En ce frais paysage où chante au loin la vigne,Parmi nos cerisiers, nos fraisiers, nos cassis,Serait-il point charmant et d’un autre âge digneQue nous renouvelions Philémon et Baucis ?Plus se tassait en eux la vieillesse inféconde,Plus le désir de vivre emplissait leurs regards,Et près d’un siècle entier s’écoula pour le mondeSans désunir les mains de ces heureux vieillards.
En ce frais paysage où chante au loin la vigne,
Parmi nos cerisiers, nos fraisiers, nos cassis,
Serait-il point charmant et d’un autre âge digne
Que nous renouvelions Philémon et Baucis ?
Plus se tassait en eux la vieillesse inféconde,
Plus le désir de vivre emplissait leurs regards,
Et près d’un siècle entier s’écoula pour le monde
Sans désunir les mains de ces heureux vieillards.