[p. 85]PL. V,nos43 et 44.Pl 5 43 44Le duc Guillaume traverse la mer avec sa grande flotte,et aborde à Pevensey.Pl 5 43 44 imDevant l'inscription nous trouvons une croix analogue à celle que nous avons vue. Elle indique que nous allons aborder une nouvelle phase du drame, le troisième et dernier acte.Tous les préparatifs de l'expédition sont terminés. Après une longue attente, le vent souffle enfin favorablement. L'armée va s'embarquer. Guillaume à cheval, suivi de son état-major, se rend au bateau qui doit le conduire en Angleterre. La flotte défile sous nos yeux. Les marins ont hissé et assujetti le mât qui soutient la vergue. Le vent gonfle les voiles; la marche doit être rapide. Même en tenant compte des erreurs de perspective, on doit penser que les vaisseaux n'étaient pas tous de même dimension. Celui de Guillaume, « le Mora », don de la duchesse Mathilde, est des plus importants, et se distingue facilement. Au haut du mât il porte une croix, rappelant l'étendard envoyé par le Pape; car Guillaume avait dénoncé partout le parjure en réclamant justice, et Harold fut sommé de comparaître devant la Curie Romaine. Sur son refus de se soumettre à cette juridiction,[p. 86]le Pape, nous dit Ordéric Vital77, se déclara pour le roi légitime et lui prescrivit de prendre hardiment les armes contre le parjure. Il lui envoya, en même temps, l'étendard de Saint-Pierre, qui devait le préserver de tout danger.Au-dessous de la croix, nous voyons fixé au mât de ce navire un fanal carré, qui devait faciliter le ralliement de la flotte.La voile, à sa partie supérieure, porte une bande transversale ornementée.Enfin, à la poupe est sculpté un personnage sonnant du cor, et tenant de la main gauche un gonfanon. Une tradition nous dit qu'il rappelle les traits du jeune fils du conquérant, qui régna sous le nom de Guillaume le Roux.
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PL. V,nos43 et 44.
Le duc Guillaume traverse la mer avec sa grande flotte,et aborde à Pevensey.
Devant l'inscription nous trouvons une croix analogue à celle que nous avons vue. Elle indique que nous allons aborder une nouvelle phase du drame, le troisième et dernier acte.
Tous les préparatifs de l'expédition sont terminés. Après une longue attente, le vent souffle enfin favorablement. L'armée va s'embarquer. Guillaume à cheval, suivi de son état-major, se rend au bateau qui doit le conduire en Angleterre. La flotte défile sous nos yeux. Les marins ont hissé et assujetti le mât qui soutient la vergue. Le vent gonfle les voiles; la marche doit être rapide. Même en tenant compte des erreurs de perspective, on doit penser que les vaisseaux n'étaient pas tous de même dimension. Celui de Guillaume, « le Mora », don de la duchesse Mathilde, est des plus importants, et se distingue facilement. Au haut du mât il porte une croix, rappelant l'étendard envoyé par le Pape; car Guillaume avait dénoncé partout le parjure en réclamant justice, et Harold fut sommé de comparaître devant la Curie Romaine. Sur son refus de se soumettre à cette juridiction,[p. 86]le Pape, nous dit Ordéric Vital77, se déclara pour le roi légitime et lui prescrivit de prendre hardiment les armes contre le parjure. Il lui envoya, en même temps, l'étendard de Saint-Pierre, qui devait le préserver de tout danger.
Au-dessous de la croix, nous voyons fixé au mât de ce navire un fanal carré, qui devait faciliter le ralliement de la flotte.
La voile, à sa partie supérieure, porte une bande transversale ornementée.
Enfin, à la poupe est sculpté un personnage sonnant du cor, et tenant de la main gauche un gonfanon. Une tradition nous dit qu'il rappelle les traits du jeune fils du conquérant, qui régna sous le nom de Guillaume le Roux.