VIII.Conclusion de la premiere Partie.

VIII.Conclusion de la premiere Partie.

Je conclus de tout ce que j’ai dit dans cette premiere partie.

1o. Que la lumiére & la chaleur sont deux effets très-différens & très-indépendans l’un de l’autre, & que ce sont deux façons d’être, deux modes, de l’être que nous appellonsFeu.

2o. Que l’effet le plus universel de cet être, celui qu’il opére dans tous les corps, & dans tous les lieux, c’est de raréfier lescorps, d’augmenter leur volume, & de les séparer jusques dans leurs parties élémentaires, quand son action est continuée.

3o. Que le Feu n’est point le résultat du mouvement.

4o. Que le Feu a quelques-unes des propriétés de la matiere, son étendue, sa divisibilité, &c.

5o. Que l’impénétrabilité du Feu n’est pas démontrée.

6o. Que le Feu n’est point pesant, qu’il ne tend point vers un centre, comme tous les autres corps.

7o. Qu’il seroit impossible (supposé même qu’il pesât) que nous pussions nous appercevoir de son poids.

8o. Que le Feu a plusieurs propriétés qui lui sont propres, outre celles qui lui sont communes avec les autres corps.

9o. Qu’une de ses propriétés, c’est de n’être déterminé vers aucun point, de se répandre également dans tous les corps, & de tendre à l’équilibre par sa nature.

10o. Que c’est par cette propriété qu’il s’oppose sans cesse à l’adunation des corps, & que c’est par elle enfin qu’il est un desressorts du Créateur, dont il vivifie & conserve l’ouvrage.

11o. Que le Feu est la cause du mouvement interne des parties des corps.

12o. Que le Feu est susceptible de plus ou de moins dans son mouvement, mais que le repos absolu est incompatible avec sa nature.

13o. Que le Feu est également répandu dans tout l’espace, & que dans un même air tous les corps en contiennent une égale quantité, si l’on en excepte les créatures qui ont la vie.

Après avoir examiné la nature du Feu & ses propriétés, il me reste à examiner les loix qu’il suit, lorsqu’il agit sur les corps, & que ses effets sont sensibles.

image décorative


Back to IndexNext