NOTES:

NOTES:[1]Bibliothèque nationale.D'HOZIER, Pièces originales, 413.[2]Notes historiques sur la famille Bonnot et la succession de Condillac. Valence, 1905, pet. in-4o.[3]On lit dans l'Emile, liv. II: «J'ai vu dans un âge assez avancé un homme qui m'honorait de son amitié passer dans sa famille et chez ses amis pour un esprit borné; cette excellente tête se mûrissait en silence. Tout à coup il s'est montré philosophe, et je ne doute pas que la postérité ne lui marque une place honorable et distinguée parmi les meilleurs raisonneurs et les plus profonds métaphysiciens de son siècle.» Rousseau écrivait cette appréciation en 1761 ou 1762.[4]Confessions, 1repartie, liv. VI.—En outre, deux lettres de Rousseau, l'une de mars ou avril 1740 à M. d'Eybens, l'autre du 1ermai 1740 à Mme la baronne de Warens, donnent ses impressions sur le séjour chez les Mably, à Lyon, rue Saint-Dominique. En voici un extrait: «Madame ma très chère maman, me voici enfin arrivé chez M. de Mably, c'est un très honnête homme, à qui un très grand usage du monde, de la cour et des plaisirs a appris à philosopher de bonne heure, et qui n'a pas été fâché de me trouver des sentiments assez concordans aux siens. Jusqu'ici je n'ai qu'à me louer des égards qu'il m'a témoignés. Il entend que j'en agisse chez lui sans façon, et que je ne sois gêné en rien. Vous devez juger qu'étant livré à ma discrétion, je m'en accorderai en effet d'autant moins de libertés, les bonnes manières pouvant tout sur moi; et si M. de Mably ne se dément point, il peut être assuré que mon cœur lui sera sincèrement attaché...»[5]Peut-être se rencontrèrent-ils chez Suard qui réunissait les littérateurs débutants et pourvoyait le salon de Mme Geoffrin, avant de devenir le plus pur des réactionnaires.[6]Garat a écrit dans sesMémoires: «Je me suis entretenu avec Condillac dans la maison d'Helvétius.»[7]Lettre de Mably.—Voir à l'Appendice.[8]Voir, à l'Appendice, son acte de décès tiré des registres paroissiaux de Lailly. Condillac devait être resté en très bonnes relations avec tout le clergé catholique, à voir le nombre assez inusité de prêtres de Beaugency et du voisinage qui assistèrent a ses obsèques. Il y en a jusqu'à sept qui sont cités dans le registre et quelques-uns venaient d'assez loin.[9]En dehors de l'éloge de Condillac par M. de Loynes d'Autroche, dont nous parlerons plus loin, un autre de ses compatriotes orléanais, l'abbé de Reyrac, prieur-curé de Saint-Maclou, l'auteur du fameuxHymne au soleil, qui devait mourir l'année suivante (21 décembre 1781), composa unChant funèbre, en vers, sur l'auteur duTraité des sensations. Cette œuvre médiocre se trouve conservée dans un recueil contemporain intitulé:Esprit de Mably et de Condillac, parM. Béranger, citoyen de Toulon, professeur émérite d'éloquence au collège d'Orléans, censeur royal, 1789, in-8ot. II, p. 9.[10]Essai sur l'origine des connaissances humaines, t. 1erdesŒuvres, p. 2.—Nous citons toujours l'édition de Paris 1798, en 23 volumes in-8o. Elle est meilleure que la réimpression en 21 volumes faite en 1821-22 et précédée d'une très médiocre notice de M. A.-F. Théry. Les ouvrages de Condillac, dans leCatalogue général de la Bibliothèque nationale, 1907, t. XXXI, ne comprennent pas moins de sept colonnes.[11]Introduction à l'Essai, p. 15.[12]Essai, 1repartie, chap. 1er.[13]Condillac et la Psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, 1904, in-8o, p. 50.[14]Essai, section seconde, chap.II, p. 55.[15]Essai, p. 78, chap.V.De la Réflexion.[16]Essai, seconde partie, chap.XV.Du génie des langues, p. 1.[17]Art.Chronologie, t. XXXVIII desŒuvres complètes, p. 81.[18]Damiron, séances des 21 et 28 décembre 1861 de l'Académie des sciences morales et politiques.[19]Traité des sensations, t. III desŒuvrescomplètes, p. 47.[20]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 54.[21]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 423.[22]Correspondance de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t.II, Paris, 1877, in-8o, p. 738.[23]C. Avezac-Langue,Diderot et la société du baron d'Holbach, 1875, in-8o, chap.Ier.[24]P. Flourens,De la vie et de l'intelligence. Paris, Garnier, 1859, in-12, p. 36 et 47.[25]Flourens,ibid., p. 77 à 79.[26]Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique, parA.-A. Cournot. Paris, Hachette, 1851, t.II, p. 93.[27]Revue des Deux Mondesdu 15 juillet 1865.[28]Première partie, chap.IV. T. IV desŒuvres.[29]Mémoires de Trévoux, 1755, décembre, p. 2933.[30]Correspondance littérairedu 1ernovembre 1755. Édit. Tourneux, t.III, p. 111.[31]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis.Correspondances publiées parM. Streckeisen-Moultou, 1861, in-8o, t. 1er, p. 515.[32]Le P. Fumeron était gouverneur du jeune prince, qui avait pour sous-gouverneur M. de Kéralio, qu'on conserva.[33]Lettres du 7 novembre 1757.Le Gendre de Louis XV, par M. CasimirStryenski, 1904, in-8o.[34]Une Fille de France, parM. L. de Beauriez, 1887, in-12.[35]Une Fille de France, p. 147.[36]Né en 1726, mort en 1797.—Ses lettres adressées de Parme à J.-J. Rousseau ont été publiées parM. Streckeisen-Moultou, t. 1er.[37]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis, t. Ier, p. 201.[38]Autogr. Archives de famille.[39]Le comte de Gisors était mort très jeune en 1758.[40]Notice sur Alexandre Deleyre par Joachim Le Breton, lue en 1797 à l'Institut.[41]Correspondance de Voltaire.Édit. Beuchot, t. LXII, p. 123 et 125.[42]Deleyre à Rousseau,Streckeisen-Moultou, t. Ier, p. 246.[43]Ferney, 4 janvier 1765.Correspondance, t. LXII, p. 164.[44]L'abbaye de Mureau (Miræ-Vallis), de l'ordre des Prémontrés, était située aux confins des duchés de Bar et de Lorraine, près Neufchâteau.Gallia Christiana, t. XIII, p. 1161.[45]Affaires étrangères.Parme27, f. 27.[46]L'Ogre, c'est M. de Kéralio.[47]Aut. Archives de famille.[48]Le Duc de Nivernais, par LucienPérey, 2 vol. (1891) etla Comtesse de Rochefort et ses amis, parM. de Loménie(1870), in-8o.[49]Recueil des Instructions, etc.Naples et Parme. Paris, 1873, in-8o, p. 213.[50]C'est l'abbé Batteux qui reçut Condillac au nom de l'Académie, le 22 décembre 1768. Son discours ne nous apprend rien de particulier.[51]Correspondance de Grimm, t. VIII (15 décembre 1768), p. 213.[52]Correspondance de Grimm, t. XI, p. 15.[53]Lettre du 31 octobre 1768.Œuvres complètes de Voltaire, édit. Garnier, 1882, in-8o, t. XIV de laCorrespondance, p. 151.[54]Le vol.Ital.1550 au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale contient (fol. 238 à 260) des variantes et corrections autographes faites par Condillac sur les épreuves de son édition duCours d'études, imprimée à Deux-Ponts.[55]LeCours d'étudesparut à Parme et à Paris de 1769 à 1773, non sans difficulté; car un instant il fut interdit en France.Correspondance, etc., t. XI, p. 109 (août 1775).[56]Correspondance littéraire de Grimm et Diderot.Édit. Tourneux, t. X, p. 331, 333 (janvier 1774). Le manuscrit de cet ouvrage se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal, no3222.[57]Condillac affirme que les premières leçons de métaphysique, débarrassées de l'ancien langage des écoles, sont accessibles à l'intelligence d'un enfant de sept à huit ans, que l'on a rendu capable de quelque attention. «Après qu'on lui a fait comprendre de quelle manière notre esprit acquiert des idées et comment nous les exprimons par des mots, il n'est plus effrayé par ces expressions abstraites de substantif, de genre, de nombre, dont il est aisé de lui rendre l'acception aussi familière que celle des termes les plus communs, et alors il peut suivre sans beaucoup de peine les procédés du langage.» Par la même raison, Condillac établit qu'il ne faut faire commencer l'étude des langues anciennes, du latin particulièrement, qu'à dix ou douze ans, parce que «avant d'entreprendre l'étude d'une nouvelle langue, il faut savoir la sienne et surtout avoir assez de connaissance pour n'être arrêté que par les mots». Et il conseille ensuite d'apprendre beaucoup de mots à l'enfant, avant de l'ennuyer par la syntaxe et les règles.[58]Après les avoir résumés, La Harpe conclut en disant de leur auteur: «C'est l'esprit le plus juste et le plus lumineux qui ait contribué, dans ce siècle, aux progrès de la bonne philosophie.»—La Harpe,Philosophie du dix-huitième siècle, t.II, p. 187 et suiv.[59]On raconte que Mably ayant présenté au prince de Parme les vertus de Lacédémone avec une rudesse toute républicaine, Condillac dut adoucir le passage, comme il avait corrigé les travaux de Deleyre.[60]Dernier chapitre de l'Histoire moderne, t. XX, desŒuvres, p. 540.[61]Manuscrits de Dom Gérou, à la bibliothèque publique d'Orléans, M. 487, t. Ier, p.LXXXIII.[62]Registres de la Société royale d'agriculture d'Orléans. Archives du Loiret.[63]Lettre du secrétaire perpétuel à M. de Cypierre du 2 mars 1773.[64]Éloge de M. l'abbé de Condillac, prononcé le 18 janvier 1781, p. 73.[65]Le Commerce et le Gouvernement, 1repartie, chap.Ier, p. 24.[66]Le Commerce et le Gouvernement, t. XXV desŒuvres, p. 7.[67]Le Commerce, chap.IX, p. 73.[68]Le Commerce, 1repartie, chap.XXIX, p. 302.[69]Année 1776, t. IV et V: «Observations économistes à M. l'abbé de Condillac sur son livreDu commerce et du gouvernement.»[70]Maximes générales du gouvernement économique d'un royaume agricole; troisième maxime.[71]Nous avons beaucoup utilisé pour ce chapitre un ouvrage récent intitulé justement:Condillac économiste(Paris, Guillaumin, 1903, in-8o). L'auteur, M. AugusteLEBEAU, a traité le sujet avec compétence et en ne négligeant aucune source d'information.[72]Le Commerce, 1repartie, chap.XXVIII, p. 291, 394, 299.[73]LETROSNE,De l'intérêt social, etc., édition desPhysiocrates, 1846, in-8o, chap.V: «Examen de la doctrine de M. l'abbé de Condillac...».[74]Éloge de M. l'abbé de Condillac, p. 79.[75]Le Commerce et le Gouvernement; conclusion, p. 527-528.[76]Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t. XI, p. 53 et suiv.[77]The history of economics, London, 1890, p. 692.[78]L'éditeur estimé des physiocrates, M. Eug. Daire, était bien de cet avis dès 1847, quand dans sesMélanges d'économie politique, il reproduisaitle Commerce et le Gouvernementcomme un livre classique, en le faisant précéder d'une remarquable notice, t.I, p. 242 à 248.[79]Son titre exact était:La Logique, ou les premiers développements de l'art de penser, ouvrage élémentaire, que le Conseil préposé aux écoles palatines avait demandé et qu'il a honoré de son approbation. Paris, L'Esprit et Debure, 1780, in-8o.[80]Les Philosophes français du dix-neuvième siècle.Paris, Hachette, 1869, p. 17.[81]Nous renvoyons pour cette analyse, comme pour la discussion du système entier du philosophe, à un livre qui date déjà de plus de quarante ans:les Théories Logiques de Condillac, parM. L. Robert, agrégé de philosophie, 1869, in-8o.[82]Logique, chap.XXII, p. 43.[83]Chap.XXII, p. 100 et 107.[84]Œuvres, t. XXII, p. 137 et 147.[85]T. XXII, p. 160.[86]La Langue des calculs, ouvrage posthume et élémentaire, imprimé sur les manuscrits autographes de l'auteur. Paris, Ch. Houel, an VI, in-8o.[87]Paradoxes de Condillac et Discours sur la langue du raisonnement, parM. Laromiguière, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris (nouv. édit., 1825).[88]Introduction de l'Essai sur l'origine des connaissances humaines.[89]FrançoisROUSSEAU,Règne de Charles III d'Espagne, 2 vol. in-8o, 1907, t.II, p. 331.[90]Duchesse deDINO,Chronique, 1908, in-8o, t. Ier, p. 139, et AppendiceIII; Correspondance de Piattoli.[91]«C'est, dit-il, un philosophe bien supérieur à la plupart des collaborateurs de l'Encyclopédie. La saine métaphysique ne date en France que des ouvrages de Condillac.»—Philosophie du dix-huitième siècle, t. Ier, p. 122.[92]Leçons de philosophie, 6eédit., t. Ier, neuvième et dixième leçons.[93]JulesSIMON,Victor Cousin, 1891, in-12.[94]Art.Condillacet art.Destutt de Tracy.[95]Art.Bonnet, parM. Picavet, dans laNouvelle Encyclopédie.[96]Dissertation and Discussion, t. IV, p. 117.[97]Th.Ribot,Revue philosophique, t. VI, 1877, p. 45.[98]Revue philosophiquede janvier 1876, p. 3.[99]Condillac et la psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, Félix Alcan, 1891, in-8o.M. Dewaule a observé très justement que la philosophie de Condillac est beaucoup moins systématique que l'on a voulu le prétendre et qu'elle a embrassé tout l'ensemble des connaissances de l'esprit humain. Ce qui a donné prise contre lui à une critique trop facile, c'est le procédé extérieur, l'artifice de l'écrivain qui, pour rendre plus sensibles et plus attrayantes les déductions du philosophe, a eu recours à la fiction de la statue. On a vu là une hypothèse qui n'avait rien de scientifique, tandis que ce n'était en réalité qu'une allégorie analogue à la caverne de Platon, propre à frapper l'imagination. On lui a retourné le reproche qu'il avait fait lui-même aux philosophes qui abusent des comparaisons et des métaphores, et on en a conclu qu'il ne tenait pas un compte suffisant de la pensée. Au contraire, après avoir attaché à la genèse, au fait primordial, qui est selon lui la sensation, une importance que personne n'avait établie aussi nettement, il a ramené à l'esprit et à ses opérations, à son activité spontanée, l'origine successive de toutes nos facultés. La loi de l'association et de l'habitude développe ensuite ce germe, qui est l'état de conscience au delà duquel on ne peut remonter. Mais sans l'esprit, sans l'âme, la sensation serait sans effet, et Condillac peut ainsi être regardé comme un idéaliste. (Conclusion, p. 305 à 307.)[100]Le mouvement idéaliste; Sciences positives, parA. Fouillée, 1896, in-8o, p.VI. M. F. Brunetière a dit de même: «La physique ne peut rien contre la morale et l'exégèse; elle ne peut rien contre la révélation. L'absolue nécessité des lois de la nature n'est après tout qu'unpostulatdont nous avons besoin pour établir le fondement de la science, et rien ne prouve que ce postulat soit autre chose que l'expression d'une loi toute relative de notre intelligence.»—La Science et la Religion, 1895, in-12.[101]LALANDE,Lectures sur la philosophie des sciences. Hachette, 1908.—RAGOT,les Savants et les Philosophes, Alcan, 1908.[102]Science et religion.Paris, Flammarion, 1908.[103]Essai sur l'origine des connaissances humaines, chap. Ier, p. 24. Tome IerdesŒuvres complètes(édit. de 1798).[104]Histoire moderne, t. XX desŒuvres, p. 334.[105]Éloge de Condillac, parM.'DAUTROCHE, p. 103.[106]Ibid., p. 108.[107]Cours de littérature au dix-huitième siècle, nouv. édit. Paris, 1882, vingtième leçon, t. II, p. 116 à 151.[108]Autogr...,—Archives de famille.—Cette lettre banale n'a d'autre intérêt que de permettre de constater les relations intimes qui existèrent jusqu'au bout entre les deux frères.

NOTES:[1]Bibliothèque nationale.D'HOZIER, Pièces originales, 413.[2]Notes historiques sur la famille Bonnot et la succession de Condillac. Valence, 1905, pet. in-4o.[3]On lit dans l'Emile, liv. II: «J'ai vu dans un âge assez avancé un homme qui m'honorait de son amitié passer dans sa famille et chez ses amis pour un esprit borné; cette excellente tête se mûrissait en silence. Tout à coup il s'est montré philosophe, et je ne doute pas que la postérité ne lui marque une place honorable et distinguée parmi les meilleurs raisonneurs et les plus profonds métaphysiciens de son siècle.» Rousseau écrivait cette appréciation en 1761 ou 1762.[4]Confessions, 1repartie, liv. VI.—En outre, deux lettres de Rousseau, l'une de mars ou avril 1740 à M. d'Eybens, l'autre du 1ermai 1740 à Mme la baronne de Warens, donnent ses impressions sur le séjour chez les Mably, à Lyon, rue Saint-Dominique. En voici un extrait: «Madame ma très chère maman, me voici enfin arrivé chez M. de Mably, c'est un très honnête homme, à qui un très grand usage du monde, de la cour et des plaisirs a appris à philosopher de bonne heure, et qui n'a pas été fâché de me trouver des sentiments assez concordans aux siens. Jusqu'ici je n'ai qu'à me louer des égards qu'il m'a témoignés. Il entend que j'en agisse chez lui sans façon, et que je ne sois gêné en rien. Vous devez juger qu'étant livré à ma discrétion, je m'en accorderai en effet d'autant moins de libertés, les bonnes manières pouvant tout sur moi; et si M. de Mably ne se dément point, il peut être assuré que mon cœur lui sera sincèrement attaché...»[5]Peut-être se rencontrèrent-ils chez Suard qui réunissait les littérateurs débutants et pourvoyait le salon de Mme Geoffrin, avant de devenir le plus pur des réactionnaires.[6]Garat a écrit dans sesMémoires: «Je me suis entretenu avec Condillac dans la maison d'Helvétius.»[7]Lettre de Mably.—Voir à l'Appendice.[8]Voir, à l'Appendice, son acte de décès tiré des registres paroissiaux de Lailly. Condillac devait être resté en très bonnes relations avec tout le clergé catholique, à voir le nombre assez inusité de prêtres de Beaugency et du voisinage qui assistèrent a ses obsèques. Il y en a jusqu'à sept qui sont cités dans le registre et quelques-uns venaient d'assez loin.[9]En dehors de l'éloge de Condillac par M. de Loynes d'Autroche, dont nous parlerons plus loin, un autre de ses compatriotes orléanais, l'abbé de Reyrac, prieur-curé de Saint-Maclou, l'auteur du fameuxHymne au soleil, qui devait mourir l'année suivante (21 décembre 1781), composa unChant funèbre, en vers, sur l'auteur duTraité des sensations. Cette œuvre médiocre se trouve conservée dans un recueil contemporain intitulé:Esprit de Mably et de Condillac, parM. Béranger, citoyen de Toulon, professeur émérite d'éloquence au collège d'Orléans, censeur royal, 1789, in-8ot. II, p. 9.[10]Essai sur l'origine des connaissances humaines, t. 1erdesŒuvres, p. 2.—Nous citons toujours l'édition de Paris 1798, en 23 volumes in-8o. Elle est meilleure que la réimpression en 21 volumes faite en 1821-22 et précédée d'une très médiocre notice de M. A.-F. Théry. Les ouvrages de Condillac, dans leCatalogue général de la Bibliothèque nationale, 1907, t. XXXI, ne comprennent pas moins de sept colonnes.[11]Introduction à l'Essai, p. 15.[12]Essai, 1repartie, chap. 1er.[13]Condillac et la Psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, 1904, in-8o, p. 50.[14]Essai, section seconde, chap.II, p. 55.[15]Essai, p. 78, chap.V.De la Réflexion.[16]Essai, seconde partie, chap.XV.Du génie des langues, p. 1.[17]Art.Chronologie, t. XXXVIII desŒuvres complètes, p. 81.[18]Damiron, séances des 21 et 28 décembre 1861 de l'Académie des sciences morales et politiques.[19]Traité des sensations, t. III desŒuvrescomplètes, p. 47.[20]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 54.[21]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 423.[22]Correspondance de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t.II, Paris, 1877, in-8o, p. 738.[23]C. Avezac-Langue,Diderot et la société du baron d'Holbach, 1875, in-8o, chap.Ier.[24]P. Flourens,De la vie et de l'intelligence. Paris, Garnier, 1859, in-12, p. 36 et 47.[25]Flourens,ibid., p. 77 à 79.[26]Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique, parA.-A. Cournot. Paris, Hachette, 1851, t.II, p. 93.[27]Revue des Deux Mondesdu 15 juillet 1865.[28]Première partie, chap.IV. T. IV desŒuvres.[29]Mémoires de Trévoux, 1755, décembre, p. 2933.[30]Correspondance littérairedu 1ernovembre 1755. Édit. Tourneux, t.III, p. 111.[31]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis.Correspondances publiées parM. Streckeisen-Moultou, 1861, in-8o, t. 1er, p. 515.[32]Le P. Fumeron était gouverneur du jeune prince, qui avait pour sous-gouverneur M. de Kéralio, qu'on conserva.[33]Lettres du 7 novembre 1757.Le Gendre de Louis XV, par M. CasimirStryenski, 1904, in-8o.[34]Une Fille de France, parM. L. de Beauriez, 1887, in-12.[35]Une Fille de France, p. 147.[36]Né en 1726, mort en 1797.—Ses lettres adressées de Parme à J.-J. Rousseau ont été publiées parM. Streckeisen-Moultou, t. 1er.[37]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis, t. Ier, p. 201.[38]Autogr. Archives de famille.[39]Le comte de Gisors était mort très jeune en 1758.[40]Notice sur Alexandre Deleyre par Joachim Le Breton, lue en 1797 à l'Institut.[41]Correspondance de Voltaire.Édit. Beuchot, t. LXII, p. 123 et 125.[42]Deleyre à Rousseau,Streckeisen-Moultou, t. Ier, p. 246.[43]Ferney, 4 janvier 1765.Correspondance, t. LXII, p. 164.[44]L'abbaye de Mureau (Miræ-Vallis), de l'ordre des Prémontrés, était située aux confins des duchés de Bar et de Lorraine, près Neufchâteau.Gallia Christiana, t. XIII, p. 1161.[45]Affaires étrangères.Parme27, f. 27.[46]L'Ogre, c'est M. de Kéralio.[47]Aut. Archives de famille.[48]Le Duc de Nivernais, par LucienPérey, 2 vol. (1891) etla Comtesse de Rochefort et ses amis, parM. de Loménie(1870), in-8o.[49]Recueil des Instructions, etc.Naples et Parme. Paris, 1873, in-8o, p. 213.[50]C'est l'abbé Batteux qui reçut Condillac au nom de l'Académie, le 22 décembre 1768. Son discours ne nous apprend rien de particulier.[51]Correspondance de Grimm, t. VIII (15 décembre 1768), p. 213.[52]Correspondance de Grimm, t. XI, p. 15.[53]Lettre du 31 octobre 1768.Œuvres complètes de Voltaire, édit. Garnier, 1882, in-8o, t. XIV de laCorrespondance, p. 151.[54]Le vol.Ital.1550 au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale contient (fol. 238 à 260) des variantes et corrections autographes faites par Condillac sur les épreuves de son édition duCours d'études, imprimée à Deux-Ponts.[55]LeCours d'étudesparut à Parme et à Paris de 1769 à 1773, non sans difficulté; car un instant il fut interdit en France.Correspondance, etc., t. XI, p. 109 (août 1775).[56]Correspondance littéraire de Grimm et Diderot.Édit. Tourneux, t. X, p. 331, 333 (janvier 1774). Le manuscrit de cet ouvrage se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal, no3222.[57]Condillac affirme que les premières leçons de métaphysique, débarrassées de l'ancien langage des écoles, sont accessibles à l'intelligence d'un enfant de sept à huit ans, que l'on a rendu capable de quelque attention. «Après qu'on lui a fait comprendre de quelle manière notre esprit acquiert des idées et comment nous les exprimons par des mots, il n'est plus effrayé par ces expressions abstraites de substantif, de genre, de nombre, dont il est aisé de lui rendre l'acception aussi familière que celle des termes les plus communs, et alors il peut suivre sans beaucoup de peine les procédés du langage.» Par la même raison, Condillac établit qu'il ne faut faire commencer l'étude des langues anciennes, du latin particulièrement, qu'à dix ou douze ans, parce que «avant d'entreprendre l'étude d'une nouvelle langue, il faut savoir la sienne et surtout avoir assez de connaissance pour n'être arrêté que par les mots». Et il conseille ensuite d'apprendre beaucoup de mots à l'enfant, avant de l'ennuyer par la syntaxe et les règles.[58]Après les avoir résumés, La Harpe conclut en disant de leur auteur: «C'est l'esprit le plus juste et le plus lumineux qui ait contribué, dans ce siècle, aux progrès de la bonne philosophie.»—La Harpe,Philosophie du dix-huitième siècle, t.II, p. 187 et suiv.[59]On raconte que Mably ayant présenté au prince de Parme les vertus de Lacédémone avec une rudesse toute républicaine, Condillac dut adoucir le passage, comme il avait corrigé les travaux de Deleyre.[60]Dernier chapitre de l'Histoire moderne, t. XX, desŒuvres, p. 540.[61]Manuscrits de Dom Gérou, à la bibliothèque publique d'Orléans, M. 487, t. Ier, p.LXXXIII.[62]Registres de la Société royale d'agriculture d'Orléans. Archives du Loiret.[63]Lettre du secrétaire perpétuel à M. de Cypierre du 2 mars 1773.[64]Éloge de M. l'abbé de Condillac, prononcé le 18 janvier 1781, p. 73.[65]Le Commerce et le Gouvernement, 1repartie, chap.Ier, p. 24.[66]Le Commerce et le Gouvernement, t. XXV desŒuvres, p. 7.[67]Le Commerce, chap.IX, p. 73.[68]Le Commerce, 1repartie, chap.XXIX, p. 302.[69]Année 1776, t. IV et V: «Observations économistes à M. l'abbé de Condillac sur son livreDu commerce et du gouvernement.»[70]Maximes générales du gouvernement économique d'un royaume agricole; troisième maxime.[71]Nous avons beaucoup utilisé pour ce chapitre un ouvrage récent intitulé justement:Condillac économiste(Paris, Guillaumin, 1903, in-8o). L'auteur, M. AugusteLEBEAU, a traité le sujet avec compétence et en ne négligeant aucune source d'information.[72]Le Commerce, 1repartie, chap.XXVIII, p. 291, 394, 299.[73]LETROSNE,De l'intérêt social, etc., édition desPhysiocrates, 1846, in-8o, chap.V: «Examen de la doctrine de M. l'abbé de Condillac...».[74]Éloge de M. l'abbé de Condillac, p. 79.[75]Le Commerce et le Gouvernement; conclusion, p. 527-528.[76]Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t. XI, p. 53 et suiv.[77]The history of economics, London, 1890, p. 692.[78]L'éditeur estimé des physiocrates, M. Eug. Daire, était bien de cet avis dès 1847, quand dans sesMélanges d'économie politique, il reproduisaitle Commerce et le Gouvernementcomme un livre classique, en le faisant précéder d'une remarquable notice, t.I, p. 242 à 248.[79]Son titre exact était:La Logique, ou les premiers développements de l'art de penser, ouvrage élémentaire, que le Conseil préposé aux écoles palatines avait demandé et qu'il a honoré de son approbation. Paris, L'Esprit et Debure, 1780, in-8o.[80]Les Philosophes français du dix-neuvième siècle.Paris, Hachette, 1869, p. 17.[81]Nous renvoyons pour cette analyse, comme pour la discussion du système entier du philosophe, à un livre qui date déjà de plus de quarante ans:les Théories Logiques de Condillac, parM. L. Robert, agrégé de philosophie, 1869, in-8o.[82]Logique, chap.XXII, p. 43.[83]Chap.XXII, p. 100 et 107.[84]Œuvres, t. XXII, p. 137 et 147.[85]T. XXII, p. 160.[86]La Langue des calculs, ouvrage posthume et élémentaire, imprimé sur les manuscrits autographes de l'auteur. Paris, Ch. Houel, an VI, in-8o.[87]Paradoxes de Condillac et Discours sur la langue du raisonnement, parM. Laromiguière, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris (nouv. édit., 1825).[88]Introduction de l'Essai sur l'origine des connaissances humaines.[89]FrançoisROUSSEAU,Règne de Charles III d'Espagne, 2 vol. in-8o, 1907, t.II, p. 331.[90]Duchesse deDINO,Chronique, 1908, in-8o, t. Ier, p. 139, et AppendiceIII; Correspondance de Piattoli.[91]«C'est, dit-il, un philosophe bien supérieur à la plupart des collaborateurs de l'Encyclopédie. La saine métaphysique ne date en France que des ouvrages de Condillac.»—Philosophie du dix-huitième siècle, t. Ier, p. 122.[92]Leçons de philosophie, 6eédit., t. Ier, neuvième et dixième leçons.[93]JulesSIMON,Victor Cousin, 1891, in-12.[94]Art.Condillacet art.Destutt de Tracy.[95]Art.Bonnet, parM. Picavet, dans laNouvelle Encyclopédie.[96]Dissertation and Discussion, t. IV, p. 117.[97]Th.Ribot,Revue philosophique, t. VI, 1877, p. 45.[98]Revue philosophiquede janvier 1876, p. 3.[99]Condillac et la psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, Félix Alcan, 1891, in-8o.M. Dewaule a observé très justement que la philosophie de Condillac est beaucoup moins systématique que l'on a voulu le prétendre et qu'elle a embrassé tout l'ensemble des connaissances de l'esprit humain. Ce qui a donné prise contre lui à une critique trop facile, c'est le procédé extérieur, l'artifice de l'écrivain qui, pour rendre plus sensibles et plus attrayantes les déductions du philosophe, a eu recours à la fiction de la statue. On a vu là une hypothèse qui n'avait rien de scientifique, tandis que ce n'était en réalité qu'une allégorie analogue à la caverne de Platon, propre à frapper l'imagination. On lui a retourné le reproche qu'il avait fait lui-même aux philosophes qui abusent des comparaisons et des métaphores, et on en a conclu qu'il ne tenait pas un compte suffisant de la pensée. Au contraire, après avoir attaché à la genèse, au fait primordial, qui est selon lui la sensation, une importance que personne n'avait établie aussi nettement, il a ramené à l'esprit et à ses opérations, à son activité spontanée, l'origine successive de toutes nos facultés. La loi de l'association et de l'habitude développe ensuite ce germe, qui est l'état de conscience au delà duquel on ne peut remonter. Mais sans l'esprit, sans l'âme, la sensation serait sans effet, et Condillac peut ainsi être regardé comme un idéaliste. (Conclusion, p. 305 à 307.)[100]Le mouvement idéaliste; Sciences positives, parA. Fouillée, 1896, in-8o, p.VI. M. F. Brunetière a dit de même: «La physique ne peut rien contre la morale et l'exégèse; elle ne peut rien contre la révélation. L'absolue nécessité des lois de la nature n'est après tout qu'unpostulatdont nous avons besoin pour établir le fondement de la science, et rien ne prouve que ce postulat soit autre chose que l'expression d'une loi toute relative de notre intelligence.»—La Science et la Religion, 1895, in-12.[101]LALANDE,Lectures sur la philosophie des sciences. Hachette, 1908.—RAGOT,les Savants et les Philosophes, Alcan, 1908.[102]Science et religion.Paris, Flammarion, 1908.[103]Essai sur l'origine des connaissances humaines, chap. Ier, p. 24. Tome IerdesŒuvres complètes(édit. de 1798).[104]Histoire moderne, t. XX desŒuvres, p. 334.[105]Éloge de Condillac, parM.'DAUTROCHE, p. 103.[106]Ibid., p. 108.[107]Cours de littérature au dix-huitième siècle, nouv. édit. Paris, 1882, vingtième leçon, t. II, p. 116 à 151.[108]Autogr...,—Archives de famille.—Cette lettre banale n'a d'autre intérêt que de permettre de constater les relations intimes qui existèrent jusqu'au bout entre les deux frères.

[1]Bibliothèque nationale.D'HOZIER, Pièces originales, 413.[2]Notes historiques sur la famille Bonnot et la succession de Condillac. Valence, 1905, pet. in-4o.[3]On lit dans l'Emile, liv. II: «J'ai vu dans un âge assez avancé un homme qui m'honorait de son amitié passer dans sa famille et chez ses amis pour un esprit borné; cette excellente tête se mûrissait en silence. Tout à coup il s'est montré philosophe, et je ne doute pas que la postérité ne lui marque une place honorable et distinguée parmi les meilleurs raisonneurs et les plus profonds métaphysiciens de son siècle.» Rousseau écrivait cette appréciation en 1761 ou 1762.[4]Confessions, 1repartie, liv. VI.—En outre, deux lettres de Rousseau, l'une de mars ou avril 1740 à M. d'Eybens, l'autre du 1ermai 1740 à Mme la baronne de Warens, donnent ses impressions sur le séjour chez les Mably, à Lyon, rue Saint-Dominique. En voici un extrait: «Madame ma très chère maman, me voici enfin arrivé chez M. de Mably, c'est un très honnête homme, à qui un très grand usage du monde, de la cour et des plaisirs a appris à philosopher de bonne heure, et qui n'a pas été fâché de me trouver des sentiments assez concordans aux siens. Jusqu'ici je n'ai qu'à me louer des égards qu'il m'a témoignés. Il entend que j'en agisse chez lui sans façon, et que je ne sois gêné en rien. Vous devez juger qu'étant livré à ma discrétion, je m'en accorderai en effet d'autant moins de libertés, les bonnes manières pouvant tout sur moi; et si M. de Mably ne se dément point, il peut être assuré que mon cœur lui sera sincèrement attaché...»

[1]Bibliothèque nationale.D'HOZIER, Pièces originales, 413.

[2]Notes historiques sur la famille Bonnot et la succession de Condillac. Valence, 1905, pet. in-4o.

[3]On lit dans l'Emile, liv. II: «J'ai vu dans un âge assez avancé un homme qui m'honorait de son amitié passer dans sa famille et chez ses amis pour un esprit borné; cette excellente tête se mûrissait en silence. Tout à coup il s'est montré philosophe, et je ne doute pas que la postérité ne lui marque une place honorable et distinguée parmi les meilleurs raisonneurs et les plus profonds métaphysiciens de son siècle.» Rousseau écrivait cette appréciation en 1761 ou 1762.

[4]Confessions, 1repartie, liv. VI.—En outre, deux lettres de Rousseau, l'une de mars ou avril 1740 à M. d'Eybens, l'autre du 1ermai 1740 à Mme la baronne de Warens, donnent ses impressions sur le séjour chez les Mably, à Lyon, rue Saint-Dominique. En voici un extrait: «Madame ma très chère maman, me voici enfin arrivé chez M. de Mably, c'est un très honnête homme, à qui un très grand usage du monde, de la cour et des plaisirs a appris à philosopher de bonne heure, et qui n'a pas été fâché de me trouver des sentiments assez concordans aux siens. Jusqu'ici je n'ai qu'à me louer des égards qu'il m'a témoignés. Il entend que j'en agisse chez lui sans façon, et que je ne sois gêné en rien. Vous devez juger qu'étant livré à ma discrétion, je m'en accorderai en effet d'autant moins de libertés, les bonnes manières pouvant tout sur moi; et si M. de Mably ne se dément point, il peut être assuré que mon cœur lui sera sincèrement attaché...»

[5]Peut-être se rencontrèrent-ils chez Suard qui réunissait les littérateurs débutants et pourvoyait le salon de Mme Geoffrin, avant de devenir le plus pur des réactionnaires.[6]Garat a écrit dans sesMémoires: «Je me suis entretenu avec Condillac dans la maison d'Helvétius.»[7]Lettre de Mably.—Voir à l'Appendice.[8]Voir, à l'Appendice, son acte de décès tiré des registres paroissiaux de Lailly. Condillac devait être resté en très bonnes relations avec tout le clergé catholique, à voir le nombre assez inusité de prêtres de Beaugency et du voisinage qui assistèrent a ses obsèques. Il y en a jusqu'à sept qui sont cités dans le registre et quelques-uns venaient d'assez loin.[9]En dehors de l'éloge de Condillac par M. de Loynes d'Autroche, dont nous parlerons plus loin, un autre de ses compatriotes orléanais, l'abbé de Reyrac, prieur-curé de Saint-Maclou, l'auteur du fameuxHymne au soleil, qui devait mourir l'année suivante (21 décembre 1781), composa unChant funèbre, en vers, sur l'auteur duTraité des sensations. Cette œuvre médiocre se trouve conservée dans un recueil contemporain intitulé:Esprit de Mably et de Condillac, parM. Béranger, citoyen de Toulon, professeur émérite d'éloquence au collège d'Orléans, censeur royal, 1789, in-8ot. II, p. 9.[10]Essai sur l'origine des connaissances humaines, t. 1erdesŒuvres, p. 2.—Nous citons toujours l'édition de Paris 1798, en 23 volumes in-8o. Elle est meilleure que la réimpression en 21 volumes faite en 1821-22 et précédée d'une très médiocre notice de M. A.-F. Théry. Les ouvrages de Condillac, dans leCatalogue général de la Bibliothèque nationale, 1907, t. XXXI, ne comprennent pas moins de sept colonnes.[11]Introduction à l'Essai, p. 15.[12]Essai, 1repartie, chap. 1er.[13]Condillac et la Psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, 1904, in-8o, p. 50.[14]Essai, section seconde, chap.II, p. 55.[15]Essai, p. 78, chap.V.De la Réflexion.[16]Essai, seconde partie, chap.XV.Du génie des langues, p. 1.[17]Art.Chronologie, t. XXXVIII desŒuvres complètes, p. 81.[18]Damiron, séances des 21 et 28 décembre 1861 de l'Académie des sciences morales et politiques.[19]Traité des sensations, t. III desŒuvrescomplètes, p. 47.[20]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 54.[21]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 423.[22]Correspondance de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t.II, Paris, 1877, in-8o, p. 738.[23]C. Avezac-Langue,Diderot et la société du baron d'Holbach, 1875, in-8o, chap.Ier.[24]P. Flourens,De la vie et de l'intelligence. Paris, Garnier, 1859, in-12, p. 36 et 47.[25]Flourens,ibid., p. 77 à 79.[26]Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique, parA.-A. Cournot. Paris, Hachette, 1851, t.II, p. 93.[27]Revue des Deux Mondesdu 15 juillet 1865.[28]Première partie, chap.IV. T. IV desŒuvres.[29]Mémoires de Trévoux, 1755, décembre, p. 2933.[30]Correspondance littérairedu 1ernovembre 1755. Édit. Tourneux, t.III, p. 111.[31]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis.Correspondances publiées parM. Streckeisen-Moultou, 1861, in-8o, t. 1er, p. 515.[32]Le P. Fumeron était gouverneur du jeune prince, qui avait pour sous-gouverneur M. de Kéralio, qu'on conserva.[33]Lettres du 7 novembre 1757.Le Gendre de Louis XV, par M. CasimirStryenski, 1904, in-8o.[34]Une Fille de France, parM. L. de Beauriez, 1887, in-12.[35]Une Fille de France, p. 147.[36]Né en 1726, mort en 1797.—Ses lettres adressées de Parme à J.-J. Rousseau ont été publiées parM. Streckeisen-Moultou, t. 1er.[37]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis, t. Ier, p. 201.[38]Autogr. Archives de famille.[39]Le comte de Gisors était mort très jeune en 1758.[40]Notice sur Alexandre Deleyre par Joachim Le Breton, lue en 1797 à l'Institut.[41]Correspondance de Voltaire.Édit. Beuchot, t. LXII, p. 123 et 125.[42]Deleyre à Rousseau,Streckeisen-Moultou, t. Ier, p. 246.[43]Ferney, 4 janvier 1765.Correspondance, t. LXII, p. 164.[44]L'abbaye de Mureau (Miræ-Vallis), de l'ordre des Prémontrés, était située aux confins des duchés de Bar et de Lorraine, près Neufchâteau.Gallia Christiana, t. XIII, p. 1161.[45]Affaires étrangères.Parme27, f. 27.[46]L'Ogre, c'est M. de Kéralio.[47]Aut. Archives de famille.[48]Le Duc de Nivernais, par LucienPérey, 2 vol. (1891) etla Comtesse de Rochefort et ses amis, parM. de Loménie(1870), in-8o.[49]Recueil des Instructions, etc.Naples et Parme. Paris, 1873, in-8o, p. 213.[50]C'est l'abbé Batteux qui reçut Condillac au nom de l'Académie, le 22 décembre 1768. Son discours ne nous apprend rien de particulier.[51]Correspondance de Grimm, t. VIII (15 décembre 1768), p. 213.[52]Correspondance de Grimm, t. XI, p. 15.[53]Lettre du 31 octobre 1768.Œuvres complètes de Voltaire, édit. Garnier, 1882, in-8o, t. XIV de laCorrespondance, p. 151.[54]Le vol.Ital.1550 au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale contient (fol. 238 à 260) des variantes et corrections autographes faites par Condillac sur les épreuves de son édition duCours d'études, imprimée à Deux-Ponts.[55]LeCours d'étudesparut à Parme et à Paris de 1769 à 1773, non sans difficulté; car un instant il fut interdit en France.Correspondance, etc., t. XI, p. 109 (août 1775).[56]Correspondance littéraire de Grimm et Diderot.Édit. Tourneux, t. X, p. 331, 333 (janvier 1774). Le manuscrit de cet ouvrage se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal, no3222.[57]Condillac affirme que les premières leçons de métaphysique, débarrassées de l'ancien langage des écoles, sont accessibles à l'intelligence d'un enfant de sept à huit ans, que l'on a rendu capable de quelque attention. «Après qu'on lui a fait comprendre de quelle manière notre esprit acquiert des idées et comment nous les exprimons par des mots, il n'est plus effrayé par ces expressions abstraites de substantif, de genre, de nombre, dont il est aisé de lui rendre l'acception aussi familière que celle des termes les plus communs, et alors il peut suivre sans beaucoup de peine les procédés du langage.» Par la même raison, Condillac établit qu'il ne faut faire commencer l'étude des langues anciennes, du latin particulièrement, qu'à dix ou douze ans, parce que «avant d'entreprendre l'étude d'une nouvelle langue, il faut savoir la sienne et surtout avoir assez de connaissance pour n'être arrêté que par les mots». Et il conseille ensuite d'apprendre beaucoup de mots à l'enfant, avant de l'ennuyer par la syntaxe et les règles.[58]Après les avoir résumés, La Harpe conclut en disant de leur auteur: «C'est l'esprit le plus juste et le plus lumineux qui ait contribué, dans ce siècle, aux progrès de la bonne philosophie.»—La Harpe,Philosophie du dix-huitième siècle, t.II, p. 187 et suiv.[59]On raconte que Mably ayant présenté au prince de Parme les vertus de Lacédémone avec une rudesse toute républicaine, Condillac dut adoucir le passage, comme il avait corrigé les travaux de Deleyre.[60]Dernier chapitre de l'Histoire moderne, t. XX, desŒuvres, p. 540.[61]Manuscrits de Dom Gérou, à la bibliothèque publique d'Orléans, M. 487, t. Ier, p.LXXXIII.[62]Registres de la Société royale d'agriculture d'Orléans. Archives du Loiret.[63]Lettre du secrétaire perpétuel à M. de Cypierre du 2 mars 1773.[64]Éloge de M. l'abbé de Condillac, prononcé le 18 janvier 1781, p. 73.[65]Le Commerce et le Gouvernement, 1repartie, chap.Ier, p. 24.[66]Le Commerce et le Gouvernement, t. XXV desŒuvres, p. 7.[67]Le Commerce, chap.IX, p. 73.[68]Le Commerce, 1repartie, chap.XXIX, p. 302.[69]Année 1776, t. IV et V: «Observations économistes à M. l'abbé de Condillac sur son livreDu commerce et du gouvernement.»[70]Maximes générales du gouvernement économique d'un royaume agricole; troisième maxime.[71]Nous avons beaucoup utilisé pour ce chapitre un ouvrage récent intitulé justement:Condillac économiste(Paris, Guillaumin, 1903, in-8o). L'auteur, M. AugusteLEBEAU, a traité le sujet avec compétence et en ne négligeant aucune source d'information.[72]Le Commerce, 1repartie, chap.XXVIII, p. 291, 394, 299.[73]LETROSNE,De l'intérêt social, etc., édition desPhysiocrates, 1846, in-8o, chap.V: «Examen de la doctrine de M. l'abbé de Condillac...».[74]Éloge de M. l'abbé de Condillac, p. 79.[75]Le Commerce et le Gouvernement; conclusion, p. 527-528.[76]Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t. XI, p. 53 et suiv.[77]The history of economics, London, 1890, p. 692.[78]L'éditeur estimé des physiocrates, M. Eug. Daire, était bien de cet avis dès 1847, quand dans sesMélanges d'économie politique, il reproduisaitle Commerce et le Gouvernementcomme un livre classique, en le faisant précéder d'une remarquable notice, t.I, p. 242 à 248.[79]Son titre exact était:La Logique, ou les premiers développements de l'art de penser, ouvrage élémentaire, que le Conseil préposé aux écoles palatines avait demandé et qu'il a honoré de son approbation. Paris, L'Esprit et Debure, 1780, in-8o.[80]Les Philosophes français du dix-neuvième siècle.Paris, Hachette, 1869, p. 17.[81]Nous renvoyons pour cette analyse, comme pour la discussion du système entier du philosophe, à un livre qui date déjà de plus de quarante ans:les Théories Logiques de Condillac, parM. L. Robert, agrégé de philosophie, 1869, in-8o.[82]Logique, chap.XXII, p. 43.[83]Chap.XXII, p. 100 et 107.[84]Œuvres, t. XXII, p. 137 et 147.[85]T. XXII, p. 160.[86]La Langue des calculs, ouvrage posthume et élémentaire, imprimé sur les manuscrits autographes de l'auteur. Paris, Ch. Houel, an VI, in-8o.[87]Paradoxes de Condillac et Discours sur la langue du raisonnement, parM. Laromiguière, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris (nouv. édit., 1825).[88]Introduction de l'Essai sur l'origine des connaissances humaines.[89]FrançoisROUSSEAU,Règne de Charles III d'Espagne, 2 vol. in-8o, 1907, t.II, p. 331.[90]Duchesse deDINO,Chronique, 1908, in-8o, t. Ier, p. 139, et AppendiceIII; Correspondance de Piattoli.[91]«C'est, dit-il, un philosophe bien supérieur à la plupart des collaborateurs de l'Encyclopédie. La saine métaphysique ne date en France que des ouvrages de Condillac.»—Philosophie du dix-huitième siècle, t. Ier, p. 122.[92]Leçons de philosophie, 6eédit., t. Ier, neuvième et dixième leçons.[93]JulesSIMON,Victor Cousin, 1891, in-12.[94]Art.Condillacet art.Destutt de Tracy.[95]Art.Bonnet, parM. Picavet, dans laNouvelle Encyclopédie.[96]Dissertation and Discussion, t. IV, p. 117.[97]Th.Ribot,Revue philosophique, t. VI, 1877, p. 45.[98]Revue philosophiquede janvier 1876, p. 3.[99]Condillac et la psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, Félix Alcan, 1891, in-8o.M. Dewaule a observé très justement que la philosophie de Condillac est beaucoup moins systématique que l'on a voulu le prétendre et qu'elle a embrassé tout l'ensemble des connaissances de l'esprit humain. Ce qui a donné prise contre lui à une critique trop facile, c'est le procédé extérieur, l'artifice de l'écrivain qui, pour rendre plus sensibles et plus attrayantes les déductions du philosophe, a eu recours à la fiction de la statue. On a vu là une hypothèse qui n'avait rien de scientifique, tandis que ce n'était en réalité qu'une allégorie analogue à la caverne de Platon, propre à frapper l'imagination. On lui a retourné le reproche qu'il avait fait lui-même aux philosophes qui abusent des comparaisons et des métaphores, et on en a conclu qu'il ne tenait pas un compte suffisant de la pensée. Au contraire, après avoir attaché à la genèse, au fait primordial, qui est selon lui la sensation, une importance que personne n'avait établie aussi nettement, il a ramené à l'esprit et à ses opérations, à son activité spontanée, l'origine successive de toutes nos facultés. La loi de l'association et de l'habitude développe ensuite ce germe, qui est l'état de conscience au delà duquel on ne peut remonter. Mais sans l'esprit, sans l'âme, la sensation serait sans effet, et Condillac peut ainsi être regardé comme un idéaliste. (Conclusion, p. 305 à 307.)[100]Le mouvement idéaliste; Sciences positives, parA. Fouillée, 1896, in-8o, p.VI. M. F. Brunetière a dit de même: «La physique ne peut rien contre la morale et l'exégèse; elle ne peut rien contre la révélation. L'absolue nécessité des lois de la nature n'est après tout qu'unpostulatdont nous avons besoin pour établir le fondement de la science, et rien ne prouve que ce postulat soit autre chose que l'expression d'une loi toute relative de notre intelligence.»—La Science et la Religion, 1895, in-12.[101]LALANDE,Lectures sur la philosophie des sciences. Hachette, 1908.—RAGOT,les Savants et les Philosophes, Alcan, 1908.[102]Science et religion.Paris, Flammarion, 1908.[103]Essai sur l'origine des connaissances humaines, chap. Ier, p. 24. Tome IerdesŒuvres complètes(édit. de 1798).[104]Histoire moderne, t. XX desŒuvres, p. 334.[105]Éloge de Condillac, parM.'DAUTROCHE, p. 103.[106]Ibid., p. 108.[107]Cours de littérature au dix-huitième siècle, nouv. édit. Paris, 1882, vingtième leçon, t. II, p. 116 à 151.[108]Autogr...,—Archives de famille.—Cette lettre banale n'a d'autre intérêt que de permettre de constater les relations intimes qui existèrent jusqu'au bout entre les deux frères.

[5]Peut-être se rencontrèrent-ils chez Suard qui réunissait les littérateurs débutants et pourvoyait le salon de Mme Geoffrin, avant de devenir le plus pur des réactionnaires.

[6]Garat a écrit dans sesMémoires: «Je me suis entretenu avec Condillac dans la maison d'Helvétius.»

[7]Lettre de Mably.—Voir à l'Appendice.

[8]Voir, à l'Appendice, son acte de décès tiré des registres paroissiaux de Lailly. Condillac devait être resté en très bonnes relations avec tout le clergé catholique, à voir le nombre assez inusité de prêtres de Beaugency et du voisinage qui assistèrent a ses obsèques. Il y en a jusqu'à sept qui sont cités dans le registre et quelques-uns venaient d'assez loin.

[9]En dehors de l'éloge de Condillac par M. de Loynes d'Autroche, dont nous parlerons plus loin, un autre de ses compatriotes orléanais, l'abbé de Reyrac, prieur-curé de Saint-Maclou, l'auteur du fameuxHymne au soleil, qui devait mourir l'année suivante (21 décembre 1781), composa unChant funèbre, en vers, sur l'auteur duTraité des sensations. Cette œuvre médiocre se trouve conservée dans un recueil contemporain intitulé:Esprit de Mably et de Condillac, parM. Béranger, citoyen de Toulon, professeur émérite d'éloquence au collège d'Orléans, censeur royal, 1789, in-8ot. II, p. 9.

[10]Essai sur l'origine des connaissances humaines, t. 1erdesŒuvres, p. 2.—Nous citons toujours l'édition de Paris 1798, en 23 volumes in-8o. Elle est meilleure que la réimpression en 21 volumes faite en 1821-22 et précédée d'une très médiocre notice de M. A.-F. Théry. Les ouvrages de Condillac, dans leCatalogue général de la Bibliothèque nationale, 1907, t. XXXI, ne comprennent pas moins de sept colonnes.

[11]Introduction à l'Essai, p. 15.

[12]Essai, 1repartie, chap. 1er.

[13]Condillac et la Psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, 1904, in-8o, p. 50.

[14]Essai, section seconde, chap.II, p. 55.

[15]Essai, p. 78, chap.V.De la Réflexion.

[16]Essai, seconde partie, chap.XV.Du génie des langues, p. 1.

[17]Art.Chronologie, t. XXXVIII desŒuvres complètes, p. 81.

[18]Damiron, séances des 21 et 28 décembre 1861 de l'Académie des sciences morales et politiques.

[19]Traité des sensations, t. III desŒuvrescomplètes, p. 47.

[20]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 54.

[21]Traité des sensations, t.IIIdesŒuvres, p. 423.

[22]Correspondance de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t.II, Paris, 1877, in-8o, p. 738.

[23]C. Avezac-Langue,Diderot et la société du baron d'Holbach, 1875, in-8o, chap.Ier.

[24]P. Flourens,De la vie et de l'intelligence. Paris, Garnier, 1859, in-12, p. 36 et 47.

[25]Flourens,ibid., p. 77 à 79.

[26]Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique, parA.-A. Cournot. Paris, Hachette, 1851, t.II, p. 93.

[27]Revue des Deux Mondesdu 15 juillet 1865.

[28]Première partie, chap.IV. T. IV desŒuvres.

[29]Mémoires de Trévoux, 1755, décembre, p. 2933.

[30]Correspondance littérairedu 1ernovembre 1755. Édit. Tourneux, t.III, p. 111.

[31]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis.Correspondances publiées parM. Streckeisen-Moultou, 1861, in-8o, t. 1er, p. 515.

[32]Le P. Fumeron était gouverneur du jeune prince, qui avait pour sous-gouverneur M. de Kéralio, qu'on conserva.

[33]Lettres du 7 novembre 1757.Le Gendre de Louis XV, par M. CasimirStryenski, 1904, in-8o.

[34]Une Fille de France, parM. L. de Beauriez, 1887, in-12.

[35]Une Fille de France, p. 147.

[36]Né en 1726, mort en 1797.—Ses lettres adressées de Parme à J.-J. Rousseau ont été publiées parM. Streckeisen-Moultou, t. 1er.

[37]J.-J. Rousseau. Ses amis et ses ennemis, t. Ier, p. 201.

[38]Autogr. Archives de famille.

[39]Le comte de Gisors était mort très jeune en 1758.

[40]Notice sur Alexandre Deleyre par Joachim Le Breton, lue en 1797 à l'Institut.

[41]Correspondance de Voltaire.Édit. Beuchot, t. LXII, p. 123 et 125.

[42]Deleyre à Rousseau,Streckeisen-Moultou, t. Ier, p. 246.

[43]Ferney, 4 janvier 1765.Correspondance, t. LXII, p. 164.

[44]L'abbaye de Mureau (Miræ-Vallis), de l'ordre des Prémontrés, était située aux confins des duchés de Bar et de Lorraine, près Neufchâteau.Gallia Christiana, t. XIII, p. 1161.

[45]Affaires étrangères.Parme27, f. 27.

[46]L'Ogre, c'est M. de Kéralio.

[47]Aut. Archives de famille.

[48]Le Duc de Nivernais, par LucienPérey, 2 vol. (1891) etla Comtesse de Rochefort et ses amis, parM. de Loménie(1870), in-8o.

[49]Recueil des Instructions, etc.Naples et Parme. Paris, 1873, in-8o, p. 213.

[50]C'est l'abbé Batteux qui reçut Condillac au nom de l'Académie, le 22 décembre 1768. Son discours ne nous apprend rien de particulier.

[51]Correspondance de Grimm, t. VIII (15 décembre 1768), p. 213.

[52]Correspondance de Grimm, t. XI, p. 15.

[53]Lettre du 31 octobre 1768.Œuvres complètes de Voltaire, édit. Garnier, 1882, in-8o, t. XIV de laCorrespondance, p. 151.

[54]Le vol.Ital.1550 au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale contient (fol. 238 à 260) des variantes et corrections autographes faites par Condillac sur les épreuves de son édition duCours d'études, imprimée à Deux-Ponts.

[55]LeCours d'étudesparut à Parme et à Paris de 1769 à 1773, non sans difficulté; car un instant il fut interdit en France.Correspondance, etc., t. XI, p. 109 (août 1775).

[56]Correspondance littéraire de Grimm et Diderot.Édit. Tourneux, t. X, p. 331, 333 (janvier 1774). Le manuscrit de cet ouvrage se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal, no3222.

[57]Condillac affirme que les premières leçons de métaphysique, débarrassées de l'ancien langage des écoles, sont accessibles à l'intelligence d'un enfant de sept à huit ans, que l'on a rendu capable de quelque attention. «Après qu'on lui a fait comprendre de quelle manière notre esprit acquiert des idées et comment nous les exprimons par des mots, il n'est plus effrayé par ces expressions abstraites de substantif, de genre, de nombre, dont il est aisé de lui rendre l'acception aussi familière que celle des termes les plus communs, et alors il peut suivre sans beaucoup de peine les procédés du langage.» Par la même raison, Condillac établit qu'il ne faut faire commencer l'étude des langues anciennes, du latin particulièrement, qu'à dix ou douze ans, parce que «avant d'entreprendre l'étude d'une nouvelle langue, il faut savoir la sienne et surtout avoir assez de connaissance pour n'être arrêté que par les mots». Et il conseille ensuite d'apprendre beaucoup de mots à l'enfant, avant de l'ennuyer par la syntaxe et les règles.

[58]Après les avoir résumés, La Harpe conclut en disant de leur auteur: «C'est l'esprit le plus juste et le plus lumineux qui ait contribué, dans ce siècle, aux progrès de la bonne philosophie.»—La Harpe,Philosophie du dix-huitième siècle, t.II, p. 187 et suiv.

[59]On raconte que Mably ayant présenté au prince de Parme les vertus de Lacédémone avec une rudesse toute républicaine, Condillac dut adoucir le passage, comme il avait corrigé les travaux de Deleyre.

[60]Dernier chapitre de l'Histoire moderne, t. XX, desÅ’uvres, p. 540.

[61]Manuscrits de Dom Gérou, à la bibliothèque publique d'Orléans, M. 487, t. Ier, p.LXXXIII.

[62]Registres de la Société royale d'agriculture d'Orléans. Archives du Loiret.

[63]Lettre du secrétaire perpétuel à M. de Cypierre du 2 mars 1773.

[64]Éloge de M. l'abbé de Condillac, prononcé le 18 janvier 1781, p. 73.

[65]Le Commerce et le Gouvernement, 1repartie, chap.Ier, p. 24.

[66]Le Commerce et le Gouvernement, t. XXV desÅ’uvres, p. 7.

[67]Le Commerce, chap.IX, p. 73.

[68]Le Commerce, 1repartie, chap.XXIX, p. 302.

[69]Année 1776, t. IV et V: «Observations économistes à M. l'abbé de Condillac sur son livreDu commerce et du gouvernement.»

[70]Maximes générales du gouvernement économique d'un royaume agricole; troisième maxime.

[71]Nous avons beaucoup utilisé pour ce chapitre un ouvrage récent intitulé justement:Condillac économiste(Paris, Guillaumin, 1903, in-8o). L'auteur, M. AugusteLEBEAU, a traité le sujet avec compétence et en ne négligeant aucune source d'information.

[72]Le Commerce, 1repartie, chap.XXVIII, p. 291, 394, 299.

[73]LETROSNE,De l'intérêt social, etc., édition desPhysiocrates, 1846, in-8o, chap.V: «Examen de la doctrine de M. l'abbé de Condillac...».

[74]Éloge de M. l'abbé de Condillac, p. 79.

[75]Le Commerce et le Gouvernement; conclusion, p. 527-528.

[76]Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot.Edit. Tourneux, t. XI, p. 53 et suiv.

[77]The history of economics, London, 1890, p. 692.

[78]L'éditeur estimé des physiocrates, M. Eug. Daire, était bien de cet avis dès 1847, quand dans sesMélanges d'économie politique, il reproduisaitle Commerce et le Gouvernementcomme un livre classique, en le faisant précéder d'une remarquable notice, t.I, p. 242 à 248.

[79]Son titre exact était:La Logique, ou les premiers développements de l'art de penser, ouvrage élémentaire, que le Conseil préposé aux écoles palatines avait demandé et qu'il a honoré de son approbation. Paris, L'Esprit et Debure, 1780, in-8o.

[80]Les Philosophes français du dix-neuvième siècle.Paris, Hachette, 1869, p. 17.

[81]Nous renvoyons pour cette analyse, comme pour la discussion du système entier du philosophe, à un livre qui date déjà de plus de quarante ans:les Théories Logiques de Condillac, parM. L. Robert, agrégé de philosophie, 1869, in-8o.

[82]Logique, chap.XXII, p. 43.

[83]Chap.XXII, p. 100 et 107.

[84]Å’uvres, t. XXII, p. 137 et 147.

[85]T. XXII, p. 160.

[86]La Langue des calculs, ouvrage posthume et élémentaire, imprimé sur les manuscrits autographes de l'auteur. Paris, Ch. Houel, an VI, in-8o.

[87]Paradoxes de Condillac et Discours sur la langue du raisonnement, parM. Laromiguière, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris (nouv. édit., 1825).

[88]Introduction de l'Essai sur l'origine des connaissances humaines.

[89]FrançoisROUSSEAU,Règne de Charles III d'Espagne, 2 vol. in-8o, 1907, t.II, p. 331.

[90]Duchesse deDINO,Chronique, 1908, in-8o, t. Ier, p. 139, et AppendiceIII; Correspondance de Piattoli.

[91]«C'est, dit-il, un philosophe bien supérieur à la plupart des collaborateurs de l'Encyclopédie. La saine métaphysique ne date en France que des ouvrages de Condillac.»—Philosophie du dix-huitième siècle, t. Ier, p. 122.

[92]Leçons de philosophie, 6eédit., t. Ier, neuvième et dixième leçons.

[93]JulesSIMON,Victor Cousin, 1891, in-12.

[94]Art.Condillacet art.Destutt de Tracy.

[95]Art.Bonnet, parM. Picavet, dans laNouvelle Encyclopédie.

[96]Dissertation and Discussion, t. IV, p. 117.

[97]Th.Ribot,Revue philosophique, t. VI, 1877, p. 45.

[98]Revue philosophiquede janvier 1876, p. 3.

[99]Condillac et la psychologie anglaise contemporaine, par M. LéonDewaule, Paris, Félix Alcan, 1891, in-8o.

M. Dewaule a observé très justement que la philosophie de Condillac est beaucoup moins systématique que l'on a voulu le prétendre et qu'elle a embrassé tout l'ensemble des connaissances de l'esprit humain. Ce qui a donné prise contre lui à une critique trop facile, c'est le procédé extérieur, l'artifice de l'écrivain qui, pour rendre plus sensibles et plus attrayantes les déductions du philosophe, a eu recours à la fiction de la statue. On a vu là une hypothèse qui n'avait rien de scientifique, tandis que ce n'était en réalité qu'une allégorie analogue à la caverne de Platon, propre à frapper l'imagination. On lui a retourné le reproche qu'il avait fait lui-même aux philosophes qui abusent des comparaisons et des métaphores, et on en a conclu qu'il ne tenait pas un compte suffisant de la pensée. Au contraire, après avoir attaché à la genèse, au fait primordial, qui est selon lui la sensation, une importance que personne n'avait établie aussi nettement, il a ramené à l'esprit et à ses opérations, à son activité spontanée, l'origine successive de toutes nos facultés. La loi de l'association et de l'habitude développe ensuite ce germe, qui est l'état de conscience au delà duquel on ne peut remonter. Mais sans l'esprit, sans l'âme, la sensation serait sans effet, et Condillac peut ainsi être regardé comme un idéaliste. (Conclusion, p. 305 à 307.)

[100]Le mouvement idéaliste; Sciences positives, parA. Fouillée, 1896, in-8o, p.VI. M. F. Brunetière a dit de même: «La physique ne peut rien contre la morale et l'exégèse; elle ne peut rien contre la révélation. L'absolue nécessité des lois de la nature n'est après tout qu'unpostulatdont nous avons besoin pour établir le fondement de la science, et rien ne prouve que ce postulat soit autre chose que l'expression d'une loi toute relative de notre intelligence.»—La Science et la Religion, 1895, in-12.

[101]LALANDE,Lectures sur la philosophie des sciences. Hachette, 1908.—RAGOT,les Savants et les Philosophes, Alcan, 1908.

[102]Science et religion.Paris, Flammarion, 1908.

[103]Essai sur l'origine des connaissances humaines, chap. Ier, p. 24. Tome IerdesŒuvres complètes(édit. de 1798).

[104]Histoire moderne, t. XX desÅ’uvres, p. 334.

[105]Éloge de Condillac, parM.'DAUTROCHE, p. 103.

[106]Ibid., p. 108.

[107]Cours de littérature au dix-huitième siècle, nouv. édit. Paris, 1882, vingtième leçon, t. II, p. 116 à 151.

[108]Autogr...,—Archives de famille.—Cette lettre banale n'a d'autre intérêt que de permettre de constater les relations intimes qui existèrent jusqu'au bout entre les deux frères.

PARISTYPOGRAPHIE PLON-NOURRIT ET Cie8, rue Garancière


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