V

Si j’écrivais un roman, je mettrais peut-être ici : « Deuxième partie »… Et j’aurais tort. La vie ne se divise pas ainsi en morceaux bien nets assemblés bout à bout : c’est une trame bizarre, tissée par une main fantaisiste qui s’amuse à enchevêtrer les fils sans qu’on puisse voir où l’un finit, où l’autre commence. Parfois cependant un nœud se forme, laissant après lui une trace longtemps visible — secousse violente et imprévue, crise d’âme qui ébranle l’être moral et le change de fond en comble. Mon mariage ne fut pas une de ces crises ; pendant bien des jours encore je devais rester celle que papa appelait « sa petite fille », celle que Julie annonçait pompeusement : « Mademoiselle Geneviève et son mari »… Sans doute j’étais trop jeune pour devenir autre chose qu’unefemme-enfant, et Philippe, presque enfant lui-même, ne pouvait guère m’apprendre à vivre, aveuglé qu’il était par une admiration, une tendresse naïves.

Nos premières semaines de tête à tête eurent pour cadre Florence, Fiesole — toute la douceur d’un mois de mai toscan, toute la splendeur d’un art encore à peine deviné. J’en fus comme éblouie. Du Palais Pitti au Musée des Offices, du Bargello à Sainte-Marie Nouvelle, Philippe me suivait, docile et bon, heureux de me voir heureuse et toujours — oh ! toujours de mon avis.

« J’aime mieux leDavidde Verrocchio que celui de Donatello : et toi ?

— Moi aussi…

— Ces petits anges de Fra Angelico, est-ce que tu ne les trouves pas délicieux ?

— Adorables, ma chérie… »

Je ne me lassais pas de le prendre à témoin, sans jamais recueillir autre chose qu’un écho de mes propres enthousiasmes. Un matin, après une longue station au Palais Riccardi, l’écho me répondit d’une voix bizarre et je fus effarée de voir Philippe tout pâle, les yeux rouges, la bouche contractée…

« Qu’est-ce que tu as ?… Es-tu malade ?… »

Il secoua la tête et voulut rire ; mais il ne put que bâiller — bâiller sans contrainte, cette fois, de tout son cœur et de toutes ses dents blanches. Alors un remords me saisit :

« Tu as faim !… Quelle heure est-il donc ? Une heure moins cinq ! C’est inouï… Pourquoi ne disais-tu rien ?

— Oh ! fit-il, avec son bon sourire d’adoration, j’y ai bien pensé, depuis midi un quart… Maistut’amusais tant !… »

Le même soir, nous avions pour voisin de table d’hôte un ingénieur milanais — un petit homme maigre et noir comme une taupe, avec des moustaches de chat et des yeux d’écureuil. Philippe eut vite fait de reconnaître en lui un confrère, et la conversation, banale d’abord, prit bientôt un tour technique tout à fait spécial. L’Italien, gentil, mais bavard et un peu crampon, nous avait suivis après le dîner jusque dans le salon. Silencieuse, absorbée en apparence dans la contemplation d’unMagazinevieux de trois ans, je guettais du coin de l’œil mon Philippe, et j’observais son geste animé, son regard brillant — plus rien de l’expression tendre et résignée que je lui voyais si souvent au cours de nos promenades artistiques. Vers dix heures, son interlocuteur prit enfin congé, et il revint s’asseoir près de moi, encore tout plein de son sujet.

« C’est un garçon très intelligent, figure-toi… Voilà dix-huit mois qu’il dirige ici une fabrique de taffetas, tu sais, cette petite soie fine qu’on appelle duflorence… Il m’a donné des détails très curieux sur les machines… Et je lui parlais de nos filatures du Nord… »

Mes yeux s’ouvraient tout grands, un peu papillotants, sans doute ; j’étouffai un bâillement derrière ma main. A cette vue, Philippe s’arrêta court.

« Oh ! tu as sommeil, ma pauvre chérie… Et moi qui suis là, à te raser…

— Bah ! lui dis-je, nous sommes quittes… Rappelle-toi, ce matin, devant les fresques de Benozzo… »

Je riais, mais un peu de tristesse me venait à nous sentir si différents l’un de l’autre…

La veille de notre départ, je voulus monter au Belvédère du Jardin Boboli, pour dire adieu à Florence. Il faisait encore grand jour, mais le soleil baissait sur l’horizon : devant nous, les hauteurs de Fiesole et de Vallombrosa s’empourpraient de teintes roses et violettes ; à nos pieds, l’Arno déroulait ses eaux boueuses moirées d’or et plus loin le Dôme, aux murs blancs et noirs, semblait un gigantesque joujou en dominos à demi écrasé par l’énorme coupole, à demi caché par l’ombre svelte du Campanile. Une cloche sonna, puis une autre, puis une troisième — et soudain de toute la ville s’éleva la voix des carillons, les uns lourds et graves, aux vibrations lentes, les autres argentins, pressés, joyeux, se répondant, se mêlant, s’entre-croisant en accords exquis, en dissonances plus exquises encore, qui montaient jusqu’à nous par bouffées, avec l’odeur des orangers et la saveur du vent venu des montagnes. Presque émue, l’âme pleine de choses confuses et tendres, je me tournai vers Philippe.

« Ah ! fis-je à demi-voix, tu entends ?… »

Il avait tiré sa montre et la remettait à l’heure avec soin.

« Oui, j’entends… Les cloches sonnent à sept heures : je retardais de huit minutes… »

Pauvre Philippe !… Je vois encore sa main un peu courte, aux doigts agiles de mécanicien, maniant délicatement le petit remontoir d’or, tandis qu’au-dessous de nous, les sons retombaient en s’éteignant, un à un, comme des oiseaux qui se posent…

Nous devions revenir sans nous presser, en passant par les lacs. A Lugano, Philippe trouva une lettre de sa tante — de tante Lydie : que ce nom de vieux pastel lui allait bien ! Nous parlions souvent d’elle, et mon mari me disait les soins maternels dont elle l’avait entouré pendant les années où, orphelin de sa mère — la propre sœur de Mme Chardin — un peu négligé par son père, dont la vie de gros industriel lillois absorbait sans doute les facultés affectives, il s’était trouvé, pauvre petit garçon riche, jeté entre les quatre murs d’un grand lycée parisien.

« Je passais tous mes dimanches chez elle, et tu ne peux pas te figurer ce qu’elle a été pour moi — elle et François, d’ailleurs… ils sont aussi bons l’un que l’autre… Le voilà qui revient, François ; il doit arriver ces jours-ci… Et dis donc, c’est lui qui va être surpris !… Depuis deux mois qu’il était toujours en route, et que sa mère et lui ne correspondaient que par dépêches, il a dû apprendre mon mariage en arrivant… En voilà une nouvelle ! Lui qui m’appelait toujours « le gosse »… Il a sept ans de plus que moi, tu sais, et il est joliment plus fort en toutes choses… Mais c’est égal, maintenant, je ne changerais pas avec lui !… »

Sa main serrait tendrement mon bras, ses yeux gris me souriaient, pleins d’amour et de confiance. Je le sentis très bon, fier de moi, passionnément dévoué. Et je pensai : « Comme il m’aime ! » Moi aussi, je l’aimais bien…

Ce fut le lendemain de notre retour que je fis la connaissance de mon cousin François.

Ma première soirée, soirée d’émotions heureuses et de réminiscences enfantines, avait été consacrée à papa ; tante Lydie, toujours discrète, s’était réservé la seconde. J’éprouvai un singulier plaisir à revoir la maison de la rue Barbet-de-Jouy ; avais-je donc, à mon insu, laissé un peu de moi-même derrière ces murs, encore étrangers l’année précédente ? Quand Perrine nous ouvrit la porte, je faillis lui sauter au cou, et j’entrai impétueusement dans le salon, toute à la joie de retrouver ma vieille amie. D’abord je ne vis qu’elle — sa figure blanche, aux cheveux blancs, qui me souriait du fond de la bergère — et ce fut seulement après l’avoir embrassée que je songeai à relever la tête. Un grand garçon, debout près de la cheminée, fixait sur nous des yeux tranquilles.

« Bonjour, gosse », dit-il à Philippe qui s’avançait vers lui, les mains tendues. Et bien vite, avec un geste d’excuse :

« Oh ! pardon, c’est une mauvaise habitude ; mais je vous promets que je ne le ferai plus, madame… ma cousine… Geneviève, n’est-ce pas ? Appelez-moi François aussi, voulez-vous ? Autant commencer tout de suite, puisqu’il faudra bien finir par là… »

Sa voix était agréable. Il me parut maigre et long, dominant Philippe d’une demi-tête, avec un regard brun de myope, un lorgnon, une bouche large aux belles dents, le nez assez court, la barbe grêle — laid en somme, et très différent de sa mère. Pourtant il me plut, et je me sentis soulagée d’un grand poids. J’avais toujours vaguement redouté ce cousin phénomène que je me figurais très savant, très supérieur, un peu dédaigneux, peut-être. Et voilà qu’il me semblait l’avoir toujours connu. Il nous complimenta gentiment, sans témoigner un étonnement de mauvais goût : après tout, j’avais dix-neuf ans, mon mari en avait vingt-trois, et six semaines de vie commune nous donnaient l’illusion de passer pour un vieux ménage. François le comprit sans doute et sembla nous prendre extraordinairement au sérieux, ce qui augmenta le ravissement de Philippe.

Plus d’une fois, pendant le dîner, il m’arriva d’appeler mon nouveau cousin « monsieur ». Quant à « tante Lydie », cela venait tout seul. Mme Chardin semblait avoir repris tout son entrain, elle n’avait d’yeux et d’oreilles que pour son fils qui, lui, bavardait de tout son cœur, sans contrainte et sans art, non pas comme un « brillant causeur » tout bourré d’anecdotes et de récits de voyage, mais comme un brave garçon, heureux de se retrouver à la table de famille. Il avait avec Philippe des façons de grand frère taquin à travers lesquelles on sentait percer une réelle tendresse.

« Eh bien, mon vieux, je te retrouve ingénieur, marié, chef d’usine, un vrai patriarche ! Les affaires vont bien, à Lille ? »

On parla quelque temps de la filature,notrefilature : combien cela me semblait étrange ! François insistait sur les questions d’ordre général, le taux des salaires, le nombre et l’état d’esprit des ouvriers : pour la première fois, en l’écoutant, j’avais l’impression que toutes ces choses pouvaient se discuter en termes clairs, accessibles aux simples mortels.

« Oh ! mais, dit tout à coup Philippe, nous allons ennuyer Geneviève, si nous continuons à parler machines… »

Je protestai vivement.

« D’abord vous ne parlez pas machines… Et puis vous n’êtes pas ennuyeux du tout… Quand je me rappelle ton ingénieur de Florence, avec tous ses mots techniques !… »

Le nom de Florence, d’ailleurs, avait suffi pour faire dévier la conversation. François se mit à évoquer son premier voyage en Italie.

« J’avais quinze ans… Tu te souviens, maman ?… Le belvédère du Jardin Boboli, la ville en bas, le soleil couchant derrière Fiesole… et les cloches, surtout !… Il me semble que je n’en ai plus jamais ni nulle part entendu de pareilles… »

Mes cloches de Florence ! J’allais crier : « Moi aussi, je les connais ; moi aussi je les aime… » Un sentiment inconnu, — une sorte de pudeur subite — m’arrêta dans mon élan. Pourquoi ? Je n’aurais pas pu le dire.

Philippe, cependant, friand d’émotions exotiques, essayait d’arracher à son cousin quelque histoire de pirates, quelque savoureux récit de chasse. Peine perdue : François n’avait pas le moindre trait d’héroïsme à son actif.

« Mais les tigres ? insista Philippe ; tu as pourtant dû voir des tigres, là-bas, dans la brousse… »

François sourit drôlement.

« Des tigres ? Je n’en ai connu qu’un… très intimement, par exemple… Je l’ai même nourri de mon lait, ou tout au moins de lait de chèvre, pendant près de six semaines… Il avait deux mois ; mon boy l’avait ramassé, à moitié mort, après une battue des indigènes. Un amour de bête !… Malheureusement, j’ai dû le renvoyer très vite à sa jungle natale : il me dévorait toutes mes pantoufles, sans trop s’inquiéter si mes pieds étaient dedans… Tu vois que j’ai couru des dangers terribles.

— Oh ! dit Philippe, déçu, tu n’es pas sérieux !

— Mais si, je t’assure… Tu ne me trouveras que trop sérieux, tout à l’heure, quand je vous montrerai mes photographies… Si tu crois que tu vas échapper à la petite conférence ! »

Et comme nous sortions de table, il courut chercher ses précieuses planches. C’étaient les soubassements d’un grand temple de Java, le Bôrô-Boudour, déblayés l’année précédente par un ingénieur hollandais, et qu’il fallait enfouir de nouveau, sous peine de compromettre la solidité de l’édifice.

« Une occasion unique, expliqua François, j’avais juste le temps d’aller les voir avant l’enterrement définitif. C’est la cause de mon retard — ce retard qui t’a tant navrée, ma pauvre maman ! Viens les regarder tout de même, ces vilains bonshommes, pour me prouver que tu ne leur en veux pas… »

Il avait installé son carton sur une petite banquette, et entraînait, d’un geste câlin, tante Lydie qui résistait un peu, comme si vraiment elle eût gardé rancune aux innocentes figures de pierre. Elle finit pourtant par s’asseoir et par se pencher, à demi curieuse, à demi hostile, sur les photographies que François, accroupi par terre à la turque et ses longues jambes repliées sous lui, nous tendait l’une après l’autre.

« C’est l’histoire du Bouddha Çakya-Sinha… Ne faites pas attention à ces noms sauvages, ma cousine, regardez seulement ces sculptures qui datent duVIIIeauXesiècle… à peu près l’époque de Charlemagne. Vous voyez que les Hindous de Java ne travaillaient pas mal, dans ces temps reculés… »

Philippe restait debout derrière nous et ne disait plus grand’chose.

« Pauvre ami, pensai-je ; voilà les exhibitions artistiques qui recommencent… il va bien s’ennuyer… »

Tout doucement, en cachette, je glissai ma main dans la sienne, pour lui adoucir les amertumes de la mythologie bouddhique, et je sentis qu’il la pressait avec reconnaissance. Nous faisions cercle autour de la cheminée où brûlait un joli petit feu de bois — le thermomètre fantasque ayant choisi cette première semaine de juin pour descendre subitement de dix degrés. N’était-ce pas devant un feu semblable que je me chauffais, l’hiver précédent, quand le coup de sonnette de Philippe était venu changer toute mon existence ?…

Soudain, comme un écho à mes souvenirs, le timbre fêlé de l’antichambre résonna. Je tressaillis : cette fois ce n’était pas Philippe ; je le tenais là, près de moi, sa bonne main confiante posée sur la mienne… Perrine entra, apportant le journal et une lettre pour François que celui-ci prit machinalement. Mais dès qu’il y eut jeté les yeux :

« Oh ! s’écria-t-il, c’est trop fort ! Regarde cette lettre-là, maman : c’est celle que tu m’as écrite à la fin de janvier, la dernière, quand tu me croyais toujours à Angkor… Elle a couru après moi, à Saïgon, à Java… Et je crois bien qu’elle a dû faire le tour du monde — en me tournant le dos… Oui… voilà un timbre de Sydney… Moi je suis revenu par Malacca et Ceylan… »

Il s’était levé et s’approchait de la lampe pour mieux déchiffrer les grimoires de la poste.

« Plus de quatre mois !… Et la voilà revenue rue Barbet-de-Jouy… Vous permettez ? » fit-il en se tournant vers moi. Il ajouta gaîment : « C’est très pressé… » Mais déjà sa mère l’avait arrêté d’un geste.

« Tu ne vas pas la lire maintenant… c’est stupide… Donne-la-moi… »

Elle semblait agitée, inquiète. François retint le petit carré de papier que les doigts maigres de tante Lydie avaient déjà saisi.

« Pourquoi ?… Laisse-moi au moins la regarder… Tu m’as déjà demandé trois fois depuis mon retour si je l’avais reçue… Elle m’intrigue, cette lettre… D’ailleurs elle est à moi : c’est mon nom qui est sur l’adresse…

— Oui, mais c’est moi qui l’ai écrite… Donne, je te dis… »

Avec un petit rire nerveux, elle tira un peu plus fort, parvint à saisir l’enveloppe, et, prestement, la jeta dans le feu.

« Oh ! ma tante ! » s’écria Philippe. J’étais demeurée stupide. François fit un mouvement instinctif vers la cheminée, puis s’arrêta et regarda sa mère. Dans ses yeux, je vis passer une angoisse subite, la crainte d’une crise imprévue, d’un accès de démence. Mais non. Tante Lydie avait repris sa place et, les pincettes à la main, attisait tranquillement la flamme, tandis que noircis, semés d’étincelles mouvantes, les minces feuillets se tordaient en crépitant et s’envolaient par bribes impalpables…

« Qu’est-ce que tu as fait, maman ? Qu’est-ce que tu me disais dans cette lettre ?… »

La demande était naïve et presque involontaire. Mme Chardin releva la tête.

« Des bêtises, fit-elle, redevenue très calme. Tu peux supposer ce que tu voudras… un crime que j’aurais commis autrefois ; un vieux remords dont j’ai pris mon parti et dont je renonce à te faire part… »

Elle plaisantait. François n’insista pas.

« Revenons au Bôrô-Boudour, dit-il, après un petit silence. Avez-vous remarqué la douceur de ce type hindou ?… Et la finesse de tous ces détails, les serpents, les moutons, les feuilles d’arbres… »

J’admirai le tact avec lequel il dissimulait sa préoccupation évidente. Mais malgré ses efforts, un peu de contrainte pesa sur notre soirée.

Seule, tante Lydie semblait parfaitement à l’aise, comme délivrée d’une obsession ancienne. Ce fut elle qui me proposa de déchiffrer à quatre mains le quintette de César Franck, alors presque inconnu du public. François tournait les pages, et je m’aperçus vite qu’il était bon musicien. Philippe écoutait sans enthousiasme. A onze heures on apporta le thé, suivant les anciens rites — après quoi nous prîmes congé.

« Au revoir, Geneviève », dit mon cousin.

Je lui tendis la main et je répondis bravement : « Au revoir, François… » Puis je me mis à rire : cela me semblait tout drôle.

Dans la rue, Philippe resta un moment sans parler.

« Je n’aurais pas cru, murmura-t-il enfin, que ma tante avait des secrets pour son fils… C’est bizarre, ce qu’elle a fait… Mais tout cela ne nous regarde pas. Comment le trouves-tu, ton nouveau cousin ? Gentil, hein ?… Et savant, et pas poseur… Je suis content qu’il soit revenu ; nous passerons de bonnes soirées, tu verras… Seulement, c’est bien laid, toutes ces photographies… Et puis, cette machine que vous avez jouée, c’est très ennuyeux… Pourquoi n’as-tu pas chanté du Gounod ? »


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