LE DÉNOUEMENT D’UN DUEL AÉRIEN: VAINQUEUR ET VAINCUAgrandirDessin deGeorges SCOTT, d’après le croquis d’un témoin oculaire.Si les aviateurs des diverses armées alliées accomplissent chaque jour des prouesses, ces exploits n’ont en général pour témoins que les bataillons ennemis; les nôtres les connaissent seulement par le rapport ou... par les journaux. Pourtant, il n’est pas un soldat du front qui ne rêve d’assister à un combat aérien, prêt à applaudir aux derniers tournoiements de l’avion allemand blessé à mort. De ces rencontres il n’a encore été pris, il ne sera peut-être pris aucun cliché. Des indications et un croquis fournis par un spectateur du combat que nous avons déjà mentionné (numéro du 24 octobre) ont du moins permis d’en représenter très exactement la phase finale. C’était à Jonchery, près de Reims. Un avion allemand, du type «Aviatik», après avoir survolé nos troupes, se préparait à regagner son camp. Aussitôt, le sergent Frantz et le soldat Quenault s’envolent sur un biplan armé d’une mitrailleuse. Arrivé à une grande hauteur, l’appareil français attaque son adversaire de flanc: bientôt le moteur de celui-ci explose, déterminant l’incendie de l’appareil qui s’abat lourdement dans les lignes françaises. Des deux côtés les soldats étaient sortis de leurs tranchées pour mieux suivre les péripéties du drame. Tandis que les débris de l’ «Aviatik» achevaient de flamber près de deux corps carbonisés, ils virent le biplan français descendre majestueusement, en décrivant de grands orbes autour du brasier.
LE DÉNOUEMENT D’UN DUEL AÉRIEN: VAINQUEUR ET VAINCUAgrandirDessin deGeorges SCOTT, d’après le croquis d’un témoin oculaire.
LE DÉNOUEMENT D’UN DUEL AÉRIEN: VAINQUEUR ET VAINCUAgrandirDessin deGeorges SCOTT, d’après le croquis d’un témoin oculaire.
Si les aviateurs des diverses armées alliées accomplissent chaque jour des prouesses, ces exploits n’ont en général pour témoins que les bataillons ennemis; les nôtres les connaissent seulement par le rapport ou... par les journaux. Pourtant, il n’est pas un soldat du front qui ne rêve d’assister à un combat aérien, prêt à applaudir aux derniers tournoiements de l’avion allemand blessé à mort. De ces rencontres il n’a encore été pris, il ne sera peut-être pris aucun cliché. Des indications et un croquis fournis par un spectateur du combat que nous avons déjà mentionné (numéro du 24 octobre) ont du moins permis d’en représenter très exactement la phase finale. C’était à Jonchery, près de Reims. Un avion allemand, du type «Aviatik», après avoir survolé nos troupes, se préparait à regagner son camp. Aussitôt, le sergent Frantz et le soldat Quenault s’envolent sur un biplan armé d’une mitrailleuse. Arrivé à une grande hauteur, l’appareil français attaque son adversaire de flanc: bientôt le moteur de celui-ci explose, déterminant l’incendie de l’appareil qui s’abat lourdement dans les lignes françaises. Des deux côtés les soldats étaient sortis de leurs tranchées pour mieux suivre les péripéties du drame. Tandis que les débris de l’ «Aviatik» achevaient de flamber près de deux corps carbonisés, ils virent le biplan français descendre majestueusement, en décrivant de grands orbes autour du brasier.