NOVEMBRE

Mollement, tristement, l’averse bat la plaine,Son fluide réseau tient l’horizon captif,La feuille morte abonde en la morte fontaine,Le tourtereau mouillé roucoule un chant plaintif.Novembre, noir fourrier de l’hiver, quand la faceDe chacun de tes jours se montre à mes carreaux,Je sens mon cœur se fondre, et méprise l’audace,Et vais goûter l’espoir aux portes des tombeaux.

Mollement, tristement, l’averse bat la plaine,

Son fluide réseau tient l’horizon captif,

La feuille morte abonde en la morte fontaine,

Le tourtereau mouillé roucoule un chant plaintif.

Novembre, noir fourrier de l’hiver, quand la face

De chacun de tes jours se montre à mes carreaux,

Je sens mon cœur se fondre, et méprise l’audace,

Et vais goûter l’espoir aux portes des tombeaux.


Back to IndexNext