Je vis qu'elle était jalouse, et je l'en aimai avantage. Mais j'étais encore trop libertin pour me borner à foutre uniquement celle que j'aimais le mieux.
La Brideconnin nous apporta de la limonade. Elle boitait de naissance, mais d'une manière voluptueuse. Elle était coiffée en cheveux, et, quoique grêlée, très provocante. Je le dis à ma fille. Conquette-Ingénue me répondit:
— Dès avant nos parties, son mari voulait me le mettre; mais il me déplaît. La femme a demandé, depuis qu'ils ont tout vu, à me gamahucher. Tous deux m'adorent. Je ne leur avais, jusqu'au boulevari d'hier, laissé baiser que mon pied. Le mari enconne sa femme dès que je le veux. C'est un amusement que je me donnais dans la semaine; je n'avais besoin que de m'asseoir en vue de Brideconnin, les jupes troussées jusqu'au mollet; il est tellement excité par ma mi-jambe et mon pied, qu'il se jette sur la putain, et la fout tant que je veux; en haussant toujours un peu la jupe. Enfin, s'il aperçoit un commencement la cuisse, il hurle de luxure. Un jour, trop échauffée par ce que je voyais, je me donnai de l'air au con, en le découvrant. Le fouteur s'est mis â braire, en fourgonnant avec fureur. Il déchargeait, refourgonnait, et allait se tuer, quand sa femme me regarda… Elle se hâta de décharger, et vint me baisser les jupes. Alors Brideconnin épuisé se trouva mal.
A ce récit de Conquette, je rebandais. Mais je me remis le vit et les couilles dans l'eau, et, bien rafistolé, je sortis sans finaler. Nous fûmes tous sages le reste de la semaine.
Chapitre XLVII Du rabachage à faire bandocher.
Le dimanche arrivé, tout notre monde accourut, à l'exception de Rosemauve, qui se dit malade. Tendrelys vint seule, et d'elle-même. Traitdamour ne l'avait pas trouvée chez elle, et il était déjà fâché. Mais il fut ravi, en entrant avec sa soeur et sa maîtresse, de la voir auprès d'Ingénue, qui lui suçait le sein découvert!… Il l'en remercia, en lui baisant le cul et le con. Cordaboyau et Brisemote arrivèrent les derniers. On se mit à table, dès que Cordaboyau, envoyé chez Rosemauve, eut annoncé qu'elle ne viendrait pas. Il remit en même temps un billet de la malade pour ma fille. Ingénue le parcourut bas d'abord; puis elle nous le passa. Traidamour lut par mes ordres. Le voici:
'Divine amie! Reçois les actions de grâces que je rends à ton connin et à tes souliers… Hier jeudi fête-Dieu (la lettre était du vendredi), j'avais mis la chaussure que tu m'as prêtée, pour faire bander un clerc de notaire, amant de ma soeur Rosalbe, à laquelle je le voulais enlever. J'avais aussi ton grand bonnet battant-l'oeil, qui me va si bien, à cause de mes grands yeux noirs, la robe, la jupe blanche sur fond rose, comme toi. Je m'avisai de me donner ton joli tour de cul. Dans la rue des Cinq-diamants, j'entendis derrière moi: "C'est elle!… Oui, c'est elle! c'est ma déesse!…" On m'aborde. "Ah! ma belle! vous voilà si près de chez moi, que vous y monterez, puisque votre père y est venu!…" Il m'a pris le bras; je me suis laissée mener; pensant bien qu'en me reconnaissant, il me laisserait aller, surtout après m'avoir foutue. Point! il ne se désabuse pas!… Il est vrai qu'il m'avait introduite dans un appartement au premier à très sombre jour. Il tombe à mes genoux, ou plutôt aux vôtres. "Vos traits, belle Saxancour, sont un peu différents de ce qu'ils m'avaient paru; mais vous n'en êtes pas moins une brune adorable. C'est que j'ai toujours plus regardé vos pieds, dont je suis fou, que votre visage, tout charmant qu'il est. Aussi les reconnais-je parfaitement, ainsi que tout le reste de votre parure… M'aimerez-vous?" J'ai cru devoir répondre oui. "Ah! je suis trop heureux!" Il m'a pris mille baisers, en me faisant darder la langue, m'a patiné les tétons, saisi la motte, renversée sur un large sofa, troussée, foutue… J'ai remué du cul! je lui ai donné du plaisir… Ah! vous me connaissez?… Ça fait, il m'a présenté à laver, m'a fait lui verser de l'eau sur le vit, m'a essuyé con et cul, m'a baisé la motte et les fesses; puis a dit à sa femme de charge: "Le dîner est-il prêt?" — "Dans un demi-quart d'heure" — "Après le verre d'Alicante, descendons, ma belle!" Nous sommes descendus chez le notaire voisin. Six mille francs par an, 500 francs par moi, d'avance… J'ai signé la minute, et je suis remontée dotée, comme j'étais descendue foutue. Nous avons dîné tête-à-tête. Dès que les domestiques ont été retirés, il m'a fait mettre à nu mes tétons; puis il m'a enivrée de champagne. Il s'est lavé le vit dans un verre mousseux. Je l'ai aussitôt avalé… Enchanté de ce trait, il m'a mis son vit sur les lèvres. Je le lui ai embouché, sucé! Il s'est récrié de plaisir, en me disant: "Tu es ma déesse, la putain faite pour moi. Je ne veux pas te décharger en bouche; je veux garder mon foutre pour ton con. Montre-le-moi, que je le baise; et adieu jusqu'à demain… Mon carrosse! (a-t-il dit à sa femme de charge, qui m'épongeait le cul et le con). Il m'a remenée.
J'aurai mon appartement chez lui ce soir. Je suis restée tard au lit, y étant toute embaumée, et enveloppée dans deux peaux de veaux, qui m'ont été apportées hier soir encore chaudes; afin d'avoir la peau des cuisses et des fesses presque aussi satinée que vous. Ainsi, belle Conquette! je vous dois ma fortune. J'en remercie votre adorable con, et surtout votre voluptueuse chaussure. En chemin, mon généreux fouteur m'a promis que dans très peu de temps il me ferait enculer en sa présence, par un joli jockey, auquel il s'est déjà fait enculer lui-même deux fois, dans deux circonstances où il avait ressenti au trou du cul un violent prurit. C'a été son expression. Adieu… ou avit, ô divine fouteuse!'
Nous fûmes tous ébahis! Tendrelys embrassa Conquette-Ingénue, en s'écriant:
— Ah! si l'on vous connaissait!…
Je voulais aller détromper mon gendre volé. Ma fille m'en empêcha:
— Il n'était l'amant que de ma chaussure; il ne lui est pas infidèle; il a tout ce qu'il lui faut.
Tendrelys applaudit à cette réponse:
— Je ne dis mot: mais je n'en pense pas moins, ajouta-t-elle.
La Brideconnin, pour être plus à nos parties, qui lui donnaient des plaisirs inconnus, avait fait venir chez elle, ce jour-là, une soeur de son mari, fort grêlée; mais la plus provocante tétonnière de 18 ans qu'on puisse voir. La garce ne croyait pas que la laideron tenterait, toutes nos dames étant jolies, et deux parfaitement belles. Ce fut cette tétonnière, faite au tour, à taille guêpée, comme les Comtoises, qui nous servit. Mais dès qu'elle eut fait bander, pour lui éviter de la peine, les hommes allèrent chercher les assiettes… Au dessert, on me somma de raconter l'histoire des cons dépucelés dont avait parlé Minone, et que Mme Ingénue-Conquette m'avait empêché de faire à souper, de peur qu'elles ne fussent trop savoureuses! J'y consentis.
Chapitre XLVIII Histoire des phénix dénichés.
Je vais (dis-je en m'essuyant la bouche, et baisant les tétons de mon active fouteuse) vous conter comment j'ai dépucelé Victoire-Beauxtalons; Virginie-Moteblonde; Rosalie-Con-Rose, ainsi que Suzonète, sa soeur cadette; Manon-Aurore-Sourismignard; Léonor-Robé, femme de Margâne le parfumeur; la seconde et la troisième Consfriands, Saccadine et Voixflûtée.
La première fois que je vis la voluptueuse Beauxtalons, elle était en déshabillé brun, bas fins de coton, souliers de maroquin noir; talons plus hauts que ceux de Conquette. Elle me donna des désirs violents; je la suivis; c'était le soir. Elle entra dans l'allée à côté de la boutique de sa mère. L'escalier était obscur. J'étais sur ses talons. Elle ouvrit le premier, dont les volets étaient fermés. Nuit profonde. J'étais entré avec elle.
— Ah! c'est vous, Monsieur Copahü, dit-elle en m'entendant respirer…
Je lui mis la main sous la jupe.
— Oh! voilà toujours comme vous faites!… Laissons donc les volets fermés.
Je cherchais un lit. Elle y recula. Je l'y renversai.
— Mon dieu! allez, que vous êtes terrible!
Et elle s'arrangeait néanmoins commodément pour tous deux.J'insère. Elle riposte, en disant:
— Il faut bien faire comme ça, sans quoi vous dites qu'on ne vous aime pas.
La jouissance fut délicieuse, quoique simple et sans accessoires. Mais Victoire était si belle, et je l'avais tant désirée!… Je voulais sortir sans être connu. On frappa. Je suivis ma monture effrayée qui courait ouvrir, quoique je la retinsse. en disant:
— C'est ma mère, ou ma soeur. Restez ou sortez, comme il vous conviendra?
— Je sors.
Elle
[ici s'arrête le volume imprimé]