[194]«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,Vive la renommée de Bourbon.»[195]Charles-Quint.[196]Pièce conservée à la Bibliothèque de l'Arsenal, et publiée dans leBulletin des Bibliophiles, 1853-1858, p. 732.[197]«Que si on ne les payait, ils retourneraient tout le monde, et pour montrer leur intention par leurs œuvres, ils saccageaient et volaient tout.»[198]Brantôme, dans l'articleM. de Bourbon, est fort curieux à consulter:La Vie des grands Capitaines, t. Ier. Ou les mœurs militaires de cette époque étaient étranges et sans merci, ou bien Brantôme n'a pas le sens moral.[199]Voyez mon travailsur la Réforme et la Ligue, t.II.[200]Guicchardin, liv.XVIetXVII. L'historien Guicchardin commandait comme capitaine dans l'armée de laLigue italienne, dont cependant il reconnaît la faiblesse.[201]La vie du capitaine Fronsberg a été publiée en latin, par Adam Reissner, Francfort, 1568, in-fo, et traduite en allemand, 1595, in-fo; le capitaine laissa un fils, Gaspard Fronsberg, qui fut aussi chef d'un corps de lansquenets.[202]Brantôme a consacré un article auprince d'Orange.[203]«Laissez faire, compagnons, je vous mène en un lieu où vous serez tous riches.» (Paroles du Connétable.)[204]Mémoires de Benvenuto Cellini, liv.III.[205]Carne! carne! Sangre! sangre! Cierra! cierra! Bourbon! Bourbon!Ils ajoutaient ces mots sauvages dans leur mauvais idiome d'espagnol-flamand:Hasta a non hartaze: Il faut tuer sans être jamais rassasiés.[206]Ce chant a été conservé dans laCollection Fontanieu. Le prince d'Orange dont il est tant parlé par Brantôme, était Philibert de Chalons, né en 1502; il mourut au siége de Florence, en 1530.[207]Brantôme,Grands Capitaines, articleM. de Bourbon.[208]Aussi les soldats espagnols, qui ne conservaient rien de toutes ces richesses, disaient que:el diablo les avia dado el diablo les avia il evado.[209]Le livre capital de Calvin,L'Institution chrétienne, est dédié à François Ier.[210]Sœur de Louis XII.[211]Les catholiques attaquant ces psaumes en vers, les appelaient deschansons. Voyez le petit livre:Contrepoison des cinquante-deux chansons de Clément Marot, faussement intitulées par lui Psaumes de David, Paris, 1560.[212]La traduction des psaumes de David par Clément Marot, complétée par Théodore de Bèze, fut le texte chanté dans les églises calvinistes pendant leXVIesiècle; Conrard en a donné une version plus moderne, que plusieurs églises calvinistes chantent encore aujourd'hui.[213]Le Roi vint tenir un lit de justice au parlement, le 12 décembre 1527. Le traité de Madrid fut solennellement déclaré nul (Mss de Colbert,Pièces sur le Parlement, t.Ier.). Antonio de Vera,Histoire de Charles-Quint, juge très-sévèrement cet arrêt et la conduite de François Ier.[214]Pour tout ce qui concerne le cartel de Charles-Quint à François Ier, on peut consulter un récit contemporain conservé dans les Mss Bethune,Biblioth. imp.nos8471, 8472.[215]Le traité conclu entre François Ieret Henri d'Angleterre fut signé le 14 septembre 1527. Ces deux rois dénoncèrent ensuite la guerre à Charles-Quint par des hérauts-d'armes.[216]ComparezBelcarius, liv. 19, no46, et Sleidan,Comm., lib.VI.[217]Sur les fonctions de hérauts-d'armes, consultez le beau livre de Sainte-PalayeSur la chevalerie, liv.IV. Les miniatures de manuscrits reproduisent également les hérauts-d'armes.[218]Mss Bethune, nos8471, 8472 (Biblioth. imp.) Cette demande était habile de la part de François Ier; elle indiquait l'alliance intime de la France et de l'Angleterre.[219]Ces sortes de défi se retrouvaient souvent dans les romans de chevalerie au moyen-âge; voyez aussi FavinThéâtre d'honneur. François Ieravait pris pour modèleAmadis de Gaule, et il le suivait en toutes ses fabuleuses actions.[220]J'ai donné toute la correspondance et les pièces relatives à ce cartel, dans monFrançois Ieret la Renaissance, t.II.[221]Le héraut Bourgogne a lui-même rédigé un procès-verbal presque notarié, de toutes les circonstances de son message. (Mss Bethune, nos8471, 8472. Les hérauts-d'armes portaient en général le nom d'une province, et le blason du prince.[222]Toutes les paroles de François Ierportent la trace d'une vive et profonde irritation; on avait déjà eu l'exemple de ces cartels envoyés de rois à rois: Louisle Grosdéfia Henri Ier, roi d'Angleterre, Edouard III défia Philippe-de-Valois, et le roi Jean, etc. etc.[223]«Procès-verbal du héraut-d'armes Bourgogne.» Cette pièce est fort curieuse pour l'histoire des cartels de chevalerie.[224]Je conserve ce mot dePaix des Dames, qui est dans Brantôme; les véritables négociateurs furent des clercs et des parlementaires sous la médiation du légat.[225]L'Orlando furiosod'Arioste avait été publié en 1515, et la première édition était très-répandue en Italie et en France; François Ieren commanda la traduction.[226]Guichardin, quoique profondément italien, constate ces tristes agitations des peuples.[227]Charles était le successeur de Philibert II, duc de Savoie; son règne fut très-long, il ne mourut qu'en 1558.[228]Traité du 7 août 1526, avec l'Angleterre.[229]Comparez Belcarius, liv.XX, Sleidan,Comment.lib.VI, avec Guichardin, liv.XIX. Guichardin est fort irrité contre cette négociation, qui selon lui sacrifiait l'Italie.[230]Marguerite d'Autriche était née à Gand, en 1430; elle avait été fiancée à l'infant en 1497. Ce fut alors qu'elle composa l'épitaphe si connue:Ci gît Margot, la gente damoiselle,Eut deux maris et si mourut pucelle.[231]Les deux princesses logeaient dans deux maisons contigues, afin de se voir facilement. Consulter Belcarius, liv.XX, no24, 25, et Sleidan,Comment., lib.VI.[232]Philibert de Chalons, prince d'Orange, était fils de Jean de Chalons, baron d'Aulay, et de Philiberte de Luxembourg; il avait dû épouser Catherine de Medicis, pour se faire un grand État en Italie. La négociation fut brusquement rompue. Philibert de Chalons, prince d'Orange, étant mort sans enfants, ses biens et ses armoiries passèrent à Réné de Nassau, fils de sa sœur, qui institua pour héritier Guillaume de Nassau, le fondateur de la république hollandaise.[233]Il y avait 80 caisses de 25,000 écus chacune. Voyez Belcarius, lib.XX, no31, qui entre dans de grands détails.[234]Sleidan,Comment., liv.VII, détaille toute cette cérémonie de la Bidassoa.[235]Depuis créé cardinal de Tournon.[236]Au mois de mars 1530.[237]On peut voir (Biblioth. imper.) le plan de Paris sous François Ier(Cabinet des cartes). Ce cabinet est fort pauvre sur le vieux Paris.[238]Les rues environnantes ont encore conservé aujourd'hui ces dénominations de la Cerisaye, du Beau-Treillis, du Lyon-Saint-Paul.[239]Voir dans le bel ouvrage de Sainte-Palaye, les cérémonies des tournois:Essais sur la chevalerie, dissert. 3.[240]François de Belleforest appartenait à la noblesse du pays de Comminges; il avait été élevé sur les genoux de la reine de Navarre, sœur de François Ier, et avait entendu conter les belles histoires du temps.[241]Son livre porte ce titre:Annales ou Histoire générale de France, 2 vol. in-fo. Belleforest avait encore écrit un livre d'histoire sous ce titre:Histoire de neuf rois de France qui ont porté le nom de Charles.[242]Théodore de Bèze, fort hostile à Diane de Poitiers, attribue à la magie, ce charme qu'elle exerçait autour d'elle; le grave Pasquier n'est pas éloigné de cette opinion populaire, t.II, p. 5 de sesRecherches.[243]La maison de Lorraine était représentée par Claude, duc de Guise, qui avait épousé Antoinette de Bourbon.[244]La maison de Montmorency était représentée par le maréchal Anne de Montmorency, depuis le connétable.[245]Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, mourut le 29 septembre 1532, à l'âge de 54 ans; sonJournalcomprend les annales de 1501 à 1522.[246]Marguerite d'Autriche mourut à Bruxelles, le 1erdécembre 1531, elle a laissé des poëmes et des chansons qui existent encore à la Bibliothèque Impériale.[247]Guichardin, quoique profondément Italien, fait un triste tableau de sa patrie à cette époque, liv.VII.[248]J'ai traité avec quelque étendue la vie de château au moyen-âge dans monPhilippe-Auguste.[249]La Bibliothèque Impériale possède des gravures presque contemporaines qui reproduisent le château de Plessis-les-Tours, la résidence de Louis XI, moins terrible qu'on ne la fait (Cabinet des estampes).[250]Maître Roux était né en 1496, et avait beaucoup étudié Michel-Ange.[251]Le musée du Louvre a un seul tableau del Rosso; il représente la Vierge qui reçoit leshommages de sainte Élisabeth.[252]En 1490; il resta six ans dans les ateliers de Jules Romain.[253]Un an après l'arrivée del Rosso à Fontainebleau.[254]Il prit du poison à la suite d'une aventure tragique, en 1541.[255]La galerie du château de Fontainebleau a été gravée par Théodore Van Thualden, 58 pièces in-fo.[256]Benvenuto Cellini naquit en 1501. Les mémoires de Benvenuto Cellini ont été plusieurs fois imprimés; il a fait aussi unTrattato del arti delle oreficeria, Florence 1568.[257]Les coupes de Benvenuto Cellini sont très-précieusement recherchées; une d'elles fut payée 1,600 guinées en 1774.[258]Mémoires de Benvenuto Cellini, liv.Ier.[259]Le roi François Ieravait pour habitude de donner le revenu des abbayes aux grands artistes; l'art put louer cette générosité, mais elle altéra les biens sacrés des églises. Voir monEglise au moyen-âge.[260]On lui attribue le Persée qui coupe la tête de Médée, dans le palais Pitti.[261]Bernard Palissy était né dans le diocèse d'Agen, en 1501. Sa descendance existe encore inconnue dans un petit village sur les limites du Perigord. Les grandes œuvres de Bernard Palissy appartiennent surtout à l'époque de Catherine de Médicis et au règne de Henri II; elles sont d'une grande beauté. La si remarquable collection de poteries et d'émaux de M. le baron Seillière, au château de Mello, possède deux assiettes admirables marquées des chiffres de Catherine de Médicis et de Henri II.[262]Collect. du Louvre.[263]Sous Henri II, nous parlerons de Jean Goujon.[264]Je suis entré dans de grands détails sur la littérature du moyen-âge dans monPhilippe-Auguste.[265]Ces trois poëtes vécurent dans leXIVesiècle, sous Charles VI. La plupart de leurs poésies sont encore inédites ou mal éditées; le manuscrit, no7219 Biblioth. Impériale, contient les ballades d'Eustache Deschamps.[266]La chronique de Froissard n'a besoin ni d'explication ni de commentaires; je connais un érudit qui a fait sa renommée en promettant depuis 30 ans une édition commentée des grandes chroniques.[267]On a depuis appelé ce jargon inintelligible le Rabelaisnisme; il a eu des imitateurs modernes, et particulièrement M. de Balzac; je n'ai pas à juger ses œuvres d'une cruelle et fatale analyse qui a tué toutes les nobles et saintes illusions.[268]La grande émigration des savants grecs se fit par Venise: ils vinrent la plupart s'abriter à Rome sous la protection des papes. (Voir Muratori,Annales, ann. 1470.)[269]Constantinople était riche de toute industrie auXVesiècle; il faut regretter que Gibbon n'ait pas traité ce sujet; Ducange en a dit à peine un mot dans son admirable livre:Histoire de Constantinople.[270]Les Centuriesde Nostradamus. Aix, 1580; ils ont eu 20 éditions auXVIesiècle.[271]Le Collége de France fut fondé après la paix de Cambrai.[272]La Biblioth. Impér. possède un bel exemplaire de l'Amadis des Gaules, avec une dédicace au roi François Ier. (Fonds réservés.)[273]Voir monPhilippe-Auguste, sur la croisade en Orient.[274]La vie de Frédéric Barberousse, qui régna de 1185 à 1191, a été recueillie dans la chronique d'Othon de Fresingue.[275]Sur la guerre des Albigeois, on peut consulter la chronique de Pierre de Vaulxcernai, ad. ann. 1220.[276]François Iersentait si bien la hardiesse de sa démarche, qu'il s'en justifia personnellement dans une lettre particulière.Litt. Francisc. I. apud Freher, t.III,Rerum Germanii.[277]La ligue de Smalkalde fut signée le 5 février 1531. Voyez Sleidan,Comment.lib.VII. Le principal instigateur avait été Jean-Frédéric, électeur de Saxe. Les catholiques signèrent la ligue d'Augsbourg.[278]J'en ai recueilli et publié les preuves dans monHistoire de la Réforme.[279]Calderon, Lopèz de Vega, Cervantes, Murillo, s'honoraient du titre de familiers de l'Inquisition.[280]Correspondance des cardinaux Grammont et de Tournon, négociateurs du mariage, 21 janvier 1533.[281]Le pape et François Iers'étaient vus à Marseille. Comparez Dubellay, liv.IV, et Belcarius, liv.XV, no48: j'ai donné beaucoup de détails dans mon livre surCatherine de Médicis.[282]Sur la politique de Charles-Quint en Italie, Guichardin est fort curieux, liv.XX.[283]Brantôme,Les Dames galantes.[284]J'aime Brantôme, mais il est impossible de se fier à ses récits; il parle toujours par des ouï dire, et les aventures scandaleuses ont besoin d'autres témoignages pour passer dans l'histoire.[285]Je n'ai trouvé qu'un seul document (sous Charles VII), qui constate la présence de femmes impudiques auprès des rois; mais c'était à la guerre et peut-être dans le désordre des camps. Brantôme parle encore parouï-dire.[286]La Salamandre se trouve sur l'aile des bâtiments de la troisième cour à gauche; la porte est presqu'en ruine.[287]Paolo Giovo; il était né le 19 avril 1483; son livre, très-remarquable, porte le titre:Historiarum sui temporis ab ann. 1494 ad ann. 1544, libriXLV. L'édition princeps est de Florence, 2 vol. in-fo, 1550.[288]La plus dure épigramme de l'Arétin sur Paolo Giovo, est son épitaphe:Qui giace Paolo Giovo ermafroditoQuel vuol dire in vulgar moglie et marito.[289]Sur cette campagne de 1536, voyez leMémoire deLangey, lib.VI, et Paul Jove lui-même très-favorable à l'empereur Charles-Quint.[290]Un premier camp retranché avait été établi entre Valence et Avignon (Voyez Belcarius, liv.XXI, no48): le connétable de Montmorency le commandait.[291]Sleidan,Commentaires, liv.X.[292]Malherbe,Stances à Du Perrier, strophe 77.[293]Montecuculi fut écartelé à Lyon. L'arrêt s'appuie sur l'empoisonnement. (Voyez les mémoires de Du Bellay, liv.VIII, comparez avec Sleidan, liv.X.)[294]Khair Eddyn Barberousse avait débarqué dans le royaume de Naples, et Soliman envahissait la Hongrie (1537).[295]Sur ces négociations, voyez les mémoires de Du Bellay, liv.VIII.[296]Cette négociation fut protégée par la reine Eléonore, la propre femme de François Ier, et la sœur de Charles-Quint, (dépêche du mois de janvier, 1538).[297]Voir maCatherine de Médicis.[298]Le traité pour la trève est du 18 juin 1538.[299]Je dois dire que Du Bellay le rapporte,Mémoires, liv.II.[300]Le message de Charles-Quint, du mois d'avril 1538, portait la promesse que l'Empereur donnerait l'investiture du duché de Milan au second fils de François Ier, le duc d'Orléans, en vertu du traité de trève.[301]Comparez Sleidan,Comment., liv.XII, et Martin Du Bellay, liv.VIII, sur l'itinéraire de Charles-Quint.[302]Mémoires de Du Bellay, liv.VIII.[303]Brusquet était provençal; il se fit connaître au roi lors du camp d'Avignon, en 1536, où il devint médecin des Suisses et des lansquenets.[304]Triboulet était blaisois, né vers la fin duXVesiècle; il avait été longtemps le jouet des pages et des officiers de Louis XII.[305]Jean Marot, le père de Clément (poëme sur le siége de Peschiera).[306]Dans un drame de l'École déjà vieillie, à peine née (1830), on fait jouer à Triboulet un rôle d'indignation qu'il n'eut jamais:le roi pouvait s'amuser, mais en aucun cas Triboulet n'eût lancé ces déclamations que le poëte lui prête; les chevaliers l'eussent renvoyé parmi les varlets et les gardeurs d'écurie pour n'en sortir jamais.[307]Les premières gravures de la Renaissance reproduisent les chasses monumentales du roi François Ier.[308]Voyez les œuvres du Primatice (Biblioth. Imp.).[309]Brantôme,Dames galantes.[310]Né près du Mans, il ne vint à Paris qu'en 1540.[311]On n'a jamais pu savoir le nom du maître qui l'enseigna; c'était sans doute, un de ces artistes italiens, venus à la suite de Catherine de Medicis, et auquel on attribue le beau tombeau de François Ierencore à Saint-Denis.[312]Le tombeau est dû sans doute encore à quelques artistes florentins. Les bas-reliefs sont admirables.[313]1508. Philibert Delorme avait étudié à Florence; il fut attiré à Paris par le cardinal Du Bellay.[314]La duchesse d'Étampes prit sous sa protection La Renaudie, qui devint ensuite le chef de la conjuration d'Amboise. Voir maCatherine de Médicis.[315]Cependant Théodore de Bèze ne nomme pas la duchesse d'Étampes dans la liste qu'il donne des femmes qui ont protégé le calvinisme; peut-être la sévérité du prêche désavouait cette protection.[316]Ces vers sont attribués à Charles IX, alors tout dévoué au parti huguenot.[317]Les flottes ne purent réussir devant Nice, et il existe une médaille curieuse qui constate l'alliance des Turcs et des Français:Nicæa à Turcis et Gallis obsessa.[318]Brantôme constate le charmant esprit de François Ierdans sa causerie, souvent un peu licencieuse.[319]Voir maCatherine de Médicis.[320]Sur la mort de François Ier, comparez Mémoires de Du Bellay, lib.X, et Belcarius, liv.XXV, no1.[321]Voyez ce que disent à ce sujet des auteurs fort graves duXVIesiècle: Théodore de Bèze et Pasquier lui-même dans sesRecherches sur la France.[322]Après le sacre de Reims, 25 juillet 1547.[323]Lettre originale de Calvin.[324]Voir les pièces textuelles dans mon travail sur la Réforme, t.Ier.[325]Recueil des ordonnances de Henri II, publié par Decreusi.[326]Brantôme,Le connétable de Montmorency.[327]Brantôme, articleM. le connétable de Montmorency.[328]Il était né en 1520.[329]Brantôme dit de lui: «Il n'avait que cela de mauvais qu'il était trop haut de la main et trop querelleux.»[330]Paroles de La Vieuville, dans sesMémoires.[331]Mémoires de Montluc, chap.V.[332]«Il estait au soleil couché, premier qu'ils entrassent en duel.» (Mém. de Montluc.)[333]Ce coup n'était pas loyal.[334]Comparez Mémoires de Montluc, Brantôme et La Vieuville (Mémoires). On dit que la dame sur laquelle Chataigneraie avait tenu les vilains propos, était la duchesse d'Étampes et qu'en cette occasion il servit Diane de Poitiers qui fit autoriser le combat.[335]En 1553; il était toujours curé de Meudon, et avait une prébende dans l'église collégiale de Saint-Maur-les-Fossés.[336]L'éditionprincepsest de Lyon, Frédéric Juste, 1536. L'édition Elzevir est de Leyde, 1663.[337]Les philosophes, médiocres commentateurs de Rabelais, ont cherché en vain à relever cette physionomie jusqu'à en faire un penseur; chaque époque a sa manie: aujourd'hui on est penseur par état.[338]Il était né le 22 février 1533.[339]Ce ne fut que plus tard qu'il publia ses livres; l'éditionprincepsest de 1585.[340]Brantôme était né en 1537.[341]Cette longue énumération se trouve dans le testament ou épitaphe de Brantôme.[342]Le 14 décembre 1563, ainsi que le constate Papon (Hist. de Provence).[343]Traité des Fardements, éditionprincepstrès-rare, 1552.[344]Édition rare, Lyon, 1568.[345]Les deux assiettes (collection du château de Mello) marquées aux chiffres de Henri II et de Catherine de Médicis, ont été payées douze mille francs.[346]On a pourtant écrit que Charles IX tirait sur les huguenots des fenêtres du Louvre, qui ne fut achevé que sous Henri III.[347]Elle avait trois enfants déjà à la mort de François Ier.[348]Diane était née en 1538. Voyez ce qui est dit d'elle dans lesConfessionsde Sancy, chap.VI, et dans d'Aubigné, liv.II, chap.IV.[349]Le Roi avait négocié ce mariage avec le pape Paul III.[350]Plusieurs des monnaies de Henri II portent cette légende.[351]Sa fondation la plus charitable fut un hospice pour quinze pauvres veuves.[352]L'Escurial coûta six millions de ducats d'or (soixante millions de francs).[353]La paix de Cateau-Cambresis fut signée le 13 avril 1559.[354]Marie avait été couronnée reine d'Ecosse à 9 mois (septembre 1543).[355]Elle avait été confiée au comte de Brézé, ambassadeur de France.[356]Cette thèse fut soutenue en présence de Catherine de Médicis, dans une salle du Louvre.[357]Si l'on veut se faire une idée exacte de ces châteaux à chaque époque, il faut parcourir la collection de gravures (Biblioth. Imp.). Malheureusement le désir de trop compléter, a fait donner place dans cette collection à de mauvaises estampes vendues aux foires comme l'histoire duJuif Errant.[358]Les Tuileries de Catherine de Médicis se composaient du pavillon du centre avec deux ailes que terminaient deux petits pavillons florentins, surmontés de galeries à colonnades: il n'y avait pas ces noires et grosses mansardes, chapeaux de plomb, sur le monument.[359]Quelques débris du château d'Anet ont été conservés; le plus beau morceau est à l'École des Beaux-Arts, où il fait encore l'admiration des visiteurs: on a placé encore quelques débris d'Anet, les médaillons, dans un petit édifice situé dans le quartier de François Ieraux Champs-Élysées.[360]Il serait inexact de dire que le tournois de la rue Saint-Antoine fut le dernier. Charles IX fut blessé par le duc de Guise dans un tournoi donné en 1571, à Clermont-la-Marche.[361]Mai 1559.[362]Brantôme,Henri II.[363]Henri II mourut le 10 juillet 1559, il avait régné 13 ans.[364]Voir maCatherine de Médicis.[365]Voir sa biographie dans Michaud.[366]La pétition existe encore, elle est recueillie (Biblioth. Impériale, cabinet des estampes, château d'Anet).
[194]«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,Vive la renommée de Bourbon.»[195]Charles-Quint.[196]Pièce conservée à la Bibliothèque de l'Arsenal, et publiée dans leBulletin des Bibliophiles, 1853-1858, p. 732.[197]«Que si on ne les payait, ils retourneraient tout le monde, et pour montrer leur intention par leurs œuvres, ils saccageaient et volaient tout.»[198]Brantôme, dans l'articleM. de Bourbon, est fort curieux à consulter:La Vie des grands Capitaines, t. Ier. Ou les mœurs militaires de cette époque étaient étranges et sans merci, ou bien Brantôme n'a pas le sens moral.[199]Voyez mon travailsur la Réforme et la Ligue, t.II.[200]Guicchardin, liv.XVIetXVII. L'historien Guicchardin commandait comme capitaine dans l'armée de laLigue italienne, dont cependant il reconnaît la faiblesse.[201]La vie du capitaine Fronsberg a été publiée en latin, par Adam Reissner, Francfort, 1568, in-fo, et traduite en allemand, 1595, in-fo; le capitaine laissa un fils, Gaspard Fronsberg, qui fut aussi chef d'un corps de lansquenets.[202]Brantôme a consacré un article auprince d'Orange.[203]«Laissez faire, compagnons, je vous mène en un lieu où vous serez tous riches.» (Paroles du Connétable.)[204]Mémoires de Benvenuto Cellini, liv.III.[205]Carne! carne! Sangre! sangre! Cierra! cierra! Bourbon! Bourbon!Ils ajoutaient ces mots sauvages dans leur mauvais idiome d'espagnol-flamand:Hasta a non hartaze: Il faut tuer sans être jamais rassasiés.[206]Ce chant a été conservé dans laCollection Fontanieu. Le prince d'Orange dont il est tant parlé par Brantôme, était Philibert de Chalons, né en 1502; il mourut au siége de Florence, en 1530.[207]Brantôme,Grands Capitaines, articleM. de Bourbon.[208]Aussi les soldats espagnols, qui ne conservaient rien de toutes ces richesses, disaient que:el diablo les avia dado el diablo les avia il evado.[209]Le livre capital de Calvin,L'Institution chrétienne, est dédié à François Ier.[210]Sœur de Louis XII.[211]Les catholiques attaquant ces psaumes en vers, les appelaient deschansons. Voyez le petit livre:Contrepoison des cinquante-deux chansons de Clément Marot, faussement intitulées par lui Psaumes de David, Paris, 1560.[212]La traduction des psaumes de David par Clément Marot, complétée par Théodore de Bèze, fut le texte chanté dans les églises calvinistes pendant leXVIesiècle; Conrard en a donné une version plus moderne, que plusieurs églises calvinistes chantent encore aujourd'hui.[213]Le Roi vint tenir un lit de justice au parlement, le 12 décembre 1527. Le traité de Madrid fut solennellement déclaré nul (Mss de Colbert,Pièces sur le Parlement, t.Ier.). Antonio de Vera,Histoire de Charles-Quint, juge très-sévèrement cet arrêt et la conduite de François Ier.[214]Pour tout ce qui concerne le cartel de Charles-Quint à François Ier, on peut consulter un récit contemporain conservé dans les Mss Bethune,Biblioth. imp.nos8471, 8472.[215]Le traité conclu entre François Ieret Henri d'Angleterre fut signé le 14 septembre 1527. Ces deux rois dénoncèrent ensuite la guerre à Charles-Quint par des hérauts-d'armes.[216]ComparezBelcarius, liv. 19, no46, et Sleidan,Comm., lib.VI.[217]Sur les fonctions de hérauts-d'armes, consultez le beau livre de Sainte-PalayeSur la chevalerie, liv.IV. Les miniatures de manuscrits reproduisent également les hérauts-d'armes.[218]Mss Bethune, nos8471, 8472 (Biblioth. imp.) Cette demande était habile de la part de François Ier; elle indiquait l'alliance intime de la France et de l'Angleterre.[219]Ces sortes de défi se retrouvaient souvent dans les romans de chevalerie au moyen-âge; voyez aussi FavinThéâtre d'honneur. François Ieravait pris pour modèleAmadis de Gaule, et il le suivait en toutes ses fabuleuses actions.[220]J'ai donné toute la correspondance et les pièces relatives à ce cartel, dans monFrançois Ieret la Renaissance, t.II.[221]Le héraut Bourgogne a lui-même rédigé un procès-verbal presque notarié, de toutes les circonstances de son message. (Mss Bethune, nos8471, 8472. Les hérauts-d'armes portaient en général le nom d'une province, et le blason du prince.[222]Toutes les paroles de François Ierportent la trace d'une vive et profonde irritation; on avait déjà eu l'exemple de ces cartels envoyés de rois à rois: Louisle Grosdéfia Henri Ier, roi d'Angleterre, Edouard III défia Philippe-de-Valois, et le roi Jean, etc. etc.[223]«Procès-verbal du héraut-d'armes Bourgogne.» Cette pièce est fort curieuse pour l'histoire des cartels de chevalerie.[224]Je conserve ce mot dePaix des Dames, qui est dans Brantôme; les véritables négociateurs furent des clercs et des parlementaires sous la médiation du légat.[225]L'Orlando furiosod'Arioste avait été publié en 1515, et la première édition était très-répandue en Italie et en France; François Ieren commanda la traduction.[226]Guichardin, quoique profondément italien, constate ces tristes agitations des peuples.[227]Charles était le successeur de Philibert II, duc de Savoie; son règne fut très-long, il ne mourut qu'en 1558.[228]Traité du 7 août 1526, avec l'Angleterre.[229]Comparez Belcarius, liv.XX, Sleidan,Comment.lib.VI, avec Guichardin, liv.XIX. Guichardin est fort irrité contre cette négociation, qui selon lui sacrifiait l'Italie.[230]Marguerite d'Autriche était née à Gand, en 1430; elle avait été fiancée à l'infant en 1497. Ce fut alors qu'elle composa l'épitaphe si connue:Ci gît Margot, la gente damoiselle,Eut deux maris et si mourut pucelle.[231]Les deux princesses logeaient dans deux maisons contigues, afin de se voir facilement. Consulter Belcarius, liv.XX, no24, 25, et Sleidan,Comment., lib.VI.[232]Philibert de Chalons, prince d'Orange, était fils de Jean de Chalons, baron d'Aulay, et de Philiberte de Luxembourg; il avait dû épouser Catherine de Medicis, pour se faire un grand État en Italie. La négociation fut brusquement rompue. Philibert de Chalons, prince d'Orange, étant mort sans enfants, ses biens et ses armoiries passèrent à Réné de Nassau, fils de sa sœur, qui institua pour héritier Guillaume de Nassau, le fondateur de la république hollandaise.[233]Il y avait 80 caisses de 25,000 écus chacune. Voyez Belcarius, lib.XX, no31, qui entre dans de grands détails.[234]Sleidan,Comment., liv.VII, détaille toute cette cérémonie de la Bidassoa.[235]Depuis créé cardinal de Tournon.[236]Au mois de mars 1530.[237]On peut voir (Biblioth. imper.) le plan de Paris sous François Ier(Cabinet des cartes). Ce cabinet est fort pauvre sur le vieux Paris.[238]Les rues environnantes ont encore conservé aujourd'hui ces dénominations de la Cerisaye, du Beau-Treillis, du Lyon-Saint-Paul.[239]Voir dans le bel ouvrage de Sainte-Palaye, les cérémonies des tournois:Essais sur la chevalerie, dissert. 3.[240]François de Belleforest appartenait à la noblesse du pays de Comminges; il avait été élevé sur les genoux de la reine de Navarre, sœur de François Ier, et avait entendu conter les belles histoires du temps.[241]Son livre porte ce titre:Annales ou Histoire générale de France, 2 vol. in-fo. Belleforest avait encore écrit un livre d'histoire sous ce titre:Histoire de neuf rois de France qui ont porté le nom de Charles.[242]Théodore de Bèze, fort hostile à Diane de Poitiers, attribue à la magie, ce charme qu'elle exerçait autour d'elle; le grave Pasquier n'est pas éloigné de cette opinion populaire, t.II, p. 5 de sesRecherches.[243]La maison de Lorraine était représentée par Claude, duc de Guise, qui avait épousé Antoinette de Bourbon.[244]La maison de Montmorency était représentée par le maréchal Anne de Montmorency, depuis le connétable.[245]Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, mourut le 29 septembre 1532, à l'âge de 54 ans; sonJournalcomprend les annales de 1501 à 1522.[246]Marguerite d'Autriche mourut à Bruxelles, le 1erdécembre 1531, elle a laissé des poëmes et des chansons qui existent encore à la Bibliothèque Impériale.[247]Guichardin, quoique profondément Italien, fait un triste tableau de sa patrie à cette époque, liv.VII.[248]J'ai traité avec quelque étendue la vie de château au moyen-âge dans monPhilippe-Auguste.[249]La Bibliothèque Impériale possède des gravures presque contemporaines qui reproduisent le château de Plessis-les-Tours, la résidence de Louis XI, moins terrible qu'on ne la fait (Cabinet des estampes).[250]Maître Roux était né en 1496, et avait beaucoup étudié Michel-Ange.[251]Le musée du Louvre a un seul tableau del Rosso; il représente la Vierge qui reçoit leshommages de sainte Élisabeth.[252]En 1490; il resta six ans dans les ateliers de Jules Romain.[253]Un an après l'arrivée del Rosso à Fontainebleau.[254]Il prit du poison à la suite d'une aventure tragique, en 1541.[255]La galerie du château de Fontainebleau a été gravée par Théodore Van Thualden, 58 pièces in-fo.[256]Benvenuto Cellini naquit en 1501. Les mémoires de Benvenuto Cellini ont été plusieurs fois imprimés; il a fait aussi unTrattato del arti delle oreficeria, Florence 1568.[257]Les coupes de Benvenuto Cellini sont très-précieusement recherchées; une d'elles fut payée 1,600 guinées en 1774.[258]Mémoires de Benvenuto Cellini, liv.Ier.[259]Le roi François Ieravait pour habitude de donner le revenu des abbayes aux grands artistes; l'art put louer cette générosité, mais elle altéra les biens sacrés des églises. Voir monEglise au moyen-âge.[260]On lui attribue le Persée qui coupe la tête de Médée, dans le palais Pitti.[261]Bernard Palissy était né dans le diocèse d'Agen, en 1501. Sa descendance existe encore inconnue dans un petit village sur les limites du Perigord. Les grandes œuvres de Bernard Palissy appartiennent surtout à l'époque de Catherine de Médicis et au règne de Henri II; elles sont d'une grande beauté. La si remarquable collection de poteries et d'émaux de M. le baron Seillière, au château de Mello, possède deux assiettes admirables marquées des chiffres de Catherine de Médicis et de Henri II.[262]Collect. du Louvre.[263]Sous Henri II, nous parlerons de Jean Goujon.[264]Je suis entré dans de grands détails sur la littérature du moyen-âge dans monPhilippe-Auguste.[265]Ces trois poëtes vécurent dans leXIVesiècle, sous Charles VI. La plupart de leurs poésies sont encore inédites ou mal éditées; le manuscrit, no7219 Biblioth. Impériale, contient les ballades d'Eustache Deschamps.[266]La chronique de Froissard n'a besoin ni d'explication ni de commentaires; je connais un érudit qui a fait sa renommée en promettant depuis 30 ans une édition commentée des grandes chroniques.[267]On a depuis appelé ce jargon inintelligible le Rabelaisnisme; il a eu des imitateurs modernes, et particulièrement M. de Balzac; je n'ai pas à juger ses œuvres d'une cruelle et fatale analyse qui a tué toutes les nobles et saintes illusions.[268]La grande émigration des savants grecs se fit par Venise: ils vinrent la plupart s'abriter à Rome sous la protection des papes. (Voir Muratori,Annales, ann. 1470.)[269]Constantinople était riche de toute industrie auXVesiècle; il faut regretter que Gibbon n'ait pas traité ce sujet; Ducange en a dit à peine un mot dans son admirable livre:Histoire de Constantinople.[270]Les Centuriesde Nostradamus. Aix, 1580; ils ont eu 20 éditions auXVIesiècle.[271]Le Collége de France fut fondé après la paix de Cambrai.[272]La Biblioth. Impér. possède un bel exemplaire de l'Amadis des Gaules, avec une dédicace au roi François Ier. (Fonds réservés.)[273]Voir monPhilippe-Auguste, sur la croisade en Orient.[274]La vie de Frédéric Barberousse, qui régna de 1185 à 1191, a été recueillie dans la chronique d'Othon de Fresingue.[275]Sur la guerre des Albigeois, on peut consulter la chronique de Pierre de Vaulxcernai, ad. ann. 1220.[276]François Iersentait si bien la hardiesse de sa démarche, qu'il s'en justifia personnellement dans une lettre particulière.Litt. Francisc. I. apud Freher, t.III,Rerum Germanii.[277]La ligue de Smalkalde fut signée le 5 février 1531. Voyez Sleidan,Comment.lib.VII. Le principal instigateur avait été Jean-Frédéric, électeur de Saxe. Les catholiques signèrent la ligue d'Augsbourg.[278]J'en ai recueilli et publié les preuves dans monHistoire de la Réforme.[279]Calderon, Lopèz de Vega, Cervantes, Murillo, s'honoraient du titre de familiers de l'Inquisition.[280]Correspondance des cardinaux Grammont et de Tournon, négociateurs du mariage, 21 janvier 1533.[281]Le pape et François Iers'étaient vus à Marseille. Comparez Dubellay, liv.IV, et Belcarius, liv.XV, no48: j'ai donné beaucoup de détails dans mon livre surCatherine de Médicis.[282]Sur la politique de Charles-Quint en Italie, Guichardin est fort curieux, liv.XX.[283]Brantôme,Les Dames galantes.[284]J'aime Brantôme, mais il est impossible de se fier à ses récits; il parle toujours par des ouï dire, et les aventures scandaleuses ont besoin d'autres témoignages pour passer dans l'histoire.[285]Je n'ai trouvé qu'un seul document (sous Charles VII), qui constate la présence de femmes impudiques auprès des rois; mais c'était à la guerre et peut-être dans le désordre des camps. Brantôme parle encore parouï-dire.[286]La Salamandre se trouve sur l'aile des bâtiments de la troisième cour à gauche; la porte est presqu'en ruine.[287]Paolo Giovo; il était né le 19 avril 1483; son livre, très-remarquable, porte le titre:Historiarum sui temporis ab ann. 1494 ad ann. 1544, libriXLV. L'édition princeps est de Florence, 2 vol. in-fo, 1550.[288]La plus dure épigramme de l'Arétin sur Paolo Giovo, est son épitaphe:Qui giace Paolo Giovo ermafroditoQuel vuol dire in vulgar moglie et marito.[289]Sur cette campagne de 1536, voyez leMémoire deLangey, lib.VI, et Paul Jove lui-même très-favorable à l'empereur Charles-Quint.[290]Un premier camp retranché avait été établi entre Valence et Avignon (Voyez Belcarius, liv.XXI, no48): le connétable de Montmorency le commandait.[291]Sleidan,Commentaires, liv.X.[292]Malherbe,Stances à Du Perrier, strophe 77.[293]Montecuculi fut écartelé à Lyon. L'arrêt s'appuie sur l'empoisonnement. (Voyez les mémoires de Du Bellay, liv.VIII, comparez avec Sleidan, liv.X.)[294]Khair Eddyn Barberousse avait débarqué dans le royaume de Naples, et Soliman envahissait la Hongrie (1537).[295]Sur ces négociations, voyez les mémoires de Du Bellay, liv.VIII.[296]Cette négociation fut protégée par la reine Eléonore, la propre femme de François Ier, et la sœur de Charles-Quint, (dépêche du mois de janvier, 1538).[297]Voir maCatherine de Médicis.[298]Le traité pour la trève est du 18 juin 1538.[299]Je dois dire que Du Bellay le rapporte,Mémoires, liv.II.[300]Le message de Charles-Quint, du mois d'avril 1538, portait la promesse que l'Empereur donnerait l'investiture du duché de Milan au second fils de François Ier, le duc d'Orléans, en vertu du traité de trève.[301]Comparez Sleidan,Comment., liv.XII, et Martin Du Bellay, liv.VIII, sur l'itinéraire de Charles-Quint.[302]Mémoires de Du Bellay, liv.VIII.[303]Brusquet était provençal; il se fit connaître au roi lors du camp d'Avignon, en 1536, où il devint médecin des Suisses et des lansquenets.[304]Triboulet était blaisois, né vers la fin duXVesiècle; il avait été longtemps le jouet des pages et des officiers de Louis XII.[305]Jean Marot, le père de Clément (poëme sur le siége de Peschiera).[306]Dans un drame de l'École déjà vieillie, à peine née (1830), on fait jouer à Triboulet un rôle d'indignation qu'il n'eut jamais:le roi pouvait s'amuser, mais en aucun cas Triboulet n'eût lancé ces déclamations que le poëte lui prête; les chevaliers l'eussent renvoyé parmi les varlets et les gardeurs d'écurie pour n'en sortir jamais.[307]Les premières gravures de la Renaissance reproduisent les chasses monumentales du roi François Ier.[308]Voyez les œuvres du Primatice (Biblioth. Imp.).[309]Brantôme,Dames galantes.[310]Né près du Mans, il ne vint à Paris qu'en 1540.[311]On n'a jamais pu savoir le nom du maître qui l'enseigna; c'était sans doute, un de ces artistes italiens, venus à la suite de Catherine de Medicis, et auquel on attribue le beau tombeau de François Ierencore à Saint-Denis.[312]Le tombeau est dû sans doute encore à quelques artistes florentins. Les bas-reliefs sont admirables.[313]1508. Philibert Delorme avait étudié à Florence; il fut attiré à Paris par le cardinal Du Bellay.[314]La duchesse d'Étampes prit sous sa protection La Renaudie, qui devint ensuite le chef de la conjuration d'Amboise. Voir maCatherine de Médicis.[315]Cependant Théodore de Bèze ne nomme pas la duchesse d'Étampes dans la liste qu'il donne des femmes qui ont protégé le calvinisme; peut-être la sévérité du prêche désavouait cette protection.[316]Ces vers sont attribués à Charles IX, alors tout dévoué au parti huguenot.[317]Les flottes ne purent réussir devant Nice, et il existe une médaille curieuse qui constate l'alliance des Turcs et des Français:Nicæa à Turcis et Gallis obsessa.[318]Brantôme constate le charmant esprit de François Ierdans sa causerie, souvent un peu licencieuse.[319]Voir maCatherine de Médicis.[320]Sur la mort de François Ier, comparez Mémoires de Du Bellay, lib.X, et Belcarius, liv.XXV, no1.[321]Voyez ce que disent à ce sujet des auteurs fort graves duXVIesiècle: Théodore de Bèze et Pasquier lui-même dans sesRecherches sur la France.[322]Après le sacre de Reims, 25 juillet 1547.[323]Lettre originale de Calvin.[324]Voir les pièces textuelles dans mon travail sur la Réforme, t.Ier.[325]Recueil des ordonnances de Henri II, publié par Decreusi.[326]Brantôme,Le connétable de Montmorency.[327]Brantôme, articleM. le connétable de Montmorency.[328]Il était né en 1520.[329]Brantôme dit de lui: «Il n'avait que cela de mauvais qu'il était trop haut de la main et trop querelleux.»[330]Paroles de La Vieuville, dans sesMémoires.[331]Mémoires de Montluc, chap.V.[332]«Il estait au soleil couché, premier qu'ils entrassent en duel.» (Mém. de Montluc.)[333]Ce coup n'était pas loyal.[334]Comparez Mémoires de Montluc, Brantôme et La Vieuville (Mémoires). On dit que la dame sur laquelle Chataigneraie avait tenu les vilains propos, était la duchesse d'Étampes et qu'en cette occasion il servit Diane de Poitiers qui fit autoriser le combat.[335]En 1553; il était toujours curé de Meudon, et avait une prébende dans l'église collégiale de Saint-Maur-les-Fossés.[336]L'éditionprincepsest de Lyon, Frédéric Juste, 1536. L'édition Elzevir est de Leyde, 1663.[337]Les philosophes, médiocres commentateurs de Rabelais, ont cherché en vain à relever cette physionomie jusqu'à en faire un penseur; chaque époque a sa manie: aujourd'hui on est penseur par état.[338]Il était né le 22 février 1533.[339]Ce ne fut que plus tard qu'il publia ses livres; l'éditionprincepsest de 1585.[340]Brantôme était né en 1537.[341]Cette longue énumération se trouve dans le testament ou épitaphe de Brantôme.[342]Le 14 décembre 1563, ainsi que le constate Papon (Hist. de Provence).[343]Traité des Fardements, éditionprincepstrès-rare, 1552.[344]Édition rare, Lyon, 1568.[345]Les deux assiettes (collection du château de Mello) marquées aux chiffres de Henri II et de Catherine de Médicis, ont été payées douze mille francs.[346]On a pourtant écrit que Charles IX tirait sur les huguenots des fenêtres du Louvre, qui ne fut achevé que sous Henri III.[347]Elle avait trois enfants déjà à la mort de François Ier.[348]Diane était née en 1538. Voyez ce qui est dit d'elle dans lesConfessionsde Sancy, chap.VI, et dans d'Aubigné, liv.II, chap.IV.[349]Le Roi avait négocié ce mariage avec le pape Paul III.[350]Plusieurs des monnaies de Henri II portent cette légende.[351]Sa fondation la plus charitable fut un hospice pour quinze pauvres veuves.[352]L'Escurial coûta six millions de ducats d'or (soixante millions de francs).[353]La paix de Cateau-Cambresis fut signée le 13 avril 1559.[354]Marie avait été couronnée reine d'Ecosse à 9 mois (septembre 1543).[355]Elle avait été confiée au comte de Brézé, ambassadeur de France.[356]Cette thèse fut soutenue en présence de Catherine de Médicis, dans une salle du Louvre.[357]Si l'on veut se faire une idée exacte de ces châteaux à chaque époque, il faut parcourir la collection de gravures (Biblioth. Imp.). Malheureusement le désir de trop compléter, a fait donner place dans cette collection à de mauvaises estampes vendues aux foires comme l'histoire duJuif Errant.[358]Les Tuileries de Catherine de Médicis se composaient du pavillon du centre avec deux ailes que terminaient deux petits pavillons florentins, surmontés de galeries à colonnades: il n'y avait pas ces noires et grosses mansardes, chapeaux de plomb, sur le monument.[359]Quelques débris du château d'Anet ont été conservés; le plus beau morceau est à l'École des Beaux-Arts, où il fait encore l'admiration des visiteurs: on a placé encore quelques débris d'Anet, les médaillons, dans un petit édifice situé dans le quartier de François Ieraux Champs-Élysées.[360]Il serait inexact de dire que le tournois de la rue Saint-Antoine fut le dernier. Charles IX fut blessé par le duc de Guise dans un tournoi donné en 1571, à Clermont-la-Marche.[361]Mai 1559.[362]Brantôme,Henri II.[363]Henri II mourut le 10 juillet 1559, il avait régné 13 ans.[364]Voir maCatherine de Médicis.[365]Voir sa biographie dans Michaud.[366]La pétition existe encore, elle est recueillie (Biblioth. Impériale, cabinet des estampes, château d'Anet).
[194]«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,Vive la renommée de Bourbon.»
«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,Vive la renommée de Bourbon.»
«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,Vive la renommée de Bourbon.»
«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,Vive la renommée de Bourbon.»
«Ne parlez plus de César, d'Annibal, de Scipion,
Vive la renommée de Bourbon.»
[195]Charles-Quint.
[196]Pièce conservée à la Bibliothèque de l'Arsenal, et publiée dans leBulletin des Bibliophiles, 1853-1858, p. 732.
[197]«Que si on ne les payait, ils retourneraient tout le monde, et pour montrer leur intention par leurs œuvres, ils saccageaient et volaient tout.»
[198]Brantôme, dans l'articleM. de Bourbon, est fort curieux à consulter:La Vie des grands Capitaines, t. Ier. Ou les mœurs militaires de cette époque étaient étranges et sans merci, ou bien Brantôme n'a pas le sens moral.
[199]Voyez mon travailsur la Réforme et la Ligue, t.II.
[200]Guicchardin, liv.XVIetXVII. L'historien Guicchardin commandait comme capitaine dans l'armée de laLigue italienne, dont cependant il reconnaît la faiblesse.
[201]La vie du capitaine Fronsberg a été publiée en latin, par Adam Reissner, Francfort, 1568, in-fo, et traduite en allemand, 1595, in-fo; le capitaine laissa un fils, Gaspard Fronsberg, qui fut aussi chef d'un corps de lansquenets.
[202]Brantôme a consacré un article auprince d'Orange.
[203]«Laissez faire, compagnons, je vous mène en un lieu où vous serez tous riches.» (Paroles du Connétable.)
[204]Mémoires de Benvenuto Cellini, liv.III.
[205]Carne! carne! Sangre! sangre! Cierra! cierra! Bourbon! Bourbon!Ils ajoutaient ces mots sauvages dans leur mauvais idiome d'espagnol-flamand:Hasta a non hartaze: Il faut tuer sans être jamais rassasiés.
[206]Ce chant a été conservé dans laCollection Fontanieu. Le prince d'Orange dont il est tant parlé par Brantôme, était Philibert de Chalons, né en 1502; il mourut au siége de Florence, en 1530.
[207]Brantôme,Grands Capitaines, articleM. de Bourbon.
[208]Aussi les soldats espagnols, qui ne conservaient rien de toutes ces richesses, disaient que:el diablo les avia dado el diablo les avia il evado.
[209]Le livre capital de Calvin,L'Institution chrétienne, est dédié à François Ier.
[210]Sœur de Louis XII.
[211]Les catholiques attaquant ces psaumes en vers, les appelaient deschansons. Voyez le petit livre:Contrepoison des cinquante-deux chansons de Clément Marot, faussement intitulées par lui Psaumes de David, Paris, 1560.
[212]La traduction des psaumes de David par Clément Marot, complétée par Théodore de Bèze, fut le texte chanté dans les églises calvinistes pendant leXVIesiècle; Conrard en a donné une version plus moderne, que plusieurs églises calvinistes chantent encore aujourd'hui.
[213]Le Roi vint tenir un lit de justice au parlement, le 12 décembre 1527. Le traité de Madrid fut solennellement déclaré nul (Mss de Colbert,Pièces sur le Parlement, t.Ier.). Antonio de Vera,Histoire de Charles-Quint, juge très-sévèrement cet arrêt et la conduite de François Ier.
[214]Pour tout ce qui concerne le cartel de Charles-Quint à François Ier, on peut consulter un récit contemporain conservé dans les Mss Bethune,Biblioth. imp.nos8471, 8472.
[215]Le traité conclu entre François Ieret Henri d'Angleterre fut signé le 14 septembre 1527. Ces deux rois dénoncèrent ensuite la guerre à Charles-Quint par des hérauts-d'armes.
[216]ComparezBelcarius, liv. 19, no46, et Sleidan,Comm., lib.VI.
[217]Sur les fonctions de hérauts-d'armes, consultez le beau livre de Sainte-PalayeSur la chevalerie, liv.IV. Les miniatures de manuscrits reproduisent également les hérauts-d'armes.
[218]Mss Bethune, nos8471, 8472 (Biblioth. imp.) Cette demande était habile de la part de François Ier; elle indiquait l'alliance intime de la France et de l'Angleterre.
[219]Ces sortes de défi se retrouvaient souvent dans les romans de chevalerie au moyen-âge; voyez aussi FavinThéâtre d'honneur. François Ieravait pris pour modèleAmadis de Gaule, et il le suivait en toutes ses fabuleuses actions.
[220]J'ai donné toute la correspondance et les pièces relatives à ce cartel, dans monFrançois Ieret la Renaissance, t.II.
[221]Le héraut Bourgogne a lui-même rédigé un procès-verbal presque notarié, de toutes les circonstances de son message. (Mss Bethune, nos8471, 8472. Les hérauts-d'armes portaient en général le nom d'une province, et le blason du prince.
[222]Toutes les paroles de François Ierportent la trace d'une vive et profonde irritation; on avait déjà eu l'exemple de ces cartels envoyés de rois à rois: Louisle Grosdéfia Henri Ier, roi d'Angleterre, Edouard III défia Philippe-de-Valois, et le roi Jean, etc. etc.
[223]«Procès-verbal du héraut-d'armes Bourgogne.» Cette pièce est fort curieuse pour l'histoire des cartels de chevalerie.
[224]Je conserve ce mot dePaix des Dames, qui est dans Brantôme; les véritables négociateurs furent des clercs et des parlementaires sous la médiation du légat.
[225]L'Orlando furiosod'Arioste avait été publié en 1515, et la première édition était très-répandue en Italie et en France; François Ieren commanda la traduction.
[226]Guichardin, quoique profondément italien, constate ces tristes agitations des peuples.
[227]Charles était le successeur de Philibert II, duc de Savoie; son règne fut très-long, il ne mourut qu'en 1558.
[228]Traité du 7 août 1526, avec l'Angleterre.
[229]Comparez Belcarius, liv.XX, Sleidan,Comment.lib.VI, avec Guichardin, liv.XIX. Guichardin est fort irrité contre cette négociation, qui selon lui sacrifiait l'Italie.
[230]Marguerite d'Autriche était née à Gand, en 1430; elle avait été fiancée à l'infant en 1497. Ce fut alors qu'elle composa l'épitaphe si connue:
Ci gît Margot, la gente damoiselle,Eut deux maris et si mourut pucelle.
Ci gît Margot, la gente damoiselle,Eut deux maris et si mourut pucelle.
Ci gît Margot, la gente damoiselle,Eut deux maris et si mourut pucelle.
Ci gît Margot, la gente damoiselle,
Eut deux maris et si mourut pucelle.
[231]Les deux princesses logeaient dans deux maisons contigues, afin de se voir facilement. Consulter Belcarius, liv.XX, no24, 25, et Sleidan,Comment., lib.VI.
[232]Philibert de Chalons, prince d'Orange, était fils de Jean de Chalons, baron d'Aulay, et de Philiberte de Luxembourg; il avait dû épouser Catherine de Medicis, pour se faire un grand État en Italie. La négociation fut brusquement rompue. Philibert de Chalons, prince d'Orange, étant mort sans enfants, ses biens et ses armoiries passèrent à Réné de Nassau, fils de sa sœur, qui institua pour héritier Guillaume de Nassau, le fondateur de la république hollandaise.
[233]Il y avait 80 caisses de 25,000 écus chacune. Voyez Belcarius, lib.XX, no31, qui entre dans de grands détails.
[234]Sleidan,Comment., liv.VII, détaille toute cette cérémonie de la Bidassoa.
[235]Depuis créé cardinal de Tournon.
[236]Au mois de mars 1530.
[237]On peut voir (Biblioth. imper.) le plan de Paris sous François Ier(Cabinet des cartes). Ce cabinet est fort pauvre sur le vieux Paris.
[238]Les rues environnantes ont encore conservé aujourd'hui ces dénominations de la Cerisaye, du Beau-Treillis, du Lyon-Saint-Paul.
[239]Voir dans le bel ouvrage de Sainte-Palaye, les cérémonies des tournois:Essais sur la chevalerie, dissert. 3.
[240]François de Belleforest appartenait à la noblesse du pays de Comminges; il avait été élevé sur les genoux de la reine de Navarre, sœur de François Ier, et avait entendu conter les belles histoires du temps.
[241]Son livre porte ce titre:Annales ou Histoire générale de France, 2 vol. in-fo. Belleforest avait encore écrit un livre d'histoire sous ce titre:Histoire de neuf rois de France qui ont porté le nom de Charles.
[242]Théodore de Bèze, fort hostile à Diane de Poitiers, attribue à la magie, ce charme qu'elle exerçait autour d'elle; le grave Pasquier n'est pas éloigné de cette opinion populaire, t.II, p. 5 de sesRecherches.
[243]La maison de Lorraine était représentée par Claude, duc de Guise, qui avait épousé Antoinette de Bourbon.
[244]La maison de Montmorency était représentée par le maréchal Anne de Montmorency, depuis le connétable.
[245]Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, mourut le 29 septembre 1532, à l'âge de 54 ans; sonJournalcomprend les annales de 1501 à 1522.
[246]Marguerite d'Autriche mourut à Bruxelles, le 1erdécembre 1531, elle a laissé des poëmes et des chansons qui existent encore à la Bibliothèque Impériale.
[247]Guichardin, quoique profondément Italien, fait un triste tableau de sa patrie à cette époque, liv.VII.
[248]J'ai traité avec quelque étendue la vie de château au moyen-âge dans monPhilippe-Auguste.
[249]La Bibliothèque Impériale possède des gravures presque contemporaines qui reproduisent le château de Plessis-les-Tours, la résidence de Louis XI, moins terrible qu'on ne la fait (Cabinet des estampes).
[250]Maître Roux était né en 1496, et avait beaucoup étudié Michel-Ange.
[251]Le musée du Louvre a un seul tableau del Rosso; il représente la Vierge qui reçoit leshommages de sainte Élisabeth.
[252]En 1490; il resta six ans dans les ateliers de Jules Romain.
[253]Un an après l'arrivée del Rosso à Fontainebleau.
[254]Il prit du poison à la suite d'une aventure tragique, en 1541.
[255]La galerie du château de Fontainebleau a été gravée par Théodore Van Thualden, 58 pièces in-fo.
[256]Benvenuto Cellini naquit en 1501. Les mémoires de Benvenuto Cellini ont été plusieurs fois imprimés; il a fait aussi unTrattato del arti delle oreficeria, Florence 1568.
[257]Les coupes de Benvenuto Cellini sont très-précieusement recherchées; une d'elles fut payée 1,600 guinées en 1774.
[258]Mémoires de Benvenuto Cellini, liv.Ier.
[259]Le roi François Ieravait pour habitude de donner le revenu des abbayes aux grands artistes; l'art put louer cette générosité, mais elle altéra les biens sacrés des églises. Voir monEglise au moyen-âge.
[260]On lui attribue le Persée qui coupe la tête de Médée, dans le palais Pitti.
[261]Bernard Palissy était né dans le diocèse d'Agen, en 1501. Sa descendance existe encore inconnue dans un petit village sur les limites du Perigord. Les grandes œuvres de Bernard Palissy appartiennent surtout à l'époque de Catherine de Médicis et au règne de Henri II; elles sont d'une grande beauté. La si remarquable collection de poteries et d'émaux de M. le baron Seillière, au château de Mello, possède deux assiettes admirables marquées des chiffres de Catherine de Médicis et de Henri II.
[262]Collect. du Louvre.
[263]Sous Henri II, nous parlerons de Jean Goujon.
[264]Je suis entré dans de grands détails sur la littérature du moyen-âge dans monPhilippe-Auguste.
[265]Ces trois poëtes vécurent dans leXIVesiècle, sous Charles VI. La plupart de leurs poésies sont encore inédites ou mal éditées; le manuscrit, no7219 Biblioth. Impériale, contient les ballades d'Eustache Deschamps.
[266]La chronique de Froissard n'a besoin ni d'explication ni de commentaires; je connais un érudit qui a fait sa renommée en promettant depuis 30 ans une édition commentée des grandes chroniques.
[267]On a depuis appelé ce jargon inintelligible le Rabelaisnisme; il a eu des imitateurs modernes, et particulièrement M. de Balzac; je n'ai pas à juger ses œuvres d'une cruelle et fatale analyse qui a tué toutes les nobles et saintes illusions.
[268]La grande émigration des savants grecs se fit par Venise: ils vinrent la plupart s'abriter à Rome sous la protection des papes. (Voir Muratori,Annales, ann. 1470.)
[269]Constantinople était riche de toute industrie auXVesiècle; il faut regretter que Gibbon n'ait pas traité ce sujet; Ducange en a dit à peine un mot dans son admirable livre:Histoire de Constantinople.
[270]Les Centuriesde Nostradamus. Aix, 1580; ils ont eu 20 éditions auXVIesiècle.
[271]Le Collége de France fut fondé après la paix de Cambrai.
[272]La Biblioth. Impér. possède un bel exemplaire de l'Amadis des Gaules, avec une dédicace au roi François Ier. (Fonds réservés.)
[273]Voir monPhilippe-Auguste, sur la croisade en Orient.
[274]La vie de Frédéric Barberousse, qui régna de 1185 à 1191, a été recueillie dans la chronique d'Othon de Fresingue.
[275]Sur la guerre des Albigeois, on peut consulter la chronique de Pierre de Vaulxcernai, ad. ann. 1220.
[276]François Iersentait si bien la hardiesse de sa démarche, qu'il s'en justifia personnellement dans une lettre particulière.Litt. Francisc. I. apud Freher, t.III,Rerum Germanii.
[277]La ligue de Smalkalde fut signée le 5 février 1531. Voyez Sleidan,Comment.lib.VII. Le principal instigateur avait été Jean-Frédéric, électeur de Saxe. Les catholiques signèrent la ligue d'Augsbourg.
[278]J'en ai recueilli et publié les preuves dans monHistoire de la Réforme.
[279]Calderon, Lopèz de Vega, Cervantes, Murillo, s'honoraient du titre de familiers de l'Inquisition.
[280]Correspondance des cardinaux Grammont et de Tournon, négociateurs du mariage, 21 janvier 1533.
[281]Le pape et François Iers'étaient vus à Marseille. Comparez Dubellay, liv.IV, et Belcarius, liv.XV, no48: j'ai donné beaucoup de détails dans mon livre surCatherine de Médicis.
[282]Sur la politique de Charles-Quint en Italie, Guichardin est fort curieux, liv.XX.
[283]Brantôme,Les Dames galantes.
[284]J'aime Brantôme, mais il est impossible de se fier à ses récits; il parle toujours par des ouï dire, et les aventures scandaleuses ont besoin d'autres témoignages pour passer dans l'histoire.
[285]Je n'ai trouvé qu'un seul document (sous Charles VII), qui constate la présence de femmes impudiques auprès des rois; mais c'était à la guerre et peut-être dans le désordre des camps. Brantôme parle encore parouï-dire.
[286]La Salamandre se trouve sur l'aile des bâtiments de la troisième cour à gauche; la porte est presqu'en ruine.
[287]Paolo Giovo; il était né le 19 avril 1483; son livre, très-remarquable, porte le titre:Historiarum sui temporis ab ann. 1494 ad ann. 1544, libriXLV. L'édition princeps est de Florence, 2 vol. in-fo, 1550.
[288]La plus dure épigramme de l'Arétin sur Paolo Giovo, est son épitaphe:
Qui giace Paolo Giovo ermafroditoQuel vuol dire in vulgar moglie et marito.
Qui giace Paolo Giovo ermafroditoQuel vuol dire in vulgar moglie et marito.
Qui giace Paolo Giovo ermafroditoQuel vuol dire in vulgar moglie et marito.
Qui giace Paolo Giovo ermafrodito
Quel vuol dire in vulgar moglie et marito.
[289]Sur cette campagne de 1536, voyez leMémoire deLangey, lib.VI, et Paul Jove lui-même très-favorable à l'empereur Charles-Quint.
[290]Un premier camp retranché avait été établi entre Valence et Avignon (Voyez Belcarius, liv.XXI, no48): le connétable de Montmorency le commandait.
[291]Sleidan,Commentaires, liv.X.
[292]Malherbe,Stances à Du Perrier, strophe 77.
[293]Montecuculi fut écartelé à Lyon. L'arrêt s'appuie sur l'empoisonnement. (Voyez les mémoires de Du Bellay, liv.VIII, comparez avec Sleidan, liv.X.)
[294]Khair Eddyn Barberousse avait débarqué dans le royaume de Naples, et Soliman envahissait la Hongrie (1537).
[295]Sur ces négociations, voyez les mémoires de Du Bellay, liv.VIII.
[296]Cette négociation fut protégée par la reine Eléonore, la propre femme de François Ier, et la sœur de Charles-Quint, (dépêche du mois de janvier, 1538).
[297]Voir maCatherine de Médicis.
[298]Le traité pour la trève est du 18 juin 1538.
[299]Je dois dire que Du Bellay le rapporte,Mémoires, liv.II.
[300]Le message de Charles-Quint, du mois d'avril 1538, portait la promesse que l'Empereur donnerait l'investiture du duché de Milan au second fils de François Ier, le duc d'Orléans, en vertu du traité de trève.
[301]Comparez Sleidan,Comment., liv.XII, et Martin Du Bellay, liv.VIII, sur l'itinéraire de Charles-Quint.
[302]Mémoires de Du Bellay, liv.VIII.
[303]Brusquet était provençal; il se fit connaître au roi lors du camp d'Avignon, en 1536, où il devint médecin des Suisses et des lansquenets.
[304]Triboulet était blaisois, né vers la fin duXVesiècle; il avait été longtemps le jouet des pages et des officiers de Louis XII.
[305]Jean Marot, le père de Clément (poëme sur le siége de Peschiera).
[306]Dans un drame de l'École déjà vieillie, à peine née (1830), on fait jouer à Triboulet un rôle d'indignation qu'il n'eut jamais:le roi pouvait s'amuser, mais en aucun cas Triboulet n'eût lancé ces déclamations que le poëte lui prête; les chevaliers l'eussent renvoyé parmi les varlets et les gardeurs d'écurie pour n'en sortir jamais.
[307]Les premières gravures de la Renaissance reproduisent les chasses monumentales du roi François Ier.
[308]Voyez les œuvres du Primatice (Biblioth. Imp.).
[309]Brantôme,Dames galantes.
[310]Né près du Mans, il ne vint à Paris qu'en 1540.
[311]On n'a jamais pu savoir le nom du maître qui l'enseigna; c'était sans doute, un de ces artistes italiens, venus à la suite de Catherine de Medicis, et auquel on attribue le beau tombeau de François Ierencore à Saint-Denis.
[312]Le tombeau est dû sans doute encore à quelques artistes florentins. Les bas-reliefs sont admirables.
[313]1508. Philibert Delorme avait étudié à Florence; il fut attiré à Paris par le cardinal Du Bellay.
[314]La duchesse d'Étampes prit sous sa protection La Renaudie, qui devint ensuite le chef de la conjuration d'Amboise. Voir maCatherine de Médicis.
[315]Cependant Théodore de Bèze ne nomme pas la duchesse d'Étampes dans la liste qu'il donne des femmes qui ont protégé le calvinisme; peut-être la sévérité du prêche désavouait cette protection.
[316]Ces vers sont attribués à Charles IX, alors tout dévoué au parti huguenot.
[317]Les flottes ne purent réussir devant Nice, et il existe une médaille curieuse qui constate l'alliance des Turcs et des Français:Nicæa à Turcis et Gallis obsessa.
[318]Brantôme constate le charmant esprit de François Ierdans sa causerie, souvent un peu licencieuse.
[319]Voir maCatherine de Médicis.
[320]Sur la mort de François Ier, comparez Mémoires de Du Bellay, lib.X, et Belcarius, liv.XXV, no1.
[321]Voyez ce que disent à ce sujet des auteurs fort graves duXVIesiècle: Théodore de Bèze et Pasquier lui-même dans sesRecherches sur la France.
[322]Après le sacre de Reims, 25 juillet 1547.
[323]Lettre originale de Calvin.
[324]Voir les pièces textuelles dans mon travail sur la Réforme, t.Ier.
[325]Recueil des ordonnances de Henri II, publié par Decreusi.
[326]Brantôme,Le connétable de Montmorency.
[327]Brantôme, articleM. le connétable de Montmorency.
[328]Il était né en 1520.
[329]Brantôme dit de lui: «Il n'avait que cela de mauvais qu'il était trop haut de la main et trop querelleux.»
[330]Paroles de La Vieuville, dans sesMémoires.
[331]Mémoires de Montluc, chap.V.
[332]«Il estait au soleil couché, premier qu'ils entrassent en duel.» (Mém. de Montluc.)
[333]Ce coup n'était pas loyal.
[334]Comparez Mémoires de Montluc, Brantôme et La Vieuville (Mémoires). On dit que la dame sur laquelle Chataigneraie avait tenu les vilains propos, était la duchesse d'Étampes et qu'en cette occasion il servit Diane de Poitiers qui fit autoriser le combat.
[335]En 1553; il était toujours curé de Meudon, et avait une prébende dans l'église collégiale de Saint-Maur-les-Fossés.
[336]L'éditionprincepsest de Lyon, Frédéric Juste, 1536. L'édition Elzevir est de Leyde, 1663.
[337]Les philosophes, médiocres commentateurs de Rabelais, ont cherché en vain à relever cette physionomie jusqu'à en faire un penseur; chaque époque a sa manie: aujourd'hui on est penseur par état.
[338]Il était né le 22 février 1533.
[339]Ce ne fut que plus tard qu'il publia ses livres; l'éditionprincepsest de 1585.
[340]Brantôme était né en 1537.
[341]Cette longue énumération se trouve dans le testament ou épitaphe de Brantôme.
[342]Le 14 décembre 1563, ainsi que le constate Papon (Hist. de Provence).
[343]Traité des Fardements, éditionprincepstrès-rare, 1552.
[344]Édition rare, Lyon, 1568.
[345]Les deux assiettes (collection du château de Mello) marquées aux chiffres de Henri II et de Catherine de Médicis, ont été payées douze mille francs.
[346]On a pourtant écrit que Charles IX tirait sur les huguenots des fenêtres du Louvre, qui ne fut achevé que sous Henri III.
[347]Elle avait trois enfants déjà à la mort de François Ier.
[348]Diane était née en 1538. Voyez ce qui est dit d'elle dans lesConfessionsde Sancy, chap.VI, et dans d'Aubigné, liv.II, chap.IV.
[349]Le Roi avait négocié ce mariage avec le pape Paul III.
[350]Plusieurs des monnaies de Henri II portent cette légende.
[351]Sa fondation la plus charitable fut un hospice pour quinze pauvres veuves.
[352]L'Escurial coûta six millions de ducats d'or (soixante millions de francs).
[353]La paix de Cateau-Cambresis fut signée le 13 avril 1559.
[354]Marie avait été couronnée reine d'Ecosse à 9 mois (septembre 1543).
[355]Elle avait été confiée au comte de Brézé, ambassadeur de France.
[356]Cette thèse fut soutenue en présence de Catherine de Médicis, dans une salle du Louvre.
[357]Si l'on veut se faire une idée exacte de ces châteaux à chaque époque, il faut parcourir la collection de gravures (Biblioth. Imp.). Malheureusement le désir de trop compléter, a fait donner place dans cette collection à de mauvaises estampes vendues aux foires comme l'histoire duJuif Errant.
[358]Les Tuileries de Catherine de Médicis se composaient du pavillon du centre avec deux ailes que terminaient deux petits pavillons florentins, surmontés de galeries à colonnades: il n'y avait pas ces noires et grosses mansardes, chapeaux de plomb, sur le monument.
[359]Quelques débris du château d'Anet ont été conservés; le plus beau morceau est à l'École des Beaux-Arts, où il fait encore l'admiration des visiteurs: on a placé encore quelques débris d'Anet, les médaillons, dans un petit édifice situé dans le quartier de François Ieraux Champs-Élysées.
[360]Il serait inexact de dire que le tournois de la rue Saint-Antoine fut le dernier. Charles IX fut blessé par le duc de Guise dans un tournoi donné en 1571, à Clermont-la-Marche.
[361]Mai 1559.
[362]Brantôme,Henri II.
[363]Henri II mourut le 10 juillet 1559, il avait régné 13 ans.
[364]Voir maCatherine de Médicis.
[365]Voir sa biographie dans Michaud.
[366]La pétition existe encore, elle est recueillie (Biblioth. Impériale, cabinet des estampes, château d'Anet).