Chapter 7

...Gerfaut obéit sans répondre, après avoir lancé à Clémence un regard de reproche...—Dessin de WEISZ, gravure de H. MANESSE

...Gerfaut obéit sans répondre, après avoir lancé à Clémence un regard de reproche...—Dessin de WEISZ, gravure de H. MANESSE

Il obéit sans répondre, après lui avoir lancé un regard de reproche, dont elle fut touchée autant que de cettemuette obéissance. D’un air plus gracieux, elle avança son pied, la pointe baissée, et l’insinua dans la pantoufle. Pour être historien véridique, nous devons avouer qu’elle le laissa cette fois entre les mains qui l’étreignaient doucement un peu plus de temps que cela n’était strictement nécessaire. Lorsque Octave eut enfin relevé le quartier avec adresse, mais sans se presser, il se baissa et appuya ses lèvres sur le bas à jours dont les losanges laissaient entrevoir une peau blanche et satinée.

—Mon mari! s’écria Mmede Bergenheim, en entendant tout à coup un bruit de chevaux au bout de l’allée; et, sans ajouter un mot, elle s’enfuit rapidement vers le château. Gerfaut se releva par un mouvement non moins vif et se jeta dans le bois. Un froissement de branches qu’il entendit à quelques pas de lui l’inquiéta d’abord, en lui faisant craindre qu’un témoin invisible n’eût assisté à cet imprudent entretien; mais il fut rassuré par le silence qui régna aussitôt. Après avoir laissé passer le baron et sa sœur, il traversa l’allée en courant et disparut bientôt, à son tour, dans le chemin tortueux de l’autre côté du pont.

Décoration fin de page.

Décoration tête de page.


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