VIILA LICE ET SA COMPAGNE.Une lice étant sur son terme,Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,Fait si bien qu’à la fin sa compagne consentDe lui prêter sa hutte, où la lice s’enferme.Au bout de quelque temps sa compagne revient.La lice lui demande encore une quinzaine;Ses petits ne marchoient, disoit-elle, qu’à peine:Pour faire court, elle l’obtient.Ce second terme échu, l’autre lui redemandeSa maison, sa chambre, son lit.La lice cette fois montre les dents, et dit:Je suis prête à sortir avec toute ma bande,Si vous pouvez nous mettre hors.Ses enfants étoient déjà forts.Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette:Pour tirer d’eux ce qu’on leur prêteIl faut que l’on en vienne aux coups;Il faut plaider, il faut combattre.Laissez-leur prendre un pied chez vous,Ils en auront bientôt pris quatre.
VII
Une lice étant sur son terme,Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,Fait si bien qu’à la fin sa compagne consentDe lui prêter sa hutte, où la lice s’enferme.Au bout de quelque temps sa compagne revient.La lice lui demande encore une quinzaine;Ses petits ne marchoient, disoit-elle, qu’à peine:Pour faire court, elle l’obtient.Ce second terme échu, l’autre lui redemandeSa maison, sa chambre, son lit.La lice cette fois montre les dents, et dit:Je suis prête à sortir avec toute ma bande,Si vous pouvez nous mettre hors.Ses enfants étoient déjà forts.Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette:Pour tirer d’eux ce qu’on leur prêteIl faut que l’on en vienne aux coups;Il faut plaider, il faut combattre.Laissez-leur prendre un pied chez vous,Ils en auront bientôt pris quatre.
Une lice étant sur son terme,Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,Fait si bien qu’à la fin sa compagne consentDe lui prêter sa hutte, où la lice s’enferme.Au bout de quelque temps sa compagne revient.La lice lui demande encore une quinzaine;Ses petits ne marchoient, disoit-elle, qu’à peine:Pour faire court, elle l’obtient.Ce second terme échu, l’autre lui redemandeSa maison, sa chambre, son lit.La lice cette fois montre les dents, et dit:Je suis prête à sortir avec toute ma bande,Si vous pouvez nous mettre hors.Ses enfants étoient déjà forts.
Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette:Pour tirer d’eux ce qu’on leur prêteIl faut que l’on en vienne aux coups;Il faut plaider, il faut combattre.Laissez-leur prendre un pied chez vous,Ils en auront bientôt pris quatre.