[p. 57]PL. II,n° 19, PL. III,n° 20.Pl 2 19 Pl 3 20L'armée passe le Coesnon, et Harold sauve les soldatsqui s'enlisaient dans les sables mouvants.Pl 2 19 3 20 imAu pied du Mont Saint-Michel coule le Coesnon, qui sépare la Normandie de la Bretagne. Les sables mouvants de son lit rendent très dangereux le passage à gué. Aussi, l'armée éprouve-t-elle de sérieuses difficultés: soldats et chevaux s'enlisent. Un des cavaliers, craignant d'être embarrassé par ses étriers, s'est assis sur son cheval, qu'il abandonnera, s'il est nécessaire. Harold, plein d'ardeur, s'efforce de se rendre utile. La Tapisserie nous le montre, portant un soldat sur ses épaules, et en tenant un autre par la main. C'était, nous dit Ordéric Vital, un homme exceptionnel, remarquable par sa haute taille, son élégance, sa force corporelle, son courage, sa belle parole, la finesse et l'ingéniosité de son esprit. Ici, il se laisse aller à tout l'élan de sa nature généreuse et aussi de sa gratitude. Il se multiplie pour rendre service à Guillaume et à ses soldats. La scène se continue dans la bordure où nous voyons un chien qui sauve un soldat sur le point de s'enliser, et diverses espèces de poissons du Coesnon. M. Comte58en a remarqué deux, dessinés comme le signe du zodiaque, et il en a conclu que l'expédition avait eu lieu à la fin de février ou au commencement de mars. L'hypothèse est assurément très séduisante.
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PL. II,n° 19, PL. III,n° 20.
L'armée passe le Coesnon, et Harold sauve les soldatsqui s'enlisaient dans les sables mouvants.
Au pied du Mont Saint-Michel coule le Coesnon, qui sépare la Normandie de la Bretagne. Les sables mouvants de son lit rendent très dangereux le passage à gué. Aussi, l'armée éprouve-t-elle de sérieuses difficultés: soldats et chevaux s'enlisent. Un des cavaliers, craignant d'être embarrassé par ses étriers, s'est assis sur son cheval, qu'il abandonnera, s'il est nécessaire. Harold, plein d'ardeur, s'efforce de se rendre utile. La Tapisserie nous le montre, portant un soldat sur ses épaules, et en tenant un autre par la main. C'était, nous dit Ordéric Vital, un homme exceptionnel, remarquable par sa haute taille, son élégance, sa force corporelle, son courage, sa belle parole, la finesse et l'ingéniosité de son esprit. Ici, il se laisse aller à tout l'élan de sa nature généreuse et aussi de sa gratitude. Il se multiplie pour rendre service à Guillaume et à ses soldats. La scène se continue dans la bordure où nous voyons un chien qui sauve un soldat sur le point de s'enliser, et diverses espèces de poissons du Coesnon. M. Comte58en a remarqué deux, dessinés comme le signe du zodiaque, et il en a conclu que l'expédition avait eu lieu à la fin de février ou au commencement de mars. L'hypothèse est assurément très séduisante.