[331: Affaires étrangères,ibid.]
[332: En présence de ce rapprochement du roi de Rome et de François II, comment ne pas rappeler le fait que signale M. Albert Vandal dans le tome III deNapoléon et Alexandre Ier, lors de l'entrevue de Dresde en 1812? L'Empereur avait remarqué l'absence de l'héritier présomptif de la couronne d'Autriche, l'archiduc Ferdinand, et comme sa belle-mère s'excusait de ne l'avoir point amené, en alléguant sa jeunesse et sa timidité, Napoléon s'était écrié: «Vous n'avez qu'à me le donner pendant un an, et vous verrez comme je le dégourdirai.»]
[333:Correspondance de Marie-Louise.]
[334: Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol. 400.]
[335:Ibid.]
[336:Ibid.]
[337: PASQUIER,Mémoires, t. IV, p. 170.]
[338: Voir pour les détails lesMémoires de Pasquier, t. IV, p. 389 à 400.—Voir,passim, l'ouvrage de M. GUILLON,Les complots militaires sous la Restauration, Plon, 1895.]
[339: Voir mon ouvrage surLe maréchal Ney, ch. III, p. 76, 77.]
[340:Mémoires de Pasquier, t. IV, p. 160.]
[341: Archives des Affaires étrangères,Vienne, 6 février 1820.]
[342:Mémoires de Pasquier, t. IV, p. 361.]
[343: Archives des Affaires étrangères,Vienne, 1820, vol. 401.]
[344:Kaiser Franz und die Napoleoniden, von Dr H. SCHLITTER.Archiv für Œsterreichische Geschichte, t. LXXII.]
[345:Correspondance de Marie-Louise, p. 215.]
[346: Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol. 401.]
[347:Ibid.,France, vol. 1805.]
[348:Opinion d'un médecin sur la maladie de l'empereur Napoléon et sur la cause de sa mort, par J. HÉREAU.]
[349: Il est rédigé sur un grand papier filigrané in-4°, long de 0m,32 sur 0m,20 de largeur, avec la marque: «J. Wathman, 1819.—Balston et Cie», et l'écusson en forme de cœur où sont les lettres V. E. C. L. entre-croisées. À la première page figurent ces mots: «Ceci est mon testament ou acte de ma volonté dernière.»]
[350: La première page du testament est toute fanée par le temps, et les cassures du papier ont été réunies par des bandes de papier pelure d'oignon.]
[351: «Ce fils, prisonnier comme lui, était le seul grand sentiment par lequel il survécût sur la terre, son orgueil, son amour, sa dynastie, son nom, sa postérité. Il n'eut de larmes qu'à cette image.» (LAMARTINE.)]
[352: Héreau, l'ancien chirurgien de Madame Mère et de Marie-Louise, fit à cet égard, et d'après des documents authentiques, un examen attentif qu'il consigna dans son livre intitulé:Napoléon à Sainte-Hélène. Il l'offrit, en mars 1827, au duc de Reichstadt, «heureux, disait-il au prince, si je puis vous préserver des peines et des inquiétudes qui doivent accompagner une vie que l'on croit toujours menacée».—Voir aussi sur ce point les récits de Montholon et d'Antomarchi.]
[353: Il relisait souvent les Évangiles. Un jour, méditant sur le sermon de Jésus sur la Montagne, il se disait ravi, extasié de la pureté, de la sublimité d'une telle morale. (Mémorial de Sainte-Hélène.)]
[354: Elle-même, à son lit de mort, le 29 avril 1814, avait prononcé ces dernières paroles: «L'île d'Elbe, NAPOLÉON!»]
[355: Que devenait la parole dite en 1814 par lord Castlereagh au duc de Vicence «qu'il valait mieux se fier à l'honneur anglais qu'à un traité»?]
[356: Napoléon à Montholon.]
[357: Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol. 402.]
[358: Affaires étrangères,Parme. Cité par M. Imbert de Saint-Amand.]
[359:Correspondance de Marie-Louise.]
[360:Die Stellung der Œsterreichischen Reqierung zum Testament Napoléon Bonapartes, von Dr Hans SCHLITTER,Archiv für O. G., t. LXXX.]
[361:Ibid.]
[362: «La cour de Vienne mit un soin particulier à ce que nulle émotion publique ne signalât la mort du père du duc de Reichstadt et de l'époux de l'archiduchesse Marie-Louise.» (Mémoires de Pasquier, t. V.)]
[363: Le 9 août 1821 naquit cet enfant adultérin, auquel l'empereur d'Autriche voulut bien donner un titre princier. Il devint chambellan, conseiller intime, général de cavalerie, et mourut à Vienne le 7 avril 1895.]
[364:Ich wählte die ruhige Abenstunde und sah mehr Thränen fliessen als ich mir von einem Kinde erwartet hätte welches seinem Vater nie gesehen nie gekannt hat. (Archiv für O. G., t. LXXX.])
[365: Voy. M. DE MONTBEL, p. 123, 124.]
[366:Correspondance de Marie-Louise.—Lettres intimes.]
[367: Archives des Affaires étrangères,France, vol. 1805, cité par M. Georges Firmin-Didot. (Le marquis de Montchenu.)]
[368: Archives nationales, F7 6678.]
[369: VoirMémoires d'Antomarchi, t. II.]
[370:Mémoires d'Antomarchi, t. II.]
[371: Après avoir dressé un procès verbal du décès de l'Empereur, les exécuteurs testamentaires constatèrent que les cassettes impériales contenaient 327,833 fr. 20. Le 14 mai, ils firent le partage des livres et effets de l'Empereur, en mettant de côté les objets destinés à son fils, aux princes et princesses de sa famille. Le 25 juillet, ils arrêtèrent l'état des payements faits pour le compte de la succession. Ils s'élevaient à 341,447 fr. 70. Bertrand et Montholon avaient donc fait l'avance d'une somme de 13,644 fr. 50.]
[372:Staats Archiv, SCHLITTER.]
[373: La meilleure étude que j'aie consultée à cet égard, et avec fruit, est celle du docteur Schlitter. (Archiv für Œsterreichische Geschichte, t. LXXX.)]
[374: SCHLITTER,ibid.]
[375: SCHLITTER,Archiv für O. G.]
[376: Voir la lettre de Napoléon citée plus haut.—Voir, pour le détail, leTestament de Napoléon, par M. DUPIN. (Mémoires, t. I.)]
[377: M. de Montholon venait de donner au gouvernement de Louis XVIII communication officielle du testament impérial. «M. Laffitte, dit le chancelier Pasquier, ne trouvait pas, et avec assez de raison, que les exécuteurs testamentaires eussent qualité suffisante pour qu'il pût avec sûreté se dessaisir en leurs mains. Il voulait, au moins pour la forme, y être contraint par jugement.» On consulta le gouvernement, qui, d'un commun accord, écarta la répétition du dépôt confié au banquier, répétition qui, de sa part, eût paru indigne de la grandeur nationale et de la dignité royale. Quant au testament lui-même, le conseil des ministres ne voulut pas le reconnaître et permettre ainsi aux exécuteurs testamentaires de faire valoir leurs droits. Le comte de Montholon prit alors le parti de déposer le testament en Angleterre et de s'en faire délivrer un extrait.]
[378: VoirMémoires de Dupin, t. I et annexes.]
[379: Marchand envoya ces objets à Marie-Louise le Ier juillet, avec une chaîne de montre pour le duc de Reichstadt, faite également avec des cheveux de Napoléon.]
[380: Voir Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol. 404.]
[381: La note disait en outre que les questions de la cour de Vienne étaient indiscrètes et insidieuses. Elle ajoutait: «Il n'existe pour le gouvernement du Roi ni fils de Napoléon, ni tuteur de cet enfant.» (Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol. 404.)]
[382: Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol. 404.]
[383: La mort du duc, survenue le 22 juillet 1832.]
[384:Archiv für Œsterreichische Geschichte Hans Schlitter, t. LXXX.]
[385: Voici ce que devint l'héritage de Napoléon. Des cinq millions déposés chez Laffitte (c'était le chiffre reconnu), on ne put retirer que trois millions et demi. Les deux cents millions du domaine privé de l'Empereur étaient réduits en 1818 à cent dix-huit millions, qu'une ordonnance royale fit verser au Trésor. Avec les trois millions et demi du dépôt, les exécuteurs testamentaires se virent forcés de faire face à des legs montant à neuf millions. Le 5 août 1854, sur le rapport de M. Fould et après avoir entendu le Conseil d'État, Napoléon III ouvrit au ministre d'État un crédit de huit millions, affecté à l'exécution des dispositions testamentaires de Napoléon Ier. Une commission spéciale chargée de la répartition fut nommée le 29 août. La régularisation du crédit devait être ultérieurement proposée au Corps législatif.]
[386: En 1825, il fut nommé conseiller de régence, puis baron. L'éducation du duc de Reichstadt devait se terminer en juin 1831.]
[387: Il visita, entre autres, à cette époque, les champs de bataille d'Austerlitz et de Wagram.]
[388: Il lut, entre autres, Montholon, O'Méara, Gourgaud, Antomarchi, Fleury de Chaboulon, Las Cases, Ségur, Polet, Benjamin Constant, Massias, Arnault et leMémorial de Sainte-Hélène, sans compter plusieurs écrits allemands.]
[389:Correspondance de Marie-Louise, année 1822, p. 230, 231.]
[390: Paris, 1838, t. I.]
[391:Journal du maréchal de Castellane, t. II.]
[392: Archives des Affaires étrangères,Parme, vol. 5.]
[393: Cette omission avait déjà choqué le comte de Neipperg, car le 23 novembre 1817, un agent des Affaires étrangères informait le duc de Richelieu que Neipperg lui avait renvoyé l'enveloppe d'une dépêche officielle qu'il avait reçue «ouverte de la façon la plus inconvenante, et que même on s'y était permis de biffer sur l'enveloppe le titre de Majesté adressé à Sa Majesté l'archiduchesse, duchesse de Parme». Le directeur des postes, interpellé à ce sujet, jura, en s'excusant fort, que cette infidélité ne pouvait être attribuée à aucun bureau français. (Affaires étrangères,Parme, vol. 5.)]
[394: 13 décembre 1827. Affaires étrangères,Parme.—Lamartine annonçait en même temps à M. de Damas que la duchesse de Parme voulait contracter un emprunt de dix millions chez Rothschild. Le banquier exigeait la garantie et la signature du duc de Lucques. Celui-ci y avait consenti, mais à la condition d'avoir un million sur les dix. Rothschild avait en outre pris hypothèques sur la totalité des domaines de Parme, qui se montaient à trente millions. La terre de Borgo San Domino, que possédait la mère du duc de Lucques, avait été vendue autrefois à Marie-Louise, qui en avait formé un majorat en faveur d'un enfant de Neipperg. Le nouvel emprunt était officiellement affecté aux dépenses du cadastre et d'un grand théâtre nouveau. «Mais on assure qu'à peu près le tiers de cette somme, disait le secrétaire, est destiné à acheter des terres et des rentes pour les enfants de l'archiduchesse, de sorte que la dette de l'État ne sera que peu ou point diminuée par cette opération.» (Affaires étrangères,Parme.) Les trois enfants nés de l'union secrète de Marie-Louise et du comte de Neipperg étaient le prince de Montenuovo et deux filles, dont l'une épousa le comte de San Vitale.]
[395: Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol. 406.]
[396: Archives nationales, F7 6979.]
[397:Ibid., F7 6975.]
[398: Archives des Affaires étrangères,Vienne, vol, 409.]
[399:Mémoires de Vitrolles, t. III, p. 455.]
[400: Entretiens de Foresti et de Montbel.]
[401: VoirMémoires de Metternich, t. V, p. 265, 266.]
[402: Tome I.]
[403: Or, ce Napoléon était celui que Metternich avait flatté comme tant d'autres, celui dont Talleyrand a dit: «Les trois hommes qui ont reçu sur la terre le plus de louanges sont Auguste, Louis XIV et Napoléon… Je n'ai pas vu à Erfurt une seule main passer noblement sur la crinière du lion.» (Mémoires, t. I.)]
[404:Mémoires du baron de Vitrolles.]
[405: CAPEFIGUE,Les diplomates européens, t. Ier, 1843.]
[406: Metternich l'avait fait croire à beaucoup et le croyait lui-même. «Que feriez-vous, prince, lui demandait un jour le vieux général de Gerzelles, si vous n'étiez plus en activité?—Vous admettez là, répliqua Metternich avec raideur, un cas qui est impossible.» Cela se vit pourtant en 1848. Mais même après l'insurrection qui le força à déposer le pouvoir et à quitter l'Autriche pour se réfugier en Angleterre, Metternich continua à se juger infaillible. Il dit un jour à M. Guizot, amené sur le même sol par la Révolution, que l'erreur n'avait jamais approché de son esprit. «Vous êtes bien heureux! repartit M. Guizot. Moi, cela m'est arrivé quelquefois.»]
[407: Lettre à la comtesse de Crenneville, 27 février 1824.]
[408: 27 avril 1824.]
[409: 20 janvier 1829.]
[410: D'après le baron de Méneval, la mort du premier mari de la comtesse de Neipperg, née comtesse Pola, ne précéda la mort de celle-ci que de quelques mois. On sait que Neipperg avait jadis enlevé cette femme à son mari. (Mémoires de Méneval, t. III, p. 592.)]
[411: Il s'agit toujours du testament de Napoléon. (Voir ch. XII.)]
[412: Elle avoua ce nouveau mariage dans ses testaments des 25 mai 1837 et 22 mai 1844. (Voir M. I. DE SAINT-AMAND, p. 413.)]
[413: Archives des Affaires étrangères,Parme, etMémoires du baron de Vitrolles].
[414: Archives des Affaires étrangères,Parme.]
[415: Archives nationales, F7 6993.]
[416: Elle avait loué pour le mois d'août et de septembre le château de Mme Budé-Boissy.]
[417: Archives nationales, F7 6993.]
[418:Ibid.]
[419:Ibid.]
[420: Archives des Affaires étrangères,Parme.—Cité par M. I. de Saint-Amand.]
[421:Correspondance de Marie-Louise.]
[423: Les portraits surtout causaient de l'émoi aux agents. Cet émoi datait de loin. Un-rédacteur de l'Indépendant, M. Latouche, avait rendu compte, en 1822, de l'exposition des tableaux au Salon du Louvre et avait parlé avec éloges d'un joli portrait représentant un enfant qui tenait à la main un bouquet de fleurs bleues. Cet article attira l'attention. La foule s'amassa devant le tableau. Les uns prirent les fleurs pour desVergiss mein nicht, les autres s'écrièrent: «C'est le roi de Rome!» La police fit évacuer le Salon, enlever le portrait et supprimer l'Indépendant, qui reparut peu de temps après sous le nom deConstitutionnel.]
[424: Jusqu'en Pologne même on fit cette propagande. Ainsi, en 1829, à Cracovie, il circulait des pièces de monnaie avec cette exergue: «N. F. C. Joseph, roi de Pologne.»]
[425: Le 18 juillet 1829, la police avait été inquiétée par le faux bruit de l'arrivée du duc de Reichstadt à Besançon. (Archives nationales, F7 6995.)]
[426: Archives nationales, F7 6706.]
[427: Voir, pour les détails, le volume de M. GUILLON,Les complots militaires sous la Restauration, et lesMémoires de M. Pasquier, t. IV, ainsi que les débats de la Cour de Paris, du 7 mai au 8 juin 1821.]
[428: Voir GUILLON.]
[429: Voir GUILLON et lesComplots de Saumur.]
[430:Ibid., p. 274 et suiv.]
[431: Il devait racheter ses erreurs par sa conduite héroïque en Grèce contre les Turcs.—Voir GUILLON, p. 340.]
[432: Préface duFils de l'Homme. Bruxelles, Wahlen et Cie, 1829.]
[433: Voir leProcès du «Fils de l'Homme», chez Denain, 1829, in-8°.]
[434: Barthélémy avait alors trente-quatre ans.]
[435:Correspondance de Marie-Louise, 12 janvier 1830.]
[436: 31 janvier.—Lettres intimes.]
[437: Voir du docteur Herrmann ROLLET, laNeue Beitrage zur Chronik der Stadt Baden bei Wien (VII Theil) Verlag von P. Schütze, 1894, p. 78 à 80.]
[438: Prokesch fut plus tard attaché à l'ambassade d'Autriche à Rome, puis devint ministre plénipotentiaire à Athènes, feld-maréchal et membre du Conseil privé de l'Empereur, ambassadeur à Berlin, membre de l'Académie des sciences de Vienne. Son intelligence, sa droiture, sa vigueur et son activité méritaient de tels honneurs.—M. G. Valbert a dit qu'il était un élève du prince de Metternich, «qui l'avait formé, façonné et nourri du lait de sa sagesse». (Revue des Deux-Mondesdu 1er novembre 1896). Ce que j'en sais me donne à croire qu'il avait certaines idées de Metternich, mais qu'il s'était formé lui-même.]
[439:Mes relations avec le duc de Reichstadt.—Mémoiredu comte de P. O., traduit par son fils et extrait du ler volume desŒuvres posthumes, chez E. Plon, 1878, 1 vol. in-18.]
[440: Dans cette rencontre heureuse se réalisait la parole du noble Henri Perreyve qui, frappé avant l'heure, eut cependant la joie de compter des amitiés précieuses: «La Providence a fait certaines âmes avec certaines ressemblances qui forcent ces âmes, quand elles se rencontrent, à se regarder, à se reconnaître et à s'aimer.»]
[441: Voy. MONTBEL,Récit de Prokesch-Osten.]
[442:Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt, Stuttgart, 1878.]
[443: Conversation de M. de Prokesch avec Montbel, p. 166.—Le duc de Reichstadt.]
[444: «La France et l'Autriche, dit-il plus tard au duc de Raguse, pouvaient un jour être alliées et leurs armées combattre l'une à côté de l'autre. Ce n'est pas contre la France que je puis et dois faire la guerre. Un ordre de mon père l'a défendu, et jamais je ne l'enfreindrai. Mon cœur me le défend aussi, de même qu'une bonne et sage politique.» (Mémoires de Marmont, t. VIII.)]
[445: MONTBEL, p. 152.—Voir aussi PROKESCH-OSTEN.]
[446: Il ne faut pas oublier que le prince Eugène de Savoie-Carignan avait demandé à Louis XIV de servir la France. Après le refus du Roi, il s'offrit en 1683 à l'Autriche, qui eut l'intelligence de l'accepter. Des 1687, il était feld-maréchal général, puis président du conseil aulique de la guerre. Plus tard, Louis XIV lui fit offrir inutilement le bâton de maréchal. Ses victoires à Zentha, Carpi, Chiari, Luzzara, Hochstedt, Oudenarde, Malplaquet, Peterwardein, Belgrade, sont assez connues. Il rencontra dans le maréchal de Villars un adversaire redoutable. Le prince Eugène, dont l'audace et le coup d'œil sont demeurés légendaires, était un de ces guerriers qui devaient passionner la nature ardente et chevaleresque du fils de Napoléon.]
[447:Mémoire de Prokesch-Osten, p. 22, et MONTBEL, p. 168.]
[448: Les bruits les plus mensongers coururent sur lui. On en trouvera un exemple dans unePièce historique sur le roi de Rome, 1830, in-8°.]
[449:Lettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses amis, traduite de l'allemand par Bastien (de Luisbourg en Wurtemberg), Paris, 1833, in-8°.]
[450: Voir laLettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses amis.]
[451: «Dans chaque science l'histoire était pour lui la partie la plus essentielle, et son impatience l'entraînait du sujet de la science à l'esprit de cette science. L'histoire n'était pas seulement pour lui la science des faits, mais celle de l'esprit, des peuples et des individus.» (Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.)]
[452: «La guerre est une institution de Dieu. En elle les plus nobles vertus trouvent leur épanouissement. Sans la guerre, le monde se perdrait dans le matérialisme.» Le feld-maréchal de Moltke, qui a dit cela, s'inspirait de la parole saisissante de J. de Maistre: «Lorsque l'âme humaine a perdu son ressort par la mollesse, l'incrédulité et les vices gangreneux qui sont l'excès de la civilisation, elle ne peut être retrempée que dans le sang.»]
[453:Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.]
[454: Après avoir quitté le service militaire en 1800, le comte de Dietrichstein s'était adonné aux lettres. Chambellan, puis conseiller intime de l'Empereur, intendant de la chapelle de la Cour, chargé de la direction des théâtres, il avait renoncé en 1826 à ces diverses fonctions pour devenir directeur de la Bibliothèque impériale. Le comte de Dietrichstein se sépara du duc de Reichstadt au mois de mai 1832 et fut nommé, en récompense de ses bons services, grand-croix de l'ordre de Léopold.]
[455:Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.]
[456: VoirMémoire de Prokesch.]
[457: VoirNapoléon et Alexandre Ier, par le comte Albert VANDAL, t. III.—Voir une note surCaulaincourt et Napoléon, publiée par moi dans laRevue des Études historiques, 1896, fasc. I.]
[458: Vers la fin de l'année 1831, les chefs de l'insurrection polonaise, qui avaient pensé au fils de Napoléon, se tournèrent vers son cousin, Louis-Napoléon, celui qui devait être Napoléon III, et lui offrirent le commandement de leur légion. Le prince acceptait et allait partir, quand il apprit la défaite de Varsovie.]
[459: «On a agi sagement, dit peu de temps après le duc à Prokesch. Que pouvait avoir à faire avec moi l'ambassadeur extraordinaire de Louis-Philippe? Voulait-il me demander mon adhésion à ce qui vient de se passer en France?»]
[460:Mes relations avec le duc de Reichstadt, p. 46 et 153.]
[461:Mémoires de Metternich, t. V, p. 161.]
[462: D'après le maréchal de Castellane, François II aurait dit au général Belliard: «Charles X a mérité son sort, puisqu'il a manqué à sa parole.Le petit Napoléon est un jeune homme distingué. Je sais bien que je pourrais, avec lui, faire du mal au roi Louis-Philippe, mais pareille chose est loin de ma pensée. Je l'ai élevé comme étranger à la France.» (5 novembre 1830.—Journal du maréchal, t. II.) Ces affirmations, faites sur ce ton, paraissent peu exactes.]
[463: Voir, pour plus de détails, le 1er volume de l'ouvrage de M. Thirria:Napoléon III avant l'Empire.—Librairie Plon.]
[464: La Russie l'y eût aidé, car elle ne s'en cachait pas, vis-à-vis des autres puissances. Ainsi, Nesselrode avait écrit à Matusiewicz, le 19 octobre, que l'Empereur aurait vivement désiré que le cabinet de Londres se fût trouvé à même de déployer, dès à présent, des forces importantes pour concourir avec ses alliés à maintenir une combinaison à laquelle il avait si puissamment contribué en 1814 et en 1815.—Dans sesMémoiresrécemment publiés, Nicolas Ier appelle la révolution de Juillet «l'infâme Révolution».]
[465: Metternich la lui avait fait attendre et s'en était même vanté auprès de Nesselrode. (Mémoires, t. V.)]
[466: Metternich l'avait écrit à Appony, le 12 septembre: «Rien de ce qui, dans ce moment, existe en France, ne pourra se soutenir.»]
[467: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[468: Gentz avait dit à Protesch que l'avènement du duc de Reichstadt à l'Empire serait une chose désirable pour l'Autriche, mais il avait aussitôt ajouté que jamais M. de Metternich n'y consentirait, car il redoutait avec lui une guerre générale.]
[469:Mémoires de Metternich, t. V, p. 159.]
[470: Le 18 septembre 1830, le prince Joseph avait également adressé à la Chambre des députés une lettre où il blâmait le choix du duc d'Orléans pour souverain et où il revendiquait les droits de Napoléon II. «J'ai des données positives, affirmait-il, pour savoir que Napoléon II serait digne de la France… Le fils de cet homme de la Nation peut seul réunir tous les partis dans une constitution vraiment libérale et conserver la tranquillité de l'Europe.» Aucune suite ne fut donnée à cette lettre.]
[471:Histoire de Dix ans, t. V.—Louis Blanc parle aussi d'une offre de cinq millions faite à Lafayette de la part du prince Eugène, pour couvrir les premiers frais d'une révolution en faveur du frère de la reine Hortense. Je n'ai pu approfondir cette assertion, qui semble très contestable.]
[472: Le duc écrivait de Presbourg à son ami Prokesch que le séjour de cette ville était très brillant et que ce n'étaient que fêtes, parades et réceptions. «Mais je puis pourtant, ajoutait-il, vouer deux ou trois heures à la lecture.»]
[473: Voir PROKESCH-OSTEN.—Metternich était alors très préoccupé de la politique de Louis-Philippe. Il déclarait à Esterhazy que jamais François II n'admettrait le principe de non-intervention proclamé par la France en face de la propagande révolutionnaire. Il redoutait, ailleurs qu'en Belgique, l'imitation de ce qui venait de se passer en France.]
[474: VoirMémoires de Metternich, t. V.]
[475: «Son esprit, plus ardent que jamais, dévorait tout ce que disaient l'estime, la haine et la passion contre ou pour le puissant César, dans des milliers de livres ou de journaux.» (Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.)]
[476:Ibid.]
[477: Lors du procès des ministres, les bonapartistes invitèrent le prince Napoléon-Louis, fils aîné de Louis Bonaparte, à venir à Paris seconder la cause de Napoléon II. Il répondit alors que le peuple était le seul maître de ses actes et que du moment qu'il avait accepté ce nouveau souverain, il n'avait pas à intervenir.]
[478: Prokesch apprit, après la mort du prince, à M. de Metternich, l'affaire de la comtesse Camerata et la façon dont il croyait la police au courant de tout. Le prince appela aussitôt dans son cabinet le comte Sedlnizky, ministre de la police, et fit raconter une seconde fois par Prokesch tous les détails de cette affaire. «Je vis peint dans les traits du comte, dit Prokesch, un étonnement qui ne fit qu'augmenter, si bien qu'il finit par me dire: «Je ne savais pas un mot de toute cette affaire!» (Mes relations avec le duc de Reichstadt, p. 152.)]
[479: Metternich venait d'écrire à Trautmannsdorf, à Berlin, que François II était disposé à accorder un asile à Charles X, mais qu'il lui fallait «l'assentiment des cours alliées». Et, cependant, il disait ailleurs que des Chambres séditieuses avaient proclamé Louis-Philippe au mépris de tous les droits!]
[480: Dès l'arrivée du maréchal Maison à Vienne, M. de Metternich, s'entretenant avec lui de la situation de l'Europe, dit «qu'il préférerait avoir pour voisine une Pologne bienveillante et amie qu'une Russie envieuse et envahissante.» À Trautmannsdorf il disait, au contraire, que «le royaume de Pologne depuis sa création avait eu à ses yeux la valeur d'un magasin à poudre». Le prince de Talleyrand, de son côté, croyait que l'Angleterre et la France pourraient faire tourner les derniers événements de la Pologne à l'avantage de l'Europe et constituer un royaume de Pologne comme la meilleure barrière contre les envahissements de la Russie. (Mémoires, t. III.)]
[481: Conversant un jour avec M. de Rayneval, au mois de juin 1830, M. de Metternich avait dit que Marie-Thérèse et le prince de Kaunitz avaient été forcés d'accepter le désastreux partage de la Pologne, à cause des intrigues et de l'ambition de Frédéric II et de Catherine. «Si le prince de Metternich, dit-il, avait été en 1772 ce qu'il est en 1830, l'Autriche eût resserré l'alliance de 1756, l'Angleterre s'y serait adjointe, et la Pologne, ce boulevard de l'Europe, eût été sauvée.» Enfin, dans un entretien confidentiel avec le maréchal Maison, en octobre 1831, M. de Metternich s'était laissé aller à regretter le partage de 1772 et avait dit queMarie-Thérèse avait été contrainte d'accepter une part de ce pays «pour éviter de plus grands maux». (Documents inédits.) Cela rappelle le mot connu: «Elle pleurait, mais elle prenait toujours.» (Voir à ce sujetla Question d'Orient au XVIIIe siècle, par M. Albert SOREL, pages 218, 253, 274.)]
[482: En 1831, il devait passer au régiment de Wasa et, en 1832, être nommé colonel en second de ce même régiment.]
[483: Voir PROKESCH-OSTEN, p. 76.]
[484: Il s'agissait de Maximilien-Joseph, fils cadet du prince Eugène, qui avait pris le titre de duc de Leuchtenberg.]
[485:Mémoires, t. V.]
[486:Ibid.]
[487:Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]
[488:Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]
[489:Mémoires de Marmont, t. VIII.]
[490: Il avait eu la même attitude vis-à-vis de Napoléon, dans les affaires de grand litige. (Voir leDuc d'Enghienet leDivorce de Napoléon,passim.)]
[491:Documents inédits.]
[492: VoirLettre sur la mort du duc de Reichstadt.]
[493:Mémoires de Pasquier, t. II.]
[494: La reproduction de ce portrait figure dans les Mémoires de Marmont. Le duc est représenté assis, contemplant le buste de Napoléon.]
[495:Documents inédits.]
[496:Ibid.]
[497: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[498:Documents inédits.]
[499: Charles-Louis Napoléon et Louis Napoléon avaient été organiser la défense des révoltés italiens depuis Foligno jusqu'à Civitta Castellana. Cédant aux instances de Louis Bonaparte et de la reine Hortense, ils revinrent à Bologne, espérant que le gouvernement français ferait quelque chose en faveur des insurgés. Le prince Charles-Louis succomba le 17 mars à Forli, et le prince Louis-Napoléon se réfugia à Ancône, d'où il s'échappa difficilement pour gagner l'Angleterre et revenir en Suisse.]
[500:Documents inédits.]
[501:Ibid.]
[502: On a parlé de relations intimes du duc avec l'infant don Miguel, de 1824 à 1827. Ces relations se sont bornées à quelques visites banales. Le caractère ignoble de don Miguel ne pouvait avoir la moindre affinité avec la nature délicate du fils de Napoléon.]
[503:Journal du maréchal de Castellane, t. II.]
[504: Les romanciers et les auteurs dramatiques les ont exploités, à commencer par Alexandre Dumas dans lesMohicans de Paris.]
[505: Dans son rapport au Roi, Casimir Périer avait dit que l'histoire ne séparerait pas le nom du grand capitaine, dont le génie avait présidé aux victoires de nos légions, du monarque habile qui avait fait succéder l'ordre à l'anarchie, rendu aux cultes leurs autels et donné à la société un Code immortel.]
[506:Mémoires de Talleyrand, tome IV. On voit que ce renseignement était fondé.—«La personne du jeune Napoléon a été entre les mains de l'Autriche tour à tour un objet de terreur pour elle-même et un épouvantail pour la France et la Restauration.» LeConstitutionnel, qui écrivait ces lignes en 1832, aurait pu ajouter: «et pour la monarchie de Juillet».]
[507:Mémoires de Talleyrand, tome IV.]
[508:Ibid.]
[509: Voir l'Histoire de la monarchie de Juillet, tome I, p. 445.—Voir aussi THIRRIA,Napoléon III avant l'Empire, tome I, p. 24 à 27.—Librairie Plon.]
[510: La reproduction qu'on en a faite montre un crayon sûr et énergique.]
[511: C'est ce que rapporte le docteur Herrmann Rollet, qui a été témoin de ce fait. (Neue Beiträge zur Chronik der Stadt Baden.)]
[512: Voir lesRapports du docteur Malfatti, publiés par M. DE MONTBEL.]
[513: À la princesse de Lieven, qui appellera devant lui le gouvernement de Juillet «une flagrante usurpation», Talleyrand aura l'esprit de répondre: «Vous avez raison, madame. Seulement, ce qui est à regretter, c'est qu'elle n'ait pas eu lieu quinze ans plus tôt, comme le désirait et le voulait l'empereur Alexandre, votre maître!»]
[514:Histoire de la monarchie de Juillet, t. I, p. 448, 449.]
[515: Elle a été publiée récemment dans laCorrespondance de Victor Hugo, chez Calmann Levy, 1 vol. in-8°, 1896.]
[516: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[517: 28 mars 1831. (Mémoires, t. IV.)]
[518: Voy. PROKESCH-OSTEN, p. 127.]
[519: C'est ce qui a fait dire que l'Empereur et Metternich avaient, «par un machiavélisme infernal», ouvert au jeune adolescent les coulisses de l'Opéra. M. Émile Dard, dans une excellente étude surLe duc de Reichstadt(Annales de l'École des sciences politiques, 15 mai 1896), a cru pouvoir dire que ce point était particulièrement obscur. Il ne l'est pas. C'est une légende qu'il faut écarter avec mépris.]
[520: Fanny Essler a déclaré à ses intimes qu'elle n'avait jamais vu le duc de Reichstadt. Cette danseuse, très courtisée, avait une figure plus spirituelle que jolie.]
[521: Il paraît que Gentz avait un cabinet de lecture dans l'hôtel de Fanny Essler… On sait que le publiciste était follement épris de la danseuse.]
[522:Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]
[523: Il s'agissait du discours prononcé le 3 octobre 1831 à la Chambre des députés, par M. Thiers, sur le projet de loi relatif à la modification de l'art. 23 de la charte sur l'hérédité de la pairie. L'orateur avait examiné trois formes de gouvernement: «le monarchique, l'aristocratique, le démocratique». Suivant lui, la monarchie périssait par la démocratie, la démocratie par l'anarchie, l'anarchie par le despotisme. Il voulait composer la monarchie représentative de royauté, d'aristocratie et de démocratie. La royauté délivrait la société des troubles de la République; la démocratie appelait l'élite de la nation à délibérer sur les intérêts du pays; l'aristocratie était nécessaire pour servir d'intermédiaire entre la royauté et la démocratie. Une seconde Chambre présentait toujours de grands avantages, quelle que fût la Constitution. Il fallait une Chambre héréditaire, car l'hérédité reposait sur l'utilité nationale. Cette aristocratie parlementaire possédait seule les traditions. La Chambre élective restait la Chambre de l'ambition, mais la Chambre haute, placée dans une sphère plus sereine, ne dépendait pas des caprices électoraux.]
[524: Un jour seulement il se laissa emmener à l'Opéra, mais le lendemain il écrivit à Prokesch que la conversation de son ami lui eût été plus chère que l'audition de la plus harmonieuse des musiques.]
[525: C'était une réponse au prince Louis-Napoléon, qui avait sollicité l'autorisation de revenir en France, ainsi qu'une menace adressée aux partisans de Napoléon II.]
[526:De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille.Paris, Le Normant, in-8°, 1831.]
[527: La brochure de Chateaubriand suscita lesObservations d'un patriote, attribuées à Louis BELMONTET. L'auteur disait qu'à la chute de Charles X, Napoléon II aurait eu toute la France pour lui. Belmontet défendait avec animation le patriotisme du fils de l'Empereur.]
[528: Voir, dans la brochureSur le bannissement de Charles X(octobre 1831), les services rendus par Chateaubriand au cardinal Fesch et à Jérôme en 1829 (p. 129 à 134).]
[529: Nul écrivain n'a plus éloquemment parlé de l'honneur français: «Dans ce pays, a-t-il dit, l'honneur est pour ainsi dire autochtone, inhérent au sol.»]
[530: «Je me trouvai, dit le docteur Herrmann-Rollet, sur laJosephplatz, au moment où, en commandant son régiment qui devait escorter le convoi d'un général, il n'eut plus la force d'émettre aucun son et dut renoncer, en pleurant de dépit, à ordonner les mouvements.»]
[531: 10 janvier 1832.—Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]
[532:Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]
[533: 19 janvier 1832.]
[534:Mémoires de Metternich, t. V.—Journal de la princesse Mélanie.]
[535: Voir PROKESCH-OSTEN.]
[536: 18 mars 1832.Archiv fur Œsterreichiche Geschichte, t. LXXXVI.]
[537: «Dans la situation où se trouvait le duc de Reichstadt, dit le docteur Malfatti pour excuser le chancelier d'Autriche, on ne crut pas devoir répondre à cette demande, qui fut inutilement renouvelée.»]
[538: Le 20 avril, la princesse Mélanie, la troisième femme du prince de Metternich, écrivait dans sonJournalces quelques lignes: «L'Empereur dit à Clément qu'il avait réuni des médecins en consultation pour se prononcer sur l'état du duc de Reichstadt et que tous avaient déclaré que la situation du malade leur paraissait désespérée. Il crache déjà des morceaux de poumon et n'a plus que quelques mois à vivre. Que la volonté du Ciel s'accomplisse! Quoi qu'il en soit, nous trouvons fort triste la destinée de ce prince, qui ne manque ni d'esprit, ni de talent, ni de génie.»]
[539:Correspondance de Marie-Louise, p. 298.]
[540:Ibid., p. 299.]
[541: Il a été commencé sous l'empereur Mathias comme chalet de chasse et terminé sous Marie-Thérèse en 1775. On l'a revêtu d'un affreux badigeonnage d'un jaune criard, et l'on a peint toutes les persiennes en vert cru. Ces couleurs enlèvent toute majesté aux constructions, qui sont d'ailleurs assez disparates.]
[542: On lit sur le fronton de cet édifice peu artistique: «JOSEPHO II AUGUSTO ET MARIÆ THERESIÆ AUGUSTÆ IMPERANTIBUS ERECTUM MDCCLXXV.»]
[543: Note du docteur Malfatti sur le traitement du prince.]
[544: Un étranger de passage, qui l'aperçut une fois dans ce jardin, le vit assis dans un grand fauteuil, enveloppé dans une robe de chambre à raies blanches et rouges, avec un pantalon blanc et un bonnet à la grecque d'où s'échappaient des boucles blondes. Sa figure était d'une pâleur de cire. Le prélat de la Cour lui faisait la lecture.]
[545: C'est l'empereur actuel d'Autriche, François-Joseph Ier, qui gouverne l'Autriche depuis 1848. Il est né le 18 août 1830 à Schœnbrunn.]
[546: «Il était si faible, disait leTimes, qu'il lui fallait le sein d'une femme pour prendre quelque nourriture.»—«Le lait d'une nourrice qui lui a été ordonné, disait leMoniteurà la date du 14 juillet, paraît produire de bons effets.»]
[547:Mémoires de Metternich, t. V, p. 288.]
[548: Comme je l'ai écrit ailleurs: «Napoléon a répudié Joséphine pour avoir un fils héritier de son œuvre et de son nom, et c'est le petit-fils de cette même Joséphine qui est devenu le continuateur direct de l'Empire, sous le nom de Napoléon III.» (Voir leDivorce de Napoléon.)]
[549: Sur ces entrefaites, le chancelier était allé voir le prince. Malgré son impassibilité systématique, il parut ému. «C'était, écrivait-il le 21 juillet à l'Empereur, un spectacle déchirant. Je ne me rappelle pas avoir jamais vu une plus triste image de la destruction.»]
[550: Metternich à Appony le 4 août.]
[551:Souvenirs, t. III.—Napoléon avait été jadis bien dur pour l'empereur d'Autriche. Il l'appelait «un enfant gouverné par ses ministres, un prince débile et faux, un homme bon et religieux, mais une ganache, ne s'occupant que de botanique et de jardinage». Enfin il blâmait «sa débonnaireté, qui le rendait toujours dupe des intrigants».]
[552: «Ce masque, dit le docteur Hermann-Rollet, tomba entre les mains de mon père dans les circonstances suivantes. Il venait d'être appelé chez l'ex-impératrice pour donner ses soins à l'un des enfants de son intendant; en ouvrant la porte, il aperçut les autres enfants en train de jouer avec un objet en plâtre qu'ils avaient attaché au bout d'une ficelle et qu'ils traînaient sur le parquet en manière de voiture. Mon père vit tout de suite que cet objet était un masque en plâtre placé sens dessus dessous. À ce moment même entra l'intendant, qui s'empressa d'enlever le moulage à ses enfants et de les gronder pour s'en être emparés. C'était le masque de Sainte-Hélène. L'intendant avait mandat spécial de le conserver et de l'emporter partout avec lui, mais sans le remettre au jeune duc. Mon père, qui possédait la riche collection de bustes et de crânes formée par le docteur Gall, et en outre un certain nombre de masques en plâtre de personnages célèbres, demanda aussitôt qu'on voulût bien lui confier le masque impérial, avec promesse d'en avoir soin et de le rendre aussitôt que cela serait jugé nécessaire.
«C'est ainsi que ce moulage entra dans sa collection et passa plus tard au musée de Baden. Le nez, dont la pointe est légèrement aplatie, témoigne encore du traitement que lui avaient fait subir les enfants de l'intendant.» (Neue Beiträge zur Chronik Stadt Baden, 1894.)]
[553: Le masque déposé à Nancy m'a paru meilleur. Il offre plus de ressemblance avec la figure de Napoléon. C'est probablement la première empreinte, qui a été prise aussitôt après la mort.]
[554: Sala, le 12 août.—Correspondance, p. 304.]
[555: M. de Prokesch ne savait de la santé du prince que ce qu'en disaient les journaux, c'est-à-dire peu de chose. Il ne pouvait s'attendre à un dénouement si rapproché et si tragique. «M'écrire à Rome, a-t-il dit,le duc ne le pouvait pas sans en demander l'autorisation. Je compris qu'il préférait garder le silence. Je n'avais donc pas le moindre pressentiment de l'état où il se trouvait.»]
[556:Rebus in humanis nil dulcius experiereAlterno convictu et fido pectore amici.]
[557: Après les obsèques Marie-Louise était partie pour le château de Persenbeug, où se trouvait l'Empereur. Elle devait retourner ensuite à Parme, par Innsbruck.]
[559: Numéro du 14 août 1832.]
[560: C'était une allusion au mot dit par le prince au baron de la Rue, qui rentrait de Vienne à Paris en 1830: «Lorsque vous verrez la Colonne, saluez-la pour moi!»]
[561: Drame en deux actes, mêlé de couplets. Paris. Poussielgue, 1832.]
[562: Il ne fut joué sur aucun théâtre.]
[563: Il y eut peu de manifestations publiques en 1832. À Clichy-la-Garenne, à la demande des habitants de ce quartier, un service funèbre fut célébré le 23 août. On vendait dans les rues de Paris des placards intitulés:Les derniers moments du fils de Napoléon, ou le Tombeau du duc de Reichstadt, avec des gravures d'une simplicité primitive.
En fait de manifestations littéraires, je n'ai trouvé qu'une nouvelle de Frédéric Soulié, intituléeSans nom, plusieurs petites brochures insignifiantes et un article humoristique de Jules Janin. Chateaubriand consacra quelques lignes mélancoliques au duc de Reichstadt dans lesMémoires d'outre-tombe. Victor Hugo, Béranger et Guiraud écrivirent quelques vers, et ce fut tout.]
[564: Cette lettre fut écrite le 10 octobre 1832, et parut à Fribourg en Brisgau chez Herder avec ce sous-titre modeste: «Par un de ses amis.» M. de Metternich avait conseillé à l'auteur, qui était le chevalier de Prokesch, de ne pas se nommer, ce qu'il fit, car il savait sur quel terrain difficile on était alors placé à Vienne. Cette lettre a été traduite par Gerson Hesse (Paris, librairie franco-allemande, 1832). Une autre traduction de Bastien, que je crois être la meilleure, a paru chez Levavasseur en 1833.]
[565: Les moindres détails ont, à certaines heures, de tristes et d'ironiques significations. Ainsi, quand Charles X, détrôné et proscrit, arriva à Cherbourg, pour passer en Angleterre, un des gardes du corps remarqua dans les chantiers un vaisseau en construction qu'on avait jadis appeléle Roi de Romeet qui avait encore pour titrele Duc de Bordeaux… Quel allait être son troisième nom?]
[566: Louis BLANC,Histoire de Dix ans.—Et comment ne pas penser ici aux deuils si nombreux et ai prématurés qui depuis ont frappé cette fière et implacable Maison d'Autriche?]
[567: Les journaux autrichiens ont fait observer que, pour la première fois depuis soixante-quatre ans, le jour des Morts de l'année 1896, la tombe du duc de Reichstadt n'a point reçu de couronne, ses derniers fidèles étant probablement morts.]
[568: Le mariage secret eut lieu le 17 février 1834. Ce nouvel époux réunissait à ce qu'il paraît, «tout ce que l'on peut désirer, fermeté et douceur dans les manières en même temps; et c'est un homme si vertueux, disait Marie-Louise, c'est une vraie trouvaille». Elle ajoutait que c'était un saint, et elle vantait ses agréments en société. (Correspondance de Marie-Louise.)]
End of Project Gutenberg's Le Roi de Rome (1811-1832), by Henri Welschinger