Chapter 14

De purée? oh! mille fois dans ma vie!

Me fais-je assez comprendre? dois-je en dire davantage?

Oh! pour ce qui est de la purée, je comprends!

Eh bien! tel est le désir que j'ai d'Euripide!]

[176: Cf. Don-Salluste disant à Ruy-Blas: «Ah ça, vous vous prenez au sérieux, mon maître!…» et la suite. Victor Hugo,Ruy-Blas, acte IV.]

[177: Théramène n'est pas ici cet honnête homme qui décrit la mort d'Hyppolyte et le monstre «couvert d'écailles jaunissantes.» Non; c'était un desTrente,connu par sa versatilité. Aristophane dit: «C'est agir en sage, en vrai Théramène,»—comme il eût dit de nos jours: en vrai Dupin, ou quelque autre de cette espèce.]

[178: Comme on faisait pour les enfants. Il excepte ce châtiment trop doux.]

[179: Bourg de l'Attique, où était un temple d'Hercule.]

[180: Aristophane veut désigner par ces métaphores la poésie sublime, mais un peu emphatique, du grand Eschyle.]

[181: Le poëte malveillant désigne par ces images dénigrantes les vers d'Euripide.]

[182: Voyez les vers 76 à 82, et 788 à 794.—Nous avons tout à l'heure traduit et cité ce dernier passage.]

[183: La Harpe fait ici un contre-sens bizarre. Il met: «C'est par une tragédie intituléel'Accouchement de Mars.»]

[184: [Grec: Estrateumhenoi gar eiai], «ils ont fait la guerre, ils ont fait une campagne.» Pour comprendre ce passage, il faut se rappeler que le jury qui jugeait le concours des poëtes comiques était composé de cinq personnes prises au sort, indistinctement parmi tous les spectateurs; tandis que le jury du concours tragique était composé de dix personnes choisies par l'archonte parmi les citoyens qui avaient fait le service militaire. Artaud.]

[185: Voir, pour ces divers rapprochements, les excellentesÉtudes sur les Tragiques grecs, par M. Patin, 2e édition. Paris, Hachette.]

[186: À propos du burlesque mêlé à la religion, V. Ernest Renan,Études d'histoire religieuse, p. 65 et 66.—Voir aussi Lenient,de la Satire au moyen âge.]

[187: Voir Sainte-Beuve,Étude sur le seizième siècle, de l'esprit de malice au bon vieux temps; notamment p. 468.]

[188: Ernest Renan,les Apôtres, p. 314, 315.]

[189:Traité des Études, tome I.—Voir, sur le même point, une très-bonne thèse de M. Dabas.]

[190: Ch. Benoît,Cours de litt. grecque.]

[191: Otfried Müller,Hist. de la litt. gr.trad. K. Hillebrand.]

[192: Cette croyance populaire était peut-être venue de l'Orient. Voici comme parle Azz-Eddin Elmocaddessi, dans son livré intituléles Oiseaux et les Fleurs:

«Considère la huppe: lorsque sa conduite est régulière et que son cœur est pur, sa vue perçante pénètre dans les entrailles de la terre et y découvre ce qui est caché aux yeux des autres êtres; elle aperçoit l'eau qui y coule, comme tu pourrais la voir au travers d'un cristal; et, guidée par l'excellence de son goût et par sa véracité: Voici, dit-elle, de l'eau douce, et en voilà qui est amère.—Elle ajoute ensuite: Je puis me vanter de posséder, dans le petit volume de mon corps, ce que Salomon n'a jamais possédé, lui à qui Dieu avait accordé un royaume comme personne n'en a jamais eu: la science que Dieu m'a départie, science dont jamais ni Salomon ni aucun des siens n'ont été doués. Je suivais partout ce grand roi, soit qu'il marchât lentement, soit qu'il hâtât le pas, et je lui indiquais les lieux où il y avait de l'eau sous terre. Mais un jour je disparus tout à coup, et, pendant mon absence, il perdit son pouvoir. Alors, s'adressant à ses courtisans et aux gens de sa suite: Je ne vois plus la huppe, leur dit-il; s'est-elle éloignée de moi? S'il en est ainsi, je lui ferai souffrir un tourment violent, et peut-être l'immolerai-je à ma vengeance, à moins qu'elle ne me donne une excuse légitime.—Ce qu'il y a de remarquable, c'est qu'il ne s'informa de moi que lorsqu'il eut besoin de mon secours.—Puis, voulant faire sentir l'étendue de son autorité, il répéta les mêmes mots: Je la punirai! que dis-je? je l'immolerai! Mais le destin disait: Je la dirigerai vers toi, je la conduirai moi-même.—Lorsque je vins ensuite de Saba, chargée d'une mission pour ce roi puissant, et que je lui dis:—Je sais ce que tu ne sais pas,—cela augmenta sa colère contre moi, et il s'écria: Toi qui dans la petitesse de ton corps, renfermes tant de malice, non contente de m'avoir mis en colère en t'éloignant ainsi de ma présence, tu prétends encore être plus savante que moi?—Grâce, lui dis-je, ô Salomon, je reconnais que tu as demandé à Dieu un empire, et qu'aucun souverain n'en possédera jamais un semblable au tien; mais tu dois avouer aussi que tu n'as pas de même demandé une science à laquelle personne ne pût atteindre. Je t'ai apporté de Saba une nouvelle que tous les savants ignorent.—O huppe, dit-il alors, on peut confier les secrets des rois à celui qui sait se conduire avec prudence: porte donc ma lettre.—Je m'empressai de le faire, et je me hâtai d'en rapporter la réponse. Il me combla alors de ses faveurs, il me mit au nombre de ses amis, et je pris rang parmi les gardiens du rideau qui couvrait sa porte, tandis qu'auparavant je n'osais en approcher. Pour m'honorer, il me mit ensuite une couronne sur la tête, et cet ornement ne sert pas peu à m'embellir. D'après cela, la mention de mon immolation a été abrogée, et les versets où il est question de ma louange ont été lus.—Pour toi, si tu es capable d'apprécier mes avis, rectifie ta conduite, purifie ta conscience, redresse ton naturel, crains celui qui t'a tiré du néant, profite des leçons instructives qu'il te donne, quand même il se servirait pour le faire du ministère des animaux; et crois que celui qui ne sait pas tirer un sens allégorique du cri aigre de la porte, du bourdonnement de la mouche, de l'aboiement du chien, du mouvement des insectes qui s'agitent dans la poussière; que celui qui ne sait pas comprendre ce qu'indiquent la marche de la nue, la lueur du mirage, la teinte du brouillard, n'est pas du nombre des gens intelligents.»]

[193: Fils de Térée et de Procné.]

[194: Un siècle avant Cyrano, il y a laNéphélococcygiede Pierre Le Loyer. (Voir, à ce sujet, le quatrain de Ronsard cité par Sainte-Beuve,Étude sur le seizième sièclep. 234.)—Passerat, vers le même temps, célébrait aussi la métamorphose deshommes-oiseaux.—Il y a, dans les fragments laissés par Gœthe, un essai d'imitation, assez faible, de cette première partie desOiseauxd'Aristophane, adaptée avec beaucoup de licence à la scène allemande, ou plutôt au goût des lecteurs allemands. Deux personnages cherchent en l'air, au risque de se casser le cou, une espèce de pays de Cocagne; ils vont trouver un vieux hibou, critique de profession, qui les traite de fous et les envoie promener. Pendant qu'ils causent entre eux, arrivent les oiseaux, qui veulent tout simplement les mettre à mort. Discours ronflant de l'un des deux voyageurs, qui leur fait comprendre qu'ils ne sont pas des hommes, mais des oiseaux en mue. Il les engage ensuite à établir leur royaume de manière à se soumettre les dieux et les hommes, en coupant toute communication entre eux.—Suit un épilogue dans lequel Gœthe promet de donner la continuation de cette pièce, en cas qu'elle soit goûtée du public.—Il fallait qu'il comptât beaucoup sur l'ignorance de ce public, pour piller ainsi Aristophane sans faire la moindre mention de lui ni de sa comédie.]

[195: Bourg de l'Attique. Le même mot, en grec, signifie tête. De là le calembour d'Évelpide, qui fait le Lazarille, legracioso, le commentateur bouffon de Peisthétairos.]

[196: Odin, le Jupiter de la mythologie scandinave, est représenté avec un casque aux deux côtés duquel sont posés deux corbeaux, qui partent tous les soirs pour faire en volant le tour de la terre et lui rapporter le matin ce qu'ils ont appris.]

[197: Allitération sur [Grec: Thon chênha], l'oie, au lieu de [Grec: Thon Zênha], Jupiter.—Lampon était un des devins envoyés à Sybaris avec la colonie athénienne qui reconstruisit cette ville sous le nom de Thurium.—Socrate, respectant les dieux, jurait parle chien!—C'est par un scrupule analogue que les gens du peuple, chez nous, disent quelquefois:Nom d'un chien!—pour ne pas dire:Nom de D.! De même, s'il leur échappe de commencer à dire:Sac… n. de D.! ils changent et disent:Sac… rist! puisSapristi! ouSac… à papier! ou tel autre achèvement insignifiant.—C'est sans doute dans la même intention qu'Henri IV avait adoptéVentre-saint-gris! pour n'offenser personne au ciel, quoiqu'il y eût cependant un saint Gris.—Depuis qu'un de ses prédécesseurs, le dévot roi Louis IX, qu'on appelle saint Louis, avait promulgué une loi qui ordonnait de transpercer d'une pointe de fer rougie au feu la langue des jureurs et blasphémateurs, les anciens jurons s'étaient transformés, de manière à devenir innocents. Ainsi, au lieu de:Par la mort de Dieu, oupar la mort-Dieu!—Par le sang de Dieuoupar le sang-Dieu!—Tête-Dieu!—Ventre-Dieu!—Corps-Dieu!—Je renie Dieu!—Je maugrée Dieu! on se mit à dire:morbieu, morbleu, mordié, morgué, morguienne!—Pa' l' sang-bieu!palsambleu!Par la sambleu!—Tête-bieu, têtebleu!—Ventre-bieu,ventrebleu!—Corps-bieu!corbleu!—Je r'nie-bieu,jarnibieu, jarnidié, jarnigué, jarnigois, jarni!—Maugrebieu, maugrebleu! De même, au lieu de jurer par leDiable, on se mit à jurer par leDiantre; etc.—Dans un sentiment analogue, les gamins, au lieu deMa parole d'honneur! disentMa parole d'onze heures, pour ôter le serment donné à faux.]

[198: Allusion malicieuse à ceux qui, en pareilles circonstances, étaient chargés de distribuer du blé aux indigents, et qui détournaient une partie de l'argent destiné à ce secours.]

[199: L'arbre de Minerve et d'Athènes.—On peut rapprocher de ces vers si frais un passage d'une lettre de Luther au comte Palatin sur les Oiseaux des bois: «Ils tiennent leur séance en plein soleil, l'arche du ciel pour voûte, les gais feuillages pour draperies, libres et maîtres… Ils viennent déclarer la guerre à toutes les graines et semences, au blé, au seigle, aux meilleurs fruits.»—Voir l'intéressante et piquante étude de M. Philarète Chasles, intitulée:Luther dans son ménage.]

[200: Sophiste, disciple de Protagoras, et célèbre comme lui. Voir ci-dessus l'analyse desNuées.]

[201:Premiers-nés de l'Amour, ils ont gardé ses ailes,Et restent à jamais ses compagnons fidèles.

A. Baron, analyse desOiseaux, en prose mêlée de vers.]

[202: Les Grecs ne naviguaient pas, ordinairement, pendant l'hiver.]

[203: Un voleur de ce temps-là.]

[204: «Chaque animal exerce, pour subsister, une industrie spéciale; mais souvent il y joint, pour ses moments de loisir, quelque art ou quelque étude philosophique dont les résultats ne sont pas pour lui sans utilité pratique. Les oiseaux ont certainement pour étude les phénomènes atmosphériques; mais ils sont, en outre, d'excellents géographes. Des siècles avant Magellan, ils pratiquaient, ainsi que certains poissons, le voyage autour du monde. Ils ont parmi eux des géomètres et des arithméticiens: on a constaté que la pie, je crois, sait compter jusqu'à six, et pas au delà. Est-il, même en Allemagne, un plus profond philosophe que le héron? Ne semble-t-il pas qu'il y ait en lui du mystique et de l'ascète? et, par son immobilité recueillie, ne rappelle-t-il pas le vœu étrange de Siméon le Stylite?» Eugène Noel,la Campagne.]

[205: Villemain,Essai sur la Poésie lyrique.]

[206: Vers destinés à être chantés par les jeunes filles.]

[207: A. Baron, analyse desOiseaux.]

[208: Eugène Fallex, scènes d'Aristophane traduites en vers français.]

[209: Satrape persan.—Allusion à certains orateurs qui recevaient l'or de l'étranger pour défendre à la tribune les intérêts des ennemis de la patrie. Ainsi, Aristophane fait coup double, stigmatisant dans un même personnage, le fonctionnaire prévaricateur et l'orateur vendu.]

[210: Voir le beau livre de Michelet sur l'Oiseau, «bienfaisant creuset de flamme vivante, où la Nature fait passer tout ce qui corromprait la vie supérieure.»]

[211: Cette plaisanterie donne à entendre que cette fameuse muraille est aussi chimérique que les richesses dont se vantaient Théagène et Proxénide, deux Gascons d'Athènes, dont le premier a déjà été touché précédemment dans cette même comédie.]

[212: Voir, sur les sycophantes, la note 11.]

[213: «Dans les situations politiques les plus graves, il y a toujours des idiots comme le Triballe, des gens sensés, mais faibles et débordés par leur faute, comme Neptune, et surtout des pourfendeurs qui «ne parlent que d'échiner,» et qui sont les premiers à se vendre et à vous livrer avec eux, comme Hercule.» Eug. Fallex.]

[214: A. Baron, analyse desOiseaux.]

[215: Otfried Müller,Hist. de la Litt. gr., trad. K. Hillebrand.]

[216: Voir Edgard Quinet,Marnix de Sainte-Aldegonde, p. 163.]

[217: Livre inspiré peut-être en partie par le curieux chapitre de Ch. Fouriersur l'Analogie. Voir l'Appendice.]

[218: Voir dans ce livrede l'Allemagne, t. I, p., 16, la légende chrétienne duRossignol de Bâle, et, t. II, p. 87 à 92, une histoire dont les personnages sont le passereau, la pie et le hibou.]

[219: Voir le recueil publié sous ce titre par M. de Marcellus.]

[220: Ernest Renan,Étude sur François d'Assise.—À l'inverse de cette pensée, voir dans notre appendice, un joli plaidoyer de Léon Duval, sur le testament d'un ornithophile.]

[221: On comptait, dans la longue carrière d'Aristophane, une cinquantaine de pièces; pas même la moitié de celles de Sophocle. Dindorf en considère quarante-quatre comme authentiques; Bergk, quarante-trois seulement.]

[222: Sorte de petit autel qui s'élevait à l'endroit où se dresse chez nous le toit du souffleur.]

[223: παραβασις, de [Grec: παραβαινω,passer le long de…]

[224: Primitivement, à Bacchus.]

[225: On trouve de ces sorties dansles Acharnéens, vers 1143 à 1174; dansles Guêpes, vers 1265 à 1291; dansles Oiseaux, vers 1470 à 1493, 1555 à 1565, 1694 à 1705. Il ne faut pas se donner la peine de chercher un rapport entre ces vers et le reste de la pièce. Dans le fait, il n'en existe point. La moindre réminiscence passagère suffit pour motiver de telles sorties.]

[226: Dansla Paix, par exemple, etles Grenouilles, où la première moitié de la parabase est fondue avec laparodoset la chanson d'Iacchos. Ce dieu étant déjà chanté dans ce premier morceau desGrenouilles, les strophes lyriques du second morceau (vers 675 et suivants) ne contiennent plus d'évocations de divinités, ni rien d'analogue, et sont remplies, par contre, de plaisanteries à l'adresse de Cléophon et de Climène, les démagogues. Nous trouvons la même déviation de la règle, et motivée par la même raison, dans la seconde parabase desChevaliers.]

[227: Comme dansles Chevaliers.]

[228: Dansles Femmes à l'Assembléeet lePlutus, la parabase manque, pour des raisons que nous avons indiquées plus haut.]

[229:Nuées, vers 587 et suivants.]

[230: Si Plutarque, ajoute Otfried Müller en note,—si Plutarque, dans sa comparaison d'Aristophane et de Ménandre, qui nous a été conservée en extrait, porte un jugement diamétralement opposé, cela prouve seulement combien les anciens de la décadence oubliaient le fond pour la forme.]

[231: Et, de nos jours, à l'Odéon, n'a-t-on pas vu jouer deux actes deZaïre, entre le second et le troisième acte deTartuffe, en attendant que l'acteur qui devait jouer Tartuffe fût arrivé; puis reprendreTartuffe, puis acheverZaïre, sans que le public soufflât mot?]

[232: Allusion à quelques-unes des pièces de Magnès:les Joueuses de flûte, les Oiseaux, les Lydiens, les Moucherons, les Grenouilles. On reconnaît là deux des titres et des cadres sur lesquels Aristophane travailla après Magnès.]

[233: Poëte vainqueur aux jeux Olympiques, et réduit, dans sa vieillesse, à la plus extrême misère.]

[234: Aux grandes Panathénées, qui se célébraient tous les quatre ans, on portait en pompe à l'Acropole unpéplos, ou voile, sur lequel étaient brodées différentes scènes mythologiques qui se rapportaient à Minerve, les exploits qu'elle avait accomplis contre les Géants, sa lutte contre Neptune au sujet du nom qui devait être donné à Athènes, etc. On avait pris l'habitude d'y représenter aussi les exploits des guerres médiques, etc.]

[235: Deux actrices du Théâtre-Français étaient en rivalité et avaient chacune leurs partisans. C'était dans le moment où une guerre maritime venait de commencer entre la France et l'Angleterre. On publia un prétenduSupplément à la Gazette de France, donnant l'État des deux escadres, rouge et blanche (représentant les deux partis qui divisaient la comédie). On y lisait des détails comme ceux-ci:

Capitaines: Vaisseaux, canons: Notes:

Mlle Sainval, l'aînée,Le Talent, 129, a Monté par M. le duc amiral. une superbe batterie. de…

Mlle Fanier.Le Prétendant, 64. Monté par M. le Vaisseau qui a besoin comte de… d'un fréquent calfatage.

Etc. Etc. Etc.

Mlle Bellecourt.Le Profond, 50. Monté par M. le Pesant voilier, ne prince de… pouvant plus armer en guerre.

Mlle Luzy.La Coquette, 32, Montée par M. le supérieure sous la chevalier de… voile.

Telle autre «louvoie à merveille;» telle autre est un «bâtiment mou;» telle autre, un «bâtiment plat, mais solide;» telle autre «a plus d'apparence que de solidité;» etc.—Les noms de la troisième colonne, indiquant par qui chaque bâtiment est monté, sont en toutes lettres dans la pièce originale, dont il courut plusieurs copies.

Cette pièce est comme le développement à grand orchestre de la plaisanterie jetée ici, en passant, par Aristophane, mais qui revient, du reste, assez souvent dans ses comédies.]

[236: Fils, l'un et l'autre, de Jupiter.]

[237: C'était pendant la nuit que l'on conduisait la fiancée à la maison nuptiale.]

[238: Les deux détails qui viennent ensuite sont intraduisibles en français:Lamiæ coleos illotos, et culum cameli.

Le latin dans les mots brave l'honnêteté,Mais le lecteur français veut être respecté.]

[239: Comme qui dirait, chez nous,coloneletgénéral.]

[240: Les Sthénies se célébraient en l'honneur de Minerve déesse de laforceσθενος; les femmes s'y attaquaient entre elles par de violentes railleries, comme jadis les poissardes dans notre carnaval.—Pendant les Scires ([Grec: schiron],dais), on portait en pompe les statues de Minerve, de Cérès, de Proserpine, du Soleil et de Neptune, surmontées de pavillons ou dais.Nil sub sole novum!]

[241: Allusion à Alcibiade, qui avait, dit-on, obtenu de Cyrus le Jeune, satrape d'Asie Mineure, un subside pour la flotte lacédémonienne.]

[242: Allusion au poëte dithyrambique Cinésias, auquel on imputait un méfait de cette sorte.]

[243: Ce général, qu'il ne faut pas confondre avec les poëtes du même nom, avait beaucoup contribué à l'établissement du gouvernement oligarchique des Quatre-Cents,—412 ans avant notre ère.—les Grenouillesfurent données l'an 406.]

[244: Les Platéens avaient le titre de citoyens d'Athènes depuis la bataille de Marathon, à laquelle ils avaient pris part honorablement.]

[245: À la bataille des Arginuses. Les esclaves qui y avaient combattu avaient été affranchis.]

[246: Remarquons, toutefois, que ce passage desNuéesqui n'est pas en vers anapestes, n'est pas non plus en vers ïambiques ni trochaïques; il est, si l'on peut ainsi dire, en vers ioniques irréguliers. Il est donc toujours dans un mètre différent de celui qui est employé dans le courant de la pièce.]

[247: Mesnard.]

[248: Voir mon petit livre desCourtisanes grecques. Paris, Hetzel.]

[249: Egger,Mémoires de littér. ancienne.]

[250:République, p. 496.]

[251: Ernest Havet, Introduction au discours d'IsocrateSur l'Antidosis.]

[252:Hist. de la Grèce, trad. par A. L. de Sadous, tome XII]

[253: G. Grote,Hist. de la Grèce, trad. par A. L. de Sadous, tome IX.]

[254: G. Grote,Hist. de la Grèce, trad. par A. L. de Sadous, tome VIII.]

[255: Un volume de la Bibliothèque grecque éditée par Firmin Didot contient ces précieux débris. Ce n'est pas l'un des moins intéressants de cette belle collection.]

[256: Qu'il ne faut pas confondre avec le vieux poëte tragique Phrynichos, nommé plus haut.]

[257: Patin,Tragiques grecs, tome I.]

[258: Rapprochez les écoles des prophètes chez les Hébreux, celles des bardes, des druides et des scaldes chez les peuples du Nord; enfin et surtout, dans le monde moderne, les écoles et familles des peintres italiens.]

[259: Nom donné par Aristophane à Euripide, qui était loin de le mériter comme tous ceux dont nous parlons.]

[260: Plutarque,Vie de Lucullus, 29.]

[261: Plutarque,Vie de Lucullus, 29.]

[262: Tel est le sens du texte grec de ce passage de Plutarque,Vie de Crassus, qu'Amyot n'a pas compris, et les derniers traducteurs pas davantage.]

[263: Ch. Magnin.Origines du théâtre moderne.]

[264: Comme saint Grégoire de Nazianze est le seul père qui porte un titre par lequel on distingue l'évangéliste saint Jean, c'est peut-être une des raisons qui lui ont fait attribuer cet ouvrage.]

[265: Je crois qu'après le vers 1796, malgré ce vers et le précédent, qui ont pu induire en erreur, c'est toujours Joseph qui parle, et non pas la Mère de Dieu. Celle-ci est dans la maison, comme on le voit bientôt après. C'est donc à tort, je pense, qu'on lui fait dire les vers 1797, 1798, 1799.]

[266: Nous avons misl'esprit de l'agneauau lieu del'esprit de douceur, pour rendre le jeu de mots entre Αυκοψρονος et [Grec: υλυκοψρονος, qui sans cela est intraduisible en français.]

End of Project Gutenberg's Etudes sur Aristophane, by Emile Deschanel


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