= freeware =
Un freeware (ou gratuiciel) est un logiciel téléchargeable gratuitement. Selon les cas, il appartient au domaine public ou bien son auteur en conserve les droits. A ne pas confondre avec shareware (ou partagiciel), un logiciel qui doit être acheté à l’auteur après une période d’essai gratuite. [Voir aussi: copyright, domaine public, shareware.]
= FTP (file transfer protocol) =
Le FTP (file transfer protocol) est un protocole définissant les règles de transfert de fichiers entre deux ordinateurs. Ce protocole permet à l’usager de télécharger un fichier donné en le transférant de l’ordinateur de départ à l’ordinateur d’arrivée (le sien) selon le modèle client-serveur. [Voir aussi: client-serveur, protocole.]
= FTPress (French Touch Press) =
FTPress (French Touch Press) est une société de presse fondée à Paris en août 1999 par François Vadrot, alors directeur des systèmes d’information du CNRS (Centre national de la recherche scientifique). En septembre 1999, FTPress lance Internet Actu, lettre d’information électronique hebdomadaire consacrée à l’actualité de l’internet et des nouvelles technologies. Internet Actu prend la suite de LMB Actu (Le Micro Bulletin Actu), publié par le CNRS depuis février 1996. D’autres publications suivent, ainsi que des réalisations multimédias et des émissions de télévision, dont certaines suivent de près l’actualité du livre. En avril 2002, Internet Actu est repris par INIST Diffusion (INIST: Institut de l’information scientifique et technique). FTPress cesse ses activités en mai 2003. Après avoir été édité pendant trois ans par l'INIST, un Internet Actu nouvelle formule est publié par la FING (Fondation internet nouvelle génération). [Voir aussi: lettre d’information, presse en ligne, Vadrot François.]
= GABRIEL (GAteway and BRIdge to Europe's National Libraries) =
Le projet GABRIEL (GAteway and BRIdge to Europe's National Libraries) est approuvé en septembre 1995 lors de la réunion annuelle de la CENL (Conference of European National Librarians) à Berne, en Suisse. Un serveur pilote est lancé sur l'internet par la British Library, qui s'occupe ensuite de la maintenance éditoriale du serveur avec la collaboration des bibliothèques nationales de Finlande et des Pays-Bas. GABRIEL est intégré à la Bibliothèque européenne en été 2005. [Voir aussi: bibliothèque, Bibliothèque européenne.]
= Gagnon, Pierre François =
Pierre François Gagnon, poète et essayiste québécois, vit dans l'agglomération montréalaise depuis de nombreuses années. Ardent défenseur de la langue française, il est l'un des pionniers de l'internet littéraire francophone. Très tôt, il décide d’utiliser le numérique pour la réception des textes, leur stockage et leur diffusion. En avril 1995, il crée Editel, site pionnier de l’édition littéraire francophone en ligne et premier site web d’auto-édition collective de langue française. Editel devient ensuite un site de "cyberédition" non commerciale (en partenariat avec quelques auteurs maison, notamment Jacques Massacrier et Mostafa Benhamza) ainsi qu’un webzine littéraire. En août 2005, Pierre François Gagnon ouvre son blogue, sous le pseudonyme de Gary Gaignon. [Voir aussi: blog, Editel, édition électronique, webzine.]
= Gaillard, Roger =
Roger Gaillard est président du Calcre pendant vingt ans, de 1985 à 2004, à titre bénévole. Créé en février 1979 à Vitry (région parisienne) sous l’appellation originelle de "Comité des auteurs en lutte contre le racket de l’édition", le Calcre élargit ses objectifs en 1988 en devenant l’Association d’information et de défense des auteurs. Roger Gaillard est aussi le directeur de publication du magazine imprimé Ecrire&Editer (E&E), publié par le Calcre entre janvier 1996 et mars 2004 (sous la houlette de Marc Autret, son rédacteur en chef). Il est l'auteur d'ARLIT & Cie (Annuaire des revues littéraires et Compagnie), dont la dernière édition date de 2003. Roger Gaillard est enfin l'auteur d'AUDACE (Annuaire à l’usage des auteurs cherchant un éditeur), publié à partir de 1986, avec une nouvelle version tous les trois ou quatre ans, et qui devient rapidement une "bible" respectée de toute la profession. Après vingt-cinq ans d'activité (1979-2004), le Calcre disparaît des suites d'un procès initié par un ancien salarié. AUDACE est désormais publié par L'Oie plate (Observatoire indépendant de l'édition pour les auteurs très exigeants). La nouvelle édition d'AUDACE date de 2005. [Voir aussi: AUDACE, Autret Marc, Calcre, Ecrire&Editer, édition, Oie plate (L').]
= Gainon, Olivier =
Olivier Gainon fonde les éditions CyLibris en août 1996 à Paris. CyLibris (de Cy, cyber et Libris, livre) est le pionnier francophone de l’édition électronique commerciale. CyLibris est en effet la première maison d’édition à utiliser l’internet et le numérique pour publier de nouveaux auteurs littéraires. Vendus uniquement sur le web, les livres sont imprimés à la commande et envoyés directement au client, ce qui permet d’éviter le stock et les intermédiaires. Au printemps 2000, CyLibris devient membre du Syndicat national de l’édition (SNE). En 2001, certains titres sont également distribués par un réseau de librairies traditionnelles et numériques. En 2003, le catalogue de CyLibris comprend une cinquantaine de titres. De 1999 à 2004, Olivier Gainon est également le rédacteur en chef d'Edition-actu, une lettre d'information électronique qui veut offrir un autre regard sur l'édition. Il anime ensuite le blog de CyLibris (à compter d'avril 2006) et le blog de Jérôme Olinon (à compter de février 2007). [Voir aussi: CyLibris, éditeur électronique, Edition-actu.]
= Gallica =
Mise en ligne en octobre 1997, Gallica est la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France (BnF). En accès libre, elle devient rapidement l’une des plus importantes bibliothèques numériques du réseau. On y trouve les documents libres de droits du fonds numérisé de la BnF, à savoir, en février 2005, 76.000 ouvrages et 80.000 images du Moyen-Age au début du 20e siècle, avec un million de consultations par mois. Pour des raisons de coût, les documents sont essentiellement numérisés en mode image. Une petite collection de livres (1.117 titres en février 2004) est numérisée en mode texte. En février 2005, Gallica annonce la mise en ligne prochaine (entre 2006 et 2009) de l'essentiel de la presse française parue entre 1826 et 1944, à savoir 22 titres représentant 3,5 millions de pages. Début 2006, les premiers journaux disponibles en ligne sont Le Figaro (naissance en 1826), La Croix (naissance en 1883), L'Humanité (naissance en 1904) et Le Temps (naissance en 1861 et disparition en 1942). En décembre 2006, les collections comprennent 90.000 ouvrages numérisés (fascicules de presse compris), 80.000 images et des dizaines d'heures de ressources sonores. [Voir aussi: bibliothèque numérique, numérisation, numérisation en mode image, numérisation en mode texte.]
= Gemstar eBook =
Lancé par la société Gemstar-TV Guide International en octobre 2000, le Gemstar eBook (nom de domaine: www.gemstar-ebook.com, désormais défunt) est un appareil de lecture - ou plus exactement une gamme d’appareils de lecture - qui succède aux précurseurs Rocket eBook et Softbook Reader, tous deux distribués en 1999. Les deux modèles - le REB 1100 (écran noir et blanc, successeur du Rocket eBook) et le REB 1200 (écran couleur, successeur du Softbook Reader) - sont construits aux Etats-Unis sous le label RCA (appartenant à Thomson Multimedia) et vendus par la chaîne de magasins SkyMall. En automne 2002, leurs successeurs, le GEB 1150 et le GEB 2150, sont construits sous le label Gemstar. En Europe, le GEB 2200 (proche du REB 1200) est lancé en octobre 2001 en commençant par l'Allemagne. La vente de ces différents modèles (50.000 machines vendues en tout) cesse en juin 2003. [Voir aussi: ebook (appareil de lecture), Gemstar-TV Guide International, Rocket eBook, Softbook Reader.]
= Gemstar-TV Guide International =
Basé à New York et à Pasadena (Californie), Gemstar-TV Guide International est une société spécialisée dans les produits et services numériques pour les médias, aussi bien pour le développement des technologies numériques et l’octroi de licences que pour la création de contenu. La société s’intéresse entre autres au marché émergent de l’ebook. En janvier 2000, Gemstar rachète NuvoMedia et Softbook Press, deux sociétés californiennes ayant lancé en 1999 les premiers modèles d’appareils de lecture. En septembre 2000, Gemstar rachète les éditions 00h00 (Paris), qui vendent des livres numériques depuis mai 1998. En novembre 2000, Gemstar lance aux Etats-Unis les deux premiers modèles de Gemstar eBook (appareils de lecture), ainsi qu’une librairie numérique. En octobre 2001, un troisième modèle de Gemstar eBook aborde le marché européen en commençant par l’Allemagne. En juin 2003, Gemstar met fin à ses activités eBook. La vente des appareils de lecture cesse en juin 2003 et celle des livres numériques le mois suivant. [Voir aussi: ebook, éditions 00h00, Gemstar eBook, librairie numérique, livre numérique.]
= GFDL (GNU free documentation license) =
La GDFL (GNU free documentation license) signifie littéralement "licence de documentation libre de GNU" (GNU: GNU's not Unix). La GFDL est la licence GNU régissant les ouvrages documentaires, par exemple l'encyclopédie gratuite en ligne Wikipedia. En résumé, d'une part les articles restent la propriété de leurs auteurs, d'autre part ils peuvent être librement réutilisés. Comme expliqué sur le site du GNU, la GFDL est "une forme de copyleft destinée aux manuels, aux recueils de textes et autres documents. Son objectif est de garantir à tous la possibilité effective de copier et de redistribuer librement le document avec ou sans modifications, et que ce soit ou non dans un but commercial." [Voir aussi: copyleft, GNU, Wikipedia.]
= GIF (graphics interchange format) =
Le format GIF (graphics interchange format) est un standard de compression d'image fixe, qui était sous licence Unisys jusqu'en juillet 2004 et sous licence IBM jusqu'en août 2006. Le format GIF (défini par l'extension de fichier ".gif") est l'un des formats d'image utilisés sur le web, l'autre étant le format JPEG (Joint Photographic Experts Group), développé par le groupe d'experts ayant donné son nom au format. Le format PNG (portable network graphics), librement utilisable sans licence, est issu du format GIF. [Voir aussi: compression, image numérique, JPEG, numérisation, PNG.]
= GNU (GNU's Not Unix) =
Le GNU (GNU's Not Unix) est un système d'exploitation développé en janvier 1984 par Richard Stallman. Une de ses variantes, Linux, est utilisée par des dizaines de millions de personnes. Ces systèmes d'exploitation sont des logiciels libres, à savoir des logiciels offrant à leurs utilisateurs la liberté de les utiliser, d'étudier leur code source, de les modifier et de les redistribuer avec ou sans modifications, gratuitement ou contre paiement. Ces logiciels sont soumis à la licence GPL (general public license). La GPL réglemente la distribution des logiciels libres afin que les programmes et travaux dérivés soient distribués avec le code source. La GFDL (GNU free documentation license) réglemente la distribution des manuels, recueils de textes et autres documents. C'est cette licence qui régit par exemple l'encyclopédie Wikipedia. Le projet GNU est promu par la Free Software Foundation (FSF), dirigée par Richard Stallman. Une présentation complète du projet GNU est disponible dans un article de Richard Stallman paru en 2004: La communauté du logiciel libre 20 ans après: une réussite magnifique mais inachevée. Et maintenant? [Voir aussi: code source, GFDL, GPL, Linux, logiciel, logiciel libre, programme, système d'exploitation, Wikipedia.]
= Google =
Lancé en septembre 1998, Google devient rapidement le plus grand moteur de recherche mondial. Alors étudiants à l’Université de Stanford (Californie), Sergey Brin et Larry Page conçoivent les bases de Google dès 1995, avec développement des logiciels entre 1995 et 1998, puis création de la société en septembre 1998. L’originalité de Google par rapport à ses prédécesseurs est une page d’accueil très sobre et un classement des pages web en fonction du nombre de liens pointant vers elles. Google propose aussi un classement thématique (Google Directory), un logiciel de traduction (Language Tools), et des interfaces dans de nombreuses langues (88 langues en 2003), dont le français. Tout en restant axé sur ses activités de classement, Google multiplie ses services au fil des ans, en lançant notamment un service de liens sponsorisés. Google tire en effet ses revenus des publicités au format texte placées sur les pages de son moteur de recherche (sur la colonne de droite, ou alors en début de liste). En février 2004, les 6 milliards de documents indexés (contre 4,5 milliards un an auparavant) comprennent 4,3 milliards de pages web, 880.000 images et 845 millions de messages Usenet (dans Google Groups), avec 200 millions de requêtes par jour. En août 2004, l'introduction en Bourse de Google fait couler beaucoup d'encre, avec un modèle atypique qui est un succès. En octobre 2004, Google débute son projet de bibliothèque numérique en lançant Google Print, remplacé en août 2006 par Google Book Search (voir les notices suivantes). En novembre 2004, Google lance Google Scholar, un service de recherche de documents scientifiques et universitaires. En septembre 2006, Google lance Google News Archive, un service de recherche d'archives dans la presse. En novembre 2006, 50% des recherches effectuées dans un moteur de recherche sont effectuées sur Google, 25% sur Yahoo!, 8% sur Live Search (Microsoft) et 6% sur AOL. A la fin 2006, Google compte 9.400 salariés. [Voir aussi: Google Book Search, Google Print, lien sponsorisé, Live Search, logiciel de traduction, moteur de recherche, Usenet, web, Yahoo! Search.]
= Google Book Search (Google Livres) =
En août 2006, Google lance Google Book Search (Google Livres en français) pour remplacer le très controversé Google Print (voir la notice suivante), lancé en octobre 2004 et suspendu en août 2005 pour cause de conflit avec les éditeurs des livres sous droits. Le moteur permet des recherches par date, titre ou éditeur. La numérisation des fonds de grandes bibliothèques se poursuit, en étant cette fois axée sur les livres libres de droit, et sur le développement de partenariats avec les éditeurs qui le souhaitent. Les livres libres de droit sont consultables à l'écran et leur texte copiable, avec possibilité d'impression page à page. Ils sont téléchargeables sous forme de fichiers PDF (portable document format) et imprimables dans leur entier. Pour les livres sous droits, Google fournit la fiche du livre et les extraits comprenant les mots-clés recherchés, en invoquant le droit de citation. De ce fait, le conflit avec les éditeurs se poursuit lui aussi, puisque Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des éditeurs, en invoquant ce droit de citation. L'Authors Guild et l'Association of American Publishers (AAP) invoquent pour leur part le non respect de la législation relative au copyright pour attaquer Google en justice. Le feuilleton judiciaire promet de durer. A l'exception de la New York Public Library, les bibliothèques participantes sont des bibliothèques universitaires (Harvard, Stanford, Michigan, Oxford, California, Virginia, Wisconsin-Madison, Complutense de Madrid). S’y ajoutent début 2007 les bibliothèques des Universités de Princeton et du Texas (Austin), ainsi que la Biblioteca de Catalunya (Catalogne, Espagne) et la Bayerische Staatbibliothek (Bavière, Allemagne). En mai 2007, Google annonce la participation de la première bibliothèque francophone, la bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne (Suisse). Google scanne 3.000 livres par jour, ce qui représenterait un million de livres par an. Parallèlement, un autre projet à vaste échelle, respectueux du copyright et sur plateforme ouverte, voit le jour en octobre 2005 sous l'égide de l'Open Content Alliance (OPA). [Voir aussi: bibliothèque numérique, Google, Google Print, numérisation, Open Content Alliance.]
= Google Print =
En 2004, le moteur de recherche Google met son expertise au service du livre. En octobre 2004, Google lance la première partie de son programme Google Print, établi en partenariat avec les éditeurs pour consulter à l'écran des extraits de livres, puis commander les livres auprès d'une librairie en ligne. La version bêta de Google Print (http://print.google.com/) est mise en ligne en mai 2005. En décembre 2004, Google lance la deuxième partie de son programme Google Print, cette fois-ci à destination des bibliothèques. Il s'agit d'un projet de bibliothèque numérique de 15 millions de livres, qui consisterait à numériser en quelques années les livres de plusieurs grandes bibliothèques. Les premières bibliothèques participantes sont celles des universités du Michigan (dans sa totalité: 7 millions d'ouvrages), de Harvard, de Stanford et d'Oxford, et la New York Public Library. Le coût estimé se situe entre 150 et 200 millions de dollars US (environ 10 dollars par livre) et la durée prévue est de dix ans. En août 2005, ce programme est suspendu pour un temps indéterminé pour cause de conflit avec les éditeurs des livres sous droits. Le programme reprend en août 2006 sous le nouveau nom de Google Book Search (voir la notice précédente). [Voir aussi: bibliothèque numérique, éditeur, Google, Google Book Search, numérisation.]
= gopher =
Utilisé entre 1992 et 1996, le gopher est un système d’information à base de menus textuels consultables à plusieurs niveaux. Dans le cas d’une bibliothèque numérique, il s’agit d’un ensemble hiérarchisé d’index permettant l’accès au texte intégral des documents. Le gopher est ensuite supplanté par le web, d’une utilisation nettement plus facile grâce à la possibilité de liens hypertextes. [Voir aussi: bibliothèque numérique, lien hypertexte.]
= GPL (general public license) =
La licence GPL (general public license) est une licence réglementant la distribution des logiciels libres afin que les programmes et travaux dérivés soient distribués avec le code source. La GPL est l’oeuvre du projet GNU, sous l'égide de la Free Software Foundation (FSF). Cette licence régit également le copyleft, applicable à toute oeuvre de création. Une licence dérivée est la LGPL (lesser general public license). Plus restrictive, elle autorise l'incorporation de codes propriétaires (notamment Java). Une deuxième licence dérivée est la GFDL (GNU free documentation license), qui concerne les manuels et les recueils de textes. [Voir aussi: copyleft, GNU.]
= GPRS (general packet radio service) =
GPRS (general packet radio service) signifie littéralement "service général de radiocommunication en mode paquet". Destiné aux téléphones portables, le GPRS est un standard de transmission radio-électrique permettant d’acheminer les données numériques (voix, texte et multimédia) en utilisant la commutation de paquets dans un réseau de téléphonie de type GSM (global system for mobile communications), avec un débit théorique de 115 Kbps (kilobits par seconde) et un débit réel de 50 Kbps. Il est progressivement remplacé par le standard EDGE (enhanced data for GSM evolution), au débit plus rapide, puis par le standard 3GSM (3G + GSM), un standard de téléphonie 3G (3e génération). [Voir aussi: 3G, 3GSM, bps, EDGE, GSM, téléphonie mobile.]
= Grand dictionnaire terminologique (GDT) =
Mis en ligne en accès libre en septembre 2000, le Grand dictionnaire terminologique (GDT) comprend 3 millions de termes français et anglais du vocabulaire industriel, scientifique et commercial, dans 200 domaines d’activité. Il représente l'équivalent de 3.000 ouvrages de référence imprimés. Sa mise en ligne est le résultat d'un partenariat entre l'Office québécois de la langue française (OQLF), auteur du dictionnaire, et Semantix, société spécialisée dans les solutions logicielles linguistiques. Evénement célébré par de très nombreux linguistes, cette mise en ligne est un succès sans précédent. Dès le premier mois, le GDT est consulté par 1,3 million de personnes, avec des pointes de 60.000 requêtes quotidiennes. La gestion de la base est ensuite assurée par Convera Canada. En février 2003, les requêtes sont au nombre de 3,5 millions par mois. Une nouvelle version du GDT est mise en ligne en mars 2003. Sa gestion est désormais assurée par l'OQLF lui-même, et non plus par une société prestataire. [Voir aussi: base terminologique, dictionnaire en ligne.]
= GSM (global system for mobile telecommunications) =
La norme GSM (global system for mobile telecomunications) est une norme de transmission radio-électrique permettant d’acheminer les données numérisées (d'abord la voix et le texte, puis le multimédia, la musique et la vidéo) d'un téléphone portable. Les premiers réseaux GSM sont lancés en 1992. En 2004, le GSM est utilisé par 10 millions de personnes. Cette norme devient le principal standard mondial en matière de communications mobiles (70% des usagers en 2005). Promue par la GSM Association, la norme GSM régit plusieurs standards de transmission: le standard GPRS (general packet radio system), le standard EDGE (enhanced data for GSM evolution), un standard intermédiaire avec débit plus rapide, et le standard 3GSM (3G + GSM), standard de téléphonie mobile 3G (3e génération). L'utilisation des standards EDGE et 3GSM débute courant 2004. Tout comme le HSCSD (high speed circuit switched data), une technologie permettant d'accélérer la transmission des données autres que la voix sur tous les réseaux GSM actuels. [Voir aussi: 3G, 3GSM, EDGE, GPRS, HSCSD, téléphonie mobile.]
= Gutenberg, Johannes =
Johannes Gutenberg (v.1400 – 1468) est considéré comme l’inventeur de l’imprimerie moderne dans les années 1450. Il est en effet le premier imprimeur à utiliser des caractères métalliques mobiles. Il aurait imprimé 180 exemplaires de la Bible dans son atelier de Mayence (Allemagne). 48 exemplaires, dont certains incomplets, existeraient toujours. La version numérique de la Bible de Gutenberg est mise en ligne en novembre 2000 sur le site de la British Library. La numérisation est l'oeuvre de chercheurs et experts techniques de l’Université Keio de Tokyo et de NTT (Nippon Telegraph and Telephone Communications), venus travailler sur place à l’aide de matériels hautement sophistiqués. Gutenberg donne aussi son nom au Projet Gutenberg, fondé en juillet 1971 par Michael Hart pour devenir la grande bibliothèque mondiale d’oeuvres littéraires du domaine public au format texte. [Voir aussi: Bible de Gutenberg, Hart Michael, numérisation, Projet Gutenberg, texte électronique.]
= gyricon =
Le gyricon est une technologie d’affichage développée depuis 1997 par des chercheurs de PARC (Palo Alto Research Center), grand laboratoire de recherche de la Silicon Valley (Californie). Prises entre deux feuilles de plastique souple, des millions de micro-alvéoles contiennent des microbilles bicolores (noir et blanc) en suspension dans un liquide clair. Chaque bille est pourvue d’une charge électrique. Une impulsion électrique extérieure permet la rotation des billes, et donc le changement de couleur, afin d’afficher, de modifier ou d’effacer des données. La société Gyricon Media est créée en décembre 2000 par PARC pour commercialiser le papier électronique SmartPaper. Le marché pressenti est d’abord celui de l’affichage commercial, qui débute en 2004. Viendra ensuite l’écran souple, qui devrait devenir l’ebook et l’ejournal de demain. La société cesse ses activités en 2005. Les activités de développement se poursuivent au sein de Xerox. Une autre technologie d'affichage est développée par la société E Ink. [Voir aussi: E Ink, papier électronique, SmartPaper.]
= H.323 (protocole) =
Elaboré en 1996 par l'UIT (Union internationale des télécommunications), H.323 est un protocole utilisé notamment pour les communications téléphoniques par IP (internet protocol). [Voir aussi: IP, protocole, téléphonie sur IP, UIT.]
= hacker =
Un hacker est un professionnel de l'informatique de haut niveau, qui crée ou modifie des équipements informatiques ou des programmes. Un hacker désigne par exemple un concepteur de logiciels ou un programmeur dont l'excellence est reconnue, ou alors un informaticien de haut vol spécialisé dans la sécurité des systèmes informatiques en réseau. Dans la communauté non technophile, le terme "hacker" a une connotation négative puisqu'il est souvent utilisé pour désigner une personne pénétrant par effraction dans un système informatique. Utilisé à tort et à travers, le terme perd son sens original, à savoir un niveau professionnel d'excellence reconnu par ses pairs. [Voir aussi: informatique, logiciel, programme, réseau.]
= Handicapzéro =
Mis en ligne en septembre 2000, le site web de l'association Handicapzéro est destiné aux personnes ayant un problème visuel, soit plus de 10% de la population francophone. Il devient rapidement le site adapté le plus visité, avec 10.000 requêtes mensuelles. En février 2003, l'association lance un portail offrant en accès libre l'information nationale et internationale en temps réel (en partenariat avec l'Agence France-Presse), l'actualité sportive (avec le journal L'Equipe), les programmes de télévision (avec le magazine Télérama), la météo (avec Météo France) et un moteur de recherche (avec Google). Le portail propose aussi toute une gamme de services dans les domaines de la santé, de l'emploi, de la consommation, des loisirs, des sports et de la téléphonie. Les personnes aveugles peuvent accéder au site au moyen d’une plage braille et d’une synthèse vocale. Les personnes malvoyantes peuvent utiliser la page "confort de lecture" pour paramétrer la taille et la police des caractères ainsi que la couleur du fond d’écran pour une navigation confortable. Les personnes voyantes peuvent correspondre en braille avec des personnes aveugles par le biais du site. Handicapzéro assure gratuitement la transcription et l’impression braille des courriers ainsi que leur expédition par voie postale dans les pays de l'Union européenne. L’association démontre ainsi “que, sous réserve du respect de certaines règles élémentaires, l’internet peut devenir enfin un espace de liberté pour tous”. En 2005, 80.000 documents sont édités en braille et en caractères agrandis. En octobre 2006, le portail adopte une nouvelle présentation pour proposer davantage d'informations, une navigation plus intuitive, des raccourcis clavier, etc. Plus de 2 millions de visiteurs utilisent les services du portail au cours de l'année 2006. [Voir aussi: braille, Google, plage braille, portail, synthèse vocale, téléphonie.]
= Hart, Michael =
Alors qu’il est étudiant à l’Université d'Illinois (Etats-Unis), Michael Hart crée en juillet 1971 le Projet Gutenberg pour diffuser gratuitement par voie électronique le plus grand nombre possible d’oeuvres du domaine public. Au milieu des années 1990, lorsque l’utilisation du web se généralise, le Projet Gutenberg trouve un second souffle et un rayonnement international. Michael Hart décide d’y consacrer sa vie et de coordonner le travail de centaines de volontaires qui numérisent patiemment les oeuvres en mode texte dans de nombreux pays. D’abord essentiellement anglophones, les collections deviennent peu à peu multilingues. La plus ancienne bibliothèque numérique sur l’internet franchit la barre des 5.000 livres en avril 2002, des 10.000 livres en octobre 2003, des 15.000 livres en janvier 2005 et des 20.000 livres en décembre 2006, avec des milliers de volontaires dans le monde entier. Michael Hart espère franchir la barre du million de livres d'ici 2015. Michael Hart est aussi l'auteur d'un blog (Online Writings) dans lequel il développe ses idées. [Voir aussi: bibliothèque numérique, numérisation, numérisation en mode texte, Projet Gutenberg, texte électronique.]
= HD DVD (high definition digital versatile disc) =
La norme HD DVD (high definition digital versatile disc) est une norme de DVD haute définition, qui permet de proposer une image et un son de très grande qualité. Les deux normes concurrentes du marché sont la norme HD DVD, défendue par Toshiba, et la norme Blu-Ray, défendue par Sony. Pas de norme commune donc, faute d'un accord entre les parties. Les premiers DVD nouvelle génération sont lancés en 2007. Outre Toshiba, la norme HD DVD est utilisée par Microsoft, LG, NEC et RCA. Des DVD haute définition bi-format et des lecteurs de DVD bi-format sont lancés en 2007. [Voir aussi: Blu-Ray, DVD.]
= hertz =
Un hertz est une unité de fréquence d'un cycle par seconde, servant à mesurer le courant alternatif ou bien une fréquence son, que celle-ci soit radio- ou électromagnétique. Par exemple, en Europe, le courant électrique d'une maison fonctionne sur une fréquence de 50 hertz, soit 50 cycles par seconde, et en Amérique du Nord sur une fréquence de 60 hertz, soit 60 cycles par seconde. La transmission radio et télé(vision) utilise des fréquences très supérieures s'exprimant en kilohertz (KHz) ou en mégahertz (MHz). La vitesse d'un microprocesseur se mesure en gigahertz (GHz), tout comme les fréquences électromagnétiques utilisées pour la WiFi (wireless fidelity). Ces unités de fréquence magnétique ont les valeurs suivantes: un kilohertz (KHz) équivaut à un millier de hertz, un mégahertz (MHz) équivaut à un million de hertz et un gigahertz (GHz) équivaut à un milliard de hertz. [Voir aussi: microprocesseur, radiotéléphonie, télévision, WiFi.]
= hotspot =
Le hotspot est un point public de connexion (dans un café, un hôtel, une gare, un aéroport, un grand magasin, etc.) donnant accès à un réseau WiFi (wireless fidelity) et permettant aux utilisateurs d’appareils mobiles - ordinateurs portables, téléphones portables, PDA (personal digital assistants), smartphones - de se connecter à l’internet. La WiFi est une technologie sans fil utilisant les ondes radio pour se connecter à l'internet sur une portée de quelques dizaines de mètres. Le premier équipement à grande échelle est celui de T-Mobile (filiale de Deutsche Telecom) qui, en 2002, installe des hotspots (T-Mobile HotSpot) dans les 1.200 cafés de la chaîne américaine de cafés Starbucks, et poursuit ses installations à un rythme accéléré en 2003. Au niveau mondial, on compte 71.000 hotspots en 2003 puis 132.500 hotspots en 2004 (dont 378 aéroports, 22.000 hôtels et 82.000 grands magasins). [Voir aussi: PDA, smartphone, téléphone portable, WiFi.]
= HSCSD (high speed circuit switched data) =
Le HSCSD (high speed circuit switched data) est une technologie accélérant le débit des données autres que la voix sur tous les réseaux de téléphonie mobile GSM (global system for mobile telecommunications). Cette technologie prend la forme d'une mise à jour logicielle, et permet un débit trois fois plus rapide pour les services de téléphonie mobile liés au texte, à l'internet et au multimédia (accès au web, réception du courriel, transfert de fichiers, prise de photos, écoute de musique, vidéo, etc.). [Voir aussi: GSM, multimédia, téléphonie mobile.]
= HSDPA (high speed downlink packet access) =
Le HSDPA (high speed downlink packet access) est une technologie accélérant le débit des données autres que la voix sur tous les réseaux de téléphonie mobile UMTS (universal mobile telecommunications system). Avec un débit réel de 3,6 Mbps (mégabits par seconde) en flux descendant, qui pourrait ensuite atteindre 10 Mbps, le HSDPA permet un débit nettement plus rapide que l'UMTS standard pour les services de téléphonie mobile liés au texte, à l'internet et au multimédia (web, courriel avec pièces jointes, transfert de fichiers, photos, musique, vidéo, etc.). L'utilisation de cette technologie devrait se généraliser courant 2007. En mars 2007, on compte 100 réseaux HSDPA déployés dans 54 pays, surtout en Europe. Le protocole HSDPA sera ensuite complété par le protocole HSUPA (high speed uplink packet access) permettant d'optimiser le flux ascendant. Les deux protocoles HSDPA et HSUPA font partie de la série de protocoles HSPA (high speed packet access). En 2008 ou 2009, un nouveau protocole combinant les deux protocoles existants devrait permettre de fournir un débit symétrique. [Voir aussi: bps, multimédia, téléphonie mobile, UMTS.]
= HTML (hypertext markup language) =
Le langage HTML (hypertext markup language) est un langage de marquage utilisé pour créer ou mettre en forme des documents destinés au web, et les relier entre eux au moyen de liens hypertextes et liens hypermédias. L'extension d'un fichier HTML est “.html” ou “.htm”. Les spécifications du langage HTML sont définies par le W3C (World Wide Web Consortium), l'organisme international chargé du développement du web. [Voir aussi: lien hypermédia, lien hypertexte, W3C, web.]
= HTTP (hypertext transfer protocol) =
Le protocole HTTP (hypertext transfer protocol) est le protocole de transfert des pages web. Ce standard est mis au point par Tim Berners-Lee, inventeur du web en 1989, et actualisé par le consortium W3C (World Wide Web Consortium), consortium international fondé en octobre 1994 pour développer les protocoles communs nécessaires à la croissance du web. [Voir aussi: protocole, W3C, web.]
= HVD (holographic versatile disc) =
Le HVD (holographic versatile disc) est un DVD (digital versatile disc) holographique d'une capacité théorique de 3,9 To (téraoctets), soit l'équivalent de 830 DVD classiques, et une épaisseur de 3,5 mm, au lieu des 1,5 mm habituels. Les films, photos et fichiers multimédia sont stockés en trois dimensions, avec lecture verticale des images holographiques. Le HVD pourrait remplacer à terme le DVD au normes Blu-Ray ou HD DVD (high definition digital versatile disc). Le HVD est promu par la HVD Alliance, un consortium industriel fondé en 2005. Sa commercialisation devrait débuter en 2007 à destination d'une clientèle de professionnels. [Voir aussi: Blu-Ray, DVD, HD DVD, multimédia, octet.]
= hyperfiction =
L'hyperfiction est un genre littéraire qui rassemble les oeuvres de fiction (site d’écriture, roman, nouvelle, feuilleton, etc.) exploitant les possibilités offertes par l’hyperlien pour permettre toutes sortes de cheminements au lecteur. Appelé aussi fiction hypertexte (si l’auteur utilise des liens hypertextes) ou fiction hypermédia (si l’auteur utilise des liens hypermédias). Plusieurs auteurs explorent ce nouveau genre littéraire, par exemple Jean-Pierre Balpe, Lucie de Boutiny et Jean-Paul. [Voir aussi: Balpe Jean-Pierre, Boutiny Lucie de, Jean-Paul, lien hypermédia, lien hypertexte, littérature numérique.]
= hyperlien =
Un hyperlien peut être un lien hypertexte ou un lien hypermédia. [Voir: lien hypermédia, lien hypertexte.]
= hypermédia =
Le terme "hypermédia" implique l'utilisation de liens hypermédias, à savoir des liens reliant des textes et des images à des graphiques, des images animées, des bandes sonores et des vidéos, de la même façon que les liens hypertextes relient entre eux des textes et des images. On parle par exemple d'auteur hypermédia, de documentaire hypermédia, de livre hypermédia, d'éditeur hypermédia, de fiction hypermédia, de roman hypermédia, etc. [Voir aussi: auteur hypermédia, documentaire hypermédia, éditeur hypermédia, hypertexte, fiction hypermédia, livre hypermédia, roman hypermédia.]
= hyper-roman =
Un hyper-roman est un roman utilisant les possibilités offertes par le lien hypertexte et/ou hypermédia, qui permet toutes sortes de cheminements au lecteur: linéaire, non linéaire, par thèmes, par séquences, etc. Il est appelé aussi roman hypertexte ou roman hypermédia, en fonction de la nature des liens utilisés. [Voir aussi: lien hypermédia, lien hypertexte, littérature numérique.]
= hypertexte =
L’hypertexte est le principe de base du web. Il s’agit d’un système permettant de relier entre eux des textes et des images au moyen d’un lien qui y donne accès d'un simple clic de souris. Le lien peut mener à une autre partie de la même page web, à une autre page du même site web, à une page située sur un autre site web, à un fichier téléchargeable, etc. [Voir aussi: lien hypertexte, web.]
= i2S (société) =
La société i2S est spécialisée dans les techniques de vision industrielle (impression, édition, contrôle qualité, découpe, façonnage, comptage, étiquetage, trajectographie, guidage, gestion électronique de documents). Dans le domaine de la gestion électronique de documents, i2S Digibook conçoit, fabrique et commercialise des systèmes de numérisation d’ouvrages reliés et des logiciels de restauration, notamment des scanners de livres utilisés pour la numérisation à grande échelle des bibliothèques. Les scanners avec tourne-pages automatiques peuvent traiter jusqu’à 3.000 pages par heure (une dizaine de livres), si nécessaire en lumière ambiante pour préserver les documents fragiles. De futurs modèles pourraient inclure la reconnaissance optique de caractères (ou OCR: optical character recognition), qui permettrait une conversion directe des ouvrages en texte pur. En 2006, les machines i2S équipent 300 bibliothèques ou centres d'archives dans le monde, et la société compte une soixantaine de personnes. [Voir aussi: bibliothèque numérique, OCR, scanner.]
= IBM (International Business Machines) =
La société IBM (International Business Machines) est un géant mondial de l'informatique couvrant des domaines variés: matériels et logiciels pour entreprises et particuliers, équipements informatiques de stockage, puces électroniques, processeurs, services de consultation à destination des entreprises, services de sous-traitance. Entre 1985 et 1990, IBM collabore avec Microsoft pour le développement de systèmes d'exploitation. [Voir aussi: informatique, Microsoft, ordinateur, puce.]
= ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) =
Fondé en 1998, l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) est l'organisme international régissant l'attribution des noms de domaine (DNS : domain name system). Bien antérieurs à la création de l'ICANN, puisqu'ils datent des années 1980, les sept premiers domaines (appelés TLD: top-level domains) sont : .com, .net et .org, auxquels s’ajoutent .edu, .gov, .int et .mil. 240 domaines à deux lettres (appelés ccTLD: country code top-level domains) concernent les pays et territoires, par exemple .be pour la Belgique, .ca pour le Canada, .ch pour la Suisse, .fr pour la France, .qc pour le Québec, etc. Sept nouveaux domaines (TLD) sont mis en place en 2000: .aero (validé en décembre 2001), .biz (validé en mai 2001, gestion transférée à un autre organisme en décembre 2006), .coop (validé en novembre 2001), .info (validé en mai 2001, gestion transférée à un autre organisme en décembre 2006), .museum (validé en octobre 2001), .name (validé en août 2001), .pro (validé en mai 2002). En 2004 sont ajoutés six domaines supplémentaires : .asia (validé en décembre 2006), .cat (validé en septembre 2005), .jobs (validé en mai 2005), .mobi (validé en juillet 2005), .tel (validé en mai 2006) et .travel (validé en mai 2005). En mai 2007, l’ICANN lance un appel à proposition pour de nouveaux domaines, avec dépôt des demandes début 2008 et validation entre juin et août de la même année. La validation de ces nouveaux domaines serait donc beaucoup plus rapide que par le passé. [Voir aussi : nom de domaine, internet.]
= IDDN (InterDeposit digital number) =
Créé par la fédération internationale InterDeposit, fondée en janvier 1994, l'IDDN (InterDeposit digital number) est un système international d'identification des oeuvres, afin que les titulaires des droits puissent protéger leurs droits sur tout type de création numérique (musique, son, photographie, images animées ou non, logos, textes, logiciels, bases de données, sites web, etc.), quel qu'en soit le format. Compatible avec d'autres normes, le système IDDN permet la gestion directe des droits ou la gestion des droits par l'intermédiaire de tiers (éditeurs, agents littéraires, sociétés de gestion collective, etc.). [Voir aussi: droit d'auteur, InterDeposit, propriété intellectuelle.]
= IDPF (International Digital Publishing Forum) =
Le forum IDPF (International Digital Publishing Forum) succède au forum OeBF (Open eBook Forum) en avril 2005, tout en gardant les mêmes attributions, à savoir la mise au point et la publication des nouvelles versions de l'OeBPS (open ebook publication structure), qui régit le format OeB (open ebook). [Voir aussi: livre numérique, OeB, OeBF.]
= IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) =
L’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) est un organisme international de normalisation rassemblant 365.000 membres individuels dans 150 pays. L'IEEE a pour but de produire des standards dans les domaines suivants: électricité, électronique, ingénierie informatique, technologie biomédicale, télécommunications, etc. Par exemple, l’IEEE institue en 2000 le standard 802.11, un standard de transmission radio régissant la WiFi (wireless fidelity). Ce standard est complété en 2001 par un deuxième standard, le standard 802.16, qui régit la WiMAX (worldwide interoperability for microwave access). L’IEEE est l’auteur de 900 standards en vigueur, et 400 autres en cours de développement. L'IEEE organise aussi 300 conférences de renom et publie le tiers de la documentation technique mondiale pour l’ingénierie électrique et l’informatique. [Voir aussi: 802.11, 802.16, radio, WiFi, WiMAX.]
= IETF (Internet Engineering Task Force) =
L'IETF (Internet Engineering Task Force) est un organisme international regroupant des concepteurs de réseaux, des opérateurs et des chercheurs travaillant à l'évolution de l'architecture de l'internet. L'IETF développe par exemple le format de syndication Atom. [Voir aussi: Atom, internet, réseau.]
= IFLA (International Federation of Library Associations) =
Fondé en 1927, l’IFLA (International Federation of Library Associations) est un organisme international représentant les intérêts des bibliothèques et des centres de documentation. Avec 1.700 membres dans 150 pays, cette fédération se veut un carrefour pour l’échange d’idées et la promotion de la coopération internationale et de la recherche. En 1971, l’IFLA élabore l’ISBD (international standard bibliographical description) pour l’échange des données bibliographiques à l’échelon international. Plusieurs normes suivent ensuite, notamment, en 1997, la norme ISBD(ER) pour la description bibliographique des documents électroniques. En 1977, l’IFLA crée le format UNIMARC (universal machine readable cataloguing) afin de disposer d’un format international permettant la conversion des formats MARC (machine readable cataloguing) nationaux. [Voir aussi: bibliothèque, ISBD, MARC, UNIMARC.]
= IIPA (International Intellectual Property Alliance) =
Chargée de faire respecter la propriété intellectuelle à l'échelon international, l'IIPA (International Intellectual Property Alliance) compte parmi ses membres les majors du disque et les studios hollywoodiens, ainsi que nombre d'éditeurs de livres, logiciels et jeux vidéo. L'IIPA affirme avoir fort à faire pour contrer le piratage culturel en matière de musique et de films, suite aux pertes enregistrées en 2002 et 2003 par les maisons de disques et les studios de cinéma. La même remarque vaut pour les livres, dans une moindre mesure. Dans le bilan annuel 2003 de l'IIPA, les quatre pays particulièrement épinglés pour le piratage sont le Pakistan, le Paraguay, l'Ukraine et la Chine. En Europe, l'Italie et l'Espagne font preuve d'une attention particulière. Reste à savoir ce que valent les arguments avancés, dénoncés par des sources indépendantes. [Voir aussi: éditeur, musique en ligne, propriété intellectuelle.]
= iLiad =
Lancé par la société néerlandaise iRex Technologies, l’iLiad est conçu spécifiquement pour la consultation des journaux électroniques et pour la lecture de livres sur Mobipocket Reader. Il permet aussi de prendre des notes avec un stylet intégré. La technologie d’écran utilisée est celle de la société E Ink. Un des concurrents de l’iLiad est le Sony Reader. En avril 2006, le quotidien belge De Tidj est proposé en version électronique nomade sur l’iLiad. En avril 2007, le quotidien Les Echos lance une version électronique nomade sur différents lecteurs, dont l’Iliad. [Voir aussi: ebook, E Ink, journal électronique, Mobipocket Reader.]
= image de synthèse =
Une image de synthèse traduit visuellement des images numérisées en 3D (trois dimensions). L'image de synthèse permet de créer, à partir de données réelles ou non, des séries d'images associées, sur lesquelles sont effectués des traitements d'ombrage, de texture et d'animation. Une image de qualité satisfaisante nécessite une résolution d'écran élevée et une capacité de stockage en proportion. Par exemple, le stockage d'une image d'une résolution de 1.024 × 1.024 pixels nécessite 1 Mo (mégaoctet) de mémoire. Des résolutions inférieures se traduisent par un aspect en escalier des lignes obliques, lequel peut être estompé par un travail direct sur la grille des pixels. [Voir aussi: 3D, octet, pixel, synthèse d’images.]
= image numérique =
Une image numérique peut être une image produite directement par les technologies numériques (par exemple une photo numérique) ou une image numérisée à partir d’un document papier. La définition d’une image numérique se mesure en DPI (dots per inch) ou PPP (points par pouce). La taille du fichier est proportionnelle à la qualité demandée. Les trois principaux standards de compression d'images fixes sont les formats JPEG (Joint Photographic Experts Group), GIF (graphics interchange format) et PNG (portable network graphics). [Voir aussi: compression, DPI, GIF, JPEG, numérisation, numériseur, PNG.]
= i-mode =
Lancé en 1999 par l’opérateur japonais de téléphonie mobile NTT DoCoMo, l’i-mode est un protocole de communication permettant d’utiliser l’internet à partir d’un téléphone portable ou d’un PDA (personal digital assistant), pour accès à différents services: courriel, messagerie instantanée, services bancaires, météo, web, etc. L’i-mode devient immédiatement très populaire au Japon. Son utilisation débute en novembre 2002 en Europe, avec le lancement d’un service i-mode par plusieurs opérateurs. Un protocole différent de l’i-mode est le WAP (wireless application protocol), utilisé en Europe et en Amérique du Nord. [Voir aussi: messagerie instantanée, PDA, protocole, téléphone portable, WAP.]
= impression à la demande =
L'impression à la demande (ou POD: print on demand) est devenue pratique courante grâce aux technologies d’impression numérique développées entre autres par les sociétés Xerox, Océ et IBM, qui permettent d'imprimer un livre en petites quantités. Cette solution est adoptée dès août 1996 par CyLibris, pionnier de l'édition électronique et découvreur de talents. La société Jepublie.com est créée en juin 2003 par Numilog à destination des auteurs qui veulent s'autopublier. Des services similaires sont proposés en 2005 par la plateforme communautaire de l'auto-édition Lulu.com, ou encore par Blurb, Xlibris ou iUniverse. [Voir aussi: CyLibris, Jepublie.com, numérique.]
= imprimante =
Au début des années 2000, des imprimantes numériques sont lancées entre autres par les sociétés Xerox, Océ et IBM. L'impression à la demande devient monnaie courante. En 2006, des imprimantes nouvelle génération sont mises au point chez Toshiba et Xerox. Ces imprimantes utilisent cette fois un papier imprimable, effaçable et réimprimable. [Voir aussi: impression à la demande.]
= indexation =
L'indexation consiste à attribuer à un document un code de classement et une liste de mots-clés. Le code de classement est destiné à la recherche physique (sur les rayonnages) ou la recherche informatique. La liste de mots-clés est destinée à la recherche dans une base de données informatisée, appelée catalogue en ligne ou encore OPAC (online public access catalogue). Nombre de bibliothèques francophones utilisent RAMEAU (Répertoire d’autorité-matière encyclopédique et alphabétique unifié), un ensemble hiérarchisé de mots-clés géré par la Bibliothèque nationale de France (BnF). L'indexation est complémentaire du catalogage qui, lui, consiste à rédiger la notice bibliographique du document. [Voir aussi: catalogage, catalogue en ligne, RAMEAU.]
= infographie =
L'infographie est un procédé de création assistée par ordinateur permettant l’élaboration de dessins et d’images en 3D (trois dimensions). Dans les années 1990, l’utilisation de l’informatique pour créer, stocker et manipuler des dessins et des images bouleverse les habitudes de nombreux professionnels. La synthèse d'images est désormais utilisée pour représenter des oeuvres réelles (maquettes d’architecture, plans, dessins industriels, etc.) et pour développer des oeuvres de fiction (films, jeux vidéo, multimédia, etc.). [Voir aussi: 3D, multimédia, synthèse d’images, vidéo.]
= information =
Le terme "information" est un terme générique recouvrant un ensemble de données sur un sujet, que celui-ci soit vaste ou ciblé. Concept apparu dès les années 1960, la société de l’information est une société dans laquelle la création, l’organisation et la distribution de l’information deviennent la principale activité économique et culturelle. Dès les années 1990, l’information transite souvent par les ordinateurs et les télécommunications, avec l’internet comme vecteur principal. Les technologies de l'information sont l'ensemble des outils permettant de communiquer et de diffuser l'information. Ces technologies incluent les technologies numériques, grâce auxquelles les documents peuvent désormais transiter sous forme numérisée sans souci des frontières et des handicaps, du moins en théorie. Toutefois l'accès aux technologies de l'information progresse beaucoup plus rapidement dans les nations situées au nord de la planète que dans celles situées au sud, et beaucoup plus rapidement dans les foyers riches que dans les foyers pauvres quel que soit l'hémisphère. C'est ce qu'on appelle la fracture numérique, qui correspond souvent à la fracture sociale. [Voir aussi: fracture numérique, internet, numérisation, ordinateur, société de l’information, télécommunications.]
= informatique =
Le terme "informatique" est un terme générique recouvrant l'ensemble des méthodes et techniques appliquées au traitement automatique de l’information. Pour une définition plus académique, disons que l'informatique est la science du traitement de l'information par les ordinateurs. Le terme "informatique" est issu de la contraction des termes “information” et "automatique". Proposé par Philippe Dreyfus en 1962, il est accepté par l'Académie française en 1966. [Voir aussi: information, ordinateur.]
= Intel =
Fondée en 1971, la société Intel est le leader mondial des microprocesseurs, les autres "grands" du marché étant AMD (Advanced Micro Devices) et IBM (International Business Machines). Intel est notamment l'auteur des processeurs Celeron (gamme 300), Pentium 4 (gamme 500), Pentium 4 Extreme Edition (gamme 700) et Centrino. Le processeur Centrino permet la connexion sans fil à l'internet dans un rayon de quelques mètres, en intégrant à l'ordinateur un processeur Pentium-M (adapté à la mobilité, et plus économique en énergie que le Pentium classique), un jeu de composants associés et un module WiFi (wireless fidelity). En avril 2005, Intel lance sa première puce adaptée à la technologie WiMAX (worldwide interoperability for microwave access), qui permet l'accès sans fil à l'internet dans un rayon beaucoup plus large (plusieurs kilomètres). En janvier 2006, avec l'évolution entraînée par l'utilisation du Mac OS X (OS: operating system), le système d'exploitation du Macintosh lancé en 2004, Intel devient le nouveau partenaire d'Apple (avec le microprocesseur x86) pour ses ordinateurs Mac, au lieu d'IBM et Motorola. [Voir aussi: Apple, Centrino, Mac, Mac OS X, microprocesseur, processeur, puce, WiFi, WiMAX.]
= interactivité =
L'interactivité est un mode de communication basé sur un dialogue individualisé permettant à l’utilisateur de décider lui-même du déroulement des opérations. On parle notamment d'application interactive, d'information interactive, de littérature interactive, etc.
= InterDeposit =
Créée à Genève (Suisse) en janvier 1994, InterDeposit est une fédération internationale rassemblant les organisations souhaitant protéger la propriété intellectuelle sur les oeuvres numériques, en suivant les directives données par l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle). InterDeposit met sur pied un système international d'identification des oeuvres, qui attribue un "numéro numérique" à chaque oeuvre. L’IDDN (InterDeposit digital number) permet aux titulaires des droits de protéger leurs droits sur tout type de création numérique (musique, son, photographie, images animées ou non, logos, textes, logiciels, bases de données, sites web, etc.). [Voir aussi: droit d'auteur, IDDN, numérique, OMPI, propriété intellectuelle.]
= interface =
L'interface est la partie du programme informatique qui permet la communication entre l’ordinateur et l’usager, au moyen de textes (par le biais d’une interface texte) et d’images (par le biais d’une interface graphique). En février 2004, le standard pour l'interface vocale est validé par le consortium W3C (World Wide Web Consortium) sous le nom de VoiceXML. On utilise aussi le terme "interface" pour définir l’élément permettant la communication entre deux appareils. [Voir aussi: VoiceXML.]
= internet =
L'internet est un vaste réseau informatique opérant à l'échelle mondiale et reliant une multitude de sous-réseaux au moyen d'un même protocole (IP: internet protocol), ce protocole permettant à des ordinateurs différents de communiquer entre eux. Le réseau internet regroupe les réseaux publics, réseaux privés, réseaux commerciaux, réseaux d’enseignement, réseaux de services, etc., opérant à l’échelle planétaire pour offrir d’énormes ressources en information, communication et diffusion. Apparu en 1974, l'internet se développe rapidement à partir de 1983. Outre le World Wide Web, plus communément appelé web, lancé en 1991, l’internet inclut de nombreux services: courriel, forums, messagerie instantanée, visioconférence, téléphonie sur IP, etc. Vinton Cerf est souvent appelé le père de l’internet parce qu’il crée en 1974 (avec Bob Kahn) le protocole TCP/IP (transmission control protocol / internet protocol), à la base de tout échange de données. En 1992, Vinton Cerf fonde l'Internet Society (ISOC), un organisme international visant à promouvoir le développement de l'internet. Quelque trente ans après les débuts de l'internet, "ses trois pouvoirs - l'ubiquité, la variété et l'interactivité - rendent son potentiel d'usages quasi infini" (Le Monde, 19 août 2005). Le cap du milliard d'internautes est franchi en 2006. [Voir aussi: Cerf Vinton, Internet Society, protocole, TCP/IP, téléphonie sur IP, web.]
= internet à haut débit =
L’internet à haut débit est procuré par une bande passante large, par exemple la DSL (digital subscriber line) ou sa variante ADSL (asymmetric digital subscriber line), le câble en fibres optiques, la WiFi (wireless fidelity) et la WiMAX. Les abonnements sont fournis par des fournisseurs d’accès internet (FAI). En 2003, plus de la moitié des usagers dispose de l’internet à débit rapide au Canada, et un tiers des usagers aux Etats-Unis. [Voir aussi: ADSL, bande passante large, DSL, FAI, fibre optique, fournisseur d’accès internet, WiFi, WiMAX.]
= internet à haut débit (universités) =
L’internet à haut débit est lancé dans plusieurs pays pour relier directement les universités et les centres de recherche, sans passer par des fournisseurs d'accès commerciaux. A terme, ce type de réseau devrait être utilisé pour les bibliothèques numériques, l’imagerie médicale, les laboratoires virtuels et la formation à distance. En France par exemple, le réseau RENATER (Réseau national de télécommunications pour la technologie, l’enseignement et la recherche) relie entre eux universités et instituts de recherche. Les bornes WiFi (wireless fidelity) installées dans les bâtiments offrent un réseau sans fil aux chercheurs. Aux Etats-Unis, un consortium de 200 universités développe Internet 2, un réseau à très haut débit destiné à l’enseignement et à la recherche scientifique. [Voir aussi: bande passante large, internet à haut débit, WiFi.]
= Internet Archive =
Fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie), l'Internet Archive a pour but de constituer, stocker, préserver et gérer une "bibliothèque" de l’internet, en archivant la totalité du web tous les deux mois. L'objectif étant d'offrir un outil de travail aux universitaires, chercheurs et historiens, et de préserver un historique de l’internet pour les générations futures. En octobre 2001, l'Internet Archive met ses archives en accès libre sur le web grâce à la Wayback Machine. En 2004, les archives du web représentent plus de 300 téraoctets (To) de données, avec une croissance de 12 téraoctets par mois. Si les archives du web représentent 30 millions de pages web en 1996, ces archives représentent 65 milliards de pages (provenant de 50 millions de sites web) en décembre 2006 et 85 milliards de pages en mai 2007. [Voir aussi: internet, Khale Brewster, octet, Wayback Machine, web.]
= Internet Archive (bibliothèque) =
Début 2005, à l'initiative de son directeur Brewster Kahle, l'Internet Archive s'associe à Yahoo! pour fonder l'Open Content Alliance (OCA), une initiative visant à créer un répertoire libre et multilingue de livres numérisés et de documents multimédia pour consultation et téléchargement sur n'importe quel moteur de recherche. Les collections, consultables dans la section Text Archive de l'Internet Archive, atteignent 100.000 titres en décembre 2006, avec 12.000 nouveaux livres numérisés par mois. A la même date, l'Internet Archive reçoit une subvention de un million de dollars US de la part de la Sloan Foundation pour poursuivre son travail et numériser cinq collections historiques de renom. En mai 2007 est franchie la barre des 200.000 livres numérisés. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Internet Archive, numérisation, Open Content Alliance, Yahoo!]
= Internet Archive (collections) =
Depuis la fin 1999, l'Internet Archive constitue aussi des collections numériques spécifiques, par exemple les sites relatifs au 11 septembre 2001, les sites relatifs aux élections de 2000 (présidentielles) et 2002 (élection du Congrès et des gouverneurs des Etats), les sites des pionniers du web, le Million Book Project (10.520 livres en avril 2005, intégrés ensuite dans l'Universal Library), des archives de films de la période 1903-1973, des archives de concerts "live" récents, des archives de logiciels, etc. Toutes ces collections sont en consultation libre sur le web, y compris la grande bibliothèque numérique (Text Archive) en cours de constitution (voir la notice précédente). [Voir aussi: Internet Archive, Million Book Project.]
= Internet Explorer =
Microsoft lance son navigateur Internet Explorer en 1995 pour concurrencer le navigateur de Netscape (Netscape Navigator). En 1997, l’Internet Explorer est distribué gratuitement dans le pack du système d’exploitation Windows 98 (qui succède à Windows 95). Cette stratégie commerciale provoque un tollé. Elle entraîne la poursuite de Microsoft par les autorités judiciaires américaines pour entrave à la concurrence et violation de la législation antitrust. En 1998, les médias couvrent abondamment les démêlés de Bill Gates, fondateur de Microsoft, avec le ministère de la Justice. Les concurrents de Microsoft accusent la société de vouloir créer une situation de quasi-monopole mettant en péril le principe de libre concurrence. Toutes actions qui semblent assez inefficaces puisque, en 2002 et 2003, le taux de pénétration d'Internet Explorer est de l'ordre de 96%. A partir de 2004, sa part de marché observe une baisse de plusieurs points chaque année, au profit du Firefox de Mozilla, du fait de failles de sécurité de plus en plus nombreuses. La version en cours d'Internet Explorer est la version 7.0, qui date de 2006 (avec version bêta disponible en août 2005). [Voir aussi: Microsoft, Mozilla, navigateur, Netscape, Windows.]
= Internet Movie Database (IMDb) =
Créée en 1989 et mise en ligne en 1993, dès les débuts du web, l'Internet Movie Database (IMDb) est une base très populaire, et sans équivalent, sur le cinéma: films, réalisateurs, acteurs, etc., avec 18 millions de visites par mois et de très nombreux commentaires d’amoureux du cinéma. Payante, la base IMDbPro.com recense 65.000 professionnels du cinéma et 10.000 sociétés en décembre 2006. [Voir aussi: web.]
= Internet Public Library (IPL) =
Créée en mars 1995 par l’Université du Michigan (Etat des Etats-Unis) dans le cadre de la School of Information and Library Studies, l'Internet Public Library (IPL) se définit comme la première bibliothèque publique de l’internet sur l’internet, à savoir une bibliothèque sélectionnant, organisant et cataloguant les ressources disponibles sur l'internet, et n’existant elle-même que sur celui-ci. Cette bibliothèque publique d’un genre nouveau devient vite une référence. L’IPL recense de manière pratiquement exhaustive les livres (Online Texts, avec 22.500 titres), les journaux (Newspapers) et les magazines (Magazines) disponibles sur le web. Les livres sont essentiellement des oeuvres du domaine public. [Voir aussi: bibliothèque numérique, domaine public.]
= internet sans fil =
L’internet sans fil débute en 1999 avec le WAP (wireless application protocol) et l’i-mode pour les téléphones portables et les PDA (personal digital assistants). Pour les ordinateurs, il faut attendre 2002 avec l’arrivée de la WiFi (wireless fidelity), une technologie sans fil opérant sur quelques dizaines de mètres. La WiFi est utilisable sur les assistants personnels (PDA) début 2003, sur les téléphones portables fin 2003 et sur les smartphones en 2004. Courant 2004, la WiFi peut relayer une connexion par satellite à un réseau local. En 2005 apparaît la WiMAX (worldwide interoperability for microwave access), qui procure une liaison sans fil à très haut débit opérant sur plusieurs kilomètres. [Voir aussi: i-mode, PDA, satellite, WAP, WiFi, WiMAX.]
= Internet Society (ISOC) =
Fondée en 1992, l’Internet Society (ISOC) est un organisme international visant à promouvoir le développement de l’internet. L’ISOC est créée par Vinton Cerf, souvent appelé le père de l’internet parce qu’il est le co-inventeur avec Bob Kahn en 1974 du protocole TCP/IP (transmission control protocol / internet protocol), à la base de tout échange de données. En 2006, l’ISOC compte 100 organismes et 20.000 membres individuels dans 180 pays. Les débuts de l’internet sont relatés par Vinton Cerf lui-même sur le site de l’ISOC, dans A Brief Story of the Internet and Related Networks. [Voir aussi: Cerf Vinton, internet, protocole, TCP/IP.]
= intranet =
L'intranet est un réseau utilisant la technologie de l’internet au sein d’un organisme donné: courriel entre les salariés, communication de notes de services, partage de fichiers entre collègues, pages web propres à l’organisme, bases de données à usage interne, etc. De par sa nature, l’intranet n’est pas accessible aux personnes extérieures à la communauté qu’il dessert. [Voir aussi: courriel, internet, web.]
= IP (internet protocol) =
Le protocole IP (internet protocol) est un protocole de transmission des données sur l'internet. Il permet l’envoi, la circulation et la réception de paquets de données, en utilisant un système dit de commutation par paquets. L'information est fragmentée en blocs appelés datagrammes. Les datagrammes comprennent l'adresse de l'émetteur et du récepteur sous la forme d'une série de chiffres propres à chaque ordinateur. Le sigle "IP" est également utilisé dans: (a) TCP/IP (transmission control protocol / internet protocol), qui est l’ensemble des protocoles de base de l’internet; (b) l'adresse IP d’un ordinateur, à savoir un numéro identifiant un ordinateur donné, qui est propre à chaque ordinateur connecté; (c) l'adresse IP lié d'un nom de domaine, à savoir l'adresse en chiffres correspondant à une adresse en lettres (par exemple 185.65.0.1 pour www.afp.com, le nom de domaine de l'Agence France-Presse), qui permet le transfert des données sur l'internet; (d) la téléphonie sur IP, qui désigne la téléphonie sur l'internet, appelée encore voix sur IP ou VoIP (voice over internet protocol). [Voir aussi: internet, nom de domaine, protocole, TCP/IP, téléphonie sur IP.]
= iPhone =
En janvier 2007, la société Apple présente l'iPhone, un téléphone portable multifonctions qui intègre le baladeur de musique iPod, un appareil photo et un navigateur internet. Avec les caractéristiques suivantes: grand écran tactile (3,5 pouces), synchronisation automatique avec la plateforme iTunes pour télécharger musique et vidéos, appareil photo de 2 mégapixels, navigateur Safari d'Apple, système d'exploitation Mac OS X, téléphonie par les réseaux GSM (global system for mobile telecommunications) et EDGE (enhanced data for GSM evolution), connexion internet par WiFi (wireless fidelity) et Bluetooth. L'iPhone est lancé en juin 2007 aux Etats-Unis, au prix de 499 dollars US pour le modèle de 4 Go (gigaoctets) et 599 dollars pour le modèle de 8 Go. Le lancement en Europe est prévu pour le dernier trimestre 2007 et le lancement en Asie est prévu pour 2008. [Voir aussi: Apple, Bluetooth, EDGE, GSM, iPod, Mac OS X, navigateur, téléphone portable, WiFi.]
= iPod =
Lancé en octobre 2001 par la société Apple, l'iPod est un baladeur numérique de musique. Les ventes de l'iPod montent en flèche à compter d'avril 2003, date à laquelle Apple lance sa plateforme de téléchargement de musique iTunes. L'iPod s'impose rapidement comme la référence du marché, et devient un objet culte auprès de toute une génération. Il se décline en plusieurs versions, avec plus ou moins de mémoire et de capacité de stockage, y compris un iPod mini (4 gigaoctets, soit 1.000 chansons), un iPod Photo (avec écran couleur de haute résolution) et un iPod Shuffle (modèle compact à mémoire flash et sans écran). Toutes versions confondues, 10 millions d'iPod sont vendus en trois ans, entre fin 2001 et fin 2004. De nouveaux modèles à des prix plus attractifs sont lancés en 2005 (entre 199 et 449 dollars US selon les modèles). A la même date, iTunes revendique 70% du marché mondial de téléchargement légal de musique. A la fin 2006, on compte 70 millions d'iPod écoulés en cinq ans. En janvier 2007, Apple annonce le lancement prochain du iPhone, un téléphone portable multifonctions comprenant un iPod intégré. En avril 2007, on compte un million d'iPods vendus, avec 10 modèles différents. [Voir aussi: Apple, baladeur numérique, CD, iPhone, iTunes, Mac, MP3, musique en ligne, octet, téléphone portable.]
= IrDA (Infrared Data Association) =
L'IrDA (Infrared Data Association) est une norme définissant le port infrarouge, du nom de l’association du même nom. Le port infrarouge est un port de communication permettant de transférer sans fil, au moyen de signaux infrarouges, les données d’un ordinateur vers un autre ordinateur, un réseau ou un périphérique. [Voir aussi: ordinateur, périphérique, port, réseau.]
= ISBD (international standard bibliographical description) =
L’ISBD (international standard bibliographical description) est une norme internationale définissant les règles à adopter pour la présentation de la notice bibliographique d’un document (livre, périodique, article, etc.) en différents champs (auteur, titre, éditeur, etc.). Cette norme est élaborée dès 1971 par l’IFLA (International Federation of Library Associations) pour le catalogage des monographies, afin de favoriser l’échange des données bibliographiques à l’échelon international. Suivent plusieurs normes pour les périodiques, les documents anciens, etc. La norme ISBD(ER) est créée en 1997 pour le catalogage des ressources électroniques. Une norme différente de l’ISBD est l’AACR2 (Anglo-American cataloguing rules, 2nd version), couramment utilisée dans le monde anglo-saxon et dans les organisations internationales. [Voir aussi: AACR2, catalogage, catalogue en ligne, IFLA.]
= ISBN (international standard book number) (ancien: 10 chiffres) =
L’ISBN (international standard book number) est un numéro international normalisé permettant l'identification d'un livre afin de faciliter les diverses opérations de gestion (commande, recherche, inventaire, etc.). Ce numéro est attribué avant publication pour identifier un titre ou l'édition d'un titre publié par un éditeur déterminé, le numéro attribué correspondant uniquement à une édition donnée. Approuvé dès 1972 en tant que norme ISO 2108 (ISO (Organisation internationale de normalisation), l'ISBN comporte 10 chiffres répartis en 4 segments séparés par un tiret. Le premier segment identifie la zone linguistique (2 pour les pays francophones). Le deuxième segment identifie l’éditeur. Le troisième segment est un numéro d'ordre identifiant le livre dans la production de l’éditeur. Le quatrième segment est une clé de contrôle. En 2003, l’ISBN est utilisé dans 159 pays et territoires, regroupés au sein de l’International ISBN Agency. L'ISBN passe à 13 chiffres le 1er janvier 2007. [Voir aussi: ISO.]
= ISBN (international standard book number) (nouveau: 13 chiffres) =
A compter du 1er janvier 1007, sous l’égide de l'International ISBN Agency, l'ISBN (international standard book number) passe à treize chiffres et correspond désormais au numéro EAN-13 (EAN: European article number) servant à générer le code-barres et figurant sous celui-ci. Ceci en application de la nouvelle norme ISO 2908 (ISO: Organisation internationale de normalisation), d'une part pour augmenter la capacité de numérotation de l'ISBN du fait de l'augmentation du nombre de publications, y compris électroniques, d'autre part pour harmoniser ces deux numéros (ISBN et EAN) et faciliter ainsi les diverses opérations de gestion électronique (commande, recherche, inventaire, etc.). Tous les ISBN débutent désormais par le préfixe 978, qui est ajouté aux 10 chiffres des ISBN existants. Leur clé de contrôle est également recalculée pour être identique à celle de l'EAN-13. Pour certains pays (France, Belgique et pays d'Afrique francophone), les numéros ISBN et EAN sont attribués par l'AFNIL (Agence francophone pour la numérotation internationale du livre). [Voir aussi: AFNIL, EAN, ISO.]