LE CERF MALADE.

VILE CERF MALADE.En pays plein de cerfs, un cerf tomba malade.Incontinent maint camaradeAccourt à son grabat le voir, le secourir,Le consoler du moins: multitude importune.Eh! messieurs, laissez-moi mourir:Permettez qu’en forme communeLa Parque m’expédie; et finissez vos pleurs.Point du tout: les consolateursDe ce triste devoir tout au long s’acquittèrent,Quand il plut à Dieu s’en allèrent:Ce ne fut pas sans boire un coup,C’est-à-dire sans prendre un droit de pâturage.Tout se mit à brouter les bois du voisinage.La pitance du cerf en déchut de beaucoup.Il ne trouva plus rien à frire:D’un mal il tomba dans un pire,Et se vit réduit à la finA jeûner et mourir de faim.Il en coûte à qui vous réclame,Médecins du corps et de l’âme!O temps! ô mœurs! j’ai beau crier,Tout le monde se fait payer.

VI

En pays plein de cerfs, un cerf tomba malade.Incontinent maint camaradeAccourt à son grabat le voir, le secourir,Le consoler du moins: multitude importune.Eh! messieurs, laissez-moi mourir:Permettez qu’en forme communeLa Parque m’expédie; et finissez vos pleurs.Point du tout: les consolateursDe ce triste devoir tout au long s’acquittèrent,Quand il plut à Dieu s’en allèrent:Ce ne fut pas sans boire un coup,C’est-à-dire sans prendre un droit de pâturage.Tout se mit à brouter les bois du voisinage.La pitance du cerf en déchut de beaucoup.Il ne trouva plus rien à frire:D’un mal il tomba dans un pire,Et se vit réduit à la finA jeûner et mourir de faim.Il en coûte à qui vous réclame,Médecins du corps et de l’âme!O temps! ô mœurs! j’ai beau crier,Tout le monde se fait payer.

En pays plein de cerfs, un cerf tomba malade.Incontinent maint camaradeAccourt à son grabat le voir, le secourir,Le consoler du moins: multitude importune.Eh! messieurs, laissez-moi mourir:Permettez qu’en forme communeLa Parque m’expédie; et finissez vos pleurs.Point du tout: les consolateursDe ce triste devoir tout au long s’acquittèrent,Quand il plut à Dieu s’en allèrent:Ce ne fut pas sans boire un coup,C’est-à-dire sans prendre un droit de pâturage.Tout se mit à brouter les bois du voisinage.La pitance du cerf en déchut de beaucoup.Il ne trouva plus rien à frire:D’un mal il tomba dans un pire,Et se vit réduit à la finA jeûner et mourir de faim.

Il en coûte à qui vous réclame,Médecins du corps et de l’âme!O temps! ô mœurs! j’ai beau crier,Tout le monde se fait payer.


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