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145. Genêts. Croquis de la porte du bras sud du transept. Croquis de Marie Lebert.
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146. Genêts. La croisée du transept romane est délimitée par quatre puissants piliers de section carrée. Isolés à l'est, ces piliers sont reliés aux bras du transept et à la nef à l'ouest. Ils reçoivent quatre arcs légèrement brisés, très épais et fourrés. Ces arcs délimitent la voûte d'arêtes qui surplombe la croisée du transept. La première travée du chœur ouvre au nord et au sud sur deux chapelles à chevet plat qui ouvrent elles-mêmes sur les croisillons du transept. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-078]
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147. Genêts. La croisée du transept romane. Les piliers reçoivent quatre arcs légèrement brisés, très épais et fourrés, qui délimitent la voûte d'arêtes surplombant la croisée du transept. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-079]
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148. Genêts. La croisée du transept romane. Les quatre piliers sont parfaitement symétriques, avec deux côtés présentant une surface plane sans aucune mouluration et deux autres côtés présentant deux colonnes jumelles engagées sur dosseret et recevant les arcs brisés. Dans l'un des angles de chaque pilier, une colonne engagée reçoit la retombée d'une des arêtes de la voûte. Chaque pilier est surmonté d'une large imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. Photo de Claude Rayon. [Claude-46]
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149. Genêts. La croisée du transept romane. Un des piliers supportant la tour. Deux de ses côtés présentent une surface plane sans aucune mouluration. Sur les deux autres côtés, les arcs sont reçus par deux colonnes jumelles engagées sur dosseret. A l'un des angles, une colonne engagée reçoit la retombée d'une des arêtes de la voûte. La corbeille des chapiteaux, sculptée, est surmontée d'un épais tailloir carré. Les bases carrées sont surmontées d'un double tore. Le pilier repose lui-même sur une base carrée plus large. Les trois autres piliers sont parfaitement symétriques à celui-ci. Photo de Claude Rayon. [Claude-45]
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150. Genêts. Croquis du pilier sud-est de la croisée du transept. Ce pilier est surmonté d'une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. Les côtés est et sud du pilier présentent une surface plane sans aucune mouluration. Au nord et à l'ouest, les arcs sont reçus par deux colonnes jumelles engagées sur dosseret. A l'angle nord-ouest, une colonne engagée reçoit la retombée d'une des arêtes de la voûte. La corbeille des chapiteaux, sculptée, est surmontée d'un épais tailloir carré. Les bases carrées sont surmontées d'un double tore. Le pilier repose lui-même sur une base carrée plus large. Croquis de Marie Lebert.
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151. Genêts. Détail du pilier nord-ouest de la croisée du transept. Les corbeilles, sculptées en bas relief, sont ornées de motifs végétaux tels que feuilles de marronnier, feuilles de chêne avec glands et feuilles de vigne. D'autres corbeilles sont sculptées de grappes de raisin, de motifs animaux, par exemple des lièvres en train de courir, ou de motifs géométriques, par exemple des arceaux et bourrelets saillants. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-080]
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152. Genêts. Le porche. Ce vaste porche du seizième siècle précède la porte sud de la nef, qui date elle-même du treizième siècle. Il permet d'accueillir pèlerins et paroissiens sur ses deux bancs de pierre, et de les abriter des vents d'ouest venus de la mer ou des averses fréquentes. Photo de Claude Rayon. [Claude-44]
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153. Genêts. Le porche du seizième siècle est surmonté d'une charpente en bois, en carène renversée et entièrement chevillée, ajoutée au dix-huitième siècle. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-082]
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154. Genêts. Le porche. Détail de la carène renversée et entièrement chevillée ajoutée au dix-huitième siècle. Photo de Claude Rayon. [Claude-42]
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155. Saint-Léonard-de-Vains. Emplacement. Le village de Saint-Léonard-de-Vains est situé à l'extrémité du cap du Grouin du Sud, à deux kilomètres et demi du bourg de Vains et sept kilomètres de la ville d'Avranches. L'église prieurale domine la baie du Mont Saint-Michel et le rocher de Tombelaine. Saint-Léonard-de-Vains était le point d'arrivée de la voie montoise venant de Caen, avant la traversée vers le Mont Saint-Michel, destination finale de nombreux pèlerins. L'église étant devenue une propriété privée depuis la Révolution française, ce village est désormais rattaché à la paroisse de Vains.
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156. Saint-Léonard-de-Vains. Panorama hivernal. Le village et son prieuré roman sous la neige, à la fin de l'hiver. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-084]
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157. Saint-Léonard-de-Vains. Panorama hivernal. Le village et son prieuré roman, vus d'un peu plus près, à la fin de l'hiver. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-085]
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158. Saint-Léonard-de-Vains. Panorama printanier pris dans l'enceinte du prieuré. Depuis le prieuré, la baie du Mont s'ouvre aux pèlerins et autres voyageurs. Saint-Léonard est une bourgade très ancienne. Le saint du même nom y vécut au sixième siècle avant d'être élu huitième évêque d'Avranches en 578. La bourgade connut les invasions normandes au neuvième siècle. Après la conquête normande, elle entra dans le domaine ducal et fut fieffée aux seigneurs de Vains. En 1087, peu de temps avant sa mort, Guillaume le Conquérant la donna à l'abbaye Saint-Etienne de Caen. En 1158, Henri II confirma cette donation qui comprenait un manoir, des terres labourables et des vignes, ainsi que des salines avec le droit de pêche et de varech. Photo de Claude Rayon. [Claude-47]
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159. Saint-Léonard-de-Vains. Panorama printanier pris dans l'enceinte du prieuré. Le prieuré était un prieuré simple, c'est-à-dire un petit monastère où quelques religieux détachés des grandes abbayes vivaient sous la direction d'un prieur, mais sans charge d'âmes. L'église prieurale fut la propriété de l'abbaye Saint-Etienne de Caen jusqu'à la Révolution française. Photo de Claude Rayon. [Claude-50]
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160. Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré fut vendu en 1793, pendant la Révolution française, et l'acquéreur transforma l'église en bâtiment de ferme. Dans un article de la revue Le Pays de Granville de décembre 1976, Jean Bindet relate que, «après la nationalisation des biens du clergé en novembre 1789 et la vente des biens nationaux à partir de 1791, le prieuré et le colombier furent laissés à l'abandon et leurs ruines, avec l'église qui n'avait pas trop souffert, furent cédées en 1793 pour la somme de 200 francs en assignats... L'acquéreur, voulant tirer parti de son achat, résolut de transformer l'église en bâtiment de ferme. Le chœur de la vénérable église devint une cuisine avec une cheminée aménagée au chevet de l'abside; la nef devint une grange et une étable; la tour elle-même fut utilisée: la base comme cellier, et l'étage fut divisé en chambre et en grenier et surmonté d'une cheminée.» Le prieuré resta longtemps une ferme, comme l'atteste la vache à la barrière. Photo ancienne numérisée par Claude Rayon. [Claude-48]
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161. Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré est toujours une propriété privée à la fin du vingtième siècle, mais il n'est plus une ferme. En collaboration avec les Monuments historiques, le propriétaire a transformé la nef en maison d'habitation, en ouvrant des fenêtres rectangulaires et en aménageant l'intérieur. Mais, en 1985, la tour et le chœur sont encore dans un triste état. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-086]
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162. Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré. La nef est devenue une maison d'habitation à la fin du vingtième siècle, ce qui explique les portes et fenêtres rectangulaires. Le bâtiment a toutefois gardé sa forme originale, avec une nef consolidée par des contreforts et un chœur de deux travées à chevet plat. La tour, implantée entre chœur et nef, est surmontée d'un toit en bâtière. En 1985, la tour et le chœur n'ont pas encore été restaurés. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-087]
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163. Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré. Présent sur cette photo datant des années 1980, l'escalier menant au premier étage de la tour a maintenant disparu, tout comme les baies rectangulaires de la tour et du chœur et la cheminée surplombant le chœur. Photo de Marie Lebert. [Marie-19]
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164. Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré. Sur cette photo récente, les grandes baies rectangulaires percées dans le chœur et la tour ont été remplacées par des petites baies d'inspiration romane. L'escalier menant au premier étage de la tour a disparu, tout comme la cheminée surplombant le chœur. L'ensemble est redevenu harmonieux. Photo de Claude Rayon. [Claude-49]
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165. Saint-Léonard-de-Vains. Le plan du prieuré. Un vaisseau rectangulaire régulièrement orienté d'ouest en est comprend une nef suivie d'un chœur de deux travées à chevet plat. Le vaisseau a une longueur extérieure totale de 32,75 mètres et une largeur extérieure totale de 9,65 mètres. La tour, située dans l'axe du vaisseau, est implantée entre chœur et nef. Plan de Marie Lebert.
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166. Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane date du début du douzième siècle. Située dans le prolongement du chœur, sa base carrée est surmontée de deux étages en léger retrait. Le premier étage devait être aveugle à l'origine, avec des ouvertures postérieures à la Révolution française. Le deuxième étage est percé au nord, à l'est et au sud de deux arcatures jumelles en plein-cintre. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-088]
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167. Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. L'appareil irrégulier des maçonneries est fait de plaquettes de schiste et de moellons de granit, avec quelques rangées de blocs réguliers en granit. Le toit en bâtière repose au nord et au sud sur une corniche supportée par des modillons. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-089]
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168. Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Sur trois faces — au nord, à l'est et au sud - le deuxième étage est orné de deux arcatures jumelles en plein-cintre dont l'arc double est formé de deux rangées de claveaux de granit. L'arcade repose sur des piédroits sans ornement par le biais d'un tailloir carré se prolongeant sur le mur en un bandeau droit. La corniche est supportée par des modillons sculptés de têtes humaines très frustes ou moulurés en quart-de-rond. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-090]
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169. Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Le deuxième étage de la tour et son toit en bâtière. Deux oiseaux font une pause avant l'envol. Photo de Claude Rayon. [Claude-51]
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170. Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Ce mur est consolidé par un contrefort central encadré de deux baies en plein-cintre à l'arc formé d'une rangée de claveaux de granit. Le cintre surbaissé et les piédroits de la porte sont faits de gros blocs de granit. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-091]
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171. Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Dans sa partie inférieure, le mur est formé d'un appareil en arêtes de poisson (opus spicatum) caractéristique du onzième ou du début du douzième siècle. La partie haute présente un appareil régulier de granit. Une rangée de modillons très abîmés subsiste au-dessus des baies. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-092]
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172. Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane, avec une porte cintrée aux contours en granit. L'appareil en arêtes de poisson (opus spicatum) des maçonneries est un signe d'ancienneté. Photo de Claude Rayon. [Claude-52]
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173. Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane. A l'intérieur, la tour s'appuie sur de massifs piliers. Photo de Claude Rayon. [Claude-53]
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174. Saint-Loup. Emplacement. Le village de Saint-Loup - appelé aussi Saint-Loup-sous-Avranches - est situé au sud-est d'Avranches, à six kilomètres de la ville, dans une région vallonnée à proximité immédiate du massif granitique d'Avranches. Le granit était donc facile d'accès pour la construction de l'église.
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175. Saint-Loup. L'église est le seul édifice entièrement roman ayant subsisté dans la région. Construite par les seigneurs du lieu, l'église fut placée sous le vocable de Saint Loup, et le second saint est Saint Gilles. La paroisse appartenait au doyenné de Tirepied et à l'archidiachoné d'Avranches. La nef comporte trois travées. Ses murs latéraux sont épaulés chacun de quatre contreforts plats. Trois petites baies en plein-cintre sont toujours visibles, deux dans le mur sud et une dans le mur nord. Les autres baies furent percées ou agrandies par la suite. L'église fut classée monument historique en 1921. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-093]
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176. Saint-Loup. Le plan de l'église. L'église est formée d'un vaisseau rectangulaire régulièrement orienté d'ouest en est, avec une nef de deux travées suivie d'un chœur de deux travées terminé par une abside semi-circulaire. L'édifice a une longueur extérieure totale de 31 mètres. La largeur extérieure de la nef est de 8,2 mètres. Située dans l'axe du vaisseau, la tour s'élève au-dessus de la première travée du chœur. La chapelle latérale nord jouxtant la seconde travée du chœur fut ajoutée en 1602 par les seigneurs du lieu. Plan de Marie Lebert.
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177. Saint-Loup. La façade occidentale romane. Soutenu par deux contreforts, le mur de façade est surmonté d'un léger glacis en arrière duquel s'élève le mur pignon. La baie à l'arc brisé surplombant le portail roman date sans doute du treizième siècle. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-094]
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178. Saint-Loup. Le portail occidental roman. Son arcade en plein-cintre est composée de deux voussures surmontées d'une archivolte formée d'un bandeau chanfreiné. Chaque voussure présente les moulurations suivantes: un épais tore d'angle, un listel, un cavet peu profond et un rang de dents-de-scie sculptées en creux et peu marquées. Les voussures sont reçues par quatre colonnettes engagées. Moulurés en quart-de-rond, les tailloirs des chapiteaux se prolongent en un bandeau horizontal le long du mur. Les corbeilles sont ornées de sculptures frustes: crochets d'angle ou têtes d'angle aux traits effacés. Les bases carrées sont ornées d'un tore surmontant un chanfrein sculpté de petites griffes peu visibles. Elles reposent sur un muret de pierre se prolongeant sur toute la longueur de la façade. Formé d'un gros bloc monolithe de granit, le linteau est surmonté de pierres losangées disposées en opus reticulatum. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-095]
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179. Saint-Loup. Croquis du portail occidental roman. Croquis de Marie Lebert.
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180. Saint-Loup. Le mur sud du chœur. Dans la première travée, la porte sud est encadrée de deux contreforts plats. Entre ces contreforts, au-dessus de la porte, la maçonnerie repose sur une corniche supportée par trois gros modillons sculptés. Le premier modillon représente un être grotesque mettant la main droite à la bouche alors que son bras gauche est replié. Le deuxième modillon représente une tête d'homme. Le troisième modillon représente un homme accroupi, les mains sur les genoux. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-097]
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181. Saint-Loup. La tour romane s'élève au-dessus de la première travée du chœur. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-096]
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182. Saint-Loup. La tour romane. Ses murs présentent un appareil régulier de granit avec des blocs plus petits que pour le reste de l'église. Le granit provient du massif granitique d'Avranches, situé à proximité immédiate de Saint-Loup. Au premier plan, on voit l'un des contreforts à ressaut de la chapelle latérale nord jouxtant la seconde travée du chœur. Cette chapelle fut ajoutée en 1602 par les seigneurs du lieu. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-098]
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183. Saint-Loup. La tour romane. Cette solide tour carrée est formée de deux étages de même périmètre surmontés d'une flèche. Le premier étage est orné de grandes arcatures aveugles au nord et au sud. Le second étage est percé d'une baie sur chaque face. La séparation des deux étages est soulignée par un bandeau chanfreiné. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-099]
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184. Saint-Loup. La tour romane. L'étage supérieur est percé d'une baie sur chaque face. Cette baie est surmontée d'une arcade en plein-cintre formée de deux voussures entourées d'un cordon chanfreiné. Chaque voussure est moulurée d'un épais tore d'angle suivi d'un listel puis d'un large cavet peu profond. De part et d'autre de la baie, les voussures reposent sur quatre colonnettes engagées. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées de motifs géométriques - crochets d'angle, demi-cercles - ou de têtes humaines. Ces corbeilles sont surmontées d'un tailloir carré prolongées par un bandeau droit sur le mur. La base carrée des colonnettes est surmontée d'un double tore. Le profil de ces baies est semblable à celui du portail occidental et de la porte sud, avec les mêmes moulurations pour les voussures et des sculptures semblables pour les corbeilles. Photo de Marie Lebert. [Marie-22]
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185. Saint-Loup. La tour romane. L'étage inférieur est orné au nord et au sud d'une double arcature aveugle en plein-cintre. Celle-ci est surmontée d'un cordon saillant se prolongeant en un bandeau droit sur le nu du mur se poursuivant ensuite sur les faces est et ouest. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-100]
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186. Saint-Loup. La tour romane. A l'étage inférieur, un petit appareil décoratif réticulé (pierres losangées) est présent à l'écoinçon des arcatures jumelles. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-101]
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187. Saint-Loup. La tour romane. L'étage supérieur est percé d'une baie similaire sur chaque face. L'arcade en plein-cintre de ces baies est formée de deux voussures entourées d'un cordon chanfreiné et reposant sur quatre colonnettes engagées. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées de motifs géométriques tels que crochets d'angle et demi-cercles alors que d'autres corbeilles sont sculptées de têtes humaines. Le profil de ces baies est semblable à celui du portail occidental et de la porte sud, avec les mêmes moulurations pour les voussures et les mêmes sculptures pour les corbeilles des chapiteaux. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-102]
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188. Saint-Loup. La tour romane. La corniche repose sur des modillons sculptés de têtes humaines ou moulurés en quart-de-rond. Cette corniche fut en grande partie refaite lors de la reconstruction de la flèche. Octogonale sur une base carrée, cette flèche est pourvue de lucarnes. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-103]
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189. Saint-Loup. La tour romane. Détail de la corniche et de ses modillons sculptés de têtes humaines. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-104]
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190. Saint-Loup. La porte sud romane, située dans la première travée du chœur. L'arcade en plein-cintre est formée d'une voussure surmontée d'une archivolte constituée par un cordon chanfreiné. La voussure est moulurée d'un épais tore d'angle suivi d'un listel puis d'un large cavet peu profond. Elle repose sur deux colonnettes engagées. Moulurés en quart-de-rond, les tailloirs des chapiteaux surmontent des corbeilles ornées de sculptures représentant des têtes humaines. Photo de Marie Lebert. [Marie-21]
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191. Saint-Loup. Croquis de la porte sud romane, située dans la première travée du chœur. Croquis de Marie Lebert.
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192. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Emplacement. Le village de Saint-Quentin-sur-le-Homme est situé au sud-est d'Avranches, à cinq kilomètres et demi de la ville, dans l'un des plis des côteaux de la Sélune, une rivière coulant vers le sud. Saint-Quentin était situé sur le chemin montois permettant aux pèlerins de Tinchebray, Condé-sur-Noireau, Falaise ou Lisieux de rejoindre le Mont Saint-Michel. La paroisse de Saint-Quentin faisait partie des neuf paroisses rayonnant autour de la cité épiscopale d'Avranches et regroupées dans le doyenné de la Chrétienté, lui-même compris dans l'archidiachoné d'Avranches.
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193. Saint-Quentin-sur-le-Homme. L'église est imposante, avec un narthex (vaste porche) rectangulaire sur toute la longueur de la façade. La base de la tour et la nef sont romanes — sans doute de la deuxième moitié du douzième siècle - et présentent des similitudes avec l'église de Saint-Loup. Plusieurs parties datent du treizième siècle: le porche rectangulaire précédant la façade occidentale, les deux étages de la tour, le chœur de trois travées et enfin la chapelle latérale sud du chœur. La chapelle latérale nord fut édifiée plus tard, au quinzième ou seizième siècle. Dans le mur de la nef, on voit la trace des grandes baies ouvertes au dix-huitième siècle à l'emplacement des petites baies romanes. Les baies actuelles datent de 1951 et leur taille est sans doute proche de celle des baies originales. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-105]
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194. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Le plan de l'église. Régulièrement orienté d'ouest en est, l'édifice comporte une nef de trois travées suivie d'un chœur de trois travées à chevet plat, avec une longueur extérieure totale de 47 mètres. La largeur extérieure de la nef est de 9,6 mètres. Au nord et au sud, deux larges chapelles sont accolées aux deux premières travées du chœur et constituent de véritables croisillons. La tour, située dans l'axe du vaisseau, est implantée entre chœur et nef. La façade occidentale est précédée sur toute sa longueur d'un narthex (vaste porche) rectangulaire. Plan de Marie Lebert.
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195. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La tour, située entre choeur et nef, repose sur quatre épais piliers qui reçoivent à l'est et à l'ouest deux arcs en plein-cintre à double rouleau. La travée entre choeur et nef est surmontée d'une voûte d'arêtes sur plan barlong. Au premier plan, la voûte en berceau de la nef, en bois et à poinçons et entraits apparents, fut refaite en 1926 et 1927. Le dallage de la nef fut posé en 1929. Les murs de l'église furent recouverts d'un enduit à la chaux en 1953. Photo de Marie Lebert. [Marie-24]
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196. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La tour, massive, a une base romane et deux étages datant du treizième siècle. Elle est surmontée d'un toit en bâtière. Au premier plan se dresse un calvaire roman. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-106]
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197. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Détail du calvaire roman situé près de l'église. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-107]
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198. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La façade occidentale est précédée sur toute sa longueur d'un narthex (vaste porche) rectangulaire du treizième siècle. Ce narthex est surmonté d'une balustrade ajourée. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-108]
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199. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Le portail roman de la façade occidentale. Ce portail est surmonté d'une arcade en plein-cintre formée de deux voussures et d'une archivolte. Ces voussures reposent sur quatre colonnes engagées, dont les bases carrées sont ornées d'un tore surmonté d'un chanfrein. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées de boules, de têtes à menton proéminent et d'un personnage à quatre pattes. Les sculptures, grossières, sont en fort relief. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-109]
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200. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La base de la tour et sa porte romane, aujourd'hui murée. Cette porte ressemble à la porte sud de l'église de Saint-Loup. Son arcade en plein-cintre est formée d'une voussure entourée d'une archivolte au cordon chanfreiné. La voussure est moulurée d'un épais tore d'angle suivi d'un listel puis d'un large cavet peu profond. Elle repose sur deux épaisses colonnettes par l'intermédiaire d'un bandeau mouluré en quart-de-rond formant le tailloir des chapiteaux et se prolongeant sur le nu du mur. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées d'un arbre à droite et de deux têtes humaines à gauche. Les bases sont carrées. A gauche, la base est surmontée d'un chanfrein orné de petites griffes triangulaires et d'un tore. A droite, elle est surmontée d'un double tore. Le tympan est formé d'un gros bloc monolithe de granit reposant sur les piédroits intérieurs par l'intermédiaire du bandeau mouluré en quart-de-rond. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-110]
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201. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Croquis de la porte sud, percée dans la base de la tour, et aujourd'hui murée. Croquis de Marie Lebert.
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202. Sartilly. Emplacement. Le bourg de Sartilly est situé sur l'axe routier Granville-Avranches, à quinze kilomètres de Granville et onze kilomètres d'Avranches. Sartilly était traversé par le chemin montois reliant Saint-Lô au Mont Saint-Michel, destination finale de nombreux pèlerins. Le saint patron de l'église est Saint Pair. La paroisse de Sartilly appartenait au doyenné de Genêts et à l'archidiachoné d'Avranches.
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203. Sartilly. Le portail roman, situé au sud de l'église actuelle, est le seul élément subsistant de l'église romane, dont il était le portail ouest. L'église romane, qui menaçait de s'effondrer, fut détruite et remplacée en 1858 par un édifice beaucoup plus grand d'inspiration gothique. Photo de Marie Lebert. [Marie-10]
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204. Sartilly. Le portail roman. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées de motifs variés: feuilles de chêne, feuilles d'acanthe, volutes encadrant une feuille d'acanthe à l'angle, volutes d'angle. Ces sculptures, taillées en fort relief dans le granit, sont beaucoup plus élégantes que les sculptures des chapiteaux romans vus partout ailleurs dans la région. La base carrée des colonnettes est surmontée d'un double tore. Photo de Marie Lebert. [Marie-11]
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205. Sartilly. L'ancienne église romane, détruite en 1858, illustre un article de la Revue de l'Avranchin de 1924-1926. Cette église est décrite ainsi dans le registre des délibérations du conseil municipal de Sartilly de 1837-1864: «L'église qu'il s'agit de remplacer est un vieil édifice (...) composé: 1) d'une nef obscure de 19 mètres 60 centimètres de longueur sur 7 mètres de largeur dont les murs bas pénétrés d'humidité et lézardés en plusieurs endroits perdent très sensiblement leur aplomb, particulièrement vers le bas de l'église; 2) d'une tour qui sépare la nef du chœur (...); 3) d'un chœur de 9 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur (...).» Photo d'Alain Dermigny. [Alain-118]
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206. Sartilly. Le portail roman est en granit, qui est la pierre locale puisque Sartilly est situé au cœur du massif granitique de Vire. Daté de la seconde moitié du douzième siècle, ce portail est le plus beau portail roman de la région et présente une facture bien supérieure à celle des autres portails. Les moulurations des voussures et de l'archivolte sont le fruit d'un travail très soigné, tout comme les sculptures des corbeilles de chapiteaux, avec feuilles de chêne, feuilles d'acanthe et volutes. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-111]
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207. Portail de Sartilly. Croquis de l'arcade, de l'archivolte et d'une colonnette. Ce portail, qui était le portail occidental de l'église romane, est maintenant le portail sud de l'église reconstruite. Croquis de Marie Lebert.
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208. Portail de Sartilly. L'arcade du portail est formée de trois voussures: une voussure au cintre surbaissé et deux voussures en plein-cintre surmontées d'une archivolte. La première voussure est moulurée d'un épais tore d'angle suivi d'un listel puis d'un large cavet orné de gros besants légèrement renflés. La deuxième voussure est moulurée d'un épais tore d'angle. La troisième voussure est moulurée de deux tores encadrant un listel. L'archivolte est un cordon saillant orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d'une rangée de bâtons brisés. Elle repose de part et d'autre de l'arcade sur deux têtes sculptées aux traits fins et bien dessinés. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-112]
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209. Portail de Sartilly. Les colonnettes de gauche. De chaque côté du portail, les trois voussures reposent sur trois colonnettes engagées, par le biais d'une imposte moulurée d'un cavet. La partie carrée de l'imposte est ornée d'une petite moulure en creux. L'imposte se prolonge au-dessus du pilastre extérieur sur lequel repose l'archivolte. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-113]
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210. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté gauche). L'archivolte est formée d'un cordon saillant orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d'une rangée de bâtons brisés. De chaque côté de l'arcade, elle repose sur une tête sculptée aux traits bien dessinés. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-114]
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211. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté gauche). Détail montrant la même tête sculptée, de profil. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-115]
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212. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit). Détail montrant la deuxième tête sculptée sur laquelle repose l'archivolte. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-116]
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213. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit). Détail montrant la même tête sculptée, de plus près. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-117]
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214. Fin de cet album, avec un culot décoré d'un ange portant blason, dans l'église de Saint-Pair-sur-Mer. Merci à Alain Dermigny et Claude Rayon pour leurs belles photos. Merci à Bernard Beck, Danièle Cercel, Georges Cercel, Philippe Dartiguenave, Al Haines, Nicolas Pewny, Martine Valenti, Marie-Noëlle Vivier et Russon Wooldridge pour leur aide au fil des ans. Photo de Claude Rayon. [Claude-22]
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