NOTES:[1]En 1814 on se servait contreBuonapartédes noms si justement renommés des lieutenants de Napoléon; aujourd'hui tout est à sa place: Desaix, Soult, Ney, sont de grandes et illustres figures; Napoléon est dans sa gloire ce qu'il était dans son armée, l'empereur.[2]Prononcer l'office des quatre quatre. Ce conseil était ainsi nommé pour avoir été institué en 1444. Il était composé de huit hommes.[3]Les blâmes généraux de l'histoire admettent toujours les restrictions individuelles. Il faut circonscrire la sévérité pour rester dans le juste et dans le vrai. Sans contredit, et nonobstant tous les motifs d'économie politique pris dans un excédant de population qui se fût plus honorablement écoulé en émigrations ou en colonies, sans contredit, ces ventes d'armées faites par un peuple libre à tous les despotismes qui avaient besoin de soldats sont une chose immorale et honteuse. C'était, redisons-le, transformer des citoyens en condottieri, un homme libre en lansknecht, l'uniforme en livrée. Il est malheureusement vrai de dire qu'au dix-septième et même au dix-huitième siècle l'habit militaire des Suisses capitulés avait cet aspect. Il est triste également que le motSuisse, qui éveille dans l'esprit une idée d'indépendance, puisse y éveiller aussi une idée de domesticité. Nous avons encore lesuissedes hôtels, lesuissedes cathédrales.Il m'avait fait venir d'Amiens pour êtresuisse. Mais il serait inique d'étendre la réprobation que soulève un fait de nation, considéré dans son ensemble, à tous les individus, souvent honorables et purs, qui ont participé à ce fait ou l'ont subi. Hâtons-nous de le proclamer, sous cette livrée il y a eu des héros. Les Suisses, même capitulés, ont été souvent sublimes. Après avoir vendu leur service, qui pouvait s'acheter, ils ont donné leur dévouement, qui ne pouvait se payer. Abstraction faite de l'origine fâcheuse des concordats militaires, à un certain point de vue historique que l'auteur de ce livre est loin de répudier, les Suisses, par exemple, ont été admirables aux Tuileries. Il est beau peut-être que la nation qui, la première en Europe, a donné son sang pour la liberté naissante, l'ait donné la dernière pour la royauté mourante; et sous ce rapport le 10 août 1792 n'est pas indigne du 17 novembre 1307.[4]En Turquie, ils s'appellentschim.[5]Voyez Jordanis, 24.—Ammien Marcellin, 12.[6]Les Abyssins repoussent comme injurieux le nom d'Abyssins. Ils s'appellentAgassiens, ce qui signifielibres.[7]Dordrecht, Harlem, Delft, Leyde, Amsterdam, Gouda, Rotterdam, Gorcum, Schiedam, Schoonhewe, Briel, Alcmar, Hoorne, Inchuisem, Edam, Monnickendam, Medemblyck, et Purmeseynde.[8]Woordem, Oudewater, Ghertruydenberg, Heusden, Naerden, Weesp et Muyden.
[1]En 1814 on se servait contreBuonapartédes noms si justement renommés des lieutenants de Napoléon; aujourd'hui tout est à sa place: Desaix, Soult, Ney, sont de grandes et illustres figures; Napoléon est dans sa gloire ce qu'il était dans son armée, l'empereur.[2]Prononcer l'office des quatre quatre. Ce conseil était ainsi nommé pour avoir été institué en 1444. Il était composé de huit hommes.[3]Les blâmes généraux de l'histoire admettent toujours les restrictions individuelles. Il faut circonscrire la sévérité pour rester dans le juste et dans le vrai. Sans contredit, et nonobstant tous les motifs d'économie politique pris dans un excédant de population qui se fût plus honorablement écoulé en émigrations ou en colonies, sans contredit, ces ventes d'armées faites par un peuple libre à tous les despotismes qui avaient besoin de soldats sont une chose immorale et honteuse. C'était, redisons-le, transformer des citoyens en condottieri, un homme libre en lansknecht, l'uniforme en livrée. Il est malheureusement vrai de dire qu'au dix-septième et même au dix-huitième siècle l'habit militaire des Suisses capitulés avait cet aspect. Il est triste également que le motSuisse, qui éveille dans l'esprit une idée d'indépendance, puisse y éveiller aussi une idée de domesticité. Nous avons encore lesuissedes hôtels, lesuissedes cathédrales.Il m'avait fait venir d'Amiens pour êtresuisse. Mais il serait inique d'étendre la réprobation que soulève un fait de nation, considéré dans son ensemble, à tous les individus, souvent honorables et purs, qui ont participé à ce fait ou l'ont subi. Hâtons-nous de le proclamer, sous cette livrée il y a eu des héros. Les Suisses, même capitulés, ont été souvent sublimes. Après avoir vendu leur service, qui pouvait s'acheter, ils ont donné leur dévouement, qui ne pouvait se payer. Abstraction faite de l'origine fâcheuse des concordats militaires, à un certain point de vue historique que l'auteur de ce livre est loin de répudier, les Suisses, par exemple, ont été admirables aux Tuileries. Il est beau peut-être que la nation qui, la première en Europe, a donné son sang pour la liberté naissante, l'ait donné la dernière pour la royauté mourante; et sous ce rapport le 10 août 1792 n'est pas indigne du 17 novembre 1307.[4]En Turquie, ils s'appellentschim.[5]Voyez Jordanis, 24.—Ammien Marcellin, 12.[6]Les Abyssins repoussent comme injurieux le nom d'Abyssins. Ils s'appellentAgassiens, ce qui signifielibres.[7]Dordrecht, Harlem, Delft, Leyde, Amsterdam, Gouda, Rotterdam, Gorcum, Schiedam, Schoonhewe, Briel, Alcmar, Hoorne, Inchuisem, Edam, Monnickendam, Medemblyck, et Purmeseynde.[8]Woordem, Oudewater, Ghertruydenberg, Heusden, Naerden, Weesp et Muyden.
[1]En 1814 on se servait contreBuonapartédes noms si justement renommés des lieutenants de Napoléon; aujourd'hui tout est à sa place: Desaix, Soult, Ney, sont de grandes et illustres figures; Napoléon est dans sa gloire ce qu'il était dans son armée, l'empereur.
[2]Prononcer l'office des quatre quatre. Ce conseil était ainsi nommé pour avoir été institué en 1444. Il était composé de huit hommes.
[3]Les blâmes généraux de l'histoire admettent toujours les restrictions individuelles. Il faut circonscrire la sévérité pour rester dans le juste et dans le vrai. Sans contredit, et nonobstant tous les motifs d'économie politique pris dans un excédant de population qui se fût plus honorablement écoulé en émigrations ou en colonies, sans contredit, ces ventes d'armées faites par un peuple libre à tous les despotismes qui avaient besoin de soldats sont une chose immorale et honteuse. C'était, redisons-le, transformer des citoyens en condottieri, un homme libre en lansknecht, l'uniforme en livrée. Il est malheureusement vrai de dire qu'au dix-septième et même au dix-huitième siècle l'habit militaire des Suisses capitulés avait cet aspect. Il est triste également que le motSuisse, qui éveille dans l'esprit une idée d'indépendance, puisse y éveiller aussi une idée de domesticité. Nous avons encore lesuissedes hôtels, lesuissedes cathédrales.Il m'avait fait venir d'Amiens pour êtresuisse. Mais il serait inique d'étendre la réprobation que soulève un fait de nation, considéré dans son ensemble, à tous les individus, souvent honorables et purs, qui ont participé à ce fait ou l'ont subi. Hâtons-nous de le proclamer, sous cette livrée il y a eu des héros. Les Suisses, même capitulés, ont été souvent sublimes. Après avoir vendu leur service, qui pouvait s'acheter, ils ont donné leur dévouement, qui ne pouvait se payer. Abstraction faite de l'origine fâcheuse des concordats militaires, à un certain point de vue historique que l'auteur de ce livre est loin de répudier, les Suisses, par exemple, ont été admirables aux Tuileries. Il est beau peut-être que la nation qui, la première en Europe, a donné son sang pour la liberté naissante, l'ait donné la dernière pour la royauté mourante; et sous ce rapport le 10 août 1792 n'est pas indigne du 17 novembre 1307.
[4]En Turquie, ils s'appellentschim.
[5]Voyez Jordanis, 24.—Ammien Marcellin, 12.
[6]Les Abyssins repoussent comme injurieux le nom d'Abyssins. Ils s'appellentAgassiens, ce qui signifielibres.
[7]Dordrecht, Harlem, Delft, Leyde, Amsterdam, Gouda, Rotterdam, Gorcum, Schiedam, Schoonhewe, Briel, Alcmar, Hoorne, Inchuisem, Edam, Monnickendam, Medemblyck, et Purmeseynde.
[8]Woordem, Oudewater, Ghertruydenberg, Heusden, Naerden, Weesp et Muyden.
Ch. Lahure, imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation,rue de Vaugirard, 9, près de l'Odéon.
TYPOGRAPHIE DE CH. LAHUREImprimeur du Sénat et de la Cour de Cassationrue de Vaugirard, 9
Note du transcripteur:
Dans le paragraphe précédant les notes7et8, ainsi que dans les notes elle-mêmes, l'auteur a listé quelques noms de villes de la province de Hollande qu'il a, apparemment, transcrits phonétiquement.
Ainsi, il convient de lire: