Paris.—Imp.Jules Le Clereet Co, rue Cassette, 29.
NOTES[1]Nous avons adopté l’orthographedu Cassede préférence à toute autre, étant celle le plus généralement suivie et en usage dans la famille.Dans les actes de l’état civil, le nom est écrit de différentes manières, ce qui s’explique par l’irrégularité avec laquelle ils étaient tenus avant 1789 et par le peu d’importance qu’avait à cette époque l’orthographe des noms propres.Dans l’acte de naissance de l’amiral (Saubusse 1646), son nom est écrit:du Casse.Dans celui de décès (Bourbon-l’Archambault 1715),Ducasse.Dans l’Armorial général de d’Hozier (Paris 1699),Ducas.Dans l’acte de mariage de son neveu (Bayonne 1704), le nom de la future est écrit de deux façons différentes:Etiennette de Jordain, etEtiennette de Jourdain.Quant à attribuer une valeur nobiliaire à la particule, c’est commettre une erreur qui s’est accréditée depuis la Révolution. Sous l’ancien régime on était gentilhomme sans particule, témoin lesChabot, lesAnjorrant, et l’on était roturier bien qu’on portât un nom précédé de la particule.[2]Le conseil des Indes, présidé par le marquis de la Velez était chargé de toutes les affaires relatives aux colonies espagnoles de l’Amérique, qui étaient, à cette époque, désignées sous le nom générique de grandes Indes, ou Indes occidentales.[3]L’original de cette lettre est entre les mains de M. P. Lerot, bibliothécaire de Brest. Nous en devons la communication à cet administrateur.[4]«La solde leur est due, ayant servi dans cet armement par ordre de Sa Majesté, excepté lePontchartrainet laFrançaisequi ont demandé en grâce d’être compris dans l’écrit affiché dont copie est ci-dessus.»[5]La conduite de du Casse, tantôt comme ennemi, tantôt comme allié, fut toujours si noble à l’égard des habitants de Carthagène que son nom est, encore de nos jours, en vénération dans cette ville.En 1850, le baron Hermann du Casse, allant occuper à Lima un poste diplomatique, traversa Carthagène; il reçut l’accueil le plus flatteur des autorités de la ville et fut, de la part de la population, l’objet d’une véritable ovation.[6]Michel Amelot était issu (comme Jean-Jacques Amelot, ministre des affaires étrangères sous Louis XV, et Antoine-Jean Amelot, son fils, ministre de la maison de Louis XVI) de la branche cadette de l’ancienne et célèbre famille Amelot, qui occupait dès leXIIIesiècle une place importante dans la noblesse orléanaise.La branche aînée, qui a pour chef actuel M. le comte Charles Amelot de la Roussille, secrétaire d’ambassade, a marqué auxXVIIeetXVIIIesiècles dans la diplomatie, les lettres et les armes. Elle compte, entre autres illustrations, le célèbre Amelot de la Houssaye, le gouverneur de la Louisiane; Jean Amelot, petit neveu du maréchal de Villars, etc., etc.[7]Jacques-Joseph de Sérignan, baron deLort, seigneur de Farlet, second fils d’Henry de Lort, marquis deSérignan, deuxième du nom, et de Marie de Grasset, entré dans la marine en 1677, capitaine de vaisseau le 1erfévrier 1702, commandait, en qualité de capitaine de pavillon de du Casse, le vaisseau l’Intrépideà Velez-Malaga. Un moment en disgrâce par suite de rapports calomnieux, il vit son honneur victorieusement vengé par les soins de du Casse. Après une brillante carrière couronnée par le grade de chef d’escadre, il mourut au château de Sérignan le 7 décembre 1731.La famille de Lort Sérignan, famille d’ancienne chevalerie qui a donné à la France depuis leXIesiècle un grand nombre d’officiers distingués à toutes les époques de la monarchie, est de nos jours représentée dans l’armée de terre par Arthur de Lort, comte de Sérignan, capitaine au 104ede ligne. Ce jeune officier, par la publication de quelques ouvrages remarqués, tels quele Siége de Montmédy,les campagnes de Guillaume III, etc., a pris rang parmi les écrivains militaires de talent et d’avenir de notre époque.[8]Cent quinze ans plus tard, le maréchal de camp baron du Casse, petit-neveu de l’amiral, recevait aussi le cordon rouge des mains du roi Charles X.[9]Jordain, porte d’argent à 3 canettes de sable sur une rivière ondée d’azur.—Chef d’or chargé de trois étoiles de sable.[10]Rigal porte de gueules, à un chef d’azur chargé de trois besants d’or.[11]C’est ainsi qu’à la Cour on désignait Napoléon Ier.
[1]Nous avons adopté l’orthographedu Cassede préférence à toute autre, étant celle le plus généralement suivie et en usage dans la famille.Dans les actes de l’état civil, le nom est écrit de différentes manières, ce qui s’explique par l’irrégularité avec laquelle ils étaient tenus avant 1789 et par le peu d’importance qu’avait à cette époque l’orthographe des noms propres.Dans l’acte de naissance de l’amiral (Saubusse 1646), son nom est écrit:du Casse.Dans celui de décès (Bourbon-l’Archambault 1715),Ducasse.Dans l’Armorial général de d’Hozier (Paris 1699),Ducas.Dans l’acte de mariage de son neveu (Bayonne 1704), le nom de la future est écrit de deux façons différentes:Etiennette de Jordain, etEtiennette de Jourdain.Quant à attribuer une valeur nobiliaire à la particule, c’est commettre une erreur qui s’est accréditée depuis la Révolution. Sous l’ancien régime on était gentilhomme sans particule, témoin lesChabot, lesAnjorrant, et l’on était roturier bien qu’on portât un nom précédé de la particule.[2]Le conseil des Indes, présidé par le marquis de la Velez était chargé de toutes les affaires relatives aux colonies espagnoles de l’Amérique, qui étaient, à cette époque, désignées sous le nom générique de grandes Indes, ou Indes occidentales.[3]L’original de cette lettre est entre les mains de M. P. Lerot, bibliothécaire de Brest. Nous en devons la communication à cet administrateur.[4]«La solde leur est due, ayant servi dans cet armement par ordre de Sa Majesté, excepté lePontchartrainet laFrançaisequi ont demandé en grâce d’être compris dans l’écrit affiché dont copie est ci-dessus.»[5]La conduite de du Casse, tantôt comme ennemi, tantôt comme allié, fut toujours si noble à l’égard des habitants de Carthagène que son nom est, encore de nos jours, en vénération dans cette ville.En 1850, le baron Hermann du Casse, allant occuper à Lima un poste diplomatique, traversa Carthagène; il reçut l’accueil le plus flatteur des autorités de la ville et fut, de la part de la population, l’objet d’une véritable ovation.[6]Michel Amelot était issu (comme Jean-Jacques Amelot, ministre des affaires étrangères sous Louis XV, et Antoine-Jean Amelot, son fils, ministre de la maison de Louis XVI) de la branche cadette de l’ancienne et célèbre famille Amelot, qui occupait dès leXIIIesiècle une place importante dans la noblesse orléanaise.La branche aînée, qui a pour chef actuel M. le comte Charles Amelot de la Roussille, secrétaire d’ambassade, a marqué auxXVIIeetXVIIIesiècles dans la diplomatie, les lettres et les armes. Elle compte, entre autres illustrations, le célèbre Amelot de la Houssaye, le gouverneur de la Louisiane; Jean Amelot, petit neveu du maréchal de Villars, etc., etc.[7]Jacques-Joseph de Sérignan, baron deLort, seigneur de Farlet, second fils d’Henry de Lort, marquis deSérignan, deuxième du nom, et de Marie de Grasset, entré dans la marine en 1677, capitaine de vaisseau le 1erfévrier 1702, commandait, en qualité de capitaine de pavillon de du Casse, le vaisseau l’Intrépideà Velez-Malaga. Un moment en disgrâce par suite de rapports calomnieux, il vit son honneur victorieusement vengé par les soins de du Casse. Après une brillante carrière couronnée par le grade de chef d’escadre, il mourut au château de Sérignan le 7 décembre 1731.La famille de Lort Sérignan, famille d’ancienne chevalerie qui a donné à la France depuis leXIesiècle un grand nombre d’officiers distingués à toutes les époques de la monarchie, est de nos jours représentée dans l’armée de terre par Arthur de Lort, comte de Sérignan, capitaine au 104ede ligne. Ce jeune officier, par la publication de quelques ouvrages remarqués, tels quele Siége de Montmédy,les campagnes de Guillaume III, etc., a pris rang parmi les écrivains militaires de talent et d’avenir de notre époque.[8]Cent quinze ans plus tard, le maréchal de camp baron du Casse, petit-neveu de l’amiral, recevait aussi le cordon rouge des mains du roi Charles X.[9]Jordain, porte d’argent à 3 canettes de sable sur une rivière ondée d’azur.—Chef d’or chargé de trois étoiles de sable.[10]Rigal porte de gueules, à un chef d’azur chargé de trois besants d’or.[11]C’est ainsi qu’à la Cour on désignait Napoléon Ier.
[1]Nous avons adopté l’orthographedu Cassede préférence à toute autre, étant celle le plus généralement suivie et en usage dans la famille.
Dans les actes de l’état civil, le nom est écrit de différentes manières, ce qui s’explique par l’irrégularité avec laquelle ils étaient tenus avant 1789 et par le peu d’importance qu’avait à cette époque l’orthographe des noms propres.
Dans l’acte de naissance de l’amiral (Saubusse 1646), son nom est écrit:du Casse.
Dans celui de décès (Bourbon-l’Archambault 1715),Ducasse.
Dans l’Armorial général de d’Hozier (Paris 1699),Ducas.
Dans l’acte de mariage de son neveu (Bayonne 1704), le nom de la future est écrit de deux façons différentes:Etiennette de Jordain, etEtiennette de Jourdain.
Quant à attribuer une valeur nobiliaire à la particule, c’est commettre une erreur qui s’est accréditée depuis la Révolution. Sous l’ancien régime on était gentilhomme sans particule, témoin lesChabot, lesAnjorrant, et l’on était roturier bien qu’on portât un nom précédé de la particule.
[2]Le conseil des Indes, présidé par le marquis de la Velez était chargé de toutes les affaires relatives aux colonies espagnoles de l’Amérique, qui étaient, à cette époque, désignées sous le nom générique de grandes Indes, ou Indes occidentales.
[3]L’original de cette lettre est entre les mains de M. P. Lerot, bibliothécaire de Brest. Nous en devons la communication à cet administrateur.
[4]«La solde leur est due, ayant servi dans cet armement par ordre de Sa Majesté, excepté lePontchartrainet laFrançaisequi ont demandé en grâce d’être compris dans l’écrit affiché dont copie est ci-dessus.»
[5]La conduite de du Casse, tantôt comme ennemi, tantôt comme allié, fut toujours si noble à l’égard des habitants de Carthagène que son nom est, encore de nos jours, en vénération dans cette ville.
En 1850, le baron Hermann du Casse, allant occuper à Lima un poste diplomatique, traversa Carthagène; il reçut l’accueil le plus flatteur des autorités de la ville et fut, de la part de la population, l’objet d’une véritable ovation.
[6]Michel Amelot était issu (comme Jean-Jacques Amelot, ministre des affaires étrangères sous Louis XV, et Antoine-Jean Amelot, son fils, ministre de la maison de Louis XVI) de la branche cadette de l’ancienne et célèbre famille Amelot, qui occupait dès leXIIIesiècle une place importante dans la noblesse orléanaise.
La branche aînée, qui a pour chef actuel M. le comte Charles Amelot de la Roussille, secrétaire d’ambassade, a marqué auxXVIIeetXVIIIesiècles dans la diplomatie, les lettres et les armes. Elle compte, entre autres illustrations, le célèbre Amelot de la Houssaye, le gouverneur de la Louisiane; Jean Amelot, petit neveu du maréchal de Villars, etc., etc.
[7]Jacques-Joseph de Sérignan, baron deLort, seigneur de Farlet, second fils d’Henry de Lort, marquis deSérignan, deuxième du nom, et de Marie de Grasset, entré dans la marine en 1677, capitaine de vaisseau le 1erfévrier 1702, commandait, en qualité de capitaine de pavillon de du Casse, le vaisseau l’Intrépideà Velez-Malaga. Un moment en disgrâce par suite de rapports calomnieux, il vit son honneur victorieusement vengé par les soins de du Casse. Après une brillante carrière couronnée par le grade de chef d’escadre, il mourut au château de Sérignan le 7 décembre 1731.
La famille de Lort Sérignan, famille d’ancienne chevalerie qui a donné à la France depuis leXIesiècle un grand nombre d’officiers distingués à toutes les époques de la monarchie, est de nos jours représentée dans l’armée de terre par Arthur de Lort, comte de Sérignan, capitaine au 104ede ligne. Ce jeune officier, par la publication de quelques ouvrages remarqués, tels quele Siége de Montmédy,les campagnes de Guillaume III, etc., a pris rang parmi les écrivains militaires de talent et d’avenir de notre époque.
[8]Cent quinze ans plus tard, le maréchal de camp baron du Casse, petit-neveu de l’amiral, recevait aussi le cordon rouge des mains du roi Charles X.
[9]Jordain, porte d’argent à 3 canettes de sable sur une rivière ondée d’azur.—Chef d’or chargé de trois étoiles de sable.
[10]Rigal porte de gueules, à un chef d’azur chargé de trois besants d’or.
[11]C’est ainsi qu’à la Cour on désignait Napoléon Ier.
Au lecteur.Note sur la transcription:Les erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées, sauf à la page 202 la phrase «Taisez-vous, Breton, vous aurur oaqueoztsllangue trop longue.»L'orthographe d'origine a été conservée et n'a pas été harmonisée.Les numéros de page manquants dans l'index ont été rajoutés.
Au lecteur.
Note sur la transcription:
Les erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées, sauf à la page 202 la phrase «Taisez-vous, Breton, vous aurur oaqueoztsllangue trop longue.»
L'orthographe d'origine a été conservée et n'a pas été harmonisée.
Les numéros de page manquants dans l'index ont été rajoutés.