Parvenus à l'autre bord du plateau, nous rattachâmes la lanière à un arbre. Ruben, qui était le plus léger et le plus leste de nous trois, devait descendre le premier. Nous lui liâmes la courroie solidement autour de la taille, et le vieux trappeur glissa le long de la paroi, tandis que Garey et moi nous laissions couler doucement le lasso.
Nous avions lâché à peu près les trois quarts de notre corde, et déjà nous nous félicitions du succès de notre expérience, lorsqu'à notre grande épouvante, la courroie cessa brusquement de se tendre et ressauta avec une secousse qui nous jeta tous les deux sur le dos. Dans le même instant, nous entendîmes un craquement, suivi d'un cri perçant. Nous bondîmes sur nos pieds et nous nous empressâmes de tirer la corde à nous: elle était légère comme une ficelle et remonta sans difficulté. La chose était claire: la courroie était rompue et notre pauvre camarade avait fait une chute effroyable. Saisis de terreur, nous nous agenouillâmes, nous rampâmes jusqu'au bord extrême du plateau, nous nous penchâmes à mi-corps par-dessus, au risque de nous précipiter nous-mêmes dans le vide. Nous plongeâmes les yeux dans l'espace qui s'étendait au-dessous de nous, essayant autant que possible de percer les ténèbres. Nous écoutâmes, l'oreille tendue, le coeur affreusement serré. Pas un bruit ne se fit entendre. Oui, nous eussions été heureux de percevoir une plainte, un gémissement, qui nous eût annoncé que Ruben vivait encore; mais tout était silencieux; peut-être gisait-il horriblement mutilé au pied de la colline.
A la fin, nous entendîmes des voix d'hommes. Elles venaient bien de la base du rocher, juste au-dessous de nous; mais au lieu d'une voix il y en avait deux, et ni l'une ni l'autre n'était celle de notre ami. A la clarté d'un sillon lumineux qui courut à ce montent dans le ciel, nous reconnûmes deux cavaliers qui se mouvaient le long du rocher. Nous les vîmes très distinctement; mais, contrairement à notre attente, nous n'aperçûmes pas le corps de notre compagnon. L'embrasement du firmament fut d'assez longue durée pour nous donner parfaitement le temps de voir tout ce qui se passait au-dessous de nous. Ruben n'était pas là. Etait-il tombé au pouvoir de l'ennemi? Il ne se serait pas rendu sans résistance et nous aurions entendu ou une détonation ou un cri.
Cependant les deux cavaliers causaient à voix haute, et, dans le silence de la nuit, leurs paroles montaient jusqu'à nous assez distinctement pour nous laisser comprendre ce qu'ils disaient.
--Tu t'es trompé, criait l'un avec impatience, tu n'auras entendu que l'aboiement d'un loup.
--Je vous répète, capitaine, répliqua l'autre avec humeur, que c'était une voix d'homme.
--Alors il faut que ce soit l'un des nôtres qui ait crié de l'autre côté du rocher, car de ce côté-ci il n'y a personne. Retournons au camp.
Les pas des chevaux nous apprirent qu'ils s'éloignaient; ce fut pour nous un grand soulagement de savoir que notre camarade n'avait pas été fait prisonnier.
Nous lui liâmes la courroie autour de la taille etle vieux trappeur glissa le long de la paroi.
Mais qu'était-il devenu? Par où était-il passé? Avait-il rampé plus loin après sa chute, ou se trouvait-il toujours à proximité de la colline?
Comme il nous importait de suivre les mouvements des deux cavaliers, nous tendîmes avidement l'oreille, épiant l'occasion de les apercevoir. Nous nous étions de nouveau agenouillés et suspendus au-dessus du vide. Un éclair nous les montra: ils étaient arrêtés pour interroger les alentours, et attendaient comme nous une traînée lumineuse.
--Nous pouvons les désarçonner, chuchota Garey.
J'hésitai à me ranger à cet avis, sans pouvoir me rendre compte de mes scrupules.
Tout à coup un éclair sillonna la nue. Les cavaliers étaient à portée de nos fusils. Nous les couchâmes en joue. Sans dire un mot, j'avais suivi l'opinion de Garey.
A ce moment, quand déjà nous avions le doigt sur la gâchette, nous relevâmes tous deux comme d'un commun accord notre arme. C'est que nous avions tous deux en même temps aperçu le même objet dans la prairie, et que cet objet n'était autre que notre ami Ruben.
Il était couché dans l'herbe de tout son long, les bras et les jambes étendus, le visage collé contre terre. De la hauteur où nous étions, nous eussions pu le prendre pour la peau d'un jeune buffle ainsi étalée pour la faire sécher, mais nous ne nous trompions pas: c'était bien le vieux trappeur dans son costume de peau de daim. L'endroit où il se trouvait n'était guère à plus de cinq cents pas du rocher; mais quoiqu'il nous fût très facile de le voir, il devait échapper complètement aux regards des deux cavaliers, car nous les entendîmes, à notre grande joie, dès que la nuit se fut replongée dans l'obscurité, regagner leur camp. A peine étaient-ils partis qu'un éclair projeta sa vive lumière sur la prairie. La peau de daim n'était plus là: notre camarade avait donc pu se dérober heureusement.
Pour la première fois depuis que nous avions rencontré les Mexicains, nous respirâmes librement; et, le coeur léger, nous retournâmes à l'endroit où nous étions montés sur le plateau. Tant que j'avais pu craindre que ma dernière heure ne fût arrivée, le sort de ma jument et du Cheval blanc n'avait eu, je l'avoue, qu'une part très accessoire dans mes préoccupations. L'homme est ainsi fait que lorsqu'il est en danger de mort, il ne songe plus qu'à sa conservation personnelle. Mais maintenant que j'avais la conviction de survivre à cette périlleuse aventure, l'égoïsme faisait place à des sentiments plus généreux, et je souhaitais ardemment de conserver non seulement ma propre monture, mais aussi l'excellent et beau mustang, qui avait été pour moi la cause de tant d'anxiété.
Cependant les éclairs étaient devenus moins intenses et ne se succédaient plus qu'à des intervalles éloignés. Ce fut dans un de ces intervalles de calme que nous entendîmes à quelque distance des pas de chevaux. Il y a une différence très sensible entre le pas d'un cheval qui porte un cavalier, et celui d'un cheval qui n'a pas cette charge. L'habitant des prairies ne s'y trompe que fort rarement. Mon compagnon m'assura que les chevaux dont nous entendions l'approche étaient montés.
Nos ennemis mexicains avaient dû les entendre comme nous: deux d'entre eux partirent au galop pour opérer la reconnaissance; nous pûmes nous en rendre compte par l'ouïe, car l'obscurité était trop grande pour nous permettre de voir à plus de trois yards devant nous. Nous ne restâmes pas longtemps dans l'incertitude sur les intentions des arrivants: ils échangèrent avec les Mexicains des appels et des salutations amicales, et leurs chevaux hennirent en signe d'assurance.
En ce moment, les éclairs nous vinrent en aide. Nous vîmes avec effroi que l'ennemi avait reçu un renfort d'au moins trente hommes.
Vers minuit, l'orage cessa tout à fait. Une lumière plus douce, plus constante, succéda aux lueurs sinistres et intermittentes de l'éclair: la lune s'était levée et montait rapidement dans le ciel à l'orient. Quelques étoiles scintillaient à travers les nuages qui ne s'étaient pas dissipés, mais roulaient avec plus de vitesse.
Nous étions couchés à plat dans les broussailles. Les cavaliers ne pouvaient nous apercevoir, tandis que nous distinguions parfaitement toute la troupe qui avait fait halte, les uns fumant, les autres causant, d'autres chantant.
Après que nous les eûmes observés pendant quelque temps en silence, Garey me quitta pour explorer le plateau et pour surveiller la prairie du côté d'où nous attendions du secours.
Il était à peine parti depuis deux minutes qu'une forme sombre attira mon attention vers la plaine. Il me sembla que c'était un homme couché sur le sol et se cachant dans l'herbe, exactement comme avait fait le vieux Ruben. Pendant quelque temps un nuage assombrit la plaine en la couvrant d'un voile noir; mais, quand le nuage fut passé, la figure étrange n'était plus où je l'avais vue d'abord. Elle s'était rapprochée des cavaliers, tout en gardant la même attitude qu'auparavant. Elle n'était plus qu'à deux cents pas des Mexicains; mais un buisson de hautes herbes paraissait la dérober à leurs yeux. Au bout de quelque temps, cette vision, dans laquelle je finis par reconnaître distinctement un Indien nu, avait complètement disparu.
Tandis que je continuais attentivement de regarder dans la même direction, sondant des yeux la plaine, je remarquai, non plus une seule, mais plusieurs figures fantastiques, qui se dessinaient vaguement sur la lisière de la prairie. J'écarquillai les yeux et je vis que c'étaient des cavaliers; mais je fus surpris de constater qu'ils ne marchaient pas côte à côte en rangs serrés, mais l'un derrière l'autre en longue file. Les hommes de ma compagnie n'observaient jamais cette manoeuvre quand ils avaient à passer dans d'étroits défilés ou dans des sentiers de la forêt: ce n'était donc pas eux.
Une minute après, tous mes doutes étaient dissipés: c'étaient une bande de guerriers indiens qui suivaient la piste de guerre.
Les nuages qui cachaient la lune ne se désagrégèrent qu'au bout d'un quart d'heure. Alors, à mon grand étonnement, je vis un grand nombre de chevaux sans cavaliers dans la prairie. C'était apparemment un troupeau de mustangs, arrivés là pendant l'obscurité. Quant aux Indiens, ils n'étaient plus là. Je voulus chercher mon compagnon pour lui faire part de ce qui se passait, lorsqu'en me levant je constatai qu'il était à côté de moi. Il avait fait en rampant le tour du plateau, et n'ayant rien découvert, il était revenu se convaincre si les Mexicains n'avaient pas bougé.
--Ohé! s'écria-t-il quand ses yeux tombèrent sur les chevaux. En voici bien d'une autre: un troupeau de mustangs! Les Mexicains ne les ont donc pas vus? Très drôle, très drôle, par Belzé...
Son exclamation fut interrompue par un vacarme qui partit tout à coup de l'endroit où étaient postés les Mexicains. Nous les vîmes, un instant après, sauter tous en selle et se mettre en mouvement. Nous crûmes d'abord qu'ils avaient aperçu les chevaux sauvages et que cette découverte avait provoqué leur brusque départ. Mais nous reconnûmes bientôt que c'étaient nous-mêmes qui étions cause de leur alarme, car ils accouraient tous ensemble vers le rocher, et en poussant des cris sauvages, ils déchargèrent sur nous leurs mousquets. Nous eûmes un moment quelque peine à comprendre ce qui avait pu nous trahir, mais un regard d'inspection nous fournit aussitôt la solution de l'énigme. La lune était montée dans le ciel vers son point culminant, et les ombres projetées par la colline s'étaient graduellement raccourcies. Tandis que nous considérions les mustangs, nous avions commis l'imprudence de nous lever, et nos propres ombres s'étaient profilées sur la prairie sous les yeux de nos ennemis. Ceux-ci n'avaient eu qu'à lever la tête pour voir où nous étions.
Nous nous agenouillâmes à l'instant sur les broussailles et nous saisîmes nos fusils. En ce moment un nuage passa sur la lune et déroba la plaine à nos regards. Mais nous n'eûmes pas longtemps à attendre pour être tirés d'incertitude. Des hurlements épouvantables ébranlèrent tous les échos. On eût dit des vociférations démoniaques jaillissant du fond des enfers. Il n'y avait pas à s'y méprendre: ceux qui poussaient ces affreux rugissements étaient des Indiens.
--C'est le cri de guerre des Comanches! dit Garey. Hourra! Les Indiens sont tombés sur les Mexicains!
Au milieu des clameurs, nous entendions les pas rapides des chevaux faisant trembler sous eux la plaine. Tout à coup la lune se dégagea des nuages. Les mustangs étaient maintenant montés. Sur chacun d'eux se dressait le buste nu d'un Indien dont les tatouages offraient un aspect d'horreur. Les Mexicains ne pouvaient soutenir l'attaque; à peine eurent-ils le temps de décharger leurs mousquets. Aucun d'eux ne s'occupa de recharger son arme. La plupart la jetaient aussitôt après avoir tiré et fuyaient alors en désordre. Toute la troupe tourna le dos aux Peaux-Rouges et longea au grand galop le pied du rocher. Les Indiens poursuivaient les fuyards sans perdre de vitesse et en les accablant de sinistres imprécations. Garey et moi nous nous précipitâmes vers l'autre bord du plateau. Les deux partis couraient par petits groupes. Il n'y avait pas deux cents pas de distance entre le premier rang des Peaux-Rouges et le dernier des Mexicains. Les sauvages ne cessaient de pousser leur cri de guerre, tandis que les autres galopaient dans le plus profond silence. Tout à coup un cri d'effroi partit de la troupe des Mexicains. Ce cri annonçait évidemment un événement. En même temps nous les vîmes faire halte.
Le motif de cette conduite extraordinaire ne nous demeura pas longtemps inconnu. A trois cents pas environ des Mexicains, s'avançait vers eux au galop une troupe de cavaliers. Les pas pesants de leurs chevaux nous apprirent bientôt quels étaient les nouveaux arrivants. D'ailleurs, leurs cris, qui ne ressemblaient point à ceux des Mexicains ni à ceux des Indiens, ne nous laissaient aucun doute à cet égard.
--Ahead! ahead!1répétaient-ils en éperonnant leurs montures.
Note 1:(retour)En avant! En avant!--Interjection qui n'est employée que par les Américains des États-Unis.
--Hourra! hourra! s'écria Garey de toutes ses forces. Ce sont vos hommes, capitaine.
Les Mexicains effrayés, à l'aspect de ces nouveaux ennemis sur lesquels ils ne comptaient pas, restaient indécis. Ils crurent d'abord qu'ils avaient affaire à une seconde bande de Peaux-Rouges; mais une volée de balles leur prouva que leurs adversaires étaient des soldats disciplinés; et, tournant bride à gauche, ils s'enfuirent dans la prairie.
Alors, les Indiens, pour leur couper le passage, prirent une direction de biais. Nos hommes, qui pendant ce temps s'étaient rapprochés, imitèrent de leur côté cette manoeuvre. Un instant après, ils étaient aux prises avec les sauvages.
La lune, qui ne projetait plus qu'une clarté mourante, s'ensevelit tout à coup dans les nuages. Garey et moi nous ne vîmes donc rien du combat; mais nous entendions le choc des combattants, le cri de guerre des Peaux-Rouges, les clameurs de nos hommes, la fusillade, les décharges successives des révolvers, le cliquetis des sabres et des lances, les hennissements des chevaux, les lamentations des blessés. Nos angoisses ne durèrent pas plus d'un quart d'heure. Au bout de ce temps, le combat cessa. Quand la lune reparut, tout était retombé dans le silence. Sur la prairie gisaient pêle-mêle des hommes et des chevaux. Au loin, vers le sud, fuyaient les Mexicains. Un hourra triomphal nous annonça que la victoire était restée aux nôtres.
--Bill, es-tu là? cria tout à coup une voix que nous reconnûmes.
--Me voici! répondit Garey.
--Eh bien, que t'en semble? Les Indiens ont reçu leur tripotée, quant aux Mexicains, ils ont mieux aimé ne pas l'attendre et ils ont détalé, les lâches.
C'était Ruben qui parlait.
L'engagement avait été même moins long que nous ne l'avions supposé. Des deux côtés l'impétuosité de l'attaque avait été telle que personne n'avait rechargé son arme après le premier coup de feu. Le cri de guerre des Indiens devait avoir semé l'épouvante parmi les Mexicains, car le sol était jonché de leurs mousquets et de leurs lances.
Mais, quoique de courte durée, le combat avait causé des pertes sérieuses aux Mexicains et aux Peaux-Rouges. Huit des premiers, seize des derniers avaient succombé; malheureusement mes hommes ne s'en étaient pas tirés tout à fait sains et saufs. Deux d'entre eux, atteints par les lances des Comanches, étaient tombés morts. Une douzaine environ avaient été plus ou moins grièvement blessés par les fusils des sauvages.
Les Indiens, comme l'avait fort bien reconnu Garey à leur cri de guerre, étaient en effet des Comanches, qui avaient dessein de piller une ville mexicaine de l'autre côté de Rio-Grande, à une centaine de milles de ma garnison. Leurs éclaireurs avaient aperçu les cavaliers mexicains, dont les chevaux harnachés d'argent, les uniformes et les couvertures de drap fin, les guêtres garnies de boutons d'argent et les mousquets avaient excité la convoitise des Peaux-Rouges, qui s'étaient décidés à les surprendre. Nous apprîmes tous ces détails d'un de leurs guerriers qui était tombé blessé en nos mains. Un interrogatoire plus précis le fit reconnaître pour un Mexicain capturé par une tribu indienne, à laquelle il s'était associé pour échapper au supplice que ces sauvages infligent à leurs prisonniers.
Ruben avait atteint mon village sans encombre. Il avait rapporté sommairement à mon lieutenant ce qui était arrivé et le danger que je courais. Dix minutes après, une cinquantaine de mes hommes étaient partis, sous la conduite du vieux trappeur, dans la direction de la colline. S'ils n'étaient pas arrivés à temps, les Indiens nous auraient probablement débarrassés des Mexicains; mais, dans ce cas, nous aurions perdu nos chevaux.
Nous opérâmes notre descente à l'aide du lasso, et quand nous eûmes rejoint Ruben et que nous nous fûmes embrassés d'une étreinte vraiment fraternelle, nous remontâmes en selle. Moins d'une heure après, je prenais une délicieuse tasse de café sur ma terrasse avec mes deux compagnons d'aventures, et nos émotions n'étaient plus que des souvenirs.
C'est ainsi que j'entrai en possession du Cheval blanc, le plus beau mustang qui, de mémoire d'homme, ait foulé la pampa mexicaine.
I.La lettre
II.La chasse
III.La Fondrière
IV.Egaré
V.Un repas dans la prairie
VI.L'ours gris
VII.La lutte
VIII.Vieux amis
IX.Le plateau
X.Un combat avec les Mexicains
XI.L'escalade
XII.Un renfort
XIII.Les Comanches
1.Sa robe blanche se détachait sur le fond vert du feuillageFrontispice
2.Le troupeau volait à sa suite.
3.Le sol était béant comme à la suite d'un déchirement produit par un tremblement de terre.
4.A une distance d'environ six cents pas, je découvris cinq magnifiques antilopes.
5.Devant moi se dressait un animal monstrueux, un de ces ours gris.
6.L'ours avait fait halte au bord du lac.
7.Je reconnus que quelqu'un s'occupait de panser mes blessures et d'y appliquer un bandage.
8.Nous avions attaché nos chevaux deux à deux, de manière à leur faire former un carré.
9.Ils se courbaient si habilement sur leurs montures qu'ils dissimulaient leur corps.
10.Nous lui liâmes la courroie autour de la taille et le vieux trappeur glissa le long de la paroi.
POITIERS.--TYPOGRAPHIE OUDIN.