Écoute, un vent léger fait bruire la feuille.Entends-tu notre chien plaintivement gémir ?Ayant chanté le soir, l’oiseau va s’endormir ;Le moindre bruit des champs, l’oreille le recueille.Est-ce ta chevelure, est-ce le chèvrefeuilleOu la mourante rose avant de se flétrirQui répand ce parfum lent à s’évanouir ?Pour s’y fondre, il suffit que notre amour le veuille.Des lointaines maisons abandonnant les toits,Ce qui fut la clarté fuit au sommet des bois.Ferme les yeux, mon ange, oublions, ma colombe !La nuit nous guette, avec le farouche baiserQui, nous ayant rompus, nous fera reposerDans un silence égal à celui de la tombe.
Écoute, un vent léger fait bruire la feuille.
Entends-tu notre chien plaintivement gémir ?
Ayant chanté le soir, l’oiseau va s’endormir ;
Le moindre bruit des champs, l’oreille le recueille.
Est-ce ta chevelure, est-ce le chèvrefeuille
Ou la mourante rose avant de se flétrir
Qui répand ce parfum lent à s’évanouir ?
Pour s’y fondre, il suffit que notre amour le veuille.
Des lointaines maisons abandonnant les toits,
Ce qui fut la clarté fuit au sommet des bois.
Ferme les yeux, mon ange, oublions, ma colombe !
La nuit nous guette, avec le farouche baiser
Qui, nous ayant rompus, nous fera reposer
Dans un silence égal à celui de la tombe.