BALLADES

Pour M. l’abbé Mollière, curé de Pringé.

— Reine des cieux, régente terrienne,Empérière aux infernaux palus,Je meurs de soif au bord de la fontaineD’où pleut le sang de mon Seigneur Jésus.Que fus-je ici que ce trouble FagusQui peu valut mais souffert a ses peines ?Accordez-lui de joindre vos élus :Je meurs de soif au bord de la fontaine.François Villon et son frère VerlaineOnt péché certe autant que moi ou plus,Vous les sauviez, ô Vierge souveraine :Veuillez sauver le serviteur Fagus.Mon fils aimé, ma femme ne sont plus,Mais je sais bien qu’aux cieux ils interviennent,Vierge, de Vous soient leurs voix entendues :Je meurs de soif au bord de la fontaine.Par devant Vous j’invoque dans ma peineSœur Mélanie à qui parla Jésus,Et Bernadette à qui sous la fontainePar dix-huit fois Vous êtes apparue,Et vous, Thérèse-de-l’Enfant-JésusQui de mon fils au ciel êtes marraine :Je vous en prie, rendez-nous absolus :Je meurs de soif au bord de la fontaine.Reine des cieux, régente terrienne,Ai-je tout dit ? Je ne vois rien de plus,Que vous prier de redire à Jésus,Qui fut si bon à la Samaritaine :Je meurs de soif au bord de la fontaine.

— Reine des cieux, régente terrienne,Empérière aux infernaux palus,Je meurs de soif au bord de la fontaineD’où pleut le sang de mon Seigneur Jésus.Que fus-je ici que ce trouble FagusQui peu valut mais souffert a ses peines ?Accordez-lui de joindre vos élus :Je meurs de soif au bord de la fontaine.François Villon et son frère VerlaineOnt péché certe autant que moi ou plus,Vous les sauviez, ô Vierge souveraine :Veuillez sauver le serviteur Fagus.Mon fils aimé, ma femme ne sont plus,Mais je sais bien qu’aux cieux ils interviennent,Vierge, de Vous soient leurs voix entendues :Je meurs de soif au bord de la fontaine.Par devant Vous j’invoque dans ma peineSœur Mélanie à qui parla Jésus,Et Bernadette à qui sous la fontainePar dix-huit fois Vous êtes apparue,Et vous, Thérèse-de-l’Enfant-JésusQui de mon fils au ciel êtes marraine :Je vous en prie, rendez-nous absolus :Je meurs de soif au bord de la fontaine.Reine des cieux, régente terrienne,Ai-je tout dit ? Je ne vois rien de plus,Que vous prier de redire à Jésus,Qui fut si bon à la Samaritaine :Je meurs de soif au bord de la fontaine.

— Reine des cieux, régente terrienne,

Empérière aux infernaux palus,

Je meurs de soif au bord de la fontaine

D’où pleut le sang de mon Seigneur Jésus.

Que fus-je ici que ce trouble Fagus

Qui peu valut mais souffert a ses peines ?

Accordez-lui de joindre vos élus :

Je meurs de soif au bord de la fontaine.

François Villon et son frère Verlaine

Ont péché certe autant que moi ou plus,

Vous les sauviez, ô Vierge souveraine :

Veuillez sauver le serviteur Fagus.

Mon fils aimé, ma femme ne sont plus,

Mais je sais bien qu’aux cieux ils interviennent,

Vierge, de Vous soient leurs voix entendues :

Je meurs de soif au bord de la fontaine.

Par devant Vous j’invoque dans ma peine

Sœur Mélanie à qui parla Jésus,

Et Bernadette à qui sous la fontaine

Par dix-huit fois Vous êtes apparue,

Et vous, Thérèse-de-l’Enfant-Jésus

Qui de mon fils au ciel êtes marraine :

Je vous en prie, rendez-nous absolus :

Je meurs de soif au bord de la fontaine.

Reine des cieux, régente terrienne,

Ai-je tout dit ? Je ne vois rien de plus,

Que vous prier de redire à Jésus,

Qui fut si bon à la Samaritaine :

Je meurs de soif au bord de la fontaine.


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