Nymphalissp.Dup., Bull. Soc. Ent. France, 1838, 51-52.Cyllosp.Boisd., Bull. Soc. Ent. France, 1839, 11-12.Cyllo sepultaBoisd., Ann. Soc. Ent. France, ix, 371-374, pl. viii (1840); Ib., Bull. Soc. Ent. France, 1851, 96-98;Serres, Act. Linn. Soc. Bord., xiii, 172, pl. ii (1843);Westw., Gen. Diurn. Lep., 361 (1851);Lef., Ann. Soc. Ent. France [2], ix, 71-88, pl. iii, II (1851);Pict., Traite Pal., ii, 393, pl. xl, fig. 11, 1854;Butl., Cat. Satyr. Brit. Mus., 189-190 (1868).Antirrhæa? sepultaKirb., Syn. Cat. Diurn. Lep., 39 (1871).Neorinopis sepultaButl., Lep. Exot., 127, pl. xlviii, fig. 3 (1873);Ib., Geol. Mag., x, 3, pl. l, fig. 3 (1873).
Nymphalissp.Dup., Bull. Soc. Ent. France, 1838, 51-52.
Cyllosp.Boisd., Bull. Soc. Ent. France, 1839, 11-12.
Cyllo sepultaBoisd., Ann. Soc. Ent. France, ix, 371-374, pl. viii (1840); Ib., Bull. Soc. Ent. France, 1851, 96-98;Serres, Act. Linn. Soc. Bord., xiii, 172, pl. ii (1843);Westw., Gen. Diurn. Lep., 361 (1851);Lef., Ann. Soc. Ent. France [2], ix, 71-88, pl. iii, II (1851);Pict., Traite Pal., ii, 393, pl. xl, fig. 11, 1854;Butl., Cat. Satyr. Brit. Mus., 189-190 (1868).
Antirrhæa? sepultaKirb., Syn. Cat. Diurn. Lep., 39 (1871).
Neorinopis sepultaButl., Lep. Exot., 127, pl. xlviii, fig. 3 (1873);Ib., Geol. Mag., x, 3, pl. l, fig. 3 (1873).
The earliest notice of this fossil butterfly, the first species ever described and illustrated, the most perfectly preserved and the best known to the world at large, was given by Marcel de Serres in 1828, in the Annales des Sciences Naturelles; and in 1829 in his Géognosie des terrains tertiaires; where he simply cites on the authority of some one else the occurrence in the beds of Aix of a butterfly belonging to “la division des Satyrus.”
The earliest definite mention of the insect is given by Duponchel in the Bulletin of the Entomological Society of France, as follows:[C]
“M. Duponchel entretient ensuite la Société d’un fait extraordinaire, et peut-être entièrement nouveau dans les annales de [52] la science: c’est l’existence d’une impression très remarquable de Lépidoptère fossile, qui a été trouvée dans une plâtrière des environs d’Aix (en Provence), et acquise par M. de Saporta. Ce Lépidoptère, suivant M. de Saporta, paraît appartenir au genreNymphale, et à une espèce étrangère à celles qui vivent aujourd’hui en Europe. Le corselet en est parfaitement conservé; les couleurs des ailes sont très-bien indiquées; le dessin de ces ailes est entièrement reconnaissable. Les deux ailes d’un des côtés du corps sont repliées en grande partie l’une sur l’autre; la place du ventre est très distincte; l’autre côté manque tout-à-fait.”
“M. Duponchel entretient ensuite la Société d’un fait extraordinaire, et peut-être entièrement nouveau dans les annales de [52] la science: c’est l’existence d’une impression très remarquable de Lépidoptère fossile, qui a été trouvée dans une plâtrière des environs d’Aix (en Provence), et acquise par M. de Saporta. Ce Lépidoptère, suivant M. de Saporta, paraît appartenir au genreNymphale, et à une espèce étrangère à celles qui vivent aujourd’hui en Europe. Le corselet en est parfaitement conservé; les couleurs des ailes sont très-bien indiquées; le dessin de ces ailes est entièrement reconnaissable. Les deux ailes d’un des côtés du corps sont repliées en grande partie l’une sur l’autre; la place du ventre est très distincte; l’autre côté manque tout-à-fait.”
The subject seems to have been referred to Dr. Boisduval, for we find in the following year[D]that
“M. Boisduval rend un compte verbal du rapport que la Société l’avait chargé de faire, sur un dessin envoyé à M. Audouin, par M. de Fonscolombe, et qui représente une empreinte de lépidoptère fossile trouvée dans les environs d’Aix. M. Boisduval déclare, qu’après un examen attentif, il a reconnu que ce lépidoptère devait appartenir à son genreCyllo, et qu’il se rapprochait beaucoup des espèces décrites par les auteurs sous les noms de Satyrus Europa, Caumax, Rhosia et plusieurs autres lépidoptères indiens. Le même membre ajoute que ceRhopalocèrene peut se rapporter exactement à aucune des espèces vivantes déjà connues. Toutefois, avant de décider si cet insecte doit être regardé comme un véritable fossile, M. Boisduval pense qu’il serait indispensable, que la Société pût avoir sous les yeux [12] la pierre qui a servi de modèle au dessin envoyé par M. de Fonscolombe.”
“M. Boisduval rend un compte verbal du rapport que la Société l’avait chargé de faire, sur un dessin envoyé à M. Audouin, par M. de Fonscolombe, et qui représente une empreinte de lépidoptère fossile trouvée dans les environs d’Aix. M. Boisduval déclare, qu’après un examen attentif, il a reconnu que ce lépidoptère devait appartenir à son genreCyllo, et qu’il se rapprochait beaucoup des espèces décrites par les auteurs sous les noms de Satyrus Europa, Caumax, Rhosia et plusieurs autres lépidoptères indiens. Le même membre ajoute que ceRhopalocèrene peut se rapporter exactement à aucune des espèces vivantes déjà connues. Toutefois, avant de décider si cet insecte doit être regardé comme un véritable fossile, M. Boisduval pense qu’il serait indispensable, que la Société pût avoir sous les yeux [12] la pierre qui a servi de modèle au dessin envoyé par M. de Fonscolombe.”
The next year a very fair illustration of the insect, reproduced in ourPlate I, fig. 17, was given, and shortly afterward a written report upon the subject by Dr. Boisduval, in which he furnishes, not only his views upon its affinities, but a brief historical account of the insect, which is given below:[E]
“Il y a bientôt un an que je fus chargé par la Société d’examiner le dessin d’un Lépidoptère fossile trouvé dans les plâtrières des environs d’Aix en Provence, et appartenant à M. le Comte de Saporta. Au premier coup d’œil, ce dessin me parut devoir être rapporté à une espèce de Satyrides du genreCyllo, à côté desSatyrus Rohria,CaumasetEuropa, de l’Encyclopédie; mais la découverte d’unLépidoptère fossile me sembla un fait tellement neuf, et l’espèce si rapprochée de celles connues, que je n’osai pas faire de rapport avant d’avoir vu la pierre en nature. La Société partagea cet avis, et engagea M. Duponchel à écrire à M. de Fonscolombe pour lui faire part du doute de quelques membres sur l’authenticité de cette empreinte. Ce fut alors que M. le comte de Saporta, naturaliste fort distingué et propriétaire du fossile en question, m’écrivit la lettre que j’ai communiquée à la Société; lettre dans laquelle il prétendait qu’il n’avait pu être victime de la supercherie de qui que ce soit, et [372] que par conséquent il n’y avait pas lieu à conserver le moindre doute sur l’exactitude scrupuleuse du dessin communiqué par son beau-père, M. le Baron de Fonscolombe; qu’on pouvait voir d’ailleurs au Muséum un Polyommate fossile qu’il avait envoyé depuis plusieurs années avec des empreintes d’insectes de différents ordres.Cependant la Société emit de nouveau le désir de connaître en nature ce lépidoptère fossile. M. Duponchel écrivit une seconde fois à M. de Fonscolombe: ce fut alors que M. le comte de Saporta consentit à se dessaisir pour quelques jours de ce précieux échantillon en nous l’envoyant en communication.Le morceau de calcaire qui porte réellementl’empreinte parfaited’un lépidoptère conforme au dessin de M. Fonscolombe, est un fragment assez volumineux de marne gypseuse bituminifére, telle qu’on en rencontre dans une grande partie des environs d’Aix en Provence.…Le Lépidoptère qui fait le sujet de ce rapport fait partie d’un [373] de ces genres dont les espèces assez peu nombreuses sont confinées aujourd’hui dans les îles de l’archipel indien ou dans les contrées les plus chaudes du continent asiatique. D’après ce que j’ai pu apprendre de M. Blum de Leyde, ils voltigent çà et là à l’entour des palmiers, dont peut-être ils se nourrissent à l’état de chenille.L’individu communiqué par M. de Saporta, et que nous avons nomméSEPULTA, pour rappeler son origine antédiluvienne, appartient au genreCyllo, et se rapproche de Rohria, Caumas et autres espèces voisines; mais il ne peut être rapporté à aucune de celles connues de nos jours, ce qui est d’autant plus vraisemblable, que les marnes schisteuses sont de beaucoup plus anciennes que la dernière catastrophe diluvienne admise par tous les géologues.Le dessin et la forme de cet insecte sont si bien conservés, que l’on croirait qu’il a été lithographie sur un schiste; seulement il n’existe que le côté droit, lequel est parfaitement intact, une portion du corselet et une légère empreinte de l’abdomen. L’aile supérieure est en grande partie cachée par l’inférieure, et il est impossible de dire si elle offre d’autre dessin qu’un œil apical surmonté d’un point blanc; l’autre, dont on voit toute la surface, est d’une couleur gris brunâtre, comme dans les espèces voisines, avec une tache costale blanche, une bande transverse, médiane, sinuée, de la même couleur, suivie de deux yeux noirsencadrés de blanc, s’alignant extérieurement avec deux points blancs. L’extrémité de cette même aile est un peu plus pâle, presque blanchâtre, et divisée, comme chez la plupart des espèces vivantes, par deux lignes marginales brunes, parallèles. L’appendice caudal est un peu plus long que dansRohria, mais situé de la même manière.M. le comte de Saporta a émis plusieurs opinions géologiques sur la cause qui a produit les empreintes d’insectes dans les terrains des environs d’Aix.…[374] Il admet … que ces marnes ont été formées couches par couches, ou plutôt feuillets par feuillets, par des dépôts fluviatiles.… Selon certaines circonstances, les différentes couches ont varié de couleur, comme on peut s’en convaincre par l’échantillon que la société a eu sous les yeux. Les plus inférieures sont colorées par du bitume et des oxydes métalliques; celle où se trouve le Lépidoptère est blanche et presque pure, ce qui permet de distinguer le dessin et probablement la véritable couleur du papillon tel qu’il était avec son incrustation.”
“Il y a bientôt un an que je fus chargé par la Société d’examiner le dessin d’un Lépidoptère fossile trouvé dans les plâtrières des environs d’Aix en Provence, et appartenant à M. le Comte de Saporta. Au premier coup d’œil, ce dessin me parut devoir être rapporté à une espèce de Satyrides du genreCyllo, à côté desSatyrus Rohria,CaumasetEuropa, de l’Encyclopédie; mais la découverte d’unLépidoptère fossile me sembla un fait tellement neuf, et l’espèce si rapprochée de celles connues, que je n’osai pas faire de rapport avant d’avoir vu la pierre en nature. La Société partagea cet avis, et engagea M. Duponchel à écrire à M. de Fonscolombe pour lui faire part du doute de quelques membres sur l’authenticité de cette empreinte. Ce fut alors que M. le comte de Saporta, naturaliste fort distingué et propriétaire du fossile en question, m’écrivit la lettre que j’ai communiquée à la Société; lettre dans laquelle il prétendait qu’il n’avait pu être victime de la supercherie de qui que ce soit, et [372] que par conséquent il n’y avait pas lieu à conserver le moindre doute sur l’exactitude scrupuleuse du dessin communiqué par son beau-père, M. le Baron de Fonscolombe; qu’on pouvait voir d’ailleurs au Muséum un Polyommate fossile qu’il avait envoyé depuis plusieurs années avec des empreintes d’insectes de différents ordres.
Cependant la Société emit de nouveau le désir de connaître en nature ce lépidoptère fossile. M. Duponchel écrivit une seconde fois à M. de Fonscolombe: ce fut alors que M. le comte de Saporta consentit à se dessaisir pour quelques jours de ce précieux échantillon en nous l’envoyant en communication.
Le morceau de calcaire qui porte réellementl’empreinte parfaited’un lépidoptère conforme au dessin de M. Fonscolombe, est un fragment assez volumineux de marne gypseuse bituminifére, telle qu’on en rencontre dans une grande partie des environs d’Aix en Provence.…
Le Lépidoptère qui fait le sujet de ce rapport fait partie d’un [373] de ces genres dont les espèces assez peu nombreuses sont confinées aujourd’hui dans les îles de l’archipel indien ou dans les contrées les plus chaudes du continent asiatique. D’après ce que j’ai pu apprendre de M. Blum de Leyde, ils voltigent çà et là à l’entour des palmiers, dont peut-être ils se nourrissent à l’état de chenille.
L’individu communiqué par M. de Saporta, et que nous avons nomméSEPULTA, pour rappeler son origine antédiluvienne, appartient au genreCyllo, et se rapproche de Rohria, Caumas et autres espèces voisines; mais il ne peut être rapporté à aucune de celles connues de nos jours, ce qui est d’autant plus vraisemblable, que les marnes schisteuses sont de beaucoup plus anciennes que la dernière catastrophe diluvienne admise par tous les géologues.
Le dessin et la forme de cet insecte sont si bien conservés, que l’on croirait qu’il a été lithographie sur un schiste; seulement il n’existe que le côté droit, lequel est parfaitement intact, une portion du corselet et une légère empreinte de l’abdomen. L’aile supérieure est en grande partie cachée par l’inférieure, et il est impossible de dire si elle offre d’autre dessin qu’un œil apical surmonté d’un point blanc; l’autre, dont on voit toute la surface, est d’une couleur gris brunâtre, comme dans les espèces voisines, avec une tache costale blanche, une bande transverse, médiane, sinuée, de la même couleur, suivie de deux yeux noirsencadrés de blanc, s’alignant extérieurement avec deux points blancs. L’extrémité de cette même aile est un peu plus pâle, presque blanchâtre, et divisée, comme chez la plupart des espèces vivantes, par deux lignes marginales brunes, parallèles. L’appendice caudal est un peu plus long que dansRohria, mais situé de la même manière.
M. le comte de Saporta a émis plusieurs opinions géologiques sur la cause qui a produit les empreintes d’insectes dans les terrains des environs d’Aix.…
[374] Il admet … que ces marnes ont été formées couches par couches, ou plutôt feuillets par feuillets, par des dépôts fluviatiles.… Selon certaines circonstances, les différentes couches ont varié de couleur, comme on peut s’en convaincre par l’échantillon que la société a eu sous les yeux. Les plus inférieures sont colorées par du bitume et des oxydes métalliques; celle où se trouve le Lépidoptère est blanche et presque pure, ce qui permet de distinguer le dessin et probablement la véritable couleur du papillon tel qu’il était avec son incrustation.”
The plate accompanying the Report of Dr. Boisduval has been several times copied,[F]and his statements reproduced in part or referred to, as will be seen by the Bibliography at the commencement of this essay.[G]But the most extraordinary of all is an acute criticism by Lefebvre, eleven years subsequently, of which I give the following extracts,[H]from a copy of the paper in my possession slightly corrected by the author.
[72] Si de l’œil on suit les bords de la seconde aile [Pl. I, fig. 17] qu’avec le docteur je reconnais couvrir en grande partie la première, je trouve qu’elle est, cette seconde aile, totalement arrondie dans ses contours, et je ne peux concevoir par quelle aberration d’optique il lui a vu la moindre analogie avec la seconde aile d’une de nosCyllo; comment il lui attribue un appendice caudal, propre volontiers aux [73] espèces de ce groupe, et qui, selon lui, la termine à la manière de ceux de laCyllo Rohriade Fab. (Voy. f. A [Pl. I, fig. 14]).Pour parler ainsi que le fait M. Boisduval de cet appendice, il faut nécessairement qu’il ait confondu avec cette seconde aile le dernier contour de la première, qui l’excède à partir de leur point de jonction sur le bord externe, lui attribuant comme appendice caudal cette forte dent de la première aile, qui succède à une forte échancrure, ainsi qu’il en existe dans tant de Vanessides, et qui le plus souvent y est soutenue par la troisième inférieure, ainsi que tout à l’heure elle l’y sera pour nous dans laSepulta.J’avoue donc que je ne puis, avec le meilleur vouloir, envisager cette empreinteautrement que je ne le fais, et que pour la considérer sous le même point de vue que notre docte confrère, il me faut faire trop violence à mes pauvres yeux..; il me faut enfin donner un démenti aux contours si bien écrits de ces deux ailes superposées.…Et, en effet, ne voit-on pas se dessiner les bords de la première aile dans tous leurs contours; la transparence de la seconde, avant son angle anal, ne permet-elle pas de suivre encore le bord inférieur de la première, qui est un peu falqué et qui, dans l’empreinte, passe précisément sous l’articulation fémoro-tibiale de l’unique patte postérieure qui existe encore?Toute la seconde aile ne vient-elle pas de ses bords nettement tranchés, et surtout dans le bord extérieur, couper toute la première aile sur laquelle elle est appliquée? A partir du point le plus proche de ce même bord [74] avec celui de la première aile, et presque au centre de sa forte échancrure, ne s’en détache-t-elle pas, comme au-dessus, par une marge obscure et très nettement tracée? Enfin, cette même aile ne se continue-t-elle pas seule et détachée sur le fond de la pierre, avec ses méplats voulus dans les bords postérieur et abdominal, jusqu’au-dessus du fémur de la patte déjà citée?Je ne crois pas qu’on me puisse répondre par la négative, tant les faits sont patents.Cet examen nous donne donc pour résultat:1º Une aile de dessus fortement dentée et échancrée en dehors, à son bord extérieur. (Voy. fig. B [Pl. I, fig. 16]).2º Une aile de dessous, simple, arrondie, et sans vestige d’appendice caudal.Si c’est chose convenue, qu’en déduire? Si ce n’est que par cette seule conformation, nous sommes actuellement en droit de décliner déjà toute espèce d’analogie entre laSepultaet le genreCyllo, proprement dit, et de l’éloigner desCaumus,Beroe,Rohria, et autres; et cela, d’abord, par la rondeur inerme de la seconde aile, et ensuite à la première, par cette forte échancrure, suivie d’une dent non moins énorme que soutient la troisième inférieure, caractères que n’offrent guères les Satyrides de cette section, et où la dent la plus proéminente du bord extérieur, comme àBanksiaGod., se prononce à l’extrémité de la première supérieure, quand il en existe une.Je ne connais que des Vanessides qui puissent présenter en même temps des premières ailes déchirées de cette manière à leur bord extérieur, et des secondes ailes arrondies et sans dentelures. LaVan. Archesia, Cr. pourrait, entre autres, nous en offrir un example. Et cependant chez les Vanessides, lorsque les premières ailes y sont ainsi dentelées et découpées, les secondes le sont égale-[75] ment, plus ou moins, par la règle assez générale qui veut que chez les Lépidoptères les secondes ailes y soient toujours plutôt munies de dentelures que les premières.Voici donc, pour la forme des ailes, un argument en faveur de mon opinion. Passons aux dessins.Avant que d’assayer de les réhabiliter dans cette espèce, il me faut décider une autre question, à savoir si ces dessins appartiennent à la première aile ou à la seconde. Notre confrère les tient pour être propres à cette dernière. Je ne suis pas de son avis, et voici pourquoi:Je pense que la seconde aile est en grande partie dénudée de ces écailles à sa face inférieure, celle que nous voyons.Ce qui me le fait croire, c’est que déjà dans sa marge abdominale, ainsi que je l’ai déjà dit, on suit à travers la membrane le contour intérieur de la première aile, et d’une manière trop distincte pour admettre que l’adhésion des deux ailes le pût permettre, si les deux faces de la seconde étaient revêtues de leurs écailles.Ce qui me le fait croire encore, c’est qu’à cette seconde aile, la petite lunule blanche de l’angle externe (fig. B [Pl. I, fig. 16]), qui est située sur le bord lui-même, et qui y est extérieurement coupée par lui, ne saurait devoir y exister à cette place, si on en juge par la loi suivie dans leur position normale parmi la majeure partie des Diurnes. En effet, à aucun, ou à bien peu du moins, je ne connais pas à cet angle de lunule extrême, ainsi placée surle bord lui-mêmedes secondes ailes, et dans cette position, rejetée en arrière de celle qui la précède.Règle assez générale, la série marginale de taches lunulaires ou autres, pupillées ou non, qui affectent ces ailes, est d’habitude concentrique à leur base, et la lunule en [76] question serait sur cette seconde aile placée contre cette règle.A examiner cette aile dans la fig. B [Pl. I, fig. 16], on comprend de suite que cette lunule n’y est pas à sa place normale; elle choque même là où elle est située, tandis que si je la reporte (sans la bouger, bien entendu) sous la première aile (ainsi que je le fais à la fig. C [Pl. I, fig. 15]), elle s’y adapte tout naturellement dans l’ordre que lui est le plus rationnel avec les autres.Par ce fait, à la place qu’occupe cette lunule, la seconde aile serait donc encore transparente? Observons en passant que dans les espèces où une semblable lunule ou tache oculaire, se remarque en dessous, vers l’angle externe des deux ailes (comme àMelanitis Undularis, Dr.;Protogenia, Cr.,par ex.), cette tache qui est toujours placéeun peu avantla marge, qui nel’interrompt jamaiscomme ici, est toujours (comme ici, du reste) entre les deux dernières supérieures, et non entre la dernière supérieure et la costale.S’il est des exceptions à cette règle, elles ne sauraient être qu’en bien petit nombre, et lorsque les lunules marginales y sont présentes en nombre considérable; mais s’il n’y en a plus qu’une ou deux, celle de l’angle externe sera placée ainsi que je viens de la dire, et non ailleurs.Toujours à l’appui de cette transparence, que j’attribue à la seconde aile de laSepulta, si j’interroge le peu de la charpente alaire qu’on y distingue, et qui est suffisant pour la restituer telle qu’elle devait être, ou à bien peu de chose près (comme à la fig. C [Pl. I, fig. 15]), on voit que la tache semi-orbiculaire et obscurede l’angle interne y semble partagée par une nervule de la seconde aile très bien écrite, par la deuxième inférieure. Or, l’étude de cette partie de la [77] ptérologie, qui a pour objet les lois relatives à la position, à la forme, comme à la présence et à l’absence des dessins et des taches, nous apprend que jamais une lunule ou une tache orbiculaire marginale n’est divisée par une nervule, mais plutôt par le pli internervulaire, les nervules séparant d’habitude ces sortes de taches, et ne les scindant pas.Par induction, je dirai donc que cette tache orbiculaire n’est pas encore ici à sa vraie place sous la seconde aile. Mais si je l’attribue à la première, ainsi que tout à l’heure je l’ai fait pour la petite lunule, à son tour elle s’y adapte merveilleusement bien (fig. C [Pl. I, fig. 15]), entre la troisième inférieure et la sous-médiane, et en plus, son rejet en dehors, qui nous choquait il y a un instant, n’a actuellement rien que d’assez normal.Allant plus loin, si la grande tache orbiculaire, fort noire, qui la surmonte, et qui à la place qu’elle occupe sous la seconde aile peut y exister sans discussion, ainsi que l’autre petite lunule blanche qui se voit au-dessus, sont reportées à la première aile (fig. C [Pl. I, fig. 15]), elles viennent y compléter cet ensemble, qui paraît alors fort rationnel, des plus habituels, et dont au besoin nous trouverions un exemple dans laVan. Alcithoe, Cr., etc.Et ici, il n’y a pas à s’y tromper les nervures encore existantes à cette seconde aile, sont bien représentées à leur place voulue, selon les lois de la Solénoptérologie.[78] Or, si la nervule dont s’agit (la deuxième inférieure) est à sa place normale, la tache orbiculaire qu’elle divise n’y est pas. Donc, elle doit appartenir forcément à l’autre aile.Puisque nous voici fixés sur la position plus que probable de ces deux autres taches de la seconde aile, convenons que pour les y maintenir il faudrait que cette aile eût précisément conservé ses écailles à cette place. C’est chose possible, mais chose peu probable.D’après ce qui précède, je suis donc porté à croire, comme je l’ai déjà avancé, à la dénudation presque complète du dessous de cette seconde aile, et que l’action des eaux sédimenteuses qui a agi sur cette face, vu l’adhérence de toutes les écailles à l’autre éclat de cette marne qui nous est inconnue, n’a pu atteindre les portions de la première aile qu’elle abrite.En plus, par l’analogie et le faciès de laSepulta, ayant tout lieu de penser que le dessus de toutes ses ailes devait être d’un brun sombre, uni et privé de tout dessin tranché, ou varié de vives couleurs, par cela même, j’en induis [79] que la surface supérieure de la seconde aile n’a pu empêcher les dessins qu’elle recouvrait de paraître, sans confusion aucune, à travers la couche unicolore des écailles du dessus, généralement très fines dans les Satyrides. Leuradhérence intime à la surface inférieure de la première aile aura même dû augmenter la transparence de la seconde.Mais avec assez de raison, on pourrait me demander à mon tour, par quel privilége, ce qui reste de non recouvert de la première aile n’a pas été altéré par ce même frottement, ou plutôt par son impression sur l’éclat qui a mis à jour cette empreinte? De cet argumentad hominem, je ne pourrais me tirer je l’avoue, qu’en arguant que nous ne voyons que par transparence les taches et dessins, fort admissibles, de la face supérieure.Par ce que je vais ajouter encore, on pourrait en déduire que selon le besoin que j’ai de la dénudation, ou del’intactumdes écailles du dessous de cette deuxième aile, je les admets ou les repousse pour mieux soutenir l’opinion que j’avance.…Il est de fait que par la marge obscure de la seconde aile qui se découpe si nettement sur la première, je suis forcé de reconnaître que les écailles de ses bords out dû y être plus respectées, peut-être, qu’ailleurs, pour nous apparaître encore avec une pareille vigueur; mais peut-être aussi la concordance d’une semblable marge en dessus, et qui n’aurait rien que de normal, concourt ainsi à [80] la rendre aussi visiblement nette que nous la voyons aujourd’hui?De toute manière, il est impossible de l’admettre comme dessin appartenant au dessous de la première aile, ainsi qu’a dû le comprendre M. Boisduval, par une erreur d’optique, que déjà sans doute il a reconnu lui-même.L’absence bien regrettable de l’éclat qui recouvrait cetteSepultaest cause de tant d’incertitude, car je ne mets pas en doute qu’il devait conserver, à son tour, la majeure partie des écailles de toutes ces ailes, avec lesquelles il était en contact.Tant bien que mal, nous voici donc édifiés sur la portion extérieure de ces ailes. Continuons cet examen en marchant vers leur origine.Je reprends le dessin original.Après cette série de taches marginales, il existe sur la côte elle-même, avant l’angle externe de la seconde aile, une large éclaircie blanche, quelque peu ovalaire, nettement dessinée en dedans, et posée sur la place qu’à la première aile doit occuper la disco-cellulaire et le commencement des deux premières supérieures.La position de cette tache blanche à la seconde aile n’a rien de réfutable, non plus que celle très obscure qui lui succède, puis l’autre tache blanche, et enfin la masse obscure qui couvre toute la base.Ces dessins maculaires peuvent, à la rigueur, y exister, comme n’y pas être, de même qu’ils ne sont guère acceptables à leur autre surface; car ce que nous voyons est bien un dessous d’aile et non un dessus.Les dentelures externes de la tache basale, sont en dessous des plus naturelles,et dans nosSatyrides, dans [81] nosVanessides, nous en retrouvons de nombreux exemples.Mais un instant, ne nous pressons pas de juger: examinons attentivement l’original: qu’y voyons-nous?Déjà, sur le bord costal de la première aile, nous apercevons en effet, sur notre gauche, un commencement de cette blanche éclaircie qui succède aux lunules, et à notre droite, le bord intérieur de cette éclaircie y est des plus évident! (Voy. fig. B [Pl. I, fig. 16]).Comment donc se fait-il que ces ailes ainsi ployées, ces vestiges de la première aile viennent s’adapter d’une manière si complète avec toute la portion blanche qui se continue sous la seconde aile? cela se peut rencontrer, je l’avoue, mais c’est peu fréquent.Bien mieux, le large sommet de la tache blanche anguleuse et obscure qui lui succède, se voit aussi sur le bord un peu diffus de la côte, dans la partie externe, et se relie également bien avec celle que la seconde aile nous laisse, selon moi, apercevoir. Plus loin encore, le commencement de la grande tache basale, hachée à son dehors, ne se continue-t-il pas sur la côte de la première aile?Enfin, si cette dernière tache appartenait à la seconde viendrait-elle, ainsi qu’elle le fait, s’arrêter précisément sur le bord intérieur de la première, que par transparence nous pouvons suivre parfaitement à partir du moment où il est recouvert par la seconde aile? En l’attribuant à cette dernière, ce serait agir contre toute apparence plausible, contre toute disposition naturelle de ces sortes de taches, et venir l’interrompre bénévolement et sans motifs spécieux, bien avant l’angle anal de la seconde aile, sur lequel elle devrait venir s’appuyer pour demeurer dans la forme la plus normale! [82]Cette interruption nous fixe donc aussi bien que le commencement de toutes les taches du haut, sur l’attribution que nous devons en faire à la première aile, et non à la seconde, et le peu qui reste de ces divers dessins sous cette dernière, si toutefois il en reste, doit se confondre avec elles, sans contribuer beaucoup à nous égarer.D’ailleurs, nombre de Lépidoptères diurnes des groupes, près desquels doit venir se ranger laSepulta, présentent sous leurs premières ailes de semblables taches costales et basales, ainsi placées, ainsi dentelées, ainsi conformées; d’habitude même, elles y sont les vestiges plus ou moins complets de ces larges bandes transversales qui couvrent ces mêmes ailes d’une manière plus ou moins accusée; assez souvent elles vont se répétant sous les secondes ailes, et s’y continuent d’une manière parfois assez suivie, et selon l’expansion donnée aux ailes. Elles y sont même, à mon avis, un indice de celle que la nature a entendu leur accorder dans le vol, quand les bandes du dessous des deux ailes s’y rajustent bien exactement.Voici donc les taches et les dessins qui, après nous avoir aidés à reconnaître la forme et la nature plus ou moins opaque de ces ailes, sont actuellement eux-mêmes contrôlés par la constitution physique de ces organes, restitués à leur places voulues, et sous l’aile qui les doit comporter.Voyons actuellement si l’étude du système nervulaire viendra confirmer ou détruire ces suppositions. Cet examen anatomique a bien son prix actuellement qu’on en comprend mieux l’importance.Avant tout, je dois reconnaître que ces précieux vestiges sont parfaitement indiqués là où ils doivent être, sur [83] cette copie de la pièce originale, et que le dessinateur nous les laisse suivre assez facilement, tant à une aile qu’à l’autre.Que reste-t-il de la charpente alaire de la première aile? D’abord, des traces de la costale; puis, au-dessus de la lunule blanche de l’apex, les premier et deuxième rameaux des trois apicales qui doivent jaillir de la troisième supérieure. Diverses stries s’échappant du premier, accusent sans doute ici les restes d’un dessin perdu ou quelques plis anormaux; c’est sans importance. Puis, au-dessus de la lunule noire, on distingue fort bien la deuxième supérieure, et plus bas, enfin, la première.Sur le bord extérieur, je devine encore l’extrémité des deux premières inférieures; à travers la seconde aile, un trait noir qui passe entre la lunule blanche et la large tache noire orbiculaire, m’indique bien la position de la deuxième inférieure; enfin, je suis non moins facilement, entre les deux taches noires orbiculaires, la troisième inférieure, un peu moins accusée.Ces deux nervules se relient visiblement à la portion très lisible de la médiane qui, sur le dessin, coupe le bas de la première tache blanche costale.Toujours à la première aile, la troisième inférieure s’y reconnaît parfaitement à la place voulue, au milieu de la dent qu’elle soutient. En effet, le plus souvent, quand une dentelure, pareillement située, affecte le bord extérieur des premières ailes, ainsi qu’on le peut remarquer dans lesVan. Progne,Archesia,L.-album,Anglicaet autres, cette troisième inférieure a la prérogative de lui servir de support.Au-dessus de son extrémité nous voyons un faux trait, sans doute, car la présence d’une nervule me paraît impossible à cet endroit. Plus bas, au dessous d’elle, le pli [84] qui, selon moi, doit traverser la tache orbiculaire la plus inférieure, précède encore un trait, sans valeur à mes yeux, puisqu’il m’est inanalysable; et, en définitive, on voit la sous-médiane qui se projette à travers la seconde aile, se confondant avec les traces de la seconde inférieure de cette dernière.Plus bas, avant l’angle interne, un autre léger faux trait me semble encore inexplicable, car la saillie dentée de la marge au dehors, précise assez la place, qu’à la première aile, doit occuper l’extrémité de la sous-médiane qui d’habitude reste volontiers assez distante de la médiane. En plus, il ne saurait exister ici d’intermédiane,dont la présence ne se révèle que dans les tribus trop éloignées de celle dont laSepultafait partie, pour nous en préoccuper ici.La nervulation de notre première aile se trouve donc ainsi être au complet, ou à peu près, et déjà je la peux réhabiliter avec le crayon, telle qu’elle doit être.Passons à la seconde.La côte seulement se soupçonne, on voit parfaitement comme des traits blancs, la costale qui est ici très brève en son trajet; puis la sous-costale, la médiane, et le dé-[85] part des trois supérieures qui se relient très bien en blanc sur la marge dentelée de la tache basale (la deuxième moins facilement).Ensuite vient la médiane, dont on suit le parcours, ainsi que sa ramification qui forme la première inférieure et qui passe sous la plus grande des deux taches orbiculaires; puis la deuxième (celle qui, contre toutes les lois de la Spiloptérologie, couperait la deuxième tache orbiculaire, si on l’attribuait à la seconde aile).Vient enfin la troisième inférieure, représentée, peut-être, par une forte ligne blanche, et qui doit s’attacher à la médiane, peu avant l’articulation fémoro-tibiale de la patte.Dans les bords postérieur et abdominal, je ne peux distinguer ni la sous-médiane, ni l’interne, qui sont disparues dans la portion restante, et évidemment diaphane de cette aile qui se détache ici sur le fond de la pierre.Maintenant, si sur le tracé de la charpente alaire, scrupuleusement calqué sur celui de laSepulta, et que je donne ici (fig. C [Pl. I, fig. 15]) rétablie dans son entier; si, dis-je, on calque cette nervulation sur un papier végétal et qu’on reporte cette copie sur le dessin de la pierre originale, qui s’y verra par transparence, ou bien sur ceux de la fig. C, qui est l’insecte tel que je le comprends, on sera frappé de la précision avec laquelle ces diverses nervures s’adapteront au dessin et aux taches que j’attribue à la première aile, ainsi qu’aux vestiges de la charpente alaire de la seconde aile. Ainsi, on pourra facilement contrôler mes assertions.Si donc la Solénoptérologie vient à son tour confirmer mes rectifications, je dois croire que si je me trompe, je ne m’abuse que de bien peu.… [86] Maintenant … que faire de ce Diurne?Comme plus haut je l’ai dit, c’est évidemment une espèce aux premières ailes fortement échancrées et dentelées, tandis que les secondes y sont arrondies et simples, à méplats bien accusés.Avons-nous dans nos espèces vivantes quelques-unes qui nous offrent cette coupe peu commune, et dont les ailes desVan. ArchesiaetIphitade Cramer peuvent nous donner un exemple?CetteSepultame semble tenir beaucoup, tout bien consulté, et desVanessideset desSatyrides, telles que nous les comprenons.…Evidemment laSepultane saurait être uneCylloproprement dite. Serait ce donc une Vanesside? Si la forme des ailes s’y prête quelque peu, son faciès,l’agencement des ses dessins alaires, me porterait à en faire avec M. Boisduval unSatyride, appartenant à un de ces genres inter-[87] médiaires de ces deux familles nombreuses, déjà si peu éloignées à leur état parfait.…A essayer de caser cet insecte, j’abuserais à n’en pas douter de la patience du lecteur; cependant, en peu de mots, je pourrais lui faire observer (en ne nous occupant que de la première aile, la seule que nous connaissons, à mon avis) que la large tache basale qui se voit ici, comme à tant de Diurnes, est avec les autres dessins de sa robe, le propre de nombreux Satyrides de cette taille et de cette coloration, qu’avec justesse M. Boisduval reconnaît devoir être d’une teinte terreuse, seulement variée de blanc et de noir.La petite lunule noire me ferait penser qu’en dessus il devait exister une tache oculaire, dont elle est la simple répétition en dessous, et précisément à l’endroit (entre les première et deuxième supérieures) où cette tache existe le plus habituellement dans nombre de Satyrides de ce faciès, quand elle y est unique.Certes, il devait y avoir en dessous, le long du bord extérieur et jusque dans l’apex, une série disparue d’arceaux internervulaires, formant une double ligne marginale, ainsi qu’elle se voit encore entre la dent et l’angle interne.La nervulation si peu différente parfois entre nombre de Satyrides et de Vanessides, ne permet pas, sous ce rapport, d’assigner un poste bien fixe à laSepulta; en plus, l’état de son empreinte ne nous permet pas de savoir si la base de ses nervures est affectée, en tout ou partie, d’entre elles, de ces renflements vésiculeux si communs à divers groupes de Satyrides. [88]Nous ne savons rien non plus de l’absence ou de la présence des disco-cellulaires, et la perte assez prompte de la costale aux deux ailes, dans la côte, s’accorde moins avec la marche plus volontiers prolongée de cette même nervure dans les Satyrides, de l’apparence de laSepulta, etc., etc.Bref, m’abstenir pour décider rigoureusement de quel genre elle peut être, ou même approximativement, est ce que j’ai de plus prudent à faire; mieux que moi, d’autres lépidoptéristes pouvant s’acquitter de ce soin. Et à ceux qui, fatigués de tant de lignes sans ce résultat désiré, me diraient: “Concluez donc,” je répondrais—je ne sais pas!…Explication des figures de la planche.A [reproduced in ourPl. I, fig. 14].Cyllos epulta, telle qu’elle a été comprise par M. le docteur Boisduval, en attribuant un appendice caudal à la deuxième aile.B [reproduced in ourPl. I, fig. 16].Sepulta, telle qu’elle devrait être d’abord comprise sous le rapport de la forme des deux ailes.C [reproduced in ourPl. I, fig. 15].Sepulta, telle qu’elle doit être jugée, tant pour la forme des ailes que pour la distribution de leurs dessins et leur nervulation, selon M. A. Lefebvre.
[72] Si de l’œil on suit les bords de la seconde aile [Pl. I, fig. 17] qu’avec le docteur je reconnais couvrir en grande partie la première, je trouve qu’elle est, cette seconde aile, totalement arrondie dans ses contours, et je ne peux concevoir par quelle aberration d’optique il lui a vu la moindre analogie avec la seconde aile d’une de nosCyllo; comment il lui attribue un appendice caudal, propre volontiers aux [73] espèces de ce groupe, et qui, selon lui, la termine à la manière de ceux de laCyllo Rohriade Fab. (Voy. f. A [Pl. I, fig. 14]).
Pour parler ainsi que le fait M. Boisduval de cet appendice, il faut nécessairement qu’il ait confondu avec cette seconde aile le dernier contour de la première, qui l’excède à partir de leur point de jonction sur le bord externe, lui attribuant comme appendice caudal cette forte dent de la première aile, qui succède à une forte échancrure, ainsi qu’il en existe dans tant de Vanessides, et qui le plus souvent y est soutenue par la troisième inférieure, ainsi que tout à l’heure elle l’y sera pour nous dans laSepulta.
J’avoue donc que je ne puis, avec le meilleur vouloir, envisager cette empreinteautrement que je ne le fais, et que pour la considérer sous le même point de vue que notre docte confrère, il me faut faire trop violence à mes pauvres yeux..; il me faut enfin donner un démenti aux contours si bien écrits de ces deux ailes superposées.…
Et, en effet, ne voit-on pas se dessiner les bords de la première aile dans tous leurs contours; la transparence de la seconde, avant son angle anal, ne permet-elle pas de suivre encore le bord inférieur de la première, qui est un peu falqué et qui, dans l’empreinte, passe précisément sous l’articulation fémoro-tibiale de l’unique patte postérieure qui existe encore?
Toute la seconde aile ne vient-elle pas de ses bords nettement tranchés, et surtout dans le bord extérieur, couper toute la première aile sur laquelle elle est appliquée? A partir du point le plus proche de ce même bord [74] avec celui de la première aile, et presque au centre de sa forte échancrure, ne s’en détache-t-elle pas, comme au-dessus, par une marge obscure et très nettement tracée? Enfin, cette même aile ne se continue-t-elle pas seule et détachée sur le fond de la pierre, avec ses méplats voulus dans les bords postérieur et abdominal, jusqu’au-dessus du fémur de la patte déjà citée?
Je ne crois pas qu’on me puisse répondre par la négative, tant les faits sont patents.
Cet examen nous donne donc pour résultat:
1º Une aile de dessus fortement dentée et échancrée en dehors, à son bord extérieur. (Voy. fig. B [Pl. I, fig. 16]).
2º Une aile de dessous, simple, arrondie, et sans vestige d’appendice caudal.
Si c’est chose convenue, qu’en déduire? Si ce n’est que par cette seule conformation, nous sommes actuellement en droit de décliner déjà toute espèce d’analogie entre laSepultaet le genreCyllo, proprement dit, et de l’éloigner desCaumus,Beroe,Rohria, et autres; et cela, d’abord, par la rondeur inerme de la seconde aile, et ensuite à la première, par cette forte échancrure, suivie d’une dent non moins énorme que soutient la troisième inférieure, caractères que n’offrent guères les Satyrides de cette section, et où la dent la plus proéminente du bord extérieur, comme àBanksiaGod., se prononce à l’extrémité de la première supérieure, quand il en existe une.
Je ne connais que des Vanessides qui puissent présenter en même temps des premières ailes déchirées de cette manière à leur bord extérieur, et des secondes ailes arrondies et sans dentelures. LaVan. Archesia, Cr. pourrait, entre autres, nous en offrir un example. Et cependant chez les Vanessides, lorsque les premières ailes y sont ainsi dentelées et découpées, les secondes le sont égale-[75] ment, plus ou moins, par la règle assez générale qui veut que chez les Lépidoptères les secondes ailes y soient toujours plutôt munies de dentelures que les premières.
Voici donc, pour la forme des ailes, un argument en faveur de mon opinion. Passons aux dessins.
Avant que d’assayer de les réhabiliter dans cette espèce, il me faut décider une autre question, à savoir si ces dessins appartiennent à la première aile ou à la seconde. Notre confrère les tient pour être propres à cette dernière. Je ne suis pas de son avis, et voici pourquoi:
Je pense que la seconde aile est en grande partie dénudée de ces écailles à sa face inférieure, celle que nous voyons.
Ce qui me le fait croire, c’est que déjà dans sa marge abdominale, ainsi que je l’ai déjà dit, on suit à travers la membrane le contour intérieur de la première aile, et d’une manière trop distincte pour admettre que l’adhésion des deux ailes le pût permettre, si les deux faces de la seconde étaient revêtues de leurs écailles.
Ce qui me le fait croire encore, c’est qu’à cette seconde aile, la petite lunule blanche de l’angle externe (fig. B [Pl. I, fig. 16]), qui est située sur le bord lui-même, et qui y est extérieurement coupée par lui, ne saurait devoir y exister à cette place, si on en juge par la loi suivie dans leur position normale parmi la majeure partie des Diurnes. En effet, à aucun, ou à bien peu du moins, je ne connais pas à cet angle de lunule extrême, ainsi placée surle bord lui-mêmedes secondes ailes, et dans cette position, rejetée en arrière de celle qui la précède.
Règle assez générale, la série marginale de taches lunulaires ou autres, pupillées ou non, qui affectent ces ailes, est d’habitude concentrique à leur base, et la lunule en [76] question serait sur cette seconde aile placée contre cette règle.
A examiner cette aile dans la fig. B [Pl. I, fig. 16], on comprend de suite que cette lunule n’y est pas à sa place normale; elle choque même là où elle est située, tandis que si je la reporte (sans la bouger, bien entendu) sous la première aile (ainsi que je le fais à la fig. C [Pl. I, fig. 15]), elle s’y adapte tout naturellement dans l’ordre que lui est le plus rationnel avec les autres.
Par ce fait, à la place qu’occupe cette lunule, la seconde aile serait donc encore transparente? Observons en passant que dans les espèces où une semblable lunule ou tache oculaire, se remarque en dessous, vers l’angle externe des deux ailes (comme àMelanitis Undularis, Dr.;Protogenia, Cr.,par ex.), cette tache qui est toujours placéeun peu avantla marge, qui nel’interrompt jamaiscomme ici, est toujours (comme ici, du reste) entre les deux dernières supérieures, et non entre la dernière supérieure et la costale.
S’il est des exceptions à cette règle, elles ne sauraient être qu’en bien petit nombre, et lorsque les lunules marginales y sont présentes en nombre considérable; mais s’il n’y en a plus qu’une ou deux, celle de l’angle externe sera placée ainsi que je viens de la dire, et non ailleurs.
Toujours à l’appui de cette transparence, que j’attribue à la seconde aile de laSepulta, si j’interroge le peu de la charpente alaire qu’on y distingue, et qui est suffisant pour la restituer telle qu’elle devait être, ou à bien peu de chose près (comme à la fig. C [Pl. I, fig. 15]), on voit que la tache semi-orbiculaire et obscurede l’angle interne y semble partagée par une nervule de la seconde aile très bien écrite, par la deuxième inférieure. Or, l’étude de cette partie de la [77] ptérologie, qui a pour objet les lois relatives à la position, à la forme, comme à la présence et à l’absence des dessins et des taches, nous apprend que jamais une lunule ou une tache orbiculaire marginale n’est divisée par une nervule, mais plutôt par le pli internervulaire, les nervules séparant d’habitude ces sortes de taches, et ne les scindant pas.
Par induction, je dirai donc que cette tache orbiculaire n’est pas encore ici à sa vraie place sous la seconde aile. Mais si je l’attribue à la première, ainsi que tout à l’heure je l’ai fait pour la petite lunule, à son tour elle s’y adapte merveilleusement bien (fig. C [Pl. I, fig. 15]), entre la troisième inférieure et la sous-médiane, et en plus, son rejet en dehors, qui nous choquait il y a un instant, n’a actuellement rien que d’assez normal.
Allant plus loin, si la grande tache orbiculaire, fort noire, qui la surmonte, et qui à la place qu’elle occupe sous la seconde aile peut y exister sans discussion, ainsi que l’autre petite lunule blanche qui se voit au-dessus, sont reportées à la première aile (fig. C [Pl. I, fig. 15]), elles viennent y compléter cet ensemble, qui paraît alors fort rationnel, des plus habituels, et dont au besoin nous trouverions un exemple dans laVan. Alcithoe, Cr., etc.
Et ici, il n’y a pas à s’y tromper les nervures encore existantes à cette seconde aile, sont bien représentées à leur place voulue, selon les lois de la Solénoptérologie.
[78] Or, si la nervule dont s’agit (la deuxième inférieure) est à sa place normale, la tache orbiculaire qu’elle divise n’y est pas. Donc, elle doit appartenir forcément à l’autre aile.
Puisque nous voici fixés sur la position plus que probable de ces deux autres taches de la seconde aile, convenons que pour les y maintenir il faudrait que cette aile eût précisément conservé ses écailles à cette place. C’est chose possible, mais chose peu probable.
D’après ce qui précède, je suis donc porté à croire, comme je l’ai déjà avancé, à la dénudation presque complète du dessous de cette seconde aile, et que l’action des eaux sédimenteuses qui a agi sur cette face, vu l’adhérence de toutes les écailles à l’autre éclat de cette marne qui nous est inconnue, n’a pu atteindre les portions de la première aile qu’elle abrite.
En plus, par l’analogie et le faciès de laSepulta, ayant tout lieu de penser que le dessus de toutes ses ailes devait être d’un brun sombre, uni et privé de tout dessin tranché, ou varié de vives couleurs, par cela même, j’en induis [79] que la surface supérieure de la seconde aile n’a pu empêcher les dessins qu’elle recouvrait de paraître, sans confusion aucune, à travers la couche unicolore des écailles du dessus, généralement très fines dans les Satyrides. Leuradhérence intime à la surface inférieure de la première aile aura même dû augmenter la transparence de la seconde.
Mais avec assez de raison, on pourrait me demander à mon tour, par quel privilége, ce qui reste de non recouvert de la première aile n’a pas été altéré par ce même frottement, ou plutôt par son impression sur l’éclat qui a mis à jour cette empreinte? De cet argumentad hominem, je ne pourrais me tirer je l’avoue, qu’en arguant que nous ne voyons que par transparence les taches et dessins, fort admissibles, de la face supérieure.
Par ce que je vais ajouter encore, on pourrait en déduire que selon le besoin que j’ai de la dénudation, ou del’intactumdes écailles du dessous de cette deuxième aile, je les admets ou les repousse pour mieux soutenir l’opinion que j’avance.…
Il est de fait que par la marge obscure de la seconde aile qui se découpe si nettement sur la première, je suis forcé de reconnaître que les écailles de ses bords out dû y être plus respectées, peut-être, qu’ailleurs, pour nous apparaître encore avec une pareille vigueur; mais peut-être aussi la concordance d’une semblable marge en dessus, et qui n’aurait rien que de normal, concourt ainsi à [80] la rendre aussi visiblement nette que nous la voyons aujourd’hui?
De toute manière, il est impossible de l’admettre comme dessin appartenant au dessous de la première aile, ainsi qu’a dû le comprendre M. Boisduval, par une erreur d’optique, que déjà sans doute il a reconnu lui-même.
L’absence bien regrettable de l’éclat qui recouvrait cetteSepultaest cause de tant d’incertitude, car je ne mets pas en doute qu’il devait conserver, à son tour, la majeure partie des écailles de toutes ces ailes, avec lesquelles il était en contact.
Tant bien que mal, nous voici donc édifiés sur la portion extérieure de ces ailes. Continuons cet examen en marchant vers leur origine.
Je reprends le dessin original.
Après cette série de taches marginales, il existe sur la côte elle-même, avant l’angle externe de la seconde aile, une large éclaircie blanche, quelque peu ovalaire, nettement dessinée en dedans, et posée sur la place qu’à la première aile doit occuper la disco-cellulaire et le commencement des deux premières supérieures.
La position de cette tache blanche à la seconde aile n’a rien de réfutable, non plus que celle très obscure qui lui succède, puis l’autre tache blanche, et enfin la masse obscure qui couvre toute la base.
Ces dessins maculaires peuvent, à la rigueur, y exister, comme n’y pas être, de même qu’ils ne sont guère acceptables à leur autre surface; car ce que nous voyons est bien un dessous d’aile et non un dessus.
Les dentelures externes de la tache basale, sont en dessous des plus naturelles,et dans nosSatyrides, dans [81] nosVanessides, nous en retrouvons de nombreux exemples.
Mais un instant, ne nous pressons pas de juger: examinons attentivement l’original: qu’y voyons-nous?
Déjà, sur le bord costal de la première aile, nous apercevons en effet, sur notre gauche, un commencement de cette blanche éclaircie qui succède aux lunules, et à notre droite, le bord intérieur de cette éclaircie y est des plus évident! (Voy. fig. B [Pl. I, fig. 16]).
Comment donc se fait-il que ces ailes ainsi ployées, ces vestiges de la première aile viennent s’adapter d’une manière si complète avec toute la portion blanche qui se continue sous la seconde aile? cela se peut rencontrer, je l’avoue, mais c’est peu fréquent.
Bien mieux, le large sommet de la tache blanche anguleuse et obscure qui lui succède, se voit aussi sur le bord un peu diffus de la côte, dans la partie externe, et se relie également bien avec celle que la seconde aile nous laisse, selon moi, apercevoir. Plus loin encore, le commencement de la grande tache basale, hachée à son dehors, ne se continue-t-il pas sur la côte de la première aile?
Enfin, si cette dernière tache appartenait à la seconde viendrait-elle, ainsi qu’elle le fait, s’arrêter précisément sur le bord intérieur de la première, que par transparence nous pouvons suivre parfaitement à partir du moment où il est recouvert par la seconde aile? En l’attribuant à cette dernière, ce serait agir contre toute apparence plausible, contre toute disposition naturelle de ces sortes de taches, et venir l’interrompre bénévolement et sans motifs spécieux, bien avant l’angle anal de la seconde aile, sur lequel elle devrait venir s’appuyer pour demeurer dans la forme la plus normale! [82]
Cette interruption nous fixe donc aussi bien que le commencement de toutes les taches du haut, sur l’attribution que nous devons en faire à la première aile, et non à la seconde, et le peu qui reste de ces divers dessins sous cette dernière, si toutefois il en reste, doit se confondre avec elles, sans contribuer beaucoup à nous égarer.
D’ailleurs, nombre de Lépidoptères diurnes des groupes, près desquels doit venir se ranger laSepulta, présentent sous leurs premières ailes de semblables taches costales et basales, ainsi placées, ainsi dentelées, ainsi conformées; d’habitude même, elles y sont les vestiges plus ou moins complets de ces larges bandes transversales qui couvrent ces mêmes ailes d’une manière plus ou moins accusée; assez souvent elles vont se répétant sous les secondes ailes, et s’y continuent d’une manière parfois assez suivie, et selon l’expansion donnée aux ailes. Elles y sont même, à mon avis, un indice de celle que la nature a entendu leur accorder dans le vol, quand les bandes du dessous des deux ailes s’y rajustent bien exactement.
Voici donc les taches et les dessins qui, après nous avoir aidés à reconnaître la forme et la nature plus ou moins opaque de ces ailes, sont actuellement eux-mêmes contrôlés par la constitution physique de ces organes, restitués à leur places voulues, et sous l’aile qui les doit comporter.
Voyons actuellement si l’étude du système nervulaire viendra confirmer ou détruire ces suppositions. Cet examen anatomique a bien son prix actuellement qu’on en comprend mieux l’importance.
Avant tout, je dois reconnaître que ces précieux vestiges sont parfaitement indiqués là où ils doivent être, sur [83] cette copie de la pièce originale, et que le dessinateur nous les laisse suivre assez facilement, tant à une aile qu’à l’autre.
Que reste-t-il de la charpente alaire de la première aile? D’abord, des traces de la costale; puis, au-dessus de la lunule blanche de l’apex, les premier et deuxième rameaux des trois apicales qui doivent jaillir de la troisième supérieure. Diverses stries s’échappant du premier, accusent sans doute ici les restes d’un dessin perdu ou quelques plis anormaux; c’est sans importance. Puis, au-dessus de la lunule noire, on distingue fort bien la deuxième supérieure, et plus bas, enfin, la première.
Sur le bord extérieur, je devine encore l’extrémité des deux premières inférieures; à travers la seconde aile, un trait noir qui passe entre la lunule blanche et la large tache noire orbiculaire, m’indique bien la position de la deuxième inférieure; enfin, je suis non moins facilement, entre les deux taches noires orbiculaires, la troisième inférieure, un peu moins accusée.
Ces deux nervules se relient visiblement à la portion très lisible de la médiane qui, sur le dessin, coupe le bas de la première tache blanche costale.
Toujours à la première aile, la troisième inférieure s’y reconnaît parfaitement à la place voulue, au milieu de la dent qu’elle soutient. En effet, le plus souvent, quand une dentelure, pareillement située, affecte le bord extérieur des premières ailes, ainsi qu’on le peut remarquer dans lesVan. Progne,Archesia,L.-album,Anglicaet autres, cette troisième inférieure a la prérogative de lui servir de support.
Au-dessus de son extrémité nous voyons un faux trait, sans doute, car la présence d’une nervule me paraît impossible à cet endroit. Plus bas, au dessous d’elle, le pli [84] qui, selon moi, doit traverser la tache orbiculaire la plus inférieure, précède encore un trait, sans valeur à mes yeux, puisqu’il m’est inanalysable; et, en définitive, on voit la sous-médiane qui se projette à travers la seconde aile, se confondant avec les traces de la seconde inférieure de cette dernière.
Plus bas, avant l’angle interne, un autre léger faux trait me semble encore inexplicable, car la saillie dentée de la marge au dehors, précise assez la place, qu’à la première aile, doit occuper l’extrémité de la sous-médiane qui d’habitude reste volontiers assez distante de la médiane. En plus, il ne saurait exister ici d’intermédiane,dont la présence ne se révèle que dans les tribus trop éloignées de celle dont laSepultafait partie, pour nous en préoccuper ici.
La nervulation de notre première aile se trouve donc ainsi être au complet, ou à peu près, et déjà je la peux réhabiliter avec le crayon, telle qu’elle doit être.
Passons à la seconde.
La côte seulement se soupçonne, on voit parfaitement comme des traits blancs, la costale qui est ici très brève en son trajet; puis la sous-costale, la médiane, et le dé-[85] part des trois supérieures qui se relient très bien en blanc sur la marge dentelée de la tache basale (la deuxième moins facilement).
Ensuite vient la médiane, dont on suit le parcours, ainsi que sa ramification qui forme la première inférieure et qui passe sous la plus grande des deux taches orbiculaires; puis la deuxième (celle qui, contre toutes les lois de la Spiloptérologie, couperait la deuxième tache orbiculaire, si on l’attribuait à la seconde aile).
Vient enfin la troisième inférieure, représentée, peut-être, par une forte ligne blanche, et qui doit s’attacher à la médiane, peu avant l’articulation fémoro-tibiale de la patte.
Dans les bords postérieur et abdominal, je ne peux distinguer ni la sous-médiane, ni l’interne, qui sont disparues dans la portion restante, et évidemment diaphane de cette aile qui se détache ici sur le fond de la pierre.
Maintenant, si sur le tracé de la charpente alaire, scrupuleusement calqué sur celui de laSepulta, et que je donne ici (fig. C [Pl. I, fig. 15]) rétablie dans son entier; si, dis-je, on calque cette nervulation sur un papier végétal et qu’on reporte cette copie sur le dessin de la pierre originale, qui s’y verra par transparence, ou bien sur ceux de la fig. C, qui est l’insecte tel que je le comprends, on sera frappé de la précision avec laquelle ces diverses nervures s’adapteront au dessin et aux taches que j’attribue à la première aile, ainsi qu’aux vestiges de la charpente alaire de la seconde aile. Ainsi, on pourra facilement contrôler mes assertions.
Si donc la Solénoptérologie vient à son tour confirmer mes rectifications, je dois croire que si je me trompe, je ne m’abuse que de bien peu.… [86] Maintenant … que faire de ce Diurne?
Comme plus haut je l’ai dit, c’est évidemment une espèce aux premières ailes fortement échancrées et dentelées, tandis que les secondes y sont arrondies et simples, à méplats bien accusés.
Avons-nous dans nos espèces vivantes quelques-unes qui nous offrent cette coupe peu commune, et dont les ailes desVan. ArchesiaetIphitade Cramer peuvent nous donner un exemple?
CetteSepultame semble tenir beaucoup, tout bien consulté, et desVanessideset desSatyrides, telles que nous les comprenons.…
Evidemment laSepultane saurait être uneCylloproprement dite. Serait ce donc une Vanesside? Si la forme des ailes s’y prête quelque peu, son faciès,l’agencement des ses dessins alaires, me porterait à en faire avec M. Boisduval unSatyride, appartenant à un de ces genres inter-[87] médiaires de ces deux familles nombreuses, déjà si peu éloignées à leur état parfait.…
A essayer de caser cet insecte, j’abuserais à n’en pas douter de la patience du lecteur; cependant, en peu de mots, je pourrais lui faire observer (en ne nous occupant que de la première aile, la seule que nous connaissons, à mon avis) que la large tache basale qui se voit ici, comme à tant de Diurnes, est avec les autres dessins de sa robe, le propre de nombreux Satyrides de cette taille et de cette coloration, qu’avec justesse M. Boisduval reconnaît devoir être d’une teinte terreuse, seulement variée de blanc et de noir.
La petite lunule noire me ferait penser qu’en dessus il devait exister une tache oculaire, dont elle est la simple répétition en dessous, et précisément à l’endroit (entre les première et deuxième supérieures) où cette tache existe le plus habituellement dans nombre de Satyrides de ce faciès, quand elle y est unique.
Certes, il devait y avoir en dessous, le long du bord extérieur et jusque dans l’apex, une série disparue d’arceaux internervulaires, formant une double ligne marginale, ainsi qu’elle se voit encore entre la dent et l’angle interne.
La nervulation si peu différente parfois entre nombre de Satyrides et de Vanessides, ne permet pas, sous ce rapport, d’assigner un poste bien fixe à laSepulta; en plus, l’état de son empreinte ne nous permet pas de savoir si la base de ses nervures est affectée, en tout ou partie, d’entre elles, de ces renflements vésiculeux si communs à divers groupes de Satyrides. [88]
Nous ne savons rien non plus de l’absence ou de la présence des disco-cellulaires, et la perte assez prompte de la costale aux deux ailes, dans la côte, s’accorde moins avec la marche plus volontiers prolongée de cette même nervure dans les Satyrides, de l’apparence de laSepulta, etc., etc.
Bref, m’abstenir pour décider rigoureusement de quel genre elle peut être, ou même approximativement, est ce que j’ai de plus prudent à faire; mieux que moi, d’autres lépidoptéristes pouvant s’acquitter de ce soin. Et à ceux qui, fatigués de tant de lignes sans ce résultat désiré, me diraient: “Concluez donc,” je répondrais—je ne sais pas!…
Explication des figures de la planche.
A [reproduced in ourPl. I, fig. 14].Cyllos epulta, telle qu’elle a été comprise par M. le docteur Boisduval, en attribuant un appendice caudal à la deuxième aile.
B [reproduced in ourPl. I, fig. 16].Sepulta, telle qu’elle devrait être d’abord comprise sous le rapport de la forme des deux ailes.
C [reproduced in ourPl. I, fig. 15].Sepulta, telle qu’elle doit être jugée, tant pour la forme des ailes que pour la distribution de leurs dessins et leur nervulation, selon M. A. Lefebvre.
To this Dr. Boisduval at once responded, in the following language:[I]—
M. Al. Lefebvre, après avoir étudié avec soin la position des nervures, la disposition des écailles et celle des taches, … est arrivé à conclure que j’avais pris l’aile inférieure pour la supérieure, et que cet appendice caudal, si manifeste dans l’espèce en question, était au contraire un angle appartenant à l’aile antérieure. Pour donner plus de poids à cette opinion, il a refait une planche où il ressuscite à sa manière notreCyllo sepulta. Avec la queue que nous avons attribuée avec MM. Boyer de Fonscolombe, de Saporta, Duponchel, et avec tous les entomologistes qui ont vu l’échantillon à l’aile inférieure, il fait un angle très aigu d’une saillie tout à fait insolite, qu’il place au milieu de l’aile supérieure, tandis qu’il a fait une aile inférieure complètement arrondie. A côté de celle figure, il en donne une autre où il développe notreCyllocomme il prétend que nous l’avons compris. J’en demande bien pardon à mon estimable ami, mais jamais je ne l’ai compris de cette façon. Je conviens du reste que cet intéressant Lépidoptère fossile serait bien plus antédiluvien tel que M. Alexandre Lefebvre le représente, que comme nous le supposons, car nous ne lui trouverions aucun analogue, attendu que jusqu’à présent nous n’avons jamais vu une seule espèce avec des ailes supérieures anguleuses et appendiculées, et des ailes inférieures arrondies comme avec un compas, il faut croire que la nature n’en produit plus. Nous avons toujours observé au contraire que lorsque les ailes supérieures étaient anguleuses, les ailes inférieures l’étaient aussi d’une manière très manifeste; mais ce que personne de vous ignore, Messieurs, c’est que très souvent au contraire les ailes inférieures, surtout dans le genre dont il est ici question, présentent des appendices caudiformes plus ou moins saillants, et que parfois les ailes supérieures out leur contour simplement sinué. A l’appui de son opinion d’ailes inférieures arrondies, aves des supérieures anguleuses, notre collègue a cherché à trouver un exemple dans les figures de Cramer, et il cite en consequence laVanessa[98]Archesiaqui effectivement présente cette forme; mais Cramer a figuré un individu mutilé, que probablement on avait arrondi avec des ciseaux, car nous en possédons un très bel exemplaire, pris par M. Drege au pays des Hottentots, que nous mettons sous les yeux de la Société, afin qu’elle s’assure bien qu’au contraire cette espèce est une des plus fortement appendiculée. Le choix de cet exemple est malheureux. Nous persistons donc tout à fait dans l’opinion que nous avons émise lors de la publication du rapport qui nous a été demandé.
M. Al. Lefebvre, après avoir étudié avec soin la position des nervures, la disposition des écailles et celle des taches, … est arrivé à conclure que j’avais pris l’aile inférieure pour la supérieure, et que cet appendice caudal, si manifeste dans l’espèce en question, était au contraire un angle appartenant à l’aile antérieure. Pour donner plus de poids à cette opinion, il a refait une planche où il ressuscite à sa manière notreCyllo sepulta. Avec la queue que nous avons attribuée avec MM. Boyer de Fonscolombe, de Saporta, Duponchel, et avec tous les entomologistes qui ont vu l’échantillon à l’aile inférieure, il fait un angle très aigu d’une saillie tout à fait insolite, qu’il place au milieu de l’aile supérieure, tandis qu’il a fait une aile inférieure complètement arrondie. A côté de celle figure, il en donne une autre où il développe notreCyllocomme il prétend que nous l’avons compris. J’en demande bien pardon à mon estimable ami, mais jamais je ne l’ai compris de cette façon. Je conviens du reste que cet intéressant Lépidoptère fossile serait bien plus antédiluvien tel que M. Alexandre Lefebvre le représente, que comme nous le supposons, car nous ne lui trouverions aucun analogue, attendu que jusqu’à présent nous n’avons jamais vu une seule espèce avec des ailes supérieures anguleuses et appendiculées, et des ailes inférieures arrondies comme avec un compas, il faut croire que la nature n’en produit plus. Nous avons toujours observé au contraire que lorsque les ailes supérieures étaient anguleuses, les ailes inférieures l’étaient aussi d’une manière très manifeste; mais ce que personne de vous ignore, Messieurs, c’est que très souvent au contraire les ailes inférieures, surtout dans le genre dont il est ici question, présentent des appendices caudiformes plus ou moins saillants, et que parfois les ailes supérieures out leur contour simplement sinué. A l’appui de son opinion d’ailes inférieures arrondies, aves des supérieures anguleuses, notre collègue a cherché à trouver un exemple dans les figures de Cramer, et il cite en consequence laVanessa[98]Archesiaqui effectivement présente cette forme; mais Cramer a figuré un individu mutilé, que probablement on avait arrondi avec des ciseaux, car nous en possédons un très bel exemplaire, pris par M. Drege au pays des Hottentots, que nous mettons sous les yeux de la Société, afin qu’elle s’assure bien qu’au contraire cette espèce est une des plus fortement appendiculée. Le choix de cet exemple est malheureux. Nous persistons donc tout à fait dans l’opinion que nous avons émise lors de la publication du rapport qui nous a été demandé.
Sometime subsequently Mr. A. G. Butler refers to this dispute between the two French writers in the following manner:[J]
This very interesting species was described and admirably figured by Dr. Boisduval in the French “Annales de la Société Entomologique” (1840); thatgentleman considered it to be a Satyride allied toSatyrus rohria,caumas, etc.,[K]which it somewhat resembles in the form of the wings.In the French “Annales” (for 1851) M. Lefebvre published a note upon the species, in which he criticised Dr. Boisduval’s paper, and stated that the fossil species, instead of being allied torohria, was evidently aVanessa—that the strong, tail-like projection belonged to the front, and not to the hind wings, and represented the angular projection which occurs in all true Vanessidæ, as an example of which he instancedVanessa(Junonia)Archesiaof Cramer. This remarkable note was, moreover, accompanied by figures of the species, representing the tail both upon the front and hind wings.In the same volume of the “Annales” Dr. Boisduval gives an excellent answer to M. Lefebvre’s observations, in which he well remarks, “Nous n’avons jamais vu une seule espèce avec les ailes [190] supérieures anguleuses et appendiculées, et les ailes inférieures arrondies comme avec un compas;” and certainly, did such an insect ever exist, its wings would be utterly useless as organs of flight, for they would invariably carry it downwards. In all insects which have small and rounded hind wings, the costa of the front wings always far exceeds the inner margin in length and strength,[L]whereas in M. Lefebvre’s insect the reverse would be the case.
This very interesting species was described and admirably figured by Dr. Boisduval in the French “Annales de la Société Entomologique” (1840); thatgentleman considered it to be a Satyride allied toSatyrus rohria,caumas, etc.,[K]which it somewhat resembles in the form of the wings.
In the French “Annales” (for 1851) M. Lefebvre published a note upon the species, in which he criticised Dr. Boisduval’s paper, and stated that the fossil species, instead of being allied torohria, was evidently aVanessa—that the strong, tail-like projection belonged to the front, and not to the hind wings, and represented the angular projection which occurs in all true Vanessidæ, as an example of which he instancedVanessa(Junonia)Archesiaof Cramer. This remarkable note was, moreover, accompanied by figures of the species, representing the tail both upon the front and hind wings.
In the same volume of the “Annales” Dr. Boisduval gives an excellent answer to M. Lefebvre’s observations, in which he well remarks, “Nous n’avons jamais vu une seule espèce avec les ailes [190] supérieures anguleuses et appendiculées, et les ailes inférieures arrondies comme avec un compas;” and certainly, did such an insect ever exist, its wings would be utterly useless as organs of flight, for they would invariably carry it downwards. In all insects which have small and rounded hind wings, the costa of the front wings always far exceeds the inner margin in length and strength,[L]whereas in M. Lefebvre’s insect the reverse would be the case.
It should be borne in mind, however, that there are two distinct criticisms by Lefebvre, to the second of which Boisduval only alludes in the most general way, and does not meet, while Butler makes no reference to it at all. As far as regards the position of the tail, Lefebvre is unquestionably wrong (seePl. I, fig. 10), although his fault is primarily due to the inaccuracy of the engraving given by Boisduval, an inaccuracy which is slightly accentuated in our copy of it (Pl. I, fig. 17). But by far the larger part of his paper is made up of a detailed argument, drawn from the position and character of the markings and from the direction of the nervures, in which he endeavors to prove, and in most cases really does prove (though he errs in some of his statements concerning the neuration), that these markings belong to the front and not to the hind wing. He argues, for instance, that the two oval dark spots are plainly traversed by the nervures of the hind wing, and therefore cannot belong to that wing; that the minute white spot apparently on the outer border of the hind wing is only half a spot and must belong to the fore wing, and that the markings on and near thecostal border traverse both wings and must belong to the one to which they certainly belong in part, the front wing. To this Boisduval makes no sort of answer, and Butler, to judge from his silence in the matter, and the comparative illustrations he gives on a plate published subsequently,[M]considers it unproven. All of these writers are, however, entirely wrong in supposing that the under surface of the wings is exposed to view, and that the hind wing covers the front wing. Boisduval does not distinctly state this; but the whole tenor of his remarks shows that this was the view taken by him; and when Lefebvre says: “Si de l’œil on suit les bords de la seconde aile, qu’avec le Docteur je reconnais couvrir en grande partie la première,” no objection is offered in Dr. Boisduval’s response; nor does he demur to Lefebvre’s statement, when the latter speaks of the “face inférieure, celle que nous voyons.” As we shall show later, however, the upper surface of the wings is that exhibited on the stone, and the front wing almost entirely conceals the hind one; comparePl. I, fig. 13, drawn anew from the fossil.
In the same place to which we have just referred Mr. Butler adds the following remarks on the probable affinities of this fossil:[N]
The true position ofC. sepultais undoubtedly in the familySatyridæ; and, so far as can be judged from the beautiful figure in the “Annales,”[O]it is exactly intermediate in character between three nearly allied genera now existing, viz.:—Neorina,AntirrhæaandAnchiphlebia, its more immediate allies being the commonest species in each of the above genera. Its characters are distributed between these three species as follows:—NeorinaLowii,Boisd.AntirrhæaPhiloctetes,Linn.AnchiphlebiaArchæa,Hübn.Form of front wings,*Form of hind wings,. .*Tails of hind wings (intermediate in character between),**Submarginal spots of front wings,***Black disco-submarginal spots of hind wings,. .*Pale costal and discal banding of wings,*?. .*Limitation of dark dentated basal area of hind wings,. .. .*Submarginal line of hind wings,*The venation appears to be nearly similar to that of Anchiphlebia. It is doubtful, however, whether the drawing of the veins has been sufficiently attended to, to offer any reliable characters.
The true position ofC. sepultais undoubtedly in the familySatyridæ; and, so far as can be judged from the beautiful figure in the “Annales,”[O]it is exactly intermediate in character between three nearly allied genera now existing, viz.:—Neorina,AntirrhæaandAnchiphlebia, its more immediate allies being the commonest species in each of the above genera. Its characters are distributed between these three species as follows:—
The venation appears to be nearly similar to that of Anchiphlebia. It is doubtful, however, whether the drawing of the veins has been sufficiently attended to, to offer any reliable characters.
In this paper he quotes Boisduval’s locality “Aix en Provence,” but when he next refers to this insect[P]he gives it as from “Aix-la-Chapelle, White sandstone,” a mistake, however, corrected subsequently. In this latter paper he remarks: