La première intention du comte de Gobineau avait été d’éclairer par un commentaire historique chacune des cinq parties de son drame,La Renaissance. Puis, changeant d’idée, il classa dans ses papiers les introductions qu’il avait rédigées. Pourquoi eut-il cette intention, et pourquoi l’abandonna-t-il ? Les exégètes se sont exercés là-dessus. Peut-être le comte de Gobineau eut-il souci de relier à son système historique, tout favorable aux races germaniques, une œuvre qui exalte un art, une culture latines. Et peut-être la même influence qui avait incliné son goût vers l’Italie, continuant de s’exercer, lui persuada de ne pas alourdir son œuvre, de lui laisser son allure dramatique. Tout cela est possible. Mais il n’y a là qu’hypothèses, recherches hasardeuses et assez vaines de pensées dont le comte de Gobineau n’a fait confidence à personne. Quoiqu’il en soit, voici les textes donnés pour la première fois au public français et réunis sous le titre que le comte de Gobineau avait choisi :La Fleur d’Or.
D. H.