X.

N'apportez point de vin nouveau;Car il fait avoir lava-tost. L.

N'apportez point de vin nouveau;Car il fait avoir lava-tost. L.

N'apportez point de vin nouveau;

Car il fait avoir lava-tost. L.

VÉ: gué. Du latinvadum. En patois Walon,wé. B.

VECHI; VECHIN: voici.

VÉCINER: rôder autour d'un objet. Devicinus. B.

VÉE: veau. Du vieux françaisvéel.--VELLE: génisse.

VEIGE (QUE JE); QU'ILS VEIGENT; QUE VOUS VEIGIEZ; etc.: que je voie; qu'ils voient; que vous voyiez. L.

VEILLATIF: quiveilleavec soin; vigilant.

VEILLERI: étable où l'on se réunit le soir pourveilleret travailler. Deveillée.

VEILLIE (s. f.): liseron (Convolvulus arvensis).

VEILLON (s. m.): poupée composée d'argile et de foin pour garantir l'aire des jeunes greffes. B.

VEILLOTTE (s. f.): foin ramené en petits tas pour passer la nuit, laveille.

VELA ou V'LA: voilà.

VELADE: surtout, blouse. (Manche.)

VELIN: venin. De l'italienveleno. Froid commevelin.

VÉLIN: point ou dentelle d'Alençon et d'Argentan. Faire duvélin. De vélin, peau deveaupréparée en parchemin, sur laquelle on dessine le modèle de cette belle dentelle, et qui sert de guide à l'ouvrière. A.

VELIMEUX: venimeux.

VÉLINEUSE: ouvrière qui fait la dentelle appeléevélin. A.

VELOPER: battre. Voyez FLOPER.--VELOPÉE en est le substantif; on dit: donner unevelopée. M.

VELOUSSEUX: libertin, débauché. B.

VELOUSSER: s'accoupler pour la reproduction.

VELOUX: velours.

VENAILLES; VANAILLES: criblures duvan;--herbes parasites, qui ne viennent que trop vite et trop abondamment.

VENANTISES (s. f. pl.): permission qu'obtient un aspirant à l'hymen, devenirà la maison de celle qu'il recherche en mariage. A.

VENASSE: mou; sans force et sans énergie. M.

VENDUE: vente publique à l'enchère. L.

VÊNE: vesse. L.

VÊNER: vesser. L.

VENETTE: diarrhée; grande peur qui la donne.

VÊNEUX; VÊNOUX: qui vesse.

VENTRE (ÊTRE SUR SON): être gourmand. L.

VENTRIÈRE: soubassement d'appui d'une fenêtre.

VENTRILLONS (A): sur leventre. Se mettre àventrillons.

VENUE (s. f.): abondance.

VÊPE; VÊPRE: guêpe. Du latin vespa. Ledoux-aux-vêpes(et non pasdoux-au-vêquenidoux-évêque) est une pomme que lesvêpesou guêpes attaquent à cause de sadouceursucrée. B.

VÊPRE: soir.--VÊPRÉE: soirée; veillée. Devesper.

VÊQUIR: vivre.Je vêquis,tu vêquis,il vêquit,nous vêquissons,vous vêquissez,ils vêquissent.Je vêquissais...Je vêquirai...Vêquis,vêquissez,qu'ils vêquissent.Vêquissant.

VER: voir. H.-N.

VÉRARD: verrat. H.-N.

VERASSE (s. f.): mauvais lit.

VERCOUET: jeune porc châtré.Vercout, en patois de Grenoble. Au figuré, petit homme sans énergie.

VERDALLER: agiter bruyamment.

VERDANSÉE: bastonnade; fustigation où l'on faitdanseravec du bois vert.

VERDAUX: faiseur de mariages. Voyez BADOCHET. O.

VERDÉE; VREDÉE: correction avec les verges.

VERDER; VREDER: battre; frapper; fustiger.

VERDOT: fausset.

VERDRIX: le bruant de plaine, oiseau. B.

VÈRE: oui. Deverum. Voyez VOIR. L.

VÈRETTE (s. f.): petite-vérole; variole. Ces noms viennent des boutons de couleurvariéeque produit cette éruption cutanée. Suivant Turnèbe, on appelaitvaritoutes sortes de pustules qui s'élèvent sur la peau et principalement sur la figure. A.

VÉRETTE (VACHE): vache noire et blanche. H.-N.

VÉREU (s. m.): sorte de broche de fer que l'on fait rougir au feu pour percer quelque pièce de bois. Du latinveru, broche. A.

VÉREULE (s. f.): variole, petite-vérole. L.

VÉREULÉ: marqué de petite-vérole. L.

VERGANDIER: fragon, ou houx-frelon (Ruscus aculeatus). B.

VERGE (s. f.): sorte de dé à coudre, qui n'a pas de fond.

VERGÉE; VERGIE: mesure agraire d'environ 20 ares.

VERGONDER; VERGONGNER; VERGOUGNER: grogner; gronder; disputer; faire honte; fairevergogne. Deverecundia.

VER-GOUTTE (A): à tâtons. H.-N.

VERGUE: verge, branche.

VERGUIE. Voyez VERGÉE.

VERGUES: verges.

VERHAULE: le courant, le fil de l'eau. B.

VÉRILE: reptile. B.

VERJUS-AU-DIABLE: la brione (Bryonia alba), et aussi la douce-amère (Solanum dulcamara). B.

VERMÉE: paquet de vers au bout d'une ligne, pour la pêche, surtout pour la pêche de l'anguille.

VERMEIL (s. m.): vers et vermisseaux. Les volailles recherchent levermeil. L.

VERMINÉE.: amas de vermine.

VERMINER: produire de la vermine.

VERMINEUX: miné par les vers; vermoulu.

VERMINIER (s. m.): vermine; souris, rats, etc. Il y a dans cette pièce beaucoup deverminier: les rats et les souris y abondent. L.

VERNAILLER (v. n.): s'agiter; bondir comme les animaux au printemps (vernali tempore). A.

VERNAT: verrat. Du latinverres. L.

VERRINE (s. f.): verre de montre; petite vitre d'horloge, de placard, de boîte, etc.

VÉROLE: variole.

VÉROT: ver de terre. H.-N.

VÉROU: verrat.

VÉROUILLER: donner un léger labour; remuer la superficie de la terre comme avec unvérouqui fouille. M. Decorde.

VERROT: verrat. A.

VERSAINE: chacun des deux versants d'un sillon.

VERT-DE-POMMIER: gui. Voyez VI. B.

VERTE-BONNE: Reine-Claude, excellente prune. L.

VERTEVELLES: chaînes en fer qui attachent les unes lejoug à coueà l'esseleaude la charrue, les autres l'esseleaului-même à lahaie. M. Lepingard.

VERTOT: bonde de futaille; cheville avec laquelle on bouche le trou où se met la chantepelure des tonneaux que l'on entame.

VERT-SUCRÉ: sucré-vert, sorte de poire excellente.

VERTUEUX:fort, vigoureux, vert. Devirtus, dérivé devis.

VERVARD: grondeur. L.

VERVE: gronderie. L.

VERVER: gronder. L.

VERVETTE (s. f.): grondeur, grondeuse. L.

VERVETTE: petit espiègle. O.

VERVOUSTER: tourner bout pour bout.

VESCHE; VEUCHE: vesce.

VÉSÉE: force. Tu n'as pas plus devéséequ'une puce.

VÉSILLANT: alerte, remuant.

VÉSINER; VESSINER: voisiner; rôder dans le voisinage.

VESON: femme débauchée.

VESONNER: s'agiter; se remuer sans faire beaucoup de besogne. Du latinvesanus. S.-I.

VESOUS: objet de raillerie; jouet. S.-I.

VESPASIEN. Voyez VASPASIAN.

VESSAI; VESSIAU: futaille;--vase de cuisine.

VESSARD: qui vesse. H.-N.

VESSE: tisserand.

VESSE DE COQ: baliverne.Vessede coq, probablement pourvessiede coq, organe dont cet oiseau n'est point pourvu.

VESSIAX (s. m. pl.): vases, vaisseaux.

VESSICATOIRE (s. m.): vésicatoire.

VESSIÉ: couvert de pustules ou petites vessies. L.

VÊTU-DE-SAIE; VÊTU-DE-SOIE: cochon.

VEUE: vue; lampe; lumière quelconque. Atteinds-mélaveue: donne-moi la lampe.

VEUVIER: veuf.

VESTÉE: abondance; quantité. Unevestéede pluie, de grêle. Voyez GESTÉE.

VESTON: corset. De veste. Du latinvestis.

VESTONNER: courir çà et là. Voyez VROUSTER.

VETTE (s. f.): le pénis. Deveretrum. S.-I.

VEULE: grêle; frêle; étiolé; sans consistance.

VEULER: mugir. Debeugler.

VEUVE: veuf. C'est un hommeveuve. H.-N.

VEY. Voyez VÉ.

VEYOUX; VOYOUX: cheval qu'on emploie pour reconnaître si une jument est en saison;--l'homme qui espionne et cherche à connaître ce qui ne le regarde pas.

VIAGE: voyage. Deviagium, mot de la basse latinité qu'on rencontre dans une charte de 1298, que Lobineau a recueillie dans sonHistoire de Bretagne.Viageo, dans le patois de Grenoble. L.

VIAGE: fois. C'est une crâse de voyage, disent MM. Duméril, et, au lieu de: la première fois que j'irai, on a dit: à mon premier voyage.

VIAGER (v. n.): faire de fréquents et inutilesvoyages.

VIAIS; VIONS: voyez; voyons. H.-N.

VIAR: harle huppé. Voyez GIÈVRE. B.

VIAU: veau.--VIAULER: vêler.

VIC; VI: gui. Du latinviscum. V. VERT-DE-POMMIER.

VICE: libertinage. Il est duvice: c'est un libertin.

VICOT: bécasse.

VIDANGES: déblais. (Avranchin.)

VIE (FAIRE LA): faire du tapage.

VIELLEUX: joueur de vielle.

VIEILLOCHE; VIEILLOTTE. Voyez VEILLOTTE. Ici nous emprunterons de précieux détails à M. Lepingard: «Lesvieillottessont des amas de foin en forme conique. Ces tas de foin sont de diverses grosseurs selon leur état de siccité, et prennent différents noms:ondin, quand l'herbe qui vient d'être fauchée est restée par rangs, comme la faux l'a placée;cabotouboisson, quand l'herbe a été étendue, qu'elle a été exposée une première fois à l'air;bastardoubâtard, quand elle est bientôt sèche;vieillotteenfin, quand l'herbe est tout-à-fait sèche et en état d'être mise au fenil.»

VIENGE (QU'IL): qu'il vienne. L.

VIENRA; VIENRAIS; VIENREZ: viendra; viendrais; viendrez. S.-I.

VIENT (QUI): prochain. La semainequi vient; l'anqui vient: la semaine prochaine; l'an prochain. Patois Lorrain. L.

VIÉS: vieux;vieil. On trouveviéspour vieux dans lesChansons du roi de Navarre. L.

VIÉTOU! VIÉTOU! VIÉTOU! pour appeler les vaches:viens tôt. M. l'abbé Decorde.

VIETTE (s. f.): petit chemin pour les piétons. Diminutif devoie,via. B.

VIEUILLARD: vieillard.--VIEUILLE: vieille.--VIEUILLESSE: vieillesse. L.

VIEUILLE: trombe de poussière. H.-N.

VIEUTURE (s. f.): vieilleries, en parlant de meubles, d'habillements. A.

VIÈVE: Geneviève.

VIGNE (s. f.): jomarin (Ulex Europæus). B.

VIGNET; VIGNETTE: lieu couvert de jomarins. B.

VIGNOLEMENT: action devignoler.

VIGNOLER. Se dit d'un assemblage mal joint, dont les tenons jouent dans les mortaises. Voyez OINSIGNOLER.

VIGNON; VIGNOT: ajonc épineux à fleurs jaunes; jomarin. Voyez VIGNE.--Vignotest aussi le nom d'une coquille du genre des sabots.

VIGNON: le siffleur, sorte de canard sauvage.

VIGUETTE: petite cheville. Voyez PIGNETTE.

VILANNER: faire souffrir. Mon soulier mevilanne. H.-N.

VILER: crier. Se dit du cri des porcs.

VILLAS; VILLIAS: veillée.

VILLE. Ce nom (qui n'a pas de rapport avec ville, cité) vient de la basse latinitévilla, et, comme en Écosse, signifie une maison, une habitation. Ainsi, Plainville est une maison en plaine; Ouville, une habitation sur l'eau, etc. C'est de ce motvillaqu'est venuvillage: réunion d'habitations.

VILLÉ (BŒUF): bœuf gras que les bouchers promènent solennellement à l'époque du Carnaval. On disait autrefois à Paris le bœufviellé, parce que, le jeudi-gras, il était conduit au son de lavielle; et c'est de là, et non pas de ville, qu'en Normandie on a, par une crâse, fait le motvillépourviellé.

VILLONNER: mettre unveillon. Voyez VEILLON.

VILLOTTE. Voyez VEILLOTTE.

VILVOQUER: ballotter. D'oùbilboquet.

VIMBLET: vrille, tarière. Voyez GUIMBELET.

VINETTE: oseille (Rumex acetosa).

VINT: venu.

VIOGE: violent, irritable, dont la colère sourde paraît dans l'altération de ses traits.

VIOLONNEUX; VIOLONNOUX: joueur de violon.

VIONDIR. Onomatopée du bruit du vent, d'une toupie, d'une balle lancée, etc.

VIONE (s. f.): clématite des haies (Clematis sepium).

VIONNÉE: châtiment violent, infligé d'abord avec des scions dont le bruit, en déchirant l'air, a pu faire donner le nom à la correction.

VIONNER: donner unevionnée;--faire entendre le bruit sifflant d'une pierre lancée par une fronde.

VIPARD; VIPEUX; VIPOUX: quivîpe.

VIPEMENT: substantif du verbe VIPER.

VIPER (v. n.): produire avec la voix, et même avec un instrument, un son très-aigu, qui siffle désagréablement aux oreilles, qui perce le tympan.

VIPILLON: goupillon. Devulpes: goupil ou renard, parce que, pour donner l'eau bénite, on se servait autrefois d'une queue de cet animal. L.

VIQUET: guichet; ouverture faite à l'un des bouts d'un tonneau et par laquelle on peut s'y introduire pour le préparer à recevoir le cidre. B.

VIRARD: petit brochet.

VIRET: jouet d'enfants, garni de plumes. B.

VIRLI: petitevive, poisson. B.

VIRON: environ. Par aphérèse.

VIROUSSE:virée, jet d'eau ou de tout autre liquide, lancé avec force;--diarrhée.

VIROUSSER: lancer de l'eau. Fréquentatif deviret.

VIRVOUCHER: tournoyer désagréablement. Devirer, tiré du latingyrare. En Roman,bireboutesignifie détour, volte-face. A.

VIRVOUSSER: aller de côté et d'autre. Voyez VIRVOUCHER.

VISI: louche. De voir,viser. L.

VISQUES, pron.vîques: mauvaises idées.

VITAILLE: victuaille.

VI-T-EN: viens-t-en.

VITOUARD: source d'eau. Suivant Huet (Origines de Caen),vitouardvient de l'anglaiswhite water: eau blanche.

VIVAGE: terrain pierreux. M.

VIVATURE (s. f.): vivres. L.

VLA: voilà. On disait autrefoisvelaetveci.

VLAUDÉE: volée de coups. M.

VLAUDER: donner unevlaudée.

V'LER: vouloir.V'lais;v'lait;v'lous: voulais; voulait; voulez-vous? Il ne s'agit que dev'ler: il ne s'agit que de vouloir. L.

VLO: voilà.

VOCHER: appeler. On a dû prononcervoquer. Devocare.

VOICHE (QUE JE): subjonctif présent des verbesvoiretaller.

VOIDERIL: partie égrainée, grossière et pulvérulente de la surface des carrières de pierre. B.

VOIR; VOIRE: vrai! On lit, dans lesPoésies du roi de Navarre: pourvoir, au lieu de: pour le vrai; et, dansPathelin, p. 74:

Par le corps bieu! à direvoirVous y avez très-bien ouvré.

Par le corps bieu! à direvoirVous y avez très-bien ouvré.

Par le corps bieu! à direvoir

Vous y avez très-bien ouvré.

Wace dit, dans leRoman de Rou:

Ne sai c'estvoir; mais ce dit-on.

Ne sai c'estvoir; mais ce dit-on.

Ne sai c'estvoir; mais ce dit-on.

VOIRAI (JE): je verrai. C'était le futur régulier devoir, qui s'est conservé pendant une partie du XVIIe siècle.

VOIREMENT: vraiment.

VOIRRÉE: verrée. H.-N.

VOIS (JE M'EN): je m'en vais. C'est par une sorte de compensation que l'on dit:vais-tu pour vois-tu. Malherbe, qui était Normand, écrit, dans seslettres: jevoispour jevais.

VOISE: aille. Il faut que je m'envoise: il faut que je m'en aille.Pathelin, p. 50:

Dictes, afin que je m'envoise.

VOIT-D'UN: borgne; qui nevoitqued'unœil. A.

VOITON: levier. Voyez VATON.

VOLET (s. m.): nénuphar (Nymphæa alba).

VOLET: ruban.

VOLETTE: tirasse, filet.

VOLIER: partie de la tête du rouet à filer qui forme les deux ailes tournantes. Voyez AILETTES.

VOLONTÉ (A): en grande abondance. L.

VORET: guéret. Voyez VARET.

VOS: vous.--VOT': votre.

VOSTER; VOUSTER: courir de côté et d'autre, sans motifs plausibles. Voyez VROUSTER. B.

VOTRER:vousoyer; le contraire de tutoyer.Votrez-vous? vous servez-vous devouspourtoi, dans vos relations?

VOU: où.Vouque c'est: où est-ce? Patois Bourguignon et Lorrain. L.

VOUDER: enrouler; mettre en peloton; manger avec avidité. H.-N.

VOUGE (s. f.): serpe, croissant.

VOUI: oui.

VOUIN; VOIN: regain.Waïen, en patois Walon. L.

VOULENTÉ: volonté.

VOULEVARI (corruption deboulevari): bouleversement, tumulte. Devolvere, d'où est venu bouleverser. Voyez HOULEVARI. L.

VOUSOYER; VOUSSETER: ne pas tutoyer.

VRA; VRAC: varech. C'est une crâse.

VRA ou VRAC (EN): en masse; en monceau confus, comme le varech, que l'on entasse au moment de la récolte. B.

VRAI; VRÉ: varech.

VRAI (DE): véritablement; en vérité.--vrai-dà: oui-dà.

VRAMENN: vraiment. S.-I.

VRÉDINE: homme de peu de tête.

VRÉDINER: s'exalter trop facilement; ne pas être maître de soi.

VÊPRES: guêpes.

VRONDE: fronde.

VRONDER: agiter unevrondeou fronde. Le bruit d'une pierre lancée par la fronde fait dire que cette pierrevronde.

VRONDRE (v. n.): bourdonner. M.

VRONNER: faire résonner unevronde; lui faire rendre un bruit répété devron,vron.Vronde,vrondre,vronder,vronnersont des onomatopées.

VROU (s. m.): eau qui sourd d'un rocher. On lit dans Pluquet: «Lesvrousde Port (Port-en-Bessin) fournissent de l'eau douce aux habitants». Par figure sans doute, disent MM. Duméril, on donne le même nom à la diarrhée.

VROUSTE: course inutile. L.

VROUSTER: entreprendre des courses inutiles, pour aller flâner;--marcher vite, d'un pas leste et délibéré.

VUER: enrouler.Vuerde la laine: l'enrouler sur untuêt. Du latinvolvere.

VUEUDIER; VUEUGUIER: vider. Jadis on écrivaitwidier.

VUEUILLE: vieille.--VUEUILLESSE: vieillesse. L'abstrait se prend parfois pour le concret. On dit: c'est unevueuillesse, pour une personne âgée.

VUEUILLIR: vieillir.--VUEUX: vieux.

VULGUER, ÈRE ou VULGAI, E: évident. Apocope devulgaire. Du verbe divulguer. L.

XALBI. Voyez HALBI.

XUEU ou SUEU: graisse pour faire de la soupe. Dexeuqui, en vieux français, signifiait suif, graisse de porc ou de mouton.

Y. C'est mal à propos qu'on prononce quelquefois commeil'yentre deux voyelles; il n'a rien de grec, et représente deuxi (i-i)qui se partagent entre les deux syllables qu'ils divisent. Ainsi on doit prononcer:ai-iant,citoi-ien,moi-ien(ayant, citoyen, moyen) et non pasa-ïant,cito-ïen,mo-ïen.

YAUSAUX; YAUSOUX; YOUSOUX: aqueux; saturé d'eau; ayant goût d'eau. Voyez IAULOUX.

YETTE. Voyez LIETTE.

YEUXTRÊME: extrême. H.-N.

YMAGIER: qui fait ou vend des images; enlumineur; modeleur en plâtre ou en terre cuite.

YTEL; INTEL: tel, pareil, semblable.Ytal, dans le vieux français.

YU (s. m.) (arr. de Coutances): vêtement raccommodé avec un morceau de couleur différente. MM. Duméril.

YVRER: enivrer. Il s'estyvré.

ZIGUER: faire jaillir de l'eau avec une seringue. Voyez JILER.

ZIGUET (s. m.): diguet.

ZIGUEZONNER: faire des zigzags en marchant.

ZOZO: bouffon. De Joseph (Joso).

L et D sont placés après un grand nombre d'articles. D indique ce que nous avons pris dans leDictionnaire du patois du pays de Bray, par M. l'abbé Decorde, curé de Bures (Neufchâtel, 1852, in-8º.); L, une partie de ce que nous avons emprunté auxNotes sur quelques mots usités à St.-Lo ou dans les environs de cette ville, par M. Lepingard, ancien chef de bureau de la préfecture de la Manche. Nous avons laissé de côté beaucoup de mots qui n'offrent que des différences de prononciation. Quant à ceux du GLOSSAIRE qui se retrouvent dans notre SUPPLÉMENT, ils y figurent pour des additions plus ou moins importantes, des sens particuliers, des acceptions nouvelles, qu'il nous a semblé utile de recueillir. Nous n'avons toutefois accepté aucun des mots populaires enregistrés par Bescherelle. Leur admission dans son Dictionnaire les exclut d'un glossaire spécial du patois normand.

Julien TRAVERS.

A: elle. A veut: elle veut.--A: aux. Ditesàcharretiers de dételer. D.--Apourdetrès-fréquemment: la maisonà; le chevalà, etc.

ABAISSE: assiette en terre cuite. L.

ABANDER: courber.--ABANDÉ (D'): détendu, courbé, n'ayant pas la force de se soutenir. Allerd'abandé. L.

ABAT: (Pluie d'): grosse pluie abondante et verticale.

ABATAISON.: inclinaison donnée aux murs par les lois de l'art.

ABÉCHER; ABÉTER: tendre desabets. Voyez ce mot.

ABIBOCHER. Même sens que RABIBOCHER. Voy. ce mot.

ABILLOTER (S') se dit de la bouillie qui s'agrège en se délayant.

ABIMER: gronder; rouer de coups; salir. L.

ABIVALER: descendre; mettre en pente douce. L.

ABLO: différence entre la valeur des anciennes pièces et leur cours. 5 sous étaient l'ablodes écus de 3 livres.

ABLOTIS (s. m.): lot d'objets qu'on prend au hasard et sans compte.

ABOLIR: salir;--perdre de réputation. L.

ABOMIR: affadir; exciter au vomissement. Cela m'abômitle cœur: cela me rend le cœur malade.

ABRIAS: grand paillasson qui sert d'abricontre le soleil. On dit encore:s'abrier, qui est plus près de sa racine que le françaiss'abriter.

ABUTIR: abrutir.

ACABOUILLIR: mettre en bouillie, en pâte; écraser par un effort, par un mouvement subit. L.

ACAMASSER: entasser;--écraser, au propre et au figuré.

ACANTER: incliner; pencher.

ACCLAQUER (S'): s'affaisser en s'aplatissant. L.

ACCLATRER: aplatir par une pression subite. L.

ACCOINGNETER; pousser; serrer dans uncoin. L.

ACCOUFLER (S'): s'accroupir; s'affaisser sur soi-même.

ACCOURSER: courir sans cesse; n'être jamais chez soi.

ACCOUT: cale; ce qui sert àaccoter.

ACHABRIR: accabler.Achabrirde coups. L.

ACHEVALER (S'): se mettre à cheval, à califourchon sur.

ACHITRER: assener un coup de poing. (Granville.)

ACIMENTER: unir par leciment;--unir fortement, au figuré.

ACONNAITRE (SE FAIRE): se faire reconnaître de.

ACONDUIRE (SE FAIRE): se faire conduire.

ACRANQUI: atteint de lacranque(crampe); dès-lors, arrêté dans ses mouvements et ses développements. D'où enfantacranqui; légumeacranqui; etc.

ADIRER (S'): s'égarer. Du latinire ad.H.-N.

ADVINER: deviner.

AFFAITEMENT: assaisonnement. AFFAITER: assaisonner.

AFFAITIR: faire à; accoutumer à; rendre propre à.

AFFECTER A (S'): se livrer avecaffectionà; s'appliquer à.

AFFLATER: flatter; caresser avec la main. D.

AFFUBER: envelopper. Cette liqueur m'affubele cœur. D.

AFFULER (S'): mettre son bonnet. D.

AFROQUEMENT: compagnie. H.-N.

AGA: vois; regarde; voyez donc! D'αγαμου: j'admire.

AGAI (Gai à): bonne mine.Fais agai: souris.

AGALÊTRER: exciter; irriter.

AGERS: distribution, places. Je connais lesagersde la maison. D.

AGÉSINER: donner des soins comme à une femme engésine; traiter avec sollicitude.

AGNAI; AGNÉ: agneau.Ognai, en Walon.

AGRABATAIRE: grabataire.

AGRAPPINS: espèce de grappins, qu'on s'ajuste aux jambes pour monter aux arbres et les ébrancher. D.

AGRIPPER: prendre en secret. H.-N.

AGUIGNÈTES. Voyez HAGUIGNÈTES.

AHANIER: laboureur, homme de peine. D'AHAN.

AHI: mot par lequel on excite les animaux de trait.

AHOQUER: accrocher.

AIGACHER; ÉGACHER: émousser un tranchant.

AIGUCHER; ÉGUCHER: aiguiser.

AIGUE; AINGUE: aide.--AINGUIER: aider.

AINCHAIN: ainsi, de même.--AINLA: ainsi, aussi bien.

AIRER: faire del'aireure, terre labourée pour froment.

AISSAI; AISSEAU; AISSIAU: bardeau;--vanne placée sur un déversoir pour arrêter l'eau.

AJET: achat. D.

AJETER (S'): se jeter; se réfugier; prendre l'habitude d'aller à ou chez.

AL: à la.AlSt-Jean.--AL: elle, elles. D.

ALAS! hélas!

ALLÉE: partie de jeu; tournée. Faire uneallée; jouer encore uneallée: faire une partie, jouer encore une fois, faire une dernièretournée, de façon que les cartes soient successivement données par tous les joueurs. L.

ALLIER: échafaudage destiné à porter les ouvriers en bâtiments et leurs matériaux, lorsqu'ils sont obligés de s'élever au-dessus du sol. L.

ALLIQUIER: allécher. On a dit encore:allachir.

ALLOTIR: faire des lots et les assigner aux ayant-droit.

A MAIS: à moins.

AMARI: maladie de langueur. H.-N.

AMBLECHINER: marcher difficilement.

AMENUCIER: amincir.

AMÉTRER: mettre des cailloux par monceaux d'un mètre cube. D.

AMICABLE; AMICABLEMENT: amical; amicalement.

AMIGNARDER: apprivoiser par des mignardises. Roman.

AMITIEUX: caressant. D.

AMITOUFLER (S'): s'envelopper la tête pour se préserver du froid. D.

AMONT: parmi, dans, au milieu de, aux environs. Ils sont làamont.Amontla journée.Amontles champs.

AMUNITION: munition. Pain d'amunition.

ANATER; ANNATER (S'): se réunir comme en nattes; s'agglomérer.

ANDIER: grand chenet. H.-N. On a dit: l'andier, puisle landier, usité en Basse-Normandie.

ANGE: espèce. Donnez-moi de l'angede vos pois. D.

ANGER DE: pourvoir de; fournir.

ANGLIOUSE: sensible à la douleur corporelle. L.

ANGUSTER: placer une pièce de bois dans la mortaise d'une autre pièce; l'y ajuster. L.

ANGUYNANES et HOGUYNANES. V. HAGUIGNÈTES.

ANIEUTONNER: attarder mal à propos. L.

ANNE: hélas! H.-N.

ANNELÉE: volée qu'on sonne pour les défunts. D.

ANNELER: agneler.

ANNOUÉ: privé de développement. Enfantannoué: qui n'acquiert ni force, ni taille. Denodus.

ANNOUILLÈRE: vache qui n'a pas conçu dans l'année, et qui continue à donner du lait. Du latinannus. Feu Lamarche.

ANNOUS-EN: allons-nous-en. (Pays-d'Auge.)

ANTE: tante. H.-N.

ANTAN: veau de l'année précédente.

ANTENOIS (Moutons): âgés de moins d'un an. D.

ANTOMI: engourdi. Se dit substantivement d'un squelette humain. D.

APATELLE: nourriture que les oiseaux portent à leurs petits.--APATELER: porter l'apâtelle. D.

APLÉGER: cautionner; garantir.

APPELOTER (S'): se disposer en pelote. L.

APPENSER: réfléchir profondément.

APPESONNER: surcharger de poids, afin d'aplatir, ou de prévenir tout dérangement. L.

APPIAT; APPUAT: appui. L.

APPIPER; APIPER: attirer; séduire.

APPOYAS: longues fourches de bois qui soutiennent les branches trop chargées de fruits. D'appui.

APPROISIER: apprécier; estimer; évaluer. L.

ARASER: passer tout près de. Sa voiture aaraséla muraille. D.

ARANCER (S'): s'appuyer en arrière; s'appuyer avec son fardeau sur, ou contre, pour se reposer.

ARCAIL (FIL D'): fil d'archal.

BANNETTE: berceau en osier pour les nouveaux-nés. H.-N.

BANONNIER: public, commun. Le taureaubanonnierétait celui que les seigneurs avaient le droit de laisser parcourir les terres de leurs vassaux. L.

BANQUIER: faire ou réparer unebanque(épaulement, revers, crête d'un fossé);--publier des bans de mariage;--installer un nouveau marié dans son banc à l'église, le premier dimanche après la noce. L.

BARBOUQUET: bouton aux lèvres. H.-N.--Faire un barbouquet: remplacer la bride d'un cheval au moyen de sa longe qu'on lui passe dans la bouche, et dont on lui entoure la mâchoire inférieure. D.

BARER: donner. H.-N.

BARETÉE: quantité de lait mise dans labarette(baratte); quantité de beurre qu'on en a obtenu. L.

BARRE: barrière.--BARRETTE: petite barrière.--BARRURE: barrage. D.

BASENCULÉ; BASSET: de petite taille. D.

BASSURE: vallée. D.

BASTANT: suffisant. L.--Personne agile et vigoureuse. D.

BATARD. Voyez VIEILLOCHE.

BATISTÈRE: acte de baptême extrait des registres. D.

BATTE: seconde pièce du fléau, qui sert à battre le blé.

BATTEMARE: bergeronnette. H.-N.

BATTEUX: battoir;--batteur.

BATTIÈRE. Voyez BATTERIE.

BATTRE: égrener le blé, en frappant les épis.

BAUBE: engourdi par le froid. L.

BAVAROISE: pont de culotte ou de pantalon.

BAYETTE: baguette. H.-N.

BAYOTTE (Vache): rouge et blanche. H.-N.

BÉATILLES: petits morceaux de viande, rejetés dans l'apprêt des mets, et dont tire parti une économie bien entendue.

BEBAIS: moutons. BEBÊTE: bête (termes enfantins). D.

BEC (Donner un): baiser. D.

BECAR: pou. H.-N.

BÉCHON: boisson. H.-N.

BÉCU: qui a du bec, grand parleur, mauvaise langue.--Truitebécue: truite saumonée. L.

BECVÉCHIER. Voyez BÊCHEVÉCHER.

BÉDAN: espèce tardive de pommes à cidre. H.-N.

BÉDON: espèce de tambour;--gros ventre;--femme de mauvaise vie.

BÉDONNÉE (S'en donner une): manger avec excès. D.

BÉGIN: dentelle étroite dont on garnit les bonnets d'enfant. L.

BÉGU; BÉGUË: personne dont la mâchoire inférieure s'avance plus que la supérieure. D.

BÉGUER: bégayer.

BÉ HASARD: probablement, peut-être. D.

BEILLE: ventre. Percer labeille. (Avranchin.)

BEL (s. m.): cour.

BELINER se dit de l'acte dubelinqui saillit. L.

BELLE HEURE (A): très-tard. D.

BELLENÉE. Voyez BANNELÉE.

BÉNONI: favori, particulièrement chéri.

BÉQUETTES. Voyez ÉBÉCHETTES.

BERCAILLES: moutons maigres et de mauvaise qualité.

BERLAFE: coupure. H.-N.

BERLANDER: flâner.

BERLIFUMER; BERLUFUMER; EMBERLIFUMER: s'emparer captieusement de l'esprit de quelqu'un.

BERLIN; BRELIN; VERLIN: petit limaçon de mer.

BERLINGOT: petit panier.

BERLINGUER: vaciller aux yeux. H.-N.

BERLUBERLU: par échange ou don réciproque. L.

BERNEUX: petit enfant qui ne sait pas encore être propre. D.

BERS: ridelles d'un chariot. H.-N.

BESINDE: ivresse gaie et légère. L.

BESOQUE (ALLER DE SOQUE ET DE): aller d'une chose à une autre, sans esprit de suite et comme au hasard.

BESOT. Voyez BÉDOT.

BÉ SU: bien sûr; certainement.--BÉTOT: bientôt.

BÊTONNER: dire des bêtises. D.

BEUCHONNER: aimer à boire.

BEUGUER: roter; rendre un vent de l'estomac. L.

BEULONNER: pousser des cris sourds, des beuglements rauques, comme le taureau qui s'irrite.

BEUVÉE: breuvage.

BI; BIT (s. m.): grosse corde qu'on place au point des roues le plus rapproché de l'arrière d'une charrette, pour contenir le tonneau qu'on en veut descendre. L.

BIBER: boire; avaler sans goûter. L.

BIBOT: propre à rien, comme si l'on avait les deux pieds bots, les deux mains liées. L.

BIDELER (SE): se reposer; se tranquilliser après des tourments, des soucis de toute espèce. L.

BILAUDES: gros et longs bâtons servant à divers usages, à faire des cercles, des barrages, etc. D.

BILLARD: boiteux, qui marche la pointe des pieds en-dedans. D.

BILLETTE: petite cheville pour fermer un bissac.

BILLOCHE: grosseur, durillon.

BILLOT: agrégation de grains pulvérulents. L.

BINGUE: huche en paille.

BINGUER: rouler comme unebinguepar suite d'ivresse. L.

BIROQUE: double rosse.

BISCOIN: opposition des coins.De biscoin: d'un coin à un autre, de biais, en travers. On dit, dans la Haute-Normandie,de bisc-en-coin.

BITER: toucher; mordre. M. Chassant.

BLAI BIS: méteil. D.

BLAIRER: regarder.

BLAIRI: champ où l'on a récolté du blé. D.

BLANCHET:apolon, brassière, camisole. L.

BLASER: panser une plaie avec un liquide. D.

BLASPHÊME: blême. H.-N.

BLINDER; BLINGUER: action de jeter des palets pour voir lequel des joueurs sera le plus près du but et jouera le premier. D.

BLO: pièce de bois qu'on met sous une autre pour l'éloigner de terre. D.

BLOUGUE: boucle.--BLOUGUER: boucler. H.-N.

BOBOS: sabots (terme enfantin). H.-N.

BOËTER; BOTER se dit d'un chemin dont laboe(boue) s'enlève par plaques en marchant.

BOILLONNIÈRE: lieu dangereux par lesboillonsoubouillons; endroits du sol où l'eau bouillonne et sourd.

BOISE: gros morceau de bois; poutre. H.-N.--Petite règle ou bâton de bois, mince et large.Doler la boise: chercher à capter les bonnes grâces à force de souplesse. H.-N.

BOISIQUIER: faire du menu bois; en chercher. L.

BOISSONNER: s'occuper deboissonneries.--BOISSONNERIES: choses de peu de valeur, de mince importance. L.

BONETTE: coiffure de femme. De la partie antérieure s'avance une sorte de visière, souvent garnie de dentelle.

BOQUILLON: bûcheron.

BORDILLER: être près de.Bordiller60 ans. D.

BOUCANE: maison de chétive apparence. D.

BOUCAR: bocal, carafe. H.-N.

BOUCHEROT: mauvais boucher. H.-N.

BRIQUET: tête, cervelle. H.-N.

BRONGNES: tétins de truie. D.

BROQUE-A-Z-YEUX (NE VOIR): être dans une obscurité complète. H.-N.

BROSQUIN: brodequin.

BROSSE: effet métaphorique de labrossequi enlève et fait disparaître. Ça faitbrosse: c'est une affaire manquée ou une espérance déçue.

BROTILLONS: petites broutilles.

BROU: gui H.-N.

BROUACHINAGE: bruine.--BROUACHINER: bruiner.

BROUAS: Enfant qui a la figure sale. D.

BROUASSE:brouéepassagère. BROUASSER en est le verbe.

BROUET: épidémie. D.

BROUILLARDER: bruiner. H.-N.

BROUIR: aller trop vite. H.-N.

BRUCHER: broncher. H.-N.

BRUILLE. Voyez BREUILLE.

BRUILLOT: oiseau qui n'a que labruille.

BRULÉE (s. f.): rossée.

BRULEUSE: diarrhée.

BU: qui a beaucoup bu. Hommebu: homme ivre.

BUETTE: petite ouverture dans un mur, dans un toit.

BUEUILLIER: beugler.

BUIE. Voyez BIE.

BUNE: bouchon qui sert de but au petit palet.

BUQUETTE: courte paille. H.-N.

BUQUILLÉE; BUQUILLIE: amas de bûchettes sans consistance. Tomber comme unebûquillie: tomber sans soutien.

BUQUILLIER: ramasser desbûquettes(des bûchettes). L.

BUTIN: mobilier de peu d'importance. D.

BUTTE: bouchon qui sert au jeu de labutte. H.-N.

BUTTÉE: argent placé sur labutteoubouchon.


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