SONNETS

J’aurais voulu, je veux encoreUnir à votre nom mon nom,Le dur destin qui nous dévoreInsiste pour répondre : Non.En vain ! je me veux faire encoreTenace plus que le démon,Très chère amie, et même amphoreEnclot votre nom et mon nom.Tout nous unit, tout nous sépare,Hé quoi, n’est-ce pas mieux ainsi ?Une telle aventure et rareAla fois que si belle aussi :Nulle étreinte, rien qui dépareEn rien le compagnon choisi !

J’aurais voulu, je veux encoreUnir à votre nom mon nom,Le dur destin qui nous dévoreInsiste pour répondre : Non.En vain ! je me veux faire encoreTenace plus que le démon,Très chère amie, et même amphoreEnclot votre nom et mon nom.Tout nous unit, tout nous sépare,Hé quoi, n’est-ce pas mieux ainsi ?Une telle aventure et rareAla fois que si belle aussi :Nulle étreinte, rien qui dépareEn rien le compagnon choisi !

J’aurais voulu, je veux encore

Unir à votre nom mon nom,

Le dur destin qui nous dévore

Insiste pour répondre : Non.

En vain ! je me veux faire encore

Tenace plus que le démon,

Très chère amie, et même amphore

Enclot votre nom et mon nom.

Tout nous unit, tout nous sépare,

Hé quoi, n’est-ce pas mieux ainsi ?

Une telle aventure et rare

Ala fois que si belle aussi :

Nulle étreinte, rien qui dépare

En rien le compagnon choisi !

1922.


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