Chapter 19

To sleen and fighten they us biddeHem whom they shuld, as the boke saith,Converten unto Cristes feith.But herof have I great merveile,How they wol bidde me traveile.A Sarazin if I slee shall,I slee the soule forth withale,And that was never Cristes lore.(Confessio amantis, édition Pauli, t. II, p. 56.)[261]Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of the wills, etc., édition Nichols, 1780, 4o.)[262]«Et sachetz que ieo vsse mis ceste liverette en latyn pour plus briefment deviser, mes pour ceo que plusours entendont mieultz romanz que latin, ieo lai mys en romanz pour ceo que on l'entende et que li seignours et li chiualers et lez autres nobles hommes qui ne scevent point latin ou poi et qui ount esté outre mer sachent et entendent si ieo dye voir ou noun.» Ms.Sloane, 1464, fol. 3, au British Museum (ms. du commencement duXVesiècle). V.infra, p. 239.[263]Dans sa traduction duPolychroniconde Ralph Higden, Collection du Maître des rôles.[264]La manière de langagetexte publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373. Ce manuel est l'œuvre d'un Anglais. La dédicace est datée du 29 mai 1396.[265]What man under his powereIs bore, he shall his place chaungeAnd seche many londes straungeAnd as of this condicionUpon the londe of AlemaigneIs set and eke upon BritaigneWhich now is cleped EnglondeFor they travaile in every londe.(Confessio amantis, t. III, p. 109.)[266]«Et hinc secundum astronomos lunam habent planetam propriam, quæ in motu et lumine est magis instabilis.» (Fasciculi Zizaniorum, édition Shirley, p. 270.) Caxton, au moment de la Renaissance, considère également la lune comme étant par excellence la planète des Anglais: «For we englysshe men ben borne vnder the domynacyon of the mone, whiche is neuer stedfaste but euer wauerynge. (Prologue de sonBoke of Eneydos compyled by Vyrgyle, 1490.)[267]Polychronicon Ranulphi Higden, edited by C. Babington, Londres, 1865, 8o, t. II, p 166.[268]Jean le Maingre, dit Boucicaut, plus tard maréchal de France.[269]Rymer,Fœdera, t. V, p. 777. Ces lettres devaient être délivrées assez fréquemment, car on trouve qu'elles sont rédigées d'après une formule uniforme, comme nos passeports. Voir celle que Rymer donne encore t. VII, p. 337, année 1381. En novembre 1392, le comte de Derby (le futur Henri IV) se trouvait à Venise et partait de là pour aller en Terre Sainte; il avait, pour la république, des lettres d'Albert IV, duc d'Autriche, et le Grand Conseil lui prêtait une galère pour faire son voyage. C'était aussi de Venise qu'était parti pour la Palestine Thomas Mowbray, duc de Norfolk, en février 1398-1399; il s'était présenté au Sénat vénitien muni d'une lettre de Richard II. (Calendar of state papers relating to english affairs.... existing in [various] libraries of Italy, publié par Rawdon Brown, 1864, etc., 8o, p.LXXXI.)[270]Historical papers from the northern registers, édition Raine, p. 425.[271]Chroniquede Monstrelet, liv. I, chap.VIII.[272]Les voyages appelésVoyages de Mandevilleont été sûrement écrits au quatorzième siècle, en français, puis ils ont été traduits en latin et en anglais. La partie relative à l'Egypte, à la Palestine et à la Syrie semble seule avoir pour fondement un voyage véritable. L'article «Mandeville» par MM. E. B. Nicholson et le colonel Yule dans la nouvelle édition de l'Encyclopædia Britannica(neuvième éd.) ainsi que la lettre de M. E. B. Nicholson dans l'Academydu 12 avril 1884 font connaître le dernier état de la question.[273]Ms.Sloane1464 (British Museum.)[274]On achetait cela près de l'église Saint-Marc et on avait le tout pour 3 ducats, y compris les draps et les couvertures. Le voyage fait, le vendeur vous reprenait ces objets pour un ducat et demi: «Also when ye com to Venyse ye schal by a bedde by seynt Markys cherche; ye schal have a fedyr bedde, a matres, too pylwys, to peyre schetis and a qwylt, and ye schal pay iij dokettis; and when ye com ayen, bryng the same bedde to the man that ye bowt hit of and ye schal haue a dokete and halfe ayen, thow hyt be broke and worne.» (Itineraries of William Wey, ut infra.)[275]The Itineraries of William Wey, fellow of Eton College, to Jerusalem, A. D. 1458 and A. D. 1462 and to Saint James of Compostella A. D. 1456.Londres, 1857, 4o,Roxburghe Club. Dans son premier voyage, Wey partit de Venise avec une bande de 197 pèlerins, qui furent embarqués sur deux galères.[276]P. 19.[277]On peut voir actuellement cette carte exposée dans les vitrines de la Bodléienne à Oxford][278]«For in the lawyst [stage] vnder hyt is ryght smolderyng hote and stynkynge» (A good preuysyoun, au début du livre.)[279]«For thow ye schal be at the tabyl wyth yowre patrone, notwythstondynge ye schal oft tyme haue nede to yowre vytelys, bred, chese, eggys, frute, and bakyn (bacon), wyne and other, to make yowre collasyvn: for svm tyme ye schal haue febyl bred, wyne and stynkyng water, meny tymes ye schal be ful fayne to ete of yowre owne.» (A good preuysyoun.)Il sera même prudent d'emporter une cage avec des poulets dedans: «Also by yow a cage for half a dosen of hennys or chekyn to have with yow in the galey.» Il ne faut pas oublier un demi-boisseau de graines pour les nourrir.[280]«Also take goyd hede of yowre knyves and other smal thynges that ye ber apon yow, for the sarsenes wyl go talkyng wyth yow and make goyd chere, but the wyl stele fro yow that ye haue and they may.»[281]M. Stubbs, à qui on doit le meilleur livre qui existe sur l'histoire constitutionnelle d'Angleterre (The constitutional history of England, 1880, 3 vol. 8o), a beaucoup trop de mépris pour le quatorzième siècle, auquel il oppose sans cesse le treizième:«We pass from the age of heroism to the age of chivalry, from an age ennobled by devotion and self sacrifice to one in which the gloss of superficial refinement fails to hide the reality of heartless selfishness and moral degradation, an age of luxury and cruelty,» etc. (t. II, p. 679.) De pareilles vues, que beaucoup ont adoptées à la suite de l'éminent historien, ne sauraient être admises. Il faut du moins les considérer comme s'appliquant seulement à une partie de la haute classe de la société.

To sleen and fighten they us biddeHem whom they shuld, as the boke saith,Converten unto Cristes feith.But herof have I great merveile,How they wol bidde me traveile.A Sarazin if I slee shall,I slee the soule forth withale,And that was never Cristes lore.(Confessio amantis, édition Pauli, t. II, p. 56.)[261]Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of the wills, etc., édition Nichols, 1780, 4o.)[262]«Et sachetz que ieo vsse mis ceste liverette en latyn pour plus briefment deviser, mes pour ceo que plusours entendont mieultz romanz que latin, ieo lai mys en romanz pour ceo que on l'entende et que li seignours et li chiualers et lez autres nobles hommes qui ne scevent point latin ou poi et qui ount esté outre mer sachent et entendent si ieo dye voir ou noun.» Ms.Sloane, 1464, fol. 3, au British Museum (ms. du commencement duXVesiècle). V.infra, p. 239.[263]Dans sa traduction duPolychroniconde Ralph Higden, Collection du Maître des rôles.[264]La manière de langagetexte publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373. Ce manuel est l'œuvre d'un Anglais. La dédicace est datée du 29 mai 1396.[265]What man under his powereIs bore, he shall his place chaungeAnd seche many londes straungeAnd as of this condicionUpon the londe of AlemaigneIs set and eke upon BritaigneWhich now is cleped EnglondeFor they travaile in every londe.(Confessio amantis, t. III, p. 109.)[266]«Et hinc secundum astronomos lunam habent planetam propriam, quæ in motu et lumine est magis instabilis.» (Fasciculi Zizaniorum, édition Shirley, p. 270.) Caxton, au moment de la Renaissance, considère également la lune comme étant par excellence la planète des Anglais: «For we englysshe men ben borne vnder the domynacyon of the mone, whiche is neuer stedfaste but euer wauerynge. (Prologue de sonBoke of Eneydos compyled by Vyrgyle, 1490.)[267]Polychronicon Ranulphi Higden, edited by C. Babington, Londres, 1865, 8o, t. II, p 166.[268]Jean le Maingre, dit Boucicaut, plus tard maréchal de France.[269]Rymer,Fœdera, t. V, p. 777. Ces lettres devaient être délivrées assez fréquemment, car on trouve qu'elles sont rédigées d'après une formule uniforme, comme nos passeports. Voir celle que Rymer donne encore t. VII, p. 337, année 1381. En novembre 1392, le comte de Derby (le futur Henri IV) se trouvait à Venise et partait de là pour aller en Terre Sainte; il avait, pour la république, des lettres d'Albert IV, duc d'Autriche, et le Grand Conseil lui prêtait une galère pour faire son voyage. C'était aussi de Venise qu'était parti pour la Palestine Thomas Mowbray, duc de Norfolk, en février 1398-1399; il s'était présenté au Sénat vénitien muni d'une lettre de Richard II. (Calendar of state papers relating to english affairs.... existing in [various] libraries of Italy, publié par Rawdon Brown, 1864, etc., 8o, p.LXXXI.)[270]Historical papers from the northern registers, édition Raine, p. 425.[271]Chroniquede Monstrelet, liv. I, chap.VIII.[272]Les voyages appelésVoyages de Mandevilleont été sûrement écrits au quatorzième siècle, en français, puis ils ont été traduits en latin et en anglais. La partie relative à l'Egypte, à la Palestine et à la Syrie semble seule avoir pour fondement un voyage véritable. L'article «Mandeville» par MM. E. B. Nicholson et le colonel Yule dans la nouvelle édition de l'Encyclopædia Britannica(neuvième éd.) ainsi que la lettre de M. E. B. Nicholson dans l'Academydu 12 avril 1884 font connaître le dernier état de la question.[273]Ms.Sloane1464 (British Museum.)[274]On achetait cela près de l'église Saint-Marc et on avait le tout pour 3 ducats, y compris les draps et les couvertures. Le voyage fait, le vendeur vous reprenait ces objets pour un ducat et demi: «Also when ye com to Venyse ye schal by a bedde by seynt Markys cherche; ye schal have a fedyr bedde, a matres, too pylwys, to peyre schetis and a qwylt, and ye schal pay iij dokettis; and when ye com ayen, bryng the same bedde to the man that ye bowt hit of and ye schal haue a dokete and halfe ayen, thow hyt be broke and worne.» (Itineraries of William Wey, ut infra.)[275]The Itineraries of William Wey, fellow of Eton College, to Jerusalem, A. D. 1458 and A. D. 1462 and to Saint James of Compostella A. D. 1456.Londres, 1857, 4o,Roxburghe Club. Dans son premier voyage, Wey partit de Venise avec une bande de 197 pèlerins, qui furent embarqués sur deux galères.[276]P. 19.[277]On peut voir actuellement cette carte exposée dans les vitrines de la Bodléienne à Oxford][278]«For in the lawyst [stage] vnder hyt is ryght smolderyng hote and stynkynge» (A good preuysyoun, au début du livre.)[279]«For thow ye schal be at the tabyl wyth yowre patrone, notwythstondynge ye schal oft tyme haue nede to yowre vytelys, bred, chese, eggys, frute, and bakyn (bacon), wyne and other, to make yowre collasyvn: for svm tyme ye schal haue febyl bred, wyne and stynkyng water, meny tymes ye schal be ful fayne to ete of yowre owne.» (A good preuysyoun.)Il sera même prudent d'emporter une cage avec des poulets dedans: «Also by yow a cage for half a dosen of hennys or chekyn to have with yow in the galey.» Il ne faut pas oublier un demi-boisseau de graines pour les nourrir.[280]«Also take goyd hede of yowre knyves and other smal thynges that ye ber apon yow, for the sarsenes wyl go talkyng wyth yow and make goyd chere, but the wyl stele fro yow that ye haue and they may.»[281]M. Stubbs, à qui on doit le meilleur livre qui existe sur l'histoire constitutionnelle d'Angleterre (The constitutional history of England, 1880, 3 vol. 8o), a beaucoup trop de mépris pour le quatorzième siècle, auquel il oppose sans cesse le treizième:«We pass from the age of heroism to the age of chivalry, from an age ennobled by devotion and self sacrifice to one in which the gloss of superficial refinement fails to hide the reality of heartless selfishness and moral degradation, an age of luxury and cruelty,» etc. (t. II, p. 679.) De pareilles vues, que beaucoup ont adoptées à la suite de l'éminent historien, ne sauraient être admises. Il faut du moins les considérer comme s'appliquant seulement à une partie de la haute classe de la société.

To sleen and fighten they us biddeHem whom they shuld, as the boke saith,Converten unto Cristes feith.But herof have I great merveile,How they wol bidde me traveile.A Sarazin if I slee shall,I slee the soule forth withale,And that was never Cristes lore.(Confessio amantis, édition Pauli, t. II, p. 56.)[261]Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of the wills, etc., édition Nichols, 1780, 4o.)[262]«Et sachetz que ieo vsse mis ceste liverette en latyn pour plus briefment deviser, mes pour ceo que plusours entendont mieultz romanz que latin, ieo lai mys en romanz pour ceo que on l'entende et que li seignours et li chiualers et lez autres nobles hommes qui ne scevent point latin ou poi et qui ount esté outre mer sachent et entendent si ieo dye voir ou noun.» Ms.Sloane, 1464, fol. 3, au British Museum (ms. du commencement duXVesiècle). V.infra, p. 239.[263]Dans sa traduction duPolychroniconde Ralph Higden, Collection du Maître des rôles.[264]La manière de langagetexte publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373. Ce manuel est l'œuvre d'un Anglais. La dédicace est datée du 29 mai 1396.[265]What man under his powereIs bore, he shall his place chaungeAnd seche many londes straungeAnd as of this condicionUpon the londe of AlemaigneIs set and eke upon BritaigneWhich now is cleped EnglondeFor they travaile in every londe.(Confessio amantis, t. III, p. 109.)[266]«Et hinc secundum astronomos lunam habent planetam propriam, quæ in motu et lumine est magis instabilis.» (Fasciculi Zizaniorum, édition Shirley, p. 270.) Caxton, au moment de la Renaissance, considère également la lune comme étant par excellence la planète des Anglais: «For we englysshe men ben borne vnder the domynacyon of the mone, whiche is neuer stedfaste but euer wauerynge. (Prologue de sonBoke of Eneydos compyled by Vyrgyle, 1490.)[267]Polychronicon Ranulphi Higden, edited by C. Babington, Londres, 1865, 8o, t. II, p 166.[268]Jean le Maingre, dit Boucicaut, plus tard maréchal de France.[269]Rymer,Fœdera, t. V, p. 777. Ces lettres devaient être délivrées assez fréquemment, car on trouve qu'elles sont rédigées d'après une formule uniforme, comme nos passeports. Voir celle que Rymer donne encore t. VII, p. 337, année 1381. En novembre 1392, le comte de Derby (le futur Henri IV) se trouvait à Venise et partait de là pour aller en Terre Sainte; il avait, pour la république, des lettres d'Albert IV, duc d'Autriche, et le Grand Conseil lui prêtait une galère pour faire son voyage. C'était aussi de Venise qu'était parti pour la Palestine Thomas Mowbray, duc de Norfolk, en février 1398-1399; il s'était présenté au Sénat vénitien muni d'une lettre de Richard II. (Calendar of state papers relating to english affairs.... existing in [various] libraries of Italy, publié par Rawdon Brown, 1864, etc., 8o, p.LXXXI.)[270]Historical papers from the northern registers, édition Raine, p. 425.[271]Chroniquede Monstrelet, liv. I, chap.VIII.[272]Les voyages appelésVoyages de Mandevilleont été sûrement écrits au quatorzième siècle, en français, puis ils ont été traduits en latin et en anglais. La partie relative à l'Egypte, à la Palestine et à la Syrie semble seule avoir pour fondement un voyage véritable. L'article «Mandeville» par MM. E. B. Nicholson et le colonel Yule dans la nouvelle édition de l'Encyclopædia Britannica(neuvième éd.) ainsi que la lettre de M. E. B. Nicholson dans l'Academydu 12 avril 1884 font connaître le dernier état de la question.[273]Ms.Sloane1464 (British Museum.)[274]On achetait cela près de l'église Saint-Marc et on avait le tout pour 3 ducats, y compris les draps et les couvertures. Le voyage fait, le vendeur vous reprenait ces objets pour un ducat et demi: «Also when ye com to Venyse ye schal by a bedde by seynt Markys cherche; ye schal have a fedyr bedde, a matres, too pylwys, to peyre schetis and a qwylt, and ye schal pay iij dokettis; and when ye com ayen, bryng the same bedde to the man that ye bowt hit of and ye schal haue a dokete and halfe ayen, thow hyt be broke and worne.» (Itineraries of William Wey, ut infra.)[275]The Itineraries of William Wey, fellow of Eton College, to Jerusalem, A. D. 1458 and A. D. 1462 and to Saint James of Compostella A. D. 1456.Londres, 1857, 4o,Roxburghe Club. Dans son premier voyage, Wey partit de Venise avec une bande de 197 pèlerins, qui furent embarqués sur deux galères.[276]P. 19.[277]On peut voir actuellement cette carte exposée dans les vitrines de la Bodléienne à Oxford][278]«For in the lawyst [stage] vnder hyt is ryght smolderyng hote and stynkynge» (A good preuysyoun, au début du livre.)[279]«For thow ye schal be at the tabyl wyth yowre patrone, notwythstondynge ye schal oft tyme haue nede to yowre vytelys, bred, chese, eggys, frute, and bakyn (bacon), wyne and other, to make yowre collasyvn: for svm tyme ye schal haue febyl bred, wyne and stynkyng water, meny tymes ye schal be ful fayne to ete of yowre owne.» (A good preuysyoun.)Il sera même prudent d'emporter une cage avec des poulets dedans: «Also by yow a cage for half a dosen of hennys or chekyn to have with yow in the galey.» Il ne faut pas oublier un demi-boisseau de graines pour les nourrir.[280]«Also take goyd hede of yowre knyves and other smal thynges that ye ber apon yow, for the sarsenes wyl go talkyng wyth yow and make goyd chere, but the wyl stele fro yow that ye haue and they may.»[281]M. Stubbs, à qui on doit le meilleur livre qui existe sur l'histoire constitutionnelle d'Angleterre (The constitutional history of England, 1880, 3 vol. 8o), a beaucoup trop de mépris pour le quatorzième siècle, auquel il oppose sans cesse le treizième:«We pass from the age of heroism to the age of chivalry, from an age ennobled by devotion and self sacrifice to one in which the gloss of superficial refinement fails to hide the reality of heartless selfishness and moral degradation, an age of luxury and cruelty,» etc. (t. II, p. 679.) De pareilles vues, que beaucoup ont adoptées à la suite de l'éminent historien, ne sauraient être admises. Il faut du moins les considérer comme s'appliquant seulement à une partie de la haute classe de la société.

To sleen and fighten they us biddeHem whom they shuld, as the boke saith,Converten unto Cristes feith.But herof have I great merveile,How they wol bidde me traveile.A Sarazin if I slee shall,I slee the soule forth withale,And that was never Cristes lore.(Confessio amantis, édition Pauli, t. II, p. 56.)

To sleen and fighten they us biddeHem whom they shuld, as the boke saith,Converten unto Cristes feith.But herof have I great merveile,How they wol bidde me traveile.A Sarazin if I slee shall,I slee the soule forth withale,And that was never Cristes lore.

To sleen and fighten they us bidde

Hem whom they shuld, as the boke saith,

Converten unto Cristes feith.

But herof have I great merveile,

How they wol bidde me traveile.

A Sarazin if I slee shall,

I slee the soule forth withale,

And that was never Cristes lore.

(Confessio amantis, édition Pauli, t. II, p. 56.)

(Confessio amantis, édition Pauli, t. II, p. 56.)

[261]Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of the wills, etc., édition Nichols, 1780, 4o.)

[262]«Et sachetz que ieo vsse mis ceste liverette en latyn pour plus briefment deviser, mes pour ceo que plusours entendont mieultz romanz que latin, ieo lai mys en romanz pour ceo que on l'entende et que li seignours et li chiualers et lez autres nobles hommes qui ne scevent point latin ou poi et qui ount esté outre mer sachent et entendent si ieo dye voir ou noun.» Ms.Sloane, 1464, fol. 3, au British Museum (ms. du commencement duXVesiècle). V.infra, p. 239.

[263]Dans sa traduction duPolychroniconde Ralph Higden, Collection du Maître des rôles.

[264]La manière de langagetexte publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373. Ce manuel est l'œuvre d'un Anglais. La dédicace est datée du 29 mai 1396.

[265]

What man under his powereIs bore, he shall his place chaungeAnd seche many londes straungeAnd as of this condicionUpon the londe of AlemaigneIs set and eke upon BritaigneWhich now is cleped EnglondeFor they travaile in every londe.(Confessio amantis, t. III, p. 109.)

What man under his powereIs bore, he shall his place chaungeAnd seche many londes straungeAnd as of this condicionUpon the londe of AlemaigneIs set and eke upon BritaigneWhich now is cleped EnglondeFor they travaile in every londe.

What man under his powere

Is bore, he shall his place chaunge

And seche many londes straunge

And as of this condicion

Upon the londe of Alemaigne

Is set and eke upon Britaigne

Which now is cleped Englonde

For they travaile in every londe.

(Confessio amantis, t. III, p. 109.)

(Confessio amantis, t. III, p. 109.)

[266]«Et hinc secundum astronomos lunam habent planetam propriam, quæ in motu et lumine est magis instabilis.» (Fasciculi Zizaniorum, édition Shirley, p. 270.) Caxton, au moment de la Renaissance, considère également la lune comme étant par excellence la planète des Anglais: «For we englysshe men ben borne vnder the domynacyon of the mone, whiche is neuer stedfaste but euer wauerynge. (Prologue de sonBoke of Eneydos compyled by Vyrgyle, 1490.)

[267]Polychronicon Ranulphi Higden, edited by C. Babington, Londres, 1865, 8o, t. II, p 166.

[268]Jean le Maingre, dit Boucicaut, plus tard maréchal de France.

[269]Rymer,Fœdera, t. V, p. 777. Ces lettres devaient être délivrées assez fréquemment, car on trouve qu'elles sont rédigées d'après une formule uniforme, comme nos passeports. Voir celle que Rymer donne encore t. VII, p. 337, année 1381. En novembre 1392, le comte de Derby (le futur Henri IV) se trouvait à Venise et partait de là pour aller en Terre Sainte; il avait, pour la république, des lettres d'Albert IV, duc d'Autriche, et le Grand Conseil lui prêtait une galère pour faire son voyage. C'était aussi de Venise qu'était parti pour la Palestine Thomas Mowbray, duc de Norfolk, en février 1398-1399; il s'était présenté au Sénat vénitien muni d'une lettre de Richard II. (Calendar of state papers relating to english affairs.... existing in [various] libraries of Italy, publié par Rawdon Brown, 1864, etc., 8o, p.LXXXI.)

[270]Historical papers from the northern registers, édition Raine, p. 425.

[271]Chroniquede Monstrelet, liv. I, chap.VIII.

[272]Les voyages appelésVoyages de Mandevilleont été sûrement écrits au quatorzième siècle, en français, puis ils ont été traduits en latin et en anglais. La partie relative à l'Egypte, à la Palestine et à la Syrie semble seule avoir pour fondement un voyage véritable. L'article «Mandeville» par MM. E. B. Nicholson et le colonel Yule dans la nouvelle édition de l'Encyclopædia Britannica(neuvième éd.) ainsi que la lettre de M. E. B. Nicholson dans l'Academydu 12 avril 1884 font connaître le dernier état de la question.

[273]Ms.Sloane1464 (British Museum.)

[274]On achetait cela près de l'église Saint-Marc et on avait le tout pour 3 ducats, y compris les draps et les couvertures. Le voyage fait, le vendeur vous reprenait ces objets pour un ducat et demi: «Also when ye com to Venyse ye schal by a bedde by seynt Markys cherche; ye schal have a fedyr bedde, a matres, too pylwys, to peyre schetis and a qwylt, and ye schal pay iij dokettis; and when ye com ayen, bryng the same bedde to the man that ye bowt hit of and ye schal haue a dokete and halfe ayen, thow hyt be broke and worne.» (Itineraries of William Wey, ut infra.)

[275]The Itineraries of William Wey, fellow of Eton College, to Jerusalem, A. D. 1458 and A. D. 1462 and to Saint James of Compostella A. D. 1456.Londres, 1857, 4o,Roxburghe Club. Dans son premier voyage, Wey partit de Venise avec une bande de 197 pèlerins, qui furent embarqués sur deux galères.

[276]P. 19.

[277]On peut voir actuellement cette carte exposée dans les vitrines de la Bodléienne à Oxford]

[278]«For in the lawyst [stage] vnder hyt is ryght smolderyng hote and stynkynge» (A good preuysyoun, au début du livre.)

[279]«For thow ye schal be at the tabyl wyth yowre patrone, notwythstondynge ye schal oft tyme haue nede to yowre vytelys, bred, chese, eggys, frute, and bakyn (bacon), wyne and other, to make yowre collasyvn: for svm tyme ye schal haue febyl bred, wyne and stynkyng water, meny tymes ye schal be ful fayne to ete of yowre owne.» (A good preuysyoun.)

Il sera même prudent d'emporter une cage avec des poulets dedans: «Also by yow a cage for half a dosen of hennys or chekyn to have with yow in the galey.» Il ne faut pas oublier un demi-boisseau de graines pour les nourrir.

[280]«Also take goyd hede of yowre knyves and other smal thynges that ye ber apon yow, for the sarsenes wyl go talkyng wyth yow and make goyd chere, but the wyl stele fro yow that ye haue and they may.»

[281]M. Stubbs, à qui on doit le meilleur livre qui existe sur l'histoire constitutionnelle d'Angleterre (The constitutional history of England, 1880, 3 vol. 8o), a beaucoup trop de mépris pour le quatorzième siècle, auquel il oppose sans cesse le treizième:

«We pass from the age of heroism to the age of chivalry, from an age ennobled by devotion and self sacrifice to one in which the gloss of superficial refinement fails to hide the reality of heartless selfishness and moral degradation, an age of luxury and cruelty,» etc. (t. II, p. 679.) De pareilles vues, que beaucoup ont adoptées à la suite de l'éminent historien, ne sauraient être admises. Il faut du moins les considérer comme s'appliquant seulement à une partie de la haute classe de la société.


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