Modes

«En Russie, un homme qui rit est un comédien, un flatteur ou un ivrogne.«N'écoutez pas la forfanterie des Russes; ils prennent le faste pour l'élégance, le luxe pour la politesse, la police et la peur pour les fondements de la société. A leur sens, être discipliné, c'est être civilisé. Ils oublient qu'il y a des sauvages de moeurs très douces et des soldats fort cruels. Malgré toutes leurs prétentions aux bonnes manières, malgré leur instruction superficielle et leur profonde corruption précoce, malgré leur facilité à deviner et à comprendre le positif de la vie, les Russes ne sont pas encore civilisés. Ce sont des Tartares enrégimentés rien de plus. La société, telle que ses souverains l'ont faite, n'est qu'une immense serre-chaude remplie de jolies plantes exotiques. D'ailleurs, quelle que soit l'apparence des choses, il y a au fond de tout la violence et l'arbitraire. On y a rendu la tyrannie calme à force de terreur: voilà jusqu'à ce jour, la seule espèce de bonheur que ce gouvernement ait su procurer à ses peuples.»ModesCostume d'intérieur.--Robe de chambre.Il n'est donc pas rare de retrouver dans son boudoir, près d'un feu vif et clair, et revêtue d'une robe de chambre en velours dont les ouvertures lacées permettent d'apercevoir une riche jupe de dessous telle que nous la représentons ici, la femme élégante que l'on a rencontrée dans la matinée à la promenade ou en visite avec une tout autre toilette... Le matin, en effet, elle avait une robe à volant plat, collet à châle renversé, manches à la Suissesse, ornées de jockey étagés; elle portait à la main l'ombrelle douairière de Verdier, destinée à protéger contre les rayons d'un soleil rare, mais perfide, les couleurs si tendres d'un chapeau de crêpe, costume dont nous avons donné la gravure dans notre dernier numéro.Chacune des quatre saisons de l'année ramenait autrefois à son ouverture et à un jour invariablement fixé l'adoption simultanée d'un costume spécial dont les étoffes, et nous dirons presque les couleurs, étaient à l'avance déterminées.Cette coutume générale était-elle une conséquence forcée retour plus régulier des saisons, ou tenait-elle seulement à un cérémonial obligé dont nous nous sommes depuis longtemps affranchis? C'est un problème dont nos lectrices peuvent chercher la solution.Toujours est-il que l'instabilité du printemps et les brusques variations de l'atmosphère ne nous permettent pas de faire aujourd'hui ce que nous faisions autrefois.Ne déplorons donc pas ces alternatives de froid et de chaud: la mode vit de contrastes.On a annoncé la découverte de la suite duDon Juande lord Byron; la nouvelle a fait son tour d'Europe.L'Illustrationa cru pouvoir risquer l'innocente plaisanterie de donner le dix-septième chant comme un fragment de cette prétendue découverte. Beaucoup y ont été pris. Les éditeurs français des traductions de Byron nous ont proposé de traiter pour le droit d'insérer cette suite dans leurs éditions. Des traducteurs allemands nous ont écrit de leur adresser l'original pour faire connaître le chef-d'oeuvre à leurs concitoyens. Cette note répondra à tous, même à laRevue de Paris, qui a eu besoin pour deviner la chose, qu'on lui dise le nom de l'auteur.Correspondance.Réponses.A M. d'O--M. N. a refusé de laisser dessiner son portrait. Peut-être sa qualité de fonctionnaire public nous autorisait-elle à passer outre et nous en aurions les moyens, mais nous croyons devoir respecter sa volonté et sa modestie, vertu trop rare par les temps qui court pour qu'on ne s'incline pas devant elle.A M. R... de Nancy--Nous n'oublions pas l'industrie. Nous publierons certainement ce qui se produira de nouveau et d'intéressant dans cette série, sans attendre, croyez-le bien, l'exposition des produits de l'industrie de 1844, qui, sans doute, nous fournira un grand nombre de sujets intéressants et variés Une branche de l'industrie appellera surtout notre attention dès cette année: c'est celle qui se rapproche de l'art et qui contribue le plus à former le goût public.A M. B...--On grave une autre carte des chemins de fer en France, beaucoup plus étendue et plus complète, et on donnera successivement des des cartes semblables pour d'autre pays.A M. J. T..., de Rouen et autres.--Le 4e numéro est réimprimé.A madame A... de Sedan.--Non-seulement cette vue, madame, mais beaucoup d'autres sur le même sujet. Les plaisirs varient suivant lis saisons; à notre début, c'étaient les concerts et les bals qui dominaient» ensuite est venu le Salon, puis les courses. Voici le temps des fêtes des environs de Paris, des bains, des voyages. Notre tâche est de suivre le courant naturel de actualités: nous nous exerçons à saisir au passage tout ce qui peut exciter la curiosité et l'intérêt. Avec du zèle, nous arriverons à ce qu'il faut de rapidité et d'universalitéA M. V. G... de Barèges.--A défaut de dessin, une vue au daguerréotype suffira.A M. I. B...--La place a manqué.A M. T. D...--La question n'a rien d'indiscret Voici la réponse: cinq mille deux cents; et nous espérons mieux.A M. L. R. d.--La gravure demandée passera dans le prochain numéro.A M. S. P. Dum.--Ce n'est point de l'indécision, c'est de la prudence. Dès que les inconvénients n'existeront plus, nous commencerons.A. M. D... de Provins.--Les deux séries s'organisent; elles offraient de grandes difficultés. Il fallait s'assurer de correspondances lointaines. Il eût été facile de supposer ce que nous ne savions pas, d'appeler l'imagination à notre aide; nous avons préféré attendre et être sincères.A M. Ad. C... de Marseille.--L'article n'a pas été inséré, parce qu'il contenait des personnalités offensantes pour une personne dont l'âge et le caractère doivent commander le respect, même de ceux qui ne partagent pas ses opinions.A M. M. F... de Cahors--L'idée est excentrique: nous l'acceptons, quoique avec un peu de crainte.A mademoiselle El. M...--Nous recevons la communication de ce dessin avec plaisir,A M. le colonel R...--La place a manqué: les deux portraits seront publiés en juin.A M. Ch. Q... de Lyon--Ce Mirait désirable, sans doute, mais c'est impossible. La gravure en taille-douce est trop lente et trop coûteuse; elle exigerait deux tirages. On ne peut pas espérer raisonnablement une exécution très rapide et toujours parfaitement agréable. Ceux qui savent à quel degré d'inhabileté et d'inexpérience était encore l'art de la gravure sur bois en France il y a dix ans, loin d'être sévères s'étonnent et nous tiennent compte de nos efforts. Les burins travaillent jour et nuit. Il n'y avait pas en France, jusqu'à ce jour, un pareil exemple d'activité.A M. Lob., de Nantes--Certains malheurs ne peuvent pas et ne doivent pas être représentés. En France, il y a une pudeur, dans la pitié publique, que l'on ne blesserait pas en vain.A M. H. B. X... Fontaines-Saint-Georges--Nous ne pouvons pas prendre à cet égard d'engagement définitif. Un journal conçu sur un plan nouveau ne vient pas au jour tout formé: il grandit peu à peu sous les regards du public. Il n'en est pas de même lorsqu'on se borne à imiter dans toutes leurs parties des journaux déjà existants; il ne serait pas juste de nous appliquer la même mesure.A M. C. C., d'Abbeville.--En 1825. C'est un sujet trop rétrospectif, et qui ne pourra être traité qu'à l'occasion d'un fait nouveau.A. M. Mel. Lo.--Le mémoire est d'un grand intérêt, mais trop long. Il devrait être réduit de plus d'un tiers. Nous confierons le dessin à un artiste habile, et, si l'on consent à la réduction, la publication pourra avoir lieu dans quinze jours.A. M. Del., d'Auxerre.--Les portraits d'O'Connell et du docteur Chalmers doivent paraître dans le prochain numéro.A. M. Rel., de Montereau--Une vue de votre maison ne serait-elle pas mieux placée dans lesPetites affiches.A. M. Val., de Paris--A M. Ren., de Montpellier.--Nous avancerons désormais d'un jour la publication.A M. de P., de Brest--L'observation est juste. Sous l'ancien régime (et nous ajouterons pendant la Révolution et sous l'Empire), un journal illustré aurait eu peut-être plus de scènes variées, plus de fêtes plus d'originalités à présenter à ses lecteurs. L'égalité de rang et de fortune a conduit à plus d'uniformité; mais cette égalité est loin d'être parfaite, et nous espérons montrer que notre époque est encore assez riche en événements pour que l'intérêt de notre Recueil languisse rarement. Ce sont d'ailleurs les faits du monde entier, la vie de tous les peuples que nous avons le projet de représenter à nos lecteurs.Amusements des sciences.SOLUTION DES QUESTIONS PROPOSÉES DANS LE DERNIER NUMÉRO.I. La série qui résout la question est celle des poids 1, 3, 9, 27, 81, 243, 729, etc., dont chacun est triple du précédent. Mais il faut que ces divers poids soient combinés entre eux, d'une manière convenable, sur les deux plateaux de la balance. Ils ne pourraient pas servir comme ceux de la série 1, 2, 4, 8, 16, 32, si l'on imposait la condition de ne les placer que sur un seul plateau. Ainsi, par exemple, 2 étant la différence de 3 et de 1, le poids 2 s'obtiendra en plaçant 3 sur un des plateaux et 1 sur l'autre. 3 est la différence de 9 d'une part et de 3 plus 1 d'autre part.Supposons qu'il s'agisse de peser ainsi un corps dont le poids est de 368 grammes, 368 tombe entre 243 et 729; il surpasse 364, moitié de 728; on le considérera donc comme la différence entre 729 et 361, et on mettra le poids 729 sur l'un des plateaux. 361 se compose de 243 et de 118; 118 se compose de 81 et de 37; 37 se compose de 27 et de 10; 10 se compose de 9 et de I. Il suffira donc de mettre sur l'autre plateau les poids 243, 81, 27, 9 et 1.On verra de la même manière que l'on formerait le poids 866 en plaçant sur un des plateaux de la balance les poids 729, 243 et 3, ce qui donne 975, et en plaçant sur l'autre plateau les poids 81, 27 et 1, ce qui donne 109.Le poids le plus considérable que l'on puisse évaluer avec la série allant jusqu'à 729, dont le triple vaut 2187, est la moitié de 2186 ou 1093.II. Le tableau ci-après donne la solution de la seconde question:Vase           Vase          Vasede 12 litres,   de 7 litres,   de 5 litres.1º           12               0              02º            7               0              53º            7               5              04º            2               5              55º            2               7              36º            9               0              37º            9               3              08º            4               3              59º            4               7              110º          11               0              111º          10               1              012º           6               1              513º           6               6              0L'explication de ce tableau est tout-à-fait analogue à celle des tableaux du précédent numéro (page 208).NOUVELLES QUESTIONS À RÉSOUDREI. Partager un sou (la vingtième partie du franc) entre vingt personnes, en donnant la même part à chacune.II. Faire parcourir au cavalier du jeu des échecs toutes les cases de l'échiquier l'une après l'autre, sans passer deux fois sur la même.RébusEXPLICATION DU DERNIER RÉBUS.Les grandes pensées viennent du coeur.Proclamation.

«En Russie, un homme qui rit est un comédien, un flatteur ou un ivrogne.

«N'écoutez pas la forfanterie des Russes; ils prennent le faste pour l'élégance, le luxe pour la politesse, la police et la peur pour les fondements de la société. A leur sens, être discipliné, c'est être civilisé. Ils oublient qu'il y a des sauvages de moeurs très douces et des soldats fort cruels. Malgré toutes leurs prétentions aux bonnes manières, malgré leur instruction superficielle et leur profonde corruption précoce, malgré leur facilité à deviner et à comprendre le positif de la vie, les Russes ne sont pas encore civilisés. Ce sont des Tartares enrégimentés rien de plus. La société, telle que ses souverains l'ont faite, n'est qu'une immense serre-chaude remplie de jolies plantes exotiques. D'ailleurs, quelle que soit l'apparence des choses, il y a au fond de tout la violence et l'arbitraire. On y a rendu la tyrannie calme à force de terreur: voilà jusqu'à ce jour, la seule espèce de bonheur que ce gouvernement ait su procurer à ses peuples.»

Costume d'intérieur.--Robe de chambre.

Il n'est donc pas rare de retrouver dans son boudoir, près d'un feu vif et clair, et revêtue d'une robe de chambre en velours dont les ouvertures lacées permettent d'apercevoir une riche jupe de dessous telle que nous la représentons ici, la femme élégante que l'on a rencontrée dans la matinée à la promenade ou en visite avec une tout autre toilette... Le matin, en effet, elle avait une robe à volant plat, collet à châle renversé, manches à la Suissesse, ornées de jockey étagés; elle portait à la main l'ombrelle douairière de Verdier, destinée à protéger contre les rayons d'un soleil rare, mais perfide, les couleurs si tendres d'un chapeau de crêpe, costume dont nous avons donné la gravure dans notre dernier numéro.

Chacune des quatre saisons de l'année ramenait autrefois à son ouverture et à un jour invariablement fixé l'adoption simultanée d'un costume spécial dont les étoffes, et nous dirons presque les couleurs, étaient à l'avance déterminées.

Cette coutume générale était-elle une conséquence forcée retour plus régulier des saisons, ou tenait-elle seulement à un cérémonial obligé dont nous nous sommes depuis longtemps affranchis? C'est un problème dont nos lectrices peuvent chercher la solution.

Toujours est-il que l'instabilité du printemps et les brusques variations de l'atmosphère ne nous permettent pas de faire aujourd'hui ce que nous faisions autrefois.

Ne déplorons donc pas ces alternatives de froid et de chaud: la mode vit de contrastes.

On a annoncé la découverte de la suite duDon Juande lord Byron; la nouvelle a fait son tour d'Europe.L'Illustrationa cru pouvoir risquer l'innocente plaisanterie de donner le dix-septième chant comme un fragment de cette prétendue découverte. Beaucoup y ont été pris. Les éditeurs français des traductions de Byron nous ont proposé de traiter pour le droit d'insérer cette suite dans leurs éditions. Des traducteurs allemands nous ont écrit de leur adresser l'original pour faire connaître le chef-d'oeuvre à leurs concitoyens. Cette note répondra à tous, même à laRevue de Paris, qui a eu besoin pour deviner la chose, qu'on lui dise le nom de l'auteur.

A M. d'O--M. N. a refusé de laisser dessiner son portrait. Peut-être sa qualité de fonctionnaire public nous autorisait-elle à passer outre et nous en aurions les moyens, mais nous croyons devoir respecter sa volonté et sa modestie, vertu trop rare par les temps qui court pour qu'on ne s'incline pas devant elle.

A M. R... de Nancy--Nous n'oublions pas l'industrie. Nous publierons certainement ce qui se produira de nouveau et d'intéressant dans cette série, sans attendre, croyez-le bien, l'exposition des produits de l'industrie de 1844, qui, sans doute, nous fournira un grand nombre de sujets intéressants et variés Une branche de l'industrie appellera surtout notre attention dès cette année: c'est celle qui se rapproche de l'art et qui contribue le plus à former le goût public.

A M. B...--On grave une autre carte des chemins de fer en France, beaucoup plus étendue et plus complète, et on donnera successivement des des cartes semblables pour d'autre pays.

A M. J. T..., de Rouen et autres.--Le 4e numéro est réimprimé.

A madame A... de Sedan.--Non-seulement cette vue, madame, mais beaucoup d'autres sur le même sujet. Les plaisirs varient suivant lis saisons; à notre début, c'étaient les concerts et les bals qui dominaient» ensuite est venu le Salon, puis les courses. Voici le temps des fêtes des environs de Paris, des bains, des voyages. Notre tâche est de suivre le courant naturel de actualités: nous nous exerçons à saisir au passage tout ce qui peut exciter la curiosité et l'intérêt. Avec du zèle, nous arriverons à ce qu'il faut de rapidité et d'universalité

A M. V. G... de Barèges.--A défaut de dessin, une vue au daguerréotype suffira.

A M. I. B...--La place a manqué.

A M. T. D...--La question n'a rien d'indiscret Voici la réponse: cinq mille deux cents; et nous espérons mieux.

A M. L. R. d.--La gravure demandée passera dans le prochain numéro.

A M. S. P. Dum.--Ce n'est point de l'indécision, c'est de la prudence. Dès que les inconvénients n'existeront plus, nous commencerons.

A. M. D... de Provins.--Les deux séries s'organisent; elles offraient de grandes difficultés. Il fallait s'assurer de correspondances lointaines. Il eût été facile de supposer ce que nous ne savions pas, d'appeler l'imagination à notre aide; nous avons préféré attendre et être sincères.

A M. Ad. C... de Marseille.--L'article n'a pas été inséré, parce qu'il contenait des personnalités offensantes pour une personne dont l'âge et le caractère doivent commander le respect, même de ceux qui ne partagent pas ses opinions.

A M. M. F... de Cahors--L'idée est excentrique: nous l'acceptons, quoique avec un peu de crainte.

A mademoiselle El. M...--Nous recevons la communication de ce dessin avec plaisir,

A M. le colonel R...--La place a manqué: les deux portraits seront publiés en juin.

A M. Ch. Q... de Lyon--Ce Mirait désirable, sans doute, mais c'est impossible. La gravure en taille-douce est trop lente et trop coûteuse; elle exigerait deux tirages. On ne peut pas espérer raisonnablement une exécution très rapide et toujours parfaitement agréable. Ceux qui savent à quel degré d'inhabileté et d'inexpérience était encore l'art de la gravure sur bois en France il y a dix ans, loin d'être sévères s'étonnent et nous tiennent compte de nos efforts. Les burins travaillent jour et nuit. Il n'y avait pas en France, jusqu'à ce jour, un pareil exemple d'activité.

A M. Lob., de Nantes--Certains malheurs ne peuvent pas et ne doivent pas être représentés. En France, il y a une pudeur, dans la pitié publique, que l'on ne blesserait pas en vain.

A M. H. B. X... Fontaines-Saint-Georges--Nous ne pouvons pas prendre à cet égard d'engagement définitif. Un journal conçu sur un plan nouveau ne vient pas au jour tout formé: il grandit peu à peu sous les regards du public. Il n'en est pas de même lorsqu'on se borne à imiter dans toutes leurs parties des journaux déjà existants; il ne serait pas juste de nous appliquer la même mesure.

A M. C. C., d'Abbeville.--En 1825. C'est un sujet trop rétrospectif, et qui ne pourra être traité qu'à l'occasion d'un fait nouveau.

A. M. Mel. Lo.--Le mémoire est d'un grand intérêt, mais trop long. Il devrait être réduit de plus d'un tiers. Nous confierons le dessin à un artiste habile, et, si l'on consent à la réduction, la publication pourra avoir lieu dans quinze jours.

A. M. Del., d'Auxerre.--Les portraits d'O'Connell et du docteur Chalmers doivent paraître dans le prochain numéro.

A. M. Rel., de Montereau--Une vue de votre maison ne serait-elle pas mieux placée dans lesPetites affiches.

A. M. Val., de Paris--A M. Ren., de Montpellier.--Nous avancerons désormais d'un jour la publication.

A M. de P., de Brest--L'observation est juste. Sous l'ancien régime (et nous ajouterons pendant la Révolution et sous l'Empire), un journal illustré aurait eu peut-être plus de scènes variées, plus de fêtes plus d'originalités à présenter à ses lecteurs. L'égalité de rang et de fortune a conduit à plus d'uniformité; mais cette égalité est loin d'être parfaite, et nous espérons montrer que notre époque est encore assez riche en événements pour que l'intérêt de notre Recueil languisse rarement. Ce sont d'ailleurs les faits du monde entier, la vie de tous les peuples que nous avons le projet de représenter à nos lecteurs.

I. La série qui résout la question est celle des poids 1, 3, 9, 27, 81, 243, 729, etc., dont chacun est triple du précédent. Mais il faut que ces divers poids soient combinés entre eux, d'une manière convenable, sur les deux plateaux de la balance. Ils ne pourraient pas servir comme ceux de la série 1, 2, 4, 8, 16, 32, si l'on imposait la condition de ne les placer que sur un seul plateau. Ainsi, par exemple, 2 étant la différence de 3 et de 1, le poids 2 s'obtiendra en plaçant 3 sur un des plateaux et 1 sur l'autre. 3 est la différence de 9 d'une part et de 3 plus 1 d'autre part.

Supposons qu'il s'agisse de peser ainsi un corps dont le poids est de 368 grammes, 368 tombe entre 243 et 729; il surpasse 364, moitié de 728; on le considérera donc comme la différence entre 729 et 361, et on mettra le poids 729 sur l'un des plateaux. 361 se compose de 243 et de 118; 118 se compose de 81 et de 37; 37 se compose de 27 et de 10; 10 se compose de 9 et de I. Il suffira donc de mettre sur l'autre plateau les poids 243, 81, 27, 9 et 1.

On verra de la même manière que l'on formerait le poids 866 en plaçant sur un des plateaux de la balance les poids 729, 243 et 3, ce qui donne 975, et en plaçant sur l'autre plateau les poids 81, 27 et 1, ce qui donne 109.

Le poids le plus considérable que l'on puisse évaluer avec la série allant jusqu'à 729, dont le triple vaut 2187, est la moitié de 2186 ou 1093.

II. Le tableau ci-après donne la solution de la seconde question:

Vase           Vase          Vasede 12 litres,   de 7 litres,   de 5 litres.1º           12               0              02º            7               0              53º            7               5              04º            2               5              55º            2               7              36º            9               0              37º            9               3              08º            4               3              59º            4               7              110º          11               0              111º          10               1              012º           6               1              513º           6               6              0

L'explication de ce tableau est tout-à-fait analogue à celle des tableaux du précédent numéro (page 208).

NOUVELLES QUESTIONS À RÉSOUDRE

I. Partager un sou (la vingtième partie du franc) entre vingt personnes, en donnant la même part à chacune.

II. Faire parcourir au cavalier du jeu des échecs toutes les cases de l'échiquier l'une après l'autre, sans passer deux fois sur la même.

EXPLICATION DU DERNIER RÉBUS.

Les grandes pensées viennent du coeur.

Proclamation.


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