 4 mai 1369 (dom Morice,Preuves de l’histoire de Bretagne, I, 1628 à 1631). D’après Ayala, Hugh de Calverly, chef des bandes anglo-gasconnes, fut fait comte de Carrion (auj. Carrion-de-los-Condes, Espagne, prov. Léon, à 64 kil. O. de Burgos), et le comte de Denia, qui commandait les auxiliaires aragonais, devint marquis de Villena (Espagne, prov. Murcie, à 64 kil. N. N. E. de Murcie et à 88 kil. S. O. de Valence). Le nouveau marquis eut en partage tous les biens qui avaient composé la dot de la comtesse de Trastamare.
[313]Le licenciement des Compagnies eut lieu vers le mois de mai 1366, après l’entrée de don Henri à Séville où le trésor de don Pèdre livré par l’amiral Boccanegra fournit les moyens de payer la solde de ces bandes: «Et de là alèrent à Burges (Burgos) où ilz entrèrent et orent grant finance, tant des Sarrazins que Chrestians que des Juis. Et avoient juré et promis non faire guerre à messire Bertran ne au roy Henry jusquez un an après leur retour. Et après avoient prise Tolète (Tolède) et y orent grant finance. Après,prindrent Sebille(Séville)où ilz trouvèrent le tresor du roi Pietre, dont ils furent paiez,POUR EULX RETOURNER.»Arch. Nat., X1a1475, fº 176.
[314]Ayala (p. 422), d’accord sur ce point avec Froissart, dit que don Henri garda à son service Bertrand du Guesclin et Hugh de Calverly ainsi que quinze cents lances choisies surtout parmi les bandes françaises et bretonnes. Le sire d’Audrehem resta aussi en Espagne.
[315]Lorsque Bertrand était parti pour l’Espagne à la fin de 1365, Olivier de Mauny, alors capitaine de Carentan pour le comte de Longueville, n’avait pas accompagné son cousin. Olivier de Mauny, seigneur de Lesnen (fief situé en Saint-Thual, Ille-et-Vilaine, arr. Saint-Malo, c. Tinténiac), n’arriva en Languedoc que vers le milieu de 1366. Il passa devant Montpellier le premier juin de cette année et, après avoir mis au pillage tous les environs de cette ville récemment cédée au roi de Navarre, se remit en route, le 5, dans la direction d’Agde: «Item, le primier jorn de junh (1366), M. Olivier de Mauni et M. G. Boten (il faut sans doute lire: Geffroi Budes, d’Uzel, Côtes-du-Nord, arr. Loudéac, le même qui déposa le 17 septembre 1371 dans l’enquête pour la canonisation de Charles de Blois; dom Morice,Preuves, II, 10), cavaliers de Bretanha, capitanis d’alcunas grans companhas, am las dichas companhas se alojeron als barris deis Augustis et en los autres de Montpellier et à Castel Nou et en los autres luocs entorn Montpellier, et estant aqui gasteron motas tozelieyras et motas sivadieyras et autres camps de Montpellier et dels dichs autres luocs, et y feron motz autres mals, e puoys a V jorns del dich mes, s’en desalotjeron et aneron s’en en Agades (Agde, Hérault, arr. Béziers), per seguir las autras companhas.»Thalamus parvus, p. 372.—Olivier de Mauny se rendait en Aragon où il allait prendre possession du poste de capitaine et châtelain de Borja (Aragon, sur la Huccha, à 25 kil. S. E. de Taraçona, à la limite de l’Aragon et de la Navarre), que venait de lui confier son cousin Bertrand nommé par Pierre IV comte de Borja, en récompense de ses services. En 1375, du Guesclin vendit ce comté à l’archevêque de Saragosse, moyennant le prix de 27 000 florins d’or (communication de M. le marquis de Santa Coloma).
[316]La relation de Lopez de Ayala diffère un peu de celle de Froissart. Le chroniqueur espagnol prétend que don Pèdre se rendit d’abord de Santiago à la Corogne où il reçut le sire de Poyane et un autre chevalier gascon députés par le prince de Galles pour l’inviter à se rendre dans ses États d’Aquitaine. De la Corogne le roi détrôné de Castille gagna Saint-Sébastien et de là Bayonne. Arrivé dans cette dernière ville, il fit savoir son arrivée au prince et, sans attendre que celui-ci vînt à sa rencontre, alla au-devant de lui jusqu’au Cap Breton (auj. Landes, arr. Dax, c. Saint-Vincent-de-Tyrosse). Quelques jours après l’entrevue de Capbreton, le prince d’Aquitaine, don Pèdre et Charles, roi de Navarre, se donnèrent rendez-vous à Bayonne, et ce ne fut qu’après cette conférence que l’ex-roi de Castille alla lui-même à Bordeaux. Froissart, qui se trouvait alors dans cette ville à la cour du prince, devait, selon la judicieuse remarque de Buchon, être mieux informé de ces détails que Lopez de Ayala attaché au service personnel de don Henri de Trastamare.
[317]Don Pèdre n’avait emporté que trente-six mille doubles; la plus forte partie de son trésor et ses joyaux, confiés à Martin Yanez et saisis par l’amiral Boccanegra, étaient devenus, comme nous l’avons dit plus haut, la proie de don Henri de Trastamare.
[318]Roncevaux ou Roncesvalles, vallée et port ou passage situé en Navarre, sur le versant espagnol des Pyrénées, entre Pampelune et Saint-Jean-Pied-de-Port. Roland, chef de l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne, y fut vaincu par les Sarrasins et y périt le 15 août 778.
[319]«Nos igitur Petrus, rex Castellæ et Legionis, Carolus, rex Navarræ et Edwardus, princeps Aquitaniæ, supradicti, convenientes in unumin civitate Baionensi.» Rymer, III, 800.—Cette citation prouve que les conférences préliminaires, où le prince d’Aquitaine, les rois de Castille et de Navarre s’entendirent sur les conditions de leur alliance, se tinrent, comme le dit Froissart, à Bayonne; mais le traité lui-même ne fut rédigé et signé par les plénipotentiaires des trois contractants qu’à Libourne, dans le couvent des Frères Mineurs du dit lieu, le 23 septembre 1366.Ibid., 800 à 807.
[320]Le traité porte200 000florins d’or vieux: «El rey don Pedro pagara al rey de Navarradozientas vezes mil florines de oro.» Rymer, III, 801, 1recol., I. 21 et 22.
[321]Espagne, prov. Burgos, sur l’Ebre, à 88 kil. E. de Burgos.
[322]Espagne, prov. Alava, à 240 kil. E. N. E. de Vittoria. Ayala dit que don Pèdre s’engagea à céder au roi de Navarre la province de Guipuzcoa (cap. Saint-Sébastien) et celle de Logroño.
[323]Basses-Pyrénées, arr. Mauléon. Don Pèdre s’engageait, d’un autre côté, à céder au prince d’Aquitaine une partie de la Biscaye, particulièrement les ports de mer et le château d’Ordiales; il se reconnaissait en outre le débiteur du prince pour une somme de 550 000 florins d’or au coin de Florence. Cette somme et 56 000 florins, avancés par le prince et payés au roi de Navarre, devaient être remboursés dans le délai d’un an. Les jeunes infantes, filles de Marie de Padilla, ainsi que les femmes et les enfants des seigneurs castillans émigrés, demeureraient en otage à Bordeaux jusqu’au payement intégral de cette dette. Rymer, III, 802, 703. Ayala, p. 433.
[324]Vers le milieu de 1366, don Henri de Trastamare avait dépêché ce Mathieu de Gournay à Lisbonne pour obtenir du roi de Portugal qu’il demeurât neutre dans la lutte qui allait s’ouvrir. Vicomte de Santarem,Quadro de relações politicas, III, 26, d’après Mérimée, p. 439.
[325]Il y a tout lieu de croire, malgré l’assertion de Froissart, que du Guesclin ne se rendit pas de sa personne auprès du roi de France à la fin de 1366.
[326]Le 10 octobre 1363, don Henri de Trastamare s’était obligé parletraité de Benifar, de livrer à Pierre IV, roi d’Aragon, le royaume de Murcie et en outre dix villes importantes des deux Castilles, Requena, Moya, Otiel, Canyet, Cuenca, Molina, Medina Celi, Almazan, Soria, Agreda. Sommé vers le milieu de 1366 de mettre ce traité à exécution (Arch. génér. d’Aragon, reg. 1293Secretorum, p. 127), le rival de don Pèdre, pour s’assurer l’alliance de Pierre IV dans la lutte qui allait s’ouvrir, avait consenti à céder au roi d’Aragon le royaume de Murcie.
[327]La somme que le roi d’Angleterre mit à la disposition de son fils fut prélevée sur une des échéances de la rançon du roi Jean. Le 1ermars 1366, Édouard III, confirmant un acte en date du 13 décembre 1363, assigna à son fils aîné Édouard, prince de Galles, 60 000 écus d’or à prendre sur le premier payement du second million dû par le roi de France,ou qui premièrement se doit faire du second million(Rymer, III, 787). Par acte daté d’Ax (Ax-sur-Ariége, Ariége, arr. Foix), le 29 janvier 1367 (n. st.), Édouard, prince d’Aquitaine et de Galles, donna procuration à Jean des Roches, sénéchal de Bigorre, pour recevoir en son lieu et place 30 000 francs sur la rançon du roi Jean (Arch. Nat., J642, nº 27).
[328]C’est Arnaud d’Espagne qui était alors sénéchal de Carcassonne.
[329]Le sénéchal de Beaucaire et de Nîmes s’appelait Gui de Prohins.
[330]Aimeri de Lara, vicomte de Narbonne, à qui Froissart donne par erreur le titre de comte, amiral de France du 28 octobre 1369 à février 1373, mourut en 1382 et fut enterré à l’abbaye de Fontfroide, au diocèse de Narbonne (auj. château de la commune de Narbonne). Anselme,Histoire généal., VII, 759, 760.
[331]Olivier de Mauny, avant d’aller prendre possession de son poste de capitaine de Borja pour Bertrand du Guesclin, s’était mis à la poursuite des Compagnies anglo-gasconnes, et était accouru au secours de Louis, duc d’Anjou, frère du roi de France et son lieutenant en Languedoc, dont ces bandes avaient envahi le gouvernement. Le 13 août 1366, Olivier, à la tête de ses Bretons renforcés des gens d’armes du duc d’Anjou et des arbalétriers de la commune de Toulouse, attaqua l’une de ces bandes retranchée derrière les palissades de Montech (Tarn-et-Garonne, arr. Castelsarrasin, à 12 kil. S. O. de Montauban), la mit en déroute, lui tua cent hommes, fit quatre-vingt prisonniers et captura cinq cents chevaux «Item en aquel an meteys (1366), a xiii d’aost, los gens d’armas de mossenhor Olivier de Mauni et de la comuna de Tholoza, aneron armatz combattre una companha d’Angles que era en los barris de Montuoch, en Tolzan, e los desconfiron si que n’i ac entornLXXXpres e c mortz et entorn vccavalguaduras prezas: els autres fugiron.»Thalamus parvus, p. 372.
[332]Charles V s’étant plaint au roi d’Angleterre, précisément à l’occasion de l’affaire de Montauban, de ce que les Compagnies s’autorisaient du prince d’Aquitaine pour faire guerre au royaume de France, Édouard III adressa à son fils aîné une lettre assez sévère où on lit ce qui suit: «Et les dites gentz d’armes et Compaignies, requis paravant (le combat livré devant Montauban) par les gentz de nostre dit frère (le roi de France) par quoi et par qui et en quel noun il venoient faire guerre en la terre de nostre dit frère, respondirent que c’estoit de par vous et pur vous et en vostre noun, et que de ce il avoient voz lettres et mandement: lesquelles choses seroient, se il est ainsi, contre la paix et alliances, à grant deshonour et esclaundre de nous et de nostre estat, et aussi de vous et de noz filz, prelatz et autres gentz de nostre roialme, et nous desplairoit très durement, ne ne pourriens en nulle manère ces choses par dissimulacion passer, sans y mettre remède.» Rymer, III, 808.
[333]En 1368, ce Robert Ceni ou Cheni fut fait prisonnier dans l’abbaye fortifiée d’Olivet (auj. lieu-dit de la commune de Saint-Julien-sur-Cher, Loir-et-Cher, arr. de Romorantin, c. Menetou-sur-Cher, sur la rive gauche du Cher), par Louis de Sancerre, Gui le Baveux et le gouverneur de Blois. Robert Cheni eut la tête tranchée ainsi que tous les routiers placés sous ses ordres.Bibl. Nat., ms. fr. nº 4987, fº 87 vº.
[334]La lettre du roi d’Angleterre, dont nous venons de citer un fragment, mentionne en outre parmi les chefs de ces bandes Rocamadour, le bour Camus, Garciot du Castel et un routier nommé Frère Darrère, que dom Vaissete appelle Fierderrière.Hist. du Languedoc, IV, 332.
[335]Le combat n’eut pas lieu au pied des remparts de Montauban, comme le raconte Froissart, mais à la Villedieu (Tarn-et-Garonne, arr. Castelsarrasin, c. Montech), à 12 kil. à l’ouest de Montauban. «Et l’endemain (14 août 1366), ledit seneschal (de Toulouse) et ses gentz chevauchèrent après les dites gentz d’armes et compaignesjusqes près d’une ville appelée la Ville Dieu, près de Montauban, en la terre et obeissance de nostre dit frère, et illoec s’arrestèrent les dites gentz d’armes et Compaignes et se mistrent en arroy de combattre...» Rymer, III, 808, col. 1.
[336]La défaite fut amenée par la défection d’une bande de routiers à la solde du duc d’Anjou qui, après avoir promis de rester simples spectateurs du combat, prirent parti pour les Anglo-gascons, aussitôt que l’action fut engagée et chargèrent en queue les Français. «Deux centz combattantz anglais, qui avoient au commencement esté avecques les gentz de nostre dit frère (le roi de France) et s’estoient retraitz, parceq’il disoient qu’il ne se combatroient point encontre les ditz gentz d’armes et Compaignes, parceq’il estoient de leur alliance et serement, et q’il venoient de vostre principauté (c’est Édouard III qui écrit au prince d’Aquitaine), corurent par darrère sur les gentz de nostre dit frère, et adonc furent les gentz de nostre dit frère desconfiz et pris et mors une partie.» Rymer, III, 808, col. 2.—L’auteur de la chronique romane de Montpellier dit, de son côté, que Gui d’Azay, sénéchal de Toulouse, Arnaud d’Espagne, sénéchal de Carcassonne, le bour de Béarn, les vicomtes de Narbonne et de Caraman et beaucoup d’autres vaillants hommes «y foron nafratz et apreyzonatz per la tracion de IIchomes d’armas angles loscals anavon am los Frances; els Frances, cofizan se d’els, los avian meses en l’arieregarda, e quant venc al combatre, els feriron sus los Frances.»Thalamus parvus, p. 372.
[337]Ce Robert d’Aubeterre appartenait sans doute à la même famille que Guardia Raymond, sire d’Aubeterre, qui avait été comme nous l’avons dit plus haut, le principal condottière des Compagnies anglo-gasconnes emmenées en Espagne par Bertrand du Guesclin, à moins que Froissart n’ait fait confusion et n’ait voulu désigner le sire d’Aubeterre lui-même. Il est certain que celui-ci alla rejoindre le prince de Galles sous les ordres duquel il combattit à Najera: «Toutes les debtes d’Aubeterre furent confisquéez, car le sire estoit juré messire Bertran et se tourna contre lui.Oultre, il fu depuis ou royaulme de France avec les Compaignes.»Arch. Nat., sect. jud., X1a1475, fº 176.
[338]Urbain V, l’un des papes les plus grands et les plus saints qui aient régi la chrétienté, combattait alors les Compagnies sans trêve ni merci et lançait contre elles à coups redoublés les foudres apostoliques. Par une bulle datée d’Avignon le 2 mai 1366 et adressée à l’archevêque de Toulouse, il venait d’excommunier et de frapper des plus terribles anathèmes les bandes de pillards cantonnées en France et spécialement dans le Languedoc (Arch. Nat., L312, nº 9). S’il fallait en croire le duc d’Anjou dans les instructions qu’il remit en 1376 à ses ambassadeurs auprès de don Henri, roi de Castille, l’affaire de la Villedieu aurait coûté plus de trois millions au royaume de France.
[339]Silvestre Budes, fils de Guillaume Budes et de Jeanne du Guesclin, seigneur d’Uzel (auj. Uzel-près-l’Oust, Côtes-du-Nord, arr. Loudéac), était le cousin de Bertrand du Guesclin dont, s’il faut en croire d’Argentré, il porta la bannière à la bataille de Najera. Il était frère de Geffroi Budes dont nous avons eu déjà l’occasion de parler.
[340]Cet Alain de Lakonet ou de Lakouet était sans doute le frère de Yon ou Yvon de Lacouet, «chevalier de Bretaigne», dont Olivier de Mauny se porta garant vis-à-vis du roi de France le 26 avril 1368.Arch. Nat., J621, nº 72.
[341]Par acte daté de Westminster le 20 octobre 1366, Édouard III mande à deux de ses sergents d’armer dans les ports de Plymouth, de Dartmouth, de Weymouth et de Fowey, vingt navires destinés à transporter en Aquitaine Jean, duc de Lancastre, avec des hommes d’armes et des archers (Rymer, III, 810). Le départ d’Angleterre de Jean de Gand dut avoir lieu peu après le 2 novembre, jour où le roi son père lui accorda un sauf-conduit (Ibid., 812). Cf. p.LXXVIII,note 278.
[342]Jayme II, roi de Majorque, père de Jayme dont il est question dans ce passage de Froissart, avait été détrôné par Pierre IV, roi d’Aragon, dit le Cérémonieux, qui avait réuni le royaume de Majorque à l’Aragon par un acte solennel du 29 mars 1344. Dans une campagne entreprise pour reconquérir ses États, Jayme II fut blessé grièvement et mourut des suites de ses blessures le 25 octobre 1349. Pour subvenir aux frais de cette dernière et malheureuse tentative, il avait vendu au roi de France, le 18 avril 1349, pour 120 000 écus d’or, tout ce qui lui restait de son royaume, c’est-à-dire les seigneuries de Montpellier et de Lattes (Hérault, arr. et c. Montpellier). Sa veuve Yolande, qui continuait de s’intituler reine de Majorque, se remaria à Othon, duc de Brunswick, et celui-ci autorisa sa femme, le 20 novembre 1353, à traiter avec le roi de France au sujet de 1000 livres de rente viagère qu’elle réclamait du dit roi pour son douaire (Arch. Nat., J598, nº 21). Jayme, fils de Jayme II, qui prit part à l’expédition du prince de Galles en Espagne, était le troisième mari de Jeanne I de Naples, petite-fille de Robert, roi de Naples, qu’il avait épousée le 14 décembre 1362. Jeanne avait succédé comme reine de Naples à Robert son aïeul mort le 19 janvier 1343.
[343]Pour se rendre de Guyenne en Castille, il n’y avait au quatorzième siècle qu’une seule route où une armée pût s’engager avec de la cavalerie; c’était celle qui, passant par Saint-Jean-Pied-de-Port, longe la fameuse vallée de Roncevaux, et qui, après avoir franchi la cime des Pyrénées par un col élevé, suit le cours de l’Arga pour venir déboucher sur Pampelune.
[344]Mathe d’Armagnac, seconde femme de Bernard Ezy et mère d’Arnaud Amanieu, sire d’Albret, vicomte de Tartas, fille de Bernard VI, comte d’Armagnac et de sa première femme Isabelle d’Albret, était l’aînée des deux sœurs de Jean I, comte d’Armagnac. Par conséquent, Arnaud Amanieu, sire d’Albret, qui figure dans ce récit, était bien, comme le dit Froissart, le neveu du comte d’Armagnac. Anselme,Hist. généal., III, 415, VI, 209.
[345]Le mécontentement du sire d’Albret avait une cause moins chevaleresque que celle qui est indiquée ici par le secrétaire de la reine d’Angleterre, alors l’un des hôtes et des historiographes de la cour de Bordeaux. Arnaud Amanieu avait été gratifié d’une rente annuelle de 1000 livres sterling, équivalant à 6000 francs d’or, sur la cassette d’Édouard III, mais cette rente était si mal payée, qu’à la fin de 1368, on devait au titulaire dix ans d’arrérages, soit 60 000 francs. Le 4 mai 1368, Charles V maria Marguerite de Bourbon, l’une des sœurs cadettes de sa femme, au sire d’Albret et, le 19 novembre suivant, il s’engagea à verser entre les mains de son nouveau beau-frère les 60 000 francs d’arrérages dus par le roi d’Angleterre, et en outre à lui servir la rente annuelle de 6000 francs promise, mais non payée, par Édouard III: c’est en reconnaissance de ces deux actes si profondément politiques qu’Arnaud Amanieu se décida, vers la fin de cette année, à porter appel devant le Parlement de Paris de ses démêlés avec le prince d’Aquitaine, en d’autres termes, à fournir au roi de France, qui était prêt, un prétexte pour se faire attaquer et pour poursuivre, sous les apparences d’une guerre défensive, la revanche de Poitiers et de Brétigny.Arch. Nat., JJ99, nº 345.
[346]Ms. A 7, fº 224 vº.—Mss. B 1, t. II, fº 146, B 3 et 4 (lacune).
[347]Ms. B 4, fº 221.—Ms. B 1, t. II (lacune).
[348]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[349]Ms. B 4.—Ms. B 1, t. II, fº 146 vº (lacune).
[350]Ms. B 4, fº 221 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 147 (lacune).
[351]Ms. B 3, fº 236.—Ms. B 1, t. II, fº 147 vº (lacune).
[352]Arch. Nat., J638, nº 1.—Ms. B 1, t. II, fº 148 (lacune).
[353]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1 (lacune).
[354]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).
[355]Arch. Nat., J638, nº 1.—Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).
[356]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1: «renderont.»—Ms. B 3, fº 236: «appartiendront.»
[357]Ms. B 4, fº 222 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).
[358]Arch. Nat., J638, nº 3.—Ms. B 1, t. II, fº 149 (lacune).
[359]Ms. A 8, fº 220 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 150: «durer.»
[360]Ms. B 4, fº 237.—Ms. B 1: «sursurrons.»
[361]Ms. A 8, fº 220 vº.—Ms. B 1: «durer.»
[362]Ms. A 8, fº 220 vº.—Ms. B 1: «parolles.»
[363]Ms. B 4, fº 223 vº.—Ms. B 1: «qu’il.»
[364]Ms. A 8, fº 220 vº.—Mss. B: «les.»
[365]Ms. B 4, fº 223 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 150 vº (lacune).
[366]Ms. B 3, fº 237 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).
[367]Ms. B 3.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).
[368]Ms. B 4, fº 225.—Ms. B 1, t. II, fº 152 (lacune).
[369]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[370]Ms. A 8, fº 222 vº.—Mss. B (lacune).
[371]Ms. B 4, fº 225 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 153 (lacune).
[372]Arch. Nat., J639, nº 15.
[373]Ms. B 3, fº 240.—Ms. B 1, t. II, fº 154 (lacune).
[374]Ms. B 4, fº 226 vº.—Ms. B 1 (lacune).
[375]Arch. Nat., J639, nº 15.
[376]Arch. Nat., J639, nº 15.
[377]Ms. B 4, fº 226 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 154 vº (lacune).
[378]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[379]Arch. Nat., J639, nº 15.—Ms. B 1: «juridition.» Fº 155 vº.
[380]Ms. A 8, fº 225 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 156 vº: «expressions.»
[381]Arch. Nat., J639, nº 11.
[382]Ms. B 4, fº 228.—Ms. B 1, t. II, fº 156 vº (lacune).
[383]Arch. Nat., J639, nº 11—Ms. B 1, t. II, fº 157: «personellement.»
[384]Ms. B 4, fº 228 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 157 (lacune).
[385]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[386]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[387]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[388]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[389]Ms. B 3, fº 242.—Ms. B 1, t. II, fº 157 vº (lacune).
[390]Arch. Nat., J639, nº 11.
[391]Ms. B 4, fº 229 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 158 vº (lacune).
[392]Arch. Nat., J639, nº 11.
[393]Ms. A 8, fº 227 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 159 (lacune).
[394]Ms. A 8, fº 227 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 159: «aggrevant.»
[395]Ms. A 8, fº 227 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 159 vº: «pays commun.»—Ms. B 4, fº 230: «paix commun.»
[396]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[397]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[398]Ms. B 4, fº 230.—Ms. B 1, t. II, fº 160 vº (lacune).
[399]Ms. B 3, fº 244.—Mss. B 1 et B 4: «Humainne.»
[400]Tous les manuscrits de Froissart et même le texte original du protocole (Arch. Nat., J638, nº 16bis) portent: «qui», que nous n’en considérons pas moins comme une mauvaise leçon.
[401]Ms. B 4, fº 234 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 166 vº (lacune).
[402]Ms. B 4, fº 235.—Ms. B 1, t. II, fº 167 (lacune).
[403]Ms. B 4, fº 235.—Ms. B 1, t. II, fº 167 (lacune).
[404]Ms. A 8, fº 236.—Ms. B 1, t. II, fº 170 (lacune).
[405]Ms. A 8.—Ms. B 1: «de Brie et sires des foires de Campagne.»
[406]Ms. A 8.—Ms. B 1: «contes d’Auvergne, se traist par droite succession à.»
[407]Ms. B 4, fº 242.—Ms. B 1, t. II, fº 177 (lacune).
[408]Ms. A 8, fº 242 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 178 vº (lacune).
[409]Ms. B 4, fº 244 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 180 vº (lacune).
[410]Ms. A 8, fº 245 vº.—Mss. B: «eurent li contes d’Auçoirre et li viscontes de Byaumont et messires Bauduins d’Anekins.» Ms. B 1, fº 183.
[411]Ms. B 4, fº 246 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 183 (lacune).
[412]Ms. A 3, fº 246.—Ms. B 1, t. II, fº 183 vº: «il le prenderont.»
[413]Ms. A 8.—Ms. B 1: «l’emporteront.»
[414]Ms. B 4, fº 246 vº.—Ms. B 1: «poent.»
[415]Ms. B 4.—Ms. B 1: «se.»
[416]Ms. A 8, fº 246 vº.—Ms. B 1: «le devoit.»
[417]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[418]Ms. B 3, fº 259 vº.—Ms. B 1 (lacune).
[419]Ms. A 17, fº 311: «Baudouin d’Annequins.» Baudouin d’Annequin était maître des arbalétriers.
[420]Ms. B 4, fº 247.—Ms. B 1, t. II, fº 184 (lacune).
[421]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[422]Ms. B 4, fº 247 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 184 vº (lacune).
[423]Ms. B 3, fº 261 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 186 vº (lacune).
[424]Ms. B 4, fº 248 vº.—Ms. B 1 (lacune).
[425]Ms. B 4.—Ms. B 1, t. II, fº 187 vº (lacune).
[426]Ms. A 8, fº 249.—Mss. B: «estoient demoret.»Mauvaise leçon.
[427]Ms. A 2.—Mss. B: «quatorzime.» Ms. B 1, t. II, fº 187 vº.
[428]Ms. d’Amiens.—Mss. B et A (lacune).
[429]Ms. B 4, fº 253 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 193 vº (lacune).
[430]Ms. B4, fº 254.—Ms. B 1, t. II, fº 194 vº (lacune).
[431]Ms. B 4, fº 256.—Ms. B 1, t. II, fº 197 (lacune).
[432]Ms. B 4, fº 256.—Ms. B 1, t. II, fº 197 (lacune).
[433]Ms. B 3, fº 269 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).
[434]Ms. A 8, fº 257.—Mss. B (lacune).
[435]Ms. B 4, fº 256 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 197 (lacune).
[436]Ms. B 4, fº 257.—Ms. B 1, t. II, fº 198 vº (lacune).
[437]Ms. B 4, fº 258 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 201 (lacune).
[438]Ms. A 8, fº 260.—Mss. B (lacune).
[439]Ms. B 4, fº 260.—Ms. B 1, t. II, fº 203 (lacune).
[440]Ms. B 4, fº 260.—Ms. B 1, t. II, fº 203 vº (lacune).
[441]Ms. B 4, fº 260 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 204 (lacune).
[442]Ms. B 4, fº 261.—Ms. B 1, t. II, fº 204 vº (lacune).
[443]Ms. B 4, fº 261.—Ms. B 1, t. II, fº 204 vº (lacune).
[444]Ms. A 8, fº 263.—Mss. B (lacune).
[445]Ms. B 3, fº 275 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).
[446]Ms. B 3, fº 275 vº.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).
[447]Ms. B 3, fº 276.—Mss. B 1 et B 4 (lacune).
[448]Ms. B 4, fº 262 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 207 (lacune).
[449]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[450]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[451]Ms. B 4, fº 263 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 208 vº (lacune).
[452]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[453]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[454]Ms. B 4, fº 264.—Ms. B 1, t. II, fº 208 vº (lacune).
[455]Ms. A 8, fº 266 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 210 (lacune).
[456]Ms. B 4, fº 265.—Ms. B 1, t. II: «vo.»
[457]Ms. B 4.—Ms. B 1, t. II, fº 210 vº (lacune).
[458]Ms. A 8, fº 267.—Mss. B: «et.»
[459]Ms. A 8, fº 267 vº.—Mss. B (lacune).
[460]Ms. A 8, fº 267 vº.—Mss. B (lacune).
[461]Ms. A 8, fº 268.—Mss. B (lacune).
[462]Ms. A 8.—Mss. B (lacune).
[463]Ms. B 4, fº 266.—Ms. B 1, t. II, fº 212 (lacune).
[464]Ms. B 4, fº 266 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 212 vº (lacune).
[465]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[466]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[467]Ms. A 8, fº 268 vº.—Mss. B (lacune).
[468]Ms. A 8, fº 268 vº.—Mss. B (lacune).
[469]Ms. B 4, fº 267 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 214 (lacune).
[470]Ms. B 4.—Ms. B 1 (lacune).
[471]Ms. B 3, fº 281.—Mss. B 1 et 3 (lacune).
[472]Ms. A 8, fº 269 vº.—Mss. B (lacune).
[473]Ms. B 4, fº 268.—Ms. B 1, t. II, fº 215 (lacune).
[474]Ms. B 4, fº 268 vº.—Ms. B 1, t. II, fº 216 (lacune).
[475]Ms. B 4, fº 270.—Ms. B 1, t. II, fº 217 vº (lacune).