Comme la rose, hélas ! que déjà l’on voit pendre,Et le brillant insecte, et le merle enjoué,La mort emportera cet amour grave et tendreDont je n’étais pas digne et que tu m’as voué.Certain soir où l’automne engourdira ta peine,Tu la croiras bien loin de ton corps sans vigueur,Et tout à coup son souffle emplira ton haleine,Sa main, brutalement, s’appuiera sur ton cœur.Alors, le front fidèle où vivait ma mémoirePrendra du marbre dur la froideur et l’éclat,Et nous aurons vécu, nous serons de l’histoire,Moi pour quelques grimauds, toi pour ton dernier chat !
Comme la rose, hélas ! que déjà l’on voit pendre,
Et le brillant insecte, et le merle enjoué,
La mort emportera cet amour grave et tendre
Dont je n’étais pas digne et que tu m’as voué.
Certain soir où l’automne engourdira ta peine,
Tu la croiras bien loin de ton corps sans vigueur,
Et tout à coup son souffle emplira ton haleine,
Sa main, brutalement, s’appuiera sur ton cœur.
Alors, le front fidèle où vivait ma mémoire
Prendra du marbre dur la froideur et l’éclat,
Et nous aurons vécu, nous serons de l’histoire,
Moi pour quelques grimauds, toi pour ton dernier chat !