VIIITROIS DAMES DANS L'ILE

Harry Astlher se déshabillait. Il avait soigneusement amorti le bruit de ses pas en montant l'escalier. Une légère angoisse lui avait serré le cœur en entrant dans le silence de la demeure. La maison était comme morte, toutes ses fenêtres éteintes, et pourtant il avait cru entendre se refermer une croisée derrière les persiennes closes, au moment où il prenait congé de Gladys, mais sûrement il avait rêvé… quelque domestique peut-être. La chambre d'Ellen donnait sur la terrasse, de l'autre côté de la route; il y avait beau temps que toutes les femmes de la maison étaient couchées. Il s'était glissé comme un voleur dans la solitude du vestibule et avait escaladé à pas de loup le bois craquant des marches, et maintenant, la porte fermée, il se dévêtait dans la petite chambre claire que lui avait donnée lady Horneby.

Il avait allumé trois bougies et, sa tunique déjà ôtée, il dégrafait devant la glace le satin noir de son hausse-col: un léger bruit lui faisait dresser l'oreille. On heurtait timidement à sa porte; en effet, quelqu'un était là. «C'est vous, ma tante», disait-il en allant ouvrir; il croyait à une visite de lady Horneby, il se savait en faute et s'attendait à de justes remontrances.

«Non, c'est moi, moi, Ellen,» et la jeune fille, demeurée blottie dans l'ombre, pénétrait svelte et vive dans la chambre de l'officier. Harry avait un mouvement de recul. C'était elle, toute blanche dans une longue robe d'intérieur de soie molle. Elle avait jeté un grand manteau de drap blanc sur ses épaules. La gravité de ses yeux démentait l'enjouement de son sourire, il y avait comme une décision inscrite dans l'ensemble de ses traits. «Remettez-vous, Harry, quittez cet air effaré… Oui, c'est moi, j'ai à vous parler.» La jeune fille avait refermé la porte. «Vous m'avez attendu, balbutiait l'officier; au moins vous n'êtes pas malade?—Non. Oui, je vous ai attendu puisque j'avais à vous parler, Harry.» Astlher sentait sa tête chavirer. «Mais ici, dans ma chambre, Ellen, vous n'y songez pas, si votre mère soupçonnait.—D'abord, elle ne soupçonne pas, elle dort, pauvre mère, elle est si fatiguée. Nous lui avons, vous et moi, donné quelques émotions aujourd'hui…—Mais…—Il ne peut y avoir d'inconvenance entre nous, Harry, ne suis-je pas votre fiancée.—C'est justement cela…—Mais unefiancée si platonique. Croyez bien, mon cousin, que je ne serais pas ici si je sentais le moindre désir entre nous, mais vos regards m'ont avertie, je suis ici chez le plus loyal et le plus dévoué de mes amis.—Oh! cela, Ellen.—J'ai dit de mes amis, et la voix de la jeune fille se nuançait de tristesse. Nulle part je ne me sens plus en sûreté qu'auprès de vous. Vous ne m'avez pas dit de m'asseoir, Harry, je le fais,—et prenant une chaise la malade s'installait auprès de la table, elle s'y accoudait dans une pose de nonchalance, élevait vers son cousin la pureté de son profil.—Allumez donc une quatrième bougie. Trois lumières, cela porte malheur.—Mais, Ellen, c'est de la démence, faisait l'officier, interloqué de cette assurance et de ce naturel. Songez qu'il est plus de dix heures et que vous êtes dans ma chambre. Allons, assez d'enfantillage, il faut rentrer chez vous.—Il n'y a pas d'enfantillage ici, Harry, je vous assure que c'est très sérieux. Toute la maison repose, personne ne sait que je suis ici, il faut même que tout le monde l'ignore, ma mère surtout.—Vous me déconcertez, Ellen.—Oh! pour si peu de temps. Et la jeune fille avait un joli geste d'insouciance. C'est la dernière soirée que vous passez ici, ne pouvez-vous me la donner, vous ne m'avez pas gâtée aujourd'hui.—Oui, je sais, j'ai eu tort, vous allez me reprocher Gladys.—Ai-je prononcé le nom de Gladys. Il ne s'agit que de nous deux, de moi surtout. Vous partez demain, ne pouvez-vous me donner une heure. Quisait si nous nous reverrons jamais!—Ah! vous voilà bien.—Oui, qui sait si nous nous reverrons jamais! insistait la voix alentie d'Ellen, vous n'avez pas une heure à me donner. Si, n'est-ce pas; tenez, je vais allumer une lampe—et la jeune fille se levait,—c'est lugubre, ces bougies, on dirait une veillée de mort.» Harry s'était assis à l'autre bout de la table. Impatienté, ses doigts en tambourinaient le rebord.—Ça va être long?—Mais assez, répondait Ellen en venant s'asseoir, nous allons agiter des choses graves.—Si graves que cela?—Mais oui, puisque je viens les traiter la nuit, et même assez difficiles à aborder. Aussi pour m'aider j'ai apporté un livre, et la jeune fille retirait de son corsage un petit album relié en maroquin vert.—Un livre! vous venez me faire la lecture maintenant.—Oh! trois cents lignes au plus, c'est un petit conte de moi.—Un conte de vous! vous écrivez donc, maintenant.—Il faut bien passer le temps, une malade.—Ah! c'est votre journal de jeune fille, il fallait le dire.—Non pas, ce serait bien monotone, mon journal, il n'y a rien dans ma vie. C'est un recueil de contes. Vous savez que dans la famille nous avons la manie d'écrire. Mon frère Edwards a laissé un très intéressant journal, mais moi qui ne suis qu'une petite fille, j'écris des contes, des contes imités de Gabriel Dante Rossetti et de notre Swinburne.—Ah! vous lisez Swinburne. Vous êtes devenue tout à fait femme auteur?» Ellen ne relevait pas l'impertinence.—Cousine, est-ce que ma tantesait que vous écrivez?—Non, ma mère ne sait pas tout ce que je fais, mais mon mari l'aurait su. Écoutez mon conte, Harry, c'est le dernier que j'ai composé, je l'ai écrit ici, je l'ai rêvé dans les ruines du château.—Ah!—Il faut bien faire quelque chose pour les enfants, n'est-ce pas?» Et la jeune fille, ayant approché la lampe, commençait d'une voix calme et grave.

TROIS DAMES DANS L'ILE

Dans un jardin d'été trois dames sont assises, trois dames de jeunesse et de beauté, toutes les trois vêtues d'étoffes fleuries et de nuances à la fois si douces et défaillantes que le regard semble s'y caresser; leurs pieds nus reposent dans l'herbe et, derrière elles, de claires roses trémières érigent leurs thyrses où des fleurs de soie se fripent et se déploient, rouges comme le vin nouveau et roses comme le désir.

—En effet, tout à fait du Swinburne! Vous avez de la mémoire, Ellen.—Ne m'interrompez pas et laissez-moi lire! La jeune fille reprenait.

Elles se dressent si claires dans le bleu du ciel d'août, les hautes roses trémières, que l'on dirait des cierges allumés en plein midi; à l'horizon, le bleu du ciel baise le bleu de la mer qui verdoie et, sur le rivage liséré d'argent, le bleu vert de la mer se confond avec le vert des prairies. Il y neige des aubépines roses, qui sont des pommiers tardifs, et des pommiers nains, qui sont des aubépines précoces. Des moutonserrent dans la prairie et sur les flots en lapis-lazuli s'arrondit la voile d'une blanche galère; mais les trois dames, le dos tourné au paysage, ne s'inquiètent ni des troupeaux épars, tels des flocons d'écume, ni de la galère à la proue recourbée, tel un cygne.

—Nous nous souvenons de Florence, nous avons vu les Primitifs, souriait l'officier. Ellen le faisait taire d'un geste.

La première tient à la main un cistre, un petit cistre en forme de cœur, dont les cordes sont autant de fils d'or, et ses yeux bleus, du bleu des pervenches d'avril, s'alanguissent de mélancolie.—Votre portrait, cousine.—Si vous voulez.

Elle est la plus pâle des trois, et sur sa robe, du vert changeant des mers d'orage, s'effeuillent çà et là des bouquets de violettes mêlés de fleurs d'iris. Son voile bleuâtre a glissé le long de ses épaules, ses épaules frêles d'une blancheur d'hostie, et de ses doigts exsangues, alourdis de joyaux, elle tourmente indolemment les cordes d'or du cistre en marmonnant tout bas des lambeaux de chansons.

C'est l'Espérance.

—Une bien belle dame, soulignait Harry.

La seconde, gainée dans une longue robe de brocart d'argent qui la fait ressembler à un lis, ouvre tout grands deux yeux profonds, deux yeux pleins d'ombre dont le regard brûle et défaille comme une flamme sous la pluie.—Vos yeux, Ellen. La jeune fille haussait les épaules.—Vous travaillez d'après vous-même, vous êtes la Mme Vigée-Lebrun de laplume. La jeune fille poursuivait:Un lourd ceinturon bossué de rubis étreint ses flancs si strictement qu'il les meurtrit; et, couronnée de bleus chardons des dunes, elle n'en sourit pas moins sous le feuillage déchiqueté qui la pique et, toute la face extasiée, elle appuie sur son cœur une gerbe des mêmes chardons bleus et de branches de houx.—Oh! imaginative que vous êtes, vous avez le culte de la souffrance.—Peut-être, mais laissez-moi lire.

Un ciboire est à ses pieds, qui luit dans l'herbe enrichi de pierreries, et des rubis scintillent dans sa coupe, des rubis ou du sang? La face de la dame resplendit toute rose, toutes roses ses épaules, toute rose sa gorge dans sa robe d'argent; mais il y a des fleurs rouges dans les plis de l'étoffe, où sa main appuie les chardons et les houx, et parfois c'est la robe entière qui devient rose, tandis que le visage, les bras nus et la gorge blêmissent et que la chevelure couleur de ténèbres devient soudain rousse, rousse ou rouge de sang!

C'est la Ferveur.

—Mais je ne vous soupçonnais pas ce talent d'écrivain.

La troisième, hautaine au profil délicat, avec une bouche charnue, les ailes du nez mobiles et des yeux de caresse.—Mais c'est Gladys, cette fois, s'exclamait l'officier, et Ellen reprenait…la troisième, hautaine au profil délicat… peigne avec un peigne d'or une longue chevelure jaune parsemée d'escarboucles.—Une chevelure jaune! non, ce n'est plus Gladys, je retire ce que j'avais dit.

… Elle peigne sa chevelure et rit de toutes ses dents à un miroir poli qu'encadrent deux vipères; elle tient le clair miroir à la hauteur de ses lèvres, et sa nudité vierge ondule et frémit à travers les mailles brillantes et bruissantes d'un étroit filet d'or.

Des aigues-marines, des émeraudes et des opales, toute une floraison de gemmes translucides et changeantes, ruissellent le long de ses bras nus, de ses seins et de ses épaules prises aux mailles du filet. Elle a des bracelets aux bras, des anneaux aux chevilles, et des bagues aux orteils; tout en elle est reflet, lueur et rayonnement, mais entre ses seins, jaunit un bouquet de roses sèches, et son rire sonne faux, et faux le cliquetis de ses joyaux scintillants.

C'est l'Illusion.

—Notre maîtresse à tous.

Et l'Espérance, dans sa robe verte où des fleurs se fanent, maigrit et pâlit chaque jour; elle se lasse d'attendre celui qui ne vient plus et de chanter des chants que personne n'écoute. Une mortelle tristesse envahit ses yeux bleus, son front de jour en jour fléchit, fléchit plus lourd sous le ruisseau de ses cheveux d'heure en heure plus pâles.

Ses mains exsangues n'ont même plus la force de rattacher son voile, son voile transparent couleur de ciel et d'eau, derrière les plis duquel l'Espérance apparaissait jadis désirable aux hommes, aux hommes qui l'oublient.

Elle les a trompés si longtemps.

La Ferveur, dans sa robe de neige ensanglantée,elle, continue, indifférente à tout, à se meurtrir la poitrine et les tempes; sa souffrance l'exalte et sa chair, éperdue de cruelles délices, palpite et défaille avec des mots d'amour. Que lui importe la galère et ses nochers peureux, prudemment arrêtés devant l'île? Elle creuse sa douleur et s'en nourrit, son supplice l'enivre et, prolongeant son angoisse à plaisir, elle aime sa torture et boit dans le ciboire brazillant de pierreries son propre sang qui la fait vivre.

—L'Aïssaoua du trio, goguenardait le jeune homme.

Quant à l'Illusion, dans sa gaine dorée, elle ne fait plus illusion qu'à elle-même. Il y a des siècles que les hommes la connaissent sans l'avoir jamais vue. Les récits des aïeux ont instruit les petits-fils. Elle s'est appelée Circé et Calypso, et les poètes eux-mêmes, les poètes épris des mensonges et des fables, ne croient plus à ses fables.

Seule dans son île, où nul vaisseau n'abordera plus, elle s'affole devant un miroir, éprise quelle est de sa forme vaine, elle s'éblouit les yeux de l'éclat de ses joyaux et se grise l'oreille de leur froid cliquetis.

Et entre deux rires elle proclame, orgueilleuse «Je suis l'Amour et la Jeunesse.» Et la Ferveur répond, les prunelles agrandies, balbutiante d'extase: «Ma plaie m'enivre, j'aime et je vis», tandis que l'Espérance morne, attristée et lasse, secoue sa tête blonde et dit: «Je n'attends plus.» Et l'innocence des brebis bêlantes et des agneaux errantdans l'île anime seule les prés, les bosquets et les vergers en fleurs où l'homme de ces temps ne vient plus.

Dans un jardin d'été trois dames sont assises, trois dames de jeunesse et de beauté, toutes les trois vêtues d'étoffes fleuries.

—Eh bien, comment trouvez-vous mon conte?—Admirable! et il finit là?—Il finissait là hier matin, mais depuis aujourd'hui il y a une variante.—Et laquelle? insistait l'officier, décidé à entrer dans le jeu de sa cousine pour dérouter ses soupçons.—La voici, mais je ne l'ai pas encore établie dans sa forme définitive, mais en voici à peu près le fond. Un jeune étranger aborde dans l'île, il la visite et la traverse en tous sens, mais ne remarque pas les trois Dames. Il ne voit pas plus l'Espérance que la Ferveur et pas plus la Ferveur que l'Illusion, mais elles ont suivi du regard le visiteur et quand l'étranger remonte dans sa galère, leurs yeux à toutes trois se rencontrent; et elles se voient telles qu'elles sont. Elles s'apparaissent décrépites, fanées, amaigries, exténuées et défaites dans leur inutile attente et l'inanité de leurs rêves stériles, elles ne s'étaient jamais regardées, absorbées qu'elles étaient chacune dans le mensonge de leur extase. Elles s'apparaissent telles qu'elles sont, comprennent l'indifférence des hommes et leur solitude, mais, incapables de se mentir plus longtemps à elles-mêmes, elles penchent doucement le front et se laissent mourir, pareilles toutes les trois à des lampes qui s'éteignent… Ettous ces préambules, mon cher cousin, pour vous dire que vous ne m'aimez plus et que je vous rends votre parole.

La jeune fille s'était levée et, toute droite dans la lueur de la lampe, souriait d'une lèvre triste à son cousin.—Votre parole! mais vous êtes folle, Ellen. Je ne vous comprends pas, s'indignait le jeune homme, levé, lui aussi.—Si, vous me comprenez; l'Espérance, la Ferveur et l'Illusion sont mortes. A quoi bon mentir à ces cadavres.—Mais je vous assure, Ellen…—C'est un peu de mon âme que je vous ai montrée là. L'Espérance, la Ferveur et l'Illusion vivaient en moi, dans l'enceinte de ces ruines, oh! d'une vie bien fragile et bien précaire, mais elles vivaient enfin. Aujourd'hui elles ne sont plus. Quelque chose a passé qui les a effeuillées comme des fleurs sèches. A quoi bon prolonger un mensonge qui ne les fera pas revivre!—Mais vous vous méprenez Ellen, je vous aime.—Oui, je sais, comme une malade et comme une sœur, mais plus comme une fiancée. Vous ne savez pas mentir, Harry, et je vous en sais gré. Tout le monde ici ment autour de moi, ma mère, le médecin, Mme Ayrargues aussi, et moi je mens tous les jours à maman, et cette comédie à la longue m'excède et me fait mal. Vous au moins vous ne mentez, vous ne savez même pas mentir, Harry; c'est pour cela que je vous aime et que je suis venue causer en toute loyauté avec vous.—Mais c'est de la folie, je vous jure.—Non, c'est de la clairvoyance. On ne trompepas une femme amoureuse, et je vous aime encore. Voilà pourquoi je vous rends votre parole; je vous veux heureux et vous ne pouvez plus l'être avec moi.—Je vous prouverai le contraire.—Non, Harry, pour ces sortes de choses la volonté ne suffit pas. Je ne veux pas être un cher devoir, je n'accepte pas votre pitié et je ne veux pas abuser de votre belle âme.

Le jeune homme reconnaissait les phrases insidieuses de miss Harvey.—Vous avez entendu?—Les malades ont l'ouïe très fine.—Vous étiez là!—Peut-être.—Alors vous nous avez épiés, vous, Ellen.—On défend son bonheur comme on peut. Vous voyez que je n'ai pas su garder le mien.

L'officier s'était emparé des mains de la jeune fille. «Ellen, je vous défends de parler ainsi. Ellen, je vous aime, et je vous aurai; je vous aime de toutes les forces de mon sang et de mon âme.» Il l'avait attirée brusquement contre sa poitrine. «Je vous défends de blasphémer davantage; j'ai été imprudent, étourdi; mais je n'ai pas cessé une minute de vous chérir. Vous ne me soupçonnez pas d'aimer Gladys?—Je ne vous ai pas dit que vous aimiez Gladys, mais Gladys vous plaît et je ne vous plais plus.—Ah! mauvaise tête, mauvaise tête, et malfaisante petite créature.» Il avait pris entre ses mains le front d'Ellen défaillante et lui plongeait ses yeux dans les siens. «Quand aurez-vous fini de torturer tout le monde autour de vous, et que vous faut-il de plus que ma parole et mon émoi?»

La jeune fille se tenait renversée dans les bras de son cousin, un sourire alanguissait ses yeux et entr'ouvrait ses lèvres. On ne voyait plus dans ce visage extasié que l'émail des dents et la sclérotique de l'œil. «Est-ce au moins vrai ce que vous dites là, Harry, implorait moins une voix qu'un souffle.—Ah mauvaise! mauvaise!—Eh bien, alors embrassez-moi.»

L'officier se penchait sur la malade et la baisait longuement sur le front; la jeune fille se redressait sous la caresse: «Est-ce ainsi qu'on s'embrasse entre fiancés.—Sans doute.—Ah!» Ellen se dirigeait vers la porte. «Oh! comme il doit être tard… et mon livre que j'oubliais… Bonsoir, bonne nuit, adieu, mon cousin.» La porte était déjà refermée sur elle.

«Étrange, étrange petite fille! faisait Harry Astlher. Je crois qu'il est temps que je parte.»


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