[p. 98]PL. VI,n° 54.Pl 6 54Ici une maison est incendiée.Pl 6 54 imPour garantir la sécurité de son camp, le duc de Normandie fit détruire tout ce qui pouvait entraver les mouvements de son armée, servir de refuge à l'ennemi, et faciliter une surprise. Ainsi il prescrivit de mettre le feu à cette maison d'où sort une femme avec son enfant. La guerre a de ces nécessités cruelles! Sans doute, un critique84a cru pouvoir admettre que l'incendie avait été allumé par les soldats de Harold, pour empêcher les Normands de se servir de cette maison, et de profiter des provisions qu'elle renfermait, ou pour punir un compatriote soupçonné de trahison. Mais l'inscription ne confirme nullement ces hypothèses. Ne savons-nous pas, d'ailleurs, que Gyrth, frère de Harold, lui avait conseillé de ravager complètement la contrée, pour priver l'armée normande de toute ressource, et la mettre dans l'impossibilité de se procurer les vivres nécessaires à sa subsistance, mais que, par amour pour son peuple, Harold refusa de suivre cet avis? Néanmoins la dévastation fut si complète que longtemps après, lors de la rédaction duDomesday Book(1080-1086), la contrée était toujours inculte.
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PL. VI,n° 54.
Ici une maison est incendiée.
Pour garantir la sécurité de son camp, le duc de Normandie fit détruire tout ce qui pouvait entraver les mouvements de son armée, servir de refuge à l'ennemi, et faciliter une surprise. Ainsi il prescrivit de mettre le feu à cette maison d'où sort une femme avec son enfant. La guerre a de ces nécessités cruelles! Sans doute, un critique84a cru pouvoir admettre que l'incendie avait été allumé par les soldats de Harold, pour empêcher les Normands de se servir de cette maison, et de profiter des provisions qu'elle renfermait, ou pour punir un compatriote soupçonné de trahison. Mais l'inscription ne confirme nullement ces hypothèses. Ne savons-nous pas, d'ailleurs, que Gyrth, frère de Harold, lui avait conseillé de ravager complètement la contrée, pour priver l'armée normande de toute ressource, et la mettre dans l'impossibilité de se procurer les vivres nécessaires à sa subsistance, mais que, par amour pour son peuple, Harold refusa de suivre cet avis? Néanmoins la dévastation fut si complète que longtemps après, lors de la rédaction duDomesday Book(1080-1086), la contrée était toujours inculte.