= SmartPaper =
Toujours à l’état expérimental en 2005, le SmartPaper est un matériau indéfiniment réutilisable ayant la souplesse du papier plastifié. Tout comme le papier traditionnel, il est produit en rouleaux mais, contrairement au papier traditionnel, le continu (textes et images) est affichable, modifiable et effaçable électroniquement. Dénommée gyricon, la technique d’affichage correspondante est mise au point à partir de 1997 par des chercheurs de PARC (Palo Alto Research Center), le centre Xerox de la Silicon Valley (Californie). Prises entre deux feuilles de plastique souple, des millions de micro-alvéoles contiennent des microbilles bicolores (un côté noir et un côté blanc) en suspension dans un liquide clair. Chaque bille est pourvue d’une charge électrique. Une impulsion électrique extérieure permet la rotation des billes, et donc le changement de couleur, afin d’afficher, de modifier d’ou effacer des données. La commercialisation du SmartPaper est assurée par la société Gyricon, créée en décembre 2000 dans ce but. Le marché pressenti est d’abord celui de l’affichage commercial, appelé SyncroSign, avec affichage des données via la WiFi (wireless fidelity). Ce marché débute en 2004, avec des panneaux d'affichage pour magasins et aéroports et des affichettes de promotion. Sont prévus dans un deuxième temps le papier électronique et le journal électronique. La société Gyricon ferme ses portes en 2005, avec développement repris par Xerox. [Voir aussi: gyricon, journal électronique, papier électronique, WiFi.]
= smartphone =
Un smartphone est un téléphone portable multifonctions, à savoir un téléphone portable multimédia doublé d'un PDA (personal digital assistant). Appelé aussi téléphone multimédia ou encore téléphone intelligent, le smartphone dispose d’un écran couleur, du son polyphonique et de la fonction appareil photo. Il propose les diverses fonctions de l’assistant personnel: agenda, dictaphone, lecteur de livres numériques, lecteur de musique, etc. Commercialisé en 2001, le modèle précurseur est le Nokia 9210, qui utilise la plateforme Symbian OS. Apparaissent ensuite le Nokia Series 60, le Sony Ericsson P800, puis les modèles de Motorola et de Siemens, et enfin ceux de BlackBerry. Les smartphones représentent 3,7% des téléphones portables en 2004. 90 millions de smartphones sont vendus en 2006, soit 9% du milliard de téléphones portables vendus. [Voir aussi: logiciel de lecture, multimédia, Nokia, PDA, photo numérique, Symbian OS, téléphone portable, téléphonie mobile.]
= smiley =
Un smiley est une marque typographique permettant à l’internaute d’exprimer son humeur dans un courriel, un message instantané, un SMS (short message service), etc. Pour ne prendre qu’un exemple, ":-)" exprime un sourire (en penchant la tête, avec un peu d'imagination, on voit deux yeux, un nez, et une bouche qui sourit). Une liste de smileys est présente dans Dicofr.com. [Voir aussi: courriel, messagerie instantanée, SMS.]
= SMS (short message service) =
Le SMS (short message service) est un service de minimessages permettant aux utilisateurs de téléphones portables (et de smartphones à partir de 2002) de communiquer au moyen de messages textuels courts tapés sur le clavier du téléphone, avec 160 caractères maximum pour les alphabets latins et 70 caractères maximum pour les langues non latines telles que l'arabe, le chinois ou le japonais. Vu la place réduite, les messages sont souvent tapés en langage simplifié utilisant la phonétique et les abréviations. Dès son apparition, ce service enregistre un succès phénoménal. Fin 2002, le SMS a une version multimédia dénommée MMS (multimedia messaging service), qui peut être envoyé à partir d'un smartphone. [Voir aussi: MMS, smartphone, téléphone portable.]
= société de l’information =
La société de l’information est une société dans laquelle la création, l’organisation et la distribution de l’information deviennent la principale activité économique et culturelle. Ses outils sont les ordinateurs et les télécommunications. Elle succède à la société industrielle, qui a elle-même succédé à la société agraire. Le concept d’une société de l’information est développé dans les années 1960 par Marshall McLuhan, professeur à l’Université de Toronto (Canada). Esprit visionnaire, Marshall McLuhan prédit que les médias de communication transformeront le monde en un "village global". [Voir aussi: information, McLuhan Marshall, ordinateur, télécommunications.]
= Softbook Press =
Implantée dans la Silicon Valley (Californie), la société Softbook Press conçoit en 1998 le Softbook Reader, deuxième ebook (appareil de lecture) du marché (le premier étant le Rocket eBook de la société NuvoMedia), en partenariat avec les grandes maisons d’édition Random House et Simon & Schuster. Softbook Press est racheté par Gemstar-TV Guide International en janvier 2000. [Voir aussi: ebook, Gemstar-TV Guide International, NuvoMedia, Rocket eBook, Softbook Reader.]
= Softbook Reader =
Conçu en 1998 par la société californienne Softbook Press, le Softbook Reader est le deuxième ebook (appareil de lecture) à voir le jour, peu après le Rocket eBook de la société NuvoMedia. Le Softbook Reader est commercialisé en 1999. Tout comme NuvoMedia, SoftBook Press est racheté par Gemstar-TV Guide International en janvier 2000. Le successeur du Softbook Reader est le modèle REB 1200 du Gemstar eBook, construit sous le label RCA (appartenant à Thomson Multimedia) et commercialisé entre novembre 2000 et juin 2003 aux Etats-Unis. [Voir aussi: ebook, Gemstar eBook, Rocket eBook.]
= Sony Reader =
En octobre 2006, Sony lance aux Etats-Unis le Sony Reader, un appareil de lecture (ebook) disposant d'un écran souple utilisant la technologie E Ink, une technologie d'affichage utilisant l'encre électronique. Le Sony Reader coûte 350 dollars US. Le lancement du Sony Reader fait suite au lancement du Librié au Japon en avril 2004. Coproduit par Sony, Philips et E Ink, le Librié utilise lui aussi la technologie E Ink. [Voir aussi: ebook, E Ink, Librié.]
= spam =
Envoyé à un grand nombre de personnes à la fois, par le biais d’une liste de diffusion, le spam est un courriel non sollicité, à caractère souvent commercial. Appelé aussi pourriel (contraction de "pourriture" et "électronique") par les Québécois puis une partie de la communauté francophone. En théorie, l’envoi de spams est interdit par la nétiquette. En pratique, les spams inondent nos boîtes aux lettres électroniques. Aux Etats-Unis, l’Etat de Washington est le premier à adopter une législation anti-spam, dès avril 1998. En 2003, plus de la moitié des Etats disposent de lois contre le spam. La Californie adopte une loi sévère en septembre 2003, avec entrée en vigueur le 1er janvier 2004. Au niveau fédéral, un projet de loi (Reduction in Distribution of Spam Act) est présenté en mai 2003. Une législation similaire est entérinée début 2003 par l'Union européenne, avec transposition dans les législations nationales requise en octobre 2003. De par la nature de l’internet, réseau mondial, on s’interroge toutefois sur l’efficacité de telles législations. Certains penchent plutôt pour un système de fortes amendes à l’encontre des sociétés émettrices de spams. D’autres considèrent que seules des solutions logicielles permettront de lutter efficacement contre les spams. En 2006, le nombre de spams double par rapport à 2005 et représenterait 90% de l'ensemble des courriels. Arrive aussi le spit, qui est un spam destiné à la téléphonie sur IP (internet protocol). [Voir aussi: courriel, internet, logiciel, nétiquette, spit, téléphonie sur IP.]
= SPIP (système de publication pour l'internet) =
Développé à l'origine par le minirézo pour la gestion du site uZine et mis à la disposition de tous, SPIP (système de publication pour l'internet) permet à tout un chacun de publier sur le web sans connaissance technique particulière et sans devoir maîtriser le langage HTML (hypertext markup language). Sous licence de logiciel libre GPL (general public license), SPIP peut être librement utilisé pour créer un site web, que celui-ci soit personnel, associatif, institutionnel ou marchand. SPIP permet de réaliser des sites web en plusieurs langues. [Voir aussi: GPL, HTML, logiciel libre, site web.]
= spit =
Le spit est un spam destiné à la téléphonie sur IP (internet protocol). Il s'agit d'un appel téléphonique non sollicité proposant au receveur des produits contrefaits ou l'achat d'actions. [Voir aussi: spam, téléphonie sur IP.]
= spoofing =
La technique du spoofing désigne le recours à un faux/vrai courriel, à savoir l'utilisation frauduleuse de l'adresse électronique d'un tiers pour envoyer un message, le message étant souvent un spam doublé d'un virus ou d'un spyware (logiciel espion). Pour résumer, le message semble provenir d'une adresse bien réelle sinon officielle, détournée pour l'occasion, afin que l'usager tombe dans le panneau. Cette technique permet de récupérer des informations sur le/la propriétaire de la machine infectée, par exemple ses codes d'accès bancaires. Le spoofing est souvent couplé avec le phishing ("hameçonnage"). [Voir aussi: courriel, phishing, spam, spyware.]
= spyware =
Le spyware est un logiciel espion ou un cookie espion qui s'installe dans un ordinateur à l'insu de son utilisateur pour suivre son activité en enregistrant ses habitudes sur le web, ses mots de passe et les mots saisis sur le clavier, et conserver ensuite ces informations pour les utiliser à son insu. Un logiciel anti-spyware permet à l'usager de scanner régulièrement son disque dur pour se débarrasser des intrus et/ou se protéger des intrusions. Un exemple de logiciel anti-spyware est le logiciel Ad-Aware de la société Lavasoft. [Voir aussi: cookie, freeware, logiciel, shareware.]
= SSL (secure sockets layer) =
Le SSL (secure sockets layer) est un protocole de cryptage largement utilisé pour assurer la sécurité et la confidentialité des informations transitant par l'internet. Développé par Netscape, en collaboration avec Microsoft, le SSL devient un standard inclus dans la plupart des navigateurs et des serveurs web. A ce protocole, toujours très utilisé, succède maintenant le protocole TLS (transport layer security), non compatible avec le protocole SSL. [Voir aussi: cryptage, navigateur, protocole, serveur, TLS.]
= stéréo =
Le terme "stéréo" est l'abrégé du nom "stéréophonie" ou de l'adjectif "stéréophonique". Le son stéréophonique donne à l'auditeur (radio) ou au spectacteur (télévision) l'impression d'être en face d'une source sonore réelle, par exemple un orchestre. Le son est en fait enregistré séparément, en deux ou plusieurs points différents, et reproduit de manière identique grâce à l'utilisation de deux ou plusieurs haut-parleurs ou enceintes. Le son stéréophonique standard (2 enceintes) est numérisé sous forme de fichiers MP3. Le son stéréophonique 5.1 (5 enceintes et un caisson de basses) est numérisé sous forme de fichiers MP3 Surround. [Voir aussi: 5.1, MP3, MP3 Surround, télévision.]
= streaming =
Le streaming est une technologie permettant d'écouter et/ou de voir un fichier audio ou vidéo au fur et à mesure de son téléchargement (au lieu de devoir attendre la fin du téléchargement), ou alors sans avoir à le télécharger. Cette technologie est popularisée par l'éditeur de logiciels RealNetworks. Le streaming nécessite un logiciel intermédiaire, par exemple le RealPlayer de RealNetworks. [Voir aussi: audio, logiciel, RealNetworks, téléchargement, vidéo.]
= suite bureautique =
Une suite bureautique est un ensemble de logiciels de bureau, regroupant le plus souvent un traitement de texte, un tableur et une base de données, auxquels peuvent s'ajouter des outils de dessin, de calcul et de présentation des données. OpenOffice.org est une suite bureautique gratuite disponible pour de nombreuses plateformes (Windows, Mac, Linux, etc.) et dans de nombreuses langues. OpenOffice.org utilise le format ouvert OpenDocument, appelé aussi ODF (open document format). [Voir aussi: logiciel, OpenDocument.]
= Symbian =
Basée au Royaume-Uni, la société Symbian est créée en juin 1998 par plusieurs géants des télécommunications: Nokia, Motorola, Panasonic, Psion, Siemens, Sony et Sony Ericsson. Symbian développe le système d'exploitation Symbian OS, destiné aux appareils cellulaires (smartphones et successeurs). Le premier modèle de smartphone, le Nokia 9210, est commercialisé en 2001. Motorola revend ses parts à Nokia et à Psion en septembre 2003. Psion revend ses parts à Nokia en février 2004. [Voir aussi: appareil cellulaire, smartphone, Symbian OS, téléphonie mobile.]
= Symbian OS =
Développé par la société Symbian, le système d’exploitation Symbian OS (operating system) est la plateforme équipant la majorité des smartphones, un smartphone étant un téléphone portable multimédia doublé d'un assistant personnel. Le premier appareil utilisant la plateforme Symbian OS est le précurseur Nokia 9210, un smartphone commercialisé en 2001. Il est suivi au printemps 2003 par les smartphones Nokia Series 60 et Sony Ericsson, puis par les modèles lancés par Motorola et Siemens. Les smartphones équipés du Symbian OS sont au nombre de 6,67 millions en 2003 et 14,38 millions en 2004. [Voir aussi: appareil cellulaire, Nokia, smartphone, Symbian, système d’exploitation.]
= synchrone =
Le terme "synchrone" définit un mode de communication exigeant la simultanéité de l’émission et de la réception des informations, par exemple le téléphone ou la messagerie instantanée. La communication asynchrone, elle, permet la non-simultanéité de l’émission et de la réception, par exemple le courriel. [Voir aussi: asynchrone, courriel, messagerie instantanée, téléphonie.]
= syndication =
La syndication consiste à mettre à disposition les nouvelles informations de son site web par le biais d'un fil de syndication (souvent appelé fil RSS, fil Atom ou fil XML), afin que celles-ci puissent être collectées par un agrégateur, à savoir un logiciel de lecture permettant à l'usager de lire en un seul point les informations émanant de nombreux sites sans devoir aller consulter les sites eux-mêmes. Pour un site de presse, les informations procurées par le webmestre dans le fil de syndication comprennent par exemple les titres des articles avec un descriptif court et leur adresse URL (uniform resource locator). L'usager souhaitant s'abonner utilise un petit bouton cliquable, souvent orange, pour avoir l'adresse URL du fil de syndication. Utilisée à l'origine pour suivre l'actualité sur des sites de presse, des forums ou des blogs, la syndication est désormais utilisée dans de nombreux autres domaines, par exemple pour recevoir les titres des dernières publications, les annonces des nouveaux logiciels ou la liste des produits d'un site marchand. La syndication de contenu se fait le plus souvent en utilisant le format RSS (really simple syndication) ou le format Atom. Basés sur le format XML (extensible markup language), ils fournissent tous deux un système simple de publication de listes (articles, livres, logiciels, etc.) via un logiciel ou une application web. [Voir aussi: Atom, blog, forum, presse en ligne, RSS, web.]
= synthèse d’images =
La synthèse d'images est l’ensemble des techniques et logiciels permettant de créer des images synthétiques, à savoir des images numérisées en 3D (trois dimensions). Une image synthétique de qualité satisfaisante nécessite une résolution d'écran élevée et une capacité de stockage en proportion. Par exemple, le stockage d'une image d’une résolution de 1.024 × 1.024 pixels nécessite 1 Mo (mégaoctet) de mémoire. Pour pouvoir faire de la synthèse d’images, un ordinateur doit être muni d'une carte d'accélération à base de microprocesseurs et d'un processeur graphique. [Voir aussi: 3D, image de synthèse, microprocesseur, pixel, processeur graphique.]
= synthèse du son =
La synthèse du son est la technique utilisée dans la musique électronique: création de nouveaux sons d'une part, modification ou transformation de sons numérisés et enregistrés d'autre part. L'appareil qui génère et manipule les sons électroniquement est un synthétiseur. [Voir aussi: numérique, numérique (son), numérisation, musique en ligne, synthétiseur.]
= synthèse vocale =
La synthèse vocale (ou synthèse de parole) est la technologie utilisée pour qu'un ordinateur puisse émettre des sons correspondant à la prononciation des mots par l’être humain. Cette technologie est associée à celle de la reconnaissance vocale, l’ordinateur devant auparavant reconnaître les mots énoncés par l’utilisateur. Les recherches sur la synthèse vocale et la reconnaissance vocale débutent dès 1960. La synthèse vocale est utilisée pour la lecture d’un livre audionumérique (appelé plus simplement livre audio). La conversion du fichier numérique en voix synthétique est effectuée au moyen d’un logiciel appelé synthétiseur vocal. [Voir aussi: livre audio, reconnaissance vocale, synthétiseur vocal.]
= synthétiseur =
A l'origine, le synthétiseur est un appareil qui génère et manipule les sons électroniquement. Il reproduit et étend des sons d'instruments de musique existants, ou alors il en crée de nouveaux. Les ondes produites sont modifiées dans leur durée, leur tonalité et leur qualité par l'utilisation d'amplificateurs, de systèmes de mixage, de réverbérateurs, de filtres, de séquenceurs ou de modulateurs de fréquence. A l'ère informatique, le synthétiseur est aussi l'appareil et/ou le logiciel permettant la synthèse des sons, soit à partir de leur définition physique (fréquence, hauteur, intensité, etc.), soit à partir de sons préalablement numérisés et enregistrés. Les synthétiseurs sont en général reliés à des ordinateurs et à des séquenceurs au moyen de l'interface MIDI (musical instrument digital interface). [Voir aussi: logiciel, MIDI, numérisation, ordinateur, séquenceur.]
= synthétiseur vocal =
Un synthétiseur vocal (ou synthétiseur de parole) est un logiciel fabriquant une phrase à partir de mots ou de phonèmes pré-enregistrés. Si le phonème correspond généralement à une lettre, une lettre peut correspondre à plusieurs phonèmes (par exemple "o" ouvert ou fermé). Les diphtongues ("on", "an", "un", etc.) représentent un seul phonème. La langue française compte 40 phonèmes. Pour synthétiser la parole, l'ordinateur effectue une transcription phonétique à partir d'un texte alphabétique. Il prend en compte les règles de la langue utilisée et tente de résoudre ses ambiguïtés. Un calculateur rétablit ensuite la prosodie de la phrase à prononcer (ton, intonation, accent et durée) et régit les éléments de commande des circuits acoustiques. Un exemple de synthétiseur vocal est le logiciel JAWS de la société Freedom Scientific, qui fonctionne sous plateforme Windows. [Voir aussi: JAWS, livre audio, logiciel, synthèse vocale, synthétiseur.]
= système d’exploitation =
Un système d’exploitation est un programme de base permettant à l’ordinateur de contrôler les périphériques (écran, clavier, souris, imprimante, etc.), d’organiser le système de classement du disque dur et de faire fonctionner d’autres programmes. Appelé aussi plateforme ou encore OS (operating system). Le premier système d'exploitation pour ordinateur personnel est le DOS (disc operating system). Les systèmes d’exploitation les plus connus sont MS DOS (Microsoft disc operating system) puis Windows (développés tous deux par Microsoft), Mac OS puis Mac OS X (développés tous deux par Apple) et Linux (développé par Linux). Les PDA (personal digital assistants) ont un système d’exploitation spécifique, les plus utilisés étant le Palm OS (développé par Palm) et le Pocket PC (développé par Microsoft). Les smartphones utilisent le plus souvent le système d’exploitation Symbian OS (développé par Symbian). [Voir aussi: DOS, Linux, Mac OS, Mac OS X, MS DOS, Palm OS, PDA, Pocket PC, Symbian OS, Windows.]
= tablette de lecture =
L'expression "tablette de lecture" ou "tablette électronique de lecture" désigne l'appareil dédié plus connu sous le nom de "ebook". [Voir: ebook.]
tablette PC =
Une tablette PC est une tablette informatique à mi-chemin entre l’ordinateur portable et le PDA (personal digital assistant). Le clavier est remplacé par un écran tactile. Les premières tablettes PC sont lancées en novembre 2002 (14 modèles différents), tout comme le système d’exploitation correspondant (Windows XP Tablet PC Edition) et une version compatible du logiciel de lecture Microsoft Reader. Certains fabricants, IBM en tête, sont assez sceptiques sur l’intérêt de la tablette PC et misent plutôt sur l’ordinateur ultra-portable. Il semblerait toutefois qu'il existe un marché pour les deux. 72.000 tablettes sont vendues en 2002, pour moitié aux Etats-Unis et pour moitié en Asie. Un rythme soutenu suit en 2003. La commercialisation à grande échelle débute en 2004. [Voir aussi: logiciel de lecture, Microsoft Reader, ordinateur portable, PDA, Windows.]
= TACTweb =
Développé par John Bradley, informaticien au King's College London (Royaume-Uni), et Geoffrey Rockwell, professeur à l'Université McMaster (Canada), TACTweb (TACT: text analysis computing tools) est un logiciel de recherche de données textuelles en ligne. Ce logiciel gratuit peut être paramétré facilement pour créer des bases textuelles en ligne sans devoir être un programmeur de haut niveau. Professeur au département d’études françaises de l’Université de Toronto (Canada), Russon Wooldridge est le créateur de ressources littéraires librement accessibles en ligne. En mai 2001, il explique: "La dernière version de TACTweb permet dorénavant de construire des bases interactives importantes comme les dictionnaires de la Renaissance (Estienne et Nicot; base RenDico), les deux principales éditions du Dictionnaire de l’Académie française (1694 et 1835), les collections de la Bibliothèque électronique de Lisieux (base LexoTor), les oeuvres complètes de Maupassant, ou encore les théâtres complets de Corneille, Molière, Racine, Marivaux et Beaumarchais (base théâtre 17e-18e). À la différence de grosses bases comme Frantext ou ARTFL (American and French Research on the Treasury of the French Language) nécessitant l’intervention d’informaticiens professionnels, d’équipes de gestion et de logiciels coûteux, TACTweb, qui est un gratuiciel que l’on peut décharger en ligne et installer soi-même, peut être géré par le chercheur individuel créateur de ressources textuelles en ligne." TACT et TACTweb sont présentés plus en détail dans un article de Russon Wooldridge et Emilie Devriendt. [Voir aussi: ARTFL, ATILF, base interactive, dictionnaire en ligne, Wooldridge Russon.]
= TCP/IP (transmission control protocol / internet protocol) =
Le protocole TCP/IP (transmission control protocol / internet protocol) regroupe l’ensemble des protocoles de communication utilisés sur l’internet pour la transmission des données (TCP: transmission control protocol) et l'échange des données d'un point à un autre (IP: internet protocol). Créé par Vinton Cerf et Bob Kahn en 1974, le protocole TCP/IP est à la base de l’internet, qui débute donc à cette date et se développe fortement à partir de 1983. [Voir aussi: Cerf Vinton, internet, protocole.]
= téléchargement =
Le téléchargement est le transfert à distance de fichiers, données ou programmes d’un ordinateur vers un autre ordinateur, via l’internet. De nombreux logiciels sont disponibles en téléchargement gratuit, à commencer par les logiciels de lecture (par exemple l'Adobe Reader, le Microsoft Reader et le Mobipocket Reader) et les logiciels de traduction (par exemple Wordfast). Les livres numériques sont eux aussi disponibles en téléchargement à partir de librairies numériques ou de sites d’éditeurs en ligne. La même remarque vaut pour la musique en ligne ou encore les films, disponibles à partir de plateformes dédiées. [Voir aussi: éditeur en ligne, librairie numérique, livre numérique, logiciel de lecture, logiciel de traduction, musique en ligne.]
= télécommunications =
Le terme "télécommunications" est un terme générique qui inclut toute transmission, émission ou réception de signes, de signaux, de textes, d'images et de sons, ou encore toute information transmise par le biais d'un système électrique, radio-électrique, électromagnétique ou optique. [Voir aussi: information.]
= télématique =
La télématique est l'ensemble des techniques associant l’informatique et les télécommunications. [Voir aussi: informatique, télécommunications.]
= téléphone =
Le téléphone des années 2000 se décline en plusieurs versions. Après une longue carrière, débutée en 1877, le téléphone fixe traditionnel est en perte de vitesse. Lui succèdent le téléphone portable (dit aussi mobile ou cellulaire) et le smartphone (appelé aussi téléphone intelligent ou téléphone multimédia), qui véhiculent non seulement la voix mais aussi les SMS (short message services), le courriel, la photo, la vidéo et le web. Le téléphone internet permet de téléphoner à partir de son ordinateur. Le téléphone WiFi (wireless fidelity) permet d'utiliser le réseau internet passer par un ordinateur. En attendant d'autres modèles. [Voir aussi: courriel, smartphone, SMS, téléphone portable, téléphonie, téléphonie mobile, téléphonie sur IP, WiFi.]
= téléphone internet =
Apparu en 2004, le téléphone internet est un combiné se raccordant à l’ordinateur via un port USB (universal serial bus). Ce type d’appareil offre une alternative à l’utilisation d’un casque avec écouteurs et micro. Apparus en 2005, certains modèles sans fil communiquent avec l’ordinateur via une liaison Bluetooth. D’autres appareils peuvent être utilisés à la fois pour la téléphonie fixe (ligne traditionnelle) et la téléphonie sur IP (internet protocol). [Voir aussi: Bluetooth, téléphonie sur IP, USB.]
= téléphone portable =
Appelé aussi téléphone mobile ou téléphone cellulaire, un téléphone portable est un téléphone utilisant les ondes radio (transmission radio-électrique par voie hertzienne) pour l’acheminement de la voix et autres données: SMS (short message service), courriel, internet, MMS (multimedia messaging service). La principale norme de transmission est la norme GSM (global system for mobile telecommunications), utilisée depuis 1992. Apparu en 2001, le smartphone est un téléphone portable doublé d’un PDA (personal digital assistant), complété fin 2002 par un écran couleur, un son polyphonique et une fonction appareil photo. Les téléphones portables de 3e génération (3G) apparaissent courant 2004, avec une vitesse accrue pour la transmission des données, ce qui permet la visiophonie, le téléchargement de musique et de vidéos, et l'utilisation des blogs et les chats. En février 2004, 1,3 milliard de personnes possèdent un téléphone portable. Les pays venant en tête sont la Chine, les Etats-Unis, l'Inde et l'Indonésie. 620 millions de téléphones portables sont vendus dans le monde en 2004, 780 millions en 2005 et un milliard en 2006. On comptabilise 2,6 milliards de portables en 2006, la hausse provenant principalement de la Russie, du Brésil et des pays d'Asie. [Voir aussi: 3G, GSM, MMS, musique en ligne, photo numérique, radiotéléphonie, smartphone, SMS, téléphonie mobile.]
= téléphonie =
Le terme "téléphonie" est un terme générique recouvrant à la fois l’activité des opérateurs de téléphonie (fixe, mobile et internet) et celle des fabricants d'appareils. A ce jour, une communication téléphonique entre deux abonnés peut s'effectuer au moyen d'un téléphone fixe, d'un téléphone mobile ou d'un logiciel de téléphonie via l'internet. La solution la plus ancienne est la téléphonie fixe, par le biais du réseau téléphonique commuté (RTC). La téléphonie mobile utilise un système de transmission radio-électrique via les réseaux GSM (global system for mobile communications), GPRS (general packet radio service) et UMTS (universal mobile telecommunications service). En pleine expansion, la téléphonie sur IP (internet protocol) est une téléphonie à moindre coût utilisant le réseau internet, et basée sur un échange de données numériques transitant par paquets. [Voir aussi: GPRS, GSM, RTC, téléphone, téléphonie mobile, téléphonie sur IP, UMTS.]
= téléphonie mobile =
La téléphonie mobile recouvre tout à la fois l’activité des opérateurs de téléphonie mobile et celle des fabricants d'appareils cellulaires (téléphone portable, smartphone et successeurs). La principale norme de transmission est la norme GSM (global system for mobile communications), utilisée depuis 1992. Après la téléphonie mobile de 1e génération (1G) dans les années 1980, la téléphonie mobile de 2e génération (2G) est caractérisée notamment par la numérisation de la voix, le SMS (short message service) et l'apparition du multimédia. L'année 2004 voit les débuts de la téléphonie mobile de 3e génération (3G), basée sur le standard 3GSM (3G + GSM) ou le standard UMTS (universal mobile telecommunications system). Avec un téléphone qui permet de prendre des photos, d'écouter de la musique, d'utiliser l'internet ou de regarder une vidéo. En 2005 et 2006, la Chine et le Japon préparent déjà la téléphonie mobile de 4e génération (4G). [Voir aussi: 2G, 3G, 3GSM, 4G, GSM, téléphone, téléphone portable, smartphone, UMTS.]
= téléphonie sur IP (internet protocol) =
Appelée aussi "voix sur IP" (internet protocol) ou "VoIP" (voice over internet protocol), la téléphonie sur IP est la téléphonie utilisant l'internet, avec transit de la voix par paquets. Qu'est-ce à dire? La voix est numérisée et les données obtenues sont segmentées par paquets. Ces paquets sont ensuite envoyés par IP, en utilisant les protocoles en vigueur tels que le protocole SIP (session initiation protocol) et le protocole H.323. Près de 25 milliards de minutes sont échangées par IP en 2003, contre 19 milliards en 2002 et 150 millions en 1998. En 2004, la téléphonie sur IP représente près de 15% des appels internationaux, avec un coût très bas sinon nul. Skype est le service de téléphonie sur IP le plus connu. [Voir aussi: H.323, internet, IP, protocole, SIP, Skype, téléphonie.]
= télétravail =
Le télétravail est un travail exercé à distance en utilisant les modes de communication électroniques, télématiques et informatiques: téléphone, fax, internet, etc. [Voir aussi: internet, télécommunications.]
= télévision =
La télévision est un "dispositif de transmission instantanée d'images, par câble ou par ondes hertziennes" (encyclopédie Encarta). Auquel s'ajoutent ensuite le satellite, avec ses paraboles ornant les toits et les balcons, puis le câble. En 1996, la télévision se marie avec l'internet grâce au système web TV, qui permet de se connecter directement à l'internet à partir de son téléviseur. Peu après, on peut aussi regarder la télévision sur l'écran de son ordinateur. Au début des années 2000, tout comme pour l'ordinateur, l'écran LCD (liquid crystal display) ultra-plat concurrence l'écran cathodique classique. On assiste également aux débuts de la télévision numérique, notamment avec la DTTV (ou DTT: digital terrestrial television). En 2006 apparaissent les grands écrans branchés à l'ordinateur pour contempler tout à loisir les vidéos et films choisis sur le web. En mai 2007 débute une nouvelle ère télévisée avec le lancement de Joost, un service gratuit de télévision sur l'internet permettant de regarder les grandes chaînes de télévision sur son ordinateur. [Voir aussi: image numérique, Joost, LCD, satellite, vidéo.]
= Telnet (terminal network protocol) =
Le protocole Telnet (terminal network protocol) est un protocole d’application définissant l’émulation d’un terminal sur l’internet. Ce protocole permet d’ouvrir une connexion avec un serveur à distance comme si on le consultait sur place. Pour ne prendre qu’un exemple, avant d’être possible directement sur le web, la consultation à distance d’un catalogue de bibliothèque est d’abord effectuée par le biais de Telnet. [Voir aussi: internet, protocole, terminal.]
= terminal =
Un terminal est un périphérique comprenant un clavier, un écran et un circuit de contrôle, parfois combinés en une seule unité. Le terminal communique à distance avec un ordinateur central par l’intermédiaire d’une ligne ou d’un réseau de transmission des données. [Voir aussi: ordinateur, périphérique, réseau.]
= terminal internet =
Le premier modèle de terminal internet est le webpad, apparu en 2001. Cet ordinateur-écran sans disque dur dispose d’une connexion sans fil à l’internet. L’écran couleur tactile à cristaux liquides (ou LCD: liquid crystal display) au format A4 est complété par quelques boutons de navigation. [Voir aussi: LCD, webpad.]
= TeX =
Destiné en priorité aux écrits mathématiques, techniques et informatiques, TeX est un format de composition créé par Donald Knuth et appartenant au domaine public. Il devient rapidement le standard pour la composition des textes mathématiques et des documents comprenant de nombreux symboles techniques. Les logiciels afférents peuvent être trouvés sur le Comprehensive TeX Archive Network (CTAN). Le système de composition correspondant est LaTeX, qui permet donc de faciliter l'utilisation de TeX. Ne pas confondre TeX avec le format texte (TXT), dont l'extension de fichier est ".txt". [Voir aussi: format, LaTeX, TXT.]
= texte électronique =
Un texte électronique peut être produit directement sous forme numérique ou alors numérisé à partir d’un document imprimé. Le format de base est le format TXT (text, défini par l'extension de fichier ".txt") qui, s’il n’est pas toujours très attractif pour le lecteur (pas de paramétrage), a l’avantage d’être lisible sur tout type de machine, plateforme et logiciel. Le texte électronique a plusieurs qualités essentielles: un fichier peu volumineux, un stockage facile et une transmission rapide via l’internet. [Voir aussi: numérique, numérisation en mode texte, paramétrage, TXT.]
= TI (technologies de l’information) =
Le sigle TI (technologies de l’information) correspond à l’anglais IT (information technologies). En français, on utilise plutôt TIC (technologies de l’information et de la communication) ou NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). [Voir aussi: information, société de l'information.]
= TIC (technologies de l’information et de la communication) =
Le sigle TIC (technologies de l’information et de la communication) est synonyme de NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). Les TICE sont les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation. [Voir aussi: information, société de l'information.]
= TIFF (tagged image file format) =
Le format TIFF (tagged image file format) est fréquemment utilisé pour l'échange d'images entre différents programmes, par exemple lors de l'utilisation d'un scanner. Il est également utilisé pour la numérisation des livres en mode image, qui sont eux aussi scannés. Le format TIFF est développé à partir de 1986 par Aldus Corporation (intégré ensuite à la société Adobe), en collaboration avec Microsoft et Hewlett-Packard. Les fichiers TIFF (dont l'extension est ".tiff" ou ".tif") sont couramment utilisés en PAO (publication assistée par ordinateur), pour l'envoi d'images par fax, dans les applications 3D (en 3 dimensions) et dans l'imagerie médicale. [Voir aussi: 3D, Adobe, fax, Microsoft, numérisation, numérisation en mode image, PAO, scanner.]
Développé par la société Night Kitchen, TK3 est un beau format de lecture (et le logiciel correspondant) pour les documents numériques multimédia. [Voir aussi: format, logiciel de lecture, multimédia.]
= TLS (transport layer security) =
Développé à partir de 1996, le protocole TLS (transport layer security) est basé sur le protocole SSL (secure sockets layer), un système de cryptage largement utilisé pour assurer la sécurité et la confidentialité des informations transitant par l'internet. Présent dans les versions récentes des navigateurs, le protocole TLS fait suite au protocole SSL, et n'est pas compatible avec celui-ci. [Voir aussi: cryptage, navigateur, protocole, SSL.]
= Torvalds, Linus =
Le finlandais Linus Torvalds crée en 1991 Linux, un système d’exploitation pour ordinateur personnel dont le code source est libre et qui est développé ensuite en collaboration avec de nombreux programmeurs. Ce terme "Linux" est la contraction de Linus, le prénom du créateur de Linux, et d’Unix, le système d’exploitation dont Linux est dérivé. D’abord utilisé par les développeurs de logiciels et les universités, Linux gagne peu à peu les entreprises et le grand public, et concurrence désormais Windows, le système d’exploitation de Microsoft. [Voir aussi: Linux, système d’exploitation, Unix, Windows.]
= traduction assistée par ordinateur (TAO) =
La traduction assistée par ordinateur (TAO) est basée sur l’interaction entre les professionnels de la traduction et les logiciels de traduction. Elle est différente de la traduction automatique, caractérisée par la production purement informatique d’une langue cible (texte traduit) à partir d’une langue source (texte à traduire). [Voir aussi: logiciel de traduction, traduction automatique.]
= traduction automatique =
La traduction automatique consiste à analyser le texte dans la langue source (texte à traduire) puis à générer automatiquement le texte correspondant dans la langue cible (texte traduit), en utilisant des règles précises pour le transfert de la structure grammaticale. L’internet favorisant grandement le multilinguisme, le marché de la traduction automatique est en pleine expansion. [Voir aussi: logiciel de traduction.]
= translittération =
La translittération est la transcription lettre pour lettre du texte d’une langue donnée (en général non indo-européenne) dans l’alphabet d’une autre langue (en général indo-européenne). Dans les catalogues informatisés, la translittération est utilisée pour la rédaction des notices bibliographiques de documents publiés dans des langues aux caractères non latins, caractérisées par l'acronyme JACKPHY, à savoir le japonais, l’arabe, le chinois, le coréen (en anglais: "korean"), le persan, l’hébreu et le yiddish. De nombreuses notices translittérées sont présentes dans les catalogues spécialisés et les catalogues collectifs, par exemple le catalogue collectif mondial WorldCat, géré par OCLC (Online Computer Library Center). [Voir aussi: catalogage, catalogue collectif, JACKPHY, OCLC, WorldCat.]
= TXT (text) =
TXT (du terme anglais "text") désigne le format texte, dont l'extension de fichier est ".txt". Ce format est le format de fichier le plus ancien, utilisé dès les débuts de l'informatique. Encodé en ASCII (American standard code for information interchange), le fichier correspondant est lisible sur toute machine, plateforme et logiciel. Ce format ne permet pas de paramétrer le texte (marges, caractères gras, soulignés ou en italique, taille et police des caractères, etc.). Les éléments importants (titres, têtes de chapitres et de sections, etc.) sont souvent mentionnés en lettres capitales. Le Projet Gutenberg par exemple, pionnier des bibliothèques numériques, diffuse des milliers d’oeuvres du domaine public au format texte, pour que celles-ci puissent être lues par tous sans problème de compatibilité. Les avantages du format texte sont sans fin. Contrairement à d'autres formats, le téléchargement d'un livre au format texte ne requiert pas de bande passante large. Un livre au format texte peut être copié à l'infini et constituer ainsi la base de dizaines de nouvelles versions numériques et imprimées. On peut corriger à tout moment les fautes d'orthographe et de grammaire et les erreurs de typographie. Le lecteur peut changer à volonté la taille et la police des caractères, les marges et le nombre de lignes par page. Les personnes malvoyantes peuvent grossir la taille des polices et changer le fonds d'écran, et les personnes aveugles utiliser un logiciel de reconnaissance vocale. Tout ceci est beaucoup plus difficile, sinon impossible, avec nombre d'autres formats. Dans une moindre mesure, le format HTML (hypertext markup language), destiné au web, et le format RTF (rich text format), destiné à l'échange de fichiers, sont également lisibles sur sur de nombreuses plateformes. [Voir aussi: bibliothèque numérique, HTML, numérisation, numérisation en mode texte, Projet Gutenberg, RTF, texte électronique.]
= UBL (Ultimate Band List) =
Débuté pendant l'été 1994 à Caltech (California Institute of Technology) et connu d'abord sous le nom de WWWOM (Web Wide World of Music), UBL (Ultimate Band List) devient un vaste et très populaire répertoire de liens musicaux. Après une interruption, le sigle bien connu donne son nom à un UBL nouvelle formule géré par la société ARTISTdirect. [Voir aussi: musique en ligne, répertoire, web.]
= UIT (Union internationale des télécommunications) =
L’UIT (Union internationale des télécommunications) est l'organisation internationale chargée de la normalisation des télécommunications à l’échelon mondial. Basée à Genève (Suisse), elle est l’une des 16 agences spécialisées des Nations Unies, avec 191 Etats membres et 640 membres du secteur privé. Les gouvernements et le secteur privé travaillent de concert pour créer ou normaliser les protocoles nécessaires, et coordonner l’organisation des réseaux et services de télécommunications. Par ailleurs, l'UIT gère la base terminologique Termite (Terminology of Telecommunications) dans six langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, russe). [Voir aussi: base terminologique, internet, protocole, réseau, télécommunications.]
= UMTS (universal mobile telecommunications system) =
L’UMTS (universal mobile telecommunications system) est un standard de téléphonie mobile 3G (de 3e génération). Ce standard de transmission radio-électrique permet d’acheminer les données numériques (voix, texte, multimédia et vidéo) des ordinateurs et appareils cellulaires (téléphones portables, smartphones) avec un débit théorique de 384 Kbps (kilobits par seconde) et un débit effectif de 250 Kbps, qui pourrait passer ensuite à 1 puis 2 Mbps (mégabits par seconde). L’UMTS permet par exemple la visiophonie sur appareil mobile, la participation à une visioconférence, la diffusion de contenus vidéo et le transfert de fichiers volumineux. Après plusieurs reports de date, les grands opérateurs de téléphonie mobile (T-Mobile, Vodafone, Orange, etc.) lancent en 2004 leurs premières offres commerciales 3G (appareil + abonnement) utilisant l’UMTS. A partir de 2007, le débit de l'UMTS peut être accéléré au moyen de la technologie HSDPA (high speed downlink packet access), qui permet d'atteindre un débit de 3,6 Mbps. [Voir aussi: 3G, bps, HSDPA, téléphonie mobile.]
= UNDL Foundation (UNDL: universal networking digital language) =
Créée en janvier 2001, l’UNDL Foundation (UNDL: universal networking digital language) gère le Programme UNL (universal networking language), un programme international débuté en janvier 1997 sous l’égide de l’UNU/IAS (United Nations University / Institute of Advanced Studies) avec la participation de nombreux organismes dans toutes les communautés linguistiques. Le Programme UNL a pour tâche d’élaborer l’UNL, un métalangage numérique utilisé pour le codage, le stockage, la recherche et la communication d’informations multilingues indépendamment d’une langue source donnée, et donc d’un système de pensée donné. [Voir aussi: métalangage, UNL.]
= UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) =
Fondée en 1946 et basée à Paris, l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) est une organisation internationale regroupant 188 pays. L'acronyme anglais UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) vaut pour toutes les langues. L'objectif de l'UNESCO est de resserrer "par l'éducation, la science, la culture et la communication, la collaboration entre nations, afin d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples". Nombre de documents publiés par l'UNESCO sont accessibles en ligne dans la section UNESCO Documents and Publications. [Voir aussi: information.]
= Unicode =
Publié en janvier 1991, l’Unicode est un système de codage informatique sur 16 bits spécifiant un nombre unique pour chaque caractère. Ce nombre est lisible quels que soient la plateforme, le logiciel et la langue utilisés. L’Unicode peut traiter 65.000 caractères uniques et prendre en compte tous les systèmes d’écriture de la planète. A la grande satisfaction des linguistes, l’Unicode remplace progressivement l’ASCII (American standard code for information interchange), un système de codage sur sept bits (128 caractères, dont 95 caractères imprimables) ne pouvant traiter que l’anglais, complété ensuite par des variantes pouvant traiter les caractères accentués de quelques langues européennes. Les versions récentes du système d’exploitation Windows de Microsoft (Windows NT, Windows 2000, Windows XP et versions suivantes) utilisent l’Unicode pour les fichiers texte, alors que les versions précédentes utilisaient l’ASCII. L’Unicode dispose de plusieurs variantes en fonction des besoins, par exemple UTF-8, UTF-16 et UTF-32 (UTF: Unicode transformation format). Développé sous l'égide de l’Unicode Consortium, l'Unicode est une composante des spécifications du W3C (World Wide Web Consortium), l'organisme international chargé du développement du web. [Voir aussi: ASCII, Unicode Consortium, W3C, Windows.]
= Unicode Consortium =
Fondé en janvier 1991 pour développer l’Unicode, l’Unicode Consortium regroupe des sociétés informatiques, des sociétés commerciales, des concepteurs de logiciels, des organismes de recherche et différents groupes d’usagers. A cette date, l’échange des données s’internationalise, et ne peut donc plus se limiter à l’utilisation de l’anglais et de quelques langues européennes encodées en ASCII (American standard code for information interchange), un système de codage datant de 1968. L’Unicode Consortium développe donc l’Unicode, un système de codage sur 16 bits spécifiant un nombre unique pour chaque caractère et permettant de traiter 65.000 caractères uniques, à savoir tous les systèmes d’écriture de la planète. L’Unicode Consortium fournit aussi les explications techniques nécessaires aux usagers potentiels. L’utilisation de l’Unicode commence à se généraliser en 1998. [Voir aussi: ASCII, codage, Unicode.]
= UNIMARC (universal machine readable cataloguing) =
Créé en 1977 par l’IFLA (International Federation of Library Associations), le format UNIMARC (universal machine readable cataloguing) est un format universel permettant le stockage et l’échange de notices bibliographiques au moyen d’une codification des différentes parties de la notice (auteur, titre, éditeur, etc.) pour traitement informatique. Ce format permet de favoriser les échanges de données entre les différents formats MARC existants, qui correspondent chacun à une pratique nationale de catalogage (INTERMARC en France, UKMARC au Royaume-Uni, USMARC aux Etats-Unis, CAN/MARC au Canada, etc.). Les notices dans le format MARC d’origine sont d’abord converties au format UNIMARC avant d’être converties à nouveau dans le format MARC de destination. UNIMARC peut également être utilisé comme "modèle" pour le développement de nouveaux formats MARC. [Voir aussi: catalogage, IFLA, MARC.]
= unité centrale =
L'unité centrale d'un ordinateur est son "moteur", où se trouvent la carte mère, le microprocesseur, la mémoire vive, le disque dur et tous les lecteurs internes. [Voir aussi: carte mère, disque dur, mémoire vive, microprocesseur.]
= Unix =
Unix est un système d’exploitation multitâches et multi-utilisateurs souvent utilisé dans la communauté universitaire et scientifique. Il est créé en 1969 dans les laboratoires de Bell par Ken Thompson et Dennis Ritchie. Il devient ensuite un freeware (gratuiciel) très largement utilisé et donnant lieu à de nombreux produits dérivés, le plus connu étant Linux, un système d’exploitation pour ordinateur personnel. [Voir aussi: freeware, Linux, système d’exploitation.]
= UNL (universal networking language) =
L’UNL (universal networking language) est un métalangage numérique utilisé pour le codage, le stockage, la recherche et la communication d’informations multilingues indépendamment d’une langue source donnée. Ce métalangage est mis au point par le Programme UNL, un programme international rassemblant de nombreux organismes dans toutes les communautés linguistiques. Débuté en janvier 1997 sous l’égide de l’UNU/IAS (United Nations University / Institute of Advanced Studies), le programme UNL se poursuit sous l’égide de l’UNDL Foundation (UNDL: universal networking digital language), fondée en janvier 2001 dans ce but. [Voir aussi: métalangage, UNDL Foundation.]
= URL (uniform resource locator) =
L'URL (uniform resource locator) est l'adresse d’un site ou d'une page web. L'URL inclut le nom de domaine du site, par exemple "www.etudes-francaises.net" pour le Net des études françaises (NEF). [Voir aussi: nom de domaine, site web.]
= USB (universal serial bus) =
Le port USB (universal serial bus) est une interface permettant de gérer et synchroniser les échanges de données entre une unité centrale et ses périphériques, par exemple un ordinateur et une imprimante, ou encore un téléviseur et un magnétoscope numérique, avec une distance maximale de cinq mètres. Un ordinateur dispose le plus souvent de plusieurs ports USB, pour l’imprimante, la souris, etc. La technologie Wireless USB (WUSB), à savoir l'utilisation sans fil de l’interface USB, apparaît en mai 2005. [Voir aussi: interface, ordinateur, périphérique, WUSB.]
= Usenet =
Créé en 1995, Usenet (acronyme de "Users’ Network") est le plus grand BBS (bulletin board system) du monde, qui regroupe des milliers de groupes de discussion, avec archivage de tous les messages. Non censuré, Usenet est gouverné par les règles de la nétiquette. Propriété de Deja.com, Usenet est racheté en janvier 2001 par le moteur de recherche Google et devient Google Groups, après réindexation de ses 500 millions de messages. En mars 2003, le nombre de messages dépasse les 700 millions. En février 2004, il est de 845 millions. [Voir aussi: forum, Google, nétiquette.]
= Vadrot, François =
En février 1996, François Vadrot, alors directeur des systèmes d’information du CNRS (Centre national de la recherche scientifique, France), crée LMB Actu (Le Micro Bulletin Actu), une lettre d’information hebdomadaire consacrée à l’actualité de l’internet et des nouvelles technologies. En août 1999, il fonde la société de cyberpresse FTPress (French Touch Press), basée à Paris. En septembre 1999, il lance Internet Actu, qui remplace LMB Actu. D’autres publications suivent, ainsi que des réalisations multimédias et des émissions de télévision, dont certaines suivent de près l’actualité du livre. FTPress cesse ses activités en mai 2003. [Voir aussi: cyberpresse, FTPress, presse en ligne.]
= VDSL (very high rate DSL) =
Validé en 2003 par l’UIT (Union internationale des télécommunications), le standard VDSL (very high rate DSL) est une technologie d’accès internet à haut débit utilisant le câble téléphonique en cuivre, avec un débit théorique de 50 Mbps (mégabits par seconde) en réception et 25 Mbps en émission. Ce débit est très supérieur à celui du DSL (digital subscriber line) ou de l’ADSL (asymmetric digital subscriber line) standard. Le VDSL permet aux opérateurs de télécommunications de faire concurrence aux fournisseurs par câble et par satellite, notamment pour la télévision haute définition. Le VDSL2 (very high rate DSL, version 2) est validé par l'IUT en mai 2005. Son débit théorique est de 100 Mbps (mégabits par seconde), en réception comme en émission. Il permet de fournir des services tels que la télévision haute définition, la vidéo à la demande, la visioconférence ou la la téléphonie sur IP (internet protocol). [Voir aussi: ADSL, bps, DSL, téléphonie sur IP, UIT, visioconférence.]
= vidéo =
Le terme "vidéo" désigne l'ensemble des techniques permettant de convertir les images animées et les sons en signaux électriques (signaux vidéo) pour enregistrement, diffusion, reproduction et transmission. La vidéo numérique apparaît dans les années 1990. Les séquences sont directement enregistrées sur un support informatique. Les applications de la vidéo numérique sont par exemple les effets spéciaux utilisés dans les films ou alors les images de synthèse qui, codées en mosaïques de chiffres, peuvent être combinées ensemble et/ou transformées. Dans les foyers, la cassette vidéo est progressivement supplantée par le CD-Rom (compact disc - read only memory) et le DVD-Rom (digital versatile disc - read only memory). Le DVD haute définition apparaît en 2006. La vidéo en ligne se popularise elle aussi en 2006 avec le succès du site YouTube, qui permet à tout un chacun, amateur ou professionnel, de poster ses vidéos. [Voir aussi: CD-Rom, DVD, image de synthèse, numérique, YouTube.]
= vidéoconférence =
La vidéoconférence (conférence par vidéo) nécessite l’utilisation d’une webcam (caméra web) branchée sur l’ordinateur et d’un logiciel adapté pour communiquer à deux ou à plusieurs en temps réel en disposant à la fois de l’image et du son. A ne pas confondre avec visioconférence, une technique beaucoup plus utilisée pour les cours, conférences et réunions, étant donné son coût très inférieur. [Voir aussi: logiciel, vidéo, visioconférence.]
= virtuel =
Par opposition au terme "réel", le terme "virtuel" concerne tout ce qui est créé de manière artificielle grâce aux techniques informatiques, par exemple l’espace virtuel ou l’univers virtuel. A tort ou à raison, ce terme est également utilisé pour des entités bien réelles quoique numériques, par exemple la bibliothèque virtuelle (au lieu de bibliothèque numérique) ou la librairie virtuelle (au lieu de librairie en ligne). [Voir aussi: réalité virtuelle.]
= virus =
Un virus est un logiciel malveillant infectant les programmes et fichiers informatiques afin d’en perturber et/ou d’en bloquer le fonctionnement. Les virus transitent par le courriel et ses pièces jointes, par les fichiers téléchargés sur le web, etc. Les virus proliférant désormais sur la toile, il est devenu indispensable d'installer un logiciel antivirus sur son ordinateur (les plus connus étant Norton AntiVirus de Symantec et VirusScan de McAfee), avec mise à jour automatique. [Voir aussi: antivirus, logiciel.]
= vishing =
Le vishing (contraction de "voice" et "phishing") est le phishing destiné à la téléphonie sur IP (internet protocol). Il s'agit d'un appel téléphonique qui envoie le receveur sur un serveur téléphonique factice, mais qui semble être le bon, par exemple celui d'une banque, pour lui demander des données confidentielles. [Voir aussi: phishing, téléphonie sur IP.]
= visioconférence =
La visioconférence permet de mettre en présence, par écrans interposés, des interlocuteurs qui sont géographiquement dispersés. Des écrans de télévision permettent à chaque groupe de voir et d'entendre les autres participants. Des caméras filment les intervenants et les documents présentés. Si les liaisons numériques terrestres ou par satellite offrent parfois une qualité d'image laissant à désirer, cette technique est toutefois très utilisée parce qu’elle est nettement plus économique que la vidéoconférence. [Voir aussi: numérique, satellite, vidéoconférence.]
= Vivendi =
La multinationale française Vivendi (ex-Générale des Eaux) s'intéresse au livre et à l'internet. En juillet 1999, Vivendi s’associe avec le géant des médias allemand Bertelsmann pour lancer BOL.fr (BOL: Bertelsmann On Line), succursale de la librairie en ligne européenne BOL.com. Soumise à une forte concurrence de la part des autres librairies en ligne françaises (Alapage, Chapitre.com, Amazon.fr, etc.), cette succursale ferme deux ans après. En 2000, Viventures, la division financière de Vivendi, finance en partie Mobipocket, société parisienne spécialisée dans la lecture et la distribution sécurisée de livres numériques sur PDA (personal digital assistant). En décembre 2000, Vivendi fusionne avec Canal+ et Seagram pour devenir Vivendi Universal. Basé à Paris et à New York, Vivendi nouvelle formule est un géant de la communication et des médias présent dans la musique, la télévision, la cinéma, l’édition, les télécommunications et l’internet. En juillet 2002, la démission forcée de Jean-Marie Messier, le très médiatique P-DG (président-directeur général) de Vivendi Universal, marque l’arrêt des activités fortement déficitaires liées à l’internet et au multimédia, et la restructuration de la société vers des activités plus traditionnelles. Le P-DG suivant est Jean-René Fourtou, nommé en janvier 2003. [Voir aussi: Bertelsmann, BOL.com, Mobipocket, PDA.]
= Vizplex =
En mai 2007, la société E Ink annonce la prochaine génération de papier électronique sous le nom de Vizplex Imaging Film, appelé plus simplement Vizplex, une technologie EPD (electronic paper display) avec un chargement d’image deux fois plus rapide (740 microsecondes au lieu 1200), une image plus constrastée (20% de plus) et huit niveaux de gris au lieu de quatre. Les premiers modèles utilisant la technologie Vizplex seront produits dès l’été 2007 par son partenaire PrimeView International (PVI), qui est à ce jour le seul fabricant d’écrans EPD à matrice active. Les futurs écrans souples auront une diagonale de 1,9 pouces, 5 pouces, 6 pouces, 8 pouces et 9,7 pouces. Ils équiperont divers appareils: téléphones mobiles, lecteurs de MP3, accessoires PC, assistants personnels (PDA), affichettes commerciales, dictionnaires électroniques, tablettes de lecture (ebooks) et tablettes PC. La génération précédente (technologie E Ink) se limitait aux écrans de 6 pouces à destination des ebooks. [Voir aussi: ebook, E Ink, papier électronique, PDA, PrimeView International, téléphone portable.]
= VoiceXML (extensible markup language) =
Le langage VoiceXML (extensible markup language) est le standard web pour les applications vocales interactives. Il est validé en février 2004 par le consortium W3C (World Wide Web Consortium), l'organisme international chargé du développement du web. Extension du format XML, ce standard fournit les directives utiles aux développeurs pour créer des dialogues vocaux "dans le but d'étendre l'accès universel du web, à l'aide d'interactions de type clavier téléphonique, commandes vocales, annonces pré-enregistrées, voix et musiques synthétisées", toutes applications particulièrement utiles aux personnes aveugles et malvoyantes. La première utilisation est la navigation sur le web depuis un téléphone portable, avec commande à la voix. [Voir aussi: interface, navigateur vocal, synthèse vocale, téléphone portable, XML, W3C, web.]
= VPN (virtual private network) =
Le VPN (virtual private network) est un canal permettant l'accès sécurisé d'ordinateurs distants (personnes ou bureaux géographiquement éloignés) à un réseau d'entreprise par exemple, ce canal utilisant l'internet tout en cryptant les données. [Voir aussi: cryptage, réseau.]
= VRML (virtual reality modeling language) =
Le VRML (virtual reality modeling language) est un langage permettant de créer sur une page web des images en 3D (trois dimensions), notamment des espaces virtuels dans lesquels l’internaute peut se déplacer, grâce aux techniques de synthèse d’images. [Voir aussi: 3D, synthèse d’images, virtuel.]
= W3C (World Wide Web Consortium) =
Le W3C (World Wide Web Consortium) est l'organisme international de normalisation du web. Il s'agit d'un consortium industriel fondé en octobre 1994 pour développer les protocoles communs nécessaires à la croissance du web et guider ainsi cette croissance en définissant les standards nécessaires. Dirigé par Tim Berners-Lee, l’inventeur du web en 1989, le W3C comprend plus de 400 membres: vendeurs de produits et services, fournisseurs de contenu, entreprises, laboratoires de recherche, organismes de normalisation et gouvernements. Le W3C est par exemple responsable des spécifications du langage HTML (hypertext markup language) et du langage XML (extensible markup language). Le langage HTML est le format de publication sur le web. Le langage XML permet de définir des marqueurs afin de structurer les données d'un document (en-têtes, colonnes, marges ou tableaux) pour publication électronique ou échange de données. [Voir aussi: Berners-Lee Tim, HTML, protocole, XML, web.]
= WAIS (wide area information servers) =
Utilisé avant l'apparition des moteurs de recherche sur l'internet, WAIS (wide area information servers) est un système de recherche sur les index de bases de données situés sur des serveurs accessibles à distance. La recherche est effectuée en utilisant le protocole Z39.50. Créé par Brewster Kahle et Bruce Gilliat en 1991, WAIS est vendu en 1995 à AOL (America OnLine) pour 15 millions de dollars US. Brewster Kahle et Bruce Gilliat fondent ensuite l'Internet Archive en avril 1996. [Voir aussi: Internet Archive, Kahle Brewster, Z39.50.]
= WAN (wide area network) =
Le WAN (wide area network) est un réseau permettant de connecter les usagers à l'internet sans fil dans un secteur géographique supérieur à celui du MAN (metropolitan area network) qui, lui, connecte les usagers à l'échelle d'une ville. Un réseau local est un LAN (local area network). [Voir aussi: LAN, MAN, réseau.]
= WAP (wireless application protocol) =
Conçu par les sociétés Nokia, Ericsson, Motorola et Unwired Planet (devenu ensuite Phone.com) et commercialisé début 2000, le WAP (wireless application protocol) est un protocole de communication permettant d’utiliser l’internet à partir d’un téléphone portable ou d’un PDA (personal digital assistant), pour accès à différents services: courriel, services bancaires, météo, web, IRC (internet relay chat), etc. Un appareil utilisant le WAP est muni d’un micro-logiciel de navigation (navigateur) utilisant des pages écrites en langage WMP (wireless markup language), le langage HTML (hypertext markup language) ne convenant pas pour des pages aussi petites. Un protocole différent du WAP est l’i-Mode, conçu par l’opérateur mobile japonais NTT DoCoMo. [Voir aussi: i-mode, navigateur, PDA, protocole, téléphone portable.]
= Wayback Machine =
En octobre 2001, l'Internet Archive met ses archives (30 milliards de pages web) en accès libre sur le web grâce à la Wayback Machine, qui permet à tout un chacun de voir l'historique d'un site web, à savoir le contenu d’un site web à différentes dates, à partir de 1996. Fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie), l'Internet Archive a pour but de constituer, stocker, préserver et gérer une bibliothèque de l’internet, en archivant la totalité du web tous les deux mois. En 2004, les archives du web représentent plus de 300 téraoctets (To) de données, avec une croissance de 12 téraoctets par mois. Le nombre de pages web visibles avec la Wayback Machine est de 65 milliards en décembre 2006 et 85 milliards en mai 2007. [Voir aussi: internet, Internet Archive, octet, web.]
= web =
Nom usuel du World Wide Web, le web (avec ou sans majuscule) est conçu en 1989 par Tim Berners-Lee, alors chercheur au CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) à Genève. En 1989, il met en réseau des documents utilisant l'hypertexte. En 1990, il met au point le premier serveur HTTP (hypertext transfert protocol) et le premier navigateur web. En 1991, le web est opérationnel et révolutionne la consultation de l'internet (qui existe depuis 1974). Selon les termes mêmes de son inventeur, le web est "un espace commun d’information dans lequel nous communiquons en partageant cette information". En novembre 1993, le web prend l'essor que l'on sait grâce à Mosaic, premier navigateur à destination du grand public. En octobre 1994 est fondé le consortium W3C (World Wide Web Consortium), un consortium international chargé de développer les normes et protocoles nécessaires au bon fonctionnement du web. Le W3C est présidé par Tim Berners-Lee. Quinze ans après la création du web, dans son numéro d'août 2005, le magazine Wired constate que "moins de la moitié du web est commercial, le reste fonctionne avec la passion". [Voir aussi: Berners-Lee Tim, CERN, HTTP, internet, lien hypertexte, Mosaic, navigateur, W3C, web 1.0, web 2.0, web 3.0.]
= web 1.0 =
Le web est d'abord conçu comme un grand livre composé de pages reliées entre elles par des liens hypertextes, et reproduisant les modèles connus de l'édition papier. On appelle cette étape le web 1.0. S'y superpose ensuite un réseau de sources d'information structurées. En plus d'un grand livre, le web devient une gigantesque base de données, avec l'apparition d'une nouvelle génération de sites interactifs, connue sous le nom de web 2.0. [Voir aussi: web, web 2.0.]
= web 2.0 =
Le web 2.0 est le web de 2e génération, caractérisé par les notions de communauté et de partage, avec une nouvelle génération de sites interactifs dont le contenu est alimenté par les utilisateurs, par exemple les blogs, les wikis et les sites d'échange. L'expression "web 2.0" est utilisée pour la première fois en 2004 par Tim O'Reilly, fondateur O'Reilly Media, en tant que titre pour une série de conférences. Certains parlent de World Live Web au lieu de World Wide Web, le nom d'origine du web. Le web ne vise plus seulement à utiliser l'information, mais aussi à collaborer en ligne, par exemple en tenant un blog personnel ou collectif ou en participant aux encyclopédies Citizendium ou Wikipedia, cette dernière étant devenue l'un des dix sites les plus visités du web. Certains sites d'échange sont devenus incontournables, par exemple le site de photos Flickr, le site de vidéos YouTube ou les réseaux sociaux MySpace et Facebook. [Voir aussi: blog, Citizendium, Flickr, O'Reilly Media, web, wiki, Wikipedia, YouTube.]
= web 3.0 =
Le web 3.0 est le web du futur, un web de 3e génération qui prendrait logiquement le relais du web 2.0. Il s'agirait d'un web sémantique capable d'apporter une réponse complète à une requête exprimée en langage courant, à savoir "un web doté d'une forme d'intelligence artificielle globale et collective" (Radar Networks). D'après la société Radar Networks, des données pourraient être rassemblées sur les nombreux réseaux sociaux existant sur le web et les réseaux sur lesquels les utilisateurs donnent leur avis. Ces données pourraient ensuite être traitées automatiquement après avoir été structurées sur la base du langage descriptif RDF (resource description framework) développé par le W3C (World Wide Web Consortium), l'organisme international chargé du développement du web. Cette définition possible du web 3.0 est d’ailleurs loin de faire l’unanimité. [Voir aussi: RDF, web, web 2.0, W3C.]
= web TV =
Lancée en 1996, la web TV est un appareil spécifique permettant de se connecter directement au web à partir de son téléviseur. [Voir aussi: télévision, web.]
= webcam =
Une webcam est une caméra web, à savoir une caméra branchée à un ordinateur pour transmission directe sur le web. La première webcam est mise en place en 1991 par deux ingénieurs du laboratoire informatique de l'Université de Cambridge (Royaume-Uni) pour surveiller la cafetière électrique du service (devenue célèbre sous le nom de Trojan Room coffee pot), afin d'éviter d'avoir à descendre et remonter plusieurs étages pour trouver la cafetière vide. Cette webcam fonctionne jusqu'en août 2001. Au début des années 2000, la webcam devient partie intégrante d'un équipement informatique. Nombreux sont les sites web qui proposent une caméra vidéo reliée en permanence au réseau, que ce soit pour voir Montréal sous différents angles ou pour jeter un coup d'oeil sur la salle de rédaction du quotidien Le Monde (cette webcam fut temporaire). [Voir aussi: ordinateur, site web, web.]
= WebCrawler =
WebCrawler est le pionnier des moteurs de recherche, réputé à l'époque pour sa rapidité et l'étendue de sa recherche. Il est ensuite supplanté par AltaVista (lancé en 1995) puis par Google (lancé en 1998). [Voir aussi: AltaVista, Google, moteur de recherche.]