Chapter 26

deunums.1ola plaine de Sis1,100,0002oid  d’Adana2,200,0003oid  de Mersine à Selefkié1,100,0004oid  du golfe d’Adalia2,200,0005ola plaine du vilayet d’Aïdin2,200,0006oid   id  de Brousse2,200,0007oid   id  de Samsoun2,200,0008oid autour des lacs du plateau2,090,000Les travaux d’irrigation sur ces1,200,000peuvent être exécutés à raison de 32 paras par deunum, soit L. T. 104,347.

1,100,000

2,200,000

1,100,000

2,200,000

2,200,000

2,200,000

2,200,000

2,090,000

1,200,000

2oIrrigations en Syrie.

Le long de la mer les irrigations ne peuvent en général se faire que pendant l’hiver, presque tous les cours d’eau qui descendent de la montagne tarissant en été. Mais à l’intérieur et sur les cours d’eau permanents tels que l’Oronte et le Jourdain, les irrigations d’été peuvent être appliquées comme en Asie-Mineure.

Les plaines à irriguer comptent environ 3,300,000 deunums ; à 32 paras le deunum les travaux à exécuter coûteraient L. T. 26,086.

3oIrrigations en Mésopotamie.

Il serait facile de rétablir les anciens canaux d’arrosage qui jadis sillonnaient la Mésopotamie, une fois les digues du Tigre et de l’Euphrate rétablies.

Ces canaux existent encore en partie et il suffit de les compléter, d’y construire des écluses et des vannes de distribution et de faire les aménagements secondaires que comporte une répartition régulière des eaux sur un pays aussi vaste pour rendre à la Mésopotamie sa fertilité première. La surface des plaines à irriguer n’est pas inférieure à 82,000,000 de deunums ; à 32 paras par deunum les travaux coûteraient L. T. 660,000.

V. Épis en rivière et endiguements pour améliorer la navigation.

Les principales rivières du versant de la mer Noire et quelques-unes de celles qui se jettent dans la Méditerranée deviendraient navigables dans la partie basse de leurs cours. On peut citer entre autres :

Le Seïhoun et le Djeïhoun (province d’Adana). La Sakkaria, le Yechil et le Kizil-Irmak, sans compter le Tigre et l’Euphrate qui se jettent dans le golfe Persique et que l’on peut rendre navigables sur une grande étendue de leur parcours.

Il suffira en général de couper la barre qui obstrue l’entrée des rivières en resserrant leur embouchure au moyen de jetées ou d’estacades et à l’intérieur de réduire la largeur du cours d’eau au moyen de digues submersibles là où le tirant d’eau fait défaut. Souvent des épis suffiront pour concentrer les eaux dans le thalweg. On peut estimer que les travaux les plus urgents à exécuter pour rendre les principaux de ces cours d’eau navigables ne dépasseraient pas plus de L. T. 435,000.

OBSERVATIONS GÉNÉRALES

Il est presque certain que le produit des droits de péage et de transport à percevoir des voyageurs et marchandises circulant tant sur les routes ordinaires que sur les voies ferrées à construire suffiront à couvrir les dépenses de construction, d’entretien et d’exploitation de ces ouvrages.

Ainsi donc si le gouvernement, en dehors du concours moral qu’il est dans son intérêt de prêter aux entreprises d’utilité publique, accordait le droit de percevoir un tarif suffisamment rémunérateur pour couvrir les sommes dépensées réellement pour la construction des chaussées et des chemins de fer, ainsi que certaines facilités telles que le droit de posséder et d’exploiter, conformément à la loi sur la propriété, tous les marais à dessécher situés à proximité des ouvrages, de construire des ports et des quais sur les points du littoral avoisinant les travaux primitifs et de percevoir des droits de port et de quai ; en conséquence, d’importer de l’étranger, en franchise de douane, tous les objets nécessaires aux travaux, et ce, en conformité du cahier des charges sanctionné par ordonnance impériale, d’exploiter, selon les règlements régissant la matière, les mines qui seraient situées sur le tracé de la route ou de la ligne à construire, de couper gratuitement dans les forêts de l’État tous les bois nécessaires au premier établissement des travaux, à la condition de se conformer au règlement des forêts ; il est évident que des capitalistes puissants et sérieux se présenteraient pour l’exécution desdits travaux.

Les droits de port, de quai et d’échelle suffiraient, nous en sommes plus que sûrs, pour indemniser en général les capitalistes des dépenses qu’ils auront à faire pour ces diverses constructions. Quant aux routes et chemins de fer, plus leur réseau s’étendra, plus naturellement la production du pays et par conséquent le transport par voie ferrée et la circulation sur les routes augmenteront ; en outre, la richesse du pays et les facilités d’échange que, par la position du pays, ces travaux développeront, seront un moyen sûr d’augmenter les relations commerciales et autres avec l’Europe, l’Asie et les autres parties du monde ; ces diverses considérations convaincront les entrepreneurs de ces travaux de la possibilité de récupérer les dépenses qu’ils auront à supporter ainsi que les bénéfices qu’ils sont en droit d’attendre.

Pour en venir aux desséchements de marais, les travaux seront toujours compensés, soit par la concession conformément à la loi sur la propriété des terrains submergés appartenant à l’État, soit par la contribution des propriétaires qui profiteraient du desséchement et de l’assainissement de leurs propriétés, soit encore par l’abandon, de la part des propriétaires qui ne voudraient pas se soumettre à cette contribution, d’une partie de leurs terres à l’entrepreneur des travaux de desséchement ; ces avantages ne sont-ils pas de nature à indemniser largement les entrepreneurs des dépenses qu’ils auront à leur charge ?

Les dépenses à faire pour les irrigations pourront être couvertes par la perception de droits d’arrosage sur les terrains appartenant à des particuliers.

Tous les travaux détaillés ci-dessus peuvent donc être exécutés sans imposer au Trésor de l’État aucune subvention pécuniaire ni garantie d’intérêts, mais seulement moyennant, comme il a été dit plus haut, la concession de certains droits et de certaines facilités.

Rapport du Ministre des travaux publics— Novembre 1880.


Back to IndexNext