Oktober.439.Armenische Republik.Delegation in Berlin.Berlin, den 1. Oktober 1918.Das Ergebnis der kürzlich in Berlin mit Talaat Pascha gepflogenen Verhandlungen gestattet uns, zu hoffen, daß die türkische Regierung, nachdem sie ihren Widerstand gegen die Anerkennung der Brester Grenze aufgegeben hat, nunmehr durch die baldige Räumung unseres Gebiets ihrem Zugeständnis die Tat folgen lassen wird. Wir sind uns der Bemühungen wohl bewußt, die von der Deutschen Regierung aufgewendet wurden, um dieses für uns erfreuliche Resultat herbeizuführen, und bitten, dafür den Ausdruck unserer aufrichtigen Dankbarkeit gütigst entgegennehmen zu wollen.Unsere hiesige Delegation wurde in einem Augenblick äußerster Gefahr für unsere Existenz nach Berlin geschickt, um bei der Deutschen Regierung Schutz und Hilfe zu suchen. Wir wurden hier freundlich aufgenommen und genossen in weitestem Maße Gastfreundschaft, ein Zeichen gütigen Wohlwollens, welches wir zu schätzen wissen und das uns zur Dankbarkeit verpflichtet hat.Durch die hoffentlich baldige Lösung der Räumungsfrage ist wohl der dringendste Teil der Aufgabe unserer hiesigen Delegation erfüllt.Dr. H. Ohandjanian,Bevollmächtigter Vertreter der armenischen Regierung.An das Auswärtige Amt des Deutschen Reiches, Berlin.440.Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.Tiflis, den 17. Oktober 1918.Urschriftlich nebst AnlageSeiner Großherzoglichen Hoheit dem Reichskanzler,Prinz Max von Baden,gehorsamst vorgelegt.Frhr. von Kreß.La République de l’ArménieM. A. E.Mission diplomatiqueen Géorgie, Tiflis.Tiflis, Le 17 Octobre 1918.Excellence!J’ai l’honneur de communiquer à Votre Excellence la traduction textuelle de la note de protestation, que je viens d’adresser à Monsieur le Représentant Diplomatique de l’Azerbaidjan concernant le massacre de la population arménienne dans la ville de Bacou.Je prie Votre Excellence d’avoir l’obligeance de porter à la connaissance du Gouvernement Impérial le contenu de cette note et les protestations de mon Gouvernement au sujet des cruautés inouies, commises lors de la prise de la ville de Bacou.Profitant de cette occasion, je me fais plaisir de renouveler à Votre Excellence l’assurance de ma très haute considération.Djamalian.Chargé d’Affaires de la République de l’Arménie en Géorgie.Son Excellence Monsieur le Général Kress von Kressenstein,Chef de la Délégation Impériale Allemande au Caucase.La République de l’Arménie.Mission diplomatique en Géorgie.Traduction.Tiflis, le 16 Octobre 1918.Le soussigné, Chargé d’Affaires de la République d’Arménie en Géorgie, a l’honneur de communiquer à Monsieur le Représentant Diplomatique de l’Azerbeidjan auprès du Gouvernement Géorgien, que d’après des renseignements d’une source certaine, reçus par le Gouvernement de la République d’Arménie, la prise de la ville de Bacou a été suivie d’un cruel massacre de la population paisible arménienne sans distinction de sexe et d’âge et complétée par un pillage des maisons, commis par des foules musulmanes.Le nombre des victimes s’élève de vingt cinq jusqu’à trente mille personnes. Les scènes d’une barbarie inouie ont eu lieu pendant trois jours, et ce n’est qu’après l’expiration de ce délai, que des mesures ont été prises par les autorités, et quelques bandits alors surpris sur place ont été punis.Lors de l’établissement du pouvoir du Gouvernement de l’Azerbeidjan, de nombreuses arrestations ont été opérées parmi les restes de la population arménienne et surtout parmi la classe intellectuelle, quant aux arméniens riches, des extorqueurs les somment, sous menace de les délivrer, à verser des sommes d’argent considérables.Les blessés restés sans soins, les enfants jetés sur le pavé complètent le spectacle affreux de la domination de la foule dans cette ville.En informant de ce qui précède, le soussigné a l’honneur de prier Monsieur le Représentant Diplomatique de porter à la connaissance du Gouvernement de l’Azerbeidjan la protestation la plus énergique du Gouvernement de la République d’Arménie, contre la non-prise des mesures opportunes pour faire cesser le massacre de la population paisible arménienne. Le Gouvernement de la République d’Arménie insiste également et sur la punition la plus sévère des personnes coupables d’agressions contre les habitants arméniens et sur l’adoptation des mesures efficaces, afin de mettre fin aux violences, qui ont lieu sur les malheureux survivants.A. Djamalian.Pour traduction conforme: M. Toumanoff, Conseiller de Légation.441.Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.Tiflis, den 21. Oktober 1918.Euerer Großherzoglichen Hoheit beehre ich mich, anliegend Abschrift einer Eingabe des armenischen diplomatischen Vertreters in Tiflis gehorsamst vorzulegen.Ich habe den Vertreter der Delegation in Baku, Oberstleutnant Freiherr von der Goltz, beauftragt zu helfen, soweit dies möglich ist.Frhr. von Kreß.Seiner Großherzoglichen Hoheit dem ReichskanzlerPrinzen Max von Baden.Anlage.Stempel der Vertretungder armenischen Regierung in Tiflis.Tiflis, le 19. Octobre 1918.Excellence!Vos bonnes intentions pour tout ce qui concerne Bacou me sont connues. Je sais également tous les efforts que Votre Excellence a apporté à introduire à Bacou un détachement avec les troupes turco-tatares, ce qui aurait occasionné une garantie des biens et des vies des habitants arméniens de Bacou. Il ne m’est également pas inconnu le refus tenace qui était opposé à toutes vos intentions.Tout le monde connaît maintenant les horreurs dont fut victime la population inoffensive arménienne de Bacou et je n’ai aucun doute que les renseignements que vous avez, seront à temps communiqués au Gouvernement et à la nation Allemande. Toutefois la conduite inhumaine qui continue à avoir lieu envers cette population martyrisée, et le cauchemar sous lequel continuent à vivre encore les Arméniens de Bacou — ne sont pas connus à tout le monde.Une terreur règne à Bacou. D’après les récits et les rapports des témoins de nationalités différentes et dans ce nombre il faut inclure et des musulmans, toute la classe intellectuelle arménienne est arrêtée et endure des tortures inimaginables. De ce nombre jusqu’à présent nous avons appris l’arrestation des personnes suivantes.1.Tigrane Sakharian (docteur en médecine),2.Djoumchout Aroutiuniantz (l’ex-maire de la ville),3.Artem Egiasarian,4.Konstantin Kalantarian (ingénieur),5.Samson Amiroff,6.Serge Melikoff,7.Georges Melikoff,8.Petre Souraboff,9.Stepan Tigranian (avocat),10.Mickail Atabékian (directeur de la banque du Caucase),11.Konstantin Khisanian (ingénieur),12.Manandian (avocat),13.Khoublarian (directeur de la banque de commerce),14.Grigor Ogandjanian.La plupart des emprisonnés n’ont aucun rapport avec la politique, car tous ceux qui ont organisé la défense de la ville de Bacou, d’après les mêmes sources, ont quittée la ville à temps. L’arrestation de la classe intellectuelle peut être envisagé comme un acte de vengeance d’une cruauté inutile.Les poursuites et les oppressions de la population arménienne ont fait surgir des groupes d’extorqueurs qui achèvent de ruiner cet élément. Sous la menace de dénoncer aux autorités, ces groupes d’extorqueurs somment beaucoup d’arméniens riches à verser des sommes d’argent plus que considérables et en cas de refus menacent de les faire emprisonner, les accusant d’avoir pris part au massacre des tatares.Après le massacre apparurent une foule d’orphelins et de blessés, équi sans aucun aide de quel coté que ce fut, survivent à des jours effroyables et des bruits en plus circulent, que les autorités de Bacou ont l’intention d’amasser les réfugiés dans des camps de concentration, où ces derniers seront voués sans aucun doute à une mort certaine.En vous communiquant tous ces faits, je prie Votre Excellence au nom de l’humanité et de la charité dont vous vous êtes toujours guidés à bien vouloir protéger les malheureux habitants arméniens afin qu’ils soient à l’abri des attentats qui pourraient se commettre et sur leurs vies et sur leurs biens.Veuillez agréer, Excellence, l’expression de ma plus haute considération.A. DjamalianChargé d’Affaires de la République de l’Arménie auprès du Gouvernement Géorgien.Son Excellence, Monsieur le Général Kress von Kressenstein,Chef de la Délégation Impériale Allemande au Caucase.442.Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.Tiflis, den 30. Oktober 1918.Euerer Großherzoglichen Hoheit beehre ich mich, in der Anlage das Hauptsächlichste über die Baku-Massakres mir zugegangene informatorische Material für die Akten des Auswärtigen Amts gehorsamst zu übersenden.Desgleichen füge ich den Schrift- und Notenwechsel bei, welcher zwischen der Kaiserlichen Delegation und den türkischen Befehlshabern bzw. Diplomaten und der Aserbeidschanischen Regierung in der gleichen Angelegenheit entstanden ist. Ich halte es für angezeigt, daß sich dieses Material bei den Akten des Auswärtigen Amts befindet, damit die Kaiserliche Regierung über die Maßnahmen unterrichtet ist, die die hiesige Kaiserliche Vertretung im Interesse der Menschlichkeit und zum besonderen Schutze der in Baku lebenden Deutschen unternommen hat.Wenn die von mir vorgeschlagenen Maßnahmen nicht alle zur Ausführung gelangt sind, so trägt daran einzig und allein die ablehnende Haltung der Türken die Schuld, gegen die ich keine Machtmittel besaß.Die Entsendung des Barons von der Goltz erfolgte zum Teil ebenfalls aus dem Grunde, um wenigstens einen moralischen Druck auf die höheren türkischen Heerführer ausüben zu können.Frhr. von Kreß.Seiner Großherzoglichen Hoheit dem Reichskanzler,Prinzen Max von Baden.Anlage 1.Türkische Heeresgruppe Ost.Chef des GeneralstabesOsmanischer Oberstleutnant Paraquin.Tiflis, den 26. September 1918.An Generalleutnant von Seeckt, Exzellenz.Vorgänge in Baku nach der Einnahme am16.und17.September1918.Am 16. 9. vormittags begaben sich Halil und Nuri Pascha mit ihrer Begleitung von Puta mit der Bahn nach Baku.Bei Baladschari lagen 10 bis 12 tote weiße Engländer am Bahndamm. Der Bahnhof war nach der Wegnahme durch die Türken abgebrannt. Der Bahnkörper war auf der ganzen Strecke unbeschädigt.Über der schwarzen Stadt hingen mächtige Rauchwolken. Türkische Artillerie hatte am 15. 9. vormittags einen Massut-Tank in Brand geschossen. Nuris Behauptung, er habe selbst gesehen, daß ein kleines russisches Kriegsschiff die schwarze Stadt beschossen habe, ist falsch. Ich habe in Baku deutsche und russische Zeugen, vor allem auch die Vertreter der russischen Flotte gesprochen. Da Südwestwind herrschte, schien der Brand eine große Gefahr für die Fabrikstadt zu bedeuten. Doch sprang der Wind am Nachmittag um. Es wurden nur 3 bis 4 große Tanks vom Feuer erfaßt, deren Inhalt am Abend des 17. noch nicht ausgebrannt war.Noch am Vormittag des 17. war die schwarze Stadt von keinem türkischen Soldaten betreten worden! An diesem Tage kamen aus der schwarzen Stadt von verschiedenen Seiten Hilferufe. Die Tataren waren eingedrungen und plünderten. Die Gefahr, daß durch die Schießereien oder andere Zwischenfälle ein Brand mit verhängnisvollen Folgen eintreten könne, war groß. Es bedurfte trotzdem nochmaliger energischer Vorstellungen des Majors Mayr bei dem zum Stadtkommandanten bestimmten Generalstabschef Nuris, Nasim Bey, um endlich zu erreichen, daß am 17. mittags ein Infanterieregiment mit dem Schutze der wertvollen Anlagen betraut wurde, durch deren Zerstörung Baku seine wirtschaftliche Bedeutung einbüßen würde.Die Fahrt durch die Außenstadt auf das Kampffeld bot einen seltsamen Anblick. Die Straßen waren fast menschenleer. Die Läden und Häuser waren nahezu ausnahmslos geplündert. An verschiedenen Stellen waren Haufen von geraubten Gegenständen zusammengetragen, die anscheinend dentatarischen Plünderern abgenommen und teilweise von einzelnen türkischen Soldaten bewacht wurden. Die an sich zweckmäßige Maßnahme kam jedoch nicht zur beabsichtigten Wirkung, da Soldaten und Tataren ungehindert in dem Haufen herumwühlten und wegtrugen, was ihnen beliebte. Schon auf dieser Fahrt zeigten sich die unverkennbaren Spuren schwerer Ausschreitungen. Zwei ermordete Kinder lagen am Wege, dicht neben uns krachte in einer Seitengasse ein Schuß, aus einem Fenster schrien Frauen in höchster Verzweiflung um Hilfe. Unsere Autos hielten, wir eilten in das Haus, allein die Übeltäter waren nach rückwärts entflohen. Trotzdem damals schon allgemein die Überzeugung herrschte, daß in der Stadt jede Zucht und Ordnung aufgehört und die christliche Bevölkerung geplündert, vergewaltigt und gemordet werde, wurde die Fahrt auf das Kampffeld fortgesetzt, wo eine stundenlange Parade vom 6. Infanterieregiment und den übrigen Waffen stattfand.Nuri Pascha, der in Baku der Höchstkommandierende war, hat es unterlassen, rechtzeitig und ausreichend Maßnahmen zum Schutze des bedrohten christlichen und europäischen Lebens und Eigentums zu treffen. Ich bitte als Beweis für meine Behauptung folgende Punkte aufführen zu dürfen:1. Am 23. 8. sagte mir Mürzel Pascha in Güsdek, daß die Tataren offen aussprächen, sie würden die Armenier massakrieren, sobald die Türken Baku nähmen. Ich habe diese Äußerung Nuri Pascha mitgeteilt, und ihn rechtzeitig mehrfach um vorbeugende Maßnahmen gebeten.2. Ich habe sowohl Mürzel als Nuri Pascha gegenüber an Hand des Stadtplanes von Baku dargelegt, wie die Maßnahmen zur Besetzung einer großen Stadt zu treffen seien, einmal zur eigenen Sicherheit, dann zum Schutze fremden Lebens und Besitzes. Ich schlug die Anfertigung vervielfältigter Stadtskizzen und die genaue Einweisung der Regimenter in ihre Aufgaben vor. Von alledem ist nichts geschehen.3. Der größte Teil der Tataren wohnt in Baku in einem durch eine 2 km lange hohe Mauer abgeschlossenen Stadtteile. Nichts wäre einfacher gewesen, als die Zugänge zu besetzen. Damit wäre einem großen Teil des Mordgesindels die Möglichkeit zu Ausschreitungen genommen gewesen. Bis zuletzt wurde diese Maßnahme nicht durchgeführt.4. Von vornherein mußten in Gensche oder Tiflis Plakate vorbereitet werden, die das Standrecht verkündeten und jede Plünderung mit dem Tod bedrohten. Als das Gemetzel unvermindert den dritten Tag anhielt, entschloß man sich endlich zu dieser Maßnahme.5. Nach der Flucht des Feindes wurde am 15. 9. ein Infanterieregiment zu kaum 1000 Mann, das 56. Infanterieregiment, in die Viertel-Millionenstadt mit ihrer gewaltigen Ausdehnung entsendet. Es bedarf keiner Ausführung, daß diese Besetzung völlig unzureichend war.6. Der Rest der Truppe wurde nicht etwa zur taktischen Sicherung der Stadt verwendet. Die Truppe lagerte friedensmäßig auf den Höhen, hörte unten in der Stadt die ununterbrochenen Schießereien in den Häusern und hielt am 16. 9. vormittags eine Parade vor dem Pascha zu Ehren des hohen muhammedanischen Festtages, des Kurban-Beiram. Auf meine dringenden Vorstellungen, die ich an Halil Pascha als Mensch und Freund richtete, befahl Nuri, daß noch ein zweites Regiment in die Stadt rücken solle. Ich hielt mich für verpflichtet, sofort aufmerksam zu machen, daß diese Maßnahme nicht ausreichend sei. Nuri erwiderte, er hielte sie für genügend.7. Als wir im Saale des Hotel Metropol versammelt waren, stürmten von allen Seiten telephonische und persönliche Hilferufe auf uns ein. Die neutralen Konsuln, an ihrer Spitze der dänische, erschienen und beschwerten sich in bitteren Worten über die Untätigkeit der Türken, der es allein zu verdanken sei, daß Gemetzel und Plünderung andauerten.Naturgemäß wendeten sich alle Deutschen und deutschen Schutzbefohlenen an mich, aber auch die Konsuln und andere Persönlichkeiten baten mich als Deutschen um Vermittlung und Unterstützung. Ich brachte sie zu Nuri Paschas Kenntnis. Vor allem ersuchte ich, da ein amtlicher deutscher Vertreter fehlte, um den Schutz deutschen Lebens und Eigentums. Ich erbat die sofortige Gestellung von Schutzposten vor die deutschen Quartiere.8. Statt mit allen Mitteln an die Herstellung der Ordnung in der Stadt zu gehen, trieben sich die Paschas, der Stadtkommandant, die gesamten Generalstabsoffiziere müßig in den Sälen des Hotels umher. Wenn Klagen und Bitten an Nuri oder den Stadtkommandanten kamen, so wurden sie mit jener inneren Teilnahmslosigkeit abgefertigt, die sofort erkennen läßt, daß jeder ernste Eifer und Wille fehlt. Ein großes Festmahl schloß sich an, dem sämtliche Generäle und die Stäbe mit dem Stadtkommandanten beiwohnten. Das Kaukasuslied wurde gespielt. Mit unverhohlenem Triumph wurde mir der Inhalt verdeutscht, daß nunmehr die Türkei sich ihr altes Eigentum, den Kaukasus, wieder holen werde. Während und nach der Tafel ging in der Stadt Mord und Plünderung weiter. Die Türken ließen sich dadurch in ihrer Untätigkeit nicht stören.Ich kann die vielfach offen ausgesprochene Ansicht nicht unerwähnt lassen, daß die türkische Führung den Tataren die Gelegenheit zur Rache an den Armeniern geben wollte.Zwischen 5 und 6 Uhr nachmittags erschien der dänische Konsul in großer Erregung im Saale des Hotel Metropol, wo sich unentwegt das ganze freie Treiben abspielte, und teilte mir mit, daß erneut deutsche Häuser geplündert und die Bewohner mit Waffen bedroht würden. Ich ging auf Nuri Pascha zu und sagte mit lauter erhobener Stimme ungefähr folgendes: „Exzellenz, ich bitte Sie nun endlich wirksame Maßnahmen zum Schutze der Deutschenzu treffen. Ich bin sonst gezwungen, der Deutschen Botschaft in Konstantinopel zu berichten, wie wenig Sie deutsches Leben und deutsches Eigentum schützen.“ Nuri erwiderte etwas verdutzt, er habe doch alles getan. Ich antwortete, daß dies nicht stimme. Man hätte eine Parade gehalten, während Mord und Plünderung herrschten. Es stünden immer noch 5 Regimenter untätig vor der Stadt, außerdem sitze der Stadtkommandant noch immer untätig im Saale. Von den Führern und Generalstabsoffizieren habe noch keiner das Hotel verlassen, um selbst einzugreifen. Ich bäte ihn nochmals dringend, nun endlich die Sicherheit der Deutschen zu gewährleisten. Ich persönlich würde mich nun mit den 3 deutschen Offizieren in die Stadt begeben, um nach Möglichkeit selbst den Deutschen zu helfen, daraufhin wandte ich mich ab und verließ den Saal.Die ganze Auseinandersetzung konnte natürlich den im Saale Anwesenden nicht verborgen bleiben. Ich habe mit scharfer Betonung gesprochen, aber kein Wort und keine Geste gebraucht, die im geringsten beleidigend sein könnte. Der Tragweite meines Schrittes war ich mir wohl bewußt. Ich bin der festen Überzeugung, daß ich in der gegebenen Lage nach all dem Vorausgegangenen so handeln mußte, wenn nicht die deutschen und neutralen Vertreter die Anschauung gewinnen sollten, daß der Schutz deutschen Lebens und Eigentums in ungenügender Weise von mir vertreten würde, da höfliches Ersuchen nicht zum Ziele geführt hatte.Sachlich trug mein Auftreten jedenfalls Früchte. Der Stadtkommandant wurde sofort seiner Stelle enthoben. Nasim Bey wurde zum Stadtkommandanten ernannt und richtete sich nun eine Arbeitsstätte in einem anderen Hotel ein. Offiziere wurden mit Autos in die Stadt entsandt. Neue Truppen wurden in die Stadt gezogen. In diesen Maßnahmen dürfte das beste Eingeständnis der bisherigen Unterlassungen liegen.Ich hatte an einige deutsche Häuser türkische Posten aufgestellt und war auf Ersuchen einer deutschen Familie mit Major Mayr zu einem jungen armenischen Rechtsgelehrten gefahren, der von den Tataren mit dem Tode bedroht wurde. Ich stellte vor das Haus ebenfalls einen Posten und nahm den Mann mit in das Hotel. Es war Nacht geworden. Als wir heimfuhren, krachten von allen Seiten die Schüsse. Das Feuer wurde immer lebhafter. Es klang, als ob in der Stadt ein erbitterter Kampf ausgefochten würde. Nuri Pascha meinte, es sei Festschießen zu Ehren des Kurban-Beiram. Auf jeden Fall war das Schießen ein willkommener Deckmantel für die Fortsetzung des Gemetzels.Am nächsten Morgen, 17. 9., ging die Plünderung ruhig weiter. Nun wurde vor unserem Hotel ein Plünderer aufgehängt. Die Türken erzählten uns, auch andere Hinrichtungen würden jetzt vollzogen, um die Plünderer abzuschrecken. Als ich am 17. 9. abends Baku verließ, war in der Nähe desBahnhofs noch eine lebhafte Schießerei. Die Ordnung war in der Stadt noch nicht hergestellt.Die Ausschreitungen spielten sich meist im Innern der Häuser ab. Daher lagen auf den Straßen verhältnismäßig wenig Leichen. Sie waren meistens in Winkeln zusammengetragen, so daß man oft erst durch den Geruch aufmerksam wurde. An einer Stelle sah ich sieben Leichen, meist nackt, übereinander liegen, darunter mehrere Kinder und eine Wöchnerin. Die Leichen waren nahezu alle mit blutunterlaufenen Stellen, die von Kolbenschlägen herrührten und mit Stichen bedeckt. Aus Kellern schlug Leichengeruch entgegen. Ich muß betonen, daß ich nur wenig Zeit hatte, den Spuren des Gemetzels nachzugehen, da ich von allen Seiten um Hilfe bestürmt wurde. Doch schon auf meinen kurzen Gängen traf ich auf diese handgreiflichen Beweise der Metzeleien. Der Eindruck der Plünderung ganzer Straßenzeilen vom Keller bis unter das Dach drängte sich ohne weiteres beim Passieren der Straßen auf. Als ein türkischer Major am 17. abends von einem Rundgang zurückkam, sagte er unaufgefordert zu mir: „Sie haben recht. In der Stadt ist es schrecklich zugegangen. Man kann es nicht leugnen.“ Vor anderen Zeugen erzählte mir ein Deutscher, er sei mit dem Adjutanten Nuri Paschas in ein Haus gekommen, in dem 13 Grusinier ohne Unterschied des Geschlechts und Alters ermordet lagen. Als er darauf hinwies, daß es sich um Grusinier, also deutsche Schutzbefohlene handle, erhielt er die Antwort: „Man hat sie eben für Armenier gehalten.“Der dänische Konsul bemühte sich, die Erschießung der beiden Deutschen aufzuklären. In ihrem Hause hatten sich armenische Soldaten verteidigt, die bei der Annäherung der Türken flohen. Obwohl beide ohne Waffen waren, und sich als Deutsche bezeichneten, wurde sie ohne weitere Prüfung des Sachverhaltes an die Wand gestellt und erschossen.Aus der Fülle der tragischen Erlebnisse und erschütternden Eindrücke möchte ich ein Vorkommnis herausgreifen. Eine deutsche Dame mit drei Töchtern teilte mir mit, daß ihr Schwiegersohn — ein Armenier — getötet worden und ihre Tochter — eine Deutsche — mit zwei Kindern weggeschleppt worden sei. Da ich hoffte, sie befänden sich vielleicht in einem der Schutzlager, in die die Armenier seit dem 17. vormittags mit Kolbenstößen und Peitschenhieben zusammengetrieben und wie Viehherden zusammengepfercht wurden, so ging ich mit ihr von Lager zu Lager. Die Verlorene war nirgends zu finden. Alles hofft auf Deutschlands Hilfe. Vom Auftreten der Türken hat man genug.Ich halte es für dringend nötig, schon zum Schutze der riesigen wirtschaftlichen Interessen, daß deutsches Militär und deutsche Sachverständige nach Baku kommen.Den türkischen Versuchen gegenüber, die schweren Verfehlungen und widerlichen Vorgänge in Baku als harmlos und als im Zusammenhang mit der Erstürmung der Stadt hinzustellen, möchte ich nochmals betonen, daß das Gemetzel schon vor Wochen angekündigt und ohne jeden Zusammenhang mit taktischen Vorgängen durchgeführt wurde. Auch der Einwurf, man habe die Truppen nicht in die Stadt gelassen, da man ihrer nicht sicher gewesen sei, ist nicht stichhaltig. Allerdings durfte man nicht, wie es vielfach geschah, die Soldaten in kleineren Patrouillen durch die Stadt schicken. Wo dies geschah, beteiligte sich die türkische Soldateska lebhaft am Plündern und Schänden. Hätte man sie bataillonsweise auf den großen Plätzen aufgestellt und von dort Züge unter Offizieren entsendet, so hätte sich Ordnung schaffen lassen und die Truppe wäre in der Hand behalten worden.Aus der Fülle von Zeugen, die weit besser wie ich über die schweren Ausschreitungen berichten können, möchte ich den dänischen, schwedischen und persischen Konsul, einen Herrn Dassel neben zahlreichen Deutschen, deren Namen mir entfallen, dann Major Hartmann, Major Mayr, Oberstabsarzt Brokelmann, Leutnant Uttermarck des bayerischen Jägerregiments Nr. 15 nennen. Der russische General Ali Pascha erzählte mir, daß sogar seinen beiden alten Schwestern 600 Rubel in der Wohnung abgepreßt wurden, da man ihnen vorhielt, sie seien Christinnen, obwohl sie den Koran vorzeigten. Ich würde es für richtig halten, daß in Baku eine deutsche Kommission gebildet wird, bei der alle Ausschreitungen gegen Deutsche und deutsche Schutzbefohlene angemeldet werden.Ab ich am 17.9. abends mich von Nuri Pascha verabschiedete, reichte er mir die Hand. Obwohl es bekannt war, daß bei Baladschari ein Zusammenstoß zweier Züge erfolgt war und die Strecke gesperrt sei, fuhren wir los. Vielleicht käme man doch durch. Die Folge war, daß wir fast 24 Stunden vor Baladschari liegen blieben. Die Station Kyschli war ebenfalls geplündert. In der Gegend im Nordosten Bakus zeigten sich Reitergruppen, zahlreiche Schüsse fielen, Staubwolken tauchten auf. Was wirklich vorging, war nicht zu erkennen.Am 18. vormittags erschien der Adjutant Halil Paschas und überreichte mir, ohne daß vorher ein Wort zwischen Halil und mir gewechselt oder irgend eine Reibung erfolgt wäre, folgendes Enthebungsschreiben, datiert vom 17. 9.:Votre tenue et vos paroles d’hier contre S. E. Noury Pascha, le commandant en Chef de l’armée Islam, devant une foule amie et étrangère et par conséquence la plainte officielle de S. E. à moi m’obligent définitivement de mettre un terme à votre Mission de Chef d’Etat-Major chez moi.Je vous ai mis à la disposition du grand quartier Général auquel je l’ai télégraphié.Halilen Chef de groupe d’armées d’Est.Lieutenant-Général et commandant.Der schroffe Inhalt des Schreibens machte es mir unmöglich, die Geschäfte bis zur Antwort des Großen Hauptquartiers weiterzuführen. Sie wurden vom Sous Chef, Oberstleutnant Bassri Bey, übernommen.Paraquin, Oberstleutnant.Anlage 2.Délégation Imperiale Allemandeau Caucase.Tiflis, le 20 Septembre 1918.Excellence,En vous faisant parvenir ci-jointe la copie d’un télégramme que je viens d’adresser à Son Excellence Noury Pascha, je ne manque pas de prier aussi Votre Excellence instamment de faire valoir toute votre influence auprès de votre Gouvernement et auprès du commandant-en-chef de l’armée Islam afin qu’il consente à la demande que j’ai dû lui exprimer. Comme représentant de l’Allemagne le plus rapproché des événements de Bacou je porte toutes les responsabilités pour la protection des sujets Allemands de cette ville vis-à-vis de mon Gouvernement ainsi que de la nation Allemande toute entière.En même temps je crois pouvoir recourir à vos sentiments de haute justice et de l’humanité pour obtenir l’intervention de Votre Excellence en faveur des pauvres gens qui en ce moment souffrent si terriblement de la fureur des Tatares et qui ne sauraient être sauvés que par une puissante protection des troupes régulières Ottomanes.D’après les renseignements absolument sûrs que je viens de recevoir, les Tatares ont commencé immédiatement après l’entrée dans la ville des troupes Ottomanes à se livrer à toutes sortes de cruautés, de pillages et de massacres. En première ligne ces atrocités furent dirigées contre les Arméniens, mais il y en a aussi des sujets des autres nations, qui sont tombés victimes eux-mêmes et leurs biens propres.Quoique Noury Pascha disposât d’un nombre suffisant de troupes régulières pour mettre immédiatement fin à ces cruautés, il n’a pas pris pour des raisons qui ne me sont pas connues à temps des mesures énergiques de sorte que même le soir du 17 l’ordre à Bacou ne fut pas encore rétabli.C’est en ma qualité de collègue et d’Allié que je me permets d’adresser cet appel au représentant d’une grande nation civilisée. En particulier je me base sur les promesses que Votre Excellence a bien voulu me donner ausujet des efforts que vous avez fait pour arriver à un resserrement des relations cordiales entre nos deux puissances.Je saisis l’occasion pour renouveler à Votre Excellence l’assurance de ma très haute considération.v. Kreß.Son Excellence Abdoul Kerim Pascha, Représentant Impérial Ottoman près du Gouvernement de la République Géorgienne à Tiflis.Anlage 3.Délégation Imperiale Allemandeau Caucase.Tiflis, le 20 Septembre 1918.Très urgent!Télégramme.Je tiens d’une source absolument sûre que lors des massacres, qui malheureusement ont eu lieu à Bacou après la prise de la ville, plusieurs sujets ou anciens sujets Allemands sont aussi tombés victimes des atrocités et leurs biens dévastés. Par conséquent vu le fait que Votre Excellence n’était pas à même de protéger suffisamment les vies et les intérêts des citoyens Allemands, je vous adresse au nom de l’Empire Allemand la demande officielle et formelle de donner dès à présent votre consentement à l’envoi d’un bataillon Allemand qui sera exclusivement chargé de la sauvegarde des dits intérêts de mes connationaux. En ce qui concerne les crimes, qui ont été déjà commis contre des sujets Allemands je me réserve d’y revenir plus tard après avoir reçu les instructions y relatives de mon Gouvernement. Veuillez répondre, Excellence, par retour du courrier, et agréez l’assurance de ma haute consideration.Général v. Kreß.A Son Excellence Noury PaschaGénéral de division Impérial Ottoman à Bacou.Anlage 4.Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.Tiflis, den 20. September 1918.Herr Diplomatischer Vertreter!Ich erfahre soeben aus absolut zuverlässiger Quelle, daß nach der Eroberung Bakus durch die türkischen Truppen tatarische Banden und Teile der tatarischen städtischen Bevölkerung Gemetzel größten Umfangs angezettelt haben, dem auch einige Deutsche zum Opfer gefallen sind.Indem ich mir vorbehalte, auf einzelne Geschehnisse zurückzukommen, sobald ich im Besitz entsprechender Instruktionen meiner Regierung bin, bitte ich Euere Exzellenz schon heute, Ihrer Regierung mitteilen zu wollen, daß ich genötigt sein werde, volle Genugtuung für die Gewalttaten zu fordern, denen wehrlose Deutsche oder unter deutschem Schutz stehende Personen von Seiten der Tataren ausgesetzt gewesen sind.Genehmigen Euere Exzellenz die erneute Versicherung meiner vorzüglichen Hochachtung.v. Kreß.Seiner Exzellenz Herrn Djafaroff, diplomatischem Vertreter der Aserbeidschanischen Republik bei der Georgischen Regierung in Tiflis.Anlage 5.(Ottomanische Vertretungin Tiflis.)Tiflis, le 21. Septembre 1918.A Son Excellence le Représentant du Gouvernement de l’empire allemand, Général von Kreß.Excellence,J’ai l’honneur de vous informer sur les soi-disantes atrocités et attaques sur les vies et bénéfices des sujets allemands pendant l’occupation de Bacou. Cela a été avisé à Votre Excellence par une idée tout à fait exagérée et pour les Arméniens aussi il n’a pas été commis aucun excès et aucune cruauté. Quant aux petits événements qui soi-disant eurent lieu pendant l’occupation de la ville, ils peuvent être considérés comme des accidents attachés aux anciens événements et cela peut arriver partout, mais c’est bien sûr que sur la chute d’une position de défense, qui a passée des scènes sanglantes, dans le passé et dans le présent, quelques petits accidents peuvent surgir, mais ils n’ont absolument aucun sens de massacre. Et surtout de pratiquer volontairement une attaque contre les sujets allemands, peut rester tout à fait en dehors de la vérité. C’est absolument impossible admettre de la part de l’armée et du peuple ottoman d’une telle action vis-à-vis de son allié et ami, Etat et peuple d’Allemagne. On peut réparer toujours les petits dégats qui soi-disant ont eu lieu pendant le courant des événements de Bacou et en même temps s’il y a eu de tels incidents appartenants à ce temps là, ce sera bien possible d’empêcher définitivement leurs répétitions et de maintenir la discipline et l’ordre, d’établir aussi la tranquillité et la paix et je crois que jusqu’à maintenant toutes ces choses là sont faites. C’est pour cela que je ne vois d’après moi aucun besoin d’envoyer un autre bataillon pour une ville qui a été prise avec tel prix de sang et des pareils sacrifices.Parce que c’est bien sûr que les officiers supérieurs, les officiers et les troupes ottomanes qui se trouvent à Bacou savent que toutes sortes de droits de leurs confrères allemands sont aussi honorés et sacrés au même degré de leurs propres droits. C’est ce que j’appuis sur les idées et les jugements de n’envoyer sans nécessité un bataillon allemand à Bacou, c’est fondé sur la raison qui ne consiste aucun danger pour l’Empire ottoman et pour les armées devant nos ennemis communs ainsi que pour les sujets allemands et la façon d’agir en envoyant le susdit bataillon aura peut-être quelques inconvénients et des rumeurs nuisibles dans les sphères qui nous entourent.Cependant en parlant du texte de votre lettre, Excellence, je l’ai communiqué au Gouvernement et au Commandant de l’armée de l’Islam et j’ai ajouté de ma part qu’il soit apporté de la part des troupes ottomanes le concours essentiel avec une attention spéciale, et s’il existe des nécessiteux, il faudrait pour ces pauvres aussi, par grâce, prêter le concours immédiat.En joignant mes respects, Excellence, j’ai l’honneur d’appuyer sur notre alliance remplie d’honneur et de gloire communs et nos liens et amitiés et aussi les créances que Votre Excellence porte pour le gouvernement et le peuple ottoman et ainsi que pour l’armée remplie d’héroisme.Veuillez agréer, Excellence, l’assurance de ma haute considération.Représentant Diplomatique et Militaire du Gouvernement Impérial Ottoman,Abdul-KerimAnlage 6.(Türkische Kaukasusarmee.)Bakou, le 25-9-34.Excellence,J’ai reçu votre télégramme et votre honoré du 20.9.18 informant les évènements arrivés à Bakou.Ces nouvelles ne peuvent être de si authentique comme d’annonce.Le premier jour de l’offensive générale de nos troupes contre Bakou, la résistance de l’ennemi n’avait pas été rompu tout à fait.Le lendemain, par suite de la défense et durable et définitive de l’ennemi, l’armée a été obligée d’entrer en combat à la ville.Plusieurs musulmans déjà chagrinés du massacre des musulmans fait par les arméniens en date 18 Mars 1918, et surtout les gaspilleurs ouvriers Persans, profitèrent instantanément de l’occasion présentée et se mirent à commettre quelques offenses.Ces évènements a pu se rétablir en sûreté par les preuves et les mesures énergiques prit par l’armée et par la condamnation à mort de centaines de musulmans coupables de ces atrocités.Dès lors, la ville possède une sûreté extraordinaire de sorte qu’aucun du peuple ne porte plainte.Les renseignements que vous venez de recevoir sur les sujets allemands tombés victimes des atrocités ne sont pas ni vrais et ni réels, si il y a de même des offenses commis envers les sujets allemands, le Gouvernement Azerbaydjanien est obligé de dédommager les pertes désignées.Les troupes turcs ont déjà rétabli l’ordre et la sûreté public. Voilà pourquoi il ne serait pas nécessaire d’envoyer les troupes allemandes pour la sauvegarde des sujets allemands.C’est un de mes spéciaux devoirs la charge de protéger les vies et les intérêts des sujets allemands.Noury, Général de Division.Son Excellence le Général von Kreß,Délégué Impérial Allemand Tiflis443.Auswärtiges Amt.Berlin, den 29. Oktober 1918.Die Meldung der Tribune de Genève[157]ist unzutreffend. Der wahre Sachverhalt ist folgender:Bereits am 4. Juni hat die Türkei in Batum mit der damals neu gegründeten armenischen Republik einen Friedensvertrag geschlossen, dessen Bestimmungen in territorialer Hinsicht für die Armenier sehr ungünstig waren. Die türkische Grenze war weit über die im Frieden von Brest-Litowsk gezogene Linie vorgeschoben. Das den Armeniern verbleibende unfruchtbare Gebirgsland reichte nicht aus, um außer den ursprünglichen Bewohnern, den vielen Flüchtlingen aus Türkisch-Armenien und den von den Türken besetzten kaukasischen Gebieten Unterkommen und Nahrung zu bieten. Wir haben den Vertrag von Batum nicht anerkannt und alsbald energische Schritte unternommen, um die Türken zur Innehaltung der Bestimmungen des Brester Friedens zu veranlassen. Lange zeigte sich die türkische Regierung taub gegen alle Vorstellungen. Auch unser Versuch, den armenischen Flüchtlingen wenigstens zur Bergung der Ernte die Rückkehr in ihre verlassenen Dörfer zu ermöglichen, blieb zunächst erfolglos.Erst bei den Verhandlungen, die im September hier mit dem Großwesir geführt wurden, gelang es uns, ihn zum Entgegenkommen gegenüber denWünschen der Armenier zu bewegen und das Versprechen einer Revision der territorialen Bestimmungen des Vertrages von Batum zu erlangen. Die seit Anfang Juni in Berlin anwesenden armenischen Delegierten haben an den deutsch-türkischen Verhandlungen nicht teilgenommen. Talaat Pascha hat sich aber ihnen gegenüber im gleichen Sinne ausgesprochen.Unmittelbar nach seiner Rückkehr nach Konstantinopel hat er dann sein uns gegebenes Versprechen erfüllt und mit der armenischen Republik eine Vereinbarung über Wiederabtretung und Räumung des armenischen Gebiets bis zur Grenze von Brest-Litowsk abgeschlossen.I. A.:von Langwerth.An die Deutsche Gesandtschaft, Bern.
Oktober.
439.
Armenische Republik.Delegation in Berlin.
Berlin, den 1. Oktober 1918.
Das Ergebnis der kürzlich in Berlin mit Talaat Pascha gepflogenen Verhandlungen gestattet uns, zu hoffen, daß die türkische Regierung, nachdem sie ihren Widerstand gegen die Anerkennung der Brester Grenze aufgegeben hat, nunmehr durch die baldige Räumung unseres Gebiets ihrem Zugeständnis die Tat folgen lassen wird. Wir sind uns der Bemühungen wohl bewußt, die von der Deutschen Regierung aufgewendet wurden, um dieses für uns erfreuliche Resultat herbeizuführen, und bitten, dafür den Ausdruck unserer aufrichtigen Dankbarkeit gütigst entgegennehmen zu wollen.
Unsere hiesige Delegation wurde in einem Augenblick äußerster Gefahr für unsere Existenz nach Berlin geschickt, um bei der Deutschen Regierung Schutz und Hilfe zu suchen. Wir wurden hier freundlich aufgenommen und genossen in weitestem Maße Gastfreundschaft, ein Zeichen gütigen Wohlwollens, welches wir zu schätzen wissen und das uns zur Dankbarkeit verpflichtet hat.
Durch die hoffentlich baldige Lösung der Räumungsfrage ist wohl der dringendste Teil der Aufgabe unserer hiesigen Delegation erfüllt.
Dr. H. Ohandjanian,Bevollmächtigter Vertreter der armenischen Regierung.
An das Auswärtige Amt des Deutschen Reiches, Berlin.
440.
Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.
Tiflis, den 17. Oktober 1918.
Urschriftlich nebst Anlage
Seiner Großherzoglichen Hoheit dem Reichskanzler,Prinz Max von Baden,
gehorsamst vorgelegt.
Frhr. von Kreß.
La République de l’ArménieM. A. E.
Mission diplomatiqueen Géorgie, Tiflis.
Tiflis, Le 17 Octobre 1918.
Excellence!
J’ai l’honneur de communiquer à Votre Excellence la traduction textuelle de la note de protestation, que je viens d’adresser à Monsieur le Représentant Diplomatique de l’Azerbaidjan concernant le massacre de la population arménienne dans la ville de Bacou.
Je prie Votre Excellence d’avoir l’obligeance de porter à la connaissance du Gouvernement Impérial le contenu de cette note et les protestations de mon Gouvernement au sujet des cruautés inouies, commises lors de la prise de la ville de Bacou.
Profitant de cette occasion, je me fais plaisir de renouveler à Votre Excellence l’assurance de ma très haute considération.
Djamalian.
Chargé d’Affaires de la République de l’Arménie en Géorgie.
Son Excellence Monsieur le Général Kress von Kressenstein,Chef de la Délégation Impériale Allemande au Caucase.
La République de l’Arménie.Mission diplomatique en Géorgie.
Traduction.
Tiflis, le 16 Octobre 1918.
Le soussigné, Chargé d’Affaires de la République d’Arménie en Géorgie, a l’honneur de communiquer à Monsieur le Représentant Diplomatique de l’Azerbeidjan auprès du Gouvernement Géorgien, que d’après des renseignements d’une source certaine, reçus par le Gouvernement de la République d’Arménie, la prise de la ville de Bacou a été suivie d’un cruel massacre de la population paisible arménienne sans distinction de sexe et d’âge et complétée par un pillage des maisons, commis par des foules musulmanes.
Le nombre des victimes s’élève de vingt cinq jusqu’à trente mille personnes. Les scènes d’une barbarie inouie ont eu lieu pendant trois jours, et ce n’est qu’après l’expiration de ce délai, que des mesures ont été prises par les autorités, et quelques bandits alors surpris sur place ont été punis.
Lors de l’établissement du pouvoir du Gouvernement de l’Azerbeidjan, de nombreuses arrestations ont été opérées parmi les restes de la population arménienne et surtout parmi la classe intellectuelle, quant aux arméniens riches, des extorqueurs les somment, sous menace de les délivrer, à verser des sommes d’argent considérables.
Les blessés restés sans soins, les enfants jetés sur le pavé complètent le spectacle affreux de la domination de la foule dans cette ville.
En informant de ce qui précède, le soussigné a l’honneur de prier Monsieur le Représentant Diplomatique de porter à la connaissance du Gouvernement de l’Azerbeidjan la protestation la plus énergique du Gouvernement de la République d’Arménie, contre la non-prise des mesures opportunes pour faire cesser le massacre de la population paisible arménienne. Le Gouvernement de la République d’Arménie insiste également et sur la punition la plus sévère des personnes coupables d’agressions contre les habitants arméniens et sur l’adoptation des mesures efficaces, afin de mettre fin aux violences, qui ont lieu sur les malheureux survivants.
A. Djamalian.
Pour traduction conforme: M. Toumanoff, Conseiller de Légation.
441.
Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.
Tiflis, den 21. Oktober 1918.
Euerer Großherzoglichen Hoheit beehre ich mich, anliegend Abschrift einer Eingabe des armenischen diplomatischen Vertreters in Tiflis gehorsamst vorzulegen.
Ich habe den Vertreter der Delegation in Baku, Oberstleutnant Freiherr von der Goltz, beauftragt zu helfen, soweit dies möglich ist.
Frhr. von Kreß.
Seiner Großherzoglichen Hoheit dem ReichskanzlerPrinzen Max von Baden.
Anlage.
Stempel der Vertretungder armenischen Regierung in Tiflis.
Tiflis, le 19. Octobre 1918.
Excellence!
Vos bonnes intentions pour tout ce qui concerne Bacou me sont connues. Je sais également tous les efforts que Votre Excellence a apporté à introduire à Bacou un détachement avec les troupes turco-tatares, ce qui aurait occasionné une garantie des biens et des vies des habitants arméniens de Bacou. Il ne m’est également pas inconnu le refus tenace qui était opposé à toutes vos intentions.
Tout le monde connaît maintenant les horreurs dont fut victime la population inoffensive arménienne de Bacou et je n’ai aucun doute que les renseignements que vous avez, seront à temps communiqués au Gouvernement et à la nation Allemande. Toutefois la conduite inhumaine qui continue à avoir lieu envers cette population martyrisée, et le cauchemar sous lequel continuent à vivre encore les Arméniens de Bacou — ne sont pas connus à tout le monde.
Une terreur règne à Bacou. D’après les récits et les rapports des témoins de nationalités différentes et dans ce nombre il faut inclure et des musulmans, toute la classe intellectuelle arménienne est arrêtée et endure des tortures inimaginables. De ce nombre jusqu’à présent nous avons appris l’arrestation des personnes suivantes.
1.Tigrane Sakharian (docteur en médecine),2.Djoumchout Aroutiuniantz (l’ex-maire de la ville),3.Artem Egiasarian,4.Konstantin Kalantarian (ingénieur),5.Samson Amiroff,6.Serge Melikoff,7.Georges Melikoff,8.Petre Souraboff,9.Stepan Tigranian (avocat),10.Mickail Atabékian (directeur de la banque du Caucase),11.Konstantin Khisanian (ingénieur),12.Manandian (avocat),13.Khoublarian (directeur de la banque de commerce),14.Grigor Ogandjanian.
1.Tigrane Sakharian (docteur en médecine),2.Djoumchout Aroutiuniantz (l’ex-maire de la ville),3.Artem Egiasarian,4.Konstantin Kalantarian (ingénieur),5.Samson Amiroff,6.Serge Melikoff,7.Georges Melikoff,8.Petre Souraboff,9.Stepan Tigranian (avocat),10.Mickail Atabékian (directeur de la banque du Caucase),11.Konstantin Khisanian (ingénieur),12.Manandian (avocat),13.Khoublarian (directeur de la banque de commerce),14.Grigor Ogandjanian.
1.Tigrane Sakharian (docteur en médecine),2.Djoumchout Aroutiuniantz (l’ex-maire de la ville),3.Artem Egiasarian,4.Konstantin Kalantarian (ingénieur),5.Samson Amiroff,6.Serge Melikoff,7.Georges Melikoff,8.Petre Souraboff,9.Stepan Tigranian (avocat),10.Mickail Atabékian (directeur de la banque du Caucase),11.Konstantin Khisanian (ingénieur),12.Manandian (avocat),13.Khoublarian (directeur de la banque de commerce),14.Grigor Ogandjanian.
1.Tigrane Sakharian (docteur en médecine),
1.
Tigrane Sakharian (docteur en médecine),
2.Djoumchout Aroutiuniantz (l’ex-maire de la ville),
2.
Djoumchout Aroutiuniantz (l’ex-maire de la ville),
3.Artem Egiasarian,
3.
Artem Egiasarian,
4.Konstantin Kalantarian (ingénieur),
4.
Konstantin Kalantarian (ingénieur),
5.Samson Amiroff,
5.
Samson Amiroff,
6.Serge Melikoff,
6.
Serge Melikoff,
7.Georges Melikoff,
7.
Georges Melikoff,
8.Petre Souraboff,
8.
Petre Souraboff,
9.Stepan Tigranian (avocat),
9.
Stepan Tigranian (avocat),
10.Mickail Atabékian (directeur de la banque du Caucase),
10.
Mickail Atabékian (directeur de la banque du Caucase),
11.Konstantin Khisanian (ingénieur),
11.
Konstantin Khisanian (ingénieur),
12.Manandian (avocat),
12.
Manandian (avocat),
13.Khoublarian (directeur de la banque de commerce),
13.
Khoublarian (directeur de la banque de commerce),
14.Grigor Ogandjanian.
14.
Grigor Ogandjanian.
La plupart des emprisonnés n’ont aucun rapport avec la politique, car tous ceux qui ont organisé la défense de la ville de Bacou, d’après les mêmes sources, ont quittée la ville à temps. L’arrestation de la classe intellectuelle peut être envisagé comme un acte de vengeance d’une cruauté inutile.
Les poursuites et les oppressions de la population arménienne ont fait surgir des groupes d’extorqueurs qui achèvent de ruiner cet élément. Sous la menace de dénoncer aux autorités, ces groupes d’extorqueurs somment beaucoup d’arméniens riches à verser des sommes d’argent plus que considérables et en cas de refus menacent de les faire emprisonner, les accusant d’avoir pris part au massacre des tatares.
Après le massacre apparurent une foule d’orphelins et de blessés, équi sans aucun aide de quel coté que ce fut, survivent à des jours effroyables et des bruits en plus circulent, que les autorités de Bacou ont l’intention d’amasser les réfugiés dans des camps de concentration, où ces derniers seront voués sans aucun doute à une mort certaine.
En vous communiquant tous ces faits, je prie Votre Excellence au nom de l’humanité et de la charité dont vous vous êtes toujours guidés à bien vouloir protéger les malheureux habitants arméniens afin qu’ils soient à l’abri des attentats qui pourraient se commettre et sur leurs vies et sur leurs biens.
Veuillez agréer, Excellence, l’expression de ma plus haute considération.
A. Djamalian
Chargé d’Affaires de la République de l’Arménie auprès du Gouvernement Géorgien.
Son Excellence, Monsieur le Général Kress von Kressenstein,Chef de la Délégation Impériale Allemande au Caucase.
442.
Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.
Tiflis, den 30. Oktober 1918.
Euerer Großherzoglichen Hoheit beehre ich mich, in der Anlage das Hauptsächlichste über die Baku-Massakres mir zugegangene informatorische Material für die Akten des Auswärtigen Amts gehorsamst zu übersenden.
Desgleichen füge ich den Schrift- und Notenwechsel bei, welcher zwischen der Kaiserlichen Delegation und den türkischen Befehlshabern bzw. Diplomaten und der Aserbeidschanischen Regierung in der gleichen Angelegenheit entstanden ist. Ich halte es für angezeigt, daß sich dieses Material bei den Akten des Auswärtigen Amts befindet, damit die Kaiserliche Regierung über die Maßnahmen unterrichtet ist, die die hiesige Kaiserliche Vertretung im Interesse der Menschlichkeit und zum besonderen Schutze der in Baku lebenden Deutschen unternommen hat.
Wenn die von mir vorgeschlagenen Maßnahmen nicht alle zur Ausführung gelangt sind, so trägt daran einzig und allein die ablehnende Haltung der Türken die Schuld, gegen die ich keine Machtmittel besaß.
Die Entsendung des Barons von der Goltz erfolgte zum Teil ebenfalls aus dem Grunde, um wenigstens einen moralischen Druck auf die höheren türkischen Heerführer ausüben zu können.
Frhr. von Kreß.
Seiner Großherzoglichen Hoheit dem Reichskanzler,Prinzen Max von Baden.
Anlage 1.
Türkische Heeresgruppe Ost.Chef des GeneralstabesOsmanischer Oberstleutnant Paraquin.
Tiflis, den 26. September 1918.
An Generalleutnant von Seeckt, Exzellenz.
Vorgänge in Baku nach der Einnahme am16.und17.September1918.
Am 16. 9. vormittags begaben sich Halil und Nuri Pascha mit ihrer Begleitung von Puta mit der Bahn nach Baku.
Bei Baladschari lagen 10 bis 12 tote weiße Engländer am Bahndamm. Der Bahnhof war nach der Wegnahme durch die Türken abgebrannt. Der Bahnkörper war auf der ganzen Strecke unbeschädigt.
Über der schwarzen Stadt hingen mächtige Rauchwolken. Türkische Artillerie hatte am 15. 9. vormittags einen Massut-Tank in Brand geschossen. Nuris Behauptung, er habe selbst gesehen, daß ein kleines russisches Kriegsschiff die schwarze Stadt beschossen habe, ist falsch. Ich habe in Baku deutsche und russische Zeugen, vor allem auch die Vertreter der russischen Flotte gesprochen. Da Südwestwind herrschte, schien der Brand eine große Gefahr für die Fabrikstadt zu bedeuten. Doch sprang der Wind am Nachmittag um. Es wurden nur 3 bis 4 große Tanks vom Feuer erfaßt, deren Inhalt am Abend des 17. noch nicht ausgebrannt war.
Noch am Vormittag des 17. war die schwarze Stadt von keinem türkischen Soldaten betreten worden! An diesem Tage kamen aus der schwarzen Stadt von verschiedenen Seiten Hilferufe. Die Tataren waren eingedrungen und plünderten. Die Gefahr, daß durch die Schießereien oder andere Zwischenfälle ein Brand mit verhängnisvollen Folgen eintreten könne, war groß. Es bedurfte trotzdem nochmaliger energischer Vorstellungen des Majors Mayr bei dem zum Stadtkommandanten bestimmten Generalstabschef Nuris, Nasim Bey, um endlich zu erreichen, daß am 17. mittags ein Infanterieregiment mit dem Schutze der wertvollen Anlagen betraut wurde, durch deren Zerstörung Baku seine wirtschaftliche Bedeutung einbüßen würde.
Die Fahrt durch die Außenstadt auf das Kampffeld bot einen seltsamen Anblick. Die Straßen waren fast menschenleer. Die Läden und Häuser waren nahezu ausnahmslos geplündert. An verschiedenen Stellen waren Haufen von geraubten Gegenständen zusammengetragen, die anscheinend dentatarischen Plünderern abgenommen und teilweise von einzelnen türkischen Soldaten bewacht wurden. Die an sich zweckmäßige Maßnahme kam jedoch nicht zur beabsichtigten Wirkung, da Soldaten und Tataren ungehindert in dem Haufen herumwühlten und wegtrugen, was ihnen beliebte. Schon auf dieser Fahrt zeigten sich die unverkennbaren Spuren schwerer Ausschreitungen. Zwei ermordete Kinder lagen am Wege, dicht neben uns krachte in einer Seitengasse ein Schuß, aus einem Fenster schrien Frauen in höchster Verzweiflung um Hilfe. Unsere Autos hielten, wir eilten in das Haus, allein die Übeltäter waren nach rückwärts entflohen. Trotzdem damals schon allgemein die Überzeugung herrschte, daß in der Stadt jede Zucht und Ordnung aufgehört und die christliche Bevölkerung geplündert, vergewaltigt und gemordet werde, wurde die Fahrt auf das Kampffeld fortgesetzt, wo eine stundenlange Parade vom 6. Infanterieregiment und den übrigen Waffen stattfand.
Nuri Pascha, der in Baku der Höchstkommandierende war, hat es unterlassen, rechtzeitig und ausreichend Maßnahmen zum Schutze des bedrohten christlichen und europäischen Lebens und Eigentums zu treffen. Ich bitte als Beweis für meine Behauptung folgende Punkte aufführen zu dürfen:
1. Am 23. 8. sagte mir Mürzel Pascha in Güsdek, daß die Tataren offen aussprächen, sie würden die Armenier massakrieren, sobald die Türken Baku nähmen. Ich habe diese Äußerung Nuri Pascha mitgeteilt, und ihn rechtzeitig mehrfach um vorbeugende Maßnahmen gebeten.
2. Ich habe sowohl Mürzel als Nuri Pascha gegenüber an Hand des Stadtplanes von Baku dargelegt, wie die Maßnahmen zur Besetzung einer großen Stadt zu treffen seien, einmal zur eigenen Sicherheit, dann zum Schutze fremden Lebens und Besitzes. Ich schlug die Anfertigung vervielfältigter Stadtskizzen und die genaue Einweisung der Regimenter in ihre Aufgaben vor. Von alledem ist nichts geschehen.
3. Der größte Teil der Tataren wohnt in Baku in einem durch eine 2 km lange hohe Mauer abgeschlossenen Stadtteile. Nichts wäre einfacher gewesen, als die Zugänge zu besetzen. Damit wäre einem großen Teil des Mordgesindels die Möglichkeit zu Ausschreitungen genommen gewesen. Bis zuletzt wurde diese Maßnahme nicht durchgeführt.
4. Von vornherein mußten in Gensche oder Tiflis Plakate vorbereitet werden, die das Standrecht verkündeten und jede Plünderung mit dem Tod bedrohten. Als das Gemetzel unvermindert den dritten Tag anhielt, entschloß man sich endlich zu dieser Maßnahme.
5. Nach der Flucht des Feindes wurde am 15. 9. ein Infanterieregiment zu kaum 1000 Mann, das 56. Infanterieregiment, in die Viertel-Millionenstadt mit ihrer gewaltigen Ausdehnung entsendet. Es bedarf keiner Ausführung, daß diese Besetzung völlig unzureichend war.
6. Der Rest der Truppe wurde nicht etwa zur taktischen Sicherung der Stadt verwendet. Die Truppe lagerte friedensmäßig auf den Höhen, hörte unten in der Stadt die ununterbrochenen Schießereien in den Häusern und hielt am 16. 9. vormittags eine Parade vor dem Pascha zu Ehren des hohen muhammedanischen Festtages, des Kurban-Beiram. Auf meine dringenden Vorstellungen, die ich an Halil Pascha als Mensch und Freund richtete, befahl Nuri, daß noch ein zweites Regiment in die Stadt rücken solle. Ich hielt mich für verpflichtet, sofort aufmerksam zu machen, daß diese Maßnahme nicht ausreichend sei. Nuri erwiderte, er hielte sie für genügend.
7. Als wir im Saale des Hotel Metropol versammelt waren, stürmten von allen Seiten telephonische und persönliche Hilferufe auf uns ein. Die neutralen Konsuln, an ihrer Spitze der dänische, erschienen und beschwerten sich in bitteren Worten über die Untätigkeit der Türken, der es allein zu verdanken sei, daß Gemetzel und Plünderung andauerten.
Naturgemäß wendeten sich alle Deutschen und deutschen Schutzbefohlenen an mich, aber auch die Konsuln und andere Persönlichkeiten baten mich als Deutschen um Vermittlung und Unterstützung. Ich brachte sie zu Nuri Paschas Kenntnis. Vor allem ersuchte ich, da ein amtlicher deutscher Vertreter fehlte, um den Schutz deutschen Lebens und Eigentums. Ich erbat die sofortige Gestellung von Schutzposten vor die deutschen Quartiere.
8. Statt mit allen Mitteln an die Herstellung der Ordnung in der Stadt zu gehen, trieben sich die Paschas, der Stadtkommandant, die gesamten Generalstabsoffiziere müßig in den Sälen des Hotels umher. Wenn Klagen und Bitten an Nuri oder den Stadtkommandanten kamen, so wurden sie mit jener inneren Teilnahmslosigkeit abgefertigt, die sofort erkennen läßt, daß jeder ernste Eifer und Wille fehlt. Ein großes Festmahl schloß sich an, dem sämtliche Generäle und die Stäbe mit dem Stadtkommandanten beiwohnten. Das Kaukasuslied wurde gespielt. Mit unverhohlenem Triumph wurde mir der Inhalt verdeutscht, daß nunmehr die Türkei sich ihr altes Eigentum, den Kaukasus, wieder holen werde. Während und nach der Tafel ging in der Stadt Mord und Plünderung weiter. Die Türken ließen sich dadurch in ihrer Untätigkeit nicht stören.
Ich kann die vielfach offen ausgesprochene Ansicht nicht unerwähnt lassen, daß die türkische Führung den Tataren die Gelegenheit zur Rache an den Armeniern geben wollte.
Zwischen 5 und 6 Uhr nachmittags erschien der dänische Konsul in großer Erregung im Saale des Hotel Metropol, wo sich unentwegt das ganze freie Treiben abspielte, und teilte mir mit, daß erneut deutsche Häuser geplündert und die Bewohner mit Waffen bedroht würden. Ich ging auf Nuri Pascha zu und sagte mit lauter erhobener Stimme ungefähr folgendes: „Exzellenz, ich bitte Sie nun endlich wirksame Maßnahmen zum Schutze der Deutschenzu treffen. Ich bin sonst gezwungen, der Deutschen Botschaft in Konstantinopel zu berichten, wie wenig Sie deutsches Leben und deutsches Eigentum schützen.“ Nuri erwiderte etwas verdutzt, er habe doch alles getan. Ich antwortete, daß dies nicht stimme. Man hätte eine Parade gehalten, während Mord und Plünderung herrschten. Es stünden immer noch 5 Regimenter untätig vor der Stadt, außerdem sitze der Stadtkommandant noch immer untätig im Saale. Von den Führern und Generalstabsoffizieren habe noch keiner das Hotel verlassen, um selbst einzugreifen. Ich bäte ihn nochmals dringend, nun endlich die Sicherheit der Deutschen zu gewährleisten. Ich persönlich würde mich nun mit den 3 deutschen Offizieren in die Stadt begeben, um nach Möglichkeit selbst den Deutschen zu helfen, daraufhin wandte ich mich ab und verließ den Saal.
Die ganze Auseinandersetzung konnte natürlich den im Saale Anwesenden nicht verborgen bleiben. Ich habe mit scharfer Betonung gesprochen, aber kein Wort und keine Geste gebraucht, die im geringsten beleidigend sein könnte. Der Tragweite meines Schrittes war ich mir wohl bewußt. Ich bin der festen Überzeugung, daß ich in der gegebenen Lage nach all dem Vorausgegangenen so handeln mußte, wenn nicht die deutschen und neutralen Vertreter die Anschauung gewinnen sollten, daß der Schutz deutschen Lebens und Eigentums in ungenügender Weise von mir vertreten würde, da höfliches Ersuchen nicht zum Ziele geführt hatte.
Sachlich trug mein Auftreten jedenfalls Früchte. Der Stadtkommandant wurde sofort seiner Stelle enthoben. Nasim Bey wurde zum Stadtkommandanten ernannt und richtete sich nun eine Arbeitsstätte in einem anderen Hotel ein. Offiziere wurden mit Autos in die Stadt entsandt. Neue Truppen wurden in die Stadt gezogen. In diesen Maßnahmen dürfte das beste Eingeständnis der bisherigen Unterlassungen liegen.
Ich hatte an einige deutsche Häuser türkische Posten aufgestellt und war auf Ersuchen einer deutschen Familie mit Major Mayr zu einem jungen armenischen Rechtsgelehrten gefahren, der von den Tataren mit dem Tode bedroht wurde. Ich stellte vor das Haus ebenfalls einen Posten und nahm den Mann mit in das Hotel. Es war Nacht geworden. Als wir heimfuhren, krachten von allen Seiten die Schüsse. Das Feuer wurde immer lebhafter. Es klang, als ob in der Stadt ein erbitterter Kampf ausgefochten würde. Nuri Pascha meinte, es sei Festschießen zu Ehren des Kurban-Beiram. Auf jeden Fall war das Schießen ein willkommener Deckmantel für die Fortsetzung des Gemetzels.
Am nächsten Morgen, 17. 9., ging die Plünderung ruhig weiter. Nun wurde vor unserem Hotel ein Plünderer aufgehängt. Die Türken erzählten uns, auch andere Hinrichtungen würden jetzt vollzogen, um die Plünderer abzuschrecken. Als ich am 17. 9. abends Baku verließ, war in der Nähe desBahnhofs noch eine lebhafte Schießerei. Die Ordnung war in der Stadt noch nicht hergestellt.
Die Ausschreitungen spielten sich meist im Innern der Häuser ab. Daher lagen auf den Straßen verhältnismäßig wenig Leichen. Sie waren meistens in Winkeln zusammengetragen, so daß man oft erst durch den Geruch aufmerksam wurde. An einer Stelle sah ich sieben Leichen, meist nackt, übereinander liegen, darunter mehrere Kinder und eine Wöchnerin. Die Leichen waren nahezu alle mit blutunterlaufenen Stellen, die von Kolbenschlägen herrührten und mit Stichen bedeckt. Aus Kellern schlug Leichengeruch entgegen. Ich muß betonen, daß ich nur wenig Zeit hatte, den Spuren des Gemetzels nachzugehen, da ich von allen Seiten um Hilfe bestürmt wurde. Doch schon auf meinen kurzen Gängen traf ich auf diese handgreiflichen Beweise der Metzeleien. Der Eindruck der Plünderung ganzer Straßenzeilen vom Keller bis unter das Dach drängte sich ohne weiteres beim Passieren der Straßen auf. Als ein türkischer Major am 17. abends von einem Rundgang zurückkam, sagte er unaufgefordert zu mir: „Sie haben recht. In der Stadt ist es schrecklich zugegangen. Man kann es nicht leugnen.“ Vor anderen Zeugen erzählte mir ein Deutscher, er sei mit dem Adjutanten Nuri Paschas in ein Haus gekommen, in dem 13 Grusinier ohne Unterschied des Geschlechts und Alters ermordet lagen. Als er darauf hinwies, daß es sich um Grusinier, also deutsche Schutzbefohlene handle, erhielt er die Antwort: „Man hat sie eben für Armenier gehalten.“
Der dänische Konsul bemühte sich, die Erschießung der beiden Deutschen aufzuklären. In ihrem Hause hatten sich armenische Soldaten verteidigt, die bei der Annäherung der Türken flohen. Obwohl beide ohne Waffen waren, und sich als Deutsche bezeichneten, wurde sie ohne weitere Prüfung des Sachverhaltes an die Wand gestellt und erschossen.
Aus der Fülle der tragischen Erlebnisse und erschütternden Eindrücke möchte ich ein Vorkommnis herausgreifen. Eine deutsche Dame mit drei Töchtern teilte mir mit, daß ihr Schwiegersohn — ein Armenier — getötet worden und ihre Tochter — eine Deutsche — mit zwei Kindern weggeschleppt worden sei. Da ich hoffte, sie befänden sich vielleicht in einem der Schutzlager, in die die Armenier seit dem 17. vormittags mit Kolbenstößen und Peitschenhieben zusammengetrieben und wie Viehherden zusammengepfercht wurden, so ging ich mit ihr von Lager zu Lager. Die Verlorene war nirgends zu finden. Alles hofft auf Deutschlands Hilfe. Vom Auftreten der Türken hat man genug.
Ich halte es für dringend nötig, schon zum Schutze der riesigen wirtschaftlichen Interessen, daß deutsches Militär und deutsche Sachverständige nach Baku kommen.
Den türkischen Versuchen gegenüber, die schweren Verfehlungen und widerlichen Vorgänge in Baku als harmlos und als im Zusammenhang mit der Erstürmung der Stadt hinzustellen, möchte ich nochmals betonen, daß das Gemetzel schon vor Wochen angekündigt und ohne jeden Zusammenhang mit taktischen Vorgängen durchgeführt wurde. Auch der Einwurf, man habe die Truppen nicht in die Stadt gelassen, da man ihrer nicht sicher gewesen sei, ist nicht stichhaltig. Allerdings durfte man nicht, wie es vielfach geschah, die Soldaten in kleineren Patrouillen durch die Stadt schicken. Wo dies geschah, beteiligte sich die türkische Soldateska lebhaft am Plündern und Schänden. Hätte man sie bataillonsweise auf den großen Plätzen aufgestellt und von dort Züge unter Offizieren entsendet, so hätte sich Ordnung schaffen lassen und die Truppe wäre in der Hand behalten worden.
Aus der Fülle von Zeugen, die weit besser wie ich über die schweren Ausschreitungen berichten können, möchte ich den dänischen, schwedischen und persischen Konsul, einen Herrn Dassel neben zahlreichen Deutschen, deren Namen mir entfallen, dann Major Hartmann, Major Mayr, Oberstabsarzt Brokelmann, Leutnant Uttermarck des bayerischen Jägerregiments Nr. 15 nennen. Der russische General Ali Pascha erzählte mir, daß sogar seinen beiden alten Schwestern 600 Rubel in der Wohnung abgepreßt wurden, da man ihnen vorhielt, sie seien Christinnen, obwohl sie den Koran vorzeigten. Ich würde es für richtig halten, daß in Baku eine deutsche Kommission gebildet wird, bei der alle Ausschreitungen gegen Deutsche und deutsche Schutzbefohlene angemeldet werden.
Ab ich am 17.9. abends mich von Nuri Pascha verabschiedete, reichte er mir die Hand. Obwohl es bekannt war, daß bei Baladschari ein Zusammenstoß zweier Züge erfolgt war und die Strecke gesperrt sei, fuhren wir los. Vielleicht käme man doch durch. Die Folge war, daß wir fast 24 Stunden vor Baladschari liegen blieben. Die Station Kyschli war ebenfalls geplündert. In der Gegend im Nordosten Bakus zeigten sich Reitergruppen, zahlreiche Schüsse fielen, Staubwolken tauchten auf. Was wirklich vorging, war nicht zu erkennen.
Am 18. vormittags erschien der Adjutant Halil Paschas und überreichte mir, ohne daß vorher ein Wort zwischen Halil und mir gewechselt oder irgend eine Reibung erfolgt wäre, folgendes Enthebungsschreiben, datiert vom 17. 9.:
Votre tenue et vos paroles d’hier contre S. E. Noury Pascha, le commandant en Chef de l’armée Islam, devant une foule amie et étrangère et par conséquence la plainte officielle de S. E. à moi m’obligent définitivement de mettre un terme à votre Mission de Chef d’Etat-Major chez moi.Je vous ai mis à la disposition du grand quartier Général auquel je l’ai télégraphié.Halilen Chef de groupe d’armées d’Est.Lieutenant-Général et commandant.
Votre tenue et vos paroles d’hier contre S. E. Noury Pascha, le commandant en Chef de l’armée Islam, devant une foule amie et étrangère et par conséquence la plainte officielle de S. E. à moi m’obligent définitivement de mettre un terme à votre Mission de Chef d’Etat-Major chez moi.
Je vous ai mis à la disposition du grand quartier Général auquel je l’ai télégraphié.
Halilen Chef de groupe d’armées d’Est.Lieutenant-Général et commandant.
Der schroffe Inhalt des Schreibens machte es mir unmöglich, die Geschäfte bis zur Antwort des Großen Hauptquartiers weiterzuführen. Sie wurden vom Sous Chef, Oberstleutnant Bassri Bey, übernommen.
Paraquin, Oberstleutnant.
Anlage 2.
Délégation Imperiale Allemandeau Caucase.
Tiflis, le 20 Septembre 1918.
Excellence,
En vous faisant parvenir ci-jointe la copie d’un télégramme que je viens d’adresser à Son Excellence Noury Pascha, je ne manque pas de prier aussi Votre Excellence instamment de faire valoir toute votre influence auprès de votre Gouvernement et auprès du commandant-en-chef de l’armée Islam afin qu’il consente à la demande que j’ai dû lui exprimer. Comme représentant de l’Allemagne le plus rapproché des événements de Bacou je porte toutes les responsabilités pour la protection des sujets Allemands de cette ville vis-à-vis de mon Gouvernement ainsi que de la nation Allemande toute entière.
En même temps je crois pouvoir recourir à vos sentiments de haute justice et de l’humanité pour obtenir l’intervention de Votre Excellence en faveur des pauvres gens qui en ce moment souffrent si terriblement de la fureur des Tatares et qui ne sauraient être sauvés que par une puissante protection des troupes régulières Ottomanes.
D’après les renseignements absolument sûrs que je viens de recevoir, les Tatares ont commencé immédiatement après l’entrée dans la ville des troupes Ottomanes à se livrer à toutes sortes de cruautés, de pillages et de massacres. En première ligne ces atrocités furent dirigées contre les Arméniens, mais il y en a aussi des sujets des autres nations, qui sont tombés victimes eux-mêmes et leurs biens propres.
Quoique Noury Pascha disposât d’un nombre suffisant de troupes régulières pour mettre immédiatement fin à ces cruautés, il n’a pas pris pour des raisons qui ne me sont pas connues à temps des mesures énergiques de sorte que même le soir du 17 l’ordre à Bacou ne fut pas encore rétabli.
C’est en ma qualité de collègue et d’Allié que je me permets d’adresser cet appel au représentant d’une grande nation civilisée. En particulier je me base sur les promesses que Votre Excellence a bien voulu me donner ausujet des efforts que vous avez fait pour arriver à un resserrement des relations cordiales entre nos deux puissances.
Je saisis l’occasion pour renouveler à Votre Excellence l’assurance de ma très haute considération.
v. Kreß.
Son Excellence Abdoul Kerim Pascha, Représentant Impérial Ottoman près du Gouvernement de la République Géorgienne à Tiflis.
Anlage 3.
Délégation Imperiale Allemandeau Caucase.
Tiflis, le 20 Septembre 1918.
Très urgent!
Télégramme.
Je tiens d’une source absolument sûre que lors des massacres, qui malheureusement ont eu lieu à Bacou après la prise de la ville, plusieurs sujets ou anciens sujets Allemands sont aussi tombés victimes des atrocités et leurs biens dévastés. Par conséquent vu le fait que Votre Excellence n’était pas à même de protéger suffisamment les vies et les intérêts des citoyens Allemands, je vous adresse au nom de l’Empire Allemand la demande officielle et formelle de donner dès à présent votre consentement à l’envoi d’un bataillon Allemand qui sera exclusivement chargé de la sauvegarde des dits intérêts de mes connationaux. En ce qui concerne les crimes, qui ont été déjà commis contre des sujets Allemands je me réserve d’y revenir plus tard après avoir reçu les instructions y relatives de mon Gouvernement. Veuillez répondre, Excellence, par retour du courrier, et agréez l’assurance de ma haute consideration.
Général v. Kreß.
A Son Excellence Noury PaschaGénéral de division Impérial Ottoman à Bacou.
Anlage 4.
Kaiserlich Deutsche Delegationim Kaukasus.
Tiflis, den 20. September 1918.
Herr Diplomatischer Vertreter!
Ich erfahre soeben aus absolut zuverlässiger Quelle, daß nach der Eroberung Bakus durch die türkischen Truppen tatarische Banden und Teile der tatarischen städtischen Bevölkerung Gemetzel größten Umfangs angezettelt haben, dem auch einige Deutsche zum Opfer gefallen sind.
Indem ich mir vorbehalte, auf einzelne Geschehnisse zurückzukommen, sobald ich im Besitz entsprechender Instruktionen meiner Regierung bin, bitte ich Euere Exzellenz schon heute, Ihrer Regierung mitteilen zu wollen, daß ich genötigt sein werde, volle Genugtuung für die Gewalttaten zu fordern, denen wehrlose Deutsche oder unter deutschem Schutz stehende Personen von Seiten der Tataren ausgesetzt gewesen sind.
Genehmigen Euere Exzellenz die erneute Versicherung meiner vorzüglichen Hochachtung.
v. Kreß.
Seiner Exzellenz Herrn Djafaroff, diplomatischem Vertreter der Aserbeidschanischen Republik bei der Georgischen Regierung in Tiflis.
Anlage 5.
(Ottomanische Vertretungin Tiflis.)
Tiflis, le 21. Septembre 1918.
A Son Excellence le Représentant du Gouvernement de l’empire allemand, Général von Kreß.
Excellence,
J’ai l’honneur de vous informer sur les soi-disantes atrocités et attaques sur les vies et bénéfices des sujets allemands pendant l’occupation de Bacou. Cela a été avisé à Votre Excellence par une idée tout à fait exagérée et pour les Arméniens aussi il n’a pas été commis aucun excès et aucune cruauté. Quant aux petits événements qui soi-disant eurent lieu pendant l’occupation de la ville, ils peuvent être considérés comme des accidents attachés aux anciens événements et cela peut arriver partout, mais c’est bien sûr que sur la chute d’une position de défense, qui a passée des scènes sanglantes, dans le passé et dans le présent, quelques petits accidents peuvent surgir, mais ils n’ont absolument aucun sens de massacre. Et surtout de pratiquer volontairement une attaque contre les sujets allemands, peut rester tout à fait en dehors de la vérité. C’est absolument impossible admettre de la part de l’armée et du peuple ottoman d’une telle action vis-à-vis de son allié et ami, Etat et peuple d’Allemagne. On peut réparer toujours les petits dégats qui soi-disant ont eu lieu pendant le courant des événements de Bacou et en même temps s’il y a eu de tels incidents appartenants à ce temps là, ce sera bien possible d’empêcher définitivement leurs répétitions et de maintenir la discipline et l’ordre, d’établir aussi la tranquillité et la paix et je crois que jusqu’à maintenant toutes ces choses là sont faites. C’est pour cela que je ne vois d’après moi aucun besoin d’envoyer un autre bataillon pour une ville qui a été prise avec tel prix de sang et des pareils sacrifices.
Parce que c’est bien sûr que les officiers supérieurs, les officiers et les troupes ottomanes qui se trouvent à Bacou savent que toutes sortes de droits de leurs confrères allemands sont aussi honorés et sacrés au même degré de leurs propres droits. C’est ce que j’appuis sur les idées et les jugements de n’envoyer sans nécessité un bataillon allemand à Bacou, c’est fondé sur la raison qui ne consiste aucun danger pour l’Empire ottoman et pour les armées devant nos ennemis communs ainsi que pour les sujets allemands et la façon d’agir en envoyant le susdit bataillon aura peut-être quelques inconvénients et des rumeurs nuisibles dans les sphères qui nous entourent.
Cependant en parlant du texte de votre lettre, Excellence, je l’ai communiqué au Gouvernement et au Commandant de l’armée de l’Islam et j’ai ajouté de ma part qu’il soit apporté de la part des troupes ottomanes le concours essentiel avec une attention spéciale, et s’il existe des nécessiteux, il faudrait pour ces pauvres aussi, par grâce, prêter le concours immédiat.
En joignant mes respects, Excellence, j’ai l’honneur d’appuyer sur notre alliance remplie d’honneur et de gloire communs et nos liens et amitiés et aussi les créances que Votre Excellence porte pour le gouvernement et le peuple ottoman et ainsi que pour l’armée remplie d’héroisme.
Veuillez agréer, Excellence, l’assurance de ma haute considération.
Représentant Diplomatique et Militaire du Gouvernement Impérial Ottoman,Abdul-Kerim
Anlage 6.
(Türkische Kaukasusarmee.)
Bakou, le 25-9-34.
Excellence,
J’ai reçu votre télégramme et votre honoré du 20.9.18 informant les évènements arrivés à Bakou.
Ces nouvelles ne peuvent être de si authentique comme d’annonce.
Le premier jour de l’offensive générale de nos troupes contre Bakou, la résistance de l’ennemi n’avait pas été rompu tout à fait.
Le lendemain, par suite de la défense et durable et définitive de l’ennemi, l’armée a été obligée d’entrer en combat à la ville.
Plusieurs musulmans déjà chagrinés du massacre des musulmans fait par les arméniens en date 18 Mars 1918, et surtout les gaspilleurs ouvriers Persans, profitèrent instantanément de l’occasion présentée et se mirent à commettre quelques offenses.
Ces évènements a pu se rétablir en sûreté par les preuves et les mesures énergiques prit par l’armée et par la condamnation à mort de centaines de musulmans coupables de ces atrocités.
Dès lors, la ville possède une sûreté extraordinaire de sorte qu’aucun du peuple ne porte plainte.
Les renseignements que vous venez de recevoir sur les sujets allemands tombés victimes des atrocités ne sont pas ni vrais et ni réels, si il y a de même des offenses commis envers les sujets allemands, le Gouvernement Azerbaydjanien est obligé de dédommager les pertes désignées.
Les troupes turcs ont déjà rétabli l’ordre et la sûreté public. Voilà pourquoi il ne serait pas nécessaire d’envoyer les troupes allemandes pour la sauvegarde des sujets allemands.
C’est un de mes spéciaux devoirs la charge de protéger les vies et les intérêts des sujets allemands.
Noury, Général de Division.
Son Excellence le Général von Kreß,Délégué Impérial Allemand Tiflis
443.
Auswärtiges Amt.
Berlin, den 29. Oktober 1918.
Die Meldung der Tribune de Genève[157]ist unzutreffend. Der wahre Sachverhalt ist folgender:
Bereits am 4. Juni hat die Türkei in Batum mit der damals neu gegründeten armenischen Republik einen Friedensvertrag geschlossen, dessen Bestimmungen in territorialer Hinsicht für die Armenier sehr ungünstig waren. Die türkische Grenze war weit über die im Frieden von Brest-Litowsk gezogene Linie vorgeschoben. Das den Armeniern verbleibende unfruchtbare Gebirgsland reichte nicht aus, um außer den ursprünglichen Bewohnern, den vielen Flüchtlingen aus Türkisch-Armenien und den von den Türken besetzten kaukasischen Gebieten Unterkommen und Nahrung zu bieten. Wir haben den Vertrag von Batum nicht anerkannt und alsbald energische Schritte unternommen, um die Türken zur Innehaltung der Bestimmungen des Brester Friedens zu veranlassen. Lange zeigte sich die türkische Regierung taub gegen alle Vorstellungen. Auch unser Versuch, den armenischen Flüchtlingen wenigstens zur Bergung der Ernte die Rückkehr in ihre verlassenen Dörfer zu ermöglichen, blieb zunächst erfolglos.
Erst bei den Verhandlungen, die im September hier mit dem Großwesir geführt wurden, gelang es uns, ihn zum Entgegenkommen gegenüber denWünschen der Armenier zu bewegen und das Versprechen einer Revision der territorialen Bestimmungen des Vertrages von Batum zu erlangen. Die seit Anfang Juni in Berlin anwesenden armenischen Delegierten haben an den deutsch-türkischen Verhandlungen nicht teilgenommen. Talaat Pascha hat sich aber ihnen gegenüber im gleichen Sinne ausgesprochen.
Unmittelbar nach seiner Rückkehr nach Konstantinopel hat er dann sein uns gegebenes Versprechen erfüllt und mit der armenischen Republik eine Vereinbarung über Wiederabtretung und Räumung des armenischen Gebiets bis zur Grenze von Brest-Litowsk abgeschlossen.
I. A.:von Langwerth.
An die Deutsche Gesandtschaft, Bern.