Chapter 6

= modem =

Le terme "modem" est issu de la contraction de "modulateur-démodulateur". Le modem est un appareil permettant de relier deux ordinateurs entre eux par le biais de la ligne téléphonique. Il est installé entre la prise téléphonique standard et l’ordinateur pour convertir les données analogiques en données numériques. La transmission des données se fait au moyen d’un modulateur qui convertit les données numériques en données analogiques, puis d’un démodulateur qui effectue l’opération inverse. A l’origine, la vitesse du modem standard est de 56 Kbps (56 kilobits par seconde). Le modem standard est ensuite supplanté par le modem câble et le modem DSL/ADSL. Un modem DSL (digital subscriber line) ou ADSL (asymmetric digital subscriber Line) ou permet de transmettre des données avec un débit qui était à l’origine de 128 Kbps (kilobits par seconde), pour passer ensuite à 512 Kbps puis 1.024 Kbps, et qui se chiffre maintenant en Mbps (mégabits par seconde). [Voir aussi: ADSL, analogique, bps, DSL, modem, numérique, ordinateur.]

= modérateur =

Le modérateur est la personne supervisant et contrôlant une liste de diffusion ou un forum de discussion pour veiller au respect de la nétiquette et pour juger de l’opportunité ou non de publier tel ou tel message. Le modérateur est censé rejeter tout message à caractère injurieux, diffamatoire, sexiste, raciste ou pornographique. [Voir aussi: forum, liste de diffusion, nétiquette.]

= Monde (Le) =

Créé en 1996, Le Monde.fr est le site internet du grand quotidien français Le Monde. En 1998, Le Monde.fr est pris en charge par une équipe spécifique, celle du Monde interactif. Le Monde.fr devient un journal en ligne complet, actualisé en continu, en accès libre et gratuit. Mise en ligne en avril 2002, une édition abonnés payante propose des contenus et services supplémentaires: quotidien du matin par courriel, journal en ligne personnalisé, accès aux archives du Monde, édition électronique du journal, dépêches d'actualité thématiques, documents de référence, etc. En trois ans, entre 2001 et 2004, le trafic sur Le Monde.fr progresse de 300%. En 2004, Le Monde.fr lance ses blogs, "un formidable format d'expression journalistique qui permet un dialogue quasi-instantané avec son lecteur", selon Yann Chapellon, directeur du Monde interactif. Le Monde.fr est le premier site français d'information, avec 16 millions de visites mensuelles et 66 millions de pages vues (chiffres de novembre 2004). 60% des lecteurs ont moins de 35 ans, et près des deux tiers résident à l'étranger. Le Monde.fr adopte une nouvelle présentation en mars 2005. [Voir aussi: blog, journal en ligne, presse en ligne.]

= Monde diplomatique (Le) =

Mis en ligne en février 1995, le site web du mensuel Le Monde diplomatique est le premier site d’un périodique imprimé français. Monté dans le cadre d’un projet expérimental avec l’Institut national de l’audiovisuel (INA), ce site est inauguré lors du forum des images Imagina. Quelques mois après, plusieurs quotidiens imprimés mettent en ligne un site web: Libération à la fin de 1995, Le Monde et L’Humanité en 1996, etc. [Voir aussi: journal en ligne, Monde (Le), presse en ligne.]

= Mosaic =

Développé par le National Center for Supercomputing Applications (NSCA) à l’Université d'Illinois (un Etat des Etats-Unis), et distribué gratuitement à partir de novembre 1993, Mosaic est le premier logiciel de navigation sur le web - le web étant lui-même conçu en 1989 et opérationnel en 1991 - et contribue grandement à son expansion rapide. Mosaic a pour but de permettre à l'usager de trouver ce qu'il cherche dans un réseau de plus en plus foisonnant. Début 1994, une partie de l’équipe de Mosaic crée la Netscape Communications Corporation et lance un nouveau navigateur sous le nom de Nescape Navigator. [Voir aussi: navigateur, Netscape, NSCA.]

= moteur de recherche =

Un moteur de recherche est un programme indexant automatiquement le contenu du web. La recherche s’effectue à partir d’un ou plusieurs critères (mot, groupe de mots, mot-clé, sigle, nom du site, etc.). Elle peut être plus ou moins ciblée (recherche simple ou recherche avancée), avec utilisation ou non d’opérateurs boléens ("et", "ou", etc.). Un moteur de recherche peut être propre à un site web, à un portail ou à un ensemble de sites. Le pionnier des moteurs de recherche est WebCrawler, supplanté ensuite par AltaVista (lancé en 1995 et racheté plus tard par Yahoo!) et de nombreux autres. Lancé en septembre 1998, Google fait taire les nombreuses critiques sur l’approximation des résultats de ses prédécesseurs et devient rapidement le moteur de recherche le plus utilisé au monde. En février 2004, Yahoo! lance son propre moteur de recherche, Yahoo! Search, pour concurrencer Google. En novembre 2004, Microsoft lance MSN Search, qui devient ensuite Live Search, pour les mêmes raisons. Le marché est énorme. En 2004, 35% des visites de sites débutent par le lancement d'une requête dans un moteur de recherche. Le marché que représentent les liens sponsorisés se chiffre à plusieurs milliards de dollars. En novembre 2006, selon le cabinet Nielsen/NetRatings, 50% des recherches sont effectuées sur Google, 25% sur Yahoo! Search, 8% sur Live Search (Microsoft) et 6% sur AOL (America OnLine). De nouvelles start-ups travaillent à la prochaine génération des moteurs de recherche, qui seront capables d'apporter une réponse complète à une requête exprimée en langage courant. [Voir aussi: AltaVista, annuaire, AOL, Google, Live Search, recherche avancée, web, WebCrawler, Yahoo! Search.]

= Mozilla =

Lancé en 1998, Mozilla est d'abord un navigateur issu du code source de Netscape (le premier grand navigateur du marché), avec une messagerie électronique intégrée. En juillet 2003 est créée la Mozilla Foundation, une fondation indépendante subventionnée par AOL (groupe Time Warner), IBM, Sun Microsystems et Nokia, dans l'optique du lancement de deux produits distincts: le logiciel de navigation Firefox et la messagerie électronique Thunderbird. En novembre 2004, suite au succès immédiat de sa version test (8 millions de téléchargements en un mois), Firefox débute son ascension mondiale face au tout puissant Internet Explorer de Microsoft. En février 2005, Firefox représente 8% du marché des navigateurs, avec 25 millions de téléchargements. A la même date, la Mozilla Foundation signe un partenariat avec le moteur de recherche Google. En août 2005, du fait de l’augmentation sensible de ses revenus, la Mozilla Foundation crée une division commerciale dénommée Mozilla Corporation. L'existence d'une division commerciale ne modifie pas les conditions de licence des logiciels, dont les codes sont publiés sous licence ouverte. En 2006, Firefox représente 10% du marché des navigateurs. [Voir aussi: Google, Firefox, Internet Explorer, messagerie électronique, navigateur, Netscape.]

"MP3" est l’abrégé de "MPEG-1 audio layer-3". Il s'agit d'un standard de compression audio (son, musique, voix) lancé en 1996 par le MPEG (Moving Picture Experts Group). Le fichier audio est compressé à 1/10e du fichier d'origine, sans perte de qualité sonore, avec une vitesse d'encodage de 128 Kbps (kilobits par seconde). Son extension de fichier est ".mp3". Le format MP3 connaît un grand succès. Les fichiers MP3 concurrencent vite les CD, pour des raisons pratiques: téléchargement immédiat, stockage facile, coût peu élevé, achat de titres à l’unité, etc. La taille des disques durs augmentant régulièrement, les mélomanes peuvent constituer une véritable discothèque de MP3 dans leur ordinateur. En 2000, les PDA (personal digital assistants) du marché intègrent un lecteur de MP3. Le mouvement se poursuit ensuite avec l'apparition de baladeurs numériques et de sites légaux de téléchargement de musique. Le format MP3 sert aussi à numériser des livres audio. D'autres standards de compression audio sont le MP3pro, issu du MP3, le WMA (Windows media audio) et AAC (advanced audio coding) d’Apple. [Voir aussi: AAC, baladeur numérique, bps, compression, livre audio, MP3pro, MPEG, musique en ligne, PDA, téléchargement, WMA.]

= MP3pro =

Lancé en 2001, le format MP3pro est un format de compression audio (son, musique, voix) issu du format MP3. Il offre une meilleure qualité sonore et une compression de fichier supérieure au MP3, avec une vitesse d'encodage de 64 Kbps (kilobits par seconde), deux fois moindre que le MP3 (encodage à 128 Kbps). La taille des fichiers se trouvant nettement diminuée, il est possible de stocker davantage de morceaux de musique sur un support donné, par exemple un baladeur numérique. Le MP3pro est développé à l'origine par Coding Technologies dans le cadre de la technologie SBR (spectral band recognition), destinée à un appareil auditif pour les personnes sourdes. Le développement se poursuit ensuite en collaboration avec les sociétés Thomson et Fraunhofer IIS. [Voir aussi: baladeur numérique, bps, compression, MP3.]

= MP3 Surround =

Développé par les sociétés Fraunhofer IIS et Agere pour procurer un son stéréo enveloppant (appelé 5.1, à savoir cinq enceintes et un caisson de basses), le format MP3 Surround prend moitié plus de place que le format MP3 standard, avec lequel il est compatible. Pour une seconde d'enregistrement stéréo normal, un fichier MP3 standard "occupe" 128 Kbps (kilobits par seconde), soit 2,8 Mo (mégaoctets) pour un morceau de trois minutes. Pour un morceau de même durée, un fichier MP3 Surround "occupe" 192 Kbps, soit 4,32 Mo. Les brevets sont issus par la société Thomson. Des produits utilisant le format MP3 Surround sont lancés fin 2004. [Voir aussi: 5.1, bps, octet, MP3, stéréo.]

= MPEG (Moving Picture Experts Group) =

Destinées aux applications multimédias, les normes MPEG sont des standards de compression audio et vidéo créés en 1988 par le MPEG (Moving Picture Experts Group), un groupe d'experts mis sur pied par l’ISO (Organisation internationale de normalisation) et l'IEC (International Electrotechnical Commission). [Voir aussi: audio, compression, ISO, MPEG-1, MPEG-2, MPEG-4, MPEG-7, MPEG-21, vidéo.]

Lancé en juin 1996 par le MPEG (Moving Picture Experts Group), le standard MPEG-1 est un standard de compression pour les fichiers audio. Ce standard est utilisé par exemple pour le format MP3 et le CD vidéo. [Voir aussi: audio, CD, compression, MP3, MPEG, vidéo.]

Lancé en octobre 2000 par le MPEG (Moving Picture Experts Group), le standard MPEG-2 est un standard de compression pour les données audio et vidéo. Ce standard est utilisé par exemple pour la télévision numérique et le DVD (digital versatile disc). [Voir aussi: audio, compression, DVD, MPEG, télévision, vidéo.]

Lancé en mars 2002 par le MPEG (Moving Picture Experts Group), le standard MPEG-4 est un standard de compression multimédia adapté à l'internet à haut débit, avec ou sans fil. [Voir aussi: compression, internet à haut débit, MPEG, multimédia.]

Lancé en mars 2003 par le MPEG (Moving Picture Experts Group), le standard MPEG-7 est un standard pour la description et la recherche de contenu audio et vidéo. [Voir aussi: audio, MPEG, vidéo.]

Lancé en 2005, avec un groupe de travail établi en octobre 2002 au sein du MPEG (Moving Picture Experts Group), le standard MPEG-21 est un standard destiné au contenu audio et aux images animées. [Voir aussi: audio, MPEG, image numérique.]

= MS DOS (Microsoft disc operating system) =

Le MS DOS (Microsoft disc operating system) est le premier systèmed’exploitation de Microsoft pour ordinateur personnel (PC: personal computer).Il est lancé en 1981 pour équiper le premier PC d’IBM (International BusinessMachines). [Voir aussi: DOS, IBM, Microsoft, système d’exploitation.]

= multimédia =

Le terme "multimédia" est un terme générique regroupant: (a) les supports informatiques - ordinateur, logiciel, CD (compact disc), CD-Rom, DVD (digital versatile disc), smartphone, etc. - combinant texte, son, graphiques, images et vidéos afin de proposer des séquences fixes et animées; (b) les oeuvres issues de ces combinaisons, par exemple un roman multimédia ou un documentaire multimédia; (c) les personnes qui conçoivent ces oeuvres, par exemple un auteur multimédia, ou qui les diffusent, par exemple un éditeur multimédia. [Voir aussi: auteur multimédia, CD-Rom, DVD, éditeur multimédia, logiciel, ordinateur, roman multimédia, smartphone.]

= MUS (music) =

Développé par Coda Music, devenu ensuite FinaleMusic, le format MUS (abrégé du terme anglais "music", et dont l'extension de fichier est ".mus") est un format propriétaire de qualité pour la numérisation des partitions musicales. Il n'existe pas encore de format ouvert - à savoir librement utilisable par tous - offrant des caractéristiques équivalentes. Des partitions musicales sont disponibles en accès libre dans la catégorie Sheet Music du Projet Gutenberg, grande bibliothèque mondiale de textes électroniques, ou encore sur les sites du Mutopia Project et des Classical Archives. [Voir aussi: numérisation, Projet Gutenberg.]

= musique en ligne (1996-2002) =

Suite à l'apparition en 1996 du format MP3, un standard de compression audio qui connaît un grand succès, les fichiers MP3 concurrencent vite les CD, pour des raisons pratiques: téléchargement immédiat, stockage facile, coût peu élevé, achat de titres à l’unité, etc. Par ailleurs, la taille des disques durs augmentant régulièrement, les mélomanes peuvent désormais constituer une véritable discothèque de MP3 sur leur ordinateur. Ils peuvent également stocker des fichiers musicaux sur leur PDA (personal digital assistant), dont tous les modèles intègrent un lecteur de fichiers MP3 dès 2000. La musique en ligne est d'abord caractérisée par des téléchargements gratuits (et le plus souvent illégaux) sur différents réseaux d'échange de fichiers, appelés réseaux P2P (peer-to-peer), dont le précurseur Napster (ancienne formule), suivi de Kazaa et de bien d'autres. L'échange de millions de fichiers musicaux suscite l'inquiétude des majors du disque (Sony, Universal, Warner Music, BMG, EMI, etc.). Napster est fermé en 2001 par décision de justice. Toutefois Kazaa, apparu en 2002, devient l'un des logiciels le plus téléchargés au monde. [Voir aussi: CD, disque dur, Kazaa, MP3, Napster, P2P, PDA, téléchargement.]

= musique en ligne (2003-2004) =

En 2003, la vente de musique en ligne s'organise par le biais de sites légaux et payants. Le premier site est l'iTunes Music Store d'Apple, lancé en avril 2003 en même temps que le baladeur numérique iPod, qui connaît un succès fulgurant. Apple propose également une version Windows d'iTunes en octobre 2003. RealNetworks, auteur du RealPlayer (logiciel de lecture audio et vidéo), lance Rhapsody, une plateforme de vente de musique en ligne sur abonnement. La chaîne de supermarchés Wal-Mart lance elle aussi un secteur de téléchargement de musique, suite à l'achat de Liquid Audio. Napster nouvelle formule est lancé en octobre 2003 par l'éditeur de logiciels Roxio. Sony lance son service Connect aux Etats-Unis au printemps 2004 et Connect Europe en été 2004. Yahoo! rachète le site Musicmatch en septembre 2004. A la même date apparaissent les sites de musique d'eBay (eBay Music), de Virgin (Virgin Digital), de la Fnac (FnacMusic) et de Microsoft (MSN Music). En octobre 2004, l'iTunes Music Store (Apple) détient 70% du marché, contre 11% pour Napster (Roxio), 6% pour MusicMatch (Yahoo!), 6% pour Rhapsody (RealNetworks) et 6% pour Wal-Mart. Freiné par l'absence de standard commun, le marché de la musique en ligne reste toutefois marginal, et ne représente que 4,5% des ventes de musique au niveau mondial. [Voir aussi: Apple, baladeur numérique, eBay, iPod, iTunes, Microsoft, Napster, RealNetworks.]

= musique en ligne (2005-2007) =

Le moteur de recherche Yahoo! lance sa plateforme Yahoo! Music en août 2005. En 2005 et 2006, de plus en plus de téléphones portables et smartphones intègrent un baladeur de musique. On compte 335 plateformes de téléchargement légal en 2005, et 498 plateformes en 2006. La musique téléchargée représente 6% du marché de la musique (CD, cassettes, DVD, vinyles, téléchargements) en 2005 et 10% en 2006. D'après les analystes, le marché de la musique en ligne devrait véritablement décoller en 2007. En janvier 2007, Apple annonce le lancement prochain du iPhone, un téléphone portable multifonctions comprenant un iPod intégré. A la même date, la plateforme VirginMega met en vente 200.000 morceaux au format MP3 sans DRM (digital rights management), pour favoriser la vente de la musique en ligne. La Fnac fait de même sur sa plateforme FnacMusic, avec 150.000 morceaux sans DRM. En mai 2007, Amazon annonce son intention d’ouvrir une plateforme de musique sans DRM dans le courant de l’année. EMI Music passe des partenariats avec VirginMega (effectif à la mi-mai 2007), Apple (accord en mars 2007, effectif fin mai 2007), Amazon (accord en mai 2007, effectif plus tard) et diverses plateformes scandinaves pour la distribution de son catalogue sans DRM au prix de 1,29 euros le morceau (au lieu de 0,99 euros avec DRM). Les téléchargements de musique en ligne pourraient représenter 25% du marché de la musique en 2010. [Voir aussi: baladeur numérique, DRM, iPhone, téléchargement, smartphone, téléphone portable, Yahoo!]

= Napster =

Lancé en 1998 aux Etats-Unis, Napster est le site précurseur de la musique en ligne. Il est le premier à permettre le téléchargement gratuit (et illégal) de musique au format MP3 par le biais du P2P (peer-to-peer), qui permet l'échange de fichiers entre internautes. Il connaît un succès fulgurant, avec une utilisation par 70 millions d'internautes au faîte de sa popularité. Ce succès provoque l'inquiétude des majors de l'industrie du disque, dont la vente de CD baisse face à cette concurrence inopinée. En 2001, Napster est fermé par décision de justice. En octobre 2003, il renaît de ses cendres sous la forme d'un site légal et payant géré par l'éditeur de logiciels Roxio. Son grand concurrent est iTunes, la plateforme de musique lancée par Apple en avril 2003. En février 2004, Napster franchit la barre des 5 millions de morceaux de musique vendus. On peut soit acheter les morceaux à l'unité (0,99 dollar US), soit prendre un abonnement mensuel (9,95 dollars US) et télécharger à volonté. En mai 2004, Napster étend son activité au Canada. En décembre 2004, Napster nouvelle formule comptabilise 270.000 clients. Suivent un Napster UK, un Napster Allemagne et un Napster Japon. [Voir aussi: CD, iTunes, MP3, musique en ligne, P2P.]

= navigateur =

Appelé aussi logiciel de navigation, un navigateur permet à l’usager de rechercher et visualiser l’information sur le web: connexion à un site, affichage à l’écran des pages web, consultation des documents (texte, image et son) par le biais de liens hypertextes ou hypermédias. Les premiers navigateurs contribuent grandement au développement du web. Le pionnier est Mosaic, distribué gratuitement en novembre 1993. Mosaic est remplacé en 1994 par Netscape Navigator. En 1995, Microsoft lance Internet Explorer. Apparu en 1996, le navigateur Opera combine les avantages des deux grands navigateurs du marché tout en étant beaucoup plus léger, stable et rapide. C'est également le cas de Safari, le navigateur d'Apple, et de Firefox, le navigateur de Mozilla, disponible pour les plateformes Windows, Mac et Linux. Les navigateurs vocaux permettent aux usagers de naviguer sur le web à la voix, à partir de leur ordinateur ou de leur téléphone portable. [Voir aussi: Apple, Firefox, Internet Explorer, lien hypermédia, lien hypertexte, Mosaic, Mozilla, navigateur vocal, Netscape, Opera, web.]

= navigateur vocal =

Un navigateur vocal permet de naviguer sur le web depuis son ordinateur ou son téléphone mobile, avec commande à la voix. Le standard web pour les applications vocales interactives est validé en février 2004 par le consortium W3C (World Wide Web Consortium), sous le nom de VoiceXML. Ce standard est accompagné des directives utiles aux développeurs pour créer des dialogues vocaux “dans le but d'étendre l'accès universel du web, à l'aide d'interactions de type clavier téléphonique, commandes vocales, annonces pré-enregistrées, voix et musiques synthétisées”, toutes applications qui sont particulièrement utiles aux personnes aveugles et malvoyantes. [Voir aussi: interface, internet, reconnaissance vocale, synthèse vocale, téléphonie mobile, VoiceXML, XML, W3C.]

= NCSA (National Center for Supercomputer Applications) =

La très populaire page "What's New" du NCSA (National Center for Supercomputer Applications, Etat de l'Illinois, Etats-Unis) permet à des milliers d'internautes de suivre le développement du web dès ses débuts en 1991. Développé par le NCSA et distribué gratuitement à partir de novembre 1993, Mosaic est le premier navigateur web et contribue grandement à l'expansion rapide du réseau. [Voir aussi: Mosaic, navigateur, web.]

= Nemoptic =

Créée en 1999, Nemoptic est un société française spécialisée dans le papier électronique. Elle développe et produit des écrans à cristaux liquides (LCD: liquid crystal display) bistables pour des applications mobiles destinées au grand public ou aux professionnels. Ces écrans fins et légers permettent d’obtenir des images de haute résolution et présentent un confort de lecture équivalent au papier imprimé. La technologie BiNem (Bistable Nematic) de Nemoptic peut s’appliquer à de nombreux produits portables, comme les livres éducatifs électroniques, les dictionnaires et journaux électroniques, les PC ultra-portables, les téléphones portables, les jouets et les étiquettes électroniques. Les écrans de Nemoptic possèdent plusieurs avantages: haute résolution, consommation d’énergie nulle en état de veille, rapidité d’affichage et faible coût. Ils sont déclinables en version noir et blanc ou en version couleur. Nemoptic pilote notamment le projet Sylen (système de lecture nomade), qui vise à développer un lecteur numérique nomade bon marché pour journaux et livres électroniques, ainsi qu’une filière d’édition et de distribution numérique. [Voir aussi: ebook, journal électronique, LCD, papier électronique, téléphone portable.]

= Net des études françaises (NEF) =

Le Net des études françaises (NEF) se veut d’une part "un filet trouvé qui ne capte que des morceaux choisis du monde des études françaises, tout en tissant des liens entre eux", d’autre part un réseau dont "les auteurs sont des personnes oeuvrant dans le champ des études françaises et partageant librement leur savoir et leurs produits avec autrui". Le NEF est créé en mai 2000 par Russon Wooldridge, professeur au département d’études françaises de l’Université de Toronto (Canada), suite au premier Colloque international sur les études françaises favorisées par les nouvelles technologies d’information et de communication (Toronto, mai 2000). "Le NEF est un site web consacré à divers aspects des études françaises, notamment les outils critiques, réflexions et autres ressources, ainsi que le World Wide Web comme répositoire de textes et de bases de données textuelles, en même temps qu'objet d'étude et d'analyse critique." (Russon Wooldridge) Le NEF propose entre autres des bases textuelles interactives, par exemple les oeuvres complètes de Maupassant, ou encore les théâtres complets de Corneille, Molière, Racine, Marivaux et Beaumarchais (base Théâtres d'Ancien régime). Le NEF propose aussi nombre d'entretiens avec des professionnels de l'information. Le NEF dispose d'un site miroir sur Translatio, lui-même hébergé sur le serveur de l’Ecole nationale supérieure (ENS) de Paris. Le NEF est référencé dans les Signets de la Bibliothèque nationale de France (BnF). [Voir aussi: base interactive, Bibliothèque nationale de France, site miroir, Wooldridge Russon.]

= nétiquette =

La nétiquette est l’étiquette de l’internet, ou encore la charte de bonne conduite devant être respectée par les internautes à titre personnel et/ou professionnel. Ces règles de savoir-vivre concernent notamment le courriel, les forums de discussion et l'utilisation du contenu des pages web. La nétiquette veut que l'on cite ses sources ainsi que leur adresse web. [Voir aussi: courriel, forum, internet, site web.]

= Netscape =

La Netscape Communications Corporation est créée début 1994 par une partie de l’équipe de Mosaic, le premier navigateur du marché lancé en novembre 1993. Lancé en 1994, Netscape Navigator est utilisé par 80% des internautes en 1995. Il est ensuite concurrencé par Internet Explorer, le navigateur lancé par Microsoft en 1995. En 1997, Microsoft intègre l’Internet Explorer à son nouveau système d’exploitation Windows 98 (qui succède à Windows 95). Cette stratégie commerciale entraîne la poursuite de Microsoft par les autorités judiciaires américaines pour entrave à la concurrence et violation de la législation antitrust. Les concurrents de Microsoft accusent la société de vouloir créer une situation de quasi-monopole, mettant ainsi en péril le principe de libre concurrence. De fait, la politique de Microsoft entraîne la chute libre du Netscape Navigator, dont la part de marché passe de 80% en 1995 à 70% en 1998, pour terminer à 5% en 2001. Netscape est alors racheté par AOL (America OnLine). Par ailleurs, le code source de Netscape est confié dès 1998 à la communauté "open source" (logiciels libres), ce qui permet le développement du navigateur Mozilla et de ses successeurs. Après un long intermède, AOL publie une nouvelle version du navigateur (Netscape Browser, version 8) en mai 2005, suite à une version bêta lancée en mars 2005. [Voir aussi: AOL, Internet Explorer, logiciel libre, Mosaic, Mozilla, navigateur.]

= NeXT =

NeXT est à la fois le nom d'une société informatique créée en 1985 par Steve Jobs, l'un des fondateurs de la société Apple, et le nom de l'ordinateur personnel (poste de travail) développé par la société en 1988. "C'est sur une machine NeXT sous (le système d'exploitation, ndlr) NeXTStep que Tim Berners-Lee inventa le World Wide Web alors qu'il travaillait au CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire, ndlr). NeXT, au bord de la faillite, fut racheté en 1996 par Apple Computer, qui recherchait un nouveau système d'exploitation pour ses ordinateurs Macintosh. Apple fit revivre ainsi avec Mac OS X un système d'exploitation de conception particulièrement avancée." (Nicolas Pewny, consultant internet & publishing) [Voir aussi: Apple, Berners-Lee Tim, CERN, Mac OS X, système d'exploitation, web.]

= nom de domaine =

Un nom de domaine est une chaîne de caractères alphanumériques permettant d'identifier un site web, et donc son serveur sur le réseau, au lieu d'une suite de chiffres (correspondant à l'adresse IP – internet protocol) qu'il serait beaucoup plus difficile de mémoriser. Par exemple, le nom de domaine de l'Agence France-Presse (AFP) est: www.afp.com, et la suite de chiffres: 185.65.0.1. Ce sont les serveurs du système des noms de domaine (DNS: domain name system) qui gèrent le trafic sur le réseau mondial. Le système des noms de domaine est régi au niveau international par l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). En mai 2007, 120 millions de noms de domaine sont enregistrés auprès de l’ICANN, dont 40 millions avec des extensions de pays (.be, .ca, .ch, .fr, .qa, etc.). L’extension la plus utilisée est .com, avec 62 millions de noms de domaine. [Voir aussi: ICANN, IP, serveur, site web.]

= notice bibliographique =

La notice bibliographique d’un document (livre, périodique, article, etc.) est son descriptif en différents champs (auteur, titre, éditeur, etc.) selon des normes précises, pour publication dans un catalogue. Pour les catalogues en ligne (ou OPAC: online public access catalogues), les normes internationales les plus utilisées sont l’ISBD (international standard book description) et l’AACR2 (Anglo-American cataloguing rules, 2nd version). [Voir aussi AACR2, catalogage, catalogue en ligne, ISBD.]

= nouvelle économie =

L'expression "nouvelle économie" est popularisée en 1996 par le magazine hebdomadaire Business Week. Cette expression caractérise l'économie régie par les technologies de l'information et de la communication (TIC). Après un départ sur les chapeaux de roue, freiné aux débuts des années 2000 par l'"éclatement de la bulle internet", la nouvelle économie semble maintenant avoir atteint sa vitesse de croisière. Une de ses caractéristiques est le commerce en ligne, avec des sociétés telles qu'Amazon.com ou eBay. [Voir aussi: Amazon.com, commerce en ligne, eBay, NTIC.]

= NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) =

NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) est un sigle utilisé entre autres par les décideurs politiques et culturels, tout comme TIC (technologies de l’information et de la communication) ou TICE (technologies de l’information et de la communication pour l’éducation). [Voir aussi: information, télécommunications.]

= NTT DoCoMo =

La société NTT DoCoMo (NTT: Nippon Telegraph and Telephone Communications) est le principal opérateur japonais de télécommunications mobiles. En octobre 2001, NTT DoCoMo lance le premier réseau de téléphonie 3G (3e génération) au monde, avec un million d'abonnés en septembre 2003, 5 millions d'abonnés en juillet 2004 et 10 millions d'abonnés en février 2005. NTT DoCoMo compte aussi 40 millions d'abonnés à ses services de téléphonie mobile 2G (2e génération). Tous opérateurs confondus, le Japon compte 90 millions d'abonnés aux services de télécommunications mobiles, soit 70% de la population. [Voir aussi: 2G, 3G, téléphonie mobile.]

= numérique =

Le terme "numérique" est un terme générique utilisé pour une oeuvre (par exemple la littérature numérique), un procédé (par exemple la photo numérique) ou une entité (par exemple la bibliothèque numérique) dans des domaines aussi divers que le texte, la musique, le son, la photographie, l'image animée ou non, la vidéo, le film, les logos, les sites web, les logiciels et les bases de données. Une description plus complète est donnée dans les notices qui suivent. [Voir aussi: image numérique, numérique (image), numérique (image fixe), numérique (son), numérique (texte), numérisation, web.]

= numérique (image) =

Les technologies numériques ont profondément modifié les procédés de création et de traitement de l'image fixe et animée. On a vu apparaître les images numérisées (à partir d'un document papier), les images numériques, les images de synthèse en 3D, les appareils photo numériques, les caméras numériques, les films disponibles en DVD, les archives de films en ligne, les téléviseurs numériques, les PDA (personal digital assistants), les smartphones avec fonction appareil photo, etc. [Voir aussi: DVD, image de synthèse, image numérique, PDA, photo numérique, smartphone, télévision.]

= numérique (image fixe) =

Une image fixe peut être une photo numérique (prise au moyen d'un appareil photo numérique) ou alors une photo ou une image numérisée à partir d'un exemplaire papier (au moyen d'un scanner). Les trois principaux standards de compression d'images fixes sont les formats JPEG (Joint Photographic Experts Group), GIF (graphics interchange format) et PNG (portable network graphics). [Voir aussi: GIF, image numérique, JPEG, numérisation, photo numérique, PNG.]

= numérique (signal) =

Le signal numérique obéit à une valeur définie traduite en bits, ce qui donne un groupe de chiffres 0 et 1 en langage binaire. En code ASCII (American standard code for information interchange), qui traduit l'alphabet en langage binaire sur sept bits, la lettre "A" devient: "1000001", la lettre "B" devient: "1000010", etc. Le signal numérique s’oppose au signal analogique qui, lui, est un signal de valeur continue, utilisé par exemple pour la transmission de la voix par la ligne téléphonique. [Voir aussi: analogique, ASCII, bit.]

= numérique (son) =

Les technologies numériques ont profondément modifié le domaine du son. On a vu apparaître la musique électronique, le son synthétique, la norme MPEG (Moving Picture Experts Group), les fichiers musicaux au format MP3, MP3pro et WMA (Windows media audio), les livres audionumériques (appelés plus simplement livres audio), les webradios, le baladeur de musique iPod, les plateformes de musique en ligne, la norme DRM (digital radio mondiale) pour la numérisation de la radio AM (amplitude modulation), etc. [Voir aussi: DRM, iPod, livre audio, MP3, MP3pro, MPEG, musique en ligne, synthèse du son, webradio, WMA.]

= numérique (texte) =

Les technologies numériques ont profondément modifié le domaine du texte (livres, journaux, revues, etc.). On a vu apparaître les textes électroniques, les sites web d’écrivains, les sites de presse, les éditeurs électroniques, les librairies en ligne, les bibliothèques numériques, les dictionnaires en ligne, les bases interactives (notamment terminologiques et textuelles), les oeuvres hypermédias, les livres numériques, les logiciels de traduction automatique, les appareils de lecture de la taille d’un livre (appelés ebooks), les logiciels de lecture pour ordinateur, PDA (personal digital assistant) et smartphone, etc. Le papier électronique est pour bientôt. [Voir aussi: base interactive, bibliothèque numérique, dictionnaire en ligne, éditeur électronique, librairie en ligne, littérature numérique, livre numérique, papier électronique, PDA, presse en ligne, texte électronique, traduction automatique.]

= numérisation =

La numérisation est la codification d’informations (textes, images, sons) en langage généralement binaire (0 ou 1) pour permettre leur traitement par voie informatique. La numérisation permet la création, l’enregistrement, la combinaison, le stockage, la recherche et la transmission de documents de manière simple et rapide. Des procédés similaires permettent le traitement du texte, du son et de l’image alors que, par le passé, ce traitement était assuré par des procédés différents et sur des supports différents (le papier pour l’écriture, la bande magnétique pour la musique, le celluloïd pour le cinéma). En ce qui concerne les livres, la numérisation peut être effectuée soit en mode texte, soit en mode image. [Voir aussi: numérique, numérisation en mode image, numérisation en mode texte.]

= numérisation en mode image =

Contrairement à la numérisation en mode texte, qui propose le texte d'un livre en continu, la numérisation en mode image correspond à la photographie du livre. La version informatique est le fac-similé numérique de la version imprimée. La présentation originale étant conservée, on peut feuilleter le texte page après page à l’écran. C’est la méthode employée pour les numérisations à grande échelle, par exemple pour la constitution de Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Dans le cas de Gallica, pour faciliter la recherche textuelle, les tables des matières, les sommaires et les légendes des corpus iconographiques sont numérisés en mode texte. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Gallica, numérisation, numérisation en mode texte.]

= numérisation en mode texte =

Deux méthodes sont possibles pour numériser un livre en mode texte. On peut saisir le livre de bout en bout sur le clavier de son ordinateur. On peut aussi scanner le livre page après page, ce qui donne des fichiers numérisés en mode image, puis on utilise un logiciel OCR (optical character recognition), qui permet de convertir chaque fichier image en fichier texte. Il est ensuite préférable de relire le contenu du fichier texte au regard de l’original (image scannée ou livre imprimé) en corrigeant les erreurs (dix erreurs par page en moyenne lorsque le logiciel OCR est de qualité). Dans l’un comme l’autre cas (saisie ou scannage + OCR), le texte numérisé apparaît en continu à l’écran, et la présentation de la page originale n’est pas conservée. A cause du temps passé au traitement de chaque livre, la numérisation en mode texte est assez longue. Elle est toutefois très préférable à la numérisation en mode image, puisqu’elle permet l’indexation, la recherche plein texte, l’analyse textuelle, une étude comparative entre plusieurs textes ou plusieurs versions du même texte, etc. C’est la méthode utilisée par exemple par le Projet Gutenberg, la grande bibliothèque mondiale au format texte fondée en 1971. Le format de fichier obtenu est le format TXT, et l'extension du fichier est ".txt". [Voir aussi: bibliothèque numérique, indexation, numérisation, numérisation en mode image, OCR, Projet Gutenberg, scanner, TXT.]

= numériseur =

Un numériseur est un appareil permettant de convertir des informations analogiques (textes, images, sons) en valeurs numériques (0 et 1) manipulables sur ordinateur. Il existe différents types de numériseurs: les scanners (numériseurs à balayage), les tablettes à numériser, les caméras haute définition, les magnétophones numériques et les magnétoscopes numériques. [Voir aussi: analogique, numérique, scanner.]

= Numilog =

Créée par Denis Zwirn en mars 2000, la société Numilog est spécialisée dans la fabrication et la distribution de livres numériques. Numilog lance une librairie en ligne en octobre 2000. En 2003, le catalogue comprend 3.500 titres (incluant les numéros de revues) en français et en anglais, aux formats PDF (portable document format, lisible par l'Adobe Reader), LIT (abrégé du terme anglais "literature", lisible par le Microsoft Reader) et PRC (Palm resource, lisible par le Mobipocket Reader), grâce à un partenariat avec une quarantaine d'éditeurs. Numilog devient la principale librairie francophone de livres numériques, suite à des accords avec de nombreux éditeurs (Gallimard, Albin Michel, Eyrolles, Hermès Science, Pearson Education France, etc.). Numilog propose aussi des livres audio. Une librairie anglophone est lancée suite à des accords de diffusion conclus avec plusieurs éditeurs anglo-saxons (Springer-Kluwer, Oxford University Press, Taylor & Francis, Kogan Page, etc.). Les livres numériques sont proposés dans différents formats permettant leur lecture sur tout appareil électronique (ordinateur, assistant personnel, téléphone portable, smartphone, etc.). Numilog propose aussi un système de bibliothèque en ligne (permettant de prêter des livres numériques) destiné aux bibliothèques, aux administrations et aux entreprises. Numilog est également prestataire de services pour les technologies DRM (digital rights management). En janvier 2006, Numilog met sur pied la plateforme de la Bibliothèque numérique pour le Handicap (BNH), une initiative de la ville de Boulogne-Billancourt (région parisienne). En décembre 2006, le catalogue de Numilog comprend 35.000 livres numériques et 200 éditeurs partenaires, dont 60 éditeurs francophones. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Bibliothèque numérique pour le Handicap, DRM, éditeur, librairie numérique, LIT, livre audio, livre numérique, PDF, PRC, smartphone, téléphone portable, Zwirn Denis.]

= NuvoMedia =

Basée à Palo Alto, dans la Silicon Valley (Californie), la société NuvoMedia conçoit en 1998 le Rocket eBook, premier appareil de lecture dédié à voir le jour dans un marché alors embryonnaire. NuvoMedia est en partie financé par la chaîne de librairies Barnes & Noble et le géant des médias Bertelsmann. Le Rocket eBook est commercialisé en 1999. NuvoMedia est racheté par Gemstar-TV Guide International en janvier 2000. Le successeur du Rocket eBook est le modèle REB 1100 de Gemstar eBook, construit et vendu sous le label RCA (appartenant à Thomson Multimedia), et commercialisé en novembre 2000 aux Etats-Unis. La gamme de Gemstar eBook disparaît en juin 2003. [Voir aussi: ebook (appareil de lecture), Gemstar-TV Guide International.]

= Ockerbloom, John Mark =

Alors doctorant à l’Université Carnegie Mellon (à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Etat des Etats-Unis), John Mark Ockerbloom crée en 1993 The Online Books Page pour répertorier les textes électroniques de langue anglaise en accès libre sur le web. Fin 1998, John Mark Ockerbloom obtient son doctorat en informatique. En 1999, il rejoint l’Université de Pennsylvanie pour travailler à la R&D (recherche et développement) de la bibliothèque numérique de cette université. A la même époque, il y transfère The Online Books Page, tout en gardant la même présentation, très sobre, et il poursuit son travail d’inventaire dans le même esprit. En décembre 2006, The Online Books Page recense 25.000 textes. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Online Books Page (The), texte électronique.]

= OCLC (Online Computer Library Center) =

Fondée en 1967 dans l’Ohio (Etat des Etats-Unis), l'association OCLC (Online Computer Library Center) crée en 1971 l’OCLC Online Union Catalog, qui est d’abord le catalogue collectif des bibliothèques universitaires de l’Ohio avant de s’étendre à l’ensemble des Etats-Unis puis au monde entier, avec plus de 10.000 bibliothèques participantes dans 112 pays. Le catalogue collectif mondial WorldCat est désormais la plus grande base mondiale de données bibliographiques, avec une version web (bêta) en accès libre lancée en août 2006. OCLC propose également à ses partenaires toute une gamme de services avec deux objectifs: favoriser l’accès à l’information et réduire les coûts correspondants. Le RLG (Research Libraries Group), autre organisme fondé en 1980 et gérant un deuxième catalogue collectif mondial, est intégré à OCLC en novembre 2006. [Voir aussi: bibliothèque, catalogue collectif mondial, RLG, WorldCat.]

= OCR (optical character recognition) =

La reconnaissance optique de caractères (OCR: optical character recognition, même sigle en français et en anglais) est une technologie permettant de convertir en fichier texte un fichier numérisé en mode image. Cette conversion permet d’alléger le poids du fichier, de corriger le texte si utile et d’effectuer des recherches textuelles. En quoi consiste exactement la numérisation d’un livre en utilisant un logiciel OCR? Il consiste à scanner le livre page après page, ce qui donne des fichiers numérisés en mode image, puis à utiliser un logiciel OCR, qui permet de convertir chaque fichier "image" en un fichier texte. Il consiste ensuite à relire le contenu du fichier texte au regard de l’original (image scannée ou livre imprimé) en corrigeant les erreurs (dix erreurs par page en moyenne quand le logiciel OCR est de qualité). Deux logiciels OCR commerciaux sont les logiciels OmniPage et TextBridge de la société Nuance. [Voir aussi: numérisation, numérisation en mode image, scanner.]

= octet =

Un octet est un groupe de 8 bits représentant soit un caractère alphabétique, soit quelques points formant une image. Cette unité de mesure est utilisée pour mesurer la capacité d’une unité de stockage (fichier informatique, mémoire de l’ordinateur, disquette, disque dur, DVD, etc.), à savoir la quantité d’informations que cette unité contient ou peut contenir. Cette capacité se mesure en kilo-octets (Ko), mégaoctets (Mo), gigaoctets (Go), exaoctets (Eo) et téraoctets (To), tous multiples de 1.024. Un kilo-octet (Ko) représente un peu plus de mille octets (1.024 octets). Un mégaoctet (Mo) représente 1.024 Ko, soit un peu plus d’un million d’octets (très précisément 1.048.576 octets). Un gigaoctet (Go) représente 1.024 Mo, soit un peu plus d’un milliard d’octets (très précisément 1.073.741.824 octets). Un exaoctet (Eo) représente 1.024 Go. Un téraoctet (To) représente 1.024 Eo. [Voir aussi: bit, disque dur, disquette, DVD, mémoire, ordinateur.]

= OeB (open ebook) =

Créé en septembre 1999, l’OeB (open ebook) est un format basé sur le langage XML (extensible markup language) pour normaliser le contenu, la structure et la présentation des livres numériques. Le format OeB est défini par l’OeBPS (open ebook publication structure). Développé par l’Open eBook Forum (OeBF, remplacé en avril 2005 par l’IDPF – International Digital Publishing Forum) ) et téléchargeable gratuitement, l’OeB est un format ouvert appartenant au domaine public. Le format original est toutefois utilisé uniquement par les professionnels de la publication. Il doit être associé à une technologie normalisée de gestion des droits numériques, et donc à un système de DRM (digital rights management), qui permet de contrôler l’accès des livres numériques sous droits. La dernière version de l’OeBPS date de décembre 2006. [Voir aussi: DRM, format, livre numérique, OeBF, XML.]

= OeBF (Open eBook Forum) =

Fondé en janvier 2000, l’OeBF (Open eBook Forum) est un consortium industriel international regroupant constructeurs, concepteurs de logiciels, éditeurs, libraires et spécialistes du numérique (85 participants en 2002) pour développer le format OeB (open ebook) et définir l’OeBPS (open ebook publication structure). L’Open eBook Forum fait suite à l’Open eBook Initiative, créée en juin 1998 à l’instigation du NIST (National Institute of Standards and Technology, Etats-Unis) pour constituer un groupe de travail de 25 personnes, l’Open eBook Authoring Group, afin de normaliser le contenu, la structure et la présentation des livres numériques. En avril 2005, l'OeBF change de nom pour devenir l'IDPF (International Digital Publishing Forum). [Voir aussi: IDPF, livre numérique, OeB.]

= Office québécois de la langue française (OQLF) =

L’Office québécois de la langue française (OQLF) est un organisme gouvernemental chargé d’assurer la promotion du français. Il définit et conduit la politique québécoise en matière de linguistique et de terminologie. Il veille aussi à l'implantation et au maintien du français dans le monde de travail et des affaires, et dans les services administratifs. Il gère entre autres des bases terminologiques, notamment deux excellents outils de référence: Le Signet, qui propose 10.000 fiches bilingues français-anglais dans le secteur des technologies de l’information, et le Grand dictionnaire terminologique (GDT), qui donne accès à trois millions de termes français et anglais du vocabulaire industriel, scientifique et commercial, dans 200 domaines d’activité. Un autre outil terminologique est le Vocabulaire d'internet, avec un index des termes anglais et des termes français. [Voir aussi: base terminologique, Grand dictionnaire terminologique.]

= Oie plate (L') =

Fondée début 2005 par Roger Gaillard, Claude Aubert et André Muriel, L'Oie plate (Observatoire indépendant de l'édition pour les auteurs très exigeants) est une maison d'édition spécialisée dans les ouvrages pratiques sur "les arcanes de l'édition et les méthodes et les risques de la publication". L'Oie plate intègre "les compétences et les valeurs défendues pendant vingt-cinq ans" par le Calcre (Association d'information et de défense des auteurs, dont le sigle signifie "Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition"), disparu en 2004 des suites d'un procès initié par un ancien salarié. L'Oie plate diffuse ARLIT & Cie: annuaire des revues littéraires et compagnie, de Roger Gaillard (Calcre, édition 2003). Les premières publications de L'Oie plate sont 150 questions sur l'édition, de Marc Autret, guide paru en mars 2005, et AUDACE: annuaire à l'usage des auteurs cherchant un éditeur, de Roger Gaillard, paru à la même date. Suivent La revue mode d'emploi: revue papier, revue en ligne, de Jean-Jacques Nuel (nouvelle édition, mars 2006), et Safêlivre: guide des salons et fêtes du livre, d'André Muriel (nouvelle édition, juillet 2007). [Voir aussi: Autret Marc, Calcre, édition, Gaillard Roger, presse en ligne.]

= OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) =

Fondée en 1967, l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) est l’une des 16 agences spécialisées des Nations Unies. Basée à Genève (Suisse), elle compte 179 états membres. L’OMPI a pour vocation de promouvoir la diffusion et la protection des oeuvres de l’esprit en défendant la notion de propriété intellectuelle, qui se présente elle-même sous deux aspects: la propriété industrielle et le droit d’auteur. L’Organisation doit administrer 23 traités internationaux relatifs à différents aspects de la protection de la propriété intellectuelle. Deux traités internationaux signés en 1996 visent à contrôler la gestion des droits numériques (DRM: digital rights management) dans le but de renforcer le respect du droit d'auteur sur l'internet, et de contrer ainsi le piratage. Ces traités sont suivis de législations nationales. Le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) est entériné en octobre 1998 aux Etats-Unis. Son correspondant européen, la European Union Copyright Directive (EUCD), est entériné en mai 2001 par les instances de l'Union européenne, avec entrée en vigueur progressive dans tous les pays de l'Union européenne. [Voir aussi: copyright, DMCA, DRM, droit d’auteur, EUCD, propriété intellectuelle.]

= OMPI: Centre d’arbitration et de médiation =

Créé en 1994 par l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle), le Centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI a pour but de régler les litiges commerciaux internationaux entre particuliers ou entreprises privées. Les procédures sont adaptées aux litiges relatifs aux techniques, arts du spectacle et autres aspects de la propriété intellectuelle. Le Centre dispose d’un cadre juridique pour l'administration des litiges relatifs à l’internet et au commerce électronique, notamment par le biais de son Service de règlement des litiges relatifs aux noms de domaine, créé en décembre 1999. Le Centre est souvent consulté pour des litiges relatifs à la propriété intellectuelle sur l’internet. [Voir aussi: OMPI, propriété intellectuelle.]

= Online Books Page (The) =

The Online Books Page est créée en 1993 par John Mark Ockerbloom pour répertorier les textes électroniques de langue anglaise en accès libre sur le web. A cette date, John Mark Ockerbloom est doctorant à l’Université Carnegie Mellon (à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Etat des Etats-Unis). En 1999, il rejoint l’Université de Pennsylvanie pour travailler à la R&D (recherche et développement) de la bibliothèque numérique de l'université. A la même époque, il y transfère The Online Books Page, tout en gardant la même présentation, très sobre, et il poursuit son travail d’inventaire dans le même esprit. En 2003, ce répertoire fête ses dix ans et recense plus de 20.000 textes électroniques, dont 4.000 textes publiés par des femmes, à savoir 20% de sa liste de liens. En décembre 2006, il recense 25.000 titres, dont 6.300 titres du Projet Gutenberg. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Ockerbloom John Mark, Projet Gutenberg, texte électronique.]

= OPAC (online public access catalogue) =

L'acronyme OPAC (online public access catalogue) définit un catalogue pouvant être librement consulté en ligne. Les OPAC sont disponibles sur le web, avec une fonction de recherche utilisant le protocole Z39.50, un standard de communication permettant de chercher et récupérer des informations bibliographiques dans des bases de données en ligne. [Voir aussi: Z39.50.]

= Open Content Alliance (OCA) =

L'Open Content Alliance (OCA) est une initiative lancée en octobre 2005 par l'Internet Archive afin de créer un vaste répertoire libre et multilingue de livres numérisés et de documents multimédia pour consultation et téléchargement sur n'importe quel moteur de recherche. Un site de démonstration, l'Open Library, présente le projet et montre quelques livres numérisés issus des fonds de l'Université de Californie. L'OPA regroupe de nombreux partenaires: bibliothèques, universités, organisations gouvernementales, associations à but non lucratif, organismes culturels, sociétés informatiques (Adobe, Hewlett Packard, Microsoft, Yahoo!, Xerox, etc.). Les premières bibliothèques participantes sont les bibliothèques des universités de Californie et de Toronto, l'European Archive, les Archives nationales du Royaume-Uni, O'Reilly Media et Prelinger Archives. En décembre 2006, l'OCA compte 100.000 livres numérisés consultables sur le site de l'Internet Archive (Text Archive). La numérisation atteint désormais un rythme de 12.000 nouveaux livres par mois. A la même date, l'Internet Archive reçoit une subvention d'un million de dollars US de la part de la Sloan Foundation pour poursuivre ce travail en numérisant plusieurs grandes collections émanant entre autres du Metropolitan Museum of Art, du Getty Research Institute et de la Boston Public Library. En mai 2007, l’OCA franchit la barre des 200.000 livres numérisés. [Voir aussi: Google Book Search, Internet Archive, numérisation, Open Library, Yahoo!]

= OpenCourseWare Consortium (OCW Consortium) =

Un OpenCourseWare peut être défini comme la publication électronique en accès libre et gratuit de matériel d'enseignement de grande qualité organisé sous forme de cours. Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) lance d'abord le MIT OpenCourseWare en septembre 2002 (version bêta), avec un lancement officiel en septembre 2003 pour proposer quelques centaines de cours en ligne avec accès libre et gratuit. L'expérience se poursuit avec succès, et l'on compte 1.400 cours disponibles en mai 2006. Parallèlement, le MIT espère que cette expérience de publication électronique - la première du genre - va permettre de définir un standard et une méthode de publication, et qu'elle incitera d'autres universités à créer un OpenCourseWare pour la mise à disposition gratuite de leurs propres cours. Le MIT décide de proposer sur le même modèle le matériel d'enseignement de nombreuses universités. A cet effet, il lance l'OpenCourseWare Consortium (OCW Consortium) en décembre 2005. Un an après, ce consortium rassemble le matériel d'enseignement de 100 universités dans le monde. [Voir aussi: édition électronique, MIT, MIT OpenCourseWare.]

= OpenDocument =

Le format OpenDocument - appelé aussi ODF (open document format) - est un format de document ouvert basé sur le format XML (extensible markup language) et utilisé en premier lieu par la suite bureautique OpenOffice.org. L'extension de fichier est ".odf".Il est désormais développé par le consortium OASIS (Organization for the Advancement of Structured Information Standards). Le concurrent du format OpenDocument est le format Office Open XML (extensible markup language), format propriétaire développé par Microsoft et utilisé dans sa suite Office 2007. En février 2007, Microsoft lance le Open XML Translator, un convertisseur des formats propriétaires de sa suite Office 2007 dans des formats OpenDocument pour permettre l'interopérabilité de ces formats entre eux. [Voir aussi: OpenOffice.org, suite bureautique, XML.]

= Open Library (The) =

L'Open Library est un site de démonstration lancé en octobre 2005 par l'Open Content Alliance (OPA), pour présenter quelques collections issues des fonds de l'Université de Californie. L'Open Content Alliance est un consortium fondé à la même date et visant à créer une vaste bibliothèque numérique. [Voir aussi: bibliothèque numérique, Open Content Alliance.]

= OpenOffice.org =

Disponible gratuitement, OpenOffice.org est une suite bureautique "open source" (ensemble de logiciels libres) comprenant un traitement de texte (Writer), un tableur (Calc), une base de données (Base), un logiciel de présentation (Impress), un logiciel de dessin vectoriel (Draw) et un éditeur de formules mathématiques (Math). Apparu en 2000, OpenOffice.org est issu de la suite StarOffice, et devient le principal concurrent de la suite Office de Microsoft. En février 2007, Microsoft lance le Open XML Translator, un convertisseur des formats propriétaires de sa suite Office 2007 dans des formats OpenDocument pour permettre l'interopérabilité de ces formats entre eux. Suite bureautique phare du monde libre, OpenOffice.org est à ce jour le plus important projet de développement libre. [Voir aussi : logiciel libre, Microsoft, OpenDocument, suite bureautique, XML.]

= Open Source =

Le mouvement Open Source promeut le développement et la diffusion des logiciels libres (ou logiciels open source) par le biais de l'Open Source Initiative (OSI). Un logiciel "open source" doit répondre aux dix caractéristiques suivantes, précisées dans la définition officielle: (1) libre redistribution, (2) inclusion du code source, (3) possibilité d'applications dérivées, (4) intégrité du code source de l'auteur, (5) pas de discrimination contre des personnes ou des groupes, (6) pas de discrimination contre des domaines d'application, (7) distribution de la licence, (8) licence non spécifique à un produit, (9) licence sans restriction pour les autres logiciels distribués avec le dit logiciel, (10) licence technologiquement neutre. Le projet Open Source le plus important est OpenOffice.org, la suite bureautique phare du monde libre. [Voir aussi : logiciel libre, OpenOffice.org.]

= Opera =

Lancé en 1994, le navigateur Opera combine les avantages des deux grands navigateurs du marché (Netscape Navigator et Internet Explorer) tout en étant beaucoup plus léger, stable et rapide. Il est traduit dans de nombreuses langues, y compris en gaélique irlandais. "Opera a été et reste un des pionniers de la navigation ergonomique. Dans un court historique, Non-Troppo (l'auteur d'un wiki consacré à Opera, ndlr) revient sur quelques fonctionnalités majeures introduites par ce logiciel et repompées ensuite par les autres. Exemples : le mode multi-onglets dès 1994 (version 1), le zoomage/dézoomage en direct et les sessions utilisateur dès 1996 (version 2), la couche de styles utilisateur pour remodeler les pages dès 1998 (version 3), la suppression en un clic de toutes les données privées (cache, historique, cookies…) dès 2000 (version 4), l’anti-popups, les zones de recherche directement intégrées à l’interface (Google, etc.) et les fabuleux 'raccourcis-souris' la même année (version 5), la 'navigation spatiale' (Maj + flèches) dans la structure d’une page dès 2003 (version 7); la navigation commandée par la voix et la couche Javascript utilisateur permettant de supplanter les comportements programmés d’un site dès 2005 (version 8). Enfin, le support intégré du protocole BitTorrent à partir d’Opera 8.02 TP." (Marc Autret, Fil de brèves de BlogNot!, février 2006) [Voir aussi: Google, interface, Internet Explorer, logiciel, navigateur, navigateur vocal, Netscape Navigator.]

= ordinateur =

Un ordinateur est un appareil électronique destiné à traiter l’information, grâce à l’exécution de programmes préalablement enregistrés dans la mémoire de l’appareil. Le terme "ordinateur" est inventé en mars 1955 (il y a un peu plus de cinquante ans, donc) par Jacques Perret, professeur de philologie latine à La Sorbonne, à la demande d'IBM France qui s'apprêtait à commercialiser les premières machines électroniques destinées au traitement de l'information. Un micro-ordinateur est un ordinateur destiné à une utilisation personnelle ou une utilisation en petite entreprise. Il est appelé aussi ordinateur de bureau ou encore PC (personal computer). En 2006, les principaux constructeurs de PC (PC de bureau et PC portables) sont Dell, Hewlett-Packard, Lenovo, Acer et Toshiba. Sur l'internet, un ordinateur est identifié par une adresse IP (internet protocol), qui est un numéro d'identification propre à chaque ordinateur connecté. [Voir aussi: IBM, informatique, IP, mémoire, ordinateur portable, programme.]

= ordinateur de poche =

Les fonctions de l’ordinateur de poche s’étant beaucoup diversifiées, tout commecelles de l'agenda électronique, on utilise maintenant de préférence le terme"PDA" (personal digital assistant) ou l'expression "assistant personnel". [Voir:PDA.]

= ordinateur portable =

Caractérisé par son faible poids et par un encombrement réduit, un ordinateur portable est un ordinateur compact se présentant sous la forme d’un boîtier, le couvercle étant constitué par l’écran. Du fait de la petite taille des pièces, son prix est nettement plus élevé que l’ordinateur de bureau, parfois du simple au double. Les principaux constructeurs sont IBM, Apple, Compaq, Dell, Hewlett-Packard et Toshiba. Tout comme son homologue de bureau, avec la mobilité en plus, l’ordinateur portable dispose de fonctions multitâches: bureautique, accès à l’internet, lecture de livres numériques, écoute de fichiers MP3, visionnement de films et vidéos, etc. En 2003, un ordinateur ultra-portable de 1,5 kg disposant d’un disque dur de 6 Go (gigaoctets) et équipé des logiciels de bureautique standard permet de stocker environ 5.000 livres numériques. L'ordinateur portable ou ultra-portable fait de plus en plus d'adeptes, et son prix baisse. En 2007 ou 2008, les ventes d'ordinateurs portables et d'ordinateurs de bureau devrait être à peu près équivalentes. [Voir aussi: livre numérique, logiciel de lecture, octet, MP3, ordinateur.]

= O'Reilly Media =

Fondé en 1978 par Tim O'Reilly, O'Reilly Media est un éditeur de renom publiant des manuels informatiques et des livres sur les technologies de pointe. Depuis fort longtemps, O'Reilly offre une formule de copyright "ouvert" aux auteurs qui le souhaitent, ou alors pour des projets collectifs. En juin 2001, O'Reilly lance Safari Books Online avec un autre éditeur de renom, Pearson Education, pour proposer une librairie en ligne diffusant leurs titres et ceux de plusieurs autres éditeurs spécialisés dans les technologies. A partir de 2003, O'Reilly privilégie le Founders' Copyright de Creative Commons, qui permet d'offrir des contrats flexibles de droit d'auteur à ceux qui veulent également diffuser leurs oeuvres sur le web. En 2004, Tim O'Reilly lance l'expression "web 2.0" en tant que titre d'une série de conférences. En octobre 2005, avec l'accord de certains auteurs, O'Reilly met en ligne une version gratuite de leurs livres dans la section Open Books, tout comme une copie numérique dans la bibliothèque de l'Internet Archive. Il s'agit soit de livres récents, soit de livres plus anciens dont la version imprimée est épuisée. Cette initiative a lieu dans le cadre de l'Open Content Alliance (OCA), un vaste projet de bibliothèque numérique collective dont l'Internet Archive et O'Reilly sont deux des membres fondateurs. Les éditions O'Reilly sont présentes aux Etats-Unis, en Allemagne, en France, au Japon et à Taïwan. [Voir aussi: bibliothèque numérique, copyright, Creative Commons, Internet Archive, Open Content Alliance.]

= Organisation internationale de la Francophonie (OIF) =

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est "une institution fondée sur le partage d’une langue et de valeurs communes". En 2006, elle compte 55 Etats et gouvernements membres et 13 Etats observateurs ayant le français en partage, avec 175 millions de Francophones répartis sur les cinq continents. La Charte de la Francophonie est adoptée en novembre 2005. L'OIF conduit des actions de politique internationale et de coopération multilatérale. Elle s’appuie sur quatre opérateurs directs et une assemblée consultative. Les quatre opérateurs directs sont l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), TV5, l’Université Senghor d’Alexandrie et l’Association internationale des maires francophones (AIMF). L’assemblée consultative est l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). [Voir aussi: Francophonie.]

= Ozone =

Créée en juin 2003 par Rafi Haladjian, fondateur en 1994 de l'opérateur internet FranceNet, la société Ozone a pour objectif de développer le "réseau pervasif". Le réseau pervasif est la génération suivante de l'internet, qui permettra de connecter en tout lieu et en permanence tout type d'appareil à travers un réseau omniprésent. La première réalisation de cet opérateur unique en son genre est l'Ozone Paris, basé sur la technologie WiFi (wireless fidelity). Ozone Paris, d'abord disponible dans le 13e arrondissement, installe progressivement ses antennes dans tous les quartiers parisiens. "Dans les oZones, les zones couvertes par Ozone, les utilisateurs peuvent utiliser l'ensemble des services de l'internet: web, mail, téléphone sur internet, téléchargements, etc., chez eux comme au jardin public de leur quartier. La vitesse de connexion est de 2 à 4 mégabits, et ce de manière symétrique, contrairement aux autres modes d'accès." Quel est le mode de fonctionnement? "Inspiré par le 'peering' à l'origine de l'internet, Ozone fournit à ses utilisateurs des équipements qu'il a mis au point et qui leur permettent à la fois de se connecter et de relayer le signal d'Ozone à l'adresse de toute la communauté des utilisateurs d'Ozone." En avril 2006, Ozone couvre 40% de Paris, et s'installe à Rennes (Bretagne) et à Bruxelles (Belgique). A terme, Ozone envisage de couvrir trente villes européennes. En mai 2007, la société est rachetée par Neuf Cegetel. [Voir aussi: internet, réseau pervasif, WiFi.]

= P2P (peer-to-peer) =

Le sigle P2P (peer-to-peer) peut se traduire par "pair à pair", "égal à égal" ou "poste à poste". Le P2P est un système d'échange gratuit de fichiers via l'internet. Ce système permet aux usagers de télécharger des fichiers (musique, films, jeux vidéo, logiciels, textes) repérables grâce à un moteur de recherche. Ce système permet également de mettre ses propres fichiers à la disposition de tous. Les deux systèmes P2P les plus connus sont Napster (ancienne formule) et Kazaa, utilisés pour l'échange de fichiers musicaux. Lancé en 1998, Napster est poursuivi en justice suite aux nombreuses plaintes des majors du disque. Il doit fermer en 2001, pour renaître plus tard sous la forme d'un site payant. Kazaa prend le relais en 2002, suivi de bien d'autres (eMule, Soulseek, Freenet, etc.). Parallèlement, le débat fait rage autour de ces plateformes de téléchargement gratuit, et souvent illégal. En septembre 2003, l'équipe de Kazaa lance Skype, un service gratuit de téléphonie sur IP (internet protocol), qui utilise lui aussi le système P2P pour téléphoner via l'internet. Le succès est au rendez-vous. [Voir aussi: Kazaa, musique en ligne, Napster, Skype, téléchargement, téléphonie sur IP.]

= Palm =

Basée en Californie, la société Palm lance en mars 1996 le premier PDA (personal digital assistant), dénommé Palm Pilot, qui utilise le système d’exploitation Palm OS. Palm vend 23 millions de machines entre 1996 et 2002. En 2002, malgré la concurrence, Palm est toujours le leader du marché (36,8% des machines vendues), suivi par Hewlett-Packard (13,5%), Sony (11%), Handspring (5,8%), Toshiba (3,7%) et Casio (3,3%). Les systèmes d’exploitation utilisés sont essentiellement le Palm OS (pour 55% des machines) et le Pocket PC (pour 25,7% des machines). La division PalmSource est plus précisément en charge des logiciels. Le logiciel de lecture est le Palm Reader, utilisable sur assistant personnel en mars 2001 puis sur ordinateur en juillet 2002. [Voir aussi: Palm DRM System, Palm OS, Palm Pilot, Palm Reader, PDA, Pocket PC.]

= Palm DRM System =

Conçu par la société Palm, le Palm DRM System (DRM: digital rights management) est un serveur payant destiné aux éditeurs et distributeurs pour gérer le conditionnement, la protection, la distribution et la vente sécurisée de livres numériques au format PDB (Palm database), le format des fichiers lus par le Palm Reader. Ce système de DRM permet de contrôler l’accès aux livres numériques sous droits, et donc de gérer les droits d’un livre en fonction des consignes données par le gestionnaire des droits, par exemple en autorisant ou non l’impression ou le prêt. [Voir aussi: copyright, DRM, livre numérique, Palm, Palm Reader.]

= Palm OS =

Développé par PalmSource, une division de Palm, le Palm OS (OS: operating system) est le système d’exploitation du Palm Pilot, qui est d'abord un PDA (personal digital assistant) unique avant de devenir une gamme de PDA. Le Palm OS équipe 55% des PDA vendus en 2002. L'autre "grand" système d’exploitation est le Pocket PC de Microsoft, qui équipe pour sa part 25,7% des machines. [Voir aussi: Palm, Palm Pilot, PDA, Pocket PC.]

= Palm Pilot =

Lancé en mars 1996 par la société Palm, le Palm Pilot est le PDA (personal digital assistant) le plus utilisé au monde, avec 23 millions de machines vendues entre 1996 et 2002. Il utilise le système d’exploitation Palm OS, développé par PalmSource, une division de Palm. En mars 2001, on peut utiliser le Palm Pilot pour lire des livres numériques sur les logiciels de lecture Palm Reader et Mobipocket Reader. En 2003, près de 10.000 titres dans plusieurs langues sont lisibles sur le Palm Pilot et ses successeurs. [Voir aussi: logiciel de lecture, Mobipocket Reader, Palm, Palm OS, Palm Reader, PDA, système d’exploitation.]

= Palm Reader =

En mars 2001, la société Palm fait l’acquisition de Peanutpress.com, éditeur et distributeur de livres numériques pour PDA (personal digital assistant). Le Peanut Reader devient le Palm Reader et les 2.000 titres de Peanutpress.com sont transférés dans la librairie numérique de Palm (Palm digital media). Développé par PalmSource, une division de Palm, le Palm Reader permet de lire des livres numériques au format PDB (Palm database). D’abord utilisable uniquement sur les gammes Palm et Pocket PC, le Palm Reader est utilisable sur ordinateur en juillet 2002. En 2003, le catalogue approche les 10.000 titres, téléchargeables à partir de la librairie Palm Digital Media, qui devient ensuite le Palm eBook Store. [Voir aussi: logiciel de lecture, Palm, Palm Pilot, PDA, Peanut Reader, Pocket PC.]

= PAO (publication assistée par ordinateur) =

La PAO (publication assistée par ordinateur) est une technique de composition et de mise en page de documents. Couplée avec l'impression numérique (impression à la demande), elle remplace souvent l’imprimerie traditionnelle, avec des coûts moindres et un travail plus rapide. [Voir aussi: édition, impression à la demande.]

= papier électronique =

Le développement du papier électronique débute dès 1997. On peut le définir comme un support souple d’une densité comparable au papier plastifié ou au transparent. Ce support peut être utilisé indéfiniment et le texte changé à volonté au moyen d’une connexion sans fil. Si le concept est révolutionnaire, le produit lui-même est le résultat d’une fusion entre trois sciences: la chimie, la physique et l’électronique. Produit en pages ou en rouleaux et réutilisable indéfiniment, ce support permettra d’afficher, de modifier et d’effacer électroniquement des données. Contrairement à l'écran plat dont la consommation d'électricité épuise rapidement la batterie, le papier électronique se contente de réfléchir la lumière ambiante et ne consomme de l'électricité qu'en cas de changement du contenu (technologie bistable). Un avantage qui s'ajoutera à la souplesse du support. Plusieurs équipes travaillent à des projets différents, les plus connus étant ceux des sociétés E Ink et Nemoptic. La production de papier électronique devrait débuter en 2008 dans les usines de Plastic Logic (avec la technologie E Ink). [Voir aussi: E Ink, encre électronique, Nemoptic, Plastic Logic.]


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