NOTES:[1]En 1797, Mme Durival avait marié à Sommerviller deux jeunes gens qu'elle considérait comme ses enfants d'adoption, M. Noël, officier de cavalerie à l'armée de Sambre-et-Meuse, et Mlle Charlotte de Nismes d'Aubigny. Ils eurent plusieurs enfants.[2]Voir:La Cour de Lunéville au dix-huitième siècle. Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1904.—Les dernières années de la Cour de Lunéville.Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1906.[3]C'est pitié de visiter aujourd'hui ces appartements royaux, autrefois si magnifiques, et qui servent maintenant de chambrées aux troupes de la garnison.[4]La Malgrange ne fut démolie qu'en partie.[5]Elles étaient occupés par les amis les plus intimes du Roi: la marquise de Boufflers, le prince de Beauvau, le maréchal de Bercheny, le marquis de Choiseul, le marquis de Ménessaire, le chevalier de Boufflers, le comte de Cucé, M. Alliot.[6]Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[7]Arch. Nat. K. 1. 189.[8]Joly,le Château de Lunéville.[9]Elle fut autorisée à faire venir à Versailles les portraits de ses parents, de ses grands-parents, du dauphin, de Mme Adélaïde et de Mme Victoire, de la princesse de Talmont, du duc et de la duchesse Ossolinski, du roi de Prusse et de Charles XII. (Arrêté du 27 mars 1766. Arch. Nat. K. 1. 189.)[10]Reconnaissant des bienfaits dont il avait été comblé, Tressan voulut élever à la mémoire de son ami un monument digne de lui et il composa un «portrait historique de Stanislas.» Voltaire, auquel il en avait envoyé un exemplaire, lui répondait: «Votre souvenir m'a bien touché, monsieur, et votre ouvrage a fait sur moi l'impression la plus tendre. Voilà comme je voudrais qu'on fît les oraisons funèbres; il faut que ce soit le cœur qui parle, il faut avoir vécu intimement avec le mort qu'on regrette... Votre ouvrage est vrai, il est attendrissant, il est bien écrit... je vous remercie tendrement de me l'avoir envoyé.»[11]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan. Versailles, Lebon, 1897.[12]Le marquis de Paulmy venait de créer la bibliothèque des Romans; il invita Tressan à y collaborer; ce dernier accepta avec joie et il fit paraître successivement des romans de chevalerie tirées de nos vieilles chroniques:le petit Jehan de Saintré,Gérard de Nevers,Artus de Bretagne,Huon de Bordeaux,Tristan le Léonais,Dom Ursino le Navarin, lesAmadis, etc., etc.[13]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 318.[14]Mss. de la bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[15]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[16]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 353.[17]A Mme de Choiseul, 7 septembre 1772.Correspondance complètede Mme du Deffand par le marquis de Sainte-Aulaire. Paris, Calmann-Lévy, 1877.—Toutes les lettres de Mme du Deffand à Mme de Choiseul et de Mme de Choiseul à Mme du Deffand citées dans ce volume sont extraites de cette correspondance.[18]Œuvres complètes de Voltaire.Paris, Garnier frères.—Toutes les lettres de Voltaire citées dans ce volume sont tirées de l'édition Garnier frères.[19]Il avait en effet donné des soins au Prince.[20]Ces Dumont étaient rebouteurs de père en fils depuis deux siècles, et ils se transmettaient leurs secrets. On les appelait les Valdajoux, du nom de la vallée qu'ils habitaient.[21]En 1769, la duchesse de Luynes se démit le bras et ses chirurgiens le lui remirent si mal, qu'elle resta estropiée; on voulait même lui couper le membre malade, lorsqu'on songea à faire venir le célèbre Dumont. Ce dernier fit souffrir à la duchesse un véritable martyre pendant plusieurs heures, mais elle retrouva l'usage complet de son bras. Quelques jours après, Dumont, sortant de son hôtel le soir, fut attaqué par deux hommes et il reçut un coup d'épée; on accusa les chirurgiens ordinaires de la duchesse de cette basse vengeance.[22]Toutes les lettres de Mme de Boufflers à Panpan, citées dans ce volume, et dont l'origine n'est pas indiquée, font partie de notre collection particulière. Elles proviennent de la collection de M. Meaume. Nous avons tout lieu de croire ces lettres inédites, mais nous n'affirmons rien.[23]Femme de chambre de Panpan. C'était plutôt une dame de compagnie.[24]L'abbesse de Saint-Antoine, Gabrielle-Charlotte, née le 28 octobre 1724, était une sœur cadette de la marquise de Boufflers.[25]Tressan, toujours méchant, s'écriait un jour en voyant Mme de Bassompierre qui était fort belle et fort désagréable: «Fi! qu'elle est belle!»[26]Le duc de Boufflers étant mort en 1747, sa veuve épousa, en 1750, Charles-Frédéric de Montmorency, maréchal et duc de Luxembourg; il mourut lui-même en 1764 et la maréchale se trouva veuve pour la seconde fois.—VoirLa Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 127 et suiv.[27]A Walpole, 1768.[28]28 mai 1769.[29]Marmontel.[30]Le duc habitait, rue de Tournon, un magnifique hôtel qui avait été autrefois la demeure de Concini; c'était le rendez-vous de la meilleure société.[31]Il appartint plus tard à la reine Hortense.[32]Il avait appartenu à Gabrielle d'Estrées et devint plus tard la propriété de M. de Sommariva.[33]Mme d'Épinay quitta La Chevrette en 1760.—La situation embarrassée de son mari l'obligea à la louer.[34]Boufflers,Œuvres posthumes.[35]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt à Panpan, citées dans ce volume nous ont été gracieusement communiquées par Mlles de Ravinel, Mme Léon Noël et le capitaine Noël.[36]Voirla Cour de Lunéville, p. 264.[37]Le chevalier lui-même écrivait en 1778 à Mme de Sabran, à propos d'une soirée à Marly: «Le jeu est devenu si fou qu'il n'est plus tentant.»[38]Mme du Deffant à Walpole, 7 mars 1770.[39]Œuvres posthumes.[40]Walpole l'appelait «l'empereur des fées» tant il était petit.[41]La reine Marie Leczinska mourut le 24 juin 1768.[42]Contrôleur général de 1763 à 1768.[43]Chilly Mazarin, dont les propriétaires donnaient des fêtes superbes.[44]Panpan possédait dans les environs de Lunéville une petite maison de campagne où il se rendait l'été; il l'avait baptisé Tempé en souvenir de la célèbre vallée de la Grèce.[45]Mme de Boufflers s'efforçait d'obtenir pour Panpan une pension sur leMercure.[46]Tout le monde croyait alors au succès des plans financiers de l'abbé Terray.[47]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 369.[48]Ces trois lettres nous ont été communiquées par le comte de Croze-Lemercier.[49]Grimm,Correspondance littéraire, 1762.[50]Id.,ibid., 1777.[51]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[52]Surnom que Mme du Deffant avait donné à Mmes de Boufflers, de Boisgelin et de Cambis.[53]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.[54]Grimm,Correspondance littéraire, 1769.[55]La bataille de Steinkerque (3 août 1692), gagnée par le maréchal de Luxembourg sur Guillaume d'Orange.[56]Clément (1742-1812), après avoir été professeur à Dijon, était venu à Paris pour faire le métier de «chamailleur.» Pour attirer l'attention sur lui il s'était attaqué à cinq ou six poètes à la fois, Saint-Lambert, Dorat, l'abbé Delille, Watelet, Lemierre, etc.[57]Observations critiques sur les poèmes des Saisons, de la déclamation et de la peinture.Genève et Paris, Legay, in-8o, 1770.[58]Grimm,Correspondance littéraire, 1771.[59]Panpan désignait sous le nom de «compères» et «commères» ses amis et amies de Lunéville qui formaient sa petite société journalière.[60]La princesse Christine de Saxe, abbesse de Remiremont; voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 360.[61]Le prince de Beauvau faisait bâtir l'hôtel qui est actuellement le ministère de l'intérieur.[62]L'hôtel de Craon, à Nancy, où est installé actuellement la Cour d'appel, avait été vendu par le prince, en 1751; il s'agit évidemment ici de l'hôtel de Craon, à Lunéville; il était situé le long du parc du château.[63]On parlait de frapper les revenus d'un troisième vingtième.[64]M. I. Chénier a écrit dans l'Épître à Voltaire:La Harpe, aux sombres bords, t'aura conté, peut-être,Des préjugés bannis le burlesque retour,Et comment il advint que lui-même, un beau jour,De convertir le monde eut la sainte manie.Tu lui pardonneras, il a faitMélanie.[65]Mélanie, drame en trois actes. Il fut imprimé secrètement à Paris sous la rubrique: Amsterdam, 1770.[66]L'on sait, sans qu'il soit nécessaire d'insister, les difficultés qu'éprouvait le Dauphin à donner à son épouse des marques de sa tendresse. Il dut à plusieurs reprises, et très à contre-cœur du reste, subir de légères opérations. Mme de Lenoncourt faisait plaisamment allusion à cette situation quand elle écrivait à Panpan: «Le Dauphin me fait pitié; ils lui ont fait encore une opération. On le tourmente comme pour lui faire prendre une médecine. Je suis persuadé qu'avec ces manières-là on en aurait dégoûté le chevalier de Beauvau lui-même!»[67]Cet ouvrage avait paru en 1770, sous le titre:Prospectus d'un nouveau dictionnaire de commerce. Paris, 1770, in-8o.[68]Thomas (1732-1785), de l'Académie française. L'archevêque de Toulouse, Charles de Loménie de Brienne, élu à l'académie en 1770, prononça le 6 septembre son discours de réception. Thomas répondit en qualité de directeur. Cette réponse donna lieu à des interprétations auxquelles Thomas n'avait pas songé. Le duc d'Aiguillon se plaignit au Roi par l'intermédiaire de Mme du Barry et l'avocat général Séguier adressa une plainte à Maupeou.—Les discours de l'archevêque et de Thomas ne furent imprimés qu'en 1808.[69]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.[70]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.[71]Il l'appelle sa mère par plaisanterie, de même qu'elle l'appelait son fils.[72]Communiquée par le capitaine Noël.[73]Toutes les lettres de Boufflers au prince de Beauvau contenus dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme *** qui nous a demandé de ne pas la nommer.[74]Mlle de Beauvau avait épousé en 1767 le prince de Poix, fils du comte de Noailles. La jeune fille n'avait alors que quatorze ans et on lui en aurait donné douze.[75]6 juillet 1771.[76]Voirla Disgrâce du duc et de la duchesse de Choiseul, par GastonMaugras. Plon-Nourrit et Cie.[77]Mme du Deffant à Walpole.[78]Grimm écrit à cette époque dans laCorrespondance littéraire:«7 janvier 1771.«Un jeune éléphant de cinq ans qu'on montre ici depuis quelques jours, pour de l'argent, a donné lieu au quatrain suivant:Cet éléphant, sorti d'Asie,Vient-il amuser nos badauds?Non: il vient avec ses rivauxConcourir à l'Académie.«Ma foi, la plupart de ceux qui se présentent en ce moment-ci seraient fort heureux d'avoir autant d'intelligence que cet animal en a dans sa trompe.»—Duclos disait ces jours passés: «Messieurs, parlons de l'éléphant; c'est la seule bête un peu considérable dont on puisse parler en ce temps-ci sans danger.»[79]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.[80]Boufflers,Œuvres posthumes.—Le chevalier a l'air de croire que sa mère s'est retirée à Nancy aussitôt après la mort de Stanislas. Il s'est écoulé six ans au moins avant que M. de Boufflers ne vienne s'établir à Nancy.[81]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[82]Nous n'avons pu savoir exactement où habitait Mme de Boufflers. Du temps de Stanislas, elle possédait une maison rue de la Salpêtrière, mais l'avait-elle encore en 1771? Pendant la Révolution, le chevalier était propriétaire d'une maison, rue de la Montagne, 240. Elle fut vendue le 29 nivôse an III, à Claude Beaupré, comme bien d'émigré. Était-ce la maison de sa mère? C'est assez probable.[83]C'est actuellement le no3 de la rue de Lorraine. L'hôtel est à deux étages, flanqué de deux petits pavillons plus bas. Il donne, au nord, sur les bosquets, au midi, sur un jardin qui l'isole de la rue de Lorraine.[84]Nous empruntons une partie de ces détails à l'intéressant article deM. V. Jacques: Cerutti et le salon de la duchesse de Brancas.Annales de l'Est, 1888.[85]Le château de Fléville fut bâti vers 1533 par Nicolas de Lutzelbourg, gouverneur de Nancy.siècle, elle appartenait au prince de Beauvau-Fléville, frère aîné de ce prince de Craon, dont nous avons longuement parlé au début de cet ouvrage. Elle passa ensuite à son fils, tué en 1743, et ensuite à sa fille, la marquise des Armoises, qui l'habita jusqu'à sa mort en 1766. A ce moment le domaine passa entre les mains du prince de Beauvau qui, après y avoir séjourné de temps à autre pendant quelques années, le loua à Mme de Brancas.Le comtede Ludre, dans sonHistoire de la chevalerie de Lorraine, écrit: «C'est le spécimen le plus réussi du style de la Renaissance appliqué aux maisons des gentilshommes dans notre pays. Nicolas respecta le donjon historique, mais tout le reste de la noble forteresse fut abattu pour faire place à un château, qui n'a d'égal comme élégance et pureté de style qu'Azay-le-Rideau, en Touraine.»Le château forme un quadrilatère entouré de fossés. Au fond, le corps de logis principal; de chaque côté, deux ailes, dont l'une est encore flanquée du donjon féodal. Autrefois un quatrième bâtiment, plus bas que les trois autres et percé d'un portail monumental, réunissait les deux ailes et fermait la cour du côté de l'entrée. Ce dernier bâtiment a disparu et a fait place à une balustrade ornée de superbes vases rocaille en pierre. Cette transformation qui, si elle a altéré le plan primitif, a donné de l'air et de la gaieté au château, a du être faite du temps de Mme des Armoises.Nous devons tous ces détails ainsi que ceux sur les demeures de Panpan et de Mme de Boufflers à M. de Conigliano, qui a bien voulu se mettre à notre disposition avec une extrême bonne grâce et nous faire profiter de sa rare érudition.[86]Voir:Les dernières années de la Cour de Lunéville, p. 338.[87]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[88]Famille anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était liée.[89]Médecin de Panpan.[90]Communiquée par le capitaine Noël.[91]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[92]L'homme dangereux.Cette pièce, d'abord anonyme, fut acceptée et reçue par les comédiens comme une satire contre Palissot. Quand on sut qu'elle était de lui, le parti philosophique fit émeute le jour même de la première et empêcha la représentation. On dut rendre l'argent au public.[93]La suscription de cette lettre est ainsi conçue:à MonsieurMadamede Vauxlecteurlectricedu feu roià Lunéville.(Le timbre de la poste de Nancy.)[94]Extrait du registre des actes de l'état civil de Haroué.«L'an mil sept cent soixante et douze, le douze du mois de juillet vers les dix heures et demie du matin, est décédé de maladie, en cette paroisse, très haute et très puissante princesse Anne-Marguerite, née comtesse de Ligniville et princesse de Craon, grande d'Espagne de la 1reclasse, marquise de Craon, baronne d'Autrey, dame de Morlay, etc., etc., douairière de feu très haut et très puissant seigneur Marc de Beauvau, prince de Craon et du Saint-Empire Romain, marquis, seigneur de Craon et autres lieux, chevalier de la Toison d'or, grand écuyer de Lorraine, grand d'Espagne de la première classe, âgée d'environ quatre-vingt-six ans, après avoir été confessée, reçu le saint viatique et l'extrême-onction avec les sentiments les plus religieux, et une dévotion des plus exemplaires; elle a donné toute sa vie les marques les plus éclatantes de sa piété; ses charités immenses lui ont mérité le titre glorieux de Mère des Pauvres; elle leur a fait tout le bien qui dépendait d'elle; ses bienfaits pour l'Eglise ne l'ont pas rendue moins recommandable: enfin elle emporte tous nos regrets et elle est inhumée dans son caveau le treize des mois et an susdits en présence de messire le chevalier de Beauvau, et de madame la marquise de Bassompierre, ses enfants; maître Petit, chapelain; qui ont signé avec moi curé du lieu.«Signé: Chevalierde Beauvau;Beauvau de Bassompierre;J. Grandeury, maître d'école;J.-C. Bourlier, prêtre, curé de Craon.»[95]Voici l'épitaphe gravée sur le tombeau de la princesse dans l'église d'Haroué:D. O. M.EN CETTE ÉGLISE FUT INHUMÉE LE 13 JUILLET 1772TRÈS HAUTE ET TRÈS PUISSANTE PRINCESSEANNE MARGUERITENÉE COMTESSE DE LIGNIVILLEBARONNE D'AUTREY, DAME DE MORLAY,FEMME DE FEU TRÈS HAUT ET TRÈS PUISSANT SEIGNEURMARC DE BEAUVAUPRINCE DE CRAON ET DU SAINT EMPIRE ROMAINELLE EST DÉCÉDÉE A L'AGE DE 86 ANSAPRÈS AVOIR REÇU LA SAINTE COMMUNIONAVEC UNE PIÉTÉ DONT ELLE AVAIT DONNÉTOUTE SA VIE L'EXEMPLE.SA CHARITÉ LUI MÉRITA LE TITRE DE MÈRE DES PAUVRES;ELLE DONNA LE JOUR A 13 FILLES ET A 7 FILS;LES UNS SE CONSACRÈRENT A DIEU,LES AUTRES VERSÈRENT LEUR SANGSUR LES CHAMPS DE BATAILLE POUR LA DÉFENSE DELEUR PATRIE[96]1766-1854.[97]Il l'avait vendu 160,000 francs au prince de Lambesc.[98]Eugénieparut en 1767.[99]Ces trois lettres nous ont été communiquées par M. le capitaine Noël.[100]Mme Durival.[101]L'Epître à Horaceest de Voltaire. La réponse de La Harpe est intitulée:Horace à Voltaire.[102]Voirla Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 63 et suiv.[103]Correspondance de Mme du Deffant avec Walpole, par M.de Lescure.[104]Correspondance de Mme du Deffant, Calmann Lévy, 1877.[105]Cette lettre est adressée chez Mme de Lenoncourt à Nancy, où Panpan faisait un séjour.[106]Mme du Barry s'était retirée au couvent du Pont-aux-Dames.[107]Mlle de Fumel, mariée le 3 août 1773 à Nicolas-Élie du Barry, troisième fils de du Barry le Roué.[108]Mlle de Tournon, mariée le 18 juillet 1773 à J.-B. du Barry, fils du Roué.[109]Célèbre médecin de l'époque.[110]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt contenues dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mlles de Ravinel.[111]Le chevalier de Boufflers écrivait à une dame qui se plaignait de vapeurs:Enfin ils ne sont pas venusCes maux dont vous craigniez les rigueurs inhumaines;Mais qu'ils vous ont coûté de peines,Ces maux que vous n'avez pas eus.[112]Nous devons la communication de cette précieuse correspondance à M. le comte de Croze-Lemercier, auquel nous renouvelons nos plus vifs remerciements.[113]Grimm,Correspondance littéraire, août 1774.[114]La maréchale de Mirepoix.[115]Toutes les lettres adressées à Paris portent l'adresse suivante: à Mme de Boisgelin, dame de Mesdames, hôtel de Mirepoix, rue d'Artois, à Paris.[116]Mme Philips était cette dame anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était beaucoup liée depuis son arrivée en Lorraine. Elle accoucha en effet d'un garçon à Jarville. L'enfant fut baptisé à Heillecourt avec les cérémonies de l'Église romaine; le parrain fut le prince de Bauffremont et la marraine Mme de Boufflers, représentée par Mlle de Juvincourt. (Journal de Durival.)[117]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.[118]Mme de Brancas.[119]Le prince de Bauffremont.[120]Concierge de la Malgrange.[121]Cette lettre est écrite sur un papier très commun.[122]26 juillet.[123]Journal de Durival, Mss. de la bibl. de Nancy.[124]L'empereur d'Autriche venait de passer à Genève et il n'avait pas jugé à propos de se rendre à Ferney.[125]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.[126]Elle écrivit encore ce quatrain moqueur:Pourquoi donc avez-vous enterré cet impie?Disait à dom Benoît l'archevêque en fureur.—C'est, répondit-il, Monseigneur,Parce qu'il n'était plus en vie.[127]Le fils, Elzéar de Sabran, était né en 1774; la fille, Delphine, épousa le vicomte de Custine.[128]La correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers a été publiée en entier par M. H. de Magnieu et M. Prat. (Plon, Nourrit et Cie, 1875.) C'est à ce très intéressant volume que nous empruntons tous les extraits cités dans ce chapitre.[129]Toutes les lettres de Boufflers à sa sœur citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[130]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[131]La Révolution le chassa de France et il mourut en 1811, en Pologne, chez la princesse Lubomirska.[132]Mme de Sabran n'ignorait pas l'hostilité de Mme de Boisgelin. Elle écrivait un jour au chevalier: «Je redoute ta sœur et le désir qu'elle a toujours de t'éloigner de moi.»[133]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[134]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[135]Delille avait composé pour la marquise les vers suivants:Jadis j'ai chanté le jardinDu bon Adam; je préfère le vôtre.Tout fut perdu dans le premier Éden,Tout semble réparé dans l'autre.[136]M. le vicomte d'Autichamp de Beaumont avait épousé Mlle de la Galaizière.[137]Barthélemy-Louis-Martin de Chaumont de la Galaizière, premier évêque de Saint-Dié.[138]Mme de la Porte, dont le mari vint à Nancy comme intendant, en juin 1778.[139]Fille de la princesse de Chimay.[140]M. de la Porte, intendant de Perpignan; nommé à l'intendance de Nancy, en juin 1778.[141]Louis de Rohan, célèbre par l'affaire du collier.[142]Le chevalier d'Éon (1728-1810). A cette époque d'Éon ne passait plus pour une femme. Il sortait du château de Dijon où il avait subi un emprisonnement de deux mois.[143]Dans sa jeunesse, Linguet avait été secrétaire du prince de Beauvau. C'est à propos de Linguet que Panpan avait composé cette épigramme:Linguet, tapi dans un coin du parterre,De Du Belloy siffloit le cruel Pierre.Or, vous savez qu'aux drames les plus sotsIl n'est permis de siffler à son aise;Une sentinelle, ennemie des bons mots,Met un Baillon à la gaieté françoise.Linguet, pourtant, siffloit de tout son cœur,Et ses voisins lui répondoient en chœur.Un des soldats, qui composoit la garde,Voulut saisir l'indiscret orateur:Quoi m'arrêter! dit Linguet, prenez garde,Vous vous trompez, je ne suis pas l'auteur.(Mss. de Devau.)[144]Le discours de réception de Ducis à l'Académie, comme successeur de Voltaire, a été prononcé le 4 mars 1779.[145]L'adresse est ainsi libellée: M. de Vaux, ancien lecteur du roi de Pologne et digne de l'être du monde entier, à Lunéville.[146]Bibl. de Nancy. Mss. de Devau.[147]Communiquée par le capitaine Noël.[148]Communiquée par Mme Léon Noël et Mlles de Ravinel.[149]Communiquée par le capitaine Noël.[150]Tous ces billets sont adressés à Panpan chez M. de Bauffremont, barrière de Vaugirard, à Paris.[151]Au verso de ce billet sont écrits ces vers:A Madame du Deffant qui appelle son fauteuil un tonneau.C'est en vain que l'on voyagePour rencontrer le plaisir;Et la mer et le rivage,Tout a trompé mon désir.J'ai vogué sur l'onde,J'ai vu lancer un vaisseau;Mais il n'y a rien dans le mondeD'égal à votre tonneau.[152]Les lettres de Mme de Lenoncourt citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel et le capitaine Noël.[153]Tressan s'était toujours beaucoup occupé de ses enfants et il avait cherché à les établir le mieux possible. Son fils aîné, le marquis, servait en qualité de colonel. Le cadet jouissait d'un bénéfice ecclésiastique. Son père avait fait de lui ce portrait:Monsieur l'abbé de TressanEst un grand compère,Qui paraît vif et galantComme était son père.Il fait tout avec esprit,Il parle comme il écrit,C'est un grand vicaireFait exprès pour plaire.Après avoir été grand vicaire de Rouen, il émigra en 1791. Quant au dernier fils, le chevalier, qu'on avait surnommé Freluche, il rimait des madrigaux et faisait la cour aux dames; il obtint un brevet de capitaine d'infanterie et fut nommé exempt aux gardes du corps de la Reine. Il échappa au massacre du 10 août et alla se fixer en Italie. Mlle de Tressan, Michon en famille, avait épousé en 1773 le marquis de Maupeou, colonel du régiment de Bigorre-infanterie. (Souvenirs du comte de Tressan.)[154]Il avait succédé à Massillon en 1743; il était alors âgé de vingt-sept ans.[155]L'Académie nomma M. Lemierre à la place de l'abbé Batteux et le comte de Tressan à la place de l'abbé de Condillac.Chamfort qui s'était présenté, furieux de n'être pas nommé, se vengea par cette épigramme:Honneur à la double céduleDu Sénat dont l'auguste voixCouronne, par un digne choix,Et le vice et le ridicule!«Et pourquoi M. de Chamfort s'en plaindrait-il, dit un des nouveaux académiciens, il aura deux voix de plus.» (Grimm,Correspondance littéraire.)[156]En les voyant, le duc de la Vallière s'écriait: «Et dire que de tous ces gueux-là, il n'y en a peut-être pas un qui soit tendre.»[157]Œuvres du duc de Nivernais.[158]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.[159]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[160]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.[161]Le duc de Nivernais.[162]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[163]Toutes les lettres du chevalier de Boufflers citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[164]Cette pièce et les trois suivantes sont tirées des Mss. de Devau. Bibl. de Nancy.[165]Cette pièce et toutes celles qui suivent nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[166]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.[167]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[168]Ces détails et une partie des lettres de Cerutti sont extraits du très curieux article deM. Jacquessur Mme de Brancas.Annales de l'Est, 1888.[169]Mme de Brancas occupait un logement au Louvre.[170]Toutes ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[171]Mlle Quinault mourut en 1783.[172]C'est une fausse nouvelle. La comtesse du Nord n'était pas morte.[173]La vicomtesse du Barry avait épousé le fils du Roué. Devenue veuve en 1778, elle épousa M. de Tournon.[174]Linguet (1736-1794) était alors détenu à la Bastille. La nouvelle de sa mort était fausse.[175]La toujours véridique Mme de Genlis raconte ainsi, dans sesMémoires, la fin du pauvre Tressan:«Il se réconcilia avec la religion, il avait reçu tous les sacrements. Quand j'allai le voir, je le trouvai dans les meilleurs sentiments. L'abbé de Tressan son fils était dans sa chambre. Il lui dit de me conter ce qui était arrivé la veille, et l'abbé m'apprit que d'Alembert, ayant su qu'il avait reçu les sacrements, était venu le voir pour lui en faire les plus violents reproches; que M. de Tressan avait répondu qu'il fallait être bien barbare pour venir ainsi troubler ses derniers moments, et qu'il avait ajouté: «Au reste, que vous importe? et même si vous aviez de l'humanité, ne seriez-vous pas charmé de me voir en mourant une grande consolation?»Il n'y a qu'un malheur à ce touchant récit, c'est que d'Alembert était mort quatre jours avant Tressan.[176]Toutes les lettres de Cerutti citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel, et le capitaine Noël. Plusieurs de ces lettres ont été citées par M. Jacques, dans son article sur Mme de Brancas.[177]Ces lettres sont extraites deCorrespondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, parMM. MagnieuetPrat. Plon, 1875.[178]Voirle Duc de Lauzun et la Cour de Marie-Antoinette.[179]Après avoir été colonel de Chartres (infanterie), Boufflers avait été nommé brigadier en 1780, maréchal de camp en 1784.[180]Les hyènes.[181]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.[182]Voici l'extrait mortuaire de Mme de Boufflers, découvert par M. L. Germain, dans les anciens registres paroissiaux de la commune de Scey-sur-Saône (Haute-Saône).«Très haute et très puissante dame Marie-Catherine de Beauvau, douairière de très-haut et très-puissant seigneur, Louis-François-Régis de Boufflers-Remiencourt, maréchal des camps et armées du Roi de Pologne, duc de Lorraine et de Barre, âgée d'environ soixante et quatorze ans, munie des sacrements de l'Église, est décédée le premier du mois de juillet de l'an mil sept cent quatre vingt six, au château de Scey-sur-Saône, et le trois dudit mois son corps a été inhumé à l'église paroissiale dudit Scey, dans la chapelle de M. le prince de Bauffremont, seigneur dudit lieu, en présence dudit M. le prince de Bauffremont, de Claude de Mairet, écuyer, de Claude Mugnier de Saint-Beurrey, des sieurs Claude Bailly, Charles Mangeot, premier valet de chambre de M. le prince de Bauffremont, et de plusieurs autres paroissiens. Ont signé au registre: prince de Bauffremont, Mairet, Saint-Beurrey, Mangeot, Bailly, Henriot, curé.»[183]Archives nationales, T. 471-3.[184]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[185]Le chevalier n'était pas encore revenu du Sénégal.[186]VoirDernières années de la Cour de Lunéville, p. 282.[187]Elle est l'héroïne du roman de la duchesse de Duras. Son portrait existe au château de Mouchy.—Elle appelait toujours ses protecteurs:ami maréchal et amie madame.[188]M. de Boisgelin.[189]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[190]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.[191]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, chap.XVII, p. 274.[192]On retrouve dans les cartons des Archives nationales plusieurs réclamations adressées par d'anciens domestiques qui n'ont jamais pu toucher ce que les Boisgelin leur devaient.[193]Tout un carton des Archives nationales est rempli des invectives du sieur Martin.[194]Ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[195]Nous devons ces détails sur Cerutti à l'intéressant article de M. V. Jacques,Annales de l'Est, 1888.[196]Il était né en 1773.[197]Ces lettres nous ont été gracieusement communiquées par M. le prince de Beauvau.[198]La princesse de Beauvau mourut en 1820. Elle partageait toutes les idées de son mari et l'on voyait un buste de son ami Voltaire sur la cheminée de son salon. C'était au moins audacieux sous la Restauration. Quand sa fin approcha, toute sa famille s'empressa pour lui faire recevoir un prêtre; mais elle s'y refusa obstinément, se bornant à dire: «Tout cela est fort inutile, je veux mourir comme M. de Beauvau.» On dut, pour sauvegarder les convenances, se borner à un simulacre.[199]C'est à la fin de 1793 que Saint-Lambert écrivitla Vie du maréchal de Beauvau. Cet ouvrage existe au château de Mouchy avec une préface écrite par le duc de Poix.[200]Le Val, qui avait été donné au prince par Louis XV, fut repris par l'État en 1794, puis rendu à Mme de Beauvau en 1797.[201]Nous empruntons beaucoup de ces détails auxSouvenirs de la princesse de Beauvaupubliés par MmeStandish. Paris, Tchener, 1872.[202]Peu de jours après montait également sur l'échafaud le duc du Châtelet, fils de la célèbre amie de Voltaire; il était né en 1727. Son fils, général dans les armées de la République, fut emprisonné comme Girondin; il s'empoisonna.[203]Ces pièces nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[204]Magasin Encyclopédique, 1807.[205]Nous empruntons la plus grande partie de ces détails au livre si intéressant de M.Buffenoir:La comtesse d'Houdetot. Paris, Calmann Lévy.[206]Mme d'Houdetot fit graver sur le tombeau de Saint-Lambert cette épitaphe:CI-GIT JEAN FRANÇOIS SAINT-LAMBERTNÉ LE 16 DÉCEMBRE 1716DE L'ANCIENNE ACADÉMIE FRANÇAISEMILITAIRE DISTINGUÉPOÈTE ET PEINTRE DE LA NATUREGRAND ET SUBLIME COMME ELLEPHILOSOPHE MORALISTEIL NOUS CONDUISIT AU BONHEUR.PAR LA VERTUHOMME DE BIEN,SANS VANITÉ ET SANS ENVIE,IL AIMA; IL FUT AIMÉLE MONDE ET SES AMIS LE PERDIRENTLE NEUF FÉVRIER 1803CELLE QUI FUT CINQUANTE ANS SON AMIEA FAIT POSER CETTE PIERRESUR SON TOMBEAU[206-a][206-a]La comtesse d'Houdetot, parM. Buffenoir, Paris, Calmann Lévy.[207]Ces lettres, ainsi que beaucoup de détails dont nous avons fait usage, sont extraits du charmant volume publié par le comtede Croze-Lemercier:Le chevalier de Boufflers et Mme de Sabran. Paris, Calmann Lévy, 1894.[208]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.[209]L'attentat de la rue Nicaise, 3 nivôse an IX (décembre 1800).[210]Ces lettres nous été communiquées par Mme X....[211]La correspondance entre Boufflers et Mme Durival citée dans ce chapitre nous a été communiquée par le capitaine Noël.[212]Ainsi que nous l'avons déjà dit, ce sont les descendants directs de Mme Noël qui, avec la plus extrême obligeance, nous ont confié les documents dont ils avaient hérité de Mme Durival.[213]Le chevalier aimait beaucoup Elzéar de Sabran. Il disait de lui: «Je le considère comme mon fils, il n'y manque que la façon.»[214]Voici l'acte de décès du chevalier:«Du 19 janvier mil huit cent quinze à midi, acte de décès de Monsieur Stanislas-Jean, marquis de Boufflers, ancien maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, membre de l'Académie française, décédé hier, en son hôtel, rue du faubourg Saint-Honoré, no114, à quatre heures du matin, âgé de soixante-dix-sept ans, marié à dame Françoise-Éléonore Dejean de Manville.«Le comte Elzéarde Sabran;RenduBertscher.»[215]Il avait autrefois composé pour lui-même cette épitaphe:CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT;QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT,POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGEQUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.
NOTES:[1]En 1797, Mme Durival avait marié à Sommerviller deux jeunes gens qu'elle considérait comme ses enfants d'adoption, M. Noël, officier de cavalerie à l'armée de Sambre-et-Meuse, et Mlle Charlotte de Nismes d'Aubigny. Ils eurent plusieurs enfants.[2]Voir:La Cour de Lunéville au dix-huitième siècle. Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1904.—Les dernières années de la Cour de Lunéville.Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1906.[3]C'est pitié de visiter aujourd'hui ces appartements royaux, autrefois si magnifiques, et qui servent maintenant de chambrées aux troupes de la garnison.[4]La Malgrange ne fut démolie qu'en partie.[5]Elles étaient occupés par les amis les plus intimes du Roi: la marquise de Boufflers, le prince de Beauvau, le maréchal de Bercheny, le marquis de Choiseul, le marquis de Ménessaire, le chevalier de Boufflers, le comte de Cucé, M. Alliot.[6]Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[7]Arch. Nat. K. 1. 189.[8]Joly,le Château de Lunéville.[9]Elle fut autorisée à faire venir à Versailles les portraits de ses parents, de ses grands-parents, du dauphin, de Mme Adélaïde et de Mme Victoire, de la princesse de Talmont, du duc et de la duchesse Ossolinski, du roi de Prusse et de Charles XII. (Arrêté du 27 mars 1766. Arch. Nat. K. 1. 189.)[10]Reconnaissant des bienfaits dont il avait été comblé, Tressan voulut élever à la mémoire de son ami un monument digne de lui et il composa un «portrait historique de Stanislas.» Voltaire, auquel il en avait envoyé un exemplaire, lui répondait: «Votre souvenir m'a bien touché, monsieur, et votre ouvrage a fait sur moi l'impression la plus tendre. Voilà comme je voudrais qu'on fît les oraisons funèbres; il faut que ce soit le cœur qui parle, il faut avoir vécu intimement avec le mort qu'on regrette... Votre ouvrage est vrai, il est attendrissant, il est bien écrit... je vous remercie tendrement de me l'avoir envoyé.»[11]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan. Versailles, Lebon, 1897.[12]Le marquis de Paulmy venait de créer la bibliothèque des Romans; il invita Tressan à y collaborer; ce dernier accepta avec joie et il fit paraître successivement des romans de chevalerie tirées de nos vieilles chroniques:le petit Jehan de Saintré,Gérard de Nevers,Artus de Bretagne,Huon de Bordeaux,Tristan le Léonais,Dom Ursino le Navarin, lesAmadis, etc., etc.[13]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 318.[14]Mss. de la bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[15]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[16]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 353.[17]A Mme de Choiseul, 7 septembre 1772.Correspondance complètede Mme du Deffand par le marquis de Sainte-Aulaire. Paris, Calmann-Lévy, 1877.—Toutes les lettres de Mme du Deffand à Mme de Choiseul et de Mme de Choiseul à Mme du Deffand citées dans ce volume sont extraites de cette correspondance.[18]Œuvres complètes de Voltaire.Paris, Garnier frères.—Toutes les lettres de Voltaire citées dans ce volume sont tirées de l'édition Garnier frères.[19]Il avait en effet donné des soins au Prince.[20]Ces Dumont étaient rebouteurs de père en fils depuis deux siècles, et ils se transmettaient leurs secrets. On les appelait les Valdajoux, du nom de la vallée qu'ils habitaient.[21]En 1769, la duchesse de Luynes se démit le bras et ses chirurgiens le lui remirent si mal, qu'elle resta estropiée; on voulait même lui couper le membre malade, lorsqu'on songea à faire venir le célèbre Dumont. Ce dernier fit souffrir à la duchesse un véritable martyre pendant plusieurs heures, mais elle retrouva l'usage complet de son bras. Quelques jours après, Dumont, sortant de son hôtel le soir, fut attaqué par deux hommes et il reçut un coup d'épée; on accusa les chirurgiens ordinaires de la duchesse de cette basse vengeance.[22]Toutes les lettres de Mme de Boufflers à Panpan, citées dans ce volume, et dont l'origine n'est pas indiquée, font partie de notre collection particulière. Elles proviennent de la collection de M. Meaume. Nous avons tout lieu de croire ces lettres inédites, mais nous n'affirmons rien.[23]Femme de chambre de Panpan. C'était plutôt une dame de compagnie.[24]L'abbesse de Saint-Antoine, Gabrielle-Charlotte, née le 28 octobre 1724, était une sœur cadette de la marquise de Boufflers.[25]Tressan, toujours méchant, s'écriait un jour en voyant Mme de Bassompierre qui était fort belle et fort désagréable: «Fi! qu'elle est belle!»[26]Le duc de Boufflers étant mort en 1747, sa veuve épousa, en 1750, Charles-Frédéric de Montmorency, maréchal et duc de Luxembourg; il mourut lui-même en 1764 et la maréchale se trouva veuve pour la seconde fois.—VoirLa Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 127 et suiv.[27]A Walpole, 1768.[28]28 mai 1769.[29]Marmontel.[30]Le duc habitait, rue de Tournon, un magnifique hôtel qui avait été autrefois la demeure de Concini; c'était le rendez-vous de la meilleure société.[31]Il appartint plus tard à la reine Hortense.[32]Il avait appartenu à Gabrielle d'Estrées et devint plus tard la propriété de M. de Sommariva.[33]Mme d'Épinay quitta La Chevrette en 1760.—La situation embarrassée de son mari l'obligea à la louer.[34]Boufflers,Œuvres posthumes.[35]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt à Panpan, citées dans ce volume nous ont été gracieusement communiquées par Mlles de Ravinel, Mme Léon Noël et le capitaine Noël.[36]Voirla Cour de Lunéville, p. 264.[37]Le chevalier lui-même écrivait en 1778 à Mme de Sabran, à propos d'une soirée à Marly: «Le jeu est devenu si fou qu'il n'est plus tentant.»[38]Mme du Deffant à Walpole, 7 mars 1770.[39]Œuvres posthumes.[40]Walpole l'appelait «l'empereur des fées» tant il était petit.[41]La reine Marie Leczinska mourut le 24 juin 1768.[42]Contrôleur général de 1763 à 1768.[43]Chilly Mazarin, dont les propriétaires donnaient des fêtes superbes.[44]Panpan possédait dans les environs de Lunéville une petite maison de campagne où il se rendait l'été; il l'avait baptisé Tempé en souvenir de la célèbre vallée de la Grèce.[45]Mme de Boufflers s'efforçait d'obtenir pour Panpan une pension sur leMercure.[46]Tout le monde croyait alors au succès des plans financiers de l'abbé Terray.[47]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 369.[48]Ces trois lettres nous ont été communiquées par le comte de Croze-Lemercier.[49]Grimm,Correspondance littéraire, 1762.[50]Id.,ibid., 1777.[51]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[52]Surnom que Mme du Deffant avait donné à Mmes de Boufflers, de Boisgelin et de Cambis.[53]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.[54]Grimm,Correspondance littéraire, 1769.[55]La bataille de Steinkerque (3 août 1692), gagnée par le maréchal de Luxembourg sur Guillaume d'Orange.[56]Clément (1742-1812), après avoir été professeur à Dijon, était venu à Paris pour faire le métier de «chamailleur.» Pour attirer l'attention sur lui il s'était attaqué à cinq ou six poètes à la fois, Saint-Lambert, Dorat, l'abbé Delille, Watelet, Lemierre, etc.[57]Observations critiques sur les poèmes des Saisons, de la déclamation et de la peinture.Genève et Paris, Legay, in-8o, 1770.[58]Grimm,Correspondance littéraire, 1771.[59]Panpan désignait sous le nom de «compères» et «commères» ses amis et amies de Lunéville qui formaient sa petite société journalière.[60]La princesse Christine de Saxe, abbesse de Remiremont; voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 360.[61]Le prince de Beauvau faisait bâtir l'hôtel qui est actuellement le ministère de l'intérieur.[62]L'hôtel de Craon, à Nancy, où est installé actuellement la Cour d'appel, avait été vendu par le prince, en 1751; il s'agit évidemment ici de l'hôtel de Craon, à Lunéville; il était situé le long du parc du château.[63]On parlait de frapper les revenus d'un troisième vingtième.[64]M. I. Chénier a écrit dans l'Épître à Voltaire:La Harpe, aux sombres bords, t'aura conté, peut-être,Des préjugés bannis le burlesque retour,Et comment il advint que lui-même, un beau jour,De convertir le monde eut la sainte manie.Tu lui pardonneras, il a faitMélanie.[65]Mélanie, drame en trois actes. Il fut imprimé secrètement à Paris sous la rubrique: Amsterdam, 1770.[66]L'on sait, sans qu'il soit nécessaire d'insister, les difficultés qu'éprouvait le Dauphin à donner à son épouse des marques de sa tendresse. Il dut à plusieurs reprises, et très à contre-cœur du reste, subir de légères opérations. Mme de Lenoncourt faisait plaisamment allusion à cette situation quand elle écrivait à Panpan: «Le Dauphin me fait pitié; ils lui ont fait encore une opération. On le tourmente comme pour lui faire prendre une médecine. Je suis persuadé qu'avec ces manières-là on en aurait dégoûté le chevalier de Beauvau lui-même!»[67]Cet ouvrage avait paru en 1770, sous le titre:Prospectus d'un nouveau dictionnaire de commerce. Paris, 1770, in-8o.[68]Thomas (1732-1785), de l'Académie française. L'archevêque de Toulouse, Charles de Loménie de Brienne, élu à l'académie en 1770, prononça le 6 septembre son discours de réception. Thomas répondit en qualité de directeur. Cette réponse donna lieu à des interprétations auxquelles Thomas n'avait pas songé. Le duc d'Aiguillon se plaignit au Roi par l'intermédiaire de Mme du Barry et l'avocat général Séguier adressa une plainte à Maupeou.—Les discours de l'archevêque et de Thomas ne furent imprimés qu'en 1808.[69]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.[70]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.[71]Il l'appelle sa mère par plaisanterie, de même qu'elle l'appelait son fils.[72]Communiquée par le capitaine Noël.[73]Toutes les lettres de Boufflers au prince de Beauvau contenus dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme *** qui nous a demandé de ne pas la nommer.[74]Mlle de Beauvau avait épousé en 1767 le prince de Poix, fils du comte de Noailles. La jeune fille n'avait alors que quatorze ans et on lui en aurait donné douze.[75]6 juillet 1771.[76]Voirla Disgrâce du duc et de la duchesse de Choiseul, par GastonMaugras. Plon-Nourrit et Cie.[77]Mme du Deffant à Walpole.[78]Grimm écrit à cette époque dans laCorrespondance littéraire:«7 janvier 1771.«Un jeune éléphant de cinq ans qu'on montre ici depuis quelques jours, pour de l'argent, a donné lieu au quatrain suivant:Cet éléphant, sorti d'Asie,Vient-il amuser nos badauds?Non: il vient avec ses rivauxConcourir à l'Académie.«Ma foi, la plupart de ceux qui se présentent en ce moment-ci seraient fort heureux d'avoir autant d'intelligence que cet animal en a dans sa trompe.»—Duclos disait ces jours passés: «Messieurs, parlons de l'éléphant; c'est la seule bête un peu considérable dont on puisse parler en ce temps-ci sans danger.»[79]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.[80]Boufflers,Œuvres posthumes.—Le chevalier a l'air de croire que sa mère s'est retirée à Nancy aussitôt après la mort de Stanislas. Il s'est écoulé six ans au moins avant que M. de Boufflers ne vienne s'établir à Nancy.[81]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[82]Nous n'avons pu savoir exactement où habitait Mme de Boufflers. Du temps de Stanislas, elle possédait une maison rue de la Salpêtrière, mais l'avait-elle encore en 1771? Pendant la Révolution, le chevalier était propriétaire d'une maison, rue de la Montagne, 240. Elle fut vendue le 29 nivôse an III, à Claude Beaupré, comme bien d'émigré. Était-ce la maison de sa mère? C'est assez probable.[83]C'est actuellement le no3 de la rue de Lorraine. L'hôtel est à deux étages, flanqué de deux petits pavillons plus bas. Il donne, au nord, sur les bosquets, au midi, sur un jardin qui l'isole de la rue de Lorraine.[84]Nous empruntons une partie de ces détails à l'intéressant article deM. V. Jacques: Cerutti et le salon de la duchesse de Brancas.Annales de l'Est, 1888.[85]Le château de Fléville fut bâti vers 1533 par Nicolas de Lutzelbourg, gouverneur de Nancy.siècle, elle appartenait au prince de Beauvau-Fléville, frère aîné de ce prince de Craon, dont nous avons longuement parlé au début de cet ouvrage. Elle passa ensuite à son fils, tué en 1743, et ensuite à sa fille, la marquise des Armoises, qui l'habita jusqu'à sa mort en 1766. A ce moment le domaine passa entre les mains du prince de Beauvau qui, après y avoir séjourné de temps à autre pendant quelques années, le loua à Mme de Brancas.Le comtede Ludre, dans sonHistoire de la chevalerie de Lorraine, écrit: «C'est le spécimen le plus réussi du style de la Renaissance appliqué aux maisons des gentilshommes dans notre pays. Nicolas respecta le donjon historique, mais tout le reste de la noble forteresse fut abattu pour faire place à un château, qui n'a d'égal comme élégance et pureté de style qu'Azay-le-Rideau, en Touraine.»Le château forme un quadrilatère entouré de fossés. Au fond, le corps de logis principal; de chaque côté, deux ailes, dont l'une est encore flanquée du donjon féodal. Autrefois un quatrième bâtiment, plus bas que les trois autres et percé d'un portail monumental, réunissait les deux ailes et fermait la cour du côté de l'entrée. Ce dernier bâtiment a disparu et a fait place à une balustrade ornée de superbes vases rocaille en pierre. Cette transformation qui, si elle a altéré le plan primitif, a donné de l'air et de la gaieté au château, a du être faite du temps de Mme des Armoises.Nous devons tous ces détails ainsi que ceux sur les demeures de Panpan et de Mme de Boufflers à M. de Conigliano, qui a bien voulu se mettre à notre disposition avec une extrême bonne grâce et nous faire profiter de sa rare érudition.[86]Voir:Les dernières années de la Cour de Lunéville, p. 338.[87]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[88]Famille anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était liée.[89]Médecin de Panpan.[90]Communiquée par le capitaine Noël.[91]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[92]L'homme dangereux.Cette pièce, d'abord anonyme, fut acceptée et reçue par les comédiens comme une satire contre Palissot. Quand on sut qu'elle était de lui, le parti philosophique fit émeute le jour même de la première et empêcha la représentation. On dut rendre l'argent au public.[93]La suscription de cette lettre est ainsi conçue:à MonsieurMadamede Vauxlecteurlectricedu feu roià Lunéville.(Le timbre de la poste de Nancy.)[94]Extrait du registre des actes de l'état civil de Haroué.«L'an mil sept cent soixante et douze, le douze du mois de juillet vers les dix heures et demie du matin, est décédé de maladie, en cette paroisse, très haute et très puissante princesse Anne-Marguerite, née comtesse de Ligniville et princesse de Craon, grande d'Espagne de la 1reclasse, marquise de Craon, baronne d'Autrey, dame de Morlay, etc., etc., douairière de feu très haut et très puissant seigneur Marc de Beauvau, prince de Craon et du Saint-Empire Romain, marquis, seigneur de Craon et autres lieux, chevalier de la Toison d'or, grand écuyer de Lorraine, grand d'Espagne de la première classe, âgée d'environ quatre-vingt-six ans, après avoir été confessée, reçu le saint viatique et l'extrême-onction avec les sentiments les plus religieux, et une dévotion des plus exemplaires; elle a donné toute sa vie les marques les plus éclatantes de sa piété; ses charités immenses lui ont mérité le titre glorieux de Mère des Pauvres; elle leur a fait tout le bien qui dépendait d'elle; ses bienfaits pour l'Eglise ne l'ont pas rendue moins recommandable: enfin elle emporte tous nos regrets et elle est inhumée dans son caveau le treize des mois et an susdits en présence de messire le chevalier de Beauvau, et de madame la marquise de Bassompierre, ses enfants; maître Petit, chapelain; qui ont signé avec moi curé du lieu.«Signé: Chevalierde Beauvau;Beauvau de Bassompierre;J. Grandeury, maître d'école;J.-C. Bourlier, prêtre, curé de Craon.»[95]Voici l'épitaphe gravée sur le tombeau de la princesse dans l'église d'Haroué:D. O. M.EN CETTE ÉGLISE FUT INHUMÉE LE 13 JUILLET 1772TRÈS HAUTE ET TRÈS PUISSANTE PRINCESSEANNE MARGUERITENÉE COMTESSE DE LIGNIVILLEBARONNE D'AUTREY, DAME DE MORLAY,FEMME DE FEU TRÈS HAUT ET TRÈS PUISSANT SEIGNEURMARC DE BEAUVAUPRINCE DE CRAON ET DU SAINT EMPIRE ROMAINELLE EST DÉCÉDÉE A L'AGE DE 86 ANSAPRÈS AVOIR REÇU LA SAINTE COMMUNIONAVEC UNE PIÉTÉ DONT ELLE AVAIT DONNÉTOUTE SA VIE L'EXEMPLE.SA CHARITÉ LUI MÉRITA LE TITRE DE MÈRE DES PAUVRES;ELLE DONNA LE JOUR A 13 FILLES ET A 7 FILS;LES UNS SE CONSACRÈRENT A DIEU,LES AUTRES VERSÈRENT LEUR SANGSUR LES CHAMPS DE BATAILLE POUR LA DÉFENSE DELEUR PATRIE[96]1766-1854.[97]Il l'avait vendu 160,000 francs au prince de Lambesc.[98]Eugénieparut en 1767.[99]Ces trois lettres nous ont été communiquées par M. le capitaine Noël.[100]Mme Durival.[101]L'Epître à Horaceest de Voltaire. La réponse de La Harpe est intitulée:Horace à Voltaire.[102]Voirla Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 63 et suiv.[103]Correspondance de Mme du Deffant avec Walpole, par M.de Lescure.[104]Correspondance de Mme du Deffant, Calmann Lévy, 1877.[105]Cette lettre est adressée chez Mme de Lenoncourt à Nancy, où Panpan faisait un séjour.[106]Mme du Barry s'était retirée au couvent du Pont-aux-Dames.[107]Mlle de Fumel, mariée le 3 août 1773 à Nicolas-Élie du Barry, troisième fils de du Barry le Roué.[108]Mlle de Tournon, mariée le 18 juillet 1773 à J.-B. du Barry, fils du Roué.[109]Célèbre médecin de l'époque.[110]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt contenues dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mlles de Ravinel.[111]Le chevalier de Boufflers écrivait à une dame qui se plaignait de vapeurs:Enfin ils ne sont pas venusCes maux dont vous craigniez les rigueurs inhumaines;Mais qu'ils vous ont coûté de peines,Ces maux que vous n'avez pas eus.[112]Nous devons la communication de cette précieuse correspondance à M. le comte de Croze-Lemercier, auquel nous renouvelons nos plus vifs remerciements.[113]Grimm,Correspondance littéraire, août 1774.[114]La maréchale de Mirepoix.[115]Toutes les lettres adressées à Paris portent l'adresse suivante: à Mme de Boisgelin, dame de Mesdames, hôtel de Mirepoix, rue d'Artois, à Paris.[116]Mme Philips était cette dame anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était beaucoup liée depuis son arrivée en Lorraine. Elle accoucha en effet d'un garçon à Jarville. L'enfant fut baptisé à Heillecourt avec les cérémonies de l'Église romaine; le parrain fut le prince de Bauffremont et la marraine Mme de Boufflers, représentée par Mlle de Juvincourt. (Journal de Durival.)[117]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.[118]Mme de Brancas.[119]Le prince de Bauffremont.[120]Concierge de la Malgrange.[121]Cette lettre est écrite sur un papier très commun.[122]26 juillet.[123]Journal de Durival, Mss. de la bibl. de Nancy.[124]L'empereur d'Autriche venait de passer à Genève et il n'avait pas jugé à propos de se rendre à Ferney.[125]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.[126]Elle écrivit encore ce quatrain moqueur:Pourquoi donc avez-vous enterré cet impie?Disait à dom Benoît l'archevêque en fureur.—C'est, répondit-il, Monseigneur,Parce qu'il n'était plus en vie.[127]Le fils, Elzéar de Sabran, était né en 1774; la fille, Delphine, épousa le vicomte de Custine.[128]La correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers a été publiée en entier par M. H. de Magnieu et M. Prat. (Plon, Nourrit et Cie, 1875.) C'est à ce très intéressant volume que nous empruntons tous les extraits cités dans ce chapitre.[129]Toutes les lettres de Boufflers à sa sœur citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[130]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[131]La Révolution le chassa de France et il mourut en 1811, en Pologne, chez la princesse Lubomirska.[132]Mme de Sabran n'ignorait pas l'hostilité de Mme de Boisgelin. Elle écrivait un jour au chevalier: «Je redoute ta sœur et le désir qu'elle a toujours de t'éloigner de moi.»[133]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[134]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[135]Delille avait composé pour la marquise les vers suivants:Jadis j'ai chanté le jardinDu bon Adam; je préfère le vôtre.Tout fut perdu dans le premier Éden,Tout semble réparé dans l'autre.[136]M. le vicomte d'Autichamp de Beaumont avait épousé Mlle de la Galaizière.[137]Barthélemy-Louis-Martin de Chaumont de la Galaizière, premier évêque de Saint-Dié.[138]Mme de la Porte, dont le mari vint à Nancy comme intendant, en juin 1778.[139]Fille de la princesse de Chimay.[140]M. de la Porte, intendant de Perpignan; nommé à l'intendance de Nancy, en juin 1778.[141]Louis de Rohan, célèbre par l'affaire du collier.[142]Le chevalier d'Éon (1728-1810). A cette époque d'Éon ne passait plus pour une femme. Il sortait du château de Dijon où il avait subi un emprisonnement de deux mois.[143]Dans sa jeunesse, Linguet avait été secrétaire du prince de Beauvau. C'est à propos de Linguet que Panpan avait composé cette épigramme:Linguet, tapi dans un coin du parterre,De Du Belloy siffloit le cruel Pierre.Or, vous savez qu'aux drames les plus sotsIl n'est permis de siffler à son aise;Une sentinelle, ennemie des bons mots,Met un Baillon à la gaieté françoise.Linguet, pourtant, siffloit de tout son cœur,Et ses voisins lui répondoient en chœur.Un des soldats, qui composoit la garde,Voulut saisir l'indiscret orateur:Quoi m'arrêter! dit Linguet, prenez garde,Vous vous trompez, je ne suis pas l'auteur.(Mss. de Devau.)[144]Le discours de réception de Ducis à l'Académie, comme successeur de Voltaire, a été prononcé le 4 mars 1779.[145]L'adresse est ainsi libellée: M. de Vaux, ancien lecteur du roi de Pologne et digne de l'être du monde entier, à Lunéville.[146]Bibl. de Nancy. Mss. de Devau.[147]Communiquée par le capitaine Noël.[148]Communiquée par Mme Léon Noël et Mlles de Ravinel.[149]Communiquée par le capitaine Noël.[150]Tous ces billets sont adressés à Panpan chez M. de Bauffremont, barrière de Vaugirard, à Paris.[151]Au verso de ce billet sont écrits ces vers:A Madame du Deffant qui appelle son fauteuil un tonneau.C'est en vain que l'on voyagePour rencontrer le plaisir;Et la mer et le rivage,Tout a trompé mon désir.J'ai vogué sur l'onde,J'ai vu lancer un vaisseau;Mais il n'y a rien dans le mondeD'égal à votre tonneau.[152]Les lettres de Mme de Lenoncourt citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel et le capitaine Noël.[153]Tressan s'était toujours beaucoup occupé de ses enfants et il avait cherché à les établir le mieux possible. Son fils aîné, le marquis, servait en qualité de colonel. Le cadet jouissait d'un bénéfice ecclésiastique. Son père avait fait de lui ce portrait:Monsieur l'abbé de TressanEst un grand compère,Qui paraît vif et galantComme était son père.Il fait tout avec esprit,Il parle comme il écrit,C'est un grand vicaireFait exprès pour plaire.Après avoir été grand vicaire de Rouen, il émigra en 1791. Quant au dernier fils, le chevalier, qu'on avait surnommé Freluche, il rimait des madrigaux et faisait la cour aux dames; il obtint un brevet de capitaine d'infanterie et fut nommé exempt aux gardes du corps de la Reine. Il échappa au massacre du 10 août et alla se fixer en Italie. Mlle de Tressan, Michon en famille, avait épousé en 1773 le marquis de Maupeou, colonel du régiment de Bigorre-infanterie. (Souvenirs du comte de Tressan.)[154]Il avait succédé à Massillon en 1743; il était alors âgé de vingt-sept ans.[155]L'Académie nomma M. Lemierre à la place de l'abbé Batteux et le comte de Tressan à la place de l'abbé de Condillac.Chamfort qui s'était présenté, furieux de n'être pas nommé, se vengea par cette épigramme:Honneur à la double céduleDu Sénat dont l'auguste voixCouronne, par un digne choix,Et le vice et le ridicule!«Et pourquoi M. de Chamfort s'en plaindrait-il, dit un des nouveaux académiciens, il aura deux voix de plus.» (Grimm,Correspondance littéraire.)[156]En les voyant, le duc de la Vallière s'écriait: «Et dire que de tous ces gueux-là, il n'y en a peut-être pas un qui soit tendre.»[157]Œuvres du duc de Nivernais.[158]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.[159]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[160]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.[161]Le duc de Nivernais.[162]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[163]Toutes les lettres du chevalier de Boufflers citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[164]Cette pièce et les trois suivantes sont tirées des Mss. de Devau. Bibl. de Nancy.[165]Cette pièce et toutes celles qui suivent nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[166]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.[167]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[168]Ces détails et une partie des lettres de Cerutti sont extraits du très curieux article deM. Jacquessur Mme de Brancas.Annales de l'Est, 1888.[169]Mme de Brancas occupait un logement au Louvre.[170]Toutes ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[171]Mlle Quinault mourut en 1783.[172]C'est une fausse nouvelle. La comtesse du Nord n'était pas morte.[173]La vicomtesse du Barry avait épousé le fils du Roué. Devenue veuve en 1778, elle épousa M. de Tournon.[174]Linguet (1736-1794) était alors détenu à la Bastille. La nouvelle de sa mort était fausse.[175]La toujours véridique Mme de Genlis raconte ainsi, dans sesMémoires, la fin du pauvre Tressan:«Il se réconcilia avec la religion, il avait reçu tous les sacrements. Quand j'allai le voir, je le trouvai dans les meilleurs sentiments. L'abbé de Tressan son fils était dans sa chambre. Il lui dit de me conter ce qui était arrivé la veille, et l'abbé m'apprit que d'Alembert, ayant su qu'il avait reçu les sacrements, était venu le voir pour lui en faire les plus violents reproches; que M. de Tressan avait répondu qu'il fallait être bien barbare pour venir ainsi troubler ses derniers moments, et qu'il avait ajouté: «Au reste, que vous importe? et même si vous aviez de l'humanité, ne seriez-vous pas charmé de me voir en mourant une grande consolation?»Il n'y a qu'un malheur à ce touchant récit, c'est que d'Alembert était mort quatre jours avant Tressan.[176]Toutes les lettres de Cerutti citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel, et le capitaine Noël. Plusieurs de ces lettres ont été citées par M. Jacques, dans son article sur Mme de Brancas.[177]Ces lettres sont extraites deCorrespondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, parMM. MagnieuetPrat. Plon, 1875.[178]Voirle Duc de Lauzun et la Cour de Marie-Antoinette.[179]Après avoir été colonel de Chartres (infanterie), Boufflers avait été nommé brigadier en 1780, maréchal de camp en 1784.[180]Les hyènes.[181]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.[182]Voici l'extrait mortuaire de Mme de Boufflers, découvert par M. L. Germain, dans les anciens registres paroissiaux de la commune de Scey-sur-Saône (Haute-Saône).«Très haute et très puissante dame Marie-Catherine de Beauvau, douairière de très-haut et très-puissant seigneur, Louis-François-Régis de Boufflers-Remiencourt, maréchal des camps et armées du Roi de Pologne, duc de Lorraine et de Barre, âgée d'environ soixante et quatorze ans, munie des sacrements de l'Église, est décédée le premier du mois de juillet de l'an mil sept cent quatre vingt six, au château de Scey-sur-Saône, et le trois dudit mois son corps a été inhumé à l'église paroissiale dudit Scey, dans la chapelle de M. le prince de Bauffremont, seigneur dudit lieu, en présence dudit M. le prince de Bauffremont, de Claude de Mairet, écuyer, de Claude Mugnier de Saint-Beurrey, des sieurs Claude Bailly, Charles Mangeot, premier valet de chambre de M. le prince de Bauffremont, et de plusieurs autres paroissiens. Ont signé au registre: prince de Bauffremont, Mairet, Saint-Beurrey, Mangeot, Bailly, Henriot, curé.»[183]Archives nationales, T. 471-3.[184]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[185]Le chevalier n'était pas encore revenu du Sénégal.[186]VoirDernières années de la Cour de Lunéville, p. 282.[187]Elle est l'héroïne du roman de la duchesse de Duras. Son portrait existe au château de Mouchy.—Elle appelait toujours ses protecteurs:ami maréchal et amie madame.[188]M. de Boisgelin.[189]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[190]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.[191]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, chap.XVII, p. 274.[192]On retrouve dans les cartons des Archives nationales plusieurs réclamations adressées par d'anciens domestiques qui n'ont jamais pu toucher ce que les Boisgelin leur devaient.[193]Tout un carton des Archives nationales est rempli des invectives du sieur Martin.[194]Ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[195]Nous devons ces détails sur Cerutti à l'intéressant article de M. V. Jacques,Annales de l'Est, 1888.[196]Il était né en 1773.[197]Ces lettres nous ont été gracieusement communiquées par M. le prince de Beauvau.[198]La princesse de Beauvau mourut en 1820. Elle partageait toutes les idées de son mari et l'on voyait un buste de son ami Voltaire sur la cheminée de son salon. C'était au moins audacieux sous la Restauration. Quand sa fin approcha, toute sa famille s'empressa pour lui faire recevoir un prêtre; mais elle s'y refusa obstinément, se bornant à dire: «Tout cela est fort inutile, je veux mourir comme M. de Beauvau.» On dut, pour sauvegarder les convenances, se borner à un simulacre.[199]C'est à la fin de 1793 que Saint-Lambert écrivitla Vie du maréchal de Beauvau. Cet ouvrage existe au château de Mouchy avec une préface écrite par le duc de Poix.[200]Le Val, qui avait été donné au prince par Louis XV, fut repris par l'État en 1794, puis rendu à Mme de Beauvau en 1797.[201]Nous empruntons beaucoup de ces détails auxSouvenirs de la princesse de Beauvaupubliés par MmeStandish. Paris, Tchener, 1872.[202]Peu de jours après montait également sur l'échafaud le duc du Châtelet, fils de la célèbre amie de Voltaire; il était né en 1727. Son fils, général dans les armées de la République, fut emprisonné comme Girondin; il s'empoisonna.[203]Ces pièces nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[204]Magasin Encyclopédique, 1807.[205]Nous empruntons la plus grande partie de ces détails au livre si intéressant de M.Buffenoir:La comtesse d'Houdetot. Paris, Calmann Lévy.[206]Mme d'Houdetot fit graver sur le tombeau de Saint-Lambert cette épitaphe:CI-GIT JEAN FRANÇOIS SAINT-LAMBERTNÉ LE 16 DÉCEMBRE 1716DE L'ANCIENNE ACADÉMIE FRANÇAISEMILITAIRE DISTINGUÉPOÈTE ET PEINTRE DE LA NATUREGRAND ET SUBLIME COMME ELLEPHILOSOPHE MORALISTEIL NOUS CONDUISIT AU BONHEUR.PAR LA VERTUHOMME DE BIEN,SANS VANITÉ ET SANS ENVIE,IL AIMA; IL FUT AIMÉLE MONDE ET SES AMIS LE PERDIRENTLE NEUF FÉVRIER 1803CELLE QUI FUT CINQUANTE ANS SON AMIEA FAIT POSER CETTE PIERRESUR SON TOMBEAU[206-a][206-a]La comtesse d'Houdetot, parM. Buffenoir, Paris, Calmann Lévy.[207]Ces lettres, ainsi que beaucoup de détails dont nous avons fait usage, sont extraits du charmant volume publié par le comtede Croze-Lemercier:Le chevalier de Boufflers et Mme de Sabran. Paris, Calmann Lévy, 1894.[208]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.[209]L'attentat de la rue Nicaise, 3 nivôse an IX (décembre 1800).[210]Ces lettres nous été communiquées par Mme X....[211]La correspondance entre Boufflers et Mme Durival citée dans ce chapitre nous a été communiquée par le capitaine Noël.[212]Ainsi que nous l'avons déjà dit, ce sont les descendants directs de Mme Noël qui, avec la plus extrême obligeance, nous ont confié les documents dont ils avaient hérité de Mme Durival.[213]Le chevalier aimait beaucoup Elzéar de Sabran. Il disait de lui: «Je le considère comme mon fils, il n'y manque que la façon.»[214]Voici l'acte de décès du chevalier:«Du 19 janvier mil huit cent quinze à midi, acte de décès de Monsieur Stanislas-Jean, marquis de Boufflers, ancien maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, membre de l'Académie française, décédé hier, en son hôtel, rue du faubourg Saint-Honoré, no114, à quatre heures du matin, âgé de soixante-dix-sept ans, marié à dame Françoise-Éléonore Dejean de Manville.«Le comte Elzéarde Sabran;RenduBertscher.»[215]Il avait autrefois composé pour lui-même cette épitaphe:CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT;QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT,POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGEQUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.
[1]En 1797, Mme Durival avait marié à Sommerviller deux jeunes gens qu'elle considérait comme ses enfants d'adoption, M. Noël, officier de cavalerie à l'armée de Sambre-et-Meuse, et Mlle Charlotte de Nismes d'Aubigny. Ils eurent plusieurs enfants.[2]Voir:La Cour de Lunéville au dix-huitième siècle. Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1904.—Les dernières années de la Cour de Lunéville.Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1906.[3]C'est pitié de visiter aujourd'hui ces appartements royaux, autrefois si magnifiques, et qui servent maintenant de chambrées aux troupes de la garnison.[4]La Malgrange ne fut démolie qu'en partie.[5]Elles étaient occupés par les amis les plus intimes du Roi: la marquise de Boufflers, le prince de Beauvau, le maréchal de Bercheny, le marquis de Choiseul, le marquis de Ménessaire, le chevalier de Boufflers, le comte de Cucé, M. Alliot.[6]Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[7]Arch. Nat. K. 1. 189.
[1]En 1797, Mme Durival avait marié à Sommerviller deux jeunes gens qu'elle considérait comme ses enfants d'adoption, M. Noël, officier de cavalerie à l'armée de Sambre-et-Meuse, et Mlle Charlotte de Nismes d'Aubigny. Ils eurent plusieurs enfants.
[2]Voir:La Cour de Lunéville au dix-huitième siècle. Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1904.—Les dernières années de la Cour de Lunéville.Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1906.
[3]C'est pitié de visiter aujourd'hui ces appartements royaux, autrefois si magnifiques, et qui servent maintenant de chambrées aux troupes de la garnison.
[4]La Malgrange ne fut démolie qu'en partie.
[5]Elles étaient occupés par les amis les plus intimes du Roi: la marquise de Boufflers, le prince de Beauvau, le maréchal de Bercheny, le marquis de Choiseul, le marquis de Ménessaire, le chevalier de Boufflers, le comte de Cucé, M. Alliot.
[6]Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.
[7]Arch. Nat. K. 1. 189.
[8]Joly,le Château de Lunéville.[9]Elle fut autorisée à faire venir à Versailles les portraits de ses parents, de ses grands-parents, du dauphin, de Mme Adélaïde et de Mme Victoire, de la princesse de Talmont, du duc et de la duchesse Ossolinski, du roi de Prusse et de Charles XII. (Arrêté du 27 mars 1766. Arch. Nat. K. 1. 189.)[10]Reconnaissant des bienfaits dont il avait été comblé, Tressan voulut élever à la mémoire de son ami un monument digne de lui et il composa un «portrait historique de Stanislas.» Voltaire, auquel il en avait envoyé un exemplaire, lui répondait: «Votre souvenir m'a bien touché, monsieur, et votre ouvrage a fait sur moi l'impression la plus tendre. Voilà comme je voudrais qu'on fît les oraisons funèbres; il faut que ce soit le cœur qui parle, il faut avoir vécu intimement avec le mort qu'on regrette... Votre ouvrage est vrai, il est attendrissant, il est bien écrit... je vous remercie tendrement de me l'avoir envoyé.»[11]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan. Versailles, Lebon, 1897.[12]Le marquis de Paulmy venait de créer la bibliothèque des Romans; il invita Tressan à y collaborer; ce dernier accepta avec joie et il fit paraître successivement des romans de chevalerie tirées de nos vieilles chroniques:le petit Jehan de Saintré,Gérard de Nevers,Artus de Bretagne,Huon de Bordeaux,Tristan le Léonais,Dom Ursino le Navarin, lesAmadis, etc., etc.[13]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 318.[14]Mss. de la bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[15]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[16]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 353.[17]A Mme de Choiseul, 7 septembre 1772.Correspondance complètede Mme du Deffand par le marquis de Sainte-Aulaire. Paris, Calmann-Lévy, 1877.—Toutes les lettres de Mme du Deffand à Mme de Choiseul et de Mme de Choiseul à Mme du Deffand citées dans ce volume sont extraites de cette correspondance.[18]Œuvres complètes de Voltaire.Paris, Garnier frères.—Toutes les lettres de Voltaire citées dans ce volume sont tirées de l'édition Garnier frères.[19]Il avait en effet donné des soins au Prince.[20]Ces Dumont étaient rebouteurs de père en fils depuis deux siècles, et ils se transmettaient leurs secrets. On les appelait les Valdajoux, du nom de la vallée qu'ils habitaient.[21]En 1769, la duchesse de Luynes se démit le bras et ses chirurgiens le lui remirent si mal, qu'elle resta estropiée; on voulait même lui couper le membre malade, lorsqu'on songea à faire venir le célèbre Dumont. Ce dernier fit souffrir à la duchesse un véritable martyre pendant plusieurs heures, mais elle retrouva l'usage complet de son bras. Quelques jours après, Dumont, sortant de son hôtel le soir, fut attaqué par deux hommes et il reçut un coup d'épée; on accusa les chirurgiens ordinaires de la duchesse de cette basse vengeance.[22]Toutes les lettres de Mme de Boufflers à Panpan, citées dans ce volume, et dont l'origine n'est pas indiquée, font partie de notre collection particulière. Elles proviennent de la collection de M. Meaume. Nous avons tout lieu de croire ces lettres inédites, mais nous n'affirmons rien.[23]Femme de chambre de Panpan. C'était plutôt une dame de compagnie.[24]L'abbesse de Saint-Antoine, Gabrielle-Charlotte, née le 28 octobre 1724, était une sœur cadette de la marquise de Boufflers.[25]Tressan, toujours méchant, s'écriait un jour en voyant Mme de Bassompierre qui était fort belle et fort désagréable: «Fi! qu'elle est belle!»[26]Le duc de Boufflers étant mort en 1747, sa veuve épousa, en 1750, Charles-Frédéric de Montmorency, maréchal et duc de Luxembourg; il mourut lui-même en 1764 et la maréchale se trouva veuve pour la seconde fois.—VoirLa Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 127 et suiv.[27]A Walpole, 1768.[28]28 mai 1769.[29]Marmontel.[30]Le duc habitait, rue de Tournon, un magnifique hôtel qui avait été autrefois la demeure de Concini; c'était le rendez-vous de la meilleure société.[31]Il appartint plus tard à la reine Hortense.[32]Il avait appartenu à Gabrielle d'Estrées et devint plus tard la propriété de M. de Sommariva.[33]Mme d'Épinay quitta La Chevrette en 1760.—La situation embarrassée de son mari l'obligea à la louer.[34]Boufflers,Œuvres posthumes.[35]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt à Panpan, citées dans ce volume nous ont été gracieusement communiquées par Mlles de Ravinel, Mme Léon Noël et le capitaine Noël.[36]Voirla Cour de Lunéville, p. 264.[37]Le chevalier lui-même écrivait en 1778 à Mme de Sabran, à propos d'une soirée à Marly: «Le jeu est devenu si fou qu'il n'est plus tentant.»[38]Mme du Deffant à Walpole, 7 mars 1770.[39]Œuvres posthumes.[40]Walpole l'appelait «l'empereur des fées» tant il était petit.[41]La reine Marie Leczinska mourut le 24 juin 1768.[42]Contrôleur général de 1763 à 1768.[43]Chilly Mazarin, dont les propriétaires donnaient des fêtes superbes.[44]Panpan possédait dans les environs de Lunéville une petite maison de campagne où il se rendait l'été; il l'avait baptisé Tempé en souvenir de la célèbre vallée de la Grèce.[45]Mme de Boufflers s'efforçait d'obtenir pour Panpan une pension sur leMercure.[46]Tout le monde croyait alors au succès des plans financiers de l'abbé Terray.[47]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 369.[48]Ces trois lettres nous ont été communiquées par le comte de Croze-Lemercier.[49]Grimm,Correspondance littéraire, 1762.[50]Id.,ibid., 1777.[51]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[52]Surnom que Mme du Deffant avait donné à Mmes de Boufflers, de Boisgelin et de Cambis.[53]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.[54]Grimm,Correspondance littéraire, 1769.[55]La bataille de Steinkerque (3 août 1692), gagnée par le maréchal de Luxembourg sur Guillaume d'Orange.[56]Clément (1742-1812), après avoir été professeur à Dijon, était venu à Paris pour faire le métier de «chamailleur.» Pour attirer l'attention sur lui il s'était attaqué à cinq ou six poètes à la fois, Saint-Lambert, Dorat, l'abbé Delille, Watelet, Lemierre, etc.[57]Observations critiques sur les poèmes des Saisons, de la déclamation et de la peinture.Genève et Paris, Legay, in-8o, 1770.[58]Grimm,Correspondance littéraire, 1771.[59]Panpan désignait sous le nom de «compères» et «commères» ses amis et amies de Lunéville qui formaient sa petite société journalière.[60]La princesse Christine de Saxe, abbesse de Remiremont; voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 360.[61]Le prince de Beauvau faisait bâtir l'hôtel qui est actuellement le ministère de l'intérieur.[62]L'hôtel de Craon, à Nancy, où est installé actuellement la Cour d'appel, avait été vendu par le prince, en 1751; il s'agit évidemment ici de l'hôtel de Craon, à Lunéville; il était situé le long du parc du château.[63]On parlait de frapper les revenus d'un troisième vingtième.[64]M. I. Chénier a écrit dans l'Épître à Voltaire:La Harpe, aux sombres bords, t'aura conté, peut-être,Des préjugés bannis le burlesque retour,Et comment il advint que lui-même, un beau jour,De convertir le monde eut la sainte manie.Tu lui pardonneras, il a faitMélanie.[65]Mélanie, drame en trois actes. Il fut imprimé secrètement à Paris sous la rubrique: Amsterdam, 1770.[66]L'on sait, sans qu'il soit nécessaire d'insister, les difficultés qu'éprouvait le Dauphin à donner à son épouse des marques de sa tendresse. Il dut à plusieurs reprises, et très à contre-cœur du reste, subir de légères opérations. Mme de Lenoncourt faisait plaisamment allusion à cette situation quand elle écrivait à Panpan: «Le Dauphin me fait pitié; ils lui ont fait encore une opération. On le tourmente comme pour lui faire prendre une médecine. Je suis persuadé qu'avec ces manières-là on en aurait dégoûté le chevalier de Beauvau lui-même!»[67]Cet ouvrage avait paru en 1770, sous le titre:Prospectus d'un nouveau dictionnaire de commerce. Paris, 1770, in-8o.[68]Thomas (1732-1785), de l'Académie française. L'archevêque de Toulouse, Charles de Loménie de Brienne, élu à l'académie en 1770, prononça le 6 septembre son discours de réception. Thomas répondit en qualité de directeur. Cette réponse donna lieu à des interprétations auxquelles Thomas n'avait pas songé. Le duc d'Aiguillon se plaignit au Roi par l'intermédiaire de Mme du Barry et l'avocat général Séguier adressa une plainte à Maupeou.—Les discours de l'archevêque et de Thomas ne furent imprimés qu'en 1808.[69]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.[70]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.[71]Il l'appelle sa mère par plaisanterie, de même qu'elle l'appelait son fils.[72]Communiquée par le capitaine Noël.[73]Toutes les lettres de Boufflers au prince de Beauvau contenus dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme *** qui nous a demandé de ne pas la nommer.[74]Mlle de Beauvau avait épousé en 1767 le prince de Poix, fils du comte de Noailles. La jeune fille n'avait alors que quatorze ans et on lui en aurait donné douze.[75]6 juillet 1771.[76]Voirla Disgrâce du duc et de la duchesse de Choiseul, par GastonMaugras. Plon-Nourrit et Cie.[77]Mme du Deffant à Walpole.[78]Grimm écrit à cette époque dans laCorrespondance littéraire:«7 janvier 1771.«Un jeune éléphant de cinq ans qu'on montre ici depuis quelques jours, pour de l'argent, a donné lieu au quatrain suivant:Cet éléphant, sorti d'Asie,Vient-il amuser nos badauds?Non: il vient avec ses rivauxConcourir à l'Académie.«Ma foi, la plupart de ceux qui se présentent en ce moment-ci seraient fort heureux d'avoir autant d'intelligence que cet animal en a dans sa trompe.»—Duclos disait ces jours passés: «Messieurs, parlons de l'éléphant; c'est la seule bête un peu considérable dont on puisse parler en ce temps-ci sans danger.»[79]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.[80]Boufflers,Œuvres posthumes.—Le chevalier a l'air de croire que sa mère s'est retirée à Nancy aussitôt après la mort de Stanislas. Il s'est écoulé six ans au moins avant que M. de Boufflers ne vienne s'établir à Nancy.[81]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[82]Nous n'avons pu savoir exactement où habitait Mme de Boufflers. Du temps de Stanislas, elle possédait une maison rue de la Salpêtrière, mais l'avait-elle encore en 1771? Pendant la Révolution, le chevalier était propriétaire d'une maison, rue de la Montagne, 240. Elle fut vendue le 29 nivôse an III, à Claude Beaupré, comme bien d'émigré. Était-ce la maison de sa mère? C'est assez probable.[83]C'est actuellement le no3 de la rue de Lorraine. L'hôtel est à deux étages, flanqué de deux petits pavillons plus bas. Il donne, au nord, sur les bosquets, au midi, sur un jardin qui l'isole de la rue de Lorraine.[84]Nous empruntons une partie de ces détails à l'intéressant article deM. V. Jacques: Cerutti et le salon de la duchesse de Brancas.Annales de l'Est, 1888.[85]Le château de Fléville fut bâti vers 1533 par Nicolas de Lutzelbourg, gouverneur de Nancy.siècle, elle appartenait au prince de Beauvau-Fléville, frère aîné de ce prince de Craon, dont nous avons longuement parlé au début de cet ouvrage. Elle passa ensuite à son fils, tué en 1743, et ensuite à sa fille, la marquise des Armoises, qui l'habita jusqu'à sa mort en 1766. A ce moment le domaine passa entre les mains du prince de Beauvau qui, après y avoir séjourné de temps à autre pendant quelques années, le loua à Mme de Brancas.Le comtede Ludre, dans sonHistoire de la chevalerie de Lorraine, écrit: «C'est le spécimen le plus réussi du style de la Renaissance appliqué aux maisons des gentilshommes dans notre pays. Nicolas respecta le donjon historique, mais tout le reste de la noble forteresse fut abattu pour faire place à un château, qui n'a d'égal comme élégance et pureté de style qu'Azay-le-Rideau, en Touraine.»Le château forme un quadrilatère entouré de fossés. Au fond, le corps de logis principal; de chaque côté, deux ailes, dont l'une est encore flanquée du donjon féodal. Autrefois un quatrième bâtiment, plus bas que les trois autres et percé d'un portail monumental, réunissait les deux ailes et fermait la cour du côté de l'entrée. Ce dernier bâtiment a disparu et a fait place à une balustrade ornée de superbes vases rocaille en pierre. Cette transformation qui, si elle a altéré le plan primitif, a donné de l'air et de la gaieté au château, a du être faite du temps de Mme des Armoises.Nous devons tous ces détails ainsi que ceux sur les demeures de Panpan et de Mme de Boufflers à M. de Conigliano, qui a bien voulu se mettre à notre disposition avec une extrême bonne grâce et nous faire profiter de sa rare érudition.[86]Voir:Les dernières années de la Cour de Lunéville, p. 338.[87]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[88]Famille anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était liée.[89]Médecin de Panpan.[90]Communiquée par le capitaine Noël.[91]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.[92]L'homme dangereux.Cette pièce, d'abord anonyme, fut acceptée et reçue par les comédiens comme une satire contre Palissot. Quand on sut qu'elle était de lui, le parti philosophique fit émeute le jour même de la première et empêcha la représentation. On dut rendre l'argent au public.[93]La suscription de cette lettre est ainsi conçue:à MonsieurMadamede Vauxlecteurlectricedu feu roià Lunéville.(Le timbre de la poste de Nancy.)[94]Extrait du registre des actes de l'état civil de Haroué.«L'an mil sept cent soixante et douze, le douze du mois de juillet vers les dix heures et demie du matin, est décédé de maladie, en cette paroisse, très haute et très puissante princesse Anne-Marguerite, née comtesse de Ligniville et princesse de Craon, grande d'Espagne de la 1reclasse, marquise de Craon, baronne d'Autrey, dame de Morlay, etc., etc., douairière de feu très haut et très puissant seigneur Marc de Beauvau, prince de Craon et du Saint-Empire Romain, marquis, seigneur de Craon et autres lieux, chevalier de la Toison d'or, grand écuyer de Lorraine, grand d'Espagne de la première classe, âgée d'environ quatre-vingt-six ans, après avoir été confessée, reçu le saint viatique et l'extrême-onction avec les sentiments les plus religieux, et une dévotion des plus exemplaires; elle a donné toute sa vie les marques les plus éclatantes de sa piété; ses charités immenses lui ont mérité le titre glorieux de Mère des Pauvres; elle leur a fait tout le bien qui dépendait d'elle; ses bienfaits pour l'Eglise ne l'ont pas rendue moins recommandable: enfin elle emporte tous nos regrets et elle est inhumée dans son caveau le treize des mois et an susdits en présence de messire le chevalier de Beauvau, et de madame la marquise de Bassompierre, ses enfants; maître Petit, chapelain; qui ont signé avec moi curé du lieu.«Signé: Chevalierde Beauvau;Beauvau de Bassompierre;J. Grandeury, maître d'école;J.-C. Bourlier, prêtre, curé de Craon.»[95]Voici l'épitaphe gravée sur le tombeau de la princesse dans l'église d'Haroué:D. O. M.EN CETTE ÉGLISE FUT INHUMÉE LE 13 JUILLET 1772TRÈS HAUTE ET TRÈS PUISSANTE PRINCESSEANNE MARGUERITENÉE COMTESSE DE LIGNIVILLEBARONNE D'AUTREY, DAME DE MORLAY,FEMME DE FEU TRÈS HAUT ET TRÈS PUISSANT SEIGNEURMARC DE BEAUVAUPRINCE DE CRAON ET DU SAINT EMPIRE ROMAINELLE EST DÉCÉDÉE A L'AGE DE 86 ANSAPRÈS AVOIR REÇU LA SAINTE COMMUNIONAVEC UNE PIÉTÉ DONT ELLE AVAIT DONNÉTOUTE SA VIE L'EXEMPLE.SA CHARITÉ LUI MÉRITA LE TITRE DE MÈRE DES PAUVRES;ELLE DONNA LE JOUR A 13 FILLES ET A 7 FILS;LES UNS SE CONSACRÈRENT A DIEU,LES AUTRES VERSÈRENT LEUR SANGSUR LES CHAMPS DE BATAILLE POUR LA DÉFENSE DELEUR PATRIE[96]1766-1854.[97]Il l'avait vendu 160,000 francs au prince de Lambesc.[98]Eugénieparut en 1767.[99]Ces trois lettres nous ont été communiquées par M. le capitaine Noël.[100]Mme Durival.[101]L'Epître à Horaceest de Voltaire. La réponse de La Harpe est intitulée:Horace à Voltaire.[102]Voirla Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 63 et suiv.[103]Correspondance de Mme du Deffant avec Walpole, par M.de Lescure.[104]Correspondance de Mme du Deffant, Calmann Lévy, 1877.[105]Cette lettre est adressée chez Mme de Lenoncourt à Nancy, où Panpan faisait un séjour.[106]Mme du Barry s'était retirée au couvent du Pont-aux-Dames.[107]Mlle de Fumel, mariée le 3 août 1773 à Nicolas-Élie du Barry, troisième fils de du Barry le Roué.[108]Mlle de Tournon, mariée le 18 juillet 1773 à J.-B. du Barry, fils du Roué.[109]Célèbre médecin de l'époque.[110]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt contenues dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mlles de Ravinel.[111]Le chevalier de Boufflers écrivait à une dame qui se plaignait de vapeurs:Enfin ils ne sont pas venusCes maux dont vous craigniez les rigueurs inhumaines;Mais qu'ils vous ont coûté de peines,Ces maux que vous n'avez pas eus.[112]Nous devons la communication de cette précieuse correspondance à M. le comte de Croze-Lemercier, auquel nous renouvelons nos plus vifs remerciements.[113]Grimm,Correspondance littéraire, août 1774.[114]La maréchale de Mirepoix.[115]Toutes les lettres adressées à Paris portent l'adresse suivante: à Mme de Boisgelin, dame de Mesdames, hôtel de Mirepoix, rue d'Artois, à Paris.[116]Mme Philips était cette dame anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était beaucoup liée depuis son arrivée en Lorraine. Elle accoucha en effet d'un garçon à Jarville. L'enfant fut baptisé à Heillecourt avec les cérémonies de l'Église romaine; le parrain fut le prince de Bauffremont et la marraine Mme de Boufflers, représentée par Mlle de Juvincourt. (Journal de Durival.)[117]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.[118]Mme de Brancas.[119]Le prince de Bauffremont.[120]Concierge de la Malgrange.[121]Cette lettre est écrite sur un papier très commun.[122]26 juillet.[123]Journal de Durival, Mss. de la bibl. de Nancy.[124]L'empereur d'Autriche venait de passer à Genève et il n'avait pas jugé à propos de se rendre à Ferney.[125]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.[126]Elle écrivit encore ce quatrain moqueur:Pourquoi donc avez-vous enterré cet impie?Disait à dom Benoît l'archevêque en fureur.—C'est, répondit-il, Monseigneur,Parce qu'il n'était plus en vie.[127]Le fils, Elzéar de Sabran, était né en 1774; la fille, Delphine, épousa le vicomte de Custine.[128]La correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers a été publiée en entier par M. H. de Magnieu et M. Prat. (Plon, Nourrit et Cie, 1875.) C'est à ce très intéressant volume que nous empruntons tous les extraits cités dans ce chapitre.[129]Toutes les lettres de Boufflers à sa sœur citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[130]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[131]La Révolution le chassa de France et il mourut en 1811, en Pologne, chez la princesse Lubomirska.[132]Mme de Sabran n'ignorait pas l'hostilité de Mme de Boisgelin. Elle écrivait un jour au chevalier: «Je redoute ta sœur et le désir qu'elle a toujours de t'éloigner de moi.»[133]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[134]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.[135]Delille avait composé pour la marquise les vers suivants:Jadis j'ai chanté le jardinDu bon Adam; je préfère le vôtre.Tout fut perdu dans le premier Éden,Tout semble réparé dans l'autre.[136]M. le vicomte d'Autichamp de Beaumont avait épousé Mlle de la Galaizière.[137]Barthélemy-Louis-Martin de Chaumont de la Galaizière, premier évêque de Saint-Dié.[138]Mme de la Porte, dont le mari vint à Nancy comme intendant, en juin 1778.[139]Fille de la princesse de Chimay.[140]M. de la Porte, intendant de Perpignan; nommé à l'intendance de Nancy, en juin 1778.[141]Louis de Rohan, célèbre par l'affaire du collier.[142]Le chevalier d'Éon (1728-1810). A cette époque d'Éon ne passait plus pour une femme. Il sortait du château de Dijon où il avait subi un emprisonnement de deux mois.[143]Dans sa jeunesse, Linguet avait été secrétaire du prince de Beauvau. C'est à propos de Linguet que Panpan avait composé cette épigramme:Linguet, tapi dans un coin du parterre,De Du Belloy siffloit le cruel Pierre.Or, vous savez qu'aux drames les plus sotsIl n'est permis de siffler à son aise;Une sentinelle, ennemie des bons mots,Met un Baillon à la gaieté françoise.Linguet, pourtant, siffloit de tout son cœur,Et ses voisins lui répondoient en chœur.Un des soldats, qui composoit la garde,Voulut saisir l'indiscret orateur:Quoi m'arrêter! dit Linguet, prenez garde,Vous vous trompez, je ne suis pas l'auteur.(Mss. de Devau.)[144]Le discours de réception de Ducis à l'Académie, comme successeur de Voltaire, a été prononcé le 4 mars 1779.[145]L'adresse est ainsi libellée: M. de Vaux, ancien lecteur du roi de Pologne et digne de l'être du monde entier, à Lunéville.[146]Bibl. de Nancy. Mss. de Devau.[147]Communiquée par le capitaine Noël.[148]Communiquée par Mme Léon Noël et Mlles de Ravinel.[149]Communiquée par le capitaine Noël.[150]Tous ces billets sont adressés à Panpan chez M. de Bauffremont, barrière de Vaugirard, à Paris.[151]Au verso de ce billet sont écrits ces vers:A Madame du Deffant qui appelle son fauteuil un tonneau.C'est en vain que l'on voyagePour rencontrer le plaisir;Et la mer et le rivage,Tout a trompé mon désir.J'ai vogué sur l'onde,J'ai vu lancer un vaisseau;Mais il n'y a rien dans le mondeD'égal à votre tonneau.[152]Les lettres de Mme de Lenoncourt citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel et le capitaine Noël.[153]Tressan s'était toujours beaucoup occupé de ses enfants et il avait cherché à les établir le mieux possible. Son fils aîné, le marquis, servait en qualité de colonel. Le cadet jouissait d'un bénéfice ecclésiastique. Son père avait fait de lui ce portrait:Monsieur l'abbé de TressanEst un grand compère,Qui paraît vif et galantComme était son père.Il fait tout avec esprit,Il parle comme il écrit,C'est un grand vicaireFait exprès pour plaire.Après avoir été grand vicaire de Rouen, il émigra en 1791. Quant au dernier fils, le chevalier, qu'on avait surnommé Freluche, il rimait des madrigaux et faisait la cour aux dames; il obtint un brevet de capitaine d'infanterie et fut nommé exempt aux gardes du corps de la Reine. Il échappa au massacre du 10 août et alla se fixer en Italie. Mlle de Tressan, Michon en famille, avait épousé en 1773 le marquis de Maupeou, colonel du régiment de Bigorre-infanterie. (Souvenirs du comte de Tressan.)[154]Il avait succédé à Massillon en 1743; il était alors âgé de vingt-sept ans.[155]L'Académie nomma M. Lemierre à la place de l'abbé Batteux et le comte de Tressan à la place de l'abbé de Condillac.Chamfort qui s'était présenté, furieux de n'être pas nommé, se vengea par cette épigramme:Honneur à la double céduleDu Sénat dont l'auguste voixCouronne, par un digne choix,Et le vice et le ridicule!«Et pourquoi M. de Chamfort s'en plaindrait-il, dit un des nouveaux académiciens, il aura deux voix de plus.» (Grimm,Correspondance littéraire.)[156]En les voyant, le duc de la Vallière s'écriait: «Et dire que de tous ces gueux-là, il n'y en a peut-être pas un qui soit tendre.»[157]Œuvres du duc de Nivernais.[158]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.[159]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[160]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.[161]Le duc de Nivernais.[162]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[163]Toutes les lettres du chevalier de Boufflers citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[164]Cette pièce et les trois suivantes sont tirées des Mss. de Devau. Bibl. de Nancy.[165]Cette pièce et toutes celles qui suivent nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[166]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.[167]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.[168]Ces détails et une partie des lettres de Cerutti sont extraits du très curieux article deM. Jacquessur Mme de Brancas.Annales de l'Est, 1888.[169]Mme de Brancas occupait un logement au Louvre.[170]Toutes ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[171]Mlle Quinault mourut en 1783.[172]C'est une fausse nouvelle. La comtesse du Nord n'était pas morte.[173]La vicomtesse du Barry avait épousé le fils du Roué. Devenue veuve en 1778, elle épousa M. de Tournon.[174]Linguet (1736-1794) était alors détenu à la Bastille. La nouvelle de sa mort était fausse.[175]La toujours véridique Mme de Genlis raconte ainsi, dans sesMémoires, la fin du pauvre Tressan:«Il se réconcilia avec la religion, il avait reçu tous les sacrements. Quand j'allai le voir, je le trouvai dans les meilleurs sentiments. L'abbé de Tressan son fils était dans sa chambre. Il lui dit de me conter ce qui était arrivé la veille, et l'abbé m'apprit que d'Alembert, ayant su qu'il avait reçu les sacrements, était venu le voir pour lui en faire les plus violents reproches; que M. de Tressan avait répondu qu'il fallait être bien barbare pour venir ainsi troubler ses derniers moments, et qu'il avait ajouté: «Au reste, que vous importe? et même si vous aviez de l'humanité, ne seriez-vous pas charmé de me voir en mourant une grande consolation?»Il n'y a qu'un malheur à ce touchant récit, c'est que d'Alembert était mort quatre jours avant Tressan.[176]Toutes les lettres de Cerutti citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel, et le capitaine Noël. Plusieurs de ces lettres ont été citées par M. Jacques, dans son article sur Mme de Brancas.[177]Ces lettres sont extraites deCorrespondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, parMM. MagnieuetPrat. Plon, 1875.[178]Voirle Duc de Lauzun et la Cour de Marie-Antoinette.[179]Après avoir été colonel de Chartres (infanterie), Boufflers avait été nommé brigadier en 1780, maréchal de camp en 1784.[180]Les hyènes.[181]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.[182]Voici l'extrait mortuaire de Mme de Boufflers, découvert par M. L. Germain, dans les anciens registres paroissiaux de la commune de Scey-sur-Saône (Haute-Saône).«Très haute et très puissante dame Marie-Catherine de Beauvau, douairière de très-haut et très-puissant seigneur, Louis-François-Régis de Boufflers-Remiencourt, maréchal des camps et armées du Roi de Pologne, duc de Lorraine et de Barre, âgée d'environ soixante et quatorze ans, munie des sacrements de l'Église, est décédée le premier du mois de juillet de l'an mil sept cent quatre vingt six, au château de Scey-sur-Saône, et le trois dudit mois son corps a été inhumé à l'église paroissiale dudit Scey, dans la chapelle de M. le prince de Bauffremont, seigneur dudit lieu, en présence dudit M. le prince de Bauffremont, de Claude de Mairet, écuyer, de Claude Mugnier de Saint-Beurrey, des sieurs Claude Bailly, Charles Mangeot, premier valet de chambre de M. le prince de Bauffremont, et de plusieurs autres paroissiens. Ont signé au registre: prince de Bauffremont, Mairet, Saint-Beurrey, Mangeot, Bailly, Henriot, curé.»[183]Archives nationales, T. 471-3.[184]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[185]Le chevalier n'était pas encore revenu du Sénégal.[186]VoirDernières années de la Cour de Lunéville, p. 282.[187]Elle est l'héroïne du roman de la duchesse de Duras. Son portrait existe au château de Mouchy.—Elle appelait toujours ses protecteurs:ami maréchal et amie madame.[188]M. de Boisgelin.[189]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.[190]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.[191]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, chap.XVII, p. 274.[192]On retrouve dans les cartons des Archives nationales plusieurs réclamations adressées par d'anciens domestiques qui n'ont jamais pu toucher ce que les Boisgelin leur devaient.[193]Tout un carton des Archives nationales est rempli des invectives du sieur Martin.[194]Ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[195]Nous devons ces détails sur Cerutti à l'intéressant article de M. V. Jacques,Annales de l'Est, 1888.[196]Il était né en 1773.[197]Ces lettres nous ont été gracieusement communiquées par M. le prince de Beauvau.[198]La princesse de Beauvau mourut en 1820. Elle partageait toutes les idées de son mari et l'on voyait un buste de son ami Voltaire sur la cheminée de son salon. C'était au moins audacieux sous la Restauration. Quand sa fin approcha, toute sa famille s'empressa pour lui faire recevoir un prêtre; mais elle s'y refusa obstinément, se bornant à dire: «Tout cela est fort inutile, je veux mourir comme M. de Beauvau.» On dut, pour sauvegarder les convenances, se borner à un simulacre.[199]C'est à la fin de 1793 que Saint-Lambert écrivitla Vie du maréchal de Beauvau. Cet ouvrage existe au château de Mouchy avec une préface écrite par le duc de Poix.[200]Le Val, qui avait été donné au prince par Louis XV, fut repris par l'État en 1794, puis rendu à Mme de Beauvau en 1797.[201]Nous empruntons beaucoup de ces détails auxSouvenirs de la princesse de Beauvaupubliés par MmeStandish. Paris, Tchener, 1872.[202]Peu de jours après montait également sur l'échafaud le duc du Châtelet, fils de la célèbre amie de Voltaire; il était né en 1727. Son fils, général dans les armées de la République, fut emprisonné comme Girondin; il s'empoisonna.[203]Ces pièces nous ont été communiquées par le capitaine Noël.[204]Magasin Encyclopédique, 1807.[205]Nous empruntons la plus grande partie de ces détails au livre si intéressant de M.Buffenoir:La comtesse d'Houdetot. Paris, Calmann Lévy.[206]Mme d'Houdetot fit graver sur le tombeau de Saint-Lambert cette épitaphe:CI-GIT JEAN FRANÇOIS SAINT-LAMBERTNÉ LE 16 DÉCEMBRE 1716DE L'ANCIENNE ACADÉMIE FRANÇAISEMILITAIRE DISTINGUÉPOÈTE ET PEINTRE DE LA NATUREGRAND ET SUBLIME COMME ELLEPHILOSOPHE MORALISTEIL NOUS CONDUISIT AU BONHEUR.PAR LA VERTUHOMME DE BIEN,SANS VANITÉ ET SANS ENVIE,IL AIMA; IL FUT AIMÉLE MONDE ET SES AMIS LE PERDIRENTLE NEUF FÉVRIER 1803CELLE QUI FUT CINQUANTE ANS SON AMIEA FAIT POSER CETTE PIERRESUR SON TOMBEAU[206-a][206-a]La comtesse d'Houdetot, parM. Buffenoir, Paris, Calmann Lévy.[207]Ces lettres, ainsi que beaucoup de détails dont nous avons fait usage, sont extraits du charmant volume publié par le comtede Croze-Lemercier:Le chevalier de Boufflers et Mme de Sabran. Paris, Calmann Lévy, 1894.[208]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.[209]L'attentat de la rue Nicaise, 3 nivôse an IX (décembre 1800).[210]Ces lettres nous été communiquées par Mme X....[211]La correspondance entre Boufflers et Mme Durival citée dans ce chapitre nous a été communiquée par le capitaine Noël.[212]Ainsi que nous l'avons déjà dit, ce sont les descendants directs de Mme Noël qui, avec la plus extrême obligeance, nous ont confié les documents dont ils avaient hérité de Mme Durival.[213]Le chevalier aimait beaucoup Elzéar de Sabran. Il disait de lui: «Je le considère comme mon fils, il n'y manque que la façon.»[214]Voici l'acte de décès du chevalier:«Du 19 janvier mil huit cent quinze à midi, acte de décès de Monsieur Stanislas-Jean, marquis de Boufflers, ancien maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, membre de l'Académie française, décédé hier, en son hôtel, rue du faubourg Saint-Honoré, no114, à quatre heures du matin, âgé de soixante-dix-sept ans, marié à dame Françoise-Éléonore Dejean de Manville.«Le comte Elzéarde Sabran;RenduBertscher.»[215]Il avait autrefois composé pour lui-même cette épitaphe:CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT;QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT,POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGEQUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.
[8]Joly,le Château de Lunéville.
[9]Elle fut autorisée à faire venir à Versailles les portraits de ses parents, de ses grands-parents, du dauphin, de Mme Adélaïde et de Mme Victoire, de la princesse de Talmont, du duc et de la duchesse Ossolinski, du roi de Prusse et de Charles XII. (Arrêté du 27 mars 1766. Arch. Nat. K. 1. 189.)
[10]Reconnaissant des bienfaits dont il avait été comblé, Tressan voulut élever à la mémoire de son ami un monument digne de lui et il composa un «portrait historique de Stanislas.» Voltaire, auquel il en avait envoyé un exemplaire, lui répondait: «Votre souvenir m'a bien touché, monsieur, et votre ouvrage a fait sur moi l'impression la plus tendre. Voilà comme je voudrais qu'on fît les oraisons funèbres; il faut que ce soit le cœur qui parle, il faut avoir vécu intimement avec le mort qu'on regrette... Votre ouvrage est vrai, il est attendrissant, il est bien écrit... je vous remercie tendrement de me l'avoir envoyé.»
[11]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan. Versailles, Lebon, 1897.
[12]Le marquis de Paulmy venait de créer la bibliothèque des Romans; il invita Tressan à y collaborer; ce dernier accepta avec joie et il fit paraître successivement des romans de chevalerie tirées de nos vieilles chroniques:le petit Jehan de Saintré,Gérard de Nevers,Artus de Bretagne,Huon de Bordeaux,Tristan le Léonais,Dom Ursino le Navarin, lesAmadis, etc., etc.
[13]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 318.
[14]Mss. de la bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.
[15]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.
[16]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 353.
[17]A Mme de Choiseul, 7 septembre 1772.Correspondance complètede Mme du Deffand par le marquis de Sainte-Aulaire. Paris, Calmann-Lévy, 1877.—Toutes les lettres de Mme du Deffand à Mme de Choiseul et de Mme de Choiseul à Mme du Deffand citées dans ce volume sont extraites de cette correspondance.
[18]Œuvres complètes de Voltaire.Paris, Garnier frères.—Toutes les lettres de Voltaire citées dans ce volume sont tirées de l'édition Garnier frères.
[19]Il avait en effet donné des soins au Prince.
[20]Ces Dumont étaient rebouteurs de père en fils depuis deux siècles, et ils se transmettaient leurs secrets. On les appelait les Valdajoux, du nom de la vallée qu'ils habitaient.
[21]En 1769, la duchesse de Luynes se démit le bras et ses chirurgiens le lui remirent si mal, qu'elle resta estropiée; on voulait même lui couper le membre malade, lorsqu'on songea à faire venir le célèbre Dumont. Ce dernier fit souffrir à la duchesse un véritable martyre pendant plusieurs heures, mais elle retrouva l'usage complet de son bras. Quelques jours après, Dumont, sortant de son hôtel le soir, fut attaqué par deux hommes et il reçut un coup d'épée; on accusa les chirurgiens ordinaires de la duchesse de cette basse vengeance.
[22]Toutes les lettres de Mme de Boufflers à Panpan, citées dans ce volume, et dont l'origine n'est pas indiquée, font partie de notre collection particulière. Elles proviennent de la collection de M. Meaume. Nous avons tout lieu de croire ces lettres inédites, mais nous n'affirmons rien.
[23]Femme de chambre de Panpan. C'était plutôt une dame de compagnie.
[24]L'abbesse de Saint-Antoine, Gabrielle-Charlotte, née le 28 octobre 1724, était une sœur cadette de la marquise de Boufflers.
[25]Tressan, toujours méchant, s'écriait un jour en voyant Mme de Bassompierre qui était fort belle et fort désagréable: «Fi! qu'elle est belle!»
[26]Le duc de Boufflers étant mort en 1747, sa veuve épousa, en 1750, Charles-Frédéric de Montmorency, maréchal et duc de Luxembourg; il mourut lui-même en 1764 et la maréchale se trouva veuve pour la seconde fois.—VoirLa Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 127 et suiv.
[27]A Walpole, 1768.
[28]28 mai 1769.
[29]Marmontel.
[30]Le duc habitait, rue de Tournon, un magnifique hôtel qui avait été autrefois la demeure de Concini; c'était le rendez-vous de la meilleure société.
[31]Il appartint plus tard à la reine Hortense.
[32]Il avait appartenu à Gabrielle d'Estrées et devint plus tard la propriété de M. de Sommariva.
[33]Mme d'Épinay quitta La Chevrette en 1760.—La situation embarrassée de son mari l'obligea à la louer.
[34]Boufflers,Œuvres posthumes.
[35]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt à Panpan, citées dans ce volume nous ont été gracieusement communiquées par Mlles de Ravinel, Mme Léon Noël et le capitaine Noël.
[36]Voirla Cour de Lunéville, p. 264.
[37]Le chevalier lui-même écrivait en 1778 à Mme de Sabran, à propos d'une soirée à Marly: «Le jeu est devenu si fou qu'il n'est plus tentant.»
[38]Mme du Deffant à Walpole, 7 mars 1770.
[39]Œuvres posthumes.
[40]Walpole l'appelait «l'empereur des fées» tant il était petit.
[41]La reine Marie Leczinska mourut le 24 juin 1768.
[42]Contrôleur général de 1763 à 1768.
[43]Chilly Mazarin, dont les propriétaires donnaient des fêtes superbes.
[44]Panpan possédait dans les environs de Lunéville une petite maison de campagne où il se rendait l'été; il l'avait baptisé Tempé en souvenir de la célèbre vallée de la Grèce.
[45]Mme de Boufflers s'efforçait d'obtenir pour Panpan une pension sur leMercure.
[46]Tout le monde croyait alors au succès des plans financiers de l'abbé Terray.
[47]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 369.
[48]Ces trois lettres nous ont été communiquées par le comte de Croze-Lemercier.
[49]Grimm,Correspondance littéraire, 1762.
[50]Id.,ibid., 1777.
[51]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.
[52]Surnom que Mme du Deffant avait donné à Mmes de Boufflers, de Boisgelin et de Cambis.
[53]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.
[54]Grimm,Correspondance littéraire, 1769.
[55]La bataille de Steinkerque (3 août 1692), gagnée par le maréchal de Luxembourg sur Guillaume d'Orange.
[56]Clément (1742-1812), après avoir été professeur à Dijon, était venu à Paris pour faire le métier de «chamailleur.» Pour attirer l'attention sur lui il s'était attaqué à cinq ou six poètes à la fois, Saint-Lambert, Dorat, l'abbé Delille, Watelet, Lemierre, etc.
[57]Observations critiques sur les poèmes des Saisons, de la déclamation et de la peinture.Genève et Paris, Legay, in-8o, 1770.
[58]Grimm,Correspondance littéraire, 1771.
[59]Panpan désignait sous le nom de «compères» et «commères» ses amis et amies de Lunéville qui formaient sa petite société journalière.
[60]La princesse Christine de Saxe, abbesse de Remiremont; voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, p. 360.
[61]Le prince de Beauvau faisait bâtir l'hôtel qui est actuellement le ministère de l'intérieur.
[62]L'hôtel de Craon, à Nancy, où est installé actuellement la Cour d'appel, avait été vendu par le prince, en 1751; il s'agit évidemment ici de l'hôtel de Craon, à Lunéville; il était situé le long du parc du château.
[63]On parlait de frapper les revenus d'un troisième vingtième.
[64]M. I. Chénier a écrit dans l'Épître à Voltaire:
La Harpe, aux sombres bords, t'aura conté, peut-être,Des préjugés bannis le burlesque retour,Et comment il advint que lui-même, un beau jour,De convertir le monde eut la sainte manie.Tu lui pardonneras, il a faitMélanie.
La Harpe, aux sombres bords, t'aura conté, peut-être,Des préjugés bannis le burlesque retour,Et comment il advint que lui-même, un beau jour,De convertir le monde eut la sainte manie.Tu lui pardonneras, il a faitMélanie.
La Harpe, aux sombres bords, t'aura conté, peut-être,
Des préjugés bannis le burlesque retour,
Et comment il advint que lui-même, un beau jour,
De convertir le monde eut la sainte manie.
Tu lui pardonneras, il a faitMélanie.
[65]Mélanie, drame en trois actes. Il fut imprimé secrètement à Paris sous la rubrique: Amsterdam, 1770.
[66]L'on sait, sans qu'il soit nécessaire d'insister, les difficultés qu'éprouvait le Dauphin à donner à son épouse des marques de sa tendresse. Il dut à plusieurs reprises, et très à contre-cœur du reste, subir de légères opérations. Mme de Lenoncourt faisait plaisamment allusion à cette situation quand elle écrivait à Panpan: «Le Dauphin me fait pitié; ils lui ont fait encore une opération. On le tourmente comme pour lui faire prendre une médecine. Je suis persuadé qu'avec ces manières-là on en aurait dégoûté le chevalier de Beauvau lui-même!»
[67]Cet ouvrage avait paru en 1770, sous le titre:Prospectus d'un nouveau dictionnaire de commerce. Paris, 1770, in-8o.
[68]Thomas (1732-1785), de l'Académie française. L'archevêque de Toulouse, Charles de Loménie de Brienne, élu à l'académie en 1770, prononça le 6 septembre son discours de réception. Thomas répondit en qualité de directeur. Cette réponse donna lieu à des interprétations auxquelles Thomas n'avait pas songé. Le duc d'Aiguillon se plaignit au Roi par l'intermédiaire de Mme du Barry et l'avocat général Séguier adressa une plainte à Maupeou.—Les discours de l'archevêque et de Thomas ne furent imprimés qu'en 1808.
[69]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.
[70]Communiquée par le comte de Croze-Lemercier.
[71]Il l'appelle sa mère par plaisanterie, de même qu'elle l'appelait son fils.
[72]Communiquée par le capitaine Noël.
[73]Toutes les lettres de Boufflers au prince de Beauvau contenus dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme *** qui nous a demandé de ne pas la nommer.
[74]Mlle de Beauvau avait épousé en 1767 le prince de Poix, fils du comte de Noailles. La jeune fille n'avait alors que quatorze ans et on lui en aurait donné douze.
[75]6 juillet 1771.
[76]Voirla Disgrâce du duc et de la duchesse de Choiseul, par GastonMaugras. Plon-Nourrit et Cie.
[77]Mme du Deffant à Walpole.
[78]Grimm écrit à cette époque dans laCorrespondance littéraire:
«7 janvier 1771.
«Un jeune éléphant de cinq ans qu'on montre ici depuis quelques jours, pour de l'argent, a donné lieu au quatrain suivant:
Cet éléphant, sorti d'Asie,Vient-il amuser nos badauds?Non: il vient avec ses rivauxConcourir à l'Académie.
Cet éléphant, sorti d'Asie,Vient-il amuser nos badauds?Non: il vient avec ses rivauxConcourir à l'Académie.
Cet éléphant, sorti d'Asie,
Vient-il amuser nos badauds?
Non: il vient avec ses rivaux
Concourir à l'Académie.
«Ma foi, la plupart de ceux qui se présentent en ce moment-ci seraient fort heureux d'avoir autant d'intelligence que cet animal en a dans sa trompe.»—Duclos disait ces jours passés: «Messieurs, parlons de l'éléphant; c'est la seule bête un peu considérable dont on puisse parler en ce temps-ci sans danger.»
[79]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.
[80]Boufflers,Œuvres posthumes.—Le chevalier a l'air de croire que sa mère s'est retirée à Nancy aussitôt après la mort de Stanislas. Il s'est écoulé six ans au moins avant que M. de Boufflers ne vienne s'établir à Nancy.
[81]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.
[82]Nous n'avons pu savoir exactement où habitait Mme de Boufflers. Du temps de Stanislas, elle possédait une maison rue de la Salpêtrière, mais l'avait-elle encore en 1771? Pendant la Révolution, le chevalier était propriétaire d'une maison, rue de la Montagne, 240. Elle fut vendue le 29 nivôse an III, à Claude Beaupré, comme bien d'émigré. Était-ce la maison de sa mère? C'est assez probable.
[83]C'est actuellement le no3 de la rue de Lorraine. L'hôtel est à deux étages, flanqué de deux petits pavillons plus bas. Il donne, au nord, sur les bosquets, au midi, sur un jardin qui l'isole de la rue de Lorraine.
[84]Nous empruntons une partie de ces détails à l'intéressant article deM. V. Jacques: Cerutti et le salon de la duchesse de Brancas.Annales de l'Est, 1888.
[85]Le château de Fléville fut bâti vers 1533 par Nicolas de Lutzelbourg, gouverneur de Nancy.
siècle, elle appartenait au prince de Beauvau-Fléville, frère aîné de ce prince de Craon, dont nous avons longuement parlé au début de cet ouvrage. Elle passa ensuite à son fils, tué en 1743, et ensuite à sa fille, la marquise des Armoises, qui l'habita jusqu'à sa mort en 1766. A ce moment le domaine passa entre les mains du prince de Beauvau qui, après y avoir séjourné de temps à autre pendant quelques années, le loua à Mme de Brancas.
Le comtede Ludre, dans sonHistoire de la chevalerie de Lorraine, écrit: «C'est le spécimen le plus réussi du style de la Renaissance appliqué aux maisons des gentilshommes dans notre pays. Nicolas respecta le donjon historique, mais tout le reste de la noble forteresse fut abattu pour faire place à un château, qui n'a d'égal comme élégance et pureté de style qu'Azay-le-Rideau, en Touraine.»
Le château forme un quadrilatère entouré de fossés. Au fond, le corps de logis principal; de chaque côté, deux ailes, dont l'une est encore flanquée du donjon féodal. Autrefois un quatrième bâtiment, plus bas que les trois autres et percé d'un portail monumental, réunissait les deux ailes et fermait la cour du côté de l'entrée. Ce dernier bâtiment a disparu et a fait place à une balustrade ornée de superbes vases rocaille en pierre. Cette transformation qui, si elle a altéré le plan primitif, a donné de l'air et de la gaieté au château, a du être faite du temps de Mme des Armoises.
Nous devons tous ces détails ainsi que ceux sur les demeures de Panpan et de Mme de Boufflers à M. de Conigliano, qui a bien voulu se mettre à notre disposition avec une extrême bonne grâce et nous faire profiter de sa rare érudition.
[86]Voir:Les dernières années de la Cour de Lunéville, p. 338.
[87]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.
[88]Famille anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était liée.
[89]Médecin de Panpan.
[90]Communiquée par le capitaine Noël.
[91]Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.
[92]L'homme dangereux.Cette pièce, d'abord anonyme, fut acceptée et reçue par les comédiens comme une satire contre Palissot. Quand on sut qu'elle était de lui, le parti philosophique fit émeute le jour même de la première et empêcha la représentation. On dut rendre l'argent au public.
[93]La suscription de cette lettre est ainsi conçue:
à MonsieurMadamede Vauxlecteurlectricedu feu roià Lunéville.(Le timbre de la poste de Nancy.)
[94]Extrait du registre des actes de l'état civil de Haroué.
«L'an mil sept cent soixante et douze, le douze du mois de juillet vers les dix heures et demie du matin, est décédé de maladie, en cette paroisse, très haute et très puissante princesse Anne-Marguerite, née comtesse de Ligniville et princesse de Craon, grande d'Espagne de la 1reclasse, marquise de Craon, baronne d'Autrey, dame de Morlay, etc., etc., douairière de feu très haut et très puissant seigneur Marc de Beauvau, prince de Craon et du Saint-Empire Romain, marquis, seigneur de Craon et autres lieux, chevalier de la Toison d'or, grand écuyer de Lorraine, grand d'Espagne de la première classe, âgée d'environ quatre-vingt-six ans, après avoir été confessée, reçu le saint viatique et l'extrême-onction avec les sentiments les plus religieux, et une dévotion des plus exemplaires; elle a donné toute sa vie les marques les plus éclatantes de sa piété; ses charités immenses lui ont mérité le titre glorieux de Mère des Pauvres; elle leur a fait tout le bien qui dépendait d'elle; ses bienfaits pour l'Eglise ne l'ont pas rendue moins recommandable: enfin elle emporte tous nos regrets et elle est inhumée dans son caveau le treize des mois et an susdits en présence de messire le chevalier de Beauvau, et de madame la marquise de Bassompierre, ses enfants; maître Petit, chapelain; qui ont signé avec moi curé du lieu.«Signé: Chevalierde Beauvau;Beauvau de Bassompierre;J. Grandeury, maître d'école;J.-C. Bourlier, prêtre, curé de Craon.»
«L'an mil sept cent soixante et douze, le douze du mois de juillet vers les dix heures et demie du matin, est décédé de maladie, en cette paroisse, très haute et très puissante princesse Anne-Marguerite, née comtesse de Ligniville et princesse de Craon, grande d'Espagne de la 1reclasse, marquise de Craon, baronne d'Autrey, dame de Morlay, etc., etc., douairière de feu très haut et très puissant seigneur Marc de Beauvau, prince de Craon et du Saint-Empire Romain, marquis, seigneur de Craon et autres lieux, chevalier de la Toison d'or, grand écuyer de Lorraine, grand d'Espagne de la première classe, âgée d'environ quatre-vingt-six ans, après avoir été confessée, reçu le saint viatique et l'extrême-onction avec les sentiments les plus religieux, et une dévotion des plus exemplaires; elle a donné toute sa vie les marques les plus éclatantes de sa piété; ses charités immenses lui ont mérité le titre glorieux de Mère des Pauvres; elle leur a fait tout le bien qui dépendait d'elle; ses bienfaits pour l'Eglise ne l'ont pas rendue moins recommandable: enfin elle emporte tous nos regrets et elle est inhumée dans son caveau le treize des mois et an susdits en présence de messire le chevalier de Beauvau, et de madame la marquise de Bassompierre, ses enfants; maître Petit, chapelain; qui ont signé avec moi curé du lieu.
«Signé: Chevalierde Beauvau;Beauvau de Bassompierre;J. Grandeury, maître d'école;J.-C. Bourlier, prêtre, curé de Craon.»
[95]Voici l'épitaphe gravée sur le tombeau de la princesse dans l'église d'Haroué:
D. O. M.EN CETTE ÉGLISE FUT INHUMÉE LE 13 JUILLET 1772TRÈS HAUTE ET TRÈS PUISSANTE PRINCESSEANNE MARGUERITENÉE COMTESSE DE LIGNIVILLEBARONNE D'AUTREY, DAME DE MORLAY,FEMME DE FEU TRÈS HAUT ET TRÈS PUISSANT SEIGNEURMARC DE BEAUVAUPRINCE DE CRAON ET DU SAINT EMPIRE ROMAINELLE EST DÉCÉDÉE A L'AGE DE 86 ANSAPRÈS AVOIR REÇU LA SAINTE COMMUNIONAVEC UNE PIÉTÉ DONT ELLE AVAIT DONNÉTOUTE SA VIE L'EXEMPLE.SA CHARITÉ LUI MÉRITA LE TITRE DE MÈRE DES PAUVRES;ELLE DONNA LE JOUR A 13 FILLES ET A 7 FILS;LES UNS SE CONSACRÈRENT A DIEU,LES AUTRES VERSÈRENT LEUR SANGSUR LES CHAMPS DE BATAILLE POUR LA DÉFENSE DELEUR PATRIE
D. O. M.
D. O. M.
EN CETTE ÉGLISE FUT INHUMÉE LE 13 JUILLET 1772TRÈS HAUTE ET TRÈS PUISSANTE PRINCESSEANNE MARGUERITENÉE COMTESSE DE LIGNIVILLEBARONNE D'AUTREY, DAME DE MORLAY,FEMME DE FEU TRÈS HAUT ET TRÈS PUISSANT SEIGNEURMARC DE BEAUVAUPRINCE DE CRAON ET DU SAINT EMPIRE ROMAIN
EN CETTE ÉGLISE FUT INHUMÉE LE 13 JUILLET 1772
TRÈS HAUTE ET TRÈS PUISSANTE PRINCESSE
ANNE MARGUERITE
NÉE COMTESSE DE LIGNIVILLE
BARONNE D'AUTREY, DAME DE MORLAY,
FEMME DE FEU TRÈS HAUT ET TRÈS PUISSANT SEIGNEUR
MARC DE BEAUVAU
PRINCE DE CRAON ET DU SAINT EMPIRE ROMAIN
ELLE EST DÉCÉDÉE A L'AGE DE 86 ANSAPRÈS AVOIR REÇU LA SAINTE COMMUNIONAVEC UNE PIÉTÉ DONT ELLE AVAIT DONNÉTOUTE SA VIE L'EXEMPLE.SA CHARITÉ LUI MÉRITA LE TITRE DE MÈRE DES PAUVRES;ELLE DONNA LE JOUR A 13 FILLES ET A 7 FILS;LES UNS SE CONSACRÈRENT A DIEU,LES AUTRES VERSÈRENT LEUR SANGSUR LES CHAMPS DE BATAILLE POUR LA DÉFENSE DELEUR PATRIE
ELLE EST DÉCÉDÉE A L'AGE DE 86 ANS
APRÈS AVOIR REÇU LA SAINTE COMMUNION
AVEC UNE PIÉTÉ DONT ELLE AVAIT DONNÉ
TOUTE SA VIE L'EXEMPLE.
SA CHARITÉ LUI MÉRITA LE TITRE DE MÈRE DES PAUVRES;
ELLE DONNA LE JOUR A 13 FILLES ET A 7 FILS;
LES UNS SE CONSACRÈRENT A DIEU,
LES AUTRES VERSÈRENT LEUR SANG
SUR LES CHAMPS DE BATAILLE POUR LA DÉFENSE DE
LEUR PATRIE
[96]1766-1854.
[97]Il l'avait vendu 160,000 francs au prince de Lambesc.
[98]Eugénieparut en 1767.
[99]Ces trois lettres nous ont été communiquées par M. le capitaine Noël.
[100]Mme Durival.
[101]L'Epître à Horaceest de Voltaire. La réponse de La Harpe est intitulée:Horace à Voltaire.
[102]Voirla Cour de Lunéville au dix-huitième siècle, p. 63 et suiv.
[103]Correspondance de Mme du Deffant avec Walpole, par M.de Lescure.
[104]Correspondance de Mme du Deffant, Calmann Lévy, 1877.
[105]Cette lettre est adressée chez Mme de Lenoncourt à Nancy, où Panpan faisait un séjour.
[106]Mme du Barry s'était retirée au couvent du Pont-aux-Dames.
[107]Mlle de Fumel, mariée le 3 août 1773 à Nicolas-Élie du Barry, troisième fils de du Barry le Roué.
[108]Mlle de Tournon, mariée le 18 juillet 1773 à J.-B. du Barry, fils du Roué.
[109]Célèbre médecin de l'époque.
[110]Toutes les lettres de Mme de Lenoncourt contenues dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mlles de Ravinel.
[111]Le chevalier de Boufflers écrivait à une dame qui se plaignait de vapeurs:
Enfin ils ne sont pas venusCes maux dont vous craigniez les rigueurs inhumaines;Mais qu'ils vous ont coûté de peines,Ces maux que vous n'avez pas eus.
Enfin ils ne sont pas venusCes maux dont vous craigniez les rigueurs inhumaines;Mais qu'ils vous ont coûté de peines,Ces maux que vous n'avez pas eus.
Enfin ils ne sont pas venus
Ces maux dont vous craigniez les rigueurs inhumaines;
Mais qu'ils vous ont coûté de peines,
Ces maux que vous n'avez pas eus.
[112]Nous devons la communication de cette précieuse correspondance à M. le comte de Croze-Lemercier, auquel nous renouvelons nos plus vifs remerciements.
[113]Grimm,Correspondance littéraire, août 1774.
[114]La maréchale de Mirepoix.
[115]Toutes les lettres adressées à Paris portent l'adresse suivante: à Mme de Boisgelin, dame de Mesdames, hôtel de Mirepoix, rue d'Artois, à Paris.
[116]Mme Philips était cette dame anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était beaucoup liée depuis son arrivée en Lorraine. Elle accoucha en effet d'un garçon à Jarville. L'enfant fut baptisé à Heillecourt avec les cérémonies de l'Église romaine; le parrain fut le prince de Bauffremont et la marraine Mme de Boufflers, représentée par Mlle de Juvincourt. (Journal de Durival.)
[117]Souvenirs du comte de Tressan, par le marquisde Tressan.
[118]Mme de Brancas.
[119]Le prince de Bauffremont.
[120]Concierge de la Malgrange.
[121]Cette lettre est écrite sur un papier très commun.
[122]26 juillet.
[123]Journal de Durival, Mss. de la bibl. de Nancy.
[124]L'empereur d'Autriche venait de passer à Genève et il n'avait pas jugé à propos de se rendre à Ferney.
[125]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.
[126]Elle écrivit encore ce quatrain moqueur:
Pourquoi donc avez-vous enterré cet impie?Disait à dom Benoît l'archevêque en fureur.—C'est, répondit-il, Monseigneur,Parce qu'il n'était plus en vie.
Pourquoi donc avez-vous enterré cet impie?Disait à dom Benoît l'archevêque en fureur.—C'est, répondit-il, Monseigneur,Parce qu'il n'était plus en vie.
Pourquoi donc avez-vous enterré cet impie?
Disait à dom Benoît l'archevêque en fureur.
—C'est, répondit-il, Monseigneur,
Parce qu'il n'était plus en vie.
[127]Le fils, Elzéar de Sabran, était né en 1774; la fille, Delphine, épousa le vicomte de Custine.
[128]La correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers a été publiée en entier par M. H. de Magnieu et M. Prat. (Plon, Nourrit et Cie, 1875.) C'est à ce très intéressant volume que nous empruntons tous les extraits cités dans ce chapitre.
[129]Toutes les lettres de Boufflers à sa sœur citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.
[130]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.
[131]La Révolution le chassa de France et il mourut en 1811, en Pologne, chez la princesse Lubomirska.
[132]Mme de Sabran n'ignorait pas l'hostilité de Mme de Boisgelin. Elle écrivait un jour au chevalier: «Je redoute ta sœur et le désir qu'elle a toujours de t'éloigner de moi.»
[133]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.
[134]Mss. de la Bibliothèque de Nancy. Papiers de Devau.
[135]Delille avait composé pour la marquise les vers suivants:
Jadis j'ai chanté le jardinDu bon Adam; je préfère le vôtre.Tout fut perdu dans le premier Éden,Tout semble réparé dans l'autre.
Jadis j'ai chanté le jardinDu bon Adam; je préfère le vôtre.Tout fut perdu dans le premier Éden,Tout semble réparé dans l'autre.
Jadis j'ai chanté le jardin
Du bon Adam; je préfère le vôtre.
Tout fut perdu dans le premier Éden,
Tout semble réparé dans l'autre.
[136]M. le vicomte d'Autichamp de Beaumont avait épousé Mlle de la Galaizière.
[137]Barthélemy-Louis-Martin de Chaumont de la Galaizière, premier évêque de Saint-Dié.
[138]Mme de la Porte, dont le mari vint à Nancy comme intendant, en juin 1778.
[139]Fille de la princesse de Chimay.
[140]M. de la Porte, intendant de Perpignan; nommé à l'intendance de Nancy, en juin 1778.
[141]Louis de Rohan, célèbre par l'affaire du collier.
[142]Le chevalier d'Éon (1728-1810). A cette époque d'Éon ne passait plus pour une femme. Il sortait du château de Dijon où il avait subi un emprisonnement de deux mois.
[143]Dans sa jeunesse, Linguet avait été secrétaire du prince de Beauvau. C'est à propos de Linguet que Panpan avait composé cette épigramme:
Linguet, tapi dans un coin du parterre,De Du Belloy siffloit le cruel Pierre.Or, vous savez qu'aux drames les plus sotsIl n'est permis de siffler à son aise;Une sentinelle, ennemie des bons mots,Met un Baillon à la gaieté françoise.Linguet, pourtant, siffloit de tout son cœur,Et ses voisins lui répondoient en chœur.Un des soldats, qui composoit la garde,Voulut saisir l'indiscret orateur:Quoi m'arrêter! dit Linguet, prenez garde,Vous vous trompez, je ne suis pas l'auteur.(Mss. de Devau.)
Linguet, tapi dans un coin du parterre,De Du Belloy siffloit le cruel Pierre.Or, vous savez qu'aux drames les plus sotsIl n'est permis de siffler à son aise;Une sentinelle, ennemie des bons mots,Met un Baillon à la gaieté françoise.Linguet, pourtant, siffloit de tout son cœur,Et ses voisins lui répondoient en chœur.Un des soldats, qui composoit la garde,Voulut saisir l'indiscret orateur:Quoi m'arrêter! dit Linguet, prenez garde,Vous vous trompez, je ne suis pas l'auteur.
Linguet, tapi dans un coin du parterre,
De Du Belloy siffloit le cruel Pierre.
Or, vous savez qu'aux drames les plus sots
Il n'est permis de siffler à son aise;
Une sentinelle, ennemie des bons mots,
Met un Baillon à la gaieté françoise.
Linguet, pourtant, siffloit de tout son cœur,
Et ses voisins lui répondoient en chœur.
Un des soldats, qui composoit la garde,
Voulut saisir l'indiscret orateur:
Quoi m'arrêter! dit Linguet, prenez garde,
Vous vous trompez, je ne suis pas l'auteur.
(Mss. de Devau.)
(Mss. de Devau.)
[144]Le discours de réception de Ducis à l'Académie, comme successeur de Voltaire, a été prononcé le 4 mars 1779.
[145]L'adresse est ainsi libellée: M. de Vaux, ancien lecteur du roi de Pologne et digne de l'être du monde entier, à Lunéville.
[146]Bibl. de Nancy. Mss. de Devau.
[147]Communiquée par le capitaine Noël.
[148]Communiquée par Mme Léon Noël et Mlles de Ravinel.
[149]Communiquée par le capitaine Noël.
[150]Tous ces billets sont adressés à Panpan chez M. de Bauffremont, barrière de Vaugirard, à Paris.
[151]Au verso de ce billet sont écrits ces vers:
A Madame du Deffant qui appelle son fauteuil un tonneau.
C'est en vain que l'on voyagePour rencontrer le plaisir;Et la mer et le rivage,Tout a trompé mon désir.J'ai vogué sur l'onde,J'ai vu lancer un vaisseau;Mais il n'y a rien dans le mondeD'égal à votre tonneau.
C'est en vain que l'on voyagePour rencontrer le plaisir;Et la mer et le rivage,Tout a trompé mon désir.J'ai vogué sur l'onde,J'ai vu lancer un vaisseau;Mais il n'y a rien dans le mondeD'égal à votre tonneau.
C'est en vain que l'on voyage
Pour rencontrer le plaisir;
Et la mer et le rivage,
Tout a trompé mon désir.
J'ai vogué sur l'onde,
J'ai vu lancer un vaisseau;
Mais il n'y a rien dans le monde
D'égal à votre tonneau.
[152]Les lettres de Mme de Lenoncourt citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel et le capitaine Noël.
[153]Tressan s'était toujours beaucoup occupé de ses enfants et il avait cherché à les établir le mieux possible. Son fils aîné, le marquis, servait en qualité de colonel. Le cadet jouissait d'un bénéfice ecclésiastique. Son père avait fait de lui ce portrait:
Monsieur l'abbé de TressanEst un grand compère,Qui paraît vif et galantComme était son père.Il fait tout avec esprit,Il parle comme il écrit,C'est un grand vicaireFait exprès pour plaire.
Monsieur l'abbé de TressanEst un grand compère,Qui paraît vif et galantComme était son père.Il fait tout avec esprit,Il parle comme il écrit,C'est un grand vicaireFait exprès pour plaire.
Monsieur l'abbé de Tressan
Est un grand compère,
Qui paraît vif et galant
Comme était son père.
Il fait tout avec esprit,
Il parle comme il écrit,
C'est un grand vicaire
Fait exprès pour plaire.
Après avoir été grand vicaire de Rouen, il émigra en 1791. Quant au dernier fils, le chevalier, qu'on avait surnommé Freluche, il rimait des madrigaux et faisait la cour aux dames; il obtint un brevet de capitaine d'infanterie et fut nommé exempt aux gardes du corps de la Reine. Il échappa au massacre du 10 août et alla se fixer en Italie. Mlle de Tressan, Michon en famille, avait épousé en 1773 le marquis de Maupeou, colonel du régiment de Bigorre-infanterie. (Souvenirs du comte de Tressan.)
[154]Il avait succédé à Massillon en 1743; il était alors âgé de vingt-sept ans.
[155]L'Académie nomma M. Lemierre à la place de l'abbé Batteux et le comte de Tressan à la place de l'abbé de Condillac.
Chamfort qui s'était présenté, furieux de n'être pas nommé, se vengea par cette épigramme:
Honneur à la double céduleDu Sénat dont l'auguste voixCouronne, par un digne choix,Et le vice et le ridicule!
Honneur à la double céduleDu Sénat dont l'auguste voixCouronne, par un digne choix,Et le vice et le ridicule!
Honneur à la double cédule
Du Sénat dont l'auguste voix
Couronne, par un digne choix,
Et le vice et le ridicule!
«Et pourquoi M. de Chamfort s'en plaindrait-il, dit un des nouveaux académiciens, il aura deux voix de plus.» (Grimm,Correspondance littéraire.)
[156]En les voyant, le duc de la Vallière s'écriait: «Et dire que de tous ces gueux-là, il n'y en a peut-être pas un qui soit tendre.»
[157]Œuvres du duc de Nivernais.
[158]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.
[159]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.
[160]Correspondance de Mme de Sabran avec le chevalier de Boufflers.—Plon-Nourrit, 1875.
[161]Le duc de Nivernais.
[162]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.
[163]Toutes les lettres du chevalier de Boufflers citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.
[164]Cette pièce et les trois suivantes sont tirées des Mss. de Devau. Bibl. de Nancy.
[165]Cette pièce et toutes celles qui suivent nous ont été communiquées par le capitaine Noël.
[166]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.
[167]Toutes les lettres de Boufflers à Mme de Boisgelin citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par M. le comte de Croze-Lemercier.
[168]Ces détails et une partie des lettres de Cerutti sont extraits du très curieux article deM. Jacquessur Mme de Brancas.Annales de l'Est, 1888.
[169]Mme de Brancas occupait un logement au Louvre.
[170]Toutes ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.
[171]Mlle Quinault mourut en 1783.
[172]C'est une fausse nouvelle. La comtesse du Nord n'était pas morte.
[173]La vicomtesse du Barry avait épousé le fils du Roué. Devenue veuve en 1778, elle épousa M. de Tournon.
[174]Linguet (1736-1794) était alors détenu à la Bastille. La nouvelle de sa mort était fausse.
[175]La toujours véridique Mme de Genlis raconte ainsi, dans sesMémoires, la fin du pauvre Tressan:
«Il se réconcilia avec la religion, il avait reçu tous les sacrements. Quand j'allai le voir, je le trouvai dans les meilleurs sentiments. L'abbé de Tressan son fils était dans sa chambre. Il lui dit de me conter ce qui était arrivé la veille, et l'abbé m'apprit que d'Alembert, ayant su qu'il avait reçu les sacrements, était venu le voir pour lui en faire les plus violents reproches; que M. de Tressan avait répondu qu'il fallait être bien barbare pour venir ainsi troubler ses derniers moments, et qu'il avait ajouté: «Au reste, que vous importe? et même si vous aviez de l'humanité, ne seriez-vous pas charmé de me voir en mourant une grande consolation?»
Il n'y a qu'un malheur à ce touchant récit, c'est que d'Alembert était mort quatre jours avant Tressan.
[176]Toutes les lettres de Cerutti citées dans ce chapitre nous ont été communiquées par Mme Léon Noël, Mlles de Ravinel, et le capitaine Noël. Plusieurs de ces lettres ont été citées par M. Jacques, dans son article sur Mme de Brancas.
[177]Ces lettres sont extraites deCorrespondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, parMM. MagnieuetPrat. Plon, 1875.
[178]Voirle Duc de Lauzun et la Cour de Marie-Antoinette.
[179]Après avoir été colonel de Chartres (infanterie), Boufflers avait été nommé brigadier en 1780, maréchal de camp en 1784.
[180]Les hyènes.
[181]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon, 1875.
[182]Voici l'extrait mortuaire de Mme de Boufflers, découvert par M. L. Germain, dans les anciens registres paroissiaux de la commune de Scey-sur-Saône (Haute-Saône).
«Très haute et très puissante dame Marie-Catherine de Beauvau, douairière de très-haut et très-puissant seigneur, Louis-François-Régis de Boufflers-Remiencourt, maréchal des camps et armées du Roi de Pologne, duc de Lorraine et de Barre, âgée d'environ soixante et quatorze ans, munie des sacrements de l'Église, est décédée le premier du mois de juillet de l'an mil sept cent quatre vingt six, au château de Scey-sur-Saône, et le trois dudit mois son corps a été inhumé à l'église paroissiale dudit Scey, dans la chapelle de M. le prince de Bauffremont, seigneur dudit lieu, en présence dudit M. le prince de Bauffremont, de Claude de Mairet, écuyer, de Claude Mugnier de Saint-Beurrey, des sieurs Claude Bailly, Charles Mangeot, premier valet de chambre de M. le prince de Bauffremont, et de plusieurs autres paroissiens. Ont signé au registre: prince de Bauffremont, Mairet, Saint-Beurrey, Mangeot, Bailly, Henriot, curé.»
[183]Archives nationales, T. 471-3.
[184]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.
[185]Le chevalier n'était pas encore revenu du Sénégal.
[186]VoirDernières années de la Cour de Lunéville, p. 282.
[187]Elle est l'héroïne du roman de la duchesse de Duras. Son portrait existe au château de Mouchy.—Elle appelait toujours ses protecteurs:ami maréchal et amie madame.
[188]M. de Boisgelin.
[189]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers.Plon-Nourrit, 1875.
[190]Communiquée par M. le comte de Croze-Lemercier.
[191]Voirles Dernières années de la Cour de Lunéville, chap.XVII, p. 274.
[192]On retrouve dans les cartons des Archives nationales plusieurs réclamations adressées par d'anciens domestiques qui n'ont jamais pu toucher ce que les Boisgelin leur devaient.
[193]Tout un carton des Archives nationales est rempli des invectives du sieur Martin.
[194]Ces lettres nous ont été communiquées par le capitaine Noël.
[195]Nous devons ces détails sur Cerutti à l'intéressant article de M. V. Jacques,Annales de l'Est, 1888.
[196]Il était né en 1773.
[197]Ces lettres nous ont été gracieusement communiquées par M. le prince de Beauvau.
[198]La princesse de Beauvau mourut en 1820. Elle partageait toutes les idées de son mari et l'on voyait un buste de son ami Voltaire sur la cheminée de son salon. C'était au moins audacieux sous la Restauration. Quand sa fin approcha, toute sa famille s'empressa pour lui faire recevoir un prêtre; mais elle s'y refusa obstinément, se bornant à dire: «Tout cela est fort inutile, je veux mourir comme M. de Beauvau.» On dut, pour sauvegarder les convenances, se borner à un simulacre.
[199]C'est à la fin de 1793 que Saint-Lambert écrivitla Vie du maréchal de Beauvau. Cet ouvrage existe au château de Mouchy avec une préface écrite par le duc de Poix.
[200]Le Val, qui avait été donné au prince par Louis XV, fut repris par l'État en 1794, puis rendu à Mme de Beauvau en 1797.
[201]Nous empruntons beaucoup de ces détails auxSouvenirs de la princesse de Beauvaupubliés par MmeStandish. Paris, Tchener, 1872.
[202]Peu de jours après montait également sur l'échafaud le duc du Châtelet, fils de la célèbre amie de Voltaire; il était né en 1727. Son fils, général dans les armées de la République, fut emprisonné comme Girondin; il s'empoisonna.
[203]Ces pièces nous ont été communiquées par le capitaine Noël.
[204]Magasin Encyclopédique, 1807.
[205]Nous empruntons la plus grande partie de ces détails au livre si intéressant de M.Buffenoir:La comtesse d'Houdetot. Paris, Calmann Lévy.
[206]Mme d'Houdetot fit graver sur le tombeau de Saint-Lambert cette épitaphe:
CI-GIT JEAN FRANÇOIS SAINT-LAMBERTNÉ LE 16 DÉCEMBRE 1716DE L'ANCIENNE ACADÉMIE FRANÇAISEMILITAIRE DISTINGUÉPOÈTE ET PEINTRE DE LA NATUREGRAND ET SUBLIME COMME ELLEPHILOSOPHE MORALISTEIL NOUS CONDUISIT AU BONHEUR.PAR LA VERTUHOMME DE BIEN,SANS VANITÉ ET SANS ENVIE,IL AIMA; IL FUT AIMÉLE MONDE ET SES AMIS LE PERDIRENTLE NEUF FÉVRIER 1803CELLE QUI FUT CINQUANTE ANS SON AMIEA FAIT POSER CETTE PIERRESUR SON TOMBEAU[206-a]
CI-GIT JEAN FRANÇOIS SAINT-LAMBERTNÉ LE 16 DÉCEMBRE 1716DE L'ANCIENNE ACADÉMIE FRANÇAISEMILITAIRE DISTINGUÉPOÈTE ET PEINTRE DE LA NATUREGRAND ET SUBLIME COMME ELLEPHILOSOPHE MORALISTEIL NOUS CONDUISIT AU BONHEUR.PAR LA VERTUHOMME DE BIEN,SANS VANITÉ ET SANS ENVIE,IL AIMA; IL FUT AIMÉLE MONDE ET SES AMIS LE PERDIRENTLE NEUF FÉVRIER 1803CELLE QUI FUT CINQUANTE ANS SON AMIEA FAIT POSER CETTE PIERRESUR SON TOMBEAU[206-a]
CI-GIT JEAN FRANÇOIS SAINT-LAMBERT
NÉ LE 16 DÉCEMBRE 1716
DE L'ANCIENNE ACADÉMIE FRANÇAISE
MILITAIRE DISTINGUÉ
POÈTE ET PEINTRE DE LA NATURE
GRAND ET SUBLIME COMME ELLE
PHILOSOPHE MORALISTE
IL NOUS CONDUISIT AU BONHEUR.
PAR LA VERTU
HOMME DE BIEN,
SANS VANITÉ ET SANS ENVIE,
IL AIMA; IL FUT AIMÉ
LE MONDE ET SES AMIS LE PERDIRENT
LE NEUF FÉVRIER 1803
CELLE QUI FUT CINQUANTE ANS SON AMIE
A FAIT POSER CETTE PIERRE
SUR SON TOMBEAU[206-a]
[206-a]La comtesse d'Houdetot, parM. Buffenoir, Paris, Calmann Lévy.
[207]Ces lettres, ainsi que beaucoup de détails dont nous avons fait usage, sont extraits du charmant volume publié par le comtede Croze-Lemercier:Le chevalier de Boufflers et Mme de Sabran. Paris, Calmann Lévy, 1894.
[208]Correspondance de Mme de Sabran et du chevalier de Boufflers, par MM.de MagnieuetPrat. Plon, 1875.
[209]L'attentat de la rue Nicaise, 3 nivôse an IX (décembre 1800).
[210]Ces lettres nous été communiquées par Mme X....
[211]La correspondance entre Boufflers et Mme Durival citée dans ce chapitre nous a été communiquée par le capitaine Noël.
[212]Ainsi que nous l'avons déjà dit, ce sont les descendants directs de Mme Noël qui, avec la plus extrême obligeance, nous ont confié les documents dont ils avaient hérité de Mme Durival.
[213]Le chevalier aimait beaucoup Elzéar de Sabran. Il disait de lui: «Je le considère comme mon fils, il n'y manque que la façon.»
[214]Voici l'acte de décès du chevalier:
«Du 19 janvier mil huit cent quinze à midi, acte de décès de Monsieur Stanislas-Jean, marquis de Boufflers, ancien maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, membre de l'Académie française, décédé hier, en son hôtel, rue du faubourg Saint-Honoré, no114, à quatre heures du matin, âgé de soixante-dix-sept ans, marié à dame Françoise-Éléonore Dejean de Manville.
«Le comte Elzéarde Sabran;RenduBertscher.»
[215]Il avait autrefois composé pour lui-même cette épitaphe:
CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT;QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT,POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGEQUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.
CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT;QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT,POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGEQUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.
CI-GIT UN CHEVALIER QUI SANS CESSE COURUT;
QUI SUR LES GRANDS CHEMINS NAQUIT, VÉCUT, MOURUT,
POUR PROUVER CE QU'A DIT LE SAGE
QUE NOTRE VIE EST UN VOYAGE.