Correspondance.

Correspondance.A Madame A. D. N. J. B.--Le sexe n'y fait rien; l'antre sexe nous en adresse quelquefois qui ne sont pas meilleurs.A M. L., à Crécy-sur-Serre.--Envoyez la solution.A M. S. R.,à Paris.--Votre lettre est aimable. Ce que vous nous conseillez n'aurait d'intérêt que pour un petit nombre d'abonnés de Paris; les départements et l'étranger n'y auraient aucune part. Ces renseignements se trouvent d'ailleurs facilement.A M. G. H.--Envoyé au dessinateur.A M. P. D, à Suette.--A la bonne heure; mais de la place? Il y a pourtant note à prendre de votre lettre.A M. V. de M.--Envoyez votre souscription et celle de vos amis auNational, rue Lepelletier, n. 3.A M E. R. T.--Cet enfant a trop d'esprit. Vous savez le proverbe?--Vos initiales sont bien malheureuses, signez tout au long ou soyez plus spirituel.A M. G., à Viliers.--Nous acceptons l'offre avec reconnaissance.A M. F. A. de C., à Paris--L'Illustrationne s'est jamais engagée à donner une table des matières: celle qu'elle publie pour les abonnés qui conservent la collection, ne se donne pas, puisqu'elle n'est pas due; mais elle se vend à prix coûtant, et sans autre profit pour les éditeurs que d'être agréables à ceux qui peuvent tenir à ce complément.A. M., à I.--Il y a des sujets dont l'Illustrationdoit s'abstenir, tout en faisant des vœux pour la cause que vous défendez.A M. G., à Paris.--Vous êtes trop habile; il paraît que vous ne seriez content que si vous ne pouviez pas deviner. Le dernier a dû vous satisfaire.A M. J. C., à Paris.--Permettez-nous de vous dire que c'est une manie qui passe un peu de mode. Puisque vous savez l'anglais, traduisez-vous ce passage extrait d'une lettre de Londres:«Respecting the type, paper, engravings and text, I must say that great praise is due to the parties who have the direction of the several departments, since in my opinion the l'Illustration surpasses works of a similar nature published in this country.»A M. V. de M. à Paris.--Votre explication vaut l'autre, et le fait est possible.A M. L., à M.--On peut vous satisfaire; nous ne demandons pas mieux que d'être bien avec tout l'Univers.A M. T., à Reims.--Bien obligé.A M. S., à Paris et à Nantes.--Il sera fait comme vous le desirez.ModesEnfin voici passée la semaine de Longchamps, qui, bien qu'elle ait perdu son ancienne importance, reste toujours une époque de transition des modes d'hiver aux modes du printemps. Les premiers rayons de soleil ont fait hâter les toilettes nouvelles; on sait déjà ce qui se porte et ce qui se portera.Quelle que soit la rapidité d'improvisation de nos dessinateurs et de nos graveurs, nous sommes pourtant forcés, pour aujourd'hui, de nous borner à un dessin qui n'a pas été inspiré par cette solennité de la mode. La semaine prochaine, nos lecteurs et surtout nos lectrices trouveront, sur cette page, des spécimen de tout ce que nous venons de remarquer de plus rare et de mieux inventé dans ce concours du goût et de lafashionparisienne. Toutefois, nous pourrions dès aujourd'hui donner comme une préface de nos observations aux promenades de Longchamps.Occupons-nous, cependant, des costumes de chambre qui, pour affecter des airs simples, n'ont pas moins de recherche que les plus brillantes parures. Ainsi, nous avons les robes de chambre en royale marquise: étoffe de soie à raies satinées, sur laquelle serpente une guirlande de fleurs. Ces robes sont doublées de satin; elles sont ouatées et piquées à petits carreaux; on les borde assez souvent d'un velours large de deux doigts, de même nuance qu'une des rayures de la robe; les manches doivent être très-larges du bas, et avoir des sous-manches à bouillons séparés par des entre-deux; les poches sont indiquées par la même garniture de velours, qui tourne autour des ouvertures. La même robe se fait encore en cachemire doublé en soie d'une autre couleur que le dessus; on la borde d'une passementerie sur les devants, au bord des manches et des poches; ces dernières sont terminées par un nœud et des glands en soie, semblables à la cordelière qui serre la taille c'est le modèle que nous avons choisi pour notre dessin. Avec ce costume du matin, un bonnet de mousseline garni de dentelles et de rubans est obligatoire, ainsi qu'un mouchoir brodé à gros pois de couleur en point de chaînette. Les cols brodés se font tous très-petits, la broderie se continue sur les devants du fichu, car robes de chambre et robes de ville se font moins fermées qu'au commencement de l'hiver.Pour toilette du matin, on adopte assez les redingotes dont les corsages sont à revers garnis d'un plissé de rubans qui se continue sur le devant de la jupe. Les foulards ne sont pas seuls en faveur; il y a encore les pékinsBragance, les carreauxDuchesseles taffetas changeants, les rayures et les barèges.Les écharpes auront toujours un grand succès: elles sont si gracieuses, accompagnent si bien la taille sans la cacher, qu'on ne saurait y renoncer; aussi ce n'est partout qu'écharpes de cachemires, écharpes en soie du Levant aux couleurs variées, qui pour nous séduire se drapent avec toutes les coquetteries imaginables.Mais qu'est-ce que la fraîcheur des robes et des écharpes, si on la compare à celle des chapeaux et des capotes de crêpe: quoi de plus frais, de plus coquet que ces auréoles de gaze, de rubans et de fleurs qui entourent le visage? quoi de plus léger et de plus simple que les pailles cousues, ornées de rubans ponceau, vert, gros bleu ou écossais?On parle d'un changement dans la forme des chapeaux, ils deviendraient un peu plus grands et moins fermés; jusqu'ici, ce changement, s'il existe, est à peine visible. Nous verrons bientôt et qu'Alexandrine en décidera; elle dictera ses lois, qui sont toujours celles du bon goût, de la grâce, et d'avance on est disposé a y souscrire sans observation.Voitures.--Voici les nouvelles voitures adoptées par la mode, non pour Longchamps, car la mode interdit de les montrer à cette promenade, mais tous les jours ou pourra les voir passer dans l'avenue des Champs-Elysées.D'abord une élégante calèche à deux fonds égaux, menée à la d'Omont, ouFour in Hands; pour celle-ci, les domestiques doivent être à cheval ou assis à côté du cocher, mais jamais ils ne montent derrière.Ensuite une voiture légère, diteAméricaine, à quatre ou deux places, qui doit remplacer les cabriolets et les tilburys, tout à fait passés de mode. Le mérite de l'Américaineconsiste dans une grande légèreté, et c'est en cela seulement qu'elle a du rapport avec les tilburys.Puis les voitures fermées, à quatre places, en demi-coupé, appeléesClarence;elles peuvent être commodes, agréables même pour prendre l'air, parce quelles sont à six places; mais leur aspect n'est pas joli.Les couleurs des voilures se choisissent toujours dans les émaux des armoiries, et lorsque cela est possible on prend les mêmes couleurs que celles des livrées. Souvent cela ne se peut; exemple:--avec une livrée argent et gueules, on ne saurait avoir un carrosse semblable; alors on consulte les couleurs de l'écusson. Mais lorsque les livrées et les voitures peuvent être des mêmes couleurs, les équipages sont plus complètement aristocratiques.L'ancien coupé à deux places n'a rien perdu de sa vogue, c'est un agréable chez-soi; il est d'ailleurs si élégant et si gracieux, que rien ne saurait le remplacer.Longchamps en 1843.--Caricature de Cham.Avant et après le Carême.--Caricature de Cham.Amusements des Sciences.QUESTIONS A RÉSOUDRE.I. On donne deux carrés, et on demande de les découper en morceaux d'une forme telle qu'on puisse en recomposer un nouveau carré égal à la somme des deux autres.II. On donne plusieurs miroirs plans, la place de l'œil et celle d'un point lumineux. Il s'agit de trouver le chemin du rayon qui ira de l'objet à l'œil après une, deux, trois, quatre réflexions.Rébus.EXPLICATION DU DERNIER RÉBUSPoisson d'Avril.

A Madame A. D. N. J. B.--Le sexe n'y fait rien; l'antre sexe nous en adresse quelquefois qui ne sont pas meilleurs.

A M. L., à Crécy-sur-Serre.--Envoyez la solution.

A M. S. R.,à Paris.--Votre lettre est aimable. Ce que vous nous conseillez n'aurait d'intérêt que pour un petit nombre d'abonnés de Paris; les départements et l'étranger n'y auraient aucune part. Ces renseignements se trouvent d'ailleurs facilement.

A M. G. H.--Envoyé au dessinateur.

A M. P. D, à Suette.--A la bonne heure; mais de la place? Il y a pourtant note à prendre de votre lettre.

A M. V. de M.--Envoyez votre souscription et celle de vos amis auNational, rue Lepelletier, n. 3.

A M E. R. T.--Cet enfant a trop d'esprit. Vous savez le proverbe?--Vos initiales sont bien malheureuses, signez tout au long ou soyez plus spirituel.

A M. G., à Viliers.--Nous acceptons l'offre avec reconnaissance.

A M. F. A. de C., à Paris--L'Illustrationne s'est jamais engagée à donner une table des matières: celle qu'elle publie pour les abonnés qui conservent la collection, ne se donne pas, puisqu'elle n'est pas due; mais elle se vend à prix coûtant, et sans autre profit pour les éditeurs que d'être agréables à ceux qui peuvent tenir à ce complément.

A. M., à I.--Il y a des sujets dont l'Illustrationdoit s'abstenir, tout en faisant des vœux pour la cause que vous défendez.

A M. G., à Paris.--Vous êtes trop habile; il paraît que vous ne seriez content que si vous ne pouviez pas deviner. Le dernier a dû vous satisfaire.

A M. J. C., à Paris.--Permettez-nous de vous dire que c'est une manie qui passe un peu de mode. Puisque vous savez l'anglais, traduisez-vous ce passage extrait d'une lettre de Londres:

«Respecting the type, paper, engravings and text, I must say that great praise is due to the parties who have the direction of the several departments, since in my opinion the l'Illustration surpasses works of a similar nature published in this country.»

A M. V. de M. à Paris.--Votre explication vaut l'autre, et le fait est possible.

A M. L., à M.--On peut vous satisfaire; nous ne demandons pas mieux que d'être bien avec tout l'Univers.

A M. T., à Reims.--Bien obligé.

A M. S., à Paris et à Nantes.--Il sera fait comme vous le desirez.

Enfin voici passée la semaine de Longchamps, qui, bien qu'elle ait perdu son ancienne importance, reste toujours une époque de transition des modes d'hiver aux modes du printemps. Les premiers rayons de soleil ont fait hâter les toilettes nouvelles; on sait déjà ce qui se porte et ce qui se portera.

Quelle que soit la rapidité d'improvisation de nos dessinateurs et de nos graveurs, nous sommes pourtant forcés, pour aujourd'hui, de nous borner à un dessin qui n'a pas été inspiré par cette solennité de la mode. La semaine prochaine, nos lecteurs et surtout nos lectrices trouveront, sur cette page, des spécimen de tout ce que nous venons de remarquer de plus rare et de mieux inventé dans ce concours du goût et de lafashionparisienne. Toutefois, nous pourrions dès aujourd'hui donner comme une préface de nos observations aux promenades de Longchamps.

Occupons-nous, cependant, des costumes de chambre qui, pour affecter des airs simples, n'ont pas moins de recherche que les plus brillantes parures. Ainsi, nous avons les robes de chambre en royale marquise: étoffe de soie à raies satinées, sur laquelle serpente une guirlande de fleurs. Ces robes sont doublées de satin; elles sont ouatées et piquées à petits carreaux; on les borde assez souvent d'un velours large de deux doigts, de même nuance qu'une des rayures de la robe; les manches doivent être très-larges du bas, et avoir des sous-manches à bouillons séparés par des entre-deux; les poches sont indiquées par la même garniture de velours, qui tourne autour des ouvertures. La même robe se fait encore en cachemire doublé en soie d'une autre couleur que le dessus; on la borde d'une passementerie sur les devants, au bord des manches et des poches; ces dernières sont terminées par un nœud et des glands en soie, semblables à la cordelière qui serre la taille c'est le modèle que nous avons choisi pour notre dessin. Avec ce costume du matin, un bonnet de mousseline garni de dentelles et de rubans est obligatoire, ainsi qu'un mouchoir brodé à gros pois de couleur en point de chaînette. Les cols brodés se font tous très-petits, la broderie se continue sur les devants du fichu, car robes de chambre et robes de ville se font moins fermées qu'au commencement de l'hiver.

Pour toilette du matin, on adopte assez les redingotes dont les corsages sont à revers garnis d'un plissé de rubans qui se continue sur le devant de la jupe. Les foulards ne sont pas seuls en faveur; il y a encore les pékinsBragance, les carreauxDuchesseles taffetas changeants, les rayures et les barèges.

Les écharpes auront toujours un grand succès: elles sont si gracieuses, accompagnent si bien la taille sans la cacher, qu'on ne saurait y renoncer; aussi ce n'est partout qu'écharpes de cachemires, écharpes en soie du Levant aux couleurs variées, qui pour nous séduire se drapent avec toutes les coquetteries imaginables.

Mais qu'est-ce que la fraîcheur des robes et des écharpes, si on la compare à celle des chapeaux et des capotes de crêpe: quoi de plus frais, de plus coquet que ces auréoles de gaze, de rubans et de fleurs qui entourent le visage? quoi de plus léger et de plus simple que les pailles cousues, ornées de rubans ponceau, vert, gros bleu ou écossais?

On parle d'un changement dans la forme des chapeaux, ils deviendraient un peu plus grands et moins fermés; jusqu'ici, ce changement, s'il existe, est à peine visible. Nous verrons bientôt et qu'Alexandrine en décidera; elle dictera ses lois, qui sont toujours celles du bon goût, de la grâce, et d'avance on est disposé a y souscrire sans observation.

Voitures.--Voici les nouvelles voitures adoptées par la mode, non pour Longchamps, car la mode interdit de les montrer à cette promenade, mais tous les jours ou pourra les voir passer dans l'avenue des Champs-Elysées.

D'abord une élégante calèche à deux fonds égaux, menée à la d'Omont, ouFour in Hands; pour celle-ci, les domestiques doivent être à cheval ou assis à côté du cocher, mais jamais ils ne montent derrière.

Ensuite une voiture légère, diteAméricaine, à quatre ou deux places, qui doit remplacer les cabriolets et les tilburys, tout à fait passés de mode. Le mérite de l'Américaineconsiste dans une grande légèreté, et c'est en cela seulement qu'elle a du rapport avec les tilburys.

Puis les voitures fermées, à quatre places, en demi-coupé, appeléesClarence;elles peuvent être commodes, agréables même pour prendre l'air, parce quelles sont à six places; mais leur aspect n'est pas joli.

Les couleurs des voilures se choisissent toujours dans les émaux des armoiries, et lorsque cela est possible on prend les mêmes couleurs que celles des livrées. Souvent cela ne se peut; exemple:--avec une livrée argent et gueules, on ne saurait avoir un carrosse semblable; alors on consulte les couleurs de l'écusson. Mais lorsque les livrées et les voitures peuvent être des mêmes couleurs, les équipages sont plus complètement aristocratiques.

L'ancien coupé à deux places n'a rien perdu de sa vogue, c'est un agréable chez-soi; il est d'ailleurs si élégant et si gracieux, que rien ne saurait le remplacer.

Longchamps en 1843.--Caricature de Cham.

Avant et après le Carême.--Caricature de Cham.

I. On donne deux carrés, et on demande de les découper en morceaux d'une forme telle qu'on puisse en recomposer un nouveau carré égal à la somme des deux autres.

II. On donne plusieurs miroirs plans, la place de l'œil et celle d'un point lumineux. Il s'agit de trouver le chemin du rayon qui ira de l'objet à l'œil après une, deux, trois, quatre réflexions.

Poisson d'Avril.


Back to IndexNext