Loustic, s. m., bouffon de corps de garde, mauvais plaisant.—Cette expression est populaire et du même acabit queblagueur, floueur, etc.
Loyal, e, Loyauté: prononcezloi-ial, loi-iautéet nonlo-ial, lo-iauté.
Lucifer, s. m.: prononcezlucifère.
Lui, pronom.—Lui, leur, employés comme régimes indirects,à lui, à elle, à eux, à elles, ne se disent que des personnes; quand il s'agit des choses, il faut se servir du pronomy; ne dites pas,cette maison est trop petite, je lui ferai ajouter un étage; dites,j'y ferai ajouter un étage.—Il en est de même pour,de lui, d'elle, d'eux, d'elles, qu'on remplace paren:cet arbre va tomber, n'en approchez pas, et nonn'approchez pas de lui.
2.Lui, elle, eux, elles:—ne dites pas en parlant d'un canif, d'une plume ou d'une chose inanimée:c'est avec lui que j'ai taillé ma plume; c'est avec elle que j'écris; il faut se servir du nom et dire,c'est avec ce canif, avec cette plume que...
3. Ne dites pas non plus, en parlant d'une chose, par exemple, d'un arbre, d'une table, d'une maison:j'étais sous lui; il est assis près d'elle; il demeure dans elle; dites,j'étais dessous; il était assis auprès; il y demeure.
4.Lui, elle, etc., suivis dequi, ne peuvent pas non plus se dire des choses; ne dites donc point en parlant d'un couteau, d'une chaise:c'est lui qui est bon, c'est elle qui est large; dites,c'est ce couteau, c'est cette table qui...
5.Leur, placé devant un verbe, est pronom et ne prend pas d's; ne dites pas,je leurs ai dit(z'ai dit),je leurs ai écrit(z'ai écrit), mais,je leur ai dit, je leur ai écrit.
6. Ne dites pas:l'aimant attire le fer à lui; dites,l'aimant attire le fer à soi.—Prononcezlui(uidiphth.) et nonlu-inilou-i.
Luire, Luisant, etc.: Prononcezlui-re, lui-santet nonlou-ire, lou-isant.
Lumignon, s. m., bout de la mèche d'une bougie, d'une chandelle ou d'une lampe allumée:quand j'ai voulu moucher la chandelle, le lumignon est tombé.—Prononcezlumignon, en mouillant legn.
Lunatique, adj., qui subit l'influence de la lune; au figuré, fantasque, capricieux:il est lunatique.
Lune,s. f.—Avoir des lunes, être sujet à des fantaisies, à des caprices, lubies, quintes, rats.
LunetteetLunettes.—Lunette, au singulier, se dit d'un instrument composé d'un ou de plusieurs verres, taillés de manière à faire voir les objets plus grands à l'œil nu, ou à rendre la vue plus nette et plus distincte:regarder avec une lunette; lunette d'approche, lunette de longue vue ou à longue vue; lunette d'opéra.—Lunettes, au pluriel, se dit de deux verres de lunette, assemblés dans une même enchâssure, de manière à pouvoir être placés au devant des deux yeux:une paire de lunettes; il y a de bonnes et de mauvaises lunettes; des lunettes vertes, bleues; lunettes à branches; porter des lunettes, mettre des lunettes sur son nez; lire sans lunettes.—Voyezciseaux.
Lunettier, s. m., faiseur, marchand de lunettes; prononcezlunètieret nonlunetier.
Lurer, v. a., attirer quelqu'un par de belles promesses pour le tromper; ce mot est wallon et se rend en français par le motleurrer:il s'est laissé leurrer.
Luron, onne, s.—Le masculin se dit d'un homme joyeux et sans souci, d'un bon vivant ou même, d'un homme vigoureux et déterminé; et le féminin, d'une femme réjouie, décidée, qui ne s'effarouche pas aisément:c'est un luron, un bon luron; quelle luronne!—Il est populaire. (Acad.)
Lustre, s. m., éclat, espèce de chandelier à plusieurs branches qu'on suspend au plafond; espace de cinq ans:je compte aujourd'hui sept lustres(35 ans).—Prononcezlus-treet nonlus-tèrenilusse, niluxe.
Lut, s. m., matière molle que l'on applique sur les bouchons de certains vases, afin de prévenir l'évaporation du liquide:lut de terre glaise, lut de blanc d'œuf et de chaux:—prononcezlute.
Luth, s. m., instrument de musique à cordes: prononcezlute.
Luthéranisme, s. m., secte de Luther;—ne dites pasluthérianisme, et ne prononcez pasluthéran-isseniluthéranim-se.
Lutter.—Ce verbe ne s'emploie pas pronominalement:lutter(et nonse lutter)avec quelqu'un, contre quelqu'un; il est adroit, il lutte bien.
Luxe, s. m., somptuosité: prononcezluk-ceet nonlukeniluce.
Luxurieux, Luxueux.—Luxurieuxveut dire impudique;—luxueuxsignifie qui vit dans le luxe, qui aime et recherche le luxe; ne dites donc pas:cet homme est luxurieux, pourcet homme aime le luxe; dites,cet homme est luxueux.—Nous ajouterons pourtant que le motluxueuxn'a pas fait fortune et n'est guère usité.
Lynx, s. m., chat sauvage auquel les anciens attribuaient une vue très-perçante: prononcezlaink-ce.
Mm.—Les deuxmse font sentir dansimmau commencement des mots:immense, immortel, immoler, etc., de même que danscommensurable, incommensurable, commutation, commuer, commotion, commémoration, commémoraison, commensal, droit decommittimus, lemming, lipogrammatique, mammaire, mammifère, et dans les noms propresAmmon, Ammonites, Emma, Emmanuel, Emmaüs, Grammont, Jemmapes, Mummius.—Les personnes qui parlent bien ne font entendre qu'unemdansgrammaire,grammairien, grammatical, grammaticalement, etc.; ainsi que dansinflammation, ces mots étant usuels. (Hennebert.)
Macaroni, s. m., pâte sèche et cylindrique des italiens; le pluriel estmacaronis;manger des macaronis.
Mâchefer, s. m., scorie qui sort du fer à la forge, au fourneau et lorsqu'on le bat rouge sur l'enclume:le mâchefer pilé est très-bon à faire du ciment.—Ce mot se dit encore desscoriesà demi vitreuses qui s'agglomèrent dans les foyers et forment le résidu combustible de diverses houilles.
Machiavel, célèbre écrivain italien: prononcezMakiavel;—mais dansmachiavélique, machiavéliquement, machiavélisme, machiavéliste, lechse prononce doux comme danschimère, déchirer.
Machin, s. m.—Ce mot, qui n'est pas français, est quelquefois employé pour désigner ce dont on ne connaît pas le nom; ditesune chose, un objetet selon le sens,un outil, un instrument, un meuble, une machine, etc., quand il s'agit de ces sortes d'objets.—Machine, dans ce sens, n'est pas français non plus.
Mâchurer, barbouiller de noir, est français:mâchurer du papier, des habits, le visage, etc.;—prononcezmâchurer(âlong).
Madame: voyezmonsieuretépoux.
Mademoiselle, s. f., titre qu'on donne ordinairement aux filles.—C'est aussi le titre qu'on donnait anciennement à toute femme mariée qui n'était pas noble.—Le motmademoiselle, employé absolument (seul) désignait autrefois la fille aînée deMonsieur, frère du roi de France, ou bien de la première princesse du sang, tant qu'elle n'était pas mariée.
2. Quand on parle de plusieurs demoiselles ou qu'on leur adresse la parole, l'usage veut qu'on les désigne par le motdames;j'ai rencontré les dames Lambert enville; bonjour, au revoir, Mesdames.—Prononcezmademoiselleet nonmamzellenimane-moiselle.—Voyezmonsieuretépoux.
Magnanime,magnétisme, magnétique, magnétiser, magnifique, magnificence:—prononcezgncomme dansagneau, gagner, etc., et nonmagh-nanime, magh-nétisme, etc. nimagne-nanime, magne-nifique, nimananime, manifique, nimahe-nanime, mahe-nifique.
Magnat, s. m., grand en Hongrie: prononcezmagh-nat, (gdur).
Magnificat, s. m., cantique de la Sainte-Vierge: prononcezmagh-nificate(gdur).
Mai, s. m., ouarbre de mai, arbre orné de rubans et de guirlandes qu'on plante devant une porte le premier jour de mai ou le jour de l'installation d'un fonctionnaire, d'un curé, etc.
2.Mai, se dit également en Belgique des branches ou rameaux au moyen desquels on décore les rues ou les chemins par où passe une procession ou un cortége triomphal.
Maigrir, Amaigrir.—Maigrir, v. n., c'est devenir maigre;amaigrir, v. a., c'est rendre maigre:une personne maigrit;l'usage de certains aliments amaigrit.
Maille, Chique, Marbre, pour signifier de petites boules de pierre ou de marbre qui servent à des jeux d'enfants, d'écoliers, ne sont pas français; il faut direbille:jouer aux billes(llmouillées).
Mailloter, v. a., mettre un enfant dans le maillot; ce mot n'est pas français, il faut direemmailloter.
Main, s. f.—Ne dites pas:il a toujours la canne en main; dites,à la main.—Voyezbouche.
Main-d'œuvre, s. f., travail, façon de l'ouvrier;main-forte, s. f., assistance donnée à l'autorité:—ces mots ne s'emploient pas au pluriel.
Maint, te, adj. (au masc. prononcezmindevant une consonne).—Malgré l'idée de pluralité que renferme cet adjectif, il s'écrit au singulier ainsi que le substantif qu'il qualifie et le verbe dont celui-ci est sujet, excepté dans quelques locutions où on l'emploie indifféremment au singulier et au pluriel:maint homme, mainte femme, mainte fois, oumaintes fois; par maints et mains travaux; il m'a fait mainte et mainte difficulté.—Ne prononcez pasmai, maite.
Maintenant, adv., à présent: prononcezmintenantet nonmè-tenant.
Mairie,librairie, seigneurie: ne dites pas,mairerie, librairerie, seigneurerie.
Mais, conj.—C'est un flandricisme de l'employer pourseulement; ne dites donc pas:il a mais peu de revenus; il nous a montré mais une petite partie de sa bibliothèque; dites,il n'a que peu de revenus; il nous a montré seulement une petite partie de sa bibliothèque.—Prononcezmaiet nonmin.
Maïs, s. m., blé de Turquie: prononcezma-ï-ce.
Maison, s. f.—Il serait ridicule d'employer ce mot pour désigner la première pièce d'une maison, c'est-à-dire,la cuisine. (Wall.)
2.Maison, Famille.—Famille, se dit plus particulièrement de la bourgeoise etmaison, de la noblesse:ce jeune homme est d'honnête famille;ce gentilhomme est de bonne maison.
3.Maison, Hôtel, Palais, Château.—La classe moyenne habite desmaisons;—les grands habitent deshôtels;—les princes, despalais;—enfin les habitations des gens riches, situées à la campagne au milieu de leurs terres, portent le nom dechâteau.—Autrefois l'architecture seule établissait la différence; aujourd'hui, on la base sur le rang et la fortune.
Maître, fait au fémininmaîtresse:madame est la maîtresse de la maison; cette femme est maîtresse(et nonmaître)de ses passions, de ses sentiments; maîtresse d'école, de piano; la maîtresse branche d'un arbre.
2. Lorsque, par le motmaîtrepris substantivement, on veut exprimer une idée de suprématie, d'omnipotence, il s'emploie au masculin même lorsqu'il se rapporte à un substantif féminin:la Providence est le maître; la Providence est notre maître.—C'est donc dans ce sens qu'une femme pourra dire:le maître ici, c'est moi.
3.Maître, en termes de Palais, est un titre qu'on donne aux avocats, aux avoués et aux notaires, lorsqu'il s'agit de l'exercice de leurs fonctions:maître N.; par-devant maître N.—On écrit par abréviationMeN., par-devant MeN.
4.Maître d'hôtel, Maître ès arts: l'Académie écrit ces mots sans traits d'union.
Majesté, s. f., titre particulier qu'on donne aux empereurs, aux rois et à leurs épouses; on dit en leur parlant:Votre Majesté, Vos Majestés(deux majuscules), et en parlant d'eux,Sa Majesté, Leurs Majestés(deux majuscules);Votre Majesté, Sire, a ordonné..., Sa Majesté a décrété; Leurs Majestés sont arrivées à Liége.
2. Par abréviation on écrit: V. M. (Votre majesté); VV. MM. (Vos Majestés), S. M. (Sa Majesté); LL. MM. (Leurs Majestés).
3. Lesadjectifset lesparticipesqui se rapportent à ce mot se mettent au féminin, même lorsqueSa Majesté, Votre Majesté, désigne un roi, un empereur et non une reine, une impératrice; on dit:Votre Majesté est jalouse du bonheur de ses peuples; Sa Majesté est aimée de ses sujets. Lessubstantifsau contraire sont du masculin:Votre Majesté est le pèreet le protecteur de ses sujets; et non pas,est la mère, la protectrice, etc.—En conséquence les mots qui peuvent s'employer substantivement et adjectivement, tels quemaître, ami, ennemi, etc., devront être du masculin, lorsqu'ils figurent dans la phrase comme substantifs, c'est-à-dire, lorsqu'ils sont accompagnés de l'article ou d'un adjectif, et ils prendront la forme du féminin s'ils font la fonction d'adjectif. On dira donc:Sa Majesté est le maître d'y aller ou de ne pas y aller; et absolument:Sa Majesté est le maître, l'ami du peuple; est un ennemi redoutable.—Mais nous croyons qu'il faudra dire:Sa Majesté est maîtresse de telle ville; Sa Majesté est amie du bien, ennemie du mal.—On peut dire:Votre Majesté est le plus éclairé des rois, parce qu'il y a ellipse du substantif (Votre Majesté est le roi le plus éclairé des rois). Cependant il vaut peut-être mieux prendre une autre tournure et dire par exemple:Vous êtes, Sire, le plus éclairé des rois.
4.Sa Majesté Impériale(S. M. I.), se dit d'un empereur quelconque; autrefois, il se disait en particulier de l'empereur d'Autriche que l'on qualifiait aussi deSacrée Majesté, mais seulement quand on lui parlait.
5.Sa Majesté Très-Chrétienne(S. M. T. C.), se disait des rois de France.
6.Sa Majesté Catholique(S. M. C.), le souverain d'Espagne.
7.Sa Majesté Très-Fidèle(S. M. T. F.), le roi de Portugal.
8.Sa Majesté Belge,Britannique, Hollandaise, etc., le roi des Belges, de la Grande-Bretagne, de Hollande, etc.
Major, (quinte).—On disait autrefois et l'on dit encore quelquefoisquinte major(Acad.): nous pensons qu'aujourd'hui on nomme toujoursquinte majeure, les cinq cartes de suite à commencer par l'as.
Majorer, Majoration.—Ces mots ne sont pas français; ditesaugmenter, payer une surtaxe, enfler, selon le sens:les lettres chargées en sus du port des lettres ordinaires, paient une surtaxe fixe de vingt centimes; on ne peut donc pas dire,les lettres chargées sont soumises au port des lettres ordinaires, majoré d'une taxe fixe de vingt centimes.—Dites de mêmemes appointements ont été augmentéset nonmajorés;mon compte a été enfléet non,majoré;j'ai obtenu une augmentation de traitementet non,une majoration.
Majuscule, s. f. ou adj., lettre capitale ou simplement, capitale: ne dites pasmajescule.
Mal, subst. m. ou adv.: prononcez l'abref et nonmâl, ce qui serait insupportable.
2. Ne dites pas:ce vin n'est pas mal; dites,ce vin n'est pas mauvais;—mal, ancien adjectif, ne s'emploie plus dans ce sens, que dans quelques locutions particulières:à la male heure, mourir de la male faim; partout ailleurs on ditmauvais.
3. Ne dites pas:il a des maux à la figure; dites,il a du mal à la figure, il a des boutons, des humeurs..., à la figure.
4. Ne dites pas non plus:j'ai un mal à un doigt; dites selon le sens,j'ai du mal à un doigt, j'ai une plaie, une coupure, un petit abcès à un doigt, j'ai un panaris...
5.Avoir mal, faire mal.—Ces locutions ne doivent jamais être suivies d'un régime direct, et ce serait une faute grave et même ridicule de dire:j'ai mal la tête, les dents, les pieds; faire mal quelqu'un, au lieu de dire,j'ai mal à la tête, aux dents, aux pieds; faire mal à quelqu'un.—De même on doit dire:j'ai de mauvais pieds, j'y ai souvent mal; on m'a arraché la dent à laquelle j'avais mal; prenez garde, vous allez faire du mal à cet enfant; je ne lui ai pas fait mal, et non pas:je les ai souvent mal, la dent que j'avais mal, etc.
6. Il serait encore plus ridicule de dire:j'ai mal à ma têteouma tête, à mes dentsoumes dents, etc.
7. Ne dites pas:j'ai mal aux dents, c'est un mauvais mal; dites,c'est un vilain mal, car y a-t-il un mal qui soit bon?
8. Ne dites pas:je m'ai fait mal; dites,je me suis fait mal.
9. Ne dites pas:je me suis fait mal de ce pauvre; dites,j'ai eu pitié, compassion de ce pauvre.
10. Ne dites pas de quelqu'un qui vient d'échapper à un danger:il ne peut plus mal; dites,il est hors de danger.
11.Ne pouvoir mal.(Wall.)—Cette expression ne devrait jamais sortir de la bouche d'une personne qui tient tant soit peu à parler correctement; il faut diren'avoir garde, se garder de:—il n'a garde(et nonil ne peut mal)de tromper, il est trop honnête homme;irez-vous dans cette maison? je n'ai garde(et nonje ne peux mal),on s'y ennuie trop;je me garderai bien(et nonje ne peux mal)d'en manger.—Rendez encore cette locution selon le sens par:il n'y a pas de risque, il n'y a pas de danger:—prenez garde de tomber: il n'y a pas de danger(et nonje ne peux mal);ne parlez pas de telle chose: il n'y a pas de risque(et nonje ne peux mal).—Voyezpouvoir.
12.Mal parleretparler mal: voyezparler.
Malade, adj.—Faites les deuxabrefs.
2. Ne dites pas:il fait malade aujourd'hui; dites,il fait malsainou... étouffant, s'il s'agit d'un temps chaud.
3. Ne dites pas non plus:il se fait malade; dites,il se rend malade:—se faire maladesignifiefeindre une maladie.
Maladieux.—Ce mot n'est pas français; dites,maladif, valétudinaire.
Malcomplaisant: ce mot n'est pas français; dites,peu complaisant.
Malcontent, Mécontent.—Ces deux mots expriment le déplaisir que nous éprouvons, lorsque quelque chose ne réussit pas au gré de nos espérances ou de nos désirs; maismécontentdit plus quemalcontent, en ce sens qu'il exprime l'humeur, le dépit, le ressentiment contre la cause de ce déplaisir.—Un maître estmalcontent(peu content) d'un domestique qui le sert maladroitement; un maître estmécontent(pas du tout content, fâché contre) d'un domestique qui le trompe, qui le vole, qui lui manque de respect, qui fait mal son service, par négligence ou par paresse;—un domestique estmalcontentd'un maître qui ne lui donne pas des gratifications qu'il avait espérées; il en estmécontent, s'il ne lui paie pas ses gages;—nous sommesmalcontents, lorsqu'après avoir conçu un dessein, formé un plan, le succès ne répond pas à nos espérances, sans qu'il y ait de la faute de personne; nous sommesmécontentsdes autres ou de nous-mêmes, si c'est par la faute des autres ou par la nôtre.
Malentendu, Quiproquo.—Unquiproquoconsiste à prendre une chose pour une autre; unmalentenduvient de ce qu'on a mal compris.—Un sourd qui n'entend pas distinctement répond à une question sur son père, en parlant de son chien: c'est unquiproquo. Un ami à qui l'on donne rendez-vous à une heure, n'arrive qu'à deux heures, parce qu'il a mal compris: c'est unmalentendu.
Malfaire, v. n., faire de méchantes actions; il n'est usité qu'à l'infinitif:il ne se plaît qu'à malfaire.
Malgré, Quoique.—Malgréest une préposition qui demande un régime direct (un substantif, pronom, etc., mais jamais un verbe ni une proposition);—quoiqueest une conjonction qui ne peut pas avoir de régime direct et qui régit toujours un verbe ou une proposition.—Ne dites donc pas:quoique ça, maismalgré ça; ne dites pas,malgré qu'il soit pauvre, maisquoiqu'il soit pauvre.
2.Malgré quedit l'Académie, ne s'emploie qu'avec le verbeavoiret dans ces sortes de phrases seulement:malgré que j'en aie, malgré qu'il en ait, etc., c'est-à-dire, malgré moi, malgré lui, en dépit de moi, en dépit de lui:malgré qu'il en ait, nous savons son secret, c'est-à-dire, en dépit de lui ouquel que soit le mal(mauvais)gré qu'il en ait: lequedemalgré queest donc ici pronom relatif et complément direct deaie, ait, etc., et non la conjonctionque.
Malhonnête, adj.—Il a deux sens différents et se dit des personnes et des choses.—Appliqué aux choses, il se met toujours après le substantif; avec un nom de personne, il précède ou il suit le substantif selon le sens:un malhonnête homme, est un homme qui manque d'honneur, de probité;un homme malhonnêteest un homme impoli, incivil, grossier.—Voyezhonnête.
Malin, adj., fait au fémininmaligneet nonmaline.—Ce mot signifie proprementméchant, mais il peut aussi s'employer dans le sens derusé, adroit:il est trop malin pour se laisser attraper.—Mais appliqué aux personnes, dans le sens de, qui a de l'esprit, des moyens intellectuels, il n'est pas français; ne dites donc pas:cet enfant n'est pas malin; dites,cet enfant a peu d'esprit. (Wall.)
Malle, et mieuxMallette, s. f., se dit de l'espèce de giberne en cuir où les écoliers serrent leurs livres, cahiers, etc.:—couverte, couverture, portefeuille, ne sont pas français dans ce sens.
Malle-poste, s. f., voiture qui transporte les lettres et les dépêches; le pluriel estmalles-poste.
Maltraiter,traiter mal.—Maltraiter, v. a., c'est traiter durement en paroles et en actions, ou bien faire préjudice à quelqu'un:il l'a maltraité de coups, de paroles; cet homme a fort maltraité son fils dans son testament.—Traiter malsignifie, mal régaler quelqu'un ou bien en user mal avec lui. Aux temps composés, legénie de la langue exige que l'adverbemalpasse avant le participe:il m'a mal traité;—de sorte qu'à la prononciation, cette expression peut se confondre avec celle-ci,il m'a maltraité.—Pour éviter l'équivoque, il suffira d'ajouter un modificatif, tel quebien, fort, assez, à l'adverbemal, qui alors pourra se placer après le participe:il m'a traité fort mal.
Maman, s. f., mère, terme enfantin: prononcezmamanet nonman-man.
Mameluk, s. m., cavalier égyptien: prononcezmam'louk.
Mamezelle.—Ce mot ne se trouve pas dans les dictionnaires; il faut diremademoiselle. Voyezce mot.
M'amie, abréviation demon amie; ce mot s'écrit avec une apostrophe.
Manche.—On ditle manchepour désigner la poignée de tout instrument, etla manche, quand il s'agit du vêtement du bras; dites donc,le manche d'un couteau, la manche d'un habit.—Mais ne dites pas,le manche ou la manche du panier, de la marmite; ditesl'anse.
2. Ne dites pas:je n'étais pas dans sa bonne manche; dites,dans ses bonnes grâces, ou,je n'étais pas bien sur ses papiers, dans ses papiers.—L'Académie fait remarquer queêtre bien, être mal sur les papiers, dans les papiers de quelqu'un, est une locution familière.
Manchette, Garde-manche.—Unemanchetteest un ornement de mousseline, de dentelle qui se met au bras, au poignet.—Ungarde-mancheoubout de manche, est une fausse manche que l'on met par-dessus la manche de l'habit, ou même de la chemise, quand on fait un travail qui peut les salir.
Mânes, s. m. pl., âmes des morts:les mânes plaintifs(et nonplaintives)de nos ayeux: il est masculin et n'a pas de singulier.—Prononcezmânes(âlong).
Manger, v. a.—Ne dites pas,manger un fruit, un raisin; dites,manger du fruit, du raisin.
2. Ne dites pas, si l'on vous consulte à table sur votre goût,je mange tout; ce serait annoncer un appétit de Gargantua; dites,je mange de tout.
3. Ne dites pas:nous avions dix personnes à manger; dites,nous donnions à manger à dix personnes. L'équivoque ici est mauvaise.—Cependant on dit très-bien:nous avions dix personnes à dîner.
4. Les locutions,venez manger ma soupe, j'irai demain manger votre soupe, sont familières et la bonne compagnie n'en fait point usage.
Mange-tout, s. m., celui qui dissipe follement tout ce qu'il a, tout ce qu'il gagne.
2. Les wallons désignent par ce mot une espèce de haricot, mais il n'est pas français dans ce sens.
3. Le pluriel s'écrit comme le singulier: prononcezman-ge-toutet nonman-che-tout.
Mangeure, s. f., endroit mangé d'une étoffe, d'un pain, etc.:mangeure de vers, mangeure de souris: prononcezmanjûre.
Manier,manière, maniéré, etc.—Prononcez ces mots comme ils sont écrits et nonma-gnier, ma-gnière, ma-gniéré.—Voyezni.
Manique, s. f., morceau de cuir que les cordonniers mettent à leur main pour qu'elle résiste au travail; ne dites pasmanicle.
Manne, s. f., nourriture que Dieu fit tomber du ciel pour nourrir les Israélites dans le désert;—espèce de suc concret qui découle naturellement ou par incision de certains végétaux et entre autres du frêne à fleurs et du frêne à feuilles longues; dans ces deux acceptions, on prononcemâne(âlong).—L'a, au contraire est bref, lorsquemannedésigne une espèce de panier à deux anses dont on se sert pour mettre du linge.—Ne dites pasmande(Flandr.)
Manœuvre, Manouvrier.—Le premier est l'homme de peine qui sert un autre ouvrier:le maçon ne travaille pas sans un manœuvre;—le second se dit de tout homme de peine travaillant au compte d'un entrepreneur.
Manquer, v. a. et n.—On peut diremanquer la messe, l'école, ses prières: voyez le Dictionnaire de l'Académie au motmesse.
2.Manquer, signifie aussi courir quelque risque, être sur le point d'éprouver quelque accident:nous avons manqué de verser; il a manqué d'être tué.—Il est familier. (Acad.)
Manuel.—Prononcezmanu-èleet non pasmanu-wèlenimanu-éle.
Manufacture, s. f.: ne dites pasmanifacture.
Manus(in), s. m.—Dire son in-manus, recommander son âme à Dieu avant de mourir: prononcezine-manuce.
Maquée, s. f., est un mot wallon, qu'il faut rendre parcaillebotte, fromage blanc, fromage mou.
Maraîcher, ère, jardinier qui cultive un de ces terrains qu'on appellemarais, où l'on fait venir des légumes, des herbages; ne dites pasmaraîchier.
Maraude, s. f., pillage clandestin des soldats; se dit aussi des écoliers qui vont à la picorée: on dit:aller à la maraudeet mieux,en maraude; mais on ne dit pas:aller à maraude, (Acad.)—Prononcezmarau-deet nonmarau-te.
Maravédis, s. m., petite monnaie d'Espagne: prononcezmaravédiet nonmaravédice, encore moinsmaradévice.
Marbre, s. m., pierre calcaire: prononcezmar-breet nonmar-penimar-bère.
Marc, s. m., poids;—résidu de fruits d'herbes ou d'autres substances pressurées;—du marc d'huile, du marc de café(et nonde la marc de café): on neprononce pas lec, mais on le fait sentir dansMarc, nom d'homme;—lecest muet dans laplace St-Marc(mar),le lion de S.-Marc(mar), à Venise,au marc(mar)le franc.—Voyezc final.
2. Unemare, est un amas d'eau dormante.
Marchand, s. m.—Ne dites pas:il fait le marchand de toiles; je fais le marchand, je fais le brasseur; ditesil est marchand..., je suis marchand, je suis brasseur.
2. Ne dites pas non plus:j'ai marchand, pour signifier que vous savez à qui vendre; dites,j'ai acheteur, chaland, acquéreur.
Marché.—Ne dites pas:le marché de grains, de légumes, etc., mais,le marché aux grains, aux légumes.
2.A bon marché, loc. adv.—On ditacheter, vendre à bon marché, à trop bon marché, à meilleur marché, et non,acheter, vendre bon marché, trop bon marché, meilleur marché.—Il n'est pas plus permis de supprimer la prépositionàdevantbon marchéque devantbon compte, bas prix:avoir une chose à bon marché(et nonbon marché);donner sa marchandise à bon marché, à trop bon marché; je l'ai eu à meilleur marché.—Cependant on peut dire:cela ne vous coûte que dix francs, c'est bon marché, c'est grand marché; le bon marché m'a tenté, tout comme on dirait,c'est un bas prix, le bas prix m'a tenté.
Maréchal, s. m.—Maréchal de France, maréchal-ferrant; prononcezmaréchal(éfermé) et nonmarchalnimarichal, marèchal.
Marguerite, s. commun et nom pr. de femme: écrivez et prononcezmargueriteet nonmarguérite.
Marguillier, s. m., celui qui a soin de tout ce qui regarde la fabrique et l'œuvre d'une paroisse ou les affaires d'une confrérie; mais il ne se dit pas du clerc, sacristain ou chantre d'une église.—Prononcez et écrivezmarguillieret nonmarguèillier.
Margotte, s. f., branche qu'on met en terre pour qu'elle y prenne racine; ce mot n'est pas français: ditesmarcotte.
Mari, s. m., époux.—Mon époux, mon épouse, ne sont admis à aucun titre par les gens de bon ton; on dit simplementma femme, mon mari, ou bien avec un peu plus de cérémonie,monsieuroumadame, suivis toujours du nom de famille (ce sont les domestiques seuls qui désignent leurs maîtres parmonsieuretmadame);—maismon mari, ma femme, sont préférables parce qu'ils sont plus simples.
Marier, v. a., ne s'emploie jamais pour,prendre en mariage.—Ainsi au lieu de dire:il a marié une telle, dites,il a épousé une telle.—Marier, signifie unir un homme et une femme par le lien conjugal, selon les lois de l'État ou en leur administrant le sacrement de mariage. Dans cette acception il ne se dit que du prêtre ou de l'officier de l'état-civil qui remplit l'une ou l'autre de ces fonctions:l'échevin N. les a mariés à défaut du bourgmestre; c'est le vicaire qui les a mariés. (Acad.)—Il se dit aussi de ceux qui font ou procurent un mariage, soit par autorité paternelle, soit par office d'amitié:son père l'a marié à la fille, avec la fille d'un de ses amis; cet homme a la manie de marier tout le monde. (Acad.)
2.Marier, joint au pronom personnel, signifie, lorsqu'on parle d'un homme, prendre une femme, et lorsqu'on parle d'une femme, prendre un mari:il est d'âge à se marier; il s'est marié richement; il ne se mariera pas.
3. Il s'emploie aussi dans le sens réciproque:quand se marieront-ils? ils se sont mariés l'an dernier. (Acad.)
4. Cependant on peut dire:cette demoiselle s'est mariée(a épousé)à un étranger; mais c'est une faute grossière de dire:cette demoiselle s'est mariée avec un étranger.—Avecs'emploie en prose pour les choses:sa voix se marie bien avec ou à son instrument.
Marmelade, s. f., confiture de fruits presque réduits en bouillie:marmelade d'abricots.—Cela est en marmelade(famil.), se dit d'une chosetrop cuite et presque en bouillie: et, figurément, de ce quiest fracassé, broyé:il a reçu un coup qui lui a mis la mâchoire en marmelade.—Ne dites pasmarmolade.
Marmiton, Mirmidon, Mirliton.—On appellemarmiton, celui qui est chargé du plus bas emploi d'une cuisine.—Mirmidonse dit, par mépris, par raillerie, d'un jeune homme de très-petite taille et figurément, de ceux qui ont des prétentions exagérées et ridicules.—UnMirlitonest une espèce de flûte formée d'un bout de roseau, de sureau, de branc-ursine, et bouché par les deux bouts, avec une pelure d'oignon ou un morceau de baudruche:il est sale comme un marmiton;voilà un plaisant mirmidon; ces mirmidons prononcent sur ce qu'ils ne connaissent pas;les enfants jouent du mirliton.
Marmonner, v. n., signifie murmurer à voix basse; ne dites pas, avec le peuple,marronnerqui signifiait autrefois, friser les cheveux en grosses boucles.—Quelques dictionnaires emploient aussimarronnerpour errer dans les bois en volant comme les nègres marrons:—il est vieux dans ce sens.
Marquer.—Ne dites pas:il est marqué sur la gazette, sur une lettre de...; dites,on lit dans la gazette, dans une lettre de..., etc., ou employez une phrase équivalente.
Marraine, s. f., celle qui tient un enfant sur les fonts: prononcezmârène(âlong).
Marron, Marronnier; prononcezmâron, mâro-nier(âlong) et nonmaro-gnier.—Voyezni.
Mars, dieu de la guerre; 3emois de l'année;—il signifie également, au pluriel, les menus grains qu'on sème au mois de mars, tels que les orges, les avoines, les millets, etc.;le temps a été bon pour les mars cetteannée; s'il ne pleut pas, tous les mars sont perdus.—Quelques auteurs disent quemars, dans cette dernière acception, peut aussi se rendre parmarsèche(la marsèche) ou parmarsage; mais nous pensons quemarsest préférable.—Dans toutes ces acceptions, prononcezmarceet nonmâre.
2. Ne dites pas:mars en carême; dites,marée en carême.—Cette expression signifieà propos:arriver comme marée en carême.
Marteau, s. m.—Ne dites pas,jeter la cognée après le marteau; dites,jeter le manche après la cognée, ce qui signifie renoncer de dépit ou de désespoir à une entreprise. (Acad.)
Martyr, Martyre.—Martyr, s. m., (au fémininmartyre), est celui qui a souffert pour la foi chrétienne, pour une doctrine ou une foi quelconque;—martyre, s. m., est la mort ou les tourments qu'endurent celui qui est martyr:un évêque martyr, une vierge martyre;le martyre de saint Laurent.
Masque, Mascarade.—Ne dites pasun masqué, pour indiquer une personne déguisée; ditesun masque.—Unemascaradese dit d'une réunion demasques, c'est-à-dire, de gens déguisés:une troupe de masques, un joli, un vilain masque; il faut laisser entrer les masques; venez voir une belle mascarade.
Massacrante, adj. fém.—Il n'est usité que dans cette locution familière:humeur massacrante, c'est-à-dire, humeur bourrue, maussade, grondeuse, menaçante.—Cette expression est approuvée par l'Académie; cependant elle n'est pas jolie, mais elle est énergique.
Masse, s. f.—Une masse de monde, est une expression triviale; dites,une grande foule, une grande multitude, une grande quantité de monde.
Mastic, est masculin:du mastic; et nonde la mastic.
Mastouche.—On donne abusivement ce nom à lacapucine; dites donc,une belle capucine, couleur capucine.
Mat, Mate, adj., qui n'a point d'éclat:argent mat, couleur mate: le masculin se prononcemate.—Mat, s. m., terme du jeu d'échecs, coup où le roi, mis en échec, ne peut bouger sans être pris:voilà un beau mat, être échec et mat.—Prononcez égalementmate.
2.Mât, s. m., pièce de bois longue, ronde et droite qui porte la voilure d'un navire: on ne prononce pas let.
3.Mate, adj., humide, un peu mouillé:—ce mot est wallon; dites,moitepour les deux genres:il a le front moite; ces draps ne sont pas bien séchés, ils sont encore moites.
Mater, v. a., rendre mat, mortifier: prononcezmater(abref);—mâter, v. a., garnir de mâts: prononcezmâter(âlong).
Matériaux, s. m. pl., les différentes matières qui entrent dans la construction d'un bâtiment; il n'a pas de singulier.—Ne dites pasmatéréaux.
Mâtin, s. m., gros chien de garde: l'âest long;—matin, s. m., la première partie du jour; l'aest bref.
2.Matin.—On dit très-bien,hier matin, demain matin, demain soir; on peut dire aussidemain au matin, demain au soir; cependant par une singulière bizarrerie, on doit direhier au soiret nonhier soir.
3. Ne dites pas:au matin, je prends une tasse de café; dites,le matinet mieuxchaque matin, tous les matins...—Voyezsoir.
Matinal, Matineux, Matinier, adj.—Matinal, qui s'est levé matin:vous êtes bien matinal aujourd'hui; l'Académie ne donne aucun exemple du pluriel masculin; nous pensons qu'il est inusité.—Matineux, matineuse, qui est dans l'habitude de se lever matin:il faut être plus matineux que vous n'êtes.—Matinier, matinière, qui appartient au matin; il n'est guère usité que dans cette expression:l'étoile matinière.—Prononcezmati-nièreet nonmati-gnière.—Voyezni.
Matou, s. m., chat mâle; ne dites pasmarounimarcou.
Maudire, v. a., fait à la 2epers. du près. de l'indic. et de l'impér.,maudissez, et nonmaudisez, maudites.
Mauvais, e, adj.,—Ce mot peut s'employer dans le sens deméchant, mais jamais comme synonyme defâché:que cet enfant est mauvais (méchant)! oh! le mauvais; oh! la mauvaise;—il était si fâché, je suis fâchéet nonmauvais. (Wall).
2.Mauvais mal, mauvaise maladie, ne peuvent pas se dire pourcruel mal, cruelle douleur, cruelle, dangereuse maladie:—vous avez mal aux dents, c'est un cruel mal, et nonun mauvais mal;le typhus est une dangereuse maladieet nonune mauvaise maladie.
3. Ne dites pas,un mauvais doigt, une mauvaise jambe, pour indiquer que vous y éprouvez un mal quelconque; ditesj'ai mal au doigt, à la jambe, et nonj'ai un mauvais doigt, une mauvaise jambe.
4.Mauvais air, air ignoble;—air mauvais, air terrible.—Prononcezmo-vai(obref) et nonmó-vai(ôlong).
Maximum, s. m., le plus haut degré: prononcezmak-cimomeet nonmak-zimome;—en terme technique, on dit au plurielmaximaetminima.
Me, le.—Les personnes ignorantes seules disent:donnez-mê-lepourdonnez-le-moi.
Méchantcomme la gale.—Dites,mauvais comme la gale: la raison de ce choix est évidente; on dit que la gale est mauvaise, mais on ne dit pas qu'elle est méchante.
2.Une méchante épigramme, est une épigramme sans sel, sans mérite, mal faite;—une épigramme méchante, est une épigramme mordante: il en est de même deméchants verset devers méchants, etc.
Mécontent, e, adj.—On est mécontentdequelqu'un et nonaprès, suroucontrequelqu'un:il est mécontent de vous, de son fils.—Voyezmalcontent.
Mécredi, s. m., barbar.:—écrivez et prononcezmercredi.