LE SINGE.

XIXLE SINGE.Il est un singe dans ParisA qui l’on avoit donné femme;Singe en effet d’aucuns maris,Il la battoit. La pauvre dameEn a tant soupiré, qu’enfin elle n’est plus.Leur fils se plaint d’étrange sorte,Il éclate en cris superflus:Le père en rit, sa femme est morte;Il a déjà d’autres amours,Que l’on croit qu’il battra toujours;Il hante la taverne, et souvent il s’enivre.N’attendez rien de bon du peuple imitateur,Qu’il soit singe ou qu’il fasse un livre:La pire espèce, c’est l’auteur.

XIX

Il est un singe dans ParisA qui l’on avoit donné femme;Singe en effet d’aucuns maris,Il la battoit. La pauvre dameEn a tant soupiré, qu’enfin elle n’est plus.Leur fils se plaint d’étrange sorte,Il éclate en cris superflus:Le père en rit, sa femme est morte;Il a déjà d’autres amours,Que l’on croit qu’il battra toujours;Il hante la taverne, et souvent il s’enivre.N’attendez rien de bon du peuple imitateur,Qu’il soit singe ou qu’il fasse un livre:La pire espèce, c’est l’auteur.

Il est un singe dans ParisA qui l’on avoit donné femme;Singe en effet d’aucuns maris,Il la battoit. La pauvre dameEn a tant soupiré, qu’enfin elle n’est plus.Leur fils se plaint d’étrange sorte,Il éclate en cris superflus:Le père en rit, sa femme est morte;Il a déjà d’autres amours,Que l’on croit qu’il battra toujours;Il hante la taverne, et souvent il s’enivre.

N’attendez rien de bon du peuple imitateur,Qu’il soit singe ou qu’il fasse un livre:La pire espèce, c’est l’auteur.


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