CHAPITRE XINOTRE SORT DANS CES INFINIS

Le premier infini, l'infini idéal est le plus conforme aux exigences de notre raison, ce qui n'est pas une raison pour lui donner la préférence. Il nous est impossible de prévoir ce que nous y deviendrons, puisqu'il semble exclure tout devenir. Il ne nous reste donc qu'à interroger le second, celui que nous voyons et imaginons dans le temps et l'espace. Au surplus, il se peut qu'il précède le premier. Quelque absolue que soit notre conception de l'Univers, nous avons vu qu'on peut toujours admettre que ce qui n'eut pas lieu dans l'éternité d'avant, adviendra dans celle d'après nous; et que rien, sinon d'innombrables hasards, ne s'oppose à ce que l'Univers, s'il ne la possède pas encore, n'acquière enfin la conscience intégrale qui le fixe à son apogée.


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