Femme yakoute.—Dessin de Victor Adam d'après Hempel etGeissler.
Femme yakoute.—Dessin de Victor Adam d'après Hempel etGeissler.
Le peuple yakoute est le seul qui donne à boire et à manger pour rien aux voyageurs; et c'est en quoi la bonté des Yakoutes se manifeste clairement. Entrez dans la tente de l'un d'eux, il vous offrira tout ce qu'il a de provisions; restez-y une semaine, restez-y même un mois, il vous rassasiera toujours, ainsi que votre cheval. Il tient non-seulement pour une honte, mais aussi pour un péché, de recevoir aucun payement en retour de l'hospitalité qu'il vous donne. «C'est Dieu, dit-il, qui donne le boire et le manger, afin que tous les hommes en puissent profiter; je suis pourvu de vivres, mon voisin ne l'est pas, je dois partager avec lui ce qui vient du Créateur.» Si vous tombez malade dans sa tente, tous les membres de la famille se relayeront pour vous veiller et pourvoir à vos besoins dans la mesure de leurs moyens.
Ils honorent leurs vieillards, suivent leurs conseils et professent que c'est une injustice ou un péché de les offenser et de les irriter. Quand un père a plusieurs enfants,il les marie successivement, leur bâtit une maison à côté de la sienne et partage avec eux ce qu'il possède en bétail et en biens. Même séparés de leurs parents, les enfants ne leur désobéissent en rien. Quand un père n'a qu'un fils, il le garde avec lui et ne s'en sépare que dans le cas où il perd sa femme et se remarie avec une autre qui lui donne des enfants.
Le Yakoute estime sa richesse en proportion du bétail qu'il possède; l'amélioration de ses troupeaux est sa première pensée, son premier désir; ce n'est qu'après y avoir réussi, qu'il songe à amasser de l'argent et d'autres biens.
Poteaux des frontières du pays des Yakoutes et de la Chine[20].—Dessin de Victor Adam d'après Folk.
Poteaux des frontières du pays des Yakoutes et de la Chine[20].—Dessin de Victor Adam d'après Folk.
Il est grand amateur de brandevin et de tabac: qu'on lui donne de l'un et de l'autre, il ne demandera pas à manger. Quand vous voyagez, entrez avec autant de vin que vous voudrez dans la tente d'un Yakoute, vos vases seront vides quand vous en sortirez. Il n'y a qu'un artifice qui puisse sauver votre provision. Aussitôt que vous arrivez chez un riche Yakoute, donnez-lui un œsmunæ (deux bouteilles de brandevin); avec cette liqueur, il s'enivrera parfaitement, lui, sa famille et dix camarades, et se tiendra satisfait; si vous ne lui en donnez qu'un verre, adieu votre brandevin. Le lendemain, en voyant vos bouteilles vides, vous vous rappellerez trop tard ce dicton: il a tout avalé.
Le Yakoute n'a pas d'égal pour la patience à supporter le besoin; ce n'est rien pour lui que de travailler trois ou quatre jours sans rien manger. Pendant trois mois, il ne vit que d'eau et d'écorce de pin, et pense qu'il en doit être ainsi. Les pauvres gens passent pour des gloutons aux yeux des Russes, parce qu'ils mangent beaucoupquand ils ont une bonne nourriture. Mais, à mon avis, quand on s'expose à supporter la faim comme eux, pendant plusieurs jours ou même plusieurs mois, on peut bien montrer quelque avidité pour peu que l'on se trouve à une bonne table.
Tous les peuples sont sujets à la colère; elle n'est pas étrangère aux Yakoutes, mais ils oublient facilement les griefs qu'ils ont contre quelqu'un, pourvu que celui-ci reconnaisse ses torts et s'avoue coupable.
Les Yakoutes ont d'autres défauts, qu'il ne faut pas attribuer à des dispositions innées; quelques-uns d'entre eux vivent de bétail volé; il est vrai que ce ne sont que des malheureux; quand ils ont pris, sur la chair d'une bête volée, de quoi manger deux ou trois fois, ils abandonnent le reste; cela montre que leur seul mobile est la faim, dont ils ont souffert pendant des mois et des années. De plus, quand on découvre le voleur, les princes (kinæs, du russe kniaz) le font frapper de verges, selon l'ancienne coutume, au milieu de l'assemblée. Celui qui a subi une telle punition en conserve la flétrissure jusqu'à sa mort; il ne peu plus être témoin, et ses paroles ne sont d'aucune valeur dans les réunions où délibère le peuple; on ne le choisit ni pour prince, ni pourstarsyna(du russestarchina, ancien). Ces usages prouvent que le vol n'est pas devenu une profession chez les Yakoutes; le voleur est non-seulement puni, mais il ne recouvre jamais le nom d'honnête homme.
Le Yakoute est processif; un parent ou un étranger achète à crédit par exemple une vache qu'il ne paye pas, sous prétexte qu'il use du bénéfice de la compensation. Le vendeur le poursuit devant le chef et le prince; l'affaire passe ensuite par tous les degrés de juridiction, jusqu'à ce que les frais aient absorbé la valeur de vingt vaches et quelquefois tous les biens des plaideurs. Mais ce n'est pas toujours de leur propre mouvement qu'ils se jettent dans la voie ruineuse des procès; ils y sont souvent poussés par des gens malintentionnés, qui trouvent profit à faire des écritures.
Il suffit qu'un Yakoute veuille devenir maître dans quelque art pour qu'il y parvienne; il est tout à la fois orfèvre, chaudronnier, maréchal, charpentier; il sait démonter un fusil, sculpter des os, et avec un peu d'exercice, il est capable d'imiter tout objet d'art qu'il a examiné. Il est à regretter qu'ils n'aient pas de maîtres pour les initier à des arts plus élevés; car ils seraient en état d'exécuter des travaux extraordinaires.
Ils excellent à manier le fusil; ni le froid, ni la pluie, ni la faim, ni la fatigue ne les arrêtent dans la poursuite d'un oiseau ou d'un quadrupède. Ils chasseront un renard ou un lièvre deux jours entiers, sans avoir égard à la fatigue ou à l'épuisement de leur cheval.
Ils ont beaucoup de goût et d'aptitude pour le commerce, et savent si bien faire valoir la forme et la couleur de la moindre peau de renard ou de zibeline, qu'ils en tirent un prix élevé.
Les crosses de fusil qu'ils fabriquent, les peignes qu'ils taillent et ornent, sont des ouvrages achevés. On doit aussi remarquer que leurs outres de peau de bœuf ne se corrompraient jamais, quand elles resteraient dix ans pleines d'aliments liquides.
Parmi les femmes yakoutes, il y en a beaucoup qui ont de jolis visages; elles sont plus propres que les hommes; comme tout leur sexe, elles aiment les parures et les beaux atours. La nature ne les a pas dépourvues de charmes. Elles dissimulent leur inclination pour tout autre que leur mari, et elles ont à cœur de conserver leur réputation intacte. On ne doit donc pas les compter au nombre des femmes mauvaises, immorales et légères. Elles honorent à l'égal de Dieu, le père, la mère et les parents âgés de leur mari. Elles ne se laissent jamais voir tête et pieds nus. Elles ne passent pas devant le côté droit de la cheminée et n'appellent jamais par leurs noms yakoutes les parents de leur mari. La femme qui ne répond pas à ce portrait est regardée comme une bête sauvage, et son mari passe pour fort mal loti.
Traduit parE. Beauvois.
Dessinateurs.
I.Sous le titreVoyage d'un naturaliste, pages 139 et 146, on a imprimé: (1858.—INÉDIT).—Cette date et cette qualification ne peuvent s'appliquer qu'à la traduction.
La note qui commence la page 139 donne la date du voyage (1838) et avertit les lecteurs que le texte a été publié en anglais.
II.Dans un certain nombre d'exemplaires, le voyage du capitaineBurtonaux grands lacs de l'Afrique orientale, 1repartie, 46elivraison, le motORIENTALEse trouve remplacé par celui d'OCCIDENTALE.
III.On a omis, sous les titres deJuifetJuive de Salonique, dessins de Bida, pages 108 et 109, la mention suivante: d'après M. A. Proust.
IV.On a également omis de donner, à la page 146, la description des oiseaux et du reptile de l'archipel des Galapagos représentés sur la page 145. Nous réparons cette omission:
1ºTanagra Darwinii, variété du genre desTanagrastrès-nombreux en Amérique. Ces oiseaux ne diffèrent de nos moineaux, dont ils ont à peu près les habitudes, que par la brillante diversité des couleurs et par les échancrures de la mandibule supérieure de leur bec.
2ºCactornis assimilis:Darwinle nommeTisseim des Galapagos,où l'on peut le voir souvent grimper autour des fleurs du grand cactus. Il appartient particulièrement à l'île Saint-Charles. Des treize espèces du genrepinson, que le naturaliste trouva dans cet archipel, chacune semble affectée à une île en particulier.
3ºPyrocephalus nanus, très-joli petit oiseau du sous-genremuscicapa, gobe-mouches, tyrans ou moucherolles. Le mâle de cette variété a une tête de feu. Il hante à la fois les bois humides des plus hautes parties des îlesGalapagoset les districts arides et rocailleux.
4ºSylvicola aureola. Ce charmant oiseau, d'un jaune d'or, appartient aux îles Galapagos.
5º LeLeiocephalus grayiiest l'une des nombreuses nouveautés rapportées par les navigateurs duBeagle. Dans le pays on le nommeholotropis, et moins curieux peut-être que l'amblyrhinchus, il est cependant remarquable en ce que c'est un des plus beaux sauriens, sinon le plus beau saurien qui existe.
Le saurienamblyrhinchus cristatus, que nous reproduisons ici, est décrit dans le texte, page 147.
Iguane.Amblyrhinchus cristatus, iguane des îles Galapagos.
Amblyrhinchus cristatus, iguane des îles Galapagos.
IMPRIMERIE GÉNÉRALE DE CH. LAHURERue de Fleurus, 9, à Paris.
Note 1:Le livre curieux dont nous donnons ici la traduction est à la fois une biographie et une relation de voyage. Son titre est littéralement:Uvariskai akhtyta, etc.:Souvenirs d'Ouvarovski, écrits par lui-même en yakoute, et publiés par Otto Bœhtlingk, avec les Voyages du Dr A. T. von Middendorf dans l'extrême Nord et la Sibérie orientale (Reise in den æussersten Norden und Osten Sibiriens). Saint-Pétersbourg, in-4,t.I, part.I.
Le récit d'Ouvarovski est précédé d'une dédicace dont voici le début et la fin: «Au gracieux Otto Nicolaïevitch[Bœhtlingk].—T'occupant d'étudier les langues de divers peuples, tu vins me trouver au mois de mars (1847), et après m'avoir informé que tu te proposais d'écrire sur l'idiome des Yakoutes, tu me demandas mon concours pour ce travail...; tu me demandas aussi des mémoires en yakoute sur mon origine, ma naissance et ma vie. Ta bienveillance à mon égard me faisait un devoir d'accomplir ton désir. J'ai composé dans cette vue les souvenirs que tu recevras avec cette lettre.
«Je suis convaincu de l'inutilité de cet écrit; tu le liras bien pour donner un exemple, mais personne ne t'imitera. Ce travail n'en était pas moins difficile: car auparavant aucun livre n'avait été composé en yakoute; il n'existait en cette langue qu'un traité religieux, appelé catéchisme, encore n'était-ce qu'une mauvaise traduction du russe. Je me félicite d'être le premier qui ait écrit dans la langue de mes chers Yakoutes.»
Le voyage d'Ouvarovski doit avoir eu lieu de 1830 à 1839, ainsi qu'il ressort du rapprochement de diverses dates disséminées à travers sa relation. Il écrivait en 1847, et il y avait huit ans qu'il habitait Saint-Pétersbourg; c'était donc en 1839 qu'il avait quitté la Sibérie, au retour de sa seconde mission dans les districts d'Oudskoï. Ses voyages avaient duré neuf ans; c'est ce qu'il appelle ses neuf années d'épreuves et de malheur. Il avait parcouru tout le pays des Yakoutes et des Tongouses. Ceux qui ont visité cette contrée, avant ou après lui, ont mis tout au plus quelques mois à la traverser, courant en poste sur les routes ou remontant les fleuves. Ouvarovski, au contraire, a été forcé, en qualité de collecteur d'impôts, de parcourir divers districts dans tous les sens; d'aller chercher les nomades au fond des déserts, et d'étudier leur industrie.(Retour au texte)
Note 2:Lekœsordinaire correspond à peu près au myriamètre; il vaut dix verstes, c'est-à-dire dix fois mille soixante-six mètres. Le kœs d'un piéton est de sept à huit verstes, et le kœs d'un cheval au trot est de treize à quatorze verstes. (Note du traducteur.)(Retour au texte)
Note 3:En yakouteDjokouskaï.(Retour au texte)
Note 4:Ou Shigansk, en yakouteÆdjigæn.(Retour au texte)
Note 5:En yakouteLami. Okhotsk, chef-lieu du district de ce nom (voy.p.165), dans le gouvernement russe de l'océan Pacifique, est une ville de trois mille habitants. Située originairement à l'embouchure de l'Okhota, sur le bord de la mer d'Okhotsk, elle a été transportée, en 1815, sur la rive droite du Koukthoui. La plupart des maisons sont bâties en bois. Elle a une école de navigation, des chantiers où l'on construit des bâtiments marchands, un port militaire, qui fait aussi un grand commerce avec le Kamtschatka et l'Amérique, enfin une rade vaste et commode.(Retour au texte)
Note 6:Ils avaient été stigmatisés avec un fer chaud.(Retour au texte)
Note 7:Ce peuple s'appelle dans sa propre langueSakhaselon Ouvarovski, etSochaselon Sauer. Le pluriel estSakhalar.(Retour au texte)
Note 8:Selon Sauer, secrétaire de l'expédition deBillings,Djigansk, qu'il appelleGigansk, avait encore le titre de cité en 1789; elle avait deux églises, deux maisons appartenant au gouverneur, sept maisons de particuliers et quinze huttes. Elle était le siège d'un tribunal de district (zemikoï-soud). Le district de Gigansk, étendu de six mille verstes des bords de l'Iana à ceux de l'Anabara, était habité par 1449 Yakoutes hommes, 489 Tongouses hommes, en tout 1938 tributaires, taxés pour cette année à 56 peaux de marte zibeline, 262 peaux de renard et 1169 roubles d'argent (4676 fr.). En 1784, les tributaires étaient au nombre de 4834. En 1788, il y avait dans ce district et celui de Zakhisvesk 750 Russes hommes y compris les exilés.(Retour au texte)
Note 9:Nutchaen yakoute.(Retour au texte)
Note 10:Le rouble vaut quatre francs.(Retour au texte)
Note 11:Le rouble de cuivre ou d'assignation vaut 1 fr. 14 c.(Retour au texte)
Note 12:En yakouteOurkouskai.(Retour au texte)
Note 13:Nertchinsk, chef-lieu du district de ce nom dans le territoire transbaïkalien, est une ville de deux mille âmes, située sur la rive gauche de la Schilka, au confluent de la Nertcha, d'où dérive son nom. Érigée en ville en 1781, elle a deux églises, un observatoire et une école des mines. La contrée est fameuse par ses mines de plomb; qui rendent annuellement sept cent mille kilogrammes de plomb argentifère, dont on extrait quatre mille kilogrammes d'argent; elle a aussi des mines d'or, de mercure, d'étain, qui sont également exploitées, au compte du gouvernement, par les déportés et les forçats.
Le sort de ces condamnés, dit le voyageur M. A. Castrén, est plus supportable qu'on ne le croit généralement. Le gouvernement alloue aux simples convicts deux pounds (quarante kilogrammes) de farine et huit francs par mois; ceux qui ont un métier, comme les menuisiers, forgerons, scieurs de long, tailleurs de pierre, reçoivent, outre la provision ordinaire de farine, quinze kopecks (soixante centimes) de salaire par jour de travail. Les ouvriers sont tenus de pourvoir eux-mêmes à leur entretien et à leur logement; la subvention de l'État est naturellement insuffisante, mais les hommes laborieux et rangés trouvent presque toujours à faire de petits profits accessoires. Les mieux partagés sous ce rapport sont les mineurs, qui, d'après les règlements, peuvent disposer à leur gré d'une semaine sur quatre. Quant aux artisans, ils ont chaque jour à faire une certaine tâche, après quoi ils font tel usage que bon leur semble du temps qu'ils ont de reste. Dès leur arrivée à Nertchinsk, les forçats sont délivrés de leurs chaînes et mis en liberté: ils ne sont plus qu'esclaves de leur besogne. Ceux qui ont mené une vie honnête pendant vingt ans sont exemptés de travail et jouissent des privilèges des déportés, entre autres du droit de cultiver la terre sans payer d'impôt; mais les condamnés, qui se rendent coupables d'un nouveau crime ou d'un grave délit, sont astreints à travailler un certain temps dans les fers.
(Nordiska resor och forskningar, Voyages au Nord et études septentrionales,t.II, Helsingfors, 1855, p. 415, 416.)(Retour au texte)
Note 14:Le thermomètre de Réaumur.(Retour au texte)
Note 15:Terme de palefrenier, qui signifie mettre des entraves aux pieds des chevaux.(Retour au texte)
Note 16:L'argali ou mouton sauvage (ovis fera Sibericade Pallas) est à peu près de la taille du daim; son corps est partout couvert d'un poil court, qui, gris fauve en hiver, devient roussâtre en été. Il a sur le dos une raie jaune roussâtre qui ne change pas de couleur, comme le reste du pelage. Les cornes du mâle sont grosses, longues et recourbées. «C'était tout ce que je pouvais faire que d'en soulever une paire d'une seule main,» dit le frère Rubruquis, qui, le premier des voyageurs européens, a mentionné cet animal qu'il appelleartak. Les cornes de la femelle sont minces, à peu près droites, et assez semblables à celles de nos chèvres domestiques.
À la différence du renne, l'argali habite en hiver les régions montagneuses et en été les plaines et les vallées; cette singularité s'explique par ce fait, que le vent balaye la neige sur les sommets élevés et la pousse dans les basses régions qui en sont entièrement couvertes. Doué d'une grande agilité, il saute de rocher en rocher pour brouter les lichens, le gazon peu abondant, et les feuilles ou les jeunes pousses des arbustes. La femelle porte deux fois l'an, au printemps et en automne, et souvent elle donne naissance à deux petits à la fois; quand elle a mis bas, elle reste seule avec ses agneaux. La chair et surtout la graisse de l'argali sont très-recherchées des chasseurs sibériens. C'est à Gmelin et à Pallas que l'on doit presque tout ce que l'on sait de cet animal.(Retour au texte)
Note 17:Suite et fin.—Voy. p. 161.(Retour au texte)
Note 18:Kaptindeï. VoyezDe Gmelin,t.I, p. 341, desVoyagestraduits par Keralio. Ce voyageur dit que le sel s'élève en un endroit à quatre pieds au-dessus de la surface de l'eau; et qu'à sept lieues à l'est, sur la rive droite, du Kaptindeï il y a une colline de sel haute de trente toises, longue de cent vingt pieds.(Retour au texte)
Note 19:Le thermomètre de Réaumur.(Retour au texte)
Note 20:Les limites de la Chine et de la Russie d'Asie sont marquées par de hauts poteaux de bois, érigés sur un piédestal en pierre, et portant d'un côté une inscription chinoise, de l'autre une inscription russe.(Retour au texte)