DISCRÉDITÉ, décrédité.
DISPUTER, gronder, être en colère.B.-N.
DIZIAU, dizeau, réunion de dix gerbes.
D'L', de, de la.
DODO, lit.P.Espèce de camisole.
DODO (faire), dormir.
DOGUE, patience, plante.
DOLER, équarrir, préparer le bois avec une hache ou autre instrument tranchant.
DORÉE, tartine couverte de beurre, de fromage, de confitures, etc.B.-N.
DORER, étendre une pâte quelconque sur un objet.
DORLOTER, traiter, élever un enfant avec soin.P.
DORMEUSE, coiffure de femme. Ladormeusese distingue dupierrot, en ce qu'elle ne se prolonge point en arrière et qu'on la noue sous le menton.
DOSSES, premières planches de l'arbre où se trouve l'aubier et quelquefois une portion d'écorce.
DOUCHE, douce.
DOUCHEUR, douceur.
DOUCHINER, entourer de petits soins.H.-N.
DOUILLE, rossée.P.
DOUILLER, battre.P.
DOULIANT, douloureux, sensible.
DOUTANCE, doute.P.
DOUX-LEVÉ (pain), dont la pâte n'a pas suffisamment levé et dont la croûte forme des espèces de cloches.P.
DRAGIE, mélange de vesce et d'avoine qu'on sème au printemps.
DRAGIES, dragées.
DRAME, prise; en anglais, le motdramsignifiepetite quantité.
DRAMER, priser, aspirer par le nez.
DRÉCHER, dresser.P.
DRÈS, DRÈS QUE, dès, dès que.
DRET, droit.P.
DRET (tout), justement.
DRET DE (au), vis-à-vis.H.-N.
DRET-NOEUD, double nœud.B.-N.
DRIAN, DRIEN, Adrien.
DROGUE, mauvaise marchandise.
DROGUER, attendre longtemps.P. B.-N.
DROLESSE, femme hardie.H.-N.
DROUILLE, boue, sauce trop claire.
DRUIRE; en parlant des oiseaux qui commencent à avoir des plumes.
D'S', des, devant une voyelle.
DU DEPUIS, DU DEPUIS QUE, depuis, depuis que.H.-N.
DUIRE, corriger, réformer; du latinducere, conduire.P.
DUMET, duvet.B.-N.
DURANT QUE, pendant que.
EAU (lâcher de l'), pisser.
ÉBAQUER, effondrer.
ÉBERDOUILLER, écraser entièrement.
ÉBERLUCHER, élever. Ex.: Voilà ses enfantséberluchés.
ÉBERNER, nettoyer les vêtements d'un enfantberneux.P.
ÉBLAIRER, regarder avec une sotte curiosité ce que font les autres.
ÉBLUER, éblouir. En parlant d'un enfant qui trouve moyen de s'échapper sans être vu, on dira: Il aébluésa mère.
ÉBOUILLI, très-échauffé.
ÉBRANCAGES, branches coupées enébranquant.
ÉBRANQUER, ébrancher.
ÉBREUILLER, écraser, faire sorter lesbreuilles.
ÉBRITER, ébruiter, faire connaître.
ÉBROUER, renvoyer, chasser, effrayer.
ÉCABOCHER, donner un coup à la tête.P.
ÉCAILLER, chasser, renvoyer. Ex.:Écaillezdonc ces gamins-là.
ÉCALES, cosses de pois, de fèves, etc.
ÉCALER, écosser, écorcher un bouton.P.
ÉCALIFOTER, retirer des noisettes de l'enveloppe membraneuse qui les recouvre en partie.
ÉCALUER, ramasser les cailloux d'une pièce de terre.
ÉCARBOUILLÉ, éveillé, vif.P.
ÉCARBOUILLER, étendre la braise et les charbons de l'âtre pour mieux se chauffer.
ÉCARBOUILLER (s'). En parlant du temps qui devient moins mauvais, on dit qu'il s'écarbouille.
ÉCARDONNER, arracher lescardonsd'un champ.P.
ÉCARDONNETTE, chardonneret. Ce mot semble tout-à-fait indiquer l'action de cet oiseau lorsqu'ilécardonne, c'est-à-dire lorsqu'il tire la graine du chardon pour en faire sa nourriture.
ÉCARPILLER, démêler, diviser des flocons de laine, de crin, etc.
ÉCART (faux). On donne ce nom à diverses maladies des chevaux, notamment à la tension des tendons.
ÉCAUDER, échauder.
ÉCAUFFER, échauffer.
ÉCHANGER, laver le linge avant de le mettre à la lessive.H.-N.
ÉCHARPE, écharde.
ÉCHAUFFÉ (homme), gai; état voisin de l'ivresse.
ÉCHENAILLER. Voy.Chenailler.
ÉCHERTER, couper les rouces et les branches inutiles au pied d'une haie ou dans un bois. Semble venir deexarare, défricher, piocher, essarter.
ÉCHETER, éparpiller.
ÉCHIGNÉ, fatigué.
ÉCHIGNER (s') s'exténuer.
ÉCHIMER, essaimer.
ÉCLAQUER A RIRE (s'), se prendre soudainement a rire très-fort.
ÉCLATER DE RIRE, rire très-fort.H.-N.
ÉCLÉYER (s'), se dit d'une cuve ou d'un tonneau dont les douves se disjoignent par suite de la chaleur.P.
ÉCLIPPER, éclabousser.B.-N.
ÉCLOPPÉ, un peu malade.
ÉCOEURÉ (bois), bois auquel on a enlevé l'aubier.
ÉCOLAGE, rétribution due au maître d'école.P.
ÉCONDIRE, nier ce que dit une personne;dire contre.
ÉCORCHE, écorce.P.
ÉCORCHEUX, écorcheur.P.
ÉCORER, étayer.
ÉCORER (s'), employer toutes ses forces à une chose.
ÉCORNIFLEUX, écornifleur.
ÉCOSSIN, demi-botte de foin ou de paille. En Bourgogne, on désigne sous le nom d'écousseiles batteurs en grange.
ÉCOSSINS, bottes de paille formées des tiges de blé qui ne sont point propres à faire des gerbées.
ÉCOUCHER, briser le chanvre ou le lin.P.
ÉCOUPLER, retrancher lecoupletd'un arbre.H.-N.
ÉCOURTER, couper la queue.
ÉCRABOUILLER, écraser.B.-N.
ÉCRAMER, écrémer.P.
ÉCRÉVICHE, écrevisse.P.
ÉCUEILLIR (s'), prendre son élan pour sauter.H.-N.
ED', de.P.
EDPIS, depuis.P.
EDSOUS, dessous.P.
EFFONDRÉE, effrondrement.
EFFOUQUER, effaroucher.H.-N.
EFFOUTAILLER, chasser, effrayer.
EFFRONTER, intimider une personne pour lui faire avouer la vérité.
EFFROUER, émietter.P.
ÉGALIR, unir, aplanir.P.
ÉGASILLER (s'), écarter les jambes.
EGNIME, énigme.
ÉGOHIN, petite scie à l'usage des greffeurs.
ÉGOSILLER (s'), s'user le gosier à force de crier.B.-N.
ÉGRAFIGNER, égratigner.P.
ÉGROULER, écrouler.H.-N.
ÉGUEULER, casser le haut d'un vase.P.
ÉHOUPPER, battre le bout des épis d'une gerbe sans la délier. P. Enlever lafleurettedès qu'elle est formée sur le lait.
EJ', je.P.
ÉKELLE, échelle.P.
EL, le, la.P.
ELÇON, leçon.
ÉLINGOIRE, fronde.
ÉLINGUÉ, élancé, grand, fluet.
ÉLINGUER, lancer.P.Se dit surtout d'une pierre lancée avec une fronde ou d'une pomme avec un bâton pointu.
ÉLISA, Élisabeth.
ÉLUGEMENT, tracas, bruit étourdissant.
ÉLUGER, contrarier, ennuyer par ses paroles ou le bruit qu'on fait.
EM', ma, me.P.
ÉMAGLER, écraser un fruit.
EMBAGUEMENT, action d'embaguer.
EMBAGUER, faire les achats de bagues et autres joyaux pour une personne avec laquelle on est sur le point de se marier.
EMBARBOUILLER, barbouiller, salir; embrouiller.
EMBARQUÉ, se dit d'un cheval ou autre animal qui a pris trop de nourriture.
EMBARRAS (faire ses), faire l'important.H.-N.
EMBERLIFICOTER, habiller d'une manière incommode et ridicule.B.-N.Séduire par des paroles trompeuses.P.
EMBERNÉQUER, salir, encombrer, couvrir.
EMBLAYER, embarrasser, emplir un vase ou un appartement.P.
EMBOUCHÉ (mal), qui tient des propos grossiers.H.-N.
EMBRACHER, embrasser.
EMBRÊLER, mettre labricoleà une vache.
EMBRICOLER, Voy.Embrêler.
ÉMEUCHER, épointer.
ÉMILER, émier, rendre menu comme la graine de mil.
EMN', mon, ma, devant une voyelle.P.Voy.Man.
ÉMOUQUER, chasser les mouches.P.
ÉMOUQUET, nom par lequel on désigne les petits oiseaux de proie, tels que l'obereau, l'épervier, etc.
ÉMOUSTILLER, rendre de bonne humeur.P.
ÉMOUTURAGE, produit que le meunier retire des grains portés au moulin.
ÉMOUTURER, se dit du grain que prend le meunier pour se payer en nature des droits qui lui sont dus par ceux qui font moudre à son moulin.
EMPALER, rendre noir.
EMPATÉ (coq), auquel on donne la pâtée.
EMPLIR, laisser pénétrer de l'eau dans ses chaussures en marchant dans des chemins boueux.
EMPOISONNER, puer. Ex.: Cette viandeempoisonne.
EMPUANTER, empuantir.
EMPUNANTER, remplir de mauvaises herbes. Ex.: Ce champ estempunantéd'ivrate.
ÉMUTION, émotion.H.-N.
EMBOISSONNER (s'), s'enivrer habituellement.
ENCAGNOLER, mettre unecagnoleairs porcs pour les empêcher de passer à travers les haies.
ENCARCANER, mettre uncarcan.H.-N.
ENCARVALLER, mettre à califourchon.
ENCAUCHUMER, imprégner le blé d'eau de chaux avant de le semer.
ENCHAULER, ENCHAUSUMER. Voy.Encauchumer.
ENCHIFRENÉ (n'être pas), avoir de l'esprit, trouver de fines reparties.
ENCLUMME, enclume.
ENCONTRE, contre.B.-N.
ENCONTRE (à l'), contre.
ENCORSER, manger ou boire avec répugnance; se mettreen corps. Ex.: Il n'a puencorsersa médecine.
ENCRAPER, rendre crasseux.P.
ENCROUER, mettre dessus.B.-N.
EN DESSOUS (personne), sournoise.P.
ENDÉVER (faire), contrarier, harceler.P. H.-N.
ENDIGUER, percer un objet avec une aiguille, une alêne.
ENDIMANCHÉ, vêtu de ses habits du dimanche.
ENDIZELER, mettre en dizeau.P.
ENDOS, terre labourée un peu en dos d'âne pour faciliter l'égoût de l'eau dans les sillons qui se trouvent de chaque côté.
ENDURANT, patient.H.-N.
ENDURANT (mal), sans patience.
ENFÉNOUILLÉ, enveloppé, enfoncé dans. Ex.:Enfénouillezbien vos pieds dans le foin pour ne point avoir froid.
ENFÉRONNER, passer unférondans le nez des porcs pour les empêcher de remuer la terre, avec leur grouin, dans les herbages.
ENFILOQUER (s'), en parlant des céréales dont la tige pousse trop menue, comme si l'on disait pousser en formede fil.H.-N.
ENFIQUER, ficher en terre.P.Dans un compte des dépenses faites pour les vignes de l'archevêque de Rouen, en 1409-1410, on trouve une somme pourdeffiqueretfiquerles échalas (Etudes sur la condition de la classe agricole, par M. L. Delisle, pag. 453 et 460).
ENFIQUES, branches sèches propres a faire une haie.
ENFISTOLER, habiller sans goût.
ENGAGNE, contrariété, chagrin mêlé de haine.
ENGAGNER, endêver.
ENGAMBER, enjamber.P.
ENGAVÉ, se dit d'une volaille dont la nourriture, prise en trop grande quantité, ne digère point.
ENGEOLER, tromper à l'aide de fausses promesses.P. H.-N.
ENGUERBER, engerber, mettre en gerbe.
ENGUEULER, dire des injures.P.
ENGUEUSER, tromper par de belles paroles.H.-N. P.
ENHAIR, toucher les œufs, les petits, ou seulement le nid d'un oiseau, de manière à en éloigner le père et la mère, et les porter àhaïrleur nid, parce qu'il a été dérangé.
ENHEULIER, administrer le sacrement de l'extrême-onction, oindre d'huilebénite.
ENHOQUE, accroc.H.-N.
ENHOQUER, accrocher.
ENHUI, aujourd'hui.P.Voy.Anuit.
ENLICOTER, mettre un licou.
ENMITOUFFLER (s'). Voy.Amitouffler.P.
ENNERSÉ, se dit du feu qui brûle bien.P.On le dit aussi d'un chien irrité contre un animal: On l'aennersécontre cette vache.
ENPAROLÉ (mal), qui dit de mauvaises paroles;mal en paroles.
ENPÊQUÉ (cheval), pris dans ses traits.
ENPRÈS (d'), auprès.H.-N.
ENRAQUÉ, embourbé.P.
ENRAYER, faire le premier sillon; placer une perche à une voiture, de manière à empêcher la roue de tourner. On usait fréquemment de ce moyen, il y a une trentaine d'années, dans les temps de gelée et dans les descentes, pour empêcher les voitures de forcer les chevaux; mais, depuis cette époque, on a inventé un mécanisme fort simple, beaucoup plus propre à éviter les accidents. Voy.Mécanique.
ENROUTER, mettre en chemin.
ENSAYER, essayer.
ENTAME, premier morceau d'un pain.
ENTENONNER, fixer une pièce de bois à une autre au moyen d'un tenon ou d'une mortaise.
ENTENTE, jugement, intelligence. Ex.: Cet enfant a de l'entente.B.-N.
ENTENTION, attention, prévenance.H.-N.
ENTÊTER, donner le mal de tête. Ex.: L'odeur des fleurs m'entête.H.-N.
ENTINCHER, exciter, surtout par gestes, à jouer ou à plaisanter.
ENTIQUE, manière, moyen de réussir. Ex.: Il ne pouvait d'abord ouvrir la porte, mais il connaît maintenant l'entique.
ENTIQUER, jeter dans, adresser.
ENTOMBI, engourdi.
ENTOMMI. Voy.Entombi.
ENTONNER (s') en parlant du vent qui souffle par une avenue, une fenêtre ou une porte ouverte.H.-N.
ENTORTILLER. Voy.Engeoler.P.
ENTOUR, autour.H.-N.
ENTREBAYER, entr'ouvrir.
ENTRE-DEUX (l'), l'espace qui sépare deux choses.
ENVALOIRE, partie du harnais qui sert aux chevaux pour retenir la voiture dans les descentes.
ENVELIMER, envenimer.
ENVIER, envoyer.B.-N.
ENVOICHE (que je m'), que je m'en aille.P.
ENVOLÉ, aventurier, étranger dont on ignore l'origine.
ÉPALER, mettre à part le lait d'une vache pour savoir combien elle produit de beurre chaque semaine.
ÉPANDRE, éparpiller. Ce mot est très-ancien.
ÉPANI, épanoui.P.
ÉPARTILLER, éparpiller.
ÉPARTIR, éparpiller.H.-N.On se servait anciennement du verbeESPARTIRpour signifierpartager,diviser, etc.
ÉPAULÉE, charge de bois qu'un homme peut porter sur son épaule.
ÉPEQUE, épeiche.
ÉPERSINGLER, frapper dans l'eau pour mouiller ceux qui en sont rapprochés.
ÉPEUTER, effrayer.P.
ÉPINE, alépine; étoffe de laine et de soie ainsi nommée parce qu'on la fabrique surtout à Alep.
ÉPINGUET, petite branche au bout de laquelle se trouve une épingle courbée pour atteindre les oiseaux qui nichent dans les creux d'arbre.
ÉPLÉTANT (travail), qui se fait vite.H.-N.
ÉPLÉTER, travailler vite.H.-N.
ÉPLÉTEUX, espèce d'homme de paille qu'on plaçait, pendant la nuit, dans le champ de blé des moissonneurs en retard. Cet usage existait encore il y a une trentaine d'années. C'était un aide qu'on accordait aux retardataires.
ÉPLINGUER, éclabousser.
ÉPLUQUER, éplucher.P.
ÉPORTÉ (objet), qui n'est plus neuf, qui aété porté.
ÉPOUFFÉ, essoufflé.H.-N.
ÉPREVIER, épervier; sorte de filet qui sert à prendre le poisson.
ÉPROUVEUX, qui fait des épreuves en agriculture ou autrement.
ÉQUELETTES, espèce de grands crochets en bois que l'on place de chaque côté d'un chenal pour y accrocher des bourrées dans les forêts.H.-N.
ÉRAIGNE, gobe-mouche. Ainsi nommé, parce qu'il se sert de toiles d'araignée pour faire son nid.
ÉRÉGNIE, araignée.
ÉREINTÉ (couteau), dont le ressort est cassé ou le clou principal ébranlé.
ERNÉ, éreinté, qui marche difficilement comme atteint d'une hernie.B.-N.
ERRHES, arrhes.P.
ES', sa; devant une consonne.P.
ESCALIERS. Voy.Bers.
ESCARTS (faire des), en parlant d'un cheval difficile qui se cabre et gambade.
ESCLANDE, esclandre.
ESCOFIER, tuer.B.-N. P.
ESCOUDET (coup d'), coup de coude.H.-N.
ESCOUER, secouer.
ESCOUETTE, crins réunis autour d'une poignée, dont on se sert pour chasser les mouches qui incommodent les chevaux, et pour faire partir la poussière qui s'attache au poil.
ESCOUSSE, secousse.
ÉSEULÉ, isolé.H.-N.
ESN', son, sa; devant une voyelle.P.
ESPÉRER, attendre. Ex.: Allez faire votre commission, je vais vousespérer.H.-N. P.
ESQUELETTE, squelette.H.-N.
ESSAVER, écorcher légèrement.B.-N.
ESSI, essieu.
ESSOMMELER, effrayer.
ESSOUDRE, soulever.B.-N.
ESTAFIER, homme maigre et de petite taille. Se prend toujours en mauvaise part.
ESTATUE, statue.H.-N.
EST-CHE? est-ce?
ESTOMAC (mettre dans son), en parlant d'une personne qui place quelque chose entre sa chemise et sa poitrine.H.-N.
ESTOMAQUER (s'), se donner beaucoup de peine pour chanter fort ou pour faire comprendre une chose.H.-N.
ESTRAMONTADE (perdre l'), perdre la tramontane.
ET', ta; devant une consonne.P.
ÉTABLIR (s'), se marier.H.-N.
ÉTAMPER, mettre son nom ou ses initiales sur un meuble ou un animal, avec un fer rouge ou du goudron.
ÉTAMPI, couché, placé à terre. En Picardie, ce mot signifie:Debout,dressé.
ÉTANPER, égaler, rendre de même poids ou de même volume. Nous trouvons cette expression dès le XIIIesiècle. L'architecte Villard de Honnecourt, après avoir indiqué quatre sortes de plantes qui entrent dans l'ordonnance d'un remède pour les blessures, ajoute:Estanpès ces. iiij. erbes, si qu'il n'i ait nient plus de l'une que de l'autre (Notice sur l'album de Villard de Honnecourt, par M. Jules Quicherat, page 57.—Revue archéologique, 6meannée).
ÉTAU, cépée ou arbre coupé à quelque distance de la terre.
ÉTAUX, chaume qui reste quand les céréales sont sciées ou fauchées.B.-N.
ÈTE, être.
ÉTELÈ, étoilé.
ETN', ton, ta; devant une voyelle.P.
ÉTERNIR, étendre la litière des bestiaux. Du latinsternere.
ÊTES, êtres.
ÉTÊTER. Voy.Écoupler.H.-N.
ÉTIBO, esquisse de bois.H.-N.
ÉTIMER, étamer.
ÉTOC. Voy.Etau. Le motestocétait fréquemment employé au moyen-âge.
ÉTOFFÉ (vêtement), ample.H.-N.
ÉTOQUER (s'). V.S'écorer.
ÉTORER, fournir. Voy.Anger.
ETOUPÉE, porte qui bouche l'entrée d'un four.H.-N.
ETOURNIAU, étourneau.
ETOUT, aussi; vient peut-être du latin etiam.P.
ETRAMILLER, éparpiller.B.-N.
ETREUNES, étrennes.
ETRIQUER, se dit d'un vêtement trop serré, à travers lequel les os se dessinent,étriquent.
ETRONGNÉ (habit), trop court.B.-N.
EUCHE, espèce de clé qui traverse le bout de l'essieu afin d'empêcher la roue de se dépasser. Depuis les nouvelles lois sur la police du roulage, l'euchea été remplacée par un écrou.
EVILLÉ, EVILLOTÉ (enfant), espiègle.H.-N.
EVITER, épargner. Ex.:Evitez-moi la peine de sortir.
EXCUSE (demander), demander pardon, faire ses excuses.
EXEMPLE DE (imiter l'), suivre l'exemple de. On imite un exemple d'écriture.
EXTERMINER, rouer de coups.P.
FABRIQUE (être de la), membre du conseil de fabrique d'une église.
FACHON, façon.P.
FACHONS ou FAÇONS (faire des), ne pas vouloir accepter ce que l'on offre dans un repas, quoiqu'on ait besoin de manger ou de boire.
FAGOTÉ (mal), habillé d'une manière disgracieuse.H.-N.
FAGOTS (conter des), rapporter de fausses histoires.
FAIGNANT, fainéant.P. H.-N.
FAILLIR, manquer de courage; tomber de faiblesse. Ex.: Le cœur mefaillit.
FAIN, foin.
FAIS, fois; foie.
FAISELLE, lieu où l'on presse les pommes pilées, pour obtenir le cidre.H.-N.
FAISELLIER, petitefaisellesur laquelle on met le fromage en presse.
FALBALAS, objets de toilette, tels que robes, bonnets, rubans, etc. A proprement parler, ce mot est employé pour désigner l'ensemble d'une toilette recherchée, et non pour indiquer lefalbalaqu'on appelle aujourd'huivolant. L'etymologie defalbalaa été l'objet de bien des recherches. «On rapporte, dit Charles Nodier, qu'un prince fort spirituel du XVIIIesiècle a inventé le nom defalbala...... Il visitait une boutique de modes si bien assortie, qu'on ne pensait pas qu'il y manquât rien de tous les éléments d'une toilette élégante. Décidé à pousser à bout l'imperturbable assurance de la marchande, qui était probablement jolie, il forgea dans sa tête le mot le plus bizarre qu'il lui fut possible de trouver, et demanda desfalbalas. Elle se hâta de lui présenter cette garniture de robe qui a pris depuis le nom de volant, à cause de sa légèreté, et qui se divisait alors par le bas en pointes légères et flottantes» (Notions de Linguistique, chap. XI, note J). Suivant leDictionnaire de Trévoux, l'inventeur du mot serait M. de Langlée qui aurait dit à la marchande que cela s'appelait ainsi à la cour. A part ce petit conte, Leibnitz, Le Duchat et le président de Brosse donnent pour origine au motfalbalal'allemandfaldplat, jupe plissée. M. Hoffmann et M. Eloi Johanneau le dérivent de l'anglaisfurbelow, mot composé qui signifiefourrure en bas. Boiste et Napoléon Landais le font venir du latinflabella, éventails, festons, etc. (Voir l'Essai sur le langage, par M. A. Charma, p. 209 et 306).
FAMELOTTE, petite femme.
FAMEUX, gros, important. Ex.: Voilà unfameuxfruit.
FAMINNE, famine.
FANCHON, Françoise.
FANGES, fanes de pommes de terre et des autres plantes légumineuses.
FAQUIN, élégant, habillé avec prétention.P. B.-N.
FARAUD, élégant, qui aime à être bien mis.P. B.-N.
FARCE, farceur. Ex.: C'est un hommefarce.
FARFOUILLER, chercher en remuant sans précaution.P.
FAUCHILLE, faucille.
FAS, faux, instrument pour faucher.
FAUDE, lieu où se fait le charbon de bois.
FAUQUER, faucher.
FAUQUET (faire le), donner un croc-en-jambe.B.-N.
FAUQUEUX, faucheur.
FAUT (personne comme il), personne honnête.
FAVAS, tiges de fèves dont on a retiré le grain.B.-N.
FEMELLE, femme; souvent en mauvaise part.H.-N.
FENER, faner.
FENTE, terrain qui reste à labourer entre deuxendos.
FERDAINES, fredaines.
FERLATÉ, frelaté.
FERLÉE, gelée blanche, frimas.
FERLOQUÉS (habits). Voy.Désaillés.
FERLUQUET, freluquet.
FERMILLE, fourmi.
FÉRON, fil de laiton.
FERTILLER, fretiller.
FERTIN, fretin.
FESSU (n'être pas bien), être souffrant et malade.
FÉTE, faîte, toit.
FEUILLU, garni de feuilles.P.
FEUMIÈRE. On désigne sous ce nom la fumée qu'on voit sortir dutuet.
FEUNNER, faner.
FEURRE, paille. On dit une botte defeurre, comme on dit une botte de foin.P. B.-N.
FÈVES (grosses), fèves de marais.H.-N.
FICHANT (c'est), c'est contrariant.P. B.-N.
FICHELLE, ficelle.
FICHER, donner.H.-N. P.
FICHER (s'en), s'en moquer.P.
FICHER LE CAMP, s'en aller.
FICHU, perdu, condamné.B.-N. P.
FICH'TRE! juron; exclamation de surprise.H.-N.
FIEFFÉ (menteur, voleur), qui a l'habitude de mentir ou de voler.H.-N.
FIENS, fumier, defiente. Il est souvent question defiensdans les conventions du moyen-âge.
FIER, irascible,fameux.P.
FIERCIR (se), se mettre en colère.
FIÈREMENT, beaucoup.P.
FIÉRIR (se), se mettre en colère.
FIÉROT, un peufier.P. H.-N.
FIEUX, fils.
FIÈVES (avoir, trembler les), avoir une fièvre intermittente.
FIGNOLER, s'habiller avec recherche.H.-N. P.
FIGNOLEUX, élégant.B.-N.
FIL (avoir le), s'y bien prendre pour réussir.
FILER, FILER DE BAS, s'échapper furtivement.P.
FILLOLE, filleule.P.
FILLOT, filleul.P.
FIN. Mot explétif qui se met devant un adjectif ou un nom, pour lui donner plus de force. Ex.: Il est tombé aufinfond de l'eau.—Il estfinbête.—J'en veux toutfinplein ma bouteille.H.-N. P.
FIN (à celle), à cette fin.H.-N.
FIN-FOND (au), tout au fond.
FINI. Adjectif qui se joint à certains mots pour en renforcer le sens. Ex.: C'est une canaillefinie.H.-N.
FINITE, finie. Ex.: Ma tâche estfinite.
FINOIN, poire à manger, excellente.
FION (avoir le), s'y prendre adroitement pour réussir dans un jeu ou un ouvrage des mains.B.-N. P.
FION (donner le coup de), finir un ouvrage, le polir.B.-N. P.
FISÉE, poire dont on fait des confitures.
FISÉE, petits éclats de bois enduits d'argile, qu'on place en travers sur les solives pour recevoir l'aire d'un grenier en terre.H.-N.
FISQUER, fixer, regarder.B.-N.
FISSIAU, bâton transversal du bas d'une chaise; defuseau.
FIXER QUELQU'UN, arrêter ses regards sur une personne.
FLABIN. Voy.Contepet.H.-N.
FLAINDRE, reculer, ne pas aller franchement.B.-N.
FLAINDRE DU PIED, l'appuyer légèrement et avec précaution, de peur de se blesser.
FLAIR, mauvaise odeur. Ex.: Cette viande a duflair.P.
FLAIS, fléau a battre le blé.
FLAMBE, flamme.P.
FLAMMER, ouvrir un abcès au moyen d'une flamme.H.-N.
FLAMEUCHE, flammèche.
FLANÉE, causerie familière.
FLANIER, qui aime à aller chez les voisins pour apprendre les nouvelles.
FLANQUET, portion du bas de la chemise qui est fendue de chaque côté.H.-N.
FLAQUET, petite flaque d'eau.H.-N.
FLANQUETTE (à la bonne), sans cérémonie, tout bonnement.P.
FLATTER, dénoncer pour faire reprendre ou punir.
FLATTEUX, qui flatte.
FLAUDRÉE, rossée.
FLAUDRER, rosser.
FLÉCHIR, dégeler légèrement.
FLEUR-DE-MAI, pomme à couteau; précoce.
FLEURS D'ORAGE, petits nuages agglomérés qui annoncent l'orage.
FLEURETTE, crême excellente qu'on recueille après douze heures de séjour du lait dans la terrine.H.-N.
FLIGÉE (sauce), figée. On dit, en parlant d'une sauce claire et mal faite: Celle-là nefligerapas sur le cœur.H.-N.
FLIPE, punch au cidre; espèce de boisson composée de cidre, d'eau-de-vie et de sucre, qu'on prend chaude; de l'anglaisflip, cordial.B.-N.
FLOBER. Voy.Flaudrer.P.
FLORAISON, fleuraison.
FLOTTE, espèce d'anneau plat qui se mettait entre la roue et l'euche, avant que celle-ci fût remplacée par un écrou.
FOIRE, faire.
FOIRET, forêt.
FOIREUX, qui a la foire. On dit aussi lesfoireux, en parlant de ceux qui vont aux foires.
FONÇU, objet creux et plus ou moins profond.H.-N.
FONTANGE, large ruban de soie.
FORBU (cheval), fourbu, qui ne peut continuer sa route, parce qu'on ne lui a rien donné à manger, à un lieu où il a l'habitude de s'arrêter. On dit aussi d'un homme qu'il a étéforbu, quand on ne lui a rien offert chez une personne où il s'attendait à dîner.
FORCIR, se développer. Ex.: Cet arbre, ou cet enfant,forcit.H.-N.
FORGES, forces qui servent à tondre les moutons.
FORGIONS, habitants du canton de Forges.
FORIÈRE, extrémité d'une pièce de terre sur laquelle les chevaux tournent à chaque sillon, et qu'on laboure après coup.
FORIÈRES, terres en friche le long des chemins, où les bergers mènent paître les moutons. M. A. Le Prevost a trouvé ce mot dans une Charte de HENRI II, en faveur de Bondeville.H.-N.On appelle aussiforièresles chemins qui longent les herbages et les séparent des terres en labour.
FORTUNÉ (homme), riche, qui a de la fortune.H.-N.
FOUAILLER, fustiger.P.
FOUÉE (faire une), mettre le feu à une brassée de bourrée.B.-N.
FOULON, frelon.P. H.-N.
FOURCÉE, portée d'un animal qui met bas; se dit surtout de la truie.
FOURE, excrément, foire.B.-N.
FOUREUX, qui a lafoure.
FOURQU, fourchu.
FOURQUE, fourche, fourchet. Dans un acte de 1291, il est question d'unefourque à espandrele fumier.
FOURQUEFILE, fourche à deux dents de fer, qui sert à donner les gerbes au charretier qui charge une charrette ou un chariot.P.
FOURQUET, entre-deux des jambes. On dit aussi lefourque.B.-N.
FOURQUETTE, fourche de bois, à deux dents, qui sert pour faner. Dans un acte de 1427, il est question deservice de fain, c'est assavoir le tiers d'uneFOURQUETE(Etudes, etc., par M. L. Delisle, p. 82). Il s'agit probablement ici d'untiers de journéeemployé à faner.
FOUTET (petit), petit garçon.P.
FOUTINER, ne point avancer à son travail, s'amuser à des riens.
FOUTINIER, qui s'agite beaucoup et fait peu de besogne.
FOUTRE, donner. Ex.: Il m'afoutuun coup de poing. Ce mot est regardé comme grossier, ainsi que les trois suivants.
FOUTRE! juron.
FOUTRE LE CAMP, s'en aller.
FOUTU, perdu sans ressource.
FOYER (mouton), agneau d'un an, qui a été nourri dans les herbages.
FRAIQUE, fraîche, mouillée.P.
FRAIQUIR, fraîchir.
FRAIS, mouillé par la pluie.P.
FRAIS (suivre le), en parlant d'un chien qui suit la trace d'un lièvre ou d'un autre animal, en respirant les miasmes qu'il a laissés sur son passage.
FRASE, fraise d'un animal.
FRATRES, barbier.
FRÊLER, fêler.
FREMER, fermer.P.
FRÉMIE, fourmi.H.-N.
FRÉMILÈRE, fourmilière.
FRÉMILLER, fourmiller.H.-N.
FRÉMILLONS, petites fourmis.
FRÉMIR. Commencer à bouillir.H.-N.
FRÉREUX (cousin), cousin germain.H.-N.
FREULÉE. V.Flaudrée.B.-N.
FREULER, battre.B.-N.
FRICHONNER, frissonner.
FRICHONS, frissons.
FRICOT, festin, et plus généralement toute espèce de met. Ex.: As-tu dufricotavec ton pain?P.
FRICOTER, faire bombance.B.-N. P.
FRIGOUSSE (faire),fricoter.
FRIMOUSSE, visage.P.
FRINNE, farine.
FRIPPER (se), se frotter le dos dans ses habits quand on ressent quelque démangeaison.
FROMAGE MAU, fromage nouveau qu'on délaye dans la crème, tandis qu'il est encoremau, mou.P.
FROU-FROU (mamezelle). Nom qu'on donne à une fille quifait ses embarras.
FU, feu.P.
FUMELLE, femelle.H.-N. P.
FUMER, être vexé.B.-N.
FUNQUER (faire), mettre du bois sécher sur le feu, afin qu'il brûle mieux. Se dit aussi d'une personne qu'on fait attendre. Ex.: Il m'a faitfunquersur le chemin, pendant une heure.
FUNQUIÈRES, fougères.
FURIEUSEMENT, beaucoup, extrêmement.P.
FUROLE, feu follet qu'on aperçoit au commencement de l'hiver dans les endroits marécageux. On assure que lesfurolesse plaisent à égarer les voyageurs; mais on dit qu'en mettant son couteau en terre, la pointe en haut, lafurolevient danser dessus; et le voyageur a le temps de reprendre son chemin. On ajoute que le couteau reste couvert du sang de lafurole. La foi aux absurdités débitées sur ces feux follets n'est pas encore entièrement éteinte. En Picardie, on les appellefofu, faux feu.
FUT, alla. Ex.: Ilfuttrouver son ami. Il ne faut pas confondre les temps du verbeALLERavec ceux du verbeÊTRE. Voici la remarque de M. Lévi: «Ditesest allétoutes les fois que vous voulez exprimer l'action de se transporter d'un lieu à un autre; ditesa étélorsque votre intention est de marquer le séjour dans un lieu désigné. Il y a entreALLERetÊTREla même différence que entre le mouvement et le repos.» (Les Omnibus du langage, 8meédit., page 5.)
FUTEUX, fâcheux dans le boire et le manger.
GABEGI, grabuge, désordre, perte.P.
GABELOU, douanier; employé de la régie des contributions indirectes.P.
GABILLER, gaspiller.
GABRIET, Gabriel.
GAFFÉE, morsure de chien.B.-N.
GAFFER (faire), faire donner unegaffée. En espagnol,gaffar, mordre.
GAGNAGNE, gain, profit retiré de son travail.P.
GAGNE-PAIN, celui qui soutient ses parents par son travail.P.On le dit aussi du principal instrument d'un ouvrier.
GAI, geai.P.
GAI (porte du), porte du guet. On nomme ainsi une petite porte placée au haut de la flèche des clochers. Au moyen-âge, les paysans suivaient rarement leur seigneur à la guerre, mais ils étaient souvent requis pour faire le guet, soit dans les châteaux-forts, soit dans les églises transformées alors en forteresses. Les habitants des campagnes commencèrent à se fortifier dans les églises en 1358 (Etudes, etc., par M. L. Delisle, pages 101 et 643). Nous pensons voir là l'origine de la dénomination de cesportes du gai, qui n'ont été conservées que pour faciliter aux couvreurs le placement de leurs échelles, quand ils travaillent à la réparation de la couverture des clochers.
GAITER, regarder, guetter.
GALAFRE, glouton.P.En espagnol,golafre.
GALAPIAS, galopins.P.
GALIBIER, polisson.P.Homme maigre et sans valeur. A la Guadeloupe, on nommegalibiles squelettes qu'on trouve dans le tuf calcaire.
GALINÉE, ce que l'on peut porter de grain vanné dans les deux mains.
GALLE, bouton sur la peau.H.-N.
GALOP (donner un), réprimander fortement.H.-N. P.
GAMBE, jambe.
GAMBETTES, soutiens du linteau d'une cheminée.
GAMBIER, traverse de bois suspendue à une corde, qui sert à accrocher les animaux tués pour la boucherie, afin de les dépecer plus aisément.
GANCIR (se). Se dit du bois resté trop longtemps à l'air et qui se décompose par suite de l'humidité.
GANDOLER (se), se balancer en marchant.
GANNE, jaune.
GANNET, renoncule âcre; à cause de sa fleur qui estganne.
GAQUÈRES, jachères.P.
GARCHON, garçon.
GARCHONNAILLES, réunion de garçons.
GARCHONNIÈRE, fille de conduite équivoque, qui cherche la société des garçons.P.
GARDE-MESSIER, garde-champêtre, qui garde à la moisson; demessis.P.Cette dénomination remonte auXIIIesiècle.
GARDES, groseilles à grappes.
GARDIER, groseiller.
GARDIN, jardin; en anglais,garden.
GARET, jarret.
GARIR, guérir.P.
GARSE. Ce mot, qui semblerait pouvoir être employé comme féminin degars, est toujours pris comme synonyme de fille de mauvaise vie.
GAS, gars, garçon. Se prend ordinairement en mauvaise part.B.-N.
GATE, jatte.P.
GATÉE, contenu d'une jatte.P.
GATELOT, petite jatte.P.
GAUDAILLER, boire avec excès en disant des gaudrioles; du latingaudere, se réjouir.
GAUDIAMUS, gaudrioles; degaudeamus.
GAU-GAU (à), a satiété.P.
GAUGUES, grosses noix.P.
GAUGUIER, noyer.P.
GAVE. On désigne sous ce nom l'espèce de poche dans laquelle la nourriture des oiseaux séjourne avant de passer dans l'estomac.P.
GAVÉE (s'en donner une), prendre des aliments avec excès jusques à la gorge.
GAVELLE, javelle. On trouve le motgavelladans les actes duXIIIesiècle.
GAVELER (laisser), laisser longtemps en javelles.
GENOUIL, genou; c'est le vieux mot français.
GAVIAU, gosier des oiseaux.
GÉANE, géante.
GEIGNEUX, qui se plaint sans raison.
GENTILHOMME, porc. En Picardie, on dit unmonsieur; dans le Berry, c'est unnoble; les Normands disent unvêtu-de-soie; aux environs de Cherbourg, on l'appelle unmonsieur de travail. «C'est sans doute une allusion satyrique, dit M. du Méril, faite par la classe des travailleurs, à la vie oisive des gentilshommes et des habitants des villes.»
GERGON, jargon.P.
GERGONER, quereller sans raison.
GERNER, germer.
GERNER (laisser), faire attendre longtemps après soi. Ex.: Il m'a laisségernerune heure, en l'attendant.
GERNOTTES, tubercules radicaux des raiponces,bumium bulbocastanum, noix de terre. Quelques personnes les mangent,H.-N, B.-N. P.En Bourgogne, cette plante est appeléeanoteouarnote.
GEULU, gourmand.
GIBLET, vrille.
GIFFE. Voy.Calotte.P.
GIFFLER, donner desgiffes.P.
GIGUES, longues jambes.
GISIER, gésier.
GLACHON, glaçon.
GLACHANT (nœud), nœud coulant.
GLAGEUX, glayeuls.
GLANES (rebattre lefeurrede ses), répéter souvent la même chose; en parlant d'un prédicateur, d'un avocat, etc., qui est obligé de faire des redites pour ne point rester muet, semblable à celui qui donne de nouveaux coups de fléau à ses glanes, afin de faire jaillir encore quelques grains de froment.
GLEUMER, en parlant du coucou qui mange les œufs des autres oiseaux. On le dit aussi des personnes qui mangent des œufs crus, dans la pensée que cela aide la voix et fait mieux chanter.
GLINNES, excréments des poules; degallina. En Picardie, les poules se nommentglaines. Le lendemain d'une noce, en certains endroits, les jeunes gens vont, munis d'une longue perche, chez les convives de la veille et réclament des poules pour faire un second repas; ils appellent celaaller à glaines.
GLOU DE (être), être avare d'une chose; la donner difficilement.
GLU, paille de seiglegluéepour faire des liens.
GLUAGE, action degluer.
GLUER, séparer les faibles tiges des gerbes de blé ou de seigle battu, afin de réserver les plus fortes pour faire des liens ou des couvertures.
GLUIACHES, gerbées faites avec lesdéfourrures.
GNIAFE, savetier.P.
GNOGNOTE (c'est de la), c'est une vétille, une menterie, etc. Legnse prononce mouillé comme en espagnol.
GOBE, grosse bouchée.
GOBER. Fréquemment employé pour indiquer quelqu'un qui mange avec avidité, surtout des fruits, tels que prunes, cerises, etc.
GOBET, diminutif degobe.
GOBIER, sot. Ex.: Tais-toi, grandgobier.
GOBITONS, petits morceaux d'étoffe, de pain, etc.H.-N.
GOBLOT, gobelet.
GOBLOTER, boire avec excès.
GODARD, mari dont la femme est en couches. Selon M. Corblet, ce mot est roman et signifieun homme qui prend ses aises. La signification qu'on attache aujourd'hui à cette expression, viendrait alors de ce que, dans plusieurs provinces, le mari d'une femme en couches se mettait au lit pour recevoir les visites de ses parents, et prenait ainsi ses aises pendant plusieurs jours.P.
GODETS, cahots, secousses dans les ornières.
GODICHE, ridicule, maladroit.B.-N.
GOHÉE, éclat de rire.B.-N.
GOINFRE, glouton.P.
GORGETTE, ruban qui s'attachait de chaque côté dupierrotet passait sous le menton, afin de soutenir la coiffure.
GOSILLOT, cartilage thyroïde.
GOSSE, menterie pour rire.H.-N. P.
GOSSER, mentir par plaisanterie.H.-N. P.
GOSSEUX, quigosse.P.
GOT (entrer tout de), entrer brusquement, sans égard pour les personnes au milieu desquelles on se présente. Il y a près de soixante-quinze ans, le quai de l'Horloge, à Paris, fut élargi vers le pont. La chronique cite, au sujet de ce travail, les rimes suivantes: